Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2013

Chapitre II : Perspectives économiques

Points saillants

  • Selon les projections du gouvernement, la croissance du PIB réel devrait être de 1,3 % en 2013 et se raffermir pour atteindre 2,1 % en 2014.
    • Les projections pour 2013 et pour 2014 sont inférieures de 0,2 point de pourcentage aux prévisions du budget de 2013.
  • Selon les projections du secteur privé, la croissance moyenne du PIB réel devrait être de 1,4 % en 2013 et se chiffrer à 2,2 % en 2014.
    • Depuis le budget de 2013, les prévisions du secteur privé en ce qui a trait à la croissance du PIB réel de l’Ontario ont baissé de 0,2 point de pourcentage en 2013 et en 2014.
  • Le nombre d’emplois nets créés depuis le creux de la récession en juin 2009 s’élève à 475 600.

Aperçu

L’économie de l’Ontario continue de croître, bien qu’à un rythme modéré. L’incertitude économique à l’échelle mondiale a contribué à une croissance contenue des exportations et des investissements des entreprises, ralentissant le rythme global de la croissance de l’économie dans la province. À mesure que la croissance mondiale se raffermira, les exportations de l’Ontario reprendront de la vigueur et stimuleront les investissements des entreprises. Les dépenses des ménages, qui représentent près de 60 % de l’activité économique, devraient aussi augmenter modestement.

Aux fins de l’établissement du plan financier de l’Ontario, le ministère des Finances suppose que le produit intérieur brut (PIB) réel croîtra de 1,3 % en 2013, de 2,1 % en 2014 et de 2,5 % en 2015 et 2016. En comparaison, au moment du dépôt du budget de 2013, on avait prévu que la croissance du PIB réel serait de 1,5 % en 2013, de 2,3 % en 2014 et de 2,4 % en 2015 et en 2016.

TABLEAU 2.1 Perspectives économiques de l'Ontario
(en pourcentage)
   2010 2011 2012 2013p 2014p 2015p 2016p
Croissance du PIB réel 3,3 1,8 1,5 1,3 2,1 2,5 2,5
Croissance du PIB nominal 5,1 4,8 3,0 2,5 3,8 4,3 4,3
Croissance de l'emploi 1,7 1,8 0,8 1,5 1,4 1,6 1,5
Inflation de l'IPC 2,5 3,1 1,4 1,1 1,8 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l'Ontario.

Bien que des prévisions de croissance modérée, mais soutenue, constituent une prémisse raisonnable pour la planification, l’économie mondiale présente des risques considérables. Une reprise émergente, mais fragile, aux États-Unis pourrait être minée par un climat de discorde politique persistant qui a nourri l’incertitude et donné lieu à une fermeture partielle du gouvernement américain pendant 16 jours en octobre. On pourrait assister à une nouvelle fermeture si une entente n’est pas conclue d’ici le 15 janvier 2014 et à un nouveau conflit sur le plafond de la dette, qui sera encore une fois atteint en février 2014.

En outre, le retrait progressif des mesures de relance monétaire exceptionnelles de la Réserve fédérale américaine pourrait entraîner une volatilité accrue des marchés des capitaux. En Europe, on observe des signes qui, bien que modestes, laissent présager une amélioration de la situation économique, même si un certain nombre de pays continuent de faire face à d’importantes difficultés budgétaires.

Évolution récente de l’économie

L’économie de l’Ontario continue de créer des emplois. Durant les neuf premiers mois de 2013, il y a eu une augmentation du nombre d’emplois de 105 600 (+1,6 %) comparativement à la même période l’année précédente. Les postes à temps plein et dans le secteur privé représentent la majorité des gains réalisés dans le secteur de l’emploi jusqu’ici cette année.

Le taux de chômage continue à diminuer en Ontario et a baissé de 0,4 point de pourcentage depuis le début de l’année, pour s’établir à 7,3 % en septembre 2013, soit un niveau bien inférieur au sommet de 9,4 % atteint au plus fort de la récession en juin 2009.

Durant le deuxième trimestre de 2013, le PIB réel de l’Ontario a progressé de 0,6 %. Les importants gains enregistrés dans le secteur des exportations internationales et les dépenses soutenues des ménages ont contribué à stimuler l’économie de l’Ontario durant le deuxième trimestre.

Si l’on se fie aux perspectives des économistes du secteur privé, que viennent corroborer les récentes données économiques, il semblerait que l’économie de l’Ontario soit en bonne voie de continuer à croître durant la deuxième moitié de 2013 et pendant le reste de la période de prévision.

Rendement économique de l’Ontario depuis la récession

L’économie ontarienne a été durement frappée par la récession mondiale, le produit intérieur brut (PIB) de l’Ontario ayant chuté de 5,2 % entre le deuxième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2009. Le niveau d’emploi a baissé de 4,0 %, soit une perte nette de 266 000 emplois, entre septembre 2008 et le creux de la récession en juin 2009.

