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Perspectives économiques et revue financière de l'Ontario de 2009

Chapitre II : Résultats et perspectives économiques de l’Ontario

RÉSULTATS ET PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES DE L’ONTARIO

La présente section décrit les perspectives macroéconomiques actuelles de l’Ontario, sur lesquelles est fondé le plan financier.

La récession mondiale et l’économie de l’Ontario

L’économie de l’Ontario, à l’instar de l’économie d’autres compétences territoriales dans le monde, a été durement frappée par la récession et la crise financière qui ont sévi à l’échelle mondiale. Au deuxième trimestre de 2009, le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario se situait à 5,0 % en deçà du sommet atteint avant la récession. En tout, 205 200 emplois ont disparu, soit une baisse de 3,0 % par rapport à l’année passée. Depuis 2003, l’Ontario a créé 291 900 emplois nets.

Même si divers signes indiquent que l’économie s’est stabilisée, le rythme de la croissance devrait être graduel. On croit qu’il faudra attendre jusqu’au deuxième trimestre de 2011 pour que le produit intérieur brut (PIB) ne retourne au niveau constaté avant la récession. Étant donné que le taux de croissance de l’emploi tend à accuser un certain retard par rapport à celui du PIB en période de reprise économique – les entreprises demandant à leurs employés de travailler davantage avant d’engager de nouveaux travailleurs – ce n’est qu’à la fin de 2011 que l’emploi devrait retourner au niveau enregistré avant la récession.

Tableau 1
Perspectives économiques de l’Ontario
(en pourcentage)
  2005 2006 2007 2008 2009p 2010p 2011p 2012p
Croissance du PIB réel 2,9 2,4 2,1 (0,5) (3,5) 2,0 3,0 3,3
Croissance du PIB nominal 4,1 4,1 4,5 0,5 (3,8) 3,6 4,7 5,1
Croissance de l’emploi 1,3 1,5 1,6 1,4 (2,6) 0,6 2,3 2,5
Inflation de l’IPC 2,2 1,8 1,8 2,3 0,4 1,9 2,5 2,0
  • p = projection de planification du ministère des Finances.
  • Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Le ministère des Finances fonde sa planification sur l’hypothèse d’une baisse de 3,5 % du PIB réel de l’Ontario en 2009, qui sera suivie d’une hausse de 2,0 % en 2010 et de 3,0 % en 2011. Les principales hypothèses qu’a utilisées le ministère des Finances aux fins de la planification économique, arrêtées définitivement le 15 octobre 2009, sont plus conservatrices que la moyenne des prévisions du secteur privé disponibles à cette date.

Effets de la crise financière et économique mondiale
Graphique 1 : Baisse de l’emploi en Ontario et aux États-Unis : graphique à barres

Au cours de la dernière année, la récession qui a sévi à l’échelle mondiale a eu de graves effets sur bien des compétences territoriales dans le monde et l’Ontario n’y a pas échappé. Le fléchissement du commerce mondial et la chute rapide des dépenses des consommateurs et des entreprises ont résulté de l’effondrement de la confiance après la crise financière survenue l’automne dernier. La baisse de la demande dans le monde a entraîné une chute marquée des exportations de l’Ontario, ce qui a forcé les entreprises à réduire leur production et à supprimer des postes. Le ralentissement de l’activité économique a eu les conséquences suivantes : baisse de 49,7 % des profits des sociétés, réduction des investissements des entreprises, hausse du chômage et baisse des revenus.

Graphique 2 : Diminutions comparatives du PIB de l’Ontario et des États-Unis : graphique à barres

Le PIB réel de l’Ontario a baissé de 1,0 % au deuxième trimestre de 2009, après des diminutions plus marquées au cours des deux trimestres précédents (-2,1 % au premier trimestre de 2009 et -1,5 % au quatrième trimestre de 2008). Depuis le quatrième trimestre de 2007, le PIB réel de l’Ontario a accusé un repli de 5,0 %. Les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à ce que la baisse du PIB réel de l’Ontario en 2009 soit semblable à celle constatée dans les États avoisinants des Grands Lacs, les principaux compétiteurs de l’Ontario. Néanmoins, elle devrait être supérieure à celle enregistrée aux États-Unis dans leur ensemble. Depuis le début de l’année, l’Ontario affiche un fléchissement moins marqué de l’emploi (-2,6 %) que les États avoisinants des Grands Lacs et les États‑Unis dans leur ensemble (-3,8 %). Au début de la période de ralentissement, le marché du logement en Ontario était dans une situation beaucoup plus enviable que celle du marché américain. De plus, la vigueur des institutions financières du pays et les diverses mesures mises de l’avant par le gouvernement McGuinty ont permis d’atténuer l’incidence de la récession mondiale sur l’économie de l’Ontario. Voir le chapitre I, Relever le défi, pour un complément d’information sur les mesures que le gouvernement prend.

