Introduction
Sommaire
Amélioration des perspectives économiques des États-Unis
Augmentation de la valeur du dollar canadien
Taux d'intérêt faibles et inflation modérée
Risques posés par les bouleversements externes
Cycles économiques en Ontario
Évolution des perspectives budgétaires suite aux modifications des hypothèses économiques
Croissance, emplois et productivité
L'équité et l'efficacité des marchés des capitaux sont essentielles à la croissance économique
Création d'emplois
Hausse prévue des exportations de l'Ontario
Vigueur des dépenses des ménages ontariens
Reprise des investissements
Perspectives économiques et aperçu des recettes de l'Ontario
Conclusion
L'économie de l'Ontario devrait se redresser après avoir fait face à des situations imprévues qui ont beaucoup ralenti sa croissance en 2003.
La présente annexe expose la moyenne actuelle des prévisions du secteur privé concernant l'économie de l'Ontario de 2003 à 2006 et analyse les recettes prévues.
Les prévisionnistes soulèvent certains éléments différents, mais ils s'entendent tous pour dire que les résultats qu'affichera l'Ontario dans l'avenir seront meilleurs que ceux de cette année. Les Ontariennes et Ontariens peuvent s'attendre à une croissance de l'économie, à une forte création d'emplois et à une hausse de leurs revenus.
Cependant, ces améliorations ne peuvent être tenues pour acquises. La performance économique de l'Ontario sera tributaire d'événements extérieurs et de la façon dont la province gérera ses propres affaires.
L'Ontario est ouvert sur l'économie mondiale et sa croissance dépend dans une grande mesure de facteurs externes, notamment de la santé économique de son principal partenaire commercial, les États-Unis, de la hausse et de la baisse des taux d'intérêt et des fluctuations du dollar canadien par rapport au dollar américain. Comme en témoigne l'expérience de l'année qui s'achève, l'économie peut également être gravement touchée par des événements imprévus. Les répercussions possibles de ces événements exigent qu'on fasse preuve de prudence lors de la planification.
Après un sommaire des principales caractéristiques des perspectives économiques et des prévisions relatives aux recettes, l'annexe I décrit le point de vue consensuel du secteur privé relativement aux facteurs externes, les perspectives concernant les principaux indicateurs de la performance économique de l'Ontario et les recettes prévues. Les prévisions établies par consensus définissent un cadre utile aux consultations et à la planification budgétaires. L'Ontario présentera une série d'hypothèses de planification actualisées lorsque le budget 2004 sera déposé.
L'économie ontarienne a dû faire face à un certain nombre d'écueils imprévus en 2003, notamment l'incertitude provoquée par la guerre en Irak, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la maladie de la vache folle, la panne d'électricité du mois d'août et l'augmentation rapide de la valeur du dollar canadien. La guerre en Irak a ébranlé la confiance des consommateurs et des entreprises. Le SRAS a eu un effet négatif sur l'économie, surtout pendant le deuxième trimestre, où les dépenses de consommation et le tourisme en particulier ont été durement touchés. L'appréciation rapide du dollar canadien, qui est passé de 0,64 $US au début de l'année à un sommet de plus de 0,77 $US en décembre, pose un problème pour les industries exportatrices et touristiques de l'Ontario. La panne d'électricité du 14 août a paralysé la majeure partie de l'Ontario pendant une journée ouvrable et obligé les grandes industries à fonctionner au ralenti pendant la semaine qui a suivi. Pour l'ensemble de l'exercice, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est passée de 3,6 % en 2002 à un pourcentage estimatif de 1,7 % en 2003, en raison principalement des effets négatifs de ces événements.
Les perspectives pour les années à venir sont plus reluisantes. Même si l'économie mondiale continue d'être exposée à différents risques, les données récentes donnent à penser que la croissance s'améliore à l'échelle internationale. À mesure que s'estomperont les retombées des secousses temporaires, l'économie ontarienne devrait reprendre son élan. En moyenne, les prévisionnistes du secteur privé sont d'avis que le PIB réel de l'Ontario connaîtra une croissance de 3,1 % en 2004, 3,6 % en 2005 et 3,3 % en 2006.
| Points saillants de l'économie (moyenne annuelle, en pourcentage) |
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|---|---|---|---|---|---|---|
| 2001 | 2002 | 2003p | 2004p | 2005p | 2006p | |
| Croissance du PIB réel | 1,8 | 3,6 | 1,7 | 3,1 | 3,6 | 3,3 |
| Croissance du PIB nominal | 2,8 | 5,6 | 4,8 | 4,2 | 5,4 | 5,3 |
| Taux de chômage | 6,3 | 7,1 | 7,0 | 7,0 | 6,5 | 6,4 |
| Inflation de l'IPC | 3,1 | 2,0 | 2,6 | 1,5 | 1,8 | 2,0 |
| p = moyenne des prévisions du secteur privé. | |
| Nota : | Le nombre de prévisionnistes passe de 10 en 2003 à 4 en 2006. |
| Sources : | Statistique Canada et enquête sur les prévisions (10 décembre 2003) du ministère des Finances de l'Ontario. |
Compte tenu des prévisions économiques du secteur privé établies par consensus, l'Ontario peut s'attendre à une augmentation moyenne des recettes d'environ 4,1 milliards de dollars par année. Cette projection repose sur les politiques actuelles du gouvernement fédéral en matière de transferts et sur la structure fiscale actuelle de la province ainsi que sur les mesures proposées dans la Loi de 2003 sur la gestion responsable des finances.