Les investissements publics dans l’infrastructure en vue de stimuler l’économie, les investissements des entreprises dans les immobilisations de production et une forte croissance dans la construction résidentielle ont soutenu la reprise en Ontario. Les principaux indicateurs économiques, y compris le PIB réel et l’emploi, sont bien au-delà des niveaux d’avant la récession. Le PIB réel de l’Ontario a augmenté de 8,9 % depuis le creux de la récession et, au deuxième trimestre de 2013, il était supérieur de 3,3 % au taux record enregistré avant la récession. Mais, compte tenu du rythme modeste de la reprise, bien des ménages et des entreprises se sentent toujours vulnérables en raison de l’incertitude qui règne au sein de l’économie mondiale et des retombées que cela pourrait avoir sur leur avenir.

Graphique 2.1 PIB réel de l’Ontario depuis la récession de 2008-2009

Depuis le creux survenu pendant la récession en juin 2009, 475 600 emplois nets ont été créés. Plus de 95 % des gains dans le secteur de l’emploi depuis la fin de la récession sont attribuables aux 452 900 emplois à temps plein récupérés, tandis que le nombre d’emplois nets à temps partiel a augmenté de 22 800. La majorité des nouveaux emplois nets a été créée dans le secteur privé et dans des industries où le salaire est supérieur à la moyenne. En septembre 2013, l’Ontario comptait 209 800 emplois de plus que lors du sommet atteint avant la récession en septembre 2008. Le taux de chômage en Ontario a aussi baissé, passant du sommet de 9,4 % enregistré pendant la récession en juin 2009 à 7,3 % en septembre 2013.

Graphique 2.2 Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne

Depuis juin 2009, l’Ontario crée des emplois à un rythme supérieur à celui de la plupart des économies développées, y compris les États-Unis, et à la moyenne dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De plus, depuis juin 2009, le rythme de la création d’emplois en Ontario est plus rapide que dans tous les États des Grands Lacs et le reste du pays pris ensemble.

Graphique 2.3 La reprise de l’emploi en Ontario devance celle aux É.-U. et la moyenne des pays de l’OCDE

Évolution et perspectives de l’économie mondiale

L’économie mondiale continue de croître à un rythme modéré. Cependant, on s’attend à ce que la croissance du PIB réel, qui atteignait 3,2 % en 2012, passe à 2,9 % cette année. Aux États-Unis, les hausses d’impôt et les compressions de dépenses ont freiné considérablement la croissance dans son ensemble, tandis qu’en Europe, l’économie commence à peine à sortir d’une récession qui a sévi pendant six trimestres. Le rythme de croissance dans les principales économies émergentes a également ralenti, en partie en raison d’une volatilité financière accrue, reflétant en cela la réduction progressive prévue des mesures de relance monétaire exceptionnelles aux États-Unis.

La croissance économique mondiale devrait reprendre de la vigueur en 2014. Aux États-Unis, on s’attend à ce que l’économie se raffermisse graduellement. En Europe, on prévoit la poursuite d’une modeste reprise, bien que la faiblesse de la demande, les hauts taux de chômage et les difficultés budgétaires continuent de présenter des risques importants. Quant à la croissance en Chine, elle devrait continuer d’être relativement robuste, malgré la transition vers une économie davantage axée sur la consommation. On prévoit également un raffermissement de l’économie dans d’autres marchés émergents, qui profiteront de la hausse de la demande à l’échelle mondiale.

Graphique 2.4 La croissance de l’économie mondiale reprendra

L’économie américaine

L’économie américaine a connu un rythme de croissance inégal durant la première moitié de 2013, puisqu’elle a dû composer avec des hausses d’impôt, des compressions budgétaires et la volatilité des marchés des capitaux. Toutefois, l’élan qui sous-tend l’économie de nos voisins du Sud s’est révélé résilient. Les gains dans le secteur de l’emploi, qui se chiffrent jusqu’ici cette année en moyenne à environ 180 000 emplois par mois, ont soutenu une hausse de la consommation des ménages. Les ventes de véhicules automobiles ont rebondi, et le marché du logement demeure à la hausse.

Les taux d’intérêt à long terme ont augmenté depuis avril, dénotant en cela le retrait prévu des mesures de relance monétaire de la Réserve fédérale américaine. Le rendement des bons du Trésor sur 10 ans a augmenté, passant d’un creux de 1,7 % en avril à un sommet de 3,0 % au début du mois de septembre. Les taux d’intérêt ont en partie reculé, maintenant que l’on s’attend à ce que la Réserve fédérale retarde le début de son désengagement graduel.

Le prix des maisons aux États-Unis dépasse maintenant d’environ 16 % les récents creux enregistrés. Les gains soutenus sur le plan de l’emploi ainsi que la hausse des prix des logements et du cours des actions ont concouru à redresser la situation financière des consommateurs. L’avoir net des ménages a plus que regagné le terrain perdu durant la récession, ce qui contribue à soutenir les dépenses de consommation et l’investissement résidentiel.

Graphique 2.5 Raffermissement de la reprise aux É.-U.

Le PIB réel des États-Unis devrait s’accroître de 1,6 % cette année et afficher une croissance moyenne de 2,8 % entre 2014 et 2016. On prévoit que la situation de l’emploi s’améliorera quelque peu, le taux de chômage devant passer de 7,5 % en 2013 à 6,1 % d’ici 2016.

