Section I : Créer des occasions de réussir, créer un Ontario plus fort
Section II : Créer des occasions de réussir pour la population
Section III : Perspectives économiques et financières de l'Ontario à moyen terme
Section IV : Mise à jour sur la modernisation du gouvernement
Section V : Résultats financiers provisoires de l'Ontario en 2005-2006
Les occasions de réussir constituent les assises sur lesquelles reposent notre société et notre économie. Le gouvernement veut que tous les Ontariens et Ontariennes aient de telles occasions. Cela est bon pour les familles de l'Ontario et pour l'économie de la province. La population de l'Ontario procure à la province un avantage concurrentiel. Pour que l'Ontario soit à son mieux, il faut que tous les Ontariens et Ontariennes le soient aussi.
Le gouvernement doit s'assurer que la population est en bonne santé et hautement qualifiée et qu'elle a tous les outils nécessaires pour réussir au sein de l'économie mondiale du XXIe siècle. Le gouvernement veut que la population de l'Ontario puisse compter sur des assises financières solides. Pour ce faire, il suit une démarche prudente et équilibrée qui lui permet d'investir dans la prospérité future tout en maintenant la compétitivité du régime fiscal.
Lorsque le gouvernement McGuinty est arrivé au pouvoir en 2003, il a hérité d'un déficit en matière de soins de santé, d'éducation, de compétences et d'infrastructure et sur le plan financier.
Dans son premier budget, le gouvernement McGuinty a annoncé un plan visant à combler le déficit en matière de soins de santé et d'éducation. Ce plan fonctionne. Aujourd'hui, les médecins de famille dispensent des soins à un plus grand nombre d'Ontariennes et d'Ontariens. Le nombre de places dans les écoles de médecine augmenteront de 23 % pour les étudiantes et étudiants de 1re année. Le système de santé public bénéficie de 14 appareils d'imagerie par résonance magnétique (IRM) neufs ou mis à niveau supplémentaires. De plus, les temps d'attente pour les interventions clés, comme les pontages coronariens non urgents et la radiothérapie, sont à la baisse.
Des progrès appréciables sont réalisés dans les écoles de la province. Environ la moitié des élèves de la maternelle à la 3e année, années d'importance capitale, étudient dans des classes de 20 élèves ou moins en Ontario. Le pourcentage des élèves de la 3e à la 6e année qui satisfont aux normes provinciales de lecture, d'écriture et de mathématiques est passé d'environ 50 % à 62 %. De plus, on offre davantage d'aide aux élèves et aux écoles qui en ont besoin.
Dans son deuxième budget, le gouvernement a annoncé un plan pour combler le déficit en matière de compétences en visant des résultats supérieurs pour l'enseignement postsecondaire et la formation. Ce plan fonctionne. L'Ontario a entrepris le plus gros investissement dans l'enseignement supérieur en une génération. Il a créé 75 000 places supplémentaires et doublé l'aide financière accordée aux étudiantes et aux étudiants et, tel qu'on l'a annoncé dans le budget de 2005, il investira 6,2 milliards de dollars sur cinq ans afin d'améliorer la qualité, l'accessibilité et la responsabilité des universités, des collèges et des programmes d'apprentissage de la province.
Le présent budget est le troisième volet du plan du gouvernement visant à renforcer la province en renforçant sa population.
Il crée des conditions favorables pour la population en s'attaquant au déficit en matière d'infrastructure. Le présent budget annonce un nouvel investissement unique considérable de 1,2 milliard de dollars dans les routes, les ponts et les réseaux de transport en commun, notamment un investissement majeur de 838 millions de dollars dans les transports en commun de la région du grand Toronto (RGT). Cet investissement permettrait de réaliser un projet ambitieux, soit de prolonger le métro jusque dans la région de York, et de réaliser de nouveaux projets visant à réduire les embouteillages et à accélérer les déplacements à Mississauga et à Brampton. De plus, on investit 400 millions de dollars dans les routes municipales et les ponts de la province, particulièrement dans les collectivités rurales et du Nord.
La prospérité des Ontariennes et des Ontariens dépend du transport efficient des voyageurs et des marchandises dans la province. En outre, les parents qui travaillent jouissent d'une meilleure qualité de vie lorsqu'ils passent moins de temps dans la circulation.
Cette initiative se greffe au plan d'investissement dans l'infrastructure ReNouveau Ontario du gouvernement, un plan d'une durée de cinq ans doté de plus de 30 milliards de dollars qui prévoit des investissements dans les soins de santé, le système d'éducation, les installations d'eau et d'égouts, le secteur de la justice, les transports et l'infrastructure des transports en commun.