Graphique 3 : Diminution du PIB réel des provinces en 2009 : graphique à barres

Cependant, par rapport aux autres provinces, l’économie de l’Ontario a été frappée relativement durement par le ralentissement économique mondial. Le secteur manufacturier, notamment le secteur de l’automobile, qui constitue une composante importante de l’économie ontarienne, a été particulièrement touché par la récession. La baisse de la demande aux États-Unis est à l’origine d’une chute de 37 % des ventes des constructeurs d’automobiles en Ontario au cours des huit premiers mois de 2009 comparativement à la même période en 2008. On prévoit qu’en 2009 l’affaiblissement du PIB réel sera beaucoup plus important en Ontario que dans l’ensemble du Canada et que dans toutes les autres provinces, sauf Terre-Neuve-et-Labrador.

Graphique 4 : Variation de l’emploi dans les provinces en 2009 : graphique à barres

En raison de la taille du secteur de l’automobile, l’Ontario a essuyé des pertes d’emplois supérieures à celles enregistrées dans l’ensemble du Canada et dans chacune des autres provinces, sauf Terre-Neuve-et-Labrador et la Colombie-Britannique. L’emploi dans le secteur de l’automobile en Ontario a diminué de 25,5 % au cours des neuf premiers mois de 2009 comparativement à la même période en 2008.

Conjoncture économique incertaine et problématique à l’échelle mondiale

Les perspectives économiques de l’Ontario sont fortement influencées par des facteurs économiques et financiers hors des frontières de la province, notamment la croissance économique aux États-Unis, les prix du pétrole, le taux de change du dollar canadien et les taux d’intérêt. Le tableau qui suit résume les prévisions du secteur privé à cet égard.

Tableau 2
Prévisions du secteur privé concernant les facteurs externes
  2010 2011 2012
  Valeur
inf.
Valeur
moy.
Valeur
sup.
Valeur
inf.
Valeur
moy.
Valeur
sup.
Valeur
inf.
Valeur
moy.
Valeur
sup.
Croissance du PIB réel des États‑Unis (en pourcentage) 1,1 2,5 3,7 1,3 3,1 4,4 1,9 3,3 5,3
Pétrole brut (en $ US le baril) 66,5 74,2 90,0 68,9 77,5 86,0 74,2 83,8 95,6
Dollar canadien (en cents américains) 88,4 93,7 99,3 90,8 94,5 102,0 92,3 96,6 105,0
Taux des bons du Trésor de trois mois (en pourcentage) 0,3 0,7 1,4 1,4 2,4 3,6 2,9 3,7 4,6
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement (en pourcentage) 3,5 3,8 4,3 4,0 4,3 4,5 4,3 4,8 5,2
  • Sources : Blue Chip Economic Indicators (octobre 2009) et enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l’Ontario (15 octobre 2009).

L’économie du monde entier reste vulnérable à un certain nombre de risques pouvant avoir des incidences négatives sur toute croissance future.

Par exemple, toute nouvelle série de turbulences sur les marchés des capitaux pourrait limiter encore une fois l’accès au financement et réduire la confiance et l’enrichissement, ce qui pourrait entraver la reprise économique.

L’économie américaine, qui a une importance cruciale pour les entreprises ontariennes axées sur les exportations, est en train de sortir d’une des pires récessions de son histoire. Toutefois, des emplois continuent de disparaître, les dépenses de consommation restent faibles et les investissements des entreprises continuent de fléchir.

Les hausses prévues des prix du pétrole, l’appréciation du dollar canadien et l’augmentation des taux d’intérêt sont autant de défis que l’économie ontarienne devra relever.

La grande fourchette des prévisions du tableau 2 ci-dessus illustre à quel point il est difficile de prédire le rendement économique, ce qui crée des risques pour l’économie ontarienne. Le tableau 3 révèle les incidences de l’évolution des principaux facteurs externes en supposant qu’aucune autre variable ne changera.