Même si les marchés d’exportation de l’Ontario se sont diversifiés au cours des dernières années, les États-Unis demeurent de loin le partenaire commercial le plus important de l’Ontario. Le marché américain était la destination d’environ 78 % des exportations internationales de marchandises de la province en 2012. Les exportations ontariennes de véhicules et de pièces d’automobiles vers les États-Unis ont totalisé 54,5 milliards de dollars et représentaient environ 34 % des exportations de marchandises de l’Ontario en 2012. On s’attend à ce que les ventes dans le secteur de l’automobile aux États-Unis atteignent 15,6 millions de véhicules en 2013, soit une hausse de 8,0 % par rapport à 2012, et totalisent 16,4 millions de véhicules d’ici 2016, ce qui devrait créer un marché favorable pour les exportations de l’Ontario.

Le prix du pétrole

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) s’est établi en moyenne à 98 $US le baril cette année, ce qui représente une hausse par rapport au prix de 94 $US en 2012. La production pétrolière devrait fortement augmenter en Amérique du Nord à moyen terme en raison des innovations technologiques dans le secteur. Toutefois, malgré cette hausse de production, l’affermissement de la demande mondiale, conjugué aux coûts élevés de la récupération des hydrocarbures, maintiendra les prix du pétrole à des niveaux relativement élevés au cours de la période de prévision. On prévoit qu’en 2014, le prix du pétrole s’établira en moyenne à 98 $US le baril, tandis que les prévisions du secteur privé se situent dans une fourchette allant de 93 $US à 108 $US le baril.

Graphique 2.6 Le prix du pétrole devrait rester élevé

Le dollar canadien

La valeur du dollar canadien a glissé et est passée d’un niveau frisant la parité en 2012 à une moyenne de 98 cents américains jusqu’ici en 2013. Le dollar devrait rester juste sous le niveau de parité à moyen terme, bien qu’il y ait une grande divergence d’opinions quant aux perspectives en regard de la devise canadienne. Les prévisions du secteur privé pour le taux de change Canada-États-Unis en 2016 se situent dans une fourchette allant de 103 cents américains à 93 cents américains.

Graphique 2.7 Le dollar canadien devrait demeurer près de la parité

Marchés des capitaux

Les taux d’intérêt à court terme sont demeurés relativement bas parce que les banques centrales aux quatre coins du globe poursuivent des politiques accommodantes dans le but de soutenir la croissance. Les taux d’intérêt à long terme ont commencé à augmenter en anticipation du retrait graduel des mesures de relance monétaire exceptionnelles. Étant donné l’incertitude entourant le calendrier et la cadence des rajustements, il est probable que les taux d’intérêt à plus long terme demeurent volatiles. Cependant, on prévoit que les taux d’intérêt à court et à long terme continueront d’augmenter à moyen terme.

Les économistes du secteur privé s’attendent à ce que le taux d’intérêt des bons du Trésor canadiens de trois mois s’établisse en moyenne à 1,0 % cette année, passe à 1,1 % en 2014 et atteigne 2,8 % d’ici 2016. Le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada devrait augmenter graduellement pour passer de 2,3 % en 2013 à 3,8 % en 2016.

Graphique 2.8 Les taux d’intérêt devraient augmenter graduellement

Le tableau qui suit résume les prévisions liées principalement aux facteurs externes dont le ministère des Finances se sert pour faire ses prévisions concernant la croissance économique de l’Ontario.

TABLEAU 2.2 Perspectives liées aux facteurs externes
   2010 2011 2012 2013p 2014p 2015p 2016p
Croissance du PIB réel mondial
(en pourcentage)
5,2 3,9 3,2 2,9 3,6 4,0 4,1
Croissance du PIB réel des États-Unis
(en pourcentage)
2,5 1,8 2,8 1,6 2,6 2,9 2,8
Pétrole brut
West Texas Intermediate ($ US/baril)
79 95 94 99 98 96 96
Dollar canadien (cents américains) 97,1 101,1 100,1 97,4 96,5 97,0 97,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 0,6 0,9 0,9 1,0 1,1 1,9 2,8
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 (en pourcentage) 3,2 2,8 1,9 2,3 3,0 3,3 3,8
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario fondée sur des sources externes.
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Perspectives de l'économie mondiale du FMI (octobre 2013), U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2013), U.S. Energy Information Administration, Banque du Canada, enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l'Ontario (octobre 2013) et ministère des Finances de l'Ontario.

Le tableau 2.3 présente les estimations actuelles des répercussions qu’auraient les modifications des principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario, en supposant que les autres facteurs externes restent inchangés. L’écart relativement grand des répercussions découle du degré d’incertitude entourant les réactions de l’économie à ces changements dans les conditions externes.

TABLEAU 2.3 Répercussions de modifications durables aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l'Ontario
(variation en points de pourcentage)
  Première année Deuxième année
Dépréciation du dollar canadien
de 0,05 $US
+0,1 à +0,8 +0,2 à +0,9
Hausse du prix du pétrole brut
de 10 $US le baril
-0,1 à -0,3 -0,1 à -0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel des É.-U. de
1 point de pourcentage
+0,3 à +0,7 +0,4 à +0,8
Hausse des taux d'intérêt canadiens de
1 point de pourcentage
-0,1 à -0,5 -0,2 à -0,6
Source : ministère des Finances de l'Ontario.

