En octobre 2003, le premier ministre désigné a demandé à l'ancien vérificateur provincial, M. Erik Peters, d'effectuer un examen indépendant des finances de la province. Le Rapport sur l'examen des perspectives financières de 2003-2004, qui a été publié le même mois, confirmait que l'Ontario faisait face à un déficit potentiel de 5,6 milliards de dollars pour 2003-2004. Ce rapport faisait mention de risques liés aux perspectives financières pouvant atteindre 1 milliard de dollars, ce qui pourrait aggraver le déficit potentiel d'ici la fin de l'exercice.
Les finances de la province sont complexes, mais la source du déficit est claire. Au cours des dernières années, les dépenses de la province se sont accrues beaucoup plus rapidement que les recettes. Au cours des trois dernières années, les dépenses de programmes ont augmenté de plus de 10 milliards de dollars alors que les recettes fiscales se sont accrues de un demi-milliard de dollars. Par conséquent, l'Ontario fait face à un déficit structurel qui menace la capacité de la province d'équilibrer le budget et de fournir des niveaux acceptables de services au public dans l'avenir.
Le gouvernement actuel a réitéré à maintes reprises son intention d'améliorer les services publics, d'évaluer les résultats obtenus grâce aux mesures d'amélioration des services et de jeter des assises financières solides pour des secteurs clés comme les services de santé et l'éducation, et ce, d'une façon responsable sur le plan financier. Compte tenu de la gravité de la situation financière dont il a hérité, le gouvernement devra faire des choix financiers et des compromis difficiles.
La présente annexe comprend ce qui suit :
On prévoit que les recettes de l'Ontario totaliseront 69,5 milliards de dollars en 2003-2004. Les principales catégories de recettes provinciales comprennent les suivantes : recettes fiscales, recettes des entreprises publiques, paiements versés par le gouvernement du Canada et autres recettes non fiscales.
Les recettes fiscales sont la plus importante catégorie de recettes du gouvernement provincial; elles devraient représenter 49,9 milliards de dollars, soit environ 72 % des recettes totales de 69,5 milliards de dollars que devrait percevoir la province en 2003-2004. Trois sources de recettes faisant partie de cette catégorie - l'impôt sur le revenu des particuliers, la taxe de vente au détail et l'impôt sur les sociétés - représentent 58 % de toutes les recettes. La province perçoit également divers autres impôts et taxes, comme la taxe sur l'essence et les carburants, la taxe sur le tabac, l'impôt-santé des employeurs et les droits de cession immobilière.
La province prévoit recevoir, en 2003-2004, des paiements du gouvernement du Canada totalisant 10,3 milliards de dollars. Ces paiements, qui sont versés pour la plupart dans le cadre du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux (TCSPS), appuient diverses dépenses de la province, notamment dans les secteurs de la santé, de l'éducation postsecondaire et des services sociaux. Les paiements de transfert du gouvernement fédéral représentent 15 % des recettes de l'Ontario prévues pour 2003-2004.
Les recettes des entreprises publiques, y compris la Régie des alcools de l'Ontario et la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, devraient s'élever à 3,4 milliards de dollars cette année. Ces recettes représentent 5 % de toutes les recettes de la province.
La province prévoit percevoir 5,9 milliards de dollars en 2003-2004 au titre des autres recettes non fiscales. Ces recettes couvrent une large gamme d'activités gouvernementales et proviennent surtout de droits, de permis, de ventes et locations et du remboursement du coût de services dispensés par la province. Ces autres recettes non fiscales représentent 8 % de toutes les recettes de la province en 2003-2004.
Le graphique des recettes perçues illustre la croissance des recettes totales de 1994-1995 à 2003-2004. Après une hausse considérable dans la deuxième moitié des années 1990, attribuable en partie à la forte croissance de l'économie, la progression des recettes a ralenti au cours des dernières années en raison de l'affaiblissement de la croissance économique depuis 2000 et de l'incidence des réductions d'impôt.

On prévoit que les dépenses de la province totaliseront 75,2 milliards de dollars en 2003-2004. Environ 70 % de ce montant sera affecté aux programmes sociaux, notamment la santé, l'éducation et les services sociaux. Le reste sera consacré au développement économique, à la justice, à l'intérêt sur la dette et aux autres activités gouvernementales.
La province appuie une large gamme de services publics. Cependant, la majeure partie des dépenses est consacrée à la santé et à l'éducation. En 2003-2004, les fonds affectés aux services de santé totaliseront 29,0 milliards de dollars, soit 39 % de toutes les dépenses de la province. Les fonds destinés à l'éducation et à la formation, qui comprennent les dépenses provinciales à l'appui des conseils scolaires et les subventions versées aux collèges, aux universités et aux autres établissements de formation, totaliseront 14,2 milliards de dollars, soit 19 % de toutes les dépenses. Le financement des services sociaux, y compris les fonds affectés aux services à l'enfance, au programme Ontario au travail et au Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, s'élève à 8,2 milliards de dollars, soit 11 % de toutes les dépenses.
En 2003-2004, les dépenses de la province dans les domaines de l'environnement, des ressources et du développement économique s'élèveront à 5,9 milliards de dollars, soit 8 % de toutes les dépenses. Ce montant comprend les fonds affectés aux priorités gouvernementales comme les transports, l'agriculture et l'énergie. Le secteur de la justice, qui comprend le ministère du Procureur général et le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, représente 2,9 milliards de dollars, soit 4 % des dépenses provinciales.
L'administration générale et les autres dépenses comprennent les activités de ministères comme le Secrétariat du Conseil de gestion et le ministère des Finances, qui jouent un rôle central pour ce qui est de dispenser des services gouvernementaux et de donner des conseils en matière de politiques. En 2003-2004, les dépenses d'administration générale s'élèveront à 4,9 milliards de dollars, ce qui devrait représenter 6 % de toutes les dépenses de la province.
Toujours en 2003-2004, les frais d'intérêt sur la dette nette de l'Ontario, évaluée à 139 milliards de dollars, s'élèveront à 10 milliards de dollars, soit 13 % des dépenses totales.