Tableau 3
Répercussions de changements subis par les principales hypothèses sur la croissance du PIB réel de l’Ontario1
(augmentation en points de pourcentage)
Première annéeDeuxième année
Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $US de 0,1 à 0,8 de 0,5 à 1,2
Diminution du prix mondial du pétrole brut de 10 $US le baril2 de 0,1 à 0,3 de 0,1 à 0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel des É.-U. de un point de pourcentage de 0,3 à 0,7 de 0,4 à 0,8
Diminution des taux d’intérêt canadiens de un point de pourcentage de 0,1 à 0,5 de 0,2 à 0,6
  • 1 Répercussions fondées sur des changements soutenus. Les répercussions prévues indiquées dans le tableau sont plus pertinentes lorsqu’il se produit de petites variations dans les principales hypothèses. De très grands bouleversements risquent d’avoir des effets moins prévisibles, en raison surtout de leur incidence possible sur la confiance et les attentes.
  • 2 Les répercussions prévues relativement à la diminution du prix mondial du pétrole tiennent compte de l’effet positif des prix moins élevés du pétrole sur l’Ontario seulement, et non de l’effet de stimulation de l’activité économique aux É.-U. et dans le monde entier.
  • Source : ministère des Finances de l’Ontario.
L’économie ontarienne commence à se stabiliser

Selon les données économiques récentes, l’économie est en voie de stabilisation. Les marchés des capitaux sont, dans une grande mesure, revenus à la normale et le marché des valeurs mobilières et les ventes d’habitations sont en hausse. Ces phénomènes ont contribué à renforcer la confiance des consommateurs et des entreprises. Selon le Conference Board du Canada, l’indice de l’attitude des consommateurs en Ontario s’est amélioré pendant neuf mois consécutifs et est en hausse de près de 43 % par rapport au creux enregistré en décembre 2008.

Graphique 5 : Emploi en Ontario automobiles : graphique linéaire

Les exportations internationales de marchandises de l’Ontario ont augmenté en juin, juillet et août. Cette hausse est attribuable à l’accroissement des exportations de produits automobiles. Quant à elles, les ventes de produits manufacturiers ont augmenté de 9,3 % par rapport au creux enregistré en mai.

Après les fléchissements constatés au cours des cinq premiers mois de 2009, le marché du travail de l’Ontario semble vouloir se stabiliser; il y a eu une modeste augmentation des emplois au cours des quatre derniers mois. Le commerce de gros, qui est un important indicateur du dynamisme global de l’économie, a été à la hausse au cours des six derniers mois. Il affiche un taux actuel de progression de près de 9 % par rapport au creux enregistré en janvier. Les reventes d’habitations ont augmenté au cours de sept des huit derniers mois; elles sont supérieures de plus de 60 % à celles du creux enregistré en janvier.

Même si certains indices économiques s’améliorent, la récession qui a sévi à l’échelle planétaire a causé des dommages considérables. Le taux d’enrichissement des ménages de même que le taux de confiance des consommateurs sont encore en deçà de ce qu’ils étaient avant la récession. Quant aux ventes au détail, elles sont toujours inférieures de 5,1 % à ce qu’elles étaient alors. Comparativement aux résultats affichés il y a un an, les ventes de biens manufacturés sont inférieures de 19 %, les exportations internationales ont diminué de plus de 28 % et le commerce de gros est en repli de 6,7 %. Malgré le raffermissement récent du marché, les reventes d’habitations ont subi une baisse de 1,4 % jusqu’à présent cette année comparativement à la même période l’année passée et 205 200 emplois ont disparu depuis le sommet enregistré en septembre 2008. Les mesures annoncées dans le budget de l’Ontario de 2009, Relever le défi, aident les familles à composer avec la tempête économique mondiale.

Perspectives de croissance économique en Ontario
Graphique 6 : Croissance du PIB réel de l’Ontario : graphique à barres

D’après les données les plus récentes, le taux de croissance de l’économie de l’Ontario devrait être modeste (2,0 %) en 2010, puis atteindre 3,0 % en 2011 et 3,3 % en 2012. Malgré cela, il faudra beaucoup de temps pour que le taux de croissance de l’Ontario retourne au taux enregistré avant la récession.

La hausse de la demande aux États-Unis et dans le monde devrait entraîner une intensification des exportations ontariennes. Par ailleurs, la dynamisation de l’économie des autres provinces stimulera les exportations interprovinciales. L’économie intérieure devrait être une source de vitalité, alimentée par un marché du logement vigoureux, des dépenses de consommation à la hausse et des investissements accrus des entreprises. Les perspectives de forte croissance des investissements sont meilleures encore vu l’amélioration considérable de la position concurrentielle de l’Ontario sur le plan fiscal qui résulterait de la mise en oeuvre du programme de réductions d’impôt proposé dans le budget de 2009 et de la taxe de vente harmonisée. Voir le chapitre V, Création d’un régime fiscal moderne et plus concurrentiel, pour un complément d’information sur les avantages du train de mesures fiscales que propose l’Ontario. On prévoit que ces mesures aboutiront à un accroissement des investissements des entreprises dans les machines et le matériel ainsi que dans la construction commerciale et industrielle.