Perspectives de croissance économique en Ontario

Le ministère des Finances prévoit que l’économie ontarienne continuera de croître à un rythme soutenu et que le PIB réel affichera une hausse de 1,3 % en 2013, de 2,1 % en 2014 et de 2,5 % en 2015 et 2016. En comparaison, lors du budget de 2013, on avait prévu que la croissance du PIB réel s’élèverait à 1,5 % en 2013, à 2,3 % en 2014, à 2,4 % en 2015 et en 2016.

Durant la période de prévision, la croissance économique sera soutenue par les gains dans le secteur des exportations et les investissements des entreprises. Les dépenses des ménages augmenteront de façon modérée, parallèlement à leur revenu.

Graphique 2.9 Les dépenses des ménages, les investissements des entreprises et les échanges commerciaux stimuleront la croissance économique

La création d’emplois devrait s’améliorer à moyen terme, avec des gains d’en moyenne 1,5 % par année durant la période de prévision. D’ici 2016, l’Ontario aura créé près de 1 million d’emplois nets par rapport à 2003. Grâce à la croissance marquée sur le plan de l’emploi, le taux de chômage diminuera progressivement pour passer d’une moyenne de 7,5 % en 2013 à 6,6 % d’ici 2016.

Graphique 2.10 L’emploi devrait s’accroître à moyen terme

On prévoit que l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’Ontario augmentera de 1,1 % en 2013, après avoir connu une hausse de 1,4 % en 2012. On prévoit que l’inflation des prix à la consommation sera de 1,8 % en 2014, pour s’élever ensuite à 2,0 % en 2015, le point médian de la fourchette cible de la Banque du Canada pour l’inflation de l’IPC au Canada.

La croissance des dépenses réelles des ménages devrait se maintenir cette année à un taux de 1,5 %, suivant en cela la hausse du revenu réel. Au cours de la période 2014-2016, la croissance des dépenses réelles des ménages devrait s’établir, en moyenne, à 2,2 % par année.

Les mises en chantier de logements devraient atteindre 59 000 en 2013, ce qui constitue une baisse par rapport au récent sommet de 77 000 enregistré en 2012. On prévoit que les ventes de logements existants demeureront essentiellement les mêmes en 2013, après avoir reculé de 2,1 % en 2012. La demande de logements neufs en Ontario continuera d’être soutenue par la croissance démographique. Il devrait y avoir en moyenne 62 500 mises en chantier de logements par année entre 2013 et 2016.

Le prix de revente moyen des maisons en Ontario devrait augmenter de 3,0 % en 2013. À partir de maintenant, on s’attend à ce qu’un marché de revente équilibré contribue à stabiliser le prix moyen des maisons. Même si on prévoit que les taux d’intérêt augmenteront à moyen terme, les coûts hypothécaires devraient demeurer abordables. Cependant, la hausse de l’endettement risque de placer certains ménages dans une position vulnérable lorsque les taux d’intérêt augmenteront.

Graphique 2.11 Le logement devrait demeurer abordable en Ontario

Le ratio de la dette au revenu des ménages au Canada s’élevait à 163,4 % au deuxième trimestre de 2013. Après rajustement selon la méthode de calcul en vigueur aux États-Unis, il atteignait 151,8 %, ce qui est supérieur au ratio comparable de 137,3 % dans ce pays. Bien que le taux d’augmentation ait ralenti, le niveau d’endettement des ménages au Canada demeure élevé et freinera la demande des consommateurs au cours des prochaines années.

Graphique 2.12 L’endettement des ménages canadiens demeure élevé

Facteur important, la hausse de la dette des ménages s’accompagne d’une augmentation encore plus grande de leur actif. Le ratio valeur nette-revenu des ménages au Canada a enregistré un sommet durant la première moitié de 2013, avec une valeur nette équivalent à plus de six fois le niveau de revenu disponible annuel. Le ratio valeur nette-revenu des ménages canadiens continue d’être supérieur au ratio comparable des États-Unis.

Graphique 2.13 Hausse de la valeur nette des ménages

Les investissements des entreprises contribuent à la croissance économique, à la création d’emplois et à la prospérité dans la province. Toutefois, l’Ontario est à la traîne des États-Unis et du reste du Canada en ce qui a trait à la part du PIB que représentent les investissements des entreprises.

Depuis le début de la reprise, les investissements de l’Ontario dans les machines et le matériel, qui constituent un déterminant clé de la productivité de la main‑d’oeuvre, accusent un retard par rapport à la croissance des investissements aux États-Unis. Bien que les investissements réels de l’Ontario dans ce secteur aient augmenté, l’écart par rapport à ceux des États-Unis s’est creusé.

Graphique 2.14 Les entreprises ontariennes sont en retard sur les entreprises américaines au chapitre des investissements dans les machines et le matériel

Au cours des dernières années, les exportations de l’Ontario ont connu une évolution considérable, tant sur le plan de leur composition que sur celui de leur destination. Entre 2007 et 2012, les exportations de services, notamment les services financiers, professionnels, scientifiques et informatiques, ont bondi de plus de 19 %. Les exportations vers d’autres provinces ont augmenté d’environ 13 %. Au cours de la même période, les exportations de marchandises vers les États-Unis ont baissé de plus de 14 %, tandis que les exportations à destination de pays autres que les États-Unis ont progressé de 23 %.