Le gouvernement McGuinty est en voie d'éliminer, au plus tard en 2008-2009, le déficit financier dont il a hérité. On prévoit maintenant que le déficit de 2005-2006 sera de 1,4 milliard de dollars, une baisse par rapport au déficit de 5,5 milliards de dollars affiché en 2003-2004. Le gouvernement a déterminé qu'il n'avait plus besoin de la réserve pour 2005-2006. Le budget sera équilibré un an plus tôt, soit en 2007-2008, s'il n'est pas nécessaire d'utiliser la réserve.
Les progrès réalisés jusqu'à maintenant sont attribuables aux travailleuses et aux travailleurs de l'Ontario. En effet, près de 200 000 emplois nets ont été créés depuis octobre 2003.
En 2005, toujours grâce à la population de l'Ontario, l'économie a affiché des résultats supérieurs aux prévisions de planification du gouvernement et du secteur privé, ce qui a généré des revenus plus élevés. Pour des raisons de stratégie et de prudence, le gouvernement a décidé d'investir plus de 60 % des fonds supplémentaires ainsi libérés pour combler une partie du déficit de l'Ontario en matière d'infrastructure de transport.
Selon la plupart des prévisions actuelles du secteur privé, la croissance sera modeste en Ontario au cours des prochaines années. En raison de l'augmentation des prix du pétrole et de la valeur du dollar canadien, les perspectives de croissance de l'économie à moyen terme ont été revues à la baisse par rapport aux prévisions faites dans le budget de 2005. Comme le gouvernement n'imposera pas de nouveaux impôts et taxes et n'augmentera pas les taxes et impôts existants, ces prévisions laissent croire que la croissance des revenus sera modeste. Le gouvernement doit donc continuer de gérer les finances de la province de façon prudente et disciplinée.
Le gouvernement réalise des progrès concrets en collaborant avec la population de l'Ontario. On s'attend à ce qu'au cours des cinq prochaines années, l'approvisionnement en électricité augmente de plus de 11 000 mégawatts (MW) grâce à une capacité accrue de production et à des mesures de conservation de l'énergie et de gestion de la demande. Cela représente assez d'électricité pour alimenter environ cinq millions de foyers.
Le présent budget comprend un financement supplémentaire de 1,9 milliard de dollars en 2006-2007 pour le secteur de la santé. Il appuie de nouvelles initiatives touchant les services de santé, notamment une aide financière s'appliquant aux pompes à insuline pour les jeunes diabétiques, l'augmentation de l'accès aux programmes de dépistage des maladies chez les nouveau-nés et du cancer du sein, des mesures pour s'assurer que l'Ontario est prêt à faire face à une pandémie de grippe et de nouveaux investissements dans les hôpitaux. Le budget se greffe au plan du gouvernement pour la réussite des élèves en favorisant l'obtention de meilleurs résultats dans les tests de littératie et de mathématiques et l'augmentation du taux de diplomation. Ce document annonce également les prochaines étapes de la mise en oeuvre du Plan d'action pour des résultats supérieurs, élaboré par le gouvernement McGuinty. Ce plan de 6,2 milliards de dollars, annoncé dans le budget de 2005, a pour but de renforcer le système d'éducation postsecondaire et de formation.
Le nouveau gouvernement fédéral a déclaré qu'il voulait s'attaquer au déséquilibre entre sa situation financière et celle des provinces et des territoires. Le gouvernement McGuinty est optimiste quant aux résultats positifs que la population de l'Ontario pourrait tirer de cette initiative. La province a besoin de l'aide du gouvernement fédéral pour bâtir un Ontario fort pour un Canada fort. Pour ce faire, le gouvernement fédéral doit continuer à réduire l'écart de 23 milliards de dollars entre la contribution des Ontariennes et des Ontariens à la Confédération et les transferts et services qu'ils reçoivent.
Il reste encore beaucoup à faire pour accroître l'avantage concurrentiel de la province en renforçant sa population et en s'assurant que tous les Ontariens et Ontariennes ont des occasions de réussir.
Pour créer des occasions de réussir, il faut investir dans les assises de l'économie afin de susciter de meilleures perspectives d'avenir pour les familles et les entreprises de la province.
S'il est vrai que le travail acharné des Ontariennes et des Ontariens ainsi que leurs connaissances et leur savoir-faire sont essentiels à l'économie de la province, on peut dire que l'infrastructure de transport joue un rôle tout aussi important. Toutefois, une infrastructure vieillissante et désuète empêche l'Ontario d'afficher une croissance encore plus forte. De nouveaux investissements de taille dans les transports en commun, les routes, les ponts et les postes frontaliers contribueront à accroître l'avantage économique de l'Ontario, feront en sorte que les entreprises effectueront des investissements et stimuleront la création d'emplois dans la province.
L'infrastructure fait partie du quotidien des Ontariennes et des Ontariens. Les familles qui travaillent ont besoin de routes et de systèmes de transport en commun fiables pour se rendre à la maison, au travail et à l'école. Les entreprises ont besoin de réseaux de transport fiables pour produire des biens et services et les acheminer vers leurs marchés.