La conjoncture américaine est un élément essentiel des perspectives de l'Ontario. En 2002, la valeur des produits ontariens exportés aux États-Unis s'est élevée à 169 milliards de dollars, ce qui représente 35 % de notre PIB. En outre, l'Ontario a exporté une grande quantité de services, notamment dans les secteurs des finances et des transports. Cependant, la valeur de ces exportations est plus difficile à mesurer avec précision.
Après presque trois années de croissance anémique, l'économie américaine s'améliore. Elle a connu une récession relativement faible d'avril à novembre 2001. Jusqu'à récemment, la reprise de la croissance a été lente et les pertes d'emplois ont augmenté. En 2001 et 2002, le PIB réel a affiché une hausse moyenne de 1,3 % seulement par année. Près de 2,4 millions d'emplois ont disparu, les entreprises devant réduire leurs coûts pour survivre.
En raison de la restructuration des entreprises, la productivité a fait un bond aux États-Unis, augmentant en moyenne de près de 5 % par année en 2002 et 2003. Ces gains de productivité, conjugués à une politique budgétaire et monétaire stimulante et à la baisse de la valeur du dollar américain, ont aidé l'économie américaine à reprendre de la vigueur. La croissance s'est accélérée en 2003, la production augmentant de 8,2 % (à un taux annuel) pendant le troisième trimestre, le gain le plus marqué en près de 20 ans. La création d'emplois est en hausse aux États-Unis, car 57 000 emplois ont été créés en novembre et plus de 300 000 emplois nets ont été créés au cours des quatre derniers mois.
En moyenne, les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à ce que la croissance économique américaine passe de 3,1 % en 2003 à 4,4 % en 2004 et qu'elle augmente en moyenne de 3,6 % au cours de 2005 et de 2006.
Les importants gains de productivité enregistrés aux États-Unis pendant la période de faible croissance des dernières années sont sans précédent. L'augmentation de la productivité a fait grimper les marges bénéficiaires et les salaires. La création d'emplois a repris et devrait se renforcer au cours des mois à venir. La hausse des profits a contribué à faire grimper les indices boursiers et à accroître la richesse des ménages. La création d'emplois s'accompagnera d'une accélération de l'augmentation des revenus, favorisant les dépenses des ménages. En outre, la vigueur accrue de la croissance mondiale et la baisse de la valeur du dollar américain devraient se traduire par une amélioration de la balance commerciale américaine. Les investissements, qui ont été lents jusqu'à récemment, devraient continuer à prendre de la vigueur, en raison de l'augmentation des bénéfices et de la nécessité d'intégrer de nouvelles technologies.
Même si on s'attend à ce que la croissance se poursuive, l'économie américaine fera face à d'importants défis, y compris l'augmentation du déficit du gouvernement fédéral et de ceux des États, les déficits courants substantiels et une devise toujours surévaluée. Le rythme et la durabilité de la croissance économique aux États-Unis dépendent en partie du moment où se fera le redressement de ces déséquilibres économiques et de la façon dont il se fera.
Le dollar américain surévalué s'est affaibli par rapport aux principales devises en 2003. Le dollar canadien valait plus de 0,77 $US au début de décembre, en regard de 0,64 $US au début de l'année. Bien que la Banque du Canada puisse exercer un certain contrôle sur le rythme des mouvements de taux de change en rajustant les écarts entre le taux d'intérêt du Canada et celui des États-Unis, elle ne peut en modifier la direction. À cause de l'important déficit commercial externe des États-Unis et de l'écart financier important, le dollar américain devrait continuer de se déprécier en regard des autres devises en 2004. Par contre, l'excédent courant du Canada, son engagement à assainir les finances publiques et la hausse des prix des produits de base à l'échelle internationale vont de pair avec un dollar canadien fort.
On s'attend à ce que la valeur du dollar augmente et qu'elle passe d'une moyenne de 0,714 $US en 2003 à une moyenne de 0,780 $US en 2004 et de 0,782 $US en 2005. Il s'agit là d'un défi de taille pour les entreprises et les travailleurs de l'Ontario, en particulier ceux des industries d'exportation. Cependant, un dollar plus fort a aussi des avantages parce qu'il réduit le coût des importations, ce qui améliore le niveau de vie des Ontariennes et des Ontariens et encourage les investissements dans le matériel qui contribue à faire augmenter la productivité. Environ 60 % des fonds investis par l'Ontario dans le matériel et l'outillage sont destinés à des biens d'importation.