Cet important virage des exportations ontariennes devrait se poursuivre. L’économie du savoir, qui est en expansion dans la province, contribuera à l’augmentation des exportations de services. Ces dernières représentent environ 33 % des exportations totales et devraient croître à un rythme plus rapide que les exportations de marchandises. En outre, on s’attend à ce que les exportations vers les autres provinces, qui représentent environ 35 % des exportations totales de l’Ontario, se raffermissent à mesure que l’on assiste à une accélération de la croissance dans le reste du Canada. Les exportateurs de l’Ontario développent également de nouveaux marchés dans les économies émergentes en expansion rapide telles que la Chine, l’Inde et l’Indonésie. Parallèlement, la reprise soutenue de la consommation et des investissements des entreprises aux États-Unis, y compris les ventes de véhicules automobiles, favorisera également les exportations internationales de l’Ontario. Les exportations réelles devraient augmenter en moyenne de 3,2 % par année entre 2013 et 2016, soit à un rythme supérieur à celui de 2,4 % prévu pour les importations. Cela entraînera une amélioration des échanges commerciaux nets de l’Ontario et contribuera à la croissance économique générale.

Graphique 2.15 Les exportations devraient augmenter

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau suivant fournit des précisions sur les perspectives économiques du ministère des Finances pour les années 2013 à 2016.

TABLEAU 2.4 Économie de l'Ontario, de 2011 à 2016
(variation en pourcentage)
  Chiffres réels Projection
  2011 2012 2013 2014 2015 2016
Produit intérieur brut réel 1,8 1,5 1,3 2,1 2,5 2,5
Consommation des ménages 2,3 1,4 1,5 2,1 2,2 2,2
Construction résidentielle 3,9 6,7 0,2 (0,9) 1,0 2,4
Construction non résidentielle 8,0 0,4 (0,6) 3,4 3,2 3,5
Machines et matériel 17,5 4,8 0,5 5,6 5,4 5,3
Exportations 6,1 4,4 1,7 3,7 4,0 3,3
Importations 7,4 4,3 1,6 2,7 3,0 2,2
Produit intérieur brut nominal 4,8 3,0 2,5 3,8 4,3 4,3
Autres indicateurs économiques            
Ventes au détail 3,6 1,6 1,9 3,8 3,8 3,8
Mises en chantier de logements (en milliers) 67,8 76,7 59,0 58,0 65,0 68,0
Reventes de logements 2,6 (2,1) 0,5 2,0 2,0 2,0
Revenu primaire des ménages 4,2 3,2 2,9 3,6 4,4 4,7
Rémunération des employés 4,3 3,1 2,9 3,7 4,2 4,4
Excédent net d'exploitation – sociétés 14,1 (2,0) (3,6) 4,6 4,2 4,4
Indice des prix à la consommation 3,1 1,4 1,1 1,8 2,0 2,0
Emploi 1,8 0,8 1,5 1,4 1,6 1,5
Création d'emplois (en milliers) 121 52 104 97 114 110
Taux de chômage (en pourcentage) 7,8 7,8 7,5 7,3 7,0 6,6
Facteurs externes importants            
Produit intérieur brut réel américain 1,8 2,8 1,6 2,6 2,9 2,8
Pétrole brut WTI (en $US le baril) 95 94 99 98 96 96
Dollar canadien (en cents américains) 101,1 100,1 97,4 96,5 97,0 97,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 0,9 0,9 1,0 1,1 1,9 2,8
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 2,8 1,9 2,3 3,0 3,3 3,8
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada (en pourcentage).
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2013), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l'Ontario.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte des économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de former les hypothèses de planification du gouvernement. De plus, dans le cadre du processus d’élaboration du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2013, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour discuter de leur point de vue sur l’économie. Tous les économistes du secteur privé envisagent une croissance continue pour l’économie ontarienne au cours de la période de prévision. Selon la moyenne des prévisions du secteur privé, l’économie ontarienne devrait afficher une croissance de 1,4 % en 2013, de 2,2 % en 2014 et de 2,6 % en 2015 et en 2016. Le ministère des Finances, soucieux de faire preuve de prudence dans sa planification financière, a prévu une croissance du PIB légèrement inférieure à celle des économistes du secteur privé.

TABLEAU 2.5 Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l'Ontario
(en pourcentage)
  2013 2014 2015 2016
BMO Marchés des capitaux (octobre) 1,4 2,2
Central 1 Credit Union (octobre) 1,2 1,9 2,6 2,8
Centre for Spatial Economics (août) 1,3 1,4 2,4 2,4
Marchés mondiaux CIBC (octobre/avril) 1,4 2,3 2,3 2,1
Conference Board du Canada (juillet) 1,2 2,2 2,8 2,6
Groupe Desjardins (octobre/juin) 1,4 2,3 2,8 2,5
IHS Global Insight (juillet) 1,5 2,4 2,7 2,7
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (septembre) 1,5 2,3 2,5
Banque Nationale (octobre) 1,2 2,1
RBC Groupe financier (septembre) 1,3 2,8
Groupe Banque Scotia (octobre) 1,4 2,0
Groupe financier Banque TD (octobre) 1,5 2,3 2,7
Université de Toronto (août) 1,3 2,4 2,9 2,9
Moyenne selon l'enquête sur les prévisions du secteur privé 1,4 2,2 2,6 2,6
Hypothèse de planification de l'Ontario 1,3 2,1 2,5 2,5
Sources : enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l'Ontario (octobre 2013) et ministère des Finances de l'Ontario.