Le graphique des dépenses totales illustre la croissance de ces dépenses depuis 1994-1995, qui ont augmenté considérablement au cours des dernières années.
Plus de 80 % de toutes les dépenses de la province, abstraction faite de l'intérêt sur la dette, prennent la forme de paiements de transfert versés à des organismes et des particuliers. Ces paiements appuient des organismes clés du secteur parapublic tels que les hôpitaux, les conseils scolaires et les collèges et universités, ainsi que des particuliers qui reçoivent ces paiements au titre de l'aide sociale ou du Régime de revenu annuel garanti (RRAG).
Les paiements autres que les paiements de transfert, y compris les fonds provinciaux affectés aux programmes et aux services dispensés directement par le gouvernement de l'Ontario, notamment les tribunaux, les services correctionnels et les services policiers fournis par la Police provinciale de l'Ontario, représentent les 19 % restant des dépenses provinciales au titre des programmes et des immobilisations.
En 2003-2004, les cinq principaux programmes de paiements de transfert représenteront environ 33 milliards de dollars, soit plus de la moitié des dépenses de programmes de la province.
| Cinq principaux programmes de paiements de transfert de l'Ontario | 2003-2004 (en milliards de dollars) |
Pourcentage des dépenses de programmes |
|---|---|---|
| Fonctionnement des hôpitaux | 10,5 | 16,8 |
| Subventions de fonctionnement des conseils scolaires | 9,4 | 15,0 |
| Paiements versés aux médecins et aux praticiens - Assurance-santé | 6,8 | 10,8 |
| Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et Ontario au travail | 3,8 | 6,1 |
| Programmes de médicaments* | 2,8 | 4,5 |
| Total | 33,3 | 53,3 |
* Les programmes de médicaments comprennent 2,3 milliards de dollars pour le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et 0,5 milliard de dollars pour le ministère des Services sociaux et communautaires.
Nota : Les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des éléments en raison de l'arrondissement des chiffres.
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
Les besoins croissent dans un grand nombre de secteurs de programmes, mais c'est le secteur de la santé qui exerce les plus fortes pressions à la hausse sur les dépenses provinciales. Toutes les provinces du Canada font face à une augmentation de la demande au chapitre des services de santé et à la hausse rapide des coûts qui en découle. Au cours des cinq dernières années, les dépenses de fonctionnement de l'Ontario au titre des services de santé se sont accrues à un taux annuel moyen d'environ 8 %. Ce taux est de deux fois supérieur au taux d'augmentation d'environ 4 % des dépenses totales de la province pendant la même période, abstraction faite des services de santé.
En raison de cette croissance rapide, les services de santé grugent une part de plus en plus importante des dépenses provinciales. En 1994-1995, les services de santé représentaient 32 % des dépenses de la province. Cette année, ce pourcentage sera de 39 %.
Les services de santé représentent maintenant 46 % des dépenses de programmes de la province, abstraction faite des dépenses en immobilisations et de l'intérêt sur la dette. Cela indique clairement que l'augmentation des coûts de santé limite les possibilités dans d'autres secteurs de programmes. On trouvera plus de précisions sur la composition des dépenses de programmes de la province, par secteur, dans les tableaux et les graphiques se trouvant à la fin de la présente annexe.
Les coûts de prestation des services de santé sont influencés par un grand nombre de facteurs, dont les pressions démographiques dues au vieillissement de la population, les coûts de main-d'oeuvre et l'évolution rapide de la technologie. À l'heure actuelle, les personnes âgées de l'Ontario représentent près de 13 % de la population, mais comptent pour environ 50 % des dépenses provinciales dans les services de santé.
Les tendances démographiques indiquent que la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus augmentera beaucoup dans l'avenir. On prévoit que, au cours des 25 prochaines années, le nombre de personnes âgées en Ontario passera de 1,5 million en 2003-2004 à près de 3,2 millions en 2028. La pénurie de professionnels de la santé en Ontario et ailleurs et le fait que la prestation des services de santé est très exigeante en main-d'oeuvre ont exercé des pressions à la hausse sur les salaires au cours des dernières années. Les pénuries de personnel se font surtout sentir dans le domaine des soins infirmiers et dans certaines spécialités médicales. De plus, l'apparition de nouvelles technologies et l'évolution des techniques diagnostiques, qui améliorent la qualité de vie et prolongent la durée de vie, entraînent des coûts supplémentaires pour le système de santé.
Les programmes et services du gouvernement provincial et du secteur parapublic de l'Ontario sont dispensés par divers particuliers, notamment des médecins, du personnel infirmier, des enseignants et des fonctionnaires. Plus de 80 % des dépenses provinciales, à l'exclusion de l'intérêt sur la dette, prennent la forme de paiements de transfert versés à des particuliers et à des partenaires du secteur parapublic tels que les hôpitaux, les écoles et les collèges et universités. De plus, dans les grands domaines d'activité du secteur parapublic, en général, environ 75 % des coûts de fonctionnement sont liés à la rémunération (salaires, traitements et avantages sociaux).
Par conséquent, les coûts de rémunération et les règlements salariaux sont des facteurs de coûts clés qui ont une incidence considérable sur les finances du secteur parapublic et de la province.
| Secteur | Coût d'une augmentation salariale de 1 % |
Taille du secteur |
|---|---|---|
| Rémunération des médecins au titre de l'Assurance-santé de l'Ontario | 58 millions $ | Plus de 21 000 médecins en Ontario, dont 10 000 médecins de famille et 11 000 spécialistes |
| Personnel infirmier des hôpitaux | 34 millions $ | Plus de 40 000 infirmières et infirmiers dans les hôpitaux |
| Personnel des écoles élémentaires et secondaires | 115 millions $* | Plus de 180 000 employés, dont des enseignants, des directeurs, des administrateurs et du personnel de soutien et d'entretien |
| Fonction publique de l'Ontario | 45 millions $ | Plus de 60 000 fonctionnaires |
* Augmentation de 1 % des repères salariaux compris dans la formule de financement axé sur les élèves.
