Au cours de la dernière année, la récession a eu, sur l'économie mondiale, une incidence importante dont personne n'avait prévu l'ampleur. Un grand nombre d'administrations publiques sont aux prises avec d'importantes chutes de leurs revenus et hausses de leurs charges à mesure qu'augmente le soutien demandé par les contribuables. La détérioration considérable de l'économie mondiale et le resserrement du crédit ont ébranlé la confiance des entreprises et des consommateurs. L'Ontario n'est pas à l'abri des grands courants mondiaux, comme en témoignent les pertes d'emplois, les fermetures d'entreprises et la baisse considérable des revenus publics. Presque tous les gouvernements du monde ont dû mettre à jour leurs prévisions économiques et financières pour tenir compte de ces défis inattendus sur le plan économique.
Au cours des six dernières années, le gouvernement a jeté les assises de la réussite économique en investissant dans les soins de santé, l'éducation, l'infrastructure et l'environnement, et en proposant des réductions d'impôt pour les familles et les entreprises de la province. Tout au long de son mandat, le gouvernement McGuinty s'est engagé à privilégier les secteurs auxquels les Ontariennes et Ontariens, et leur famille, attachent le plus d'importance.
Pour pouvoir continuer d'investir dans les secteurs prioritaires tout en gérant le déficit, le gouvernement doit, de concert avec la population, cerner davantage ses priorités et faire des choix stratégiques difficiles. Au cours des prochains mois, il entreprendra un examen de la prestation des services afin de veiller à ce que chaque dollar soit dépensé de façon encore plus judicieuse. Le Conseil du Trésor de l'Ontario entreprendra cet examen; il sera chargé d'élaborer un plan pour remettre la province sur la voie de la stabilité et de la viabilité financières tout en protégeant les services de première importance. Pour faire écho aux initiatives de gestion des dépenses présentées dans le document Perspectives économiques et revue financière de l'Ontario de 2008, le budget de 2010 fera état de l'avancement des travaux du Conseil du Trésor.
Dans le document Perspectives économiques et revue financière de l'Ontario de 2009, on s'est servi des plus récents renseignements disponibles en date du 15 octobre 2009 pour mettre à jour les hypothèses économiques sur lesquelles repose le budget de l'Ontario de 2009. L'incidence de ces changements a été appliquée aux prévisions de revenus et de dépenses du gouvernement, ce qui a entraîné une modification des résultats financiers prévus pour l'exercice en cours.
Quand la crise économique a frappé, le gouvernement McGuinty a posé des gestes décisifs pour appuyer les Ontariennes et Ontariens. Le chapitre I, Relever le défi, décrit les mesures qu'il a prises pour atténuer les effets sur les familles ontariennes du ralentissement économique, dès les premiers signes d'essoufflement. La province a effectué des investissements considérables dans l'infrastructure et le secteur de l'automobile afin d'aider à protéger les emplois. Pour aider les personnes au chômage, le gouvernement a mis sur pied une variété de programmes de recyclage professionnel comme Deuxième carrière et a amélioré Emploi Ontario. Il a aussi voulu aider les familles les plus touchées par le ralentissement économique en prenant des mesures pour réduire la pauvreté. Il a lancé des initiatives dans le secteur de l'énergie verte pour favoriser la création d'emplois verts et proposé des modifications au régime fiscal pour encourager la création d'emplois dans les secteurs du divertissement et de la création. Toutes ces initiatives ont été conçues afin de maintenir et de protéger à court terme les emplois, et d'asseoir à long terme l'économie de la province sur des assises plus solides.
Comme l'indique le budget de 2009, le gouvernement McGuinty prépare également la croissance future de l'économie et du marché de l'emploi de la province en modernisant le régime fiscal. Il a proposé l'adoption de la taxe de vente harmonisée (TVH) qui, une fois mise en oeuvre, rendrait les entreprises plus compétitives et favoriserait l'investissement dans ce secteur. Il a aussi proposé des réductions permanentes de l'impôt des particuliers, des familles et des entreprises ontariennes. La TVH et les réductions de l'impôt sur le revenu des sociétés, jumelées à d'autres réductions d'impôt, feraient baisser de moitié l'impôt payé sur les revenus d'investissement, ce qui représente pour le secteur privé un important incitatif de création d'emplois et d'investissement en Ontario.
Le chapitre II, Résultats et perspectives économiques de l'Ontario, décrit les résultats économiques récents, présente des prévisions de croissance et fait état de défis qu'il faudra relever. À l'instar des gouvernements d'autres territoires – le Canada, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Colombie-Britannique et l'Alberta – l'Ontario doit composer avec des défis sur le plan économique et financier. La crise économique semble commencer à s'estomper et l'économie donne des signes de stabilisation. Les marchés des capitaux et des actions se sont redressés, et les ventes d'habitations ont grimpé. Il s'écoulera quand même un certain temps avant que les taux de chômage diminuent et que le produit intérieur brut (PIB) retourne aux niveaux atteints par le passé. Les fondements économiques de la province sont solides : des systèmes d'éducation et de santé vigoureux et financés par l'État, une main-d'oeuvre hautement qualifiée et des industries en croissance dans des secteurs clés. Ces facteurs favoriseront le retour à la croissance. Vous trouverez des tableaux de données économiques de l'Ontario à l'adresse www.fin.gov.on.ca/fr/budget/fallstatement/2009/ecotables.html.
Au cours des derniers mois, la crise économique mondiale a eu une incidence considérable sur les revenus de l'Ontario. Comme l'indiquent les Comptes publics de l'Ontario de 2008-2009, les revenus tirés de l'impôt des sociétés ont affiché une baisse sans précédent de 48,1 %. Les revenus de l'État accusent habituellement un certain retard par rapport aux résultats économiques. Qu'il y ait reprise ou ralentissement économique, il s'écoule du temps avant que la situation n'ait d'effet sur les coffres du gouvernement. La situation financière de la province a changé considérablement depuis le dépôt du budget de 2009. À l'instar d'autres administrations publiques, le gouvernement de l'Ontario prévoit maintenant un déficit plus élevé, soit de 24,7 milliards de dollars pour 2009-2010.
Comme un grand nombre d'autres administrations publiques, la province affiche un déficit en vue de maintenir ses grandes priorités : la création d'emplois, les soins de santé, l'éducation et la mise en place d'une économie plus vigoureuse après la récession. Parallèlement, le gouvernement s'est engagé à éliminer le déficit de la province tout en respectant ses priorités. Le chapitre III, Perspectives financières, fait le point sur les finances de la province.
Les emprunts publics ont augmenté en raison de la baisse des revenus jumelée à la hausse des investissements effectués dans l'infrastructure, dans le secteur de l'automobile et dans d'autres initiatives à long terme pour favoriser la reprise économique en Ontario. Le chapitre IV, Emprunts et gestion de la dette, fournit des précisions sur les emprunts et la dette de la province.
Le chapitre V, Création d'un régime fiscal moderne et plus concurrentiel, offre des précisions sur le train de mesures fiscales que le gouvernement McGuinty a proposé initialement dans le budget de 2009.
Le gouvernement McGuinty place la province sur la voie de la croissance à long terme. Le chapitre VI, Comment participer aux consultations préalables au budget de 2010, invite les particuliers, les organismes et les autres partenaires à faire des commentaires sur la façon de gérer les finances de l'Ontario et de protéger les services publics en cette période d'incertitude économique.