Changement dans les perspectives économiques

Selon les perspectives actuelles moyennes du secteur privé, la croissance du PIB réel de l’Ontario se situe à 1,4 % en 2013, ce qui est légèrement moins élevé que le taux de 1,6 % prévu lors de la publication du budget de 2013. Ces perspectives plus modestes sont le reflet d’une croissance plus lente aux États-Unis. Les prévisions pour 2014 ont elles aussi été révisées quelque peu à la baisse comparativement à celles faites au moment du dépôt du budget de 2013.

Graphique 2.16 Révision à la baisse des perspectives de croissance du secteur privé en 2013 et 2014

Comparaison avec le budget de l’Ontario de 2013

Voici les principaux changements des prévisions comparativement à celles faites dans le cadre du budget de 2013 :

  • baisse de la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2013 et en 2014, suivie d’une croissance plus marquée en 2015;
  • inflation de l’IPC plus modérée cette année et la suivante;
  • croissance plus solide de l’emploi en 2013;
  • croissance plus faible du PIB nominal en 2013 et en 2014, témoignant d’une baisse de la croissance du PIB réel et du ralentissement généralisé de l’inflation.
TABLEAU 2.6 Changements aux principales hypothèses économiques du ministère des Finances : comparaison entre le budget de 2013 et l'exposé économique d'automne (EEA) de 2013
(augmentation en pourcentage)
  2013p 2014p 2015p
  Budget
2013
EEA
2013
Budget
2013
EEA
2013
Budget
2013
EEA
2013
Produit intérieur brut réel 1,5 1,3 2,3 2,1 2,4 2,5
Produit intérieur brut nominal 3,0 2,5 4,1 3,8 4,2 4,3
Ventes au détail 2,5 1,9 3,8 3,8 3,8 3,8
Mises en chantier de logements (en milliers) 61,0 59,0 60,0 58,0 65,0 65,0
Revenu primaire des ménages 2,8 2,9 3,9 3,6 4,2 4,4
Rémunération des employés 2,8 2,9 3,7 3,7 4,3 4,2
Excédent net d'exploitation – sociétés 3,3 (3,6) 5,0 4,6 4,0 4,2
Emploi 1,2 1,5 1,4 1,4 1,5 1,6
Création d'emplois (en milliers) 83 104 98 97 107 114
Indice des prix à la consommation 1,5 1,1 2,0 1,8 2,0 2,0
Facteurs externes importants            
Produit intérieur brut réel américain 2,1 1,6 2,7 2,6 3,1 2,9
Pétrole brut WTI (en $US le baril) 94 99 98 98 99 96
Dollar canadien (en cents américains) 98,0 97,4 99,5 96,5 100,0 97,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 1,0 1,0 1,2 1,1 1,9 1,9
(en pourcentage)
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 2,0 2,3 2,6 3,0 3,2 3,3
(en pourcentage)
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario.
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Energy Information Administration, Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2013) et ministère des Finances de l'Ontario.

Graphique 2.1 : PIB réel de l’Ontario depuis la récession de 2008‑2009
Ce graphique linéaire simple montre le PIB réel de l’Ontario entre le premier trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2013. Avant la récession, le PIB réel de l’Ontario avait atteint un pic de 601,6 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2008 pour redescendre, pendant la récession, à un creux de 570,6 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009. Au deuxième trimestre de 2013, le PIB réel avait grimpé à 621,4 milliards de dollars.

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Graphique 2.2 : Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne
Ce graphique à barres montre les emplois qui se sont créés en Ontario depuis juin 2009. Le nombre total d’emplois s’est accru de 476 000 postes depuis juin 2009, soit 453 000 emplois à temps plein et 23 000 emplois à temps partiel. La hausse du nombre d’emplois se chiffrait à 342 000 dans le secteur privé, à 71 000 dans le secteur public et à 63 000 parmi les travailleurs autonomes. Les secteurs affichant des salaires supérieurs à la moyenne ont enregistré une hausse de 306 000 emplois, tandis que les secteurs où les salaires sont inférieurs à la moyenne ont enregistré 169 000 emplois supplémentaires.

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Graphique 2.3 : La reprise de l’emploi en Ontario devance celle aux É.-U. et la moyenne des pays de l’OCDE
Ce graphique linéaire simple compare les variations en pourcentage du taux d’emploi par rapport au sommet atteint avant la récession en Ontario avec la moyenne affichée par les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) et les États-Unis entre le premier trimestre de 2008 et le troisième trimestre de 2013.
Au troisième trimestre de 2013, l’emploi a repris en Ontario pour atteindre un niveau bien supérieur au sommet affiché avant la récession, tandis qu’aux États-Unis, le niveau se situe en deçà du sommet atteint avant la récession. Au deuxième trimestre de 2013, le taux d’emploi dans les pays membres de l’OCDE était légèrement supérieur au sommet atteint avant la récession.