D’après les prévisionnistes du secteur privé, il devrait se créer 360 000 emplois entre 2010 et 2012. Durant la deuxième moitié de 2011, le niveau de l’emploi devrait revenir au niveau constaté avant la récession. Toujours selon les prévisionnistes du secteur privé, le taux de chômage devrait augmenter légèrement, passant de 9,3 % en 2009 à 9,9 % en 2010 étant donné que le nombre de demandeurs d’emploi est supérieur au nombre de personnes obtenant un emploi. À moyen terme, le taux de chômage en Ontario devrait rester élevé puis diminuer pour s’établir à 7,8 % en 2012.

L’amélioration à venir du marché de l’emploi et l’enrichissement accru des ménages devraient entraîner une hausse des dépenses de consommation, qui passeront de 1,2 % en 2010 à 2,7 % en 2011 et à 3,3 % en 2012. Le nombre de reventes d’habitations devrait croître de 3,6 % en 2010 et de 3,6 % par année, en moyenne, en 2011 et en 2012. Le marché de la revente d’habitations devrait favoriser des hausses modérées de prix de 2,0 % en 2010 et de 3,0 % par année, en moyenne, en 2011 et en 2012. Le resserrement actuel des conditions du marché de la revente d’habitations devrait se détendre, car le nombre de mises en chantier croîtra parallèlement à la demande de logements, passant de 50 000 logements en 2010 à 70 000 en 2012.

L’harmonisation de la taxe de vente, conjuguée aux réductions de l’impôt sur le revenu des sociétés et à l’élimination de l’impôt sur le capital, favoriserait beaucoup la capacité concurrentielle de l’Ontario. La baisse spectaculaire du taux effectif marginal d’imposition sur les nouveaux investissements accélérerait les dépenses en capital dans la province. La hausse considérable des investissements de capitaux en Ontario aurait les conséquences suivantes : création d’emplois mieux rémunérés pour les travailleurs ontariens et augmentation de la croissance économique à long terme dans la province.

Prévisions du secteur privé

Le tableau 4 illustre les prévisions actuelles du secteur privé en ce qui concerne l’économie ontarienne.

Tableau 4
Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario
(en pourcentage)
  2009 2010 2011 2012
Conference Board du Canada (octobre) (3,0) 3,2 4,0 4,5
IHS Global Insight (juillet) (2,9) 1,9 3,3 3,5
Centre for Spatial Economics (juillet) (3,6) 2,0 3,3 3,7
Université de Toronto (octobre) (3,9) 2,4 3,8 3,5
RBC Groupe financier (septembre) (3,1) 2,6
Groupe Banque Scotia (octobre) (3,0) 2,6
Groupe financier Banque TD (octobre) (2,7) 2,6 3,1
Groupe Desjardins (septembre) (3,8) 2,0 2,5 2,5
BMO Marchés des capitaux (octobre) (3,1) 2,7
Marchés mondiaux CIBC (octobre) (3,5) 2,1 3,5
Moyenne selon l’enquête sur les prévisions du secteur privé (3,3) 2,4 3,4 3,5
Hypothèse de planification de l’Ontario (3,5) 2,0 3,0 3,3
  • Sources : ministère des Finances de l’Ontario et enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l’Ontario (15 octobre 2009).

Le ministère des Finances tient de vastes consultations avec les prévisionnistes du secteur privé pour veiller à ce que ses projections économiques soient raisonnables et ses politiques économiques et financières appropriées. Les projections du gouvernement de l’Ontario se fondent sur la moyenne des prévisions du secteur privé. Dans un souci de prudence, le gouvernement fait des projections plus conservatrices.

Le Conseil ontarien des prévisions économiques, établi sous le régime de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, a pour mission de fournir des conseils sur les hypothèses et les prévisions macroéconomiques. Ses membres sont les suivants : Peter Dungan, de l’Université de Toronto, Glen Hodgson, du Conference Board du Canada, Ernie Stokes, du Centre for Spatial Economics, et Dale Orr, de Dale Orr Economic Insight. Le ministre des Finances a rencontré les membres du Conseil et d’autres prévisionnistes du secteur privé dans le cadre du processus de préparation du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2009 afin d’obtenir leurs points de vue sur les perspectives économiques et sur la façon dont le gouvernement devrait réagir à l’augmentation du déficit dans le contexte économique actuel difficile.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau qui suit indique les principaux détails des perspectives économiques du ministère des Finances, de 2009 à 2012.