La politique monétaire joue un rôle important, car elle compense les effets négatifs des mouvements de taux de change. Il est très difficile pour les entreprises exportatrices, dont les marges bénéficiaires sont modestes, de s'adapter à des baisses importantes de revenus causées par une appréciation importante et soudaine du dollar canadien. On s'attend à ce que la Banque du Canada prenne des mesures visant à rajuster les taux d'intérêt pour soutenir l'économie si la montée du dollar menace la croissance.
Les taux d'intérêt au Canada devraient rester bas par rapport aux normes traditionnelles en raison d'un taux d'inflation modéré et de l'appréciation prévue du dollar canadien. Au début de 2003, la Banque du Canada a augmenté les taux d'intérêt de 50 points de base, car elle s'attendait à une reprise de l'inflation. Étant donné l'affaiblissement de la croissance et le recul abrupt de l'inflation, la Banque du Canada a réduit les taux d'intérêt de 50 points de base, éliminant par le fait même les hausses précédentes.
Même s'il est prévu que la croissance économique reprendra à court terme, la Banque du Canada compte maintenir les taux d'intérêt à un niveau relativement stable jusqu'à la deuxième moitié de 2004. L'inflation, quant à elle, devrait rester bien en-deçà du point milieu de la fourchette des taux de 1 à 3 % établie par la Banque.
Au-delà de cette période, à mesure que la vigueur continue de la croissance aide l'économie à tourner de plus en plus à plein régime, la Banque du Canada devrait accroître modérément les taux à court terme pour contrer toute tension inflationniste. Les taux à plus long terme devraient eux aussi augmenter.
| Perspectives d'évolution des taux d'intérêt au Canada (pourcentage annuel) |
|||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2002 | 2003p | 2004p | 2005p | 2006p | |
| Taux des bons du Trésor de 3 mois | 2,6 | 2,9 | 2,8 | 3,9 | 4,5 |
| Taux des obligations du gouvernement portant une échéance de 10 ans |
5,3 | 4,8 | 5,1 | 5,6 | 5,8 |
| Taux d'inflation de l'IPC | 2,0 | 2,6 | 1,5 | 1,8 | 2,0 |
p = moyenne des prévisions du secteur privé.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada et enquête sur les prévisions (décembre 2003) du ministère des Finances de l'Ontario.
Les taux d'intérêt nominaux devraient rester relativement bas par suite du maintien d'une inflation faible. En Ontario, le taux d'inflation de l'indice des prix à la consommation est passé de 2,0 % en 2002 à environ 2,6 % en 2003 en raison, principalement, de l'augmentation du prix moyen du pétrole, du gaz naturel et de l'assurance-automobile. Selon les prévisionnistes du secteur privé, le taux d'inflation de l'IPC de l'Ontario devrait s'établir en moyenne à 1,5 % en 2004, 1,8 % en 2005 et 2,0 % en 2006.
La baisse prévue du taux d'inflation annuel moyen en 2004 est attribuable à la diminution du prix du pétrole et du gaz, au maintien des pressions concurrentielles - qui se traduisent par l'amélioration du rapport coût-efficacité de la fabrication de produits - et au projet du gouvernement de baisser les primes d'assurance-automobile. Le cours actuel du baril de pétrole s'établit entre 29 et 31 $US, une diminution par rapport à la moyenne de 36 $US enregistrée en février 2003. Les prévisionnistes s'attendent en général à ce que le cours du pétrole se stabilise à 26,50 $US d'ici la fin de 2004. Les risques de conflit dans nombre des pays producteurs de pétrole nuisent grandement à l'établissement des prévisions du prix de cet important produit.
Le comportement de l'économie américaine, le cours du pétrole brut et l'évolution des taux d'intérêt et des taux de change peuvent avoir des incidences importantes sur le rendement économique de l'Ontario. Le tableau ci-dessous illustre les incidences types de ces forces externes sur la croissance réelle de l'économie pendant la première et la deuxième année.
Ces prévisions se fondent sur des rapports historiques et indiquent les limites supérieures et inférieures des réactions moyennes. Les résultats indiquent les incidences des modifications des hypothèses clés indépendamment des changements subis par d'autres facteurs externes. Dans toute situation réelle, la conjugaison d'autres circonstances peut aussi influencer considérablement les résultats. La gamme des incidences éventuelles est fonction d'un ensemble de facteurs.