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
Les règlements salariaux à venir pourraient hausser les coûts de rémunération, ce qui exercerait des pressions à la hausse, de façon directe sur les finances de la province et de façon indirecte sur le secteur parapublic, qui peut se fier à l'aide financière de la province.
Certes, les administrations publiques et les ménages présentent bon nombre de différences, mais ils doivent tous vivre selon leurs moyens. Un ménage qui, chaque mois, dépense plus qu'il ne gagne peut tenir le coup pendant quelque temps en puisant dans ses économies ou en empruntant sur sa marge de crédit. Les pouvoirs publics peuvent faire la même chose. Cependant, les mesures prises à court terme peuvent soulever des problèmes à plus long terme. Le compte d'épargne est vide, le plafond de la marge de crédit est atteint et les frais financiers grugent de plus en plus le budget.
La seule démarche viable qui convient à long terme consiste, pour les ménages et les administrations gouvernementales, à vivre dans les limites de leur budget. Le contrôle étroit des dépenses en fonction des recettes, de même que l'adoption de mesures prudentes, comme la création d'une réserve budgétaire pour veiller à ce qu'un plan budgétaire puisse tenir compte de tout bouleversement imprévu, constitue une politique budgétaire viable. C'est ainsi que les pouvoirs publics arrivent à vivre selon leurs moyens.
Cette approche convient aux administrations publiques, aux organismes bénéficiant de paiements de transfert et aux citoyens. Les hôpitaux, les conseils scolaires et les autres organismes qui dépendent de paiements de transfert de la province peuvent procéder à une planification plus judicieuse, car ils savent que leur financement sera probablement plus stable et plus prévisible. La population ontarienne peut avoir davantage confiance en l'avenir parce que le niveau de prudence intégré au plan aidera leur gouvernement à éviter toute pression en faveur d'une augmentation des impôts, d'emprunts additionnels ou de réductions des services si la situation se détériore soudainement.
En reconnaissant la nécessité d'assurer un équilibre entre les dépenses et les recettes, toute politique budgétaire viable se fonde sur le principe d'un budget équilibré. Les emprunts servent à financer les déficits et l'augmentation de la dette publique finit par porter préjudice à tout le monde. Il est vrai que les pouvoirs publics bénéficient généralement de taux d'intérêt relativement moins élevés; néanmoins, les intérêts des emprunts réduisent les sommes auxquelles ont accès les gouvernements pour engager d'autres dépenses. Tout déficit chronique entrave grandement la capacité du gouvernement d'offrir des programmes et des services.
Les gouvernements de tous les pays développés doivent tenter de répondre aux besoins de leur population à mesure que les pressions augmentent dans les domaines de la santé et de l'éducation. Quant à la population, elle s'attend à ce que les gouvernements prennent les mesures nécessaires pour empêcher toute augmentation des impôts et l'apparition de déficits.
Les gouvernements ont donc modifié leur façon de fonctionner; ils mettent l'accent sur les résultats obtenus grâce aux dépenses engagées. Cette évolution prouve que ce n'est pas simplement l'importance des sommes dépensées qui compte. L'évaluation, du point de vue de l'ensemble de la société, des résultats découlant des fonds engagés - comme l'amélioration des taux d'alphabétisation et de numératie - revêt autant d'importance.
Comme il a déjà été signalé, le rapport Peters a établi que le déficit pour 2003-2004 risquait d'atteindre 5,6 milliards de dollars. Nombre des facteurs à l'origine de ce déficit de 5,6 milliards de dollars sont structuraux ou permanents. Cela veut dire que leurs incidences se feront sentir pendant des années à moins que le gouvernement ne prenne des mesures pour y remédier.
L'augmentation rapide des dépenses ces dernières années, conjuguée aux incidences des réductions d'impôt sur la croissance des recettes de base, a donné lieu à une situation financière non viable. Les résultats de ces politiques antérieures sont clairs cette année : les dépenses du gouvernement sont considérablement plus élevées que ses recettes. Autrement dit, l'Ontario vit au-delà de ses moyens.
Les recettes du gouvernement provincial proviennent de différentes sources : recettes fiscales, droits, permis et licences, recettes des entreprises publiques appartenant au gouvernement provincial et paiements de transfert du gouvernement fédéral. Les recettes fiscales, comme les recettes provenant de l'impôt sur le revenu des particuliers et de la taxe de vente provinciale, constituent les recettes les plus importantes et sont celles qui appuient principalement le financement des programmes et des services indispensables que dispense le gouvernement provincial.
En 2000-2001, quand le budget de l'Ontario était équilibré, les recettes fiscales, qui s'élevaient à 49,5 milliards de dollars, étaient pratiquement égales aux dépenses de programmes du gouvernement, qui totalisaient 51,1 milliards de dollars. Cependant, depuis 2000-2001, les recettes fiscales n'ont augmenté que de un demi-milliard de dollars du fait que les réductions d'impôt ont aggravé encore plus les incidences du ralentissement économique sur les recettes du gouvernement provincial. Pendant cette même période, les dépenses de programmes du gouvernement provincial se sont accrues de plus de 10 milliards de dollars.
Certes, ces augmentations antérieures de dépenses étaient souvent rattachées aux priorités établies - hausse des dépenses des soins de santé, par exemple - mais les recettes perçues par le gouvernement provincial ne pouvaient pas soutenir à la fois l'accroissement des dépenses et les réductions d'impôt. En 2003-2004, il y a un déséquilibre, du point de vue fondamental et structurel, entre les dépenses et l'assiette fiscale du gouvernement provincial.