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Graphique 2.4 : La croissance de l’économie mondiale reprendra
Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel de l’économie mondiale, des économies avancées et des économies émergentes et en développement de 2010 à 2014.
La croissance du PIB réel de l’économie mondiale était de 5,2 % en 2010, de 3,9 % en 2011 et de 3,2 % en 2012. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le taux de croissance devrait être de 2,9 % en 2013 et de 3,6 % en 2014.
La croissance du PIB réel des économies avancées était de 3,0 % en 2010, de 1,7 % en 2011 et de 1,5 % en 2012. D’après le FMI, le taux de croissance devrait être de 1,2 % en 2013 et de 2,0 % en 2014.
La croissance du PIB réel des économies émergentes et en développement s’est établie à 7,5 % en 2010, à 6,2 % en 2011 et à 4,9 % en 2012. D’après le FMI, le taux de croissance devrait être de 4,5 % en 2013 et de 5,1 % en 2014.

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Graphique 2.5 : Raffermissement de la reprise aux É.-U.
Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel des États-Unis de 2009 à 2016. Le PIB réel des États-Unis a diminué de 2,8 % en 2009 et a augmenté de 2,5 % en 2010, de 1,8 % en 2011 et de 2,8 % en 2012. Selon Blue Chip Economic Indicators, le PIB réel des États-Unis devrait s’accroître de 1,6 % en 2013, de 2,6 % en 2014, de 2,9 % en 2015 et de 2,8 % en 2016.

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Graphique 2.6 : Le prix du pétrole devrait rester élevé
Ce graphique linéaire simple montre le prix du pétrole brut WTI de 2000 à 2016. Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) a augmenté, passant de 30 $US le baril en 2000 à 94 $US le baril en 2012. Le prix moyen du baril de pétrole devrait être de 99 $US en 2013. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le prix du pétrole diminuera pour passer à 98 $US le baril en 2014 et à une moyenne de 96 $US le baril en 2015 et 2016.

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Graphique 2.7 : Le dollar canadien devrait demeurer près de la parité
Ce graphique linéaire simple montre le taux de change du dollar canadien de 1990 à 2016 ainsi que les projections faibles et élevées du secteur privé pour la période de 2013 à 2016. La valeur du dollar canadien est passée de 87 cents américains en 1991 à un creux de 64 cents américains en 2002. Elle a affiché une tendance à la hausse de 2003 à 2012 et était à parité avec le dollar américain en 2012. Le ministère des Finances prévoit que le dollar canadien demeurera juste sous la parité jusqu’en 2016, tandis que les projections du secteur privé vont d’une appréciation atteignant 103 cents américains à une dépréciation à un niveau de 93 cents américains en 2016.

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Graphique 2.8 : Les taux d’intérêt devraient augmenter graduellement
Ce graphique linéaire simple montre le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada et le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois du gouvernement du Canada, de 1990 à 2016. Le rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada a connu une baisse entre 1990 et 2012, passant de plus de 10 % à un creux de 1,9 %. On prévoit qu’il s’élèvera graduellement pour s’établir à 3,8 % en 2016. Le taux des bons du Trésor de trois mois a baissé, passant de près de 13 % en 1990 à 0,9 % en 2012. On prévoit qu’il s’élèvera graduellement pour s’établir à 2,8 % en 2016.

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Graphique 2.9 : Les dépenses des ménages, les investissements des entreprises et les échanges commerciaux stimuleront la croissance économique
Ce graphique à barres montre la croissance annuelle moyenne du PIB réel et les contributions à la croissance du PIB réel entre 2000 et 2007 et les contributions prévues entre 2013 et 2016.
La croissance annuelle moyenne du PIB réel de l’Ontario a été de 2,3 % pour la période allant de 2000 à 2007 et on prévoit qu’elle sera de 2,1 % au cours de la période allant de 2013 à 2016.
Les dépenses des ménages ont contribué 2,0 points de pourcentage à la croissance pour la période allant de 2000 à 2007 et on prévoit qu’elles contribueront 1,2 point de pourcentage pour la période allant de 2013 à 2016.
Le gouvernement a contribué 0,8 point de pourcentage à la croissance entre 2000 et 2007 et on prévoit qu’il soustraira 0,1 point de pourcentage de la croissance entre 2013 et 2016.
Les investissements résidentiels ont contribué 0,2 point de pourcentage à la croissance de 2000 à 2007 et on prévoit que leur contribution sera nulle de 2013  à 2016.
Les investissements dans les immobilisations de production, comprenant la propriété intellectuelle et les stocks, ont contribué 0,4 point de pourcentage à la croissance de 2000 à 2007 et leur contribution devrait se maintenir à ce niveau entre 2013 et 2016.
Les échanges commerciaux nets ont soustrait 1,1 point de pourcentage de la croissance entre 2000 et 2007 et on prévoit qu’ils contribueront 0,4 point de pourcentage à la croissance entre 2013 et 2016.