L'envergure de ces bouleversements témoigne de l'importance d'une planification prudente, étant donné que la croissance de l'économie et des recettes de la province dépend en très grande partie de facteurs indépendants de notre volonté. D'autres événements imprévisibles, comme l'épidémie du SRAS et la panne d'électricité survenue en août, soulignent eux aussi le besoin d'adopter des stratégies de planification financière prudentes.
| Incidences des modifications des principales hypothèses sur la croissance du PIB réel de l'Ontario | ||
|---|---|---|
| (Écart en points de pourcentage) | 1re année | 2e année |
| Hausse de 1 point de pourcentage des taux d'intérêt au Canada | -0,1 à -0,5 | -0,2 à -0,6 |
| Hausse de 1 point de pourcentage du PIB aux États-Unis | +0,3 à +0,7 | +0,4 à +0,8 |
| Appréciation de 0,05 $US du dollar canadien | -0,2 à -0,9 | -0,7 à -1,4 |
| Hausse de 10 $US du prix du baril de pétrole brut | -0,3 à -0,7 | -0,1 à -0,5 |
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
| Récessions | Reprises et expansions économiques | |||
|---|---|---|---|---|
| Trimestres ayant connu une récession |
Durée (en trimestres) |
Déclin pointe à creux (PIB réel) |
Trimestres ayant connu une expansion |
Durée (en trimestres) |
| T1 1954 - T2 1954 | 2 | -1,5% | T3 1954 - T3 1957 | 13 |
| T4 1957 - T2 1958 | 3 | -1,7% | T3 1958 - T3 1974 | 65 |
| T4 1974 - T1 1975 | 2 | -0,6% | T2 1975 - T3 1979 | 18 |
| T4 1979 - T3 1980 | 4 | -2,2% | T4 1980 - T4 1981 | 5 |
| T1 1982 - T3 1982 | 3 | -5,2% | T4 1982 - T4 1989 | 29 |
| T1 1990 - T1 1991 | 5 | -7,7% | T2 1991 - T1 1992 | 4 |
| T2 1992 - T3 1992 | 2 | -0,9% | T4 1992 - T2 2003 | 43 |
| Moyenne | 3 | -2,8% | Moyenne | 25 |
| Pondération selon la durée de la récession | -3,5% | |||
Le tableau ci-dessous illustre l'évolution de l'équilibre budgétaire consécutif aux incidences directes de la hausse des taux d'intérêt sur l'intérêt sur la dette et les répercussions de la reprise de la croissance économique sur les recettes et les dépenses.
| Incidences cumulatives des modifications des hypothèses économiques sur l'équilibre budgétaire de l'Ontario (en millions de dollars) |
|||
|---|---|---|---|
| Année entière 2004-05 |
Année entière 2005-06 |
Année entière 2006-07 |
|
| Augmentation soutenue de 1 point de pourcentage des taux d'intérêt au Canada |
-175 | -435 | -675 |
| Augmentation soutenue de 1 point de pourcentage de la croissance du PIB réel |
625 | 1 320 | 2 090 |
| Nota : |
La variation des taux d'intérêt a une incidence sur la dette de la province et de la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario. Ces chiffres sont des « moyennes ». Ils pourraient varier considérablement compte tenu de la nature de l'évolution des recettes et des dépenses. |
| Source : | ministère des Finances de l'Ontario. |
Le rendement économique de nos partenaires commerciaux et l'évolution des taux de change et des taux d'intérêt, de même que les incertitudes et les risques qui s'y rattachent, fournissent les éléments de base pour les perspectives économiques et les prévisions relatives aux recettes de l'Ontario.
La croissance économique, la création d'emplois et la hausse de la productivité vont de pair.
La productivité augmente parce que les travailleurs et les entreprises adoptent de nouvelles techniques, de nouveaux outils et de meilleures pratiques. La productivité s'accroît lorsque les infrastructures publiques facilitent les déplacements des travailleurs entre leur domicile et leur lieu de travail, le transport des biens et des matériaux pour les entreprises, et la distribution fiable de l'énergie à l'aide des câbles et des pipelines.
L'amélioration de la productivité nous aide à exercer notre concurrence sur les marchés internationaux sans réduire les salaires ni les marges bénéficiaires. Elle se traduit par l'augmentation du revenu réel des particuliers, alimentant par le fait même la demande de biens de consommation et de services. Elle favorise aussi l'augmentation du profit des entreprises, accroissant la capacité de faire de nouveaux investissements. Les succès remportés sur les marchés internationaux et l'augmentation de la demande intérieure sont synonymes de croissance économique.
L'expansion de l'économie repose sur une main-d'oeuvre spécialisée et en croissance. L'enseignement de qualité que dispensent les collèges et universités de la province permet aux jeunes d'acquérir les outils nécessaires pour relever les défis du marché du travail d'aujourd'hui. L'augmentation de la population active de la province se fonde de plus en plus sur l'arrivée de nouveaux immigrants. La qualité de vie de l'Ontario et l'ouverture de la société ne cessent d'attirer des gens talentueux et énergiques des quatre coins du monde. L'Ontario peut mettre ces travailleurs intellectuels au travail et miser sur cette diversité pour attirer des investissements.
Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à ce que l'économie de la province stimule grandement la croissance de l'emploi dans les années à venir.
Pour que l'Ontario puisse jouir d'une économie vigoureuse et dynamique, les marchés financiers doivent être équitables, efficients et efficaces.
Les investisseurs et les sociétés cotées en bourse doivent avoir l'assurance que la réglementation des valeurs mobilières est rigoureuse, transparente et juste. La protection et la sensibilisation des investisseurs sont cruciales pour favoriser l'épargne et l'investissement, qui créent la liquidité du marché dont les entreprises ont besoin pour amasser les fonds nécessaires aux investissements et à la création d'emplois en Ontario.
Le fait que Toronto soit le coeur financier et le centre des sièges sociaux du Canada est également profitable à l'économie de l'Ontario. Toronto se classe au troisième rang en Amérique du Nord pour ce qui est de l'emploi dans les secteurs des finances et des assurances, après Chicago et New York. Plus de 65 % des travailleurs du secteur des finances ont des diplômes d'études universitaires ou des certificats d'études collégiales et tirent profit d'investissements exceptionnels en informatique.
Les services financiers et leurs organismes de réglementation ne doivent cesser de s'adapter à des marchés plus complexes et à de nouveaux produits financiers pour que l'Ontario demeure compétitif sur les marchés internationaux. Le gouvernement de l'Ontario :
Au cours des trois prochaines années, la population d'âge actif vivant en Ontario devrait s'accroître en moyenne d'environ 150 000 personnes par année. Cela signifie que la population active devrait augmenter d'environ 105 000 personnes par année. Une forte croissance économique est nécessaire pour générer des emplois à l'intention du nombre sans cesse grandissant d'Ontariennes et d'Ontariens et réduire le taux de chômage, qui s'établissait à 6,8 % en novembre 2003. Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent en moyenne à ce que l'économie ontarienne soit suffisamment dynamique pour assurer une croissance de l'emploi d'environ 1,8 % par année entre 2004 et 2006. Cela correspondrait à la création de 112 000 emplois en moyenne par année. Cela signifierait aussi que le taux de chômage serait ramené à 6,4 % en 2006.
La création d'emplois a stagné au printemps de 2003, suite au ralentissement économique attribuable en grande partie aux conséquences négatives du SRAS. On a recommencé à créer des emplois en septembre. En 2003, 158 000 emplois nets devraient être créés en moyenne.
L'emploi dans le secteur manufacturier a atteint un sommet en août 2002. Depuis, l'Ontario a perdu 68 100 emplois dans ce secteur (5,9 %). Ces pertes ont été compensées par des gains dans divers domaines (notamment la construction et les finances) des secteurs public et privé. La diminution de l'emploi dans le secteur manufacturier est probablement attribuable, en partie, à l'appréciation du dollar canadien. Le Canada a été l'un des rares pays industrialisés à créer des emplois dans le secteur manufacturier dans les années 1990. La plupart de ces emplois ont été créés en Ontario. En effet, l'économie ontarienne a créé environ 300 000 emplois dans ce secteur, une augmentation de 36,3 % entre 1993 et 2002. Pendant ce temps, le nombre d'emplois dans le secteur manufacturier aux États-Unis a enregistré une diminution de près de 1,5 million (8,8 %). L'excellente performance économique de l'Ontario est attribuable à deux facteurs : l'accord de libre-échange et la faiblesse du dollar canadien. En effet, le dollar canadien est passé d'un sommet de 0,89 $US en novembre 1991 à 0,62 $US en février 2002, le niveau le plus bas jamais atteint.
Les exportateurs ontariens bénéficieront de la croissance plus forte de l'économie mondiale, tout spécialement de l'économie des États-Unis, le principal partenaire commercial de la province. Les ventes aux États-Unis représentent plus de 90 % des exportations internationales de l'Ontario. La croissance de l'économie mondiale sera particulièrement importante, car elle aidera les industries ontariennes à s'adapter à la hausse de la valeur du dollar canadien.
Les exportateurs ontariens ont fait face à divers obstacles en 2003. Par exemple, la croissance de l'économie américaine a été faible au cours des six premiers mois de l'année. Cette faible croissance s'est surtout manifestée dans la demande d'automobiles et de pièces (45,9 % des exportations de l'Ontario vers les États-Unis) et de matériel et d'outillage (15,4 %). Par ailleurs, le SRAS a affecté les dépenses des touristes en Ontario pendant l'été, et la panne d'électricité en août a entraîné une réduction importante des exportations pendant ce mois. Malgré la reprise de la croissance aux États-Unis pendant les deuxième et troisième trimestres, les exportations de l'Ontario ont mis du temps à reprendre de la vigueur car, pour faire face à la hausse de la demande, les entreprises américaines ont réduit leurs stocks.