À l'heure actuelle, le déficit de l'Ontario devrait s'élever à 5 621 millions de dollars en 2003-2004. Les perspectives financières actuelles établies pour l'exercice 2003-2004 tiennent compte des modifications apportées au traitement comptable de la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario, conformément aux Comptes publics de 2002-2003 (publiés récemment) et aux recommandations du rapport Peters, et des incidences des dernières mesures qu'a annoncées le gouvernement relativement aux recettes et aux dépenses, mises en lumière dans l'appendice à la présente annexe.
| Perspectives financières de 2003-2004
(en millions de dollars) |
||||
|---|---|---|---|---|
| Chiffres réels 2002-2003 |
Perspectives 2003-2004 |
Variation | ||
| En millions de dollars |
En pourcentage | |||
| Recettes | 68 609 | 69 532 | 923 | 1,3 |
| Dépenses | ||||
| Programmes | 56 922 | 62 554 | 5 632 | 9,9 |
| Immobilisations | 1 876 | 2 574 | 698 | 37,2 |
| Intérêt sur la dette | 9 694 | 10 025 | 331 | 3,4 |
| Total des dépenses | 68 492 | 75 153 | 6 661 | 9,7 |
| Excédent/(Déficit) | 117 | (5 621) | (5 738) | -- |
Nota : Conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait maintenant l'objet d'une consolidation proportionnelle.
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
Les recettes devraient atteindre 69 532 millions de dollars en 2003-2004, une augmentation de 923 millions de dollars par rapport à 2002-2003 (68 609 millions de dollars). La hausse des recettes cette année est principalement attribuable à l'augmentation des paiements de transfert du gouvernement fédéral et à un léger accroissement des recettes fiscales.
| Sources de recettes
(en millions de dollars) |
||||
|---|---|---|---|---|
| Chiffres réels 2002-2003 |
Prévisions 2003-2004 |
Variation | ||
| En millions de dollars |
En pourcentage |
|||
| Recettes fiscales | ||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 18 195 | 18 600 | 405 | 2,2 |
| Taxe de vente au détail | 14 183 | 14 550 | 367 | 2,6 |
| Impôt sur les sociétés | 7 459 | 7 215 | (244) | (3,3) |
| Autres taxes et impôts | 9 714 | 9 582 | (132) | (1,4) |
| Total des recettes fiscales | 49 551 | 49 947 | 396 | 0,8 |
| Gouvernement du Canada | 8 894 | 10 264 | 1 370 | 15,4 |
| Recettes des entreprises publiques | 3 942 | 3 434 | (508) | (12,9) |
| Autres recettes non fiscales | 6 222 | 5 887 | (335) | (5,4) |
| Total des recettes | 68 609 | 69 532 | 923 | 1,3 |
Nota : Conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait maintenant l'objet d'une consolidation proportionnelle.
Source: ministère des Finances de l'Ontario.
On prévoit que les dépenses s'élèveront à 75 153 millions de dollars en 2003-2004, une hausse de 6 661 millions de dollars par rapport à 2002-2003. Cette augmentation des dépenses est surtout attribuable aux soins de santé, à l'éducation, à l'enseignement postsecondaire et aux infrastructures.
| Dépenses par secteur
(en millions de dollars) |
||||
|---|---|---|---|---|
| Chiffres réels 2002-2003 | Perspectives 2003-2004 | Variation | ||
| En millions de dollars |
En pourcentage |
|||
| Programmes | ||||
| Soins de santé | 25 758 | 28 507 | 2 749 | 10,7 |
| Éducation | 9 236 | 10 127 | 891 | 9,6 |
| Enseignement postsecondaire | 3 471 | 3 996 | 525 | 15,1 |
| Services sociaux | 7 821 | 8 154 | 333 | 4,3 |
| Justice | 2 955 | 2 814 | (141) | (4,8) |
| Autres programmes | 7 681 | 8 956 | 1 275 | 1 275 |
| Total des dépenses de programmes | 56 922 | 62 554 | 5 632 | 9,9 |
| Immobilisations | 1 876 | 2 574 | 698 | 37,2 |
| Intérêt sur la dette | 9 694 | 10 025 | 331 | 3,4 |
| Total des dépenses | 68 492 | 75 153 | 6 661 | 9,7 |
Nota : Conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait maintenant l'objet d'une consolidation proportionnelle.
Source: ministère des Finances de l'Ontario.
Depuis la publication du rapport Peters, le gouvernement a relevé divers autres éléments de passif qui pourraient avoir une incidence sur le déficit de 2003-2004. Comme ces éléments dépassaient le cadre du mandat confié à Erik Peters, le déficit de 5,6 milliards de dollars confirmé par M. Peters ne tient pas compte de l'incidence financière de ces éléments.
Le gouvernement étudie actuellement ces éléments de passif possibles pour déterminer la meilleure façon de régler cette question de façon responsable sur le plan financier. Le tableau ci-dessous donne des exemples des éléments de passif possibles qui ont été relevés jusqu'à maintenant.
| Éléments de passif possibles | Incidence financière |
|---|---|
| Fonds de roulement accumulés insuffisants dans le secteur hospitalier | jusqu'à 1,2 milliard de dollars |
| Fonds de garantie des prestations de retraite (FGPR) | jusqu'à 500 millions de dollars |
| Dépréciation possible des éléments d'actif de la centrale Pickering A | jusqu'à 500 millions de dollars |
| Déficits des sociétés d'aide à l'enfance pour 2002-2003 | jusqu'à 25 millions de dollars |
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
La présente section expose les projections financières de l'Ontario à moyen terme, soit jusqu'en 2006-2007. Selon ces projections, des choix difficiles devront être faits pour équilibrer le budget et établir une politique et un cadre financiers durables.
Les projections à moyen terme pour l'Ontario reposent sur une perspective fondée sur le statu quo, qui suppose qu'aucun changement ne sera apporté à la structure fiscale actuelle, autres que ceux ayant été annoncés, ni aux programmes et services existants.
Sont également prises en compte d'autres hypothèses clés :
| Projections financières à moyen terme fondées sur le statu quo
(en milliards de dollars) |
||||
|---|---|---|---|---|
| Perspectives 2003-2004 |
Projections | |||
| 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | ||
| Recettes | 69,5 | 73,5 | 77,9 | 81,7 |
| Total des dépenses | 75,2 | 77,2 | 81,4 | 85,2 |
| Moins : Réserve | -- | 1,0 | 1,0 | 1,0 |
| Excédent/(Déficit) | (5,6) | (4,7) | (4,5) | (4,5) |
Nota : Les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des éléments en raison de l'arrondissement des chiffres.