Tableau 5
Économie de l’Ontario, de 2007 à 2012
(variation en pourcentage)
  Chiffres réels Projections
  2007 2008 2009 2010 2011 2012
Produit intérieur brut réel 2,1 (0,5) (3,5) 2,0 3,0 3,3
Consommation personnelle 3,9 2,7 (0,2) 1,2 2,7 3,3
Construction résidentielle 1,9 (2,2) (9,5) 1,3 4,3 3,5
Construction non résidentielle 18,1 (9,7) (21,6) 1,0 1,9 4,1
Machines et matériel 5,0 0,6 (18,4) 1,5 5,0 6,2
Exportations 0,5 (5,5) (15,9) 2,0 5,2 5,3
Importations 3,3 (2,2) (16,1) 3,0 5,0 5,0
Produit intérieur brut nominal 4,5 0,5 (3,8) 3,6 4,7 5,1
Autres indicateurs économiques            
Ventes au détail 3,9 3,5 (3,5) 3,6 4,1 4,0
Mises en chantier de logements (en milliers) 68,1 75,1 48,5 50,0 60,0 70,0
Revenu des particuliers 5,0 3,8 (0,7) 2,6 4,4 5,1
Revenu du travail 4,5 4,2 (1,2) 2,1 4,4 5,1
Bénéfices des sociétés 0,3 (14,2) (38,9) 23,5 14,4 6,5
Indice des prix à la consommation 1,8 2,3 0,4 1,9 2,5 2,0
Marché du travail            
Emploi 1,6 1,4 (2,6) 0,6 2,3 2,5
Création d’emplois (en milliers) 101 94 (171) 40 152 168
Taux de chômage (en pourcentage) 6,4 6,5 9,3 9,9 9,0 7,8
Facteurs externes importants            
Pétrole brut (en $US le baril) 72,3 99,6 61,2 78,5 81,8 83,7
Produit intérieur brut réel américain 2,1 0,4 (2,5) 2,5 3,1 3,3
Dollar canadien (en cents américains) 93,1 93,7 88,0 95,0 96,0 97,0
Taux des bons du Trésor de 3 mois 4,1 2,3 0,3 0,7 2,4 3,7
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement 4,3 3,6 3,3 3,8 4,3 4,8
  • Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Banque du Canada, New York Mercantile Exchange, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators et ministère des Finances de l’Ontario.

Comparaison avec le budget de l’Ontario de 2009

Le tableau 6 compare les hypothèses économiques actuelles à celles qui figuraient dans le budget de 2009.

Tableau 6
Changements aux principales hypothèses économiques
Comparaison des données de l’énoncé économique d’automne de 2009 à celles du budget de l’Ontario de 2009
(variation en pourcentage)
  2009 2010 2011
  Budget Mise à jour
Automne
Budget Mise à jour
Automne
Budget Mise à jour
Automne
Produit intérieur brut réel (2,5) (3,5) 2,3 2,0 3,3 3,0
Produit intérieur brut nominal (2,4) (3,8) 3,6 3,6 4,7 4,7
Ventes au détail (1,0) (3,5) 3,8 3,6 4,0 4,1
Mises en chantier de logements (en milliers) 50,0 48,5 55,0 50,0 65,0 60,0
Revenu des particuliers 0,6 (0,7) 3,6 2,6 4,6 4,4
Revenu du travail 0,3 (1,2) 3,2 2,1 4,2 4,4
Bénéfices des sociétés (24,8) (38,9) 9,5 23,5 8,2 14,4
Emploi (2,0) (2,6) 0,8 0,6 1,6 2,3
Création d’emplois (en milliers) (135) (171) 54 40 107 152
Facteurs externes importants            
Pétrole brut (en $ US le baril) 47,3 61,2 55,5 78,5 60,4 81,8
Produit intérieur brut réel américain (2,6) (2,5) 1,9 2,5 3,4 3,1
Dollar canadien (en cents américains) 80,0 88,0 85,0 95,0 88,0 96,0
Taux des bons du Trésor de trois mois 0,6 0,3 1,1 0,7 3,1 2,4
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement 2,9 3,3 3,3 3,8 4,4 4,3
  • Sources : Blue Chip Economic Indicators et ministère des Finances de l’Ontario.