On prévoit que, lorsque l'incidence de ces facteurs temporaires ne se fera plus sentir, les exportations de l'Ontario afficheront à nouveau une croissance soutenue malgré la hausse du taux de change Canada - États-Unis. Selon les prévisionnistes, les investissements des entreprises américaines dans le matériel et l'outillage augmenteront, les ventes d'automobiles aux États-Unis seront et demeureront bonnes et il y aura une hausse des stocks. On prévoit donc que les exportations réelles de l'Ontario progresseront de 4,2 % en 2004, après avoir affiché une croissance minime en 2003. On prévoit également que, à mesure que les entreprises s'adapteront à la hausse de la valeur du dollar canadien, les exportations réelles augmenteront en moyenne de 4,2 % en 2005 et 2006.
Les investissements américains dans le matériel et l'outillage se sont considérablement accrus plus tôt cette année en raison de la nécessité de remplacer des immobilisations après deux ans de faibles investissements dans ce secteur. Les prévisionnistes s'attendent à ce que les investissements dans le matériel et l'outillage augmentent de plus de 10 % en 2004 et de près de 8 % en moyenne en 2005 et 2006. On s'attend à ce que les ventes d'automobiles aux États-Unis atteignent près de 17 millions d'unités par année au cours des trois prochaines années, ce qui est proche du niveau record qui a été enregistré.
Les dépenses des Ontariennes et des Ontariens liées au logement et aux biens et services de consommation sont demeurées très vigoureuses en 2003, ce qui a contrebalancé en partie le ralentissement de l'économie externe. La faiblesse des taux d'intérêt, la hausse des revenus et l'augmentation de la richesse découlant de l'appréciation de la valeur des logements et des gains enregistrés sur le marché boursier ont soutenu la croissance dynamique des dépenses des ménages.
Le marché du logement de l'Ontario a continué d'afficher d'excellents résultats en 2003. La faiblesse des taux hypothécaires et l'augmentation des revenus ont contribué à maintenir les logements à un prix abordable pour la population croissante de l'Ontario. Les mises en chantier de logements en Ontario sont en voie d'atteindre 84 600 unités en 2003, une hausse par rapport aux 83 600 unités mises en chantier en 2002. Si ce résultat est atteint, il s'agira du niveau le plus élevé depuis 1989. On prévoit que, au cours des prochaines années, les mises en chantier ralentiront mais demeureront élevées. À moyen terme, le niveau d'activité du secteur du logement bénéficiera des faibles taux d'intérêt et d'une immigration soutenue.
À l'heure actuelle, les taux hypothécaires de cinq ans sont de 6,5 %; ils étaient de 5,8 % en juin. On prévoit que le taux de cinq ans atteindra en moyenne 7,0 % en 2005 et 7,4 % en 2006. Les taux hypothécaires négociés peuvent être de un point à un point et demi de pourcentage inférieurs aux taux affichés.
Le marché ontarien de la revente de logements est en voie d'atteindre un niveau record en 2003. Jusqu'à maintenant cette année, les reventes de logements en Ontario sont en hausse de 3,4 % par rapport à la même période l'an dernier. On prévoit que, pour toute l'année, 180 000 logements seront revendus, soit un niveau record, et que les prix augmenteront de près de 8 %. Bien qu'on s'attende à ce que la croissance des ventes de logements ralentisse, le niveau d'activité devrait demeurer élevé au cours des trois prochaines années.
Sous l'influence des dépenses élevées liées au logement, les dépenses réelles de consommation devraient croître de 3,8 % en 2003 et de 3,6 % en 2004. Les ventes des magasins de meubles et d'électroménagers ont augmenté de 8,6 % au cours des neuf premiers mois de 2003. La croissance des dépenses sera soutenue par la faiblesse des taux d'intérêt, la hausse constante des revenus et le niveau élevé de confiance des consommateurs. La hausse de la valeur du dollar canadien contribue à accroître le pouvoir de dépenser des consommateurs, car elle réduit le coût des biens importés.
Bien que l'endettement des ménages ait continué d'augmenter, les frais de service de cette dette sont faibles sur le plan historique. Le ratio des frais de service de la dette des ménages canadiens par rapport au revenu personnel disponible était de 7,5 % au cours du troisième trimestre de 2003, ce qui est inférieur à la moyenne de 8,1 % affichée de 1980 à 2003. Cela s'explique par la faiblesse des taux d'intérêt et la hausse du revenu personnel. De plus, la hausse de la valeur des logements et l'amélioration du rendement sur les marchés boursiers ont accru la richesse des ménages. On prévoit que la situation financière saine des ménages soutiendra la vigueur des dépenses de consommation au cours de la période de prévisions.