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
Selon ces projections, fondées sur le statu quo, des déficits importants sont à prévoir à moyen terme, à moins que des mesures ne soient prises pour redresser les finances de la province. En prenant pour hypothèse les projections actuelles relatives au taux d'intérêt, chaque fois que le déficit augmente de 1 milliard de dollars, les frais d'intérêt augmentent de quelque 50 millions de dollars par année, réduisant d'autant les dépenses consacrées à d'autres secteurs comme la santé et l'éducation.
Le gouvernement a clairement indiqué que la voie du déficit n'est ni justifiable, ni acceptable.
Si l'on suppose qu'aucune modification ne sera apportée aux politiques fiscales fédérales et provinciales, autres que celles qui ont été annoncées, on peut s'attendre à ce que les recettes de l'Ontario continuent d'augmenter au cours des trois prochaines années à un taux moyen de 5,5 %. Le tableau ci-dessous présente les recettes prévues à moyen terme. Ces projections concordent avec les prévisions économiques actuelles établies par consensus.
| Sources de recettes
(en milliards de dollars) |
||||
|---|---|---|---|---|
| Perspectives 2003-2004 | Projections | |||
| 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | ||
| Recettes fiscales | ||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 18,6 | 20,0 | 21,6 | 23,1 |
| Taxe de vente au détail | 14,6 | 15,5 | 16,6 | 17,6 |
| Impôt sur les sociétés | 7,2 | 8,2 | 8,6 | 9,0 |
| Autres taxes et impôts | 9,6 | 10,1 | 10,6 | 10,9 |
| Total des recettes fiscales | 49,9 | 53,8 | 57,3 | 60,7 |
| Gouvernement du Canada | 10,3 | 10,1 | 10,6 | 10,7 |
| Recettes - investiss. dans les entrepr. publiques | 3,4 | 3,7 | 4,0 | 4,2 |
| Autres recettes non fiscales | 5,9 | 5,9 | 6,0 | 6,0 |
| Total des recettes | 69,5 | 73,5 | 77,9 | 81,7 |
Nota : Les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des éléments en raison de l'arrondissement des chiffres.
Source : ministère des Finances de l'Ontario.
La croissance des recettes causée par une économie florissante ne suffira pas à équilibrer le budget si la croissance des dépenses se poursuit au rythme actuel. Comme il en a été question précédemment, le déficit fondé sur le statu quo demeurerait à environ 4,5 milliards de dollars pour les trois prochains exercices à moins que la croissance des dépenses ne soit freinée.
Le graphique ci-dessous montre que, compte tenu des prévisions actuelles des recettes à moyen terme, il faudrait réduire les dépenses pour équilibrer le budget d'ici 2004-2005 ou diminuer considérablement leur taux de croissance pour parvenir à l'équilibre budgétaire d'ici 2005-2006 ou 2006-2007.
Le gouvernement a indiqué qu'il mènera des consultations à grande échelle auprès des intéressés, dont le public, sur les mesures à prendre pour faire face aux défis qui se présenteront sur le plan financier. En outre, le gouvernement examinera toutes les sources de recettes non fiscales pour consolider la base de recettes afin de financer la transformation des principaux services gouvernementaux.
Ces scénarios financiers illustrent les divers choix difficiles qui s'offrent au gouvernement pour équilibrer le budget. Toutefois, il faut préciser que ces scénarios reposent uniquement sur des hypothèses de planification qui pourraient être modifiées considérablement en raison de décisions prises par le gouvernement ou de conseils reçus par ce dernier, y compris ceux qui lui seront donnés lors du prochain processus de consultation. On prévoit que, à la suite de ce processus, le résultat final pourrait différer sensiblement des scénarios décrits dans la présente section.
L'Ontario doit composer avec un déficit d'au moins 5,6 milliards de dollars en 2003-2004. Compte tenu de projections raisonnables en matière de recettes et des tendances récentes touchant la croissance des dépenses, l'Ontario fait face à un déficit structurel continu à moyen terme, à moins que des mesures rigoureuses ne soient prises.
Le gouvernement est déterminé à remettre de l'ordre dans les finances de l'Ontario, de manière à pouvoir offrir les services de santé, d'éducation et autres auxquels les Ontariennes et Ontariens s'attendent tout en s'assurant de vivre selon ses moyens. Seule l'élimination du déficit permettra d'assurer la pérennité des programmes et des services de l'Ontario et leur financement adéquat à long terme.
| États des opérations financières (en millions de dollars) |
Tableau 1 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 1999-2000 | 2000-2001 | 2001-2002 | Chiffres réels 2002-2003 |
Perspectives 2003-2004 |
|
| Recettes | 64 804 | 66 044 | 66 249 | 68 609 | 69 532 |
| Dépenses | |||||
| Programmes | 48 222 | 51 146 | 53 647 | 56 922 | 62 554 |
| Immobilisations | 4 887 | 2 123 | 1 890 | 1 876 | 2 574 |
| Intérêt sur la dette | 11 027 | 10 873 | 10 337 | 9 694 | 10 025 |
| Total des dépenses | 64 136 | 64 142 | 65 874 | 68 492 | 75 153 |
| Excédent/(Déficit) | 668 | 1 902 | 375 | 117 | (5 621) |
| Dette nette | 134 398 | 132 496 | 132 121 | 132 647 | 138 970 |
| Déficit accumulé | 134 398 | 132 496 | 132 121 | 118 705 | 124 326 |
Nota : À compter de 1999-2000 et conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait l'objet d'une consolidation proportionnelle. Les totaux des dépenses et des recettes des exercices précédents ont été reclassés en conséquence. La dette nette représente la différence entre les passifs et les actifs financiers. Le déficit accumulé représente la dette nette redressée pour tenir compte des immobilisations corporelles.