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Graphique 2.10 : L’emploi devrait s’accroître à moyen terme
Ce graphique à barres montre le niveau d’emploi annuel en Ontario de 2009 à 2016. En Ontario, l’emploi est passé de 6,5 millions en 2009 à 6,8 millions en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que l’emploi s’améliorera pour s’élever à 6,9 millions en 2013, à 7,0 millions en 2014, à 7,1 millions en 2015 et à 7,2 millions en 2016.

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Graphique 2.11 : Le logement devrait demeurer abordable en Ontario
Ce graphique linéaire simple montre les coûts hypothécaires en pourcentage du revenu disponible par ménage en Ontario de 1981 à 2016. La ligne indique un sommet de près de 37 % en 1990 et un creux de 20 % en 1998; depuis, on connaît une tendance à la hausse, la proportion s’élevant à 26 % en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que la proportion devrait demeurer près de 27 % de 2013 à 2016.

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Graphique 2.12 : L’endettement des ménages canadiens demeure élevé
Ce graphique linéaire simple montre l’endettement des ménages en pourcentage du revenu disponible par ménage au Canada et aux États-Unis, du premier trimestre de 2000 au deuxième trimestre de 2013.
La ligne représentant le Canada révèle une augmentation constante, passant de 100 % au premier trimestre de 2000 à 152 % au deuxième trimestre de 2013. La ligne représentant les États-Unis dénote également une hausse, la proportion passant de 113 % au premier trimestre de 2000 à 165 % au quatrième trimestre de 2007. Depuis, elle a diminué pour s’établir à 137 % au deuxième trimestre de 2013. La proportion du Canada était inférieure à celle des États-Unis avant le deuxième trimestre de 2011, mais elle est depuis demeurée supérieure à celle des États-Unis.
Nota : À des fins de comparaison, les données canadiennes portent sur les ménages et sur les organismes à but non lucratif offrant des services aux ménages, et la définition de revenu disponible a été modifiée pour inclure celui des organismes à but non lucratif offrant des services aux ménages ainsi que d’autres transferts et paiements.

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Graphique 2.13 : Hausse de la valeur nette des ménages
Ce graphique linéaire simple montre la valeur nette des ménages en proportion du revenu disponible par ménage au Canada et aux États-Unis, du premier trimestre de 2000 au deuxième trimestre de 2013. La ligne représentant le Canada indique une baisse, allant de 6,4 % au deuxième trimestre de 2007 à 5,5 % au premier trimestre de 2009, et la ligne représentant les États-Unis indique aussi une baisse, allant de 6,6 % au premier trimestre de 2007 à 5,1 % au premier trimestre de 2009. Depuis lors, le ratio de la valeur nette des ménages par rapport au revenu disponible a augmenté pour les deux pays, celui du Canada s’élevant à 6,4 % et celui des États-Unis s’élevant à 6,0 % au deuxième trimestre de 2013.
Nota : À des fins de comparaison, les données canadiennes portent sur les ménages et sur les organismes à but non lucratif offrant des services aux ménages, et la définition de revenu disponible a été modifiée pour inclure celui des organismes à but non lucratif offrant des services aux ménages ainsi que d’autres transferts et paiements.

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Graphique 2.14 : Les entreprises ontariennes sont en retard sur les entreprises américaines au chapitre des investissements dans les machines et le matériel
Ce graphique linéaire simple illustre les investissements faits en Ontario et aux États-Unis entre 2008 et 2014 dans les machines et le matériel, ce qui comprend la propriété intellectuelle, indexés selon les chiffres de 2008 qui représentent le seuil de 100. L’indice pour les investissements dans les machines et la matériel a chuté en 2009 jusqu’à 80,9 pour l’Ontario et à 85,7 pour les États-Unis. Depuis lors, ces indices ont tous deux remonté, atteignant 100,6 pour l’Ontario et 108,4 pour les États-Unis en 2012. Selon les Blue Chip Economic Indicators, les investissements dans les machines et le matériel aux États-Unis en 2014 dépasseront de 18,5 % le niveau de 2008, alors que le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que les investissements dans les machines et le matériel en Ontario en 2014 dépasseront de 6,3 % le niveau de 2008.

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Graphique 2.15 : Les exportations devraient augmenter
Ce graphique à barres montre le niveau annuel des exportations de l’Ontario (en dollars de 2007) de 2007 à 2016. Les exportations ont chuté, passant de 336 milliards de dollars en 2007 à un creux de 277 milliards de dollars en 2009. Les exportations ont ensuite augmenté graduellement pour s’établir à 334 milliards de dollars en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit qu’elles augmenteront encore pour atteindre 379 milliards de dollars d’ici 2016.

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Graphique 2.16 : Révision à la baisse des perspectives de croissance du secteur privé en 2013 et 2014
Ce graphique à barres montre la moyenne des prévisions du secteur privé relatives à la croissance du PIB réel de l’Ontario présentée dans le budget de 2013 et dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2013 (les perspectives actuelles).
La moyenne des prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2013 était de 1,6 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 1,4 %.
La moyenne des prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2014 était de 2,4 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 2,2 %.
La moyenne des prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2015 et en 2016 était de 2,5 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 2,6 %.

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