La faiblesse des taux d'intérêt et la hausse importante des revenus ont également contribué à maintenir la confiance des consommateurs ontariens, malgré des revers tels que le SRAS et la panne d'électricité. Le niveau de confiance des consommateurs ontariens a augmenté ces derniers mois et est actuellement de 10,0 % supérieur à la moyenne enregistrée de 1980 à 2003.
On estime que le revenu des particuliers augmentera de 3,6 % en 2003. Selon les prévisionnistes du secteur privé, la hausse modérée et soutenue des salaires et la croissance de l'emploi entraîneront une augmentation de 4,4 % du revenu des particuliers en 2004. On s'attend à ce que les dépenses de consommation demeurent vigoureuses en 2005 et 2006. On prévoit en effet que la consommation réelle augmentera en moyenne de 3,5 % par année grâce en partie à une hausse moyenne des revenus de 5,3 % ou de 3,4 % en tenant compte de l'inflation.
Les investissements des entreprises dans le matériel et l'équipement ont été faibles depuis que la bulle de la haute technologie a éclaté en 2000. Les investissements des entreprises ont repris et on prévoit qu'ils se poursuivront en raison de l'amélioration des conditions sous-jacentes à la demande, de la hausse des bénéfices, des gains réalisés sur le marché boursier et des bilans positifs affichés par les entreprises. On s'attend à ce que les bénéfices des entreprises ontariennes augmentent de 11,5 % en 2003. De plus, l'appréciation du dollar a réduit les coûts d'investissement dans le matériel et l'outillage. Environ 60 % des biens d'équipement qu'utilisent les entreprises ontariennes sont importés.
Pour demeurer rentables, malgré la hausse de la valeur du dollar canadien et les pressions concurrentielles constantes, les entreprises ontariennes mettront l'accent sur les investissements dans la meilleure technologie qui soit pour accroître la productivité. Ces investissements dans l'augmentation de la capacité de production aident également à transformer les idées en biens et services novateurs qui s'avèrent rentables sur les marchés locaux et internationaux et accroissent la capacité à long terme de l'économie ontarienne de croître et de prospérer. Le graphique ci-dessus illustre les prévisions du secteur privé relativement à la croissance future des investissements.
Les taux compétitifs d'imposition des sociétés favoriseront les investissements. Le taux général fédéral-provincial combiné d'impôt sur les sociétés sera d'environ 36 % en Ontario en 2004 comparativement au taux moyen d'environ 40 % en vigueur aux États-Unis. En plus de taux d'imposition compétitifs, les employeurs ontariens bénéficient d'un système de santé financé par les deniers publics, alors que les employeurs américains doivent dépenser des sommes considérables pour offrir une assurance-santé à leurs employés.
Le tableau ci-dessous indique les prévisions moyennes actuelles faites par le secteur privé pour l'Ontario jusqu'en 2006.
| L'économie de l'Ontario de 2001 à 2006 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffres réels | Prévisions | |||||
| (Variation en pourcentage) | 2001 | 2002 | 2003p | 2004p | 2005p | 2006p |
| Produit intérieur brut réel | 1,8 | 3,6 | 1,7 | 3,1 | 3,6 | 3,3 |
| Dépenses de consommation | 2,4 | 3,6 | 3,8 | 3,6 | 3,6 | 3,3 |
| Construction résidentielle | 9,2 | 9,6 | 3,1 | -0,6 | -0,1 | 0,8 |
| Construction non résidentielle | -6,4 | -4,2 | 1,9 | 2,3 | 4,7 | 2,7 |
| Matériel et outillage | -0,1 | -6,1 | 1,2 | 7,3 | 6,7 | 5,7 |
| Exportations | -3,2 | 2,2 | 0,1 | 4,2 | 4,3 | 4,1 |
| Importationss | -5,5 | 2,9 | 3,6 | 4,5 | 4,3 | 4,1 |
| Produit intérieur brut nominal | 2,8 | 5,6 | 4,8 | 4,2 | 5,4 | 5,3 |
| Autres indicateurs économiques | ||||||
| Ventes au détail | 2,6 | 5,6 | 3,8 | 4,7 | 4,8 | 4,7 |
| Mises en chantier de logements (en milliers) |
73,3 | 83,6 | 84,6 | 77,7 | 75,6 | 74,1 |
| Revenu des particuliers | 3,6 | 3,5 | 3,6 | 4,4 | 5,4 | 5,2 |
| Traitements et salaires | 3,7 | 4,5 | 4,0 | 4,7 | 5,6 | 5,2 |
| Profits des entreprises | -11,5 | 16,7 | 11,5 | 4,8 | 5,3 | 6,8 |
| Indice des prix à la consommation | 3,1 | 2,0 | 2,6 | 1,5 | 1,8 | 2,0 |
| Marché du travail | ||||||
| Emplois | 1,5 | 1,8 | 2,6 | 1,5 | 2,0 | 1,8 |
| Emplois créés (en milliers) | 91 | 105 | 158 | 93 | 126 | 116 |
| Taux de chômage (en pourcentage) | 6,3 | 7,1 | 7,0 | 7,0 | 6,5 | 6,4 |
| p = moyenne des prévisions du secteur privé. | |
| Nota : | Le nombre de prévisionnistes passe de 10 en 2003 à 4 en 2006. Chaque prévisionniste se prononce sur un certain nombre de variables. |
| Sources : | Statistique Canada et enquête sur les prévisions (10 décembre 2003) du ministère des Finances de l'Ontario. |
Une économie en croissance caractérisée par des revenus et des dépenses à la hausse entraîne un accroissement des recettes, dont on a besoin pour payer les services publics. Les recettes prévues sont présentées dans le tableau suivant.