| Recettes (en millions de dollars) |
Tableau 2 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffres réels 2002-2003 |
Perspectives 2003-2004 |
||||
| Recettes fiscales | |||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 18 195 | 18 600 | |||
| Taxe de vente au détail | 14 183 | 14 550 | |||
| Impôt sur les sociétés | 7 459 | 7 215 | |||
| Impôt-santé des employeurs | 3 589 | 3 705 | |||
| Taxe sur l'essence | 2 306 | 2 310 | |||
| Taxe sur les carburants | 682 | 695 | |||
| Taxe sur le tabac | 1 183 | 1 310 | |||
| Droits de cession immobilière | 814 | 835 | |||
| Paiements tenant lieu d'impôts (électricité) | 711 | 532 | |||
| Autres taxes et impôts | 429 | 195 | |||
| 49 551 | 49 947 | ||||
| Gouvernement du Canada | |||||
| Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux (TCSPS) | 7 346 | 7 093 | |||
| Suppléments du TCSPS | 191 | 577 | |||
| Fonds pour la réforme de la santé | - | 387 | |||
| Fonds pour l'équipement diagnostique et médical | - | 193 | |||
| Logement social | 525 | 643 | |||
| Infrastructure | 62 | 285 | |||
| Autres recettes provenant du gouvernement du Canada | 770 | 1 086 | |||
| 8 894 | 10 264 | ||||
| Recettes tirées de l'investissement dans les entreprises publiques | |||||
| Société des loteries et des jeux de l'Ontario | 2 288 | 2 065 | |||
| Régie des alcools de l'Ontario | 939 | 1 048 | |||
| Ontario Power Generation Inc. et Hydro One Inc. | 717 | 318 | |||
| Autres recettes tirées des entreprises publiques | (2) | 3 | |||
| 3 942 | 3 434 | ||||
| Autres recettes non fiscales | |||||
| Remboursements | 1 111 | 1 208 | |||
| Redevance de liquidation de la dette (électricité) | 889 | 979 | |||
| Droits de permis de conduire et d'immatriculation des véhicules | 982 | 933 | |||
| Ventes d'électricité | 635 | 611 | |||
| Ventes et locations | 560 | 571 | |||
| Autres droits et permis | 606 | 531 | |||
| Recettes tirées des permis d'alcool de l'Ontario | 530 | 477 | |||
| Redevances | 304 | 225 | |||
| Autres recettes non fiscales | 605 | 352 | |||
| 6 222 | 5 887 | ||||
| Total des recettes | 68 609 | 69 532 | |||
Nota : Conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait maintenant l'objet d'une consolidation proportionnelle.
| Dépenses de fonctionnement (en millions de dollars) |
Tableau 3 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Ministère | Chiffres réels 2002-2003 |
Perspectives 2003-2004 |
|||
| Agriculture et Alimentation | 613 | 661 | |||
| Procureur général | 1 057 | 1 060 | |||
| Commission de régie interne | 146 | 169 | |||
| Services à l'enfance | 2 171 | 2 314 | |||
| Affaires civiques et Immigration | 53 | 63 | |||
| Services sociaux et communautaires | 5 650 | 5 840 | |||
| Sécurité communautaire et Services correctionnels | 1 898 | 1 754 | |||
| Services aux consommateurs et aux entreprises | 177 | 177 | |||
| Culture | 330 | 278 | |||
| Développement économique et Commerce | 247 | 315 | |||
| Éducation | 8 998 | 9 787 | |||
| Régime de retraite des enseignantes et des enseignants | 238 | 340 | |||
| Énergie | 144 | 130 | |||
| Environnement | 232 | 274 | |||
| Bureaux du corps exécutif | 20 | 20 | |||
| Finances - à ses propres fins | 1 092 | 1 222 | |||
| Intérêt sur la dette | 9 694 | 10 025 | |||
| Fonds de réinvestissement communautaire | 622 | 649 | |||
| Fonds de protection des consommateurs contre les augmentations de prix d'électricité | 665 | 292 | |||
| Achat d'électricité | 786 | 918 | |||
| Santé et Soins de longue durée | 25 758 | 27 885 | |||
| Coûts de santé liés au SRAS | - | 622 | |||
| Affaires intergouvernementales | 6 | 6 | |||
| Travail | 123 | 120 | |||
| Secrétariat du Conseil de gestion | 172 | 336 | |||
| Prestations de retraite | 102 | 335 | |||
| Fonds de prévoyance | - | 625 | |||
| Affaires municipales | 636 | 684 | |||
| Secrétariat des affaires autochtones | 16 | 15 | |||
| Richesses naturelles | 454 | 530 | |||
| Développement du Nord et Mines | 73 | 74 | |||
| Office des affaires francophones | 3 | 4 | |||
| Renouvellement de l'infrastructure publique | 33 | 35 | |||
| Tourisme et Loisirs | 135 | 228 | |||
| Formation, Collèges et Universités | 3 471 | 3 996 | |||
| Transports | 801 | 796 | |||
| Total des dépenses de fonctionnement | 66 616 | 72 579 | |||
Nota : Conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait maintenant l'objet d'une consolidation proportionnelle. Affectations préliminaires par ministère, en attendant la fin de la réorganisation ministérielle en cours.
| Dépenses en immobilisations (en millions de dollars) |
Tableau 4 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Ministère | Chiffres réels 2002-2003 |
Perspectives 2003-2004 |
|||
| Agriculture et Alimentation | 68 | 1 | |||
| Procureur général | 43 | 31 | |||
| Services sociaux et communautaires | 23 | 13 | |||
| Sécurité communautaire et Services correctionnels | 66 | 55 | |||
| Services aux consommateurs et aux entreprises | 1 | 1 | |||
| Culture | 42 | 65 | |||
| Développement économique et Commerce | 21 | 46 | |||
| Éducation | 10 | 16 | |||
| Énergie | 46 | 47 | |||
| Environnement | 13 | 15 | |||
| Finances | 8 | 11 | |||
| Santé et Soins de longue durée | 339 | 504 | |||
| Secrétariat du Conseil de gestion | 3 | - | |||
| Affaires municipales | 20 | 188 | |||
| Secrétariat des affaires autochtones | 2 | 3 | |||
| Richesses naturelles | 72 | 91 | |||
| Développement du Nord et Mines | 391 | 356 | |||
| Renouvellement de l'infrastructure publique | 4 | 169 | |||
| Fonds de prévoyance pour les immobilisations | - | 114 | |||
| Tourisme et Loisirs | 55 | 55 | |||
| Formation, Collèges et Universités | 71 | 100 | |||
| Transports | 578 | 693 | |||
| Total des dépenses en immobilisations* | 1 876 | 2 574 | |||
| État de l'investissement net dans les immobilisations (en millions de dollars) |
Tableau 5 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Projections pour 2003-2004 | |||||
| Terrains et immeubles |
Infrastructure de transport |
Immobilisations des organismes gouvernementaux |
Total | ||
| Acquisition/Construction d'immobilisations corporelles importantes | 133 | 1 042 | 346 | 1 521 | |
| Amortissement d'immobilisations corporelles importantes appartenant à la province | (110) | (546) | (163) | (819) | |
| Investissement net dans les immobilisations * | 23 | 496 | 183 | 702 | |
* À compter de 2002-2003, les immobilisations corporelles importantes appartenant aux ministères provinciaux (terrains, immeubles et infrastructure de transport) sont comptabilisées selon la méthode de comptabilité d'exercice pour toutes les opérations. Les autres immobilisations corporelles appartenant aux ministères continueront à être comptabilisées à titre de dépenses au cours de l'année d'acquisition ou de construction.