Dans le cadre du plan d'investissement dans les infrastructures ReNouveau Ontario, le gouvernement et ses partenaires investissent dans des projets qui augmenteront le nombre d'usagers des services de transport en commun, réduiront les temps de déplacement entre la maison et le travail, favoriseront la sécurité routière et atténueront les embouteillages aux postes frontaliers Ontario - États-Unis.
Dans le présent budget, le gouvernement McGuinty annonce l'initiative Transports-Action Ontario, un nouvel investissement ponctuel de 1,2 milliard de dollars dans l'infrastructure de transport, qui comporte un nouveau financement de 838 millions de dollars pour les transports en commun dans la région du grand Toronto (RGT) et de nouveaux fonds de 400 millions de dollars pour les routes et les ponts de la province. Ces fonds seront surtout versés aux municipalités situées à l'extérieur de la RGT, particulièrement dans les collectivités rurales et du Nord. Ils s'ajoutent à ceux du plan ReNouveau Ontario.
Les investissements dans le transport en commun dans le cadre de l'initiative Transports-Action Ontario permettraient 42 millions de déplacements de plus en transports en commun dans la RGT, ce qui pourrait réduire de 35 millions par année le nombre de déplacements en voiture sur les routes et autoroutes de l'Ontario. En outre, les investissements de Transports-Action Ontario permettraient de réasphalter 3 000 km de routes municipales ou de réparer jusqu'à 800 ponts.
Grâce à Transports-Action Ontario, les Ontariennes et Ontariens pourront passer plus de temps avec leur famille et moins de temps à faire la navette entre la maison et leur lieu de travail. En outre, cette initiative permettra d'assainir l'environnement, d'accroître la sécurité, de réduire les coûts des entreprises et d'améliorer la qualité de vie.
La RGT joue un rôle essentiel dans les économies de l'Ontario et du Canada. C'est un centre du commerce et de l'innovation ayant comme point central Toronto, le troisième centre financier en importance en Amérique du Nord.
Par l'entremise du présent budget, le gouvernement accorde 838 millions de dollars pour la réalisation des projets prioritaires de transport en commun dans la RGT. Il s'agit de l'investissement provincial le plus considérable dans l'amélioration de l'infrastructure municipale des transports en commun dans la RGT depuis le milieu des années 1970. Ces projets pourraient créer environ 23 000 emplois.
Le gouvernement de l'Ontario améliorera la planification et la coordination des transports en commun dans la RGT en :
Il est temps de prolonger le métro de Toronto jusque dans la région du 905.
Par l'entremise d'un fonds créé dans le cadre de l'initiative Transports-Action Ontario, le gouvernement accordera 670 millions de dollars à la ville de Toronto et à la région de York. Ces municipalités pourront utiliser cette aide financière pour construire un nouveau métro qui, pour la première fois, traversera une frontière régionale en Ontario.
Grâce au nouveau financement, la ville de Toronto et la région de York pourraient prolonger le métro jusqu'au Corporate Centre de Vaughan. Le nouveau métro améliorerait les correspondances avec le service VIVA, le service de transport en commun de la région de York, le service de transport en commun de Brampton et le Réseau GO. De plus, il fournirait un service rapide à plus de 65 000 passagers qui se déplacent jusqu'à l'Université York. Après l'aéroport international Pearson, cette université génère le plus grand nombre de déplacements en voiture ayant un seul occupant dans la RGT. Le prolongement du métro réduira l'engorgement de la ligne Yonge et améliorera l'efficacité de la ligne Spadina, car environ 10 % des passagers qui empruntaient la ligne Yonge utiliseront la ligne Spadina. En février 2005, le conseil municipal de la ville de Toronto a réaffirmé que le prolongement de la ligne de métro Spadina/University jusqu'à l'avenue Steeles est la priorité absolue de la ville concernant le prolongement du métro.
Le prolongement du métro jusque dans la région de York procurera un avantage direct au nombre croissant de résidents de Toronto, de York et des régions avoisinantes. Dans la seule région de York, le taux de croissance démographique a été supérieur à 50 % au cours des dix dernières années. De 1986 à 2001, les déplacements de Toronto à York durant la période de pointe du matin ont augmenté presque aussi rapidement en direction nord (52 %) qu'en direction sud (78 %).
On prévoit que, lorsque les travaux de prolongement du métro seront terminés, entre 80 000 et 100 000 déplacements seront effectués tous les jours, de sorte qu'il y aurait chaque jour entre 67 000 et 83 000 déplacements en voiture de moins sur les routes de la province.
La province examinera divers outils financiers afin d'aider la ville de Toronto et la région de York à payer leur part du coût de ce projet de prolongement. Cet examen portera également sur le rôle du secteur privé et