| Recettes (en milliards de dollars) |
|||||
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffres réels | Prévisions | ||||
| 2002-2003 | 2003-2004 | 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | |
| Recettes fiscales | |||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 18,2 | 18,6 | 20,0 | 21,6 | 23,1 |
| Taxe de vente au détail | 14,2 | 14,6 | 15,5 | 16,6 | 17,6 |
| Impôt sur les sociétés | 7,5 | 7,2 | 8,2 | 8,6 | 9,0 |
| Total des autres recettes | 9,7 | 9,6 | 10,1 | 10,6 | 10,9 |
| Total des recettes fiscales | 49,6 | 49,9 | 53,8 | 57,3 | 60,7 |
| Gouvernement du Canada | 8,9 | 10,3 | 10,1 | 10,6 | 10,7 |
| Recettes des entreprises publiques | 3,9 | 3,4 | 3,7 | 4,0 | 4,2 |
| Autres recettes non fiscales | 6,2 | 5,9 | 5,9 | 6,0 | 6,0 |
| Total des recettes | 68,6 | 69,5 | 73,5 | 77,9 | 81,7 |
| Nota : | Les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des éléments en raison de l'arrondissement des chiffres. |
| Source : | ministère des Finances de l'Ontario. |
D'après les prévisions du secteur privé établies par consensus, les recettes de l'Ontario devraient totaliser 73,5 milliards de dollars en 2004-2005, une augmentation de 4 milliards de dollars par rapport à 2003-2004. On prévoit que, au cours des trois prochains exercices (y compris 2004-2005), l'augmentation moyenne des recettes totales, selon la structure actuelle des taxes et impôts et d'autres recettes, sera de 4,1 milliards de dollars par année. Tel qu'il est discuté à l'annexe II, cette croissance des recettes ne suffira pas à éliminer le déficit structurel auquel l'Ontario fait face.
On prévoit que les recettes tirées de l'impôt sur le revenu des particuliers (IRP) augmenteront en moyenne de 7,5 % par année à moyen terme. Ce taux est conforme aux prévisions moyennes du secteur privé en ce qui concerne la croissance de l'emploi, des salaires et des revenus en Ontario. On prévoit que les recettes tirées de l'IRP afficheront un taux de croissance supérieur à celui des revenus en raison de la structure progressive du régime fiscal (les personnes ayant un revenu réel plus élevé paient proportionnellement plus d'impôt).
Les recettes provenant de la taxe de vente au détail (TVD) augmentent en moyenne de 6,6 % par année. La hausse prévue des ventes au détail dans la province témoigne de la vigueur des dépenses des ménages. L'augmentation prévue des dépenses des entreprises contribuera également à la croissance des recettes issues de la TVD, car un grand nombre d'intrants d'entreprises sont assujettis à cette taxe.
Les recettes provenant de l'impôt sur les sociétés, qui comprend l'impôt sur le revenu des sociétés, l'impôt sur le capital et l'impôt sur les primes d'assurance, augmentent en raison de la hausse des bénéfices des sociétés et des investissements. Cette croissance des recettes tient compte des mesures proposées dans la Loi de 2003 sur la gestion responsable des finances, qui ramènent les taux d'imposition aux niveaux en vigueur avant 2003.
Selon de récentes indications préliminaires d'Ontario Power Generation Inc. (OPG), les recettes nettes d'OPG pourraient diminuer considérablement à moyen terme. Ce risque pourrait réduire de 250 millions de dollars à 900 millions de dollars par année, entre 2004-2005 et 2006-2007, les recettes combinées tirées des entreprises publiques et des paiements des sociétés d'électricité tenant lieu d'impôts que le gouvernement prévoit percevoir à moyen terme.
On trouvera plus de détails sur les recettes prévues de l'Ontario, y compris les paiements de transfert fédéraux et les autres recettes non fiscales, dans l'Annexe II : Finances de l'Ontario.
Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à un raffermissement de la croissance économique de l'Ontario. C'est pour cette raison qu'on prévoit une augmentation des recettes.
L'Annexe II comprend une discussion des recettes prévues et présente les perspectives financières de la province.