| Principales statistiques financières et économiques établies sur dix exercices
(en millions de dollars) |
Tableau 6 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1994-1995 | 1995-1996 | 1996-1997 | 1997-1998 | 1998-1999 | 1999-2000 | 2000-2001 | 2001-2002 | Chiffres réels 2002-2003 |
Perspectives 2003-2004 |
|
| Opérations financières | ||||||||||
| Recettes | 46 039 | 49 473 | 49 450 | 52 518 | 55 786 | 64 804 | 66 044 | 66 249 | 68 609 | 69 532 |
| Dépenses | ||||||||||
| Programmes | 44 505 | 46 163 | 45 136 | 45 304 | 46 557 | 48 222 | 51 146 | 53 647 | 56 922 | 62 554 |
| Immobilisations | 3 831 | 3 635 | 2 612 | 2 451 | 2 215 | 4 887 | 2 123 | 1 890 | 1 876 | 2 574 |
| Intérêt sur la dette | 7 832 | 8 475 | 8 607 | 8 729 | 9 016 | 11 027 | 10 873 | 10 337 | 9 694 | 10 025 |
| Total des dépenses | 56 168 | 58 273 | 56 355 | 56 484 | 57 788 | 64 136 | 64 142 | 65 874 | 68 492 | 75 153 |
| Excédent/(Déficit) | (10 129) | (8 800) | (6 905) | (3 966) | (2 002) | 668 | 1 902 | 375 | 117 | (5 621) |
| Dette nette | 90 728 | 101 864 | 108 769 | 112 735 | 114 737 | 134 398 | 132 496 | 132 121 | 132 647 | 138 970 |
| Déficit accumulé | 90 728 | 101 864 | 108 769 | 112 735 | 114 737 | 134 398 | 132 496 | 132 121 | 118 705 | 124 326 |
| Produit intérieur brut (PIB) aux prix du marché | 311 096 | 329 317 | 338 173 | 359 353 | 377 897 | 409 020 | 440 708 | 452 923 | 478 112 | 501 061 |
| Revenu des particuliers | 260 671 | 271 397 | 276 303 | 289 537 | 304 652 | 321 702 | 347 427 | 359 783 | 372 444 | 385 852 |
| Population - juillet (en milliers) | 10 818 | 10 950 | 11 083 | 11 228 | 11 367 | 11 506 | 11 685 | 11 898 | 12 097 | 12 238 |
| Dette nette par habitant (en dollars) | 8 387 | 9 303 | 9 814 | 10 041 | 10 094 | 11 681 | 11 339 | 11 104 | 10 965 | 11 356 |
| Revenu des particuliers par habitant (en dollars) | 24 096 | 24 785 | 24 930 | 25 787 | 26 801 | 27 959 | 29 733 | 30 239 | 30 788 | 31 529 |
| Total des dépenses en pourcentage du PIB | 18,1 | 17,7 | 16,7 | 15,7 | 15,3 | 15,7 | 14,6 | 14,5 | 14,3 | 15,0 |
| Intérêt sur la dette en pourcentage des recettes | 17,0 | 17,1 | 17,4 | 16,6 | 16,2 | 17,0 | 16,5 | 15,6 | 14,1 | 14,4 |
| Dette nette en pourcentage du PIB | 29,2 | 30,9 | 32,2 | 31,4 | 30,4 | 32,9 | 30,1 | 29,2 | 27,7 | 27,7 |
| Nota : | À compter de 1999-2000 et conformément au traitement comptable des Comptes publics de 2002-2003, la Société
financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) fait maintenant l'objet d'une consolidation proportionnelle. Les totaux des dépenses et des recettes des exercices précédents ont été reclassés en conséquence. La dette nette représente la différence entre les passifs et les actifs financiers. Le déficit accumulé représente la dette nette redressée pour tenir compte des immobilisations corporelles. |
| Sources: | ministère des Finances de l'Ontario et Statistique Canada. |
| Certains risques et sensibilités du plan financier - Recettes et économie de l'Ontario | Tableau 7 | |
|---|---|---|
| Élément | Hypothèse 2003-2004 | Sensibilités |
| Croissance économique réelle1 | Croissance du PIB réel en 2003 : 1,7 % | Variation de un point de pourcentage du taux de croissance : 0,6 milliard de dollars. |
| Détails des exemples de croissance économique : | ||
| Traitements et salaires | Croissance de 4,0 % en 2003 | Toutes choses étant égales par ailleurs, une variation de un point de pourcentage modifie les recettes de 0,3 milliard de dollars, surtout au chapitre de l'impôt sur le revenu des particuliers et de l'impôt-santé des employeurs. |
| Dépenses personnelles de consommation | Croissance réelle de 3,8 % en 2003 | Toutes choses étant égales par ailleurs, une variation de un point de pourcentage modifie les recettes de 0,1 milliard de dollars, surtout au chapitre de la taxe de vente au détail. |
| Bénéfices des sociétés | Augmentation de 11,5 % en 2003 | Toutes choses étant égales par ailleurs, une variation de deux points de pourcentage des bénéfices des sociétés modifie les recettes de 0,1 milliard de dollars, surtout au chapitre de l'impôt sur les sociétés. |
| Pourcentage de la population de l'Ontario au sein du Canada | La population de l'Ontario représentait 38,7 % de la population canadienne en 2003. | Une variation de trois dixièmes de un point de pourcentage de la population de l'Ontario par rapport à la population du Canada modifierait les paiements de transfert fédéraux de 0,1 milliard de dollars. |
| Traitement des déclarations de revenus des particuliers et des sociétés en 2002 | Selon les données de traitement des déclarations de revenus reçues après la publication des Comptes publics de 2003, les recettes de 2002-2003 ont été surestimées de 0,3 milliard de dollars. | À la suite du traitement subséquent des déclarations de revenus de 2002, les risques pour les prévisions actuelles des recettes de 2003-2004 sont de plus ou moins 0,6 milliard de dollars. |
| Données utilisées dans les formules fédérales de financement | Les paiements fédéraux prévus sont conformes aux hypothèses actuelles sur le plan démographique, économique et fiscal. | Pourraient compenser en partie la variation des recettes fiscales. D'autres données pourraient entraîner des modifications. Le risque actuel est de plus ou moins 0,3 milliard de dollars. |
1. Ces chiffres seraient valides en moyenne et pourraient changer considérablement selon la nature de la variation des recettes et des dépenses.
| Certains risques et sensibilités du plan financier - Dépenses | Tableau 8 | |
|---|---|---|
| Programme | Hypothèse 2003-2004 | Sensibilités |
| Hôpitaux | Croissance annuelle de 7,8 % | L'augmentation annuelle moyenne du financement s'établissait à près de 10 % de 1999-2000 à 2002-2003. Variation de 1 % du financement des hôpitaux : 105 millions de dollars. |
| Programmes de médicaments | Croissance annuelle de 10,4 % (en santé) | Variation de 1 % de l'utilisation de tous les programmes de médicaments : 28 millions de dollars. |
| Services communautaires de soins de longue durée/Soins à domicile | Plus de 15,6 millions d'heures de services d'aides familiales et de soutien et 7,9 millions d'heures de services d'infirmières visiteuses et de professionnels | Variation de 1 % des heures de services d'aides familiales et de soutien : 4 millions de dollars. Variation de 1 % des heures de services d'infirmières visiteuses et de professionnels : 5 millions de dollars. |
| Établissements de soins de longue durée | Près de 69 500 lits de soins de longue durée | Le coût d'exploitation moyen d'un lit dans un établissement de soins de longue durée est supérieur à 30 000 $. Variation de 1 % du nombre de lits : 21 millions de dollars. |
| Écoles élémentaires et secondaires | Effectif quotidien moyen : près de 2 millions d'élèves | Variation de 1 % : 150 millions de dollars. |
| Étudiantes et étudiants collégiaux | 155 000 étudiantes et étudiants à plein temps | Variation de 1 % de l'effectif : 7 millions de dollars. |
| Étudiantes et étudiants universitaires | 275 000 étudiantes et étudiants à plein temps | Variation de 1 % de l'effectif : 19 millions de dollars. |
| Ontario au travail | Moyenne annuelle de 190 000 cas | Variation de 1 % du nombre de cas : 15 millions de dollars |
| Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées | Moyenne annuelle de 220 000 cas | Variation de 1 % du nombre de cas : 21 millions de dollars. |
| Système judiciaire | 2,9 millions de jours-détenus par année | Coût moyen d'un détenu par jour : 150 $. Variation de 1 % du nombre de jours-détenus : 4 millions de dollars. |
| Intérêt sur la dette | Coût moyen d'emprunt pour le nouveau financement : 5,4 % | Variation de 100 points de base du coût d'emprunt pour le nouveau financement : 45 millions de dollars. |
| Principaux changements par rapport au rapport d'Erik Peters | 2003-2004 (en milliards de $ |
|
|---|---|---|
| Déficit prévu pour 2003-2004 - annoncé le 29 octobre 2003 | (5,6) | |
| Recettes | ||
| Aide du gouvernement fédéral pour le SRAS - comptabilisée dans les recettes,
conformément aux états financiers provinciaux |
0,3 | |
| Recettes de la Société financière de l'industrie de l'électricité de l'Ontario - selon le traitement des Comptes publics 2002-2003 |
2,1 | |
| Mesures fiscales - incidence de l'annulation du crédit d'impôt pour l'équité en matière d'éducation, de la réduction des taux d'imposition du revenu des particuliers et des sociétés, et de l'élimination du premier palier de la surtaxe de l'impôt sur le revenu des particuliers |
0,4 | |
| Hausse de la taxe sur le tabac - annoncée le 24 novembre 2003 | 0,1 | |
| Prévisions de recettes moindres - incidence de cotisations fiscales plus faibles en 2002 | (0,5) | |
| Plus : Changement total des recettes prévues | 2,4 | |
| Dépenses | ||
| Coûts liés au SRAS - traitement conforme aux états financiers provinciaux | 0,3 | |
| Dépenses de la Société de financement de l'industrie de l'électricité de l'Ontario (SFIEO) - selon le traitement des Comptes publics 2002-2003 |
||
| Incidence sur l'intérêt sur la dette | 1,2 | |
| Incidence sur les autres dépenses | 1,5 | |
| Allégement de l'impôt foncier résidentiel pour les personnes âgées - incidence de l'annulation | (0,4) | |
| Établissement du fonds de prévoyance | 0,6 | |
| Moins : Changement total des perspectives de dépenses | 3,1 | |
| Plus : Secteur de l'électricité | 0,7 | |
| Recettes nettes de la SFIEO (hausse de la dette insurmontable) affectées aux recettes, à l'intérêt sur la dette et aux dépenses, selon le traitement des Comptes publics 2002-2003 |
||
| Déficit courant prévu | (5,6) | |
Nota : Les totaux ne correspondent pas toujours à la somme des éléments en raison de l'arrondissement des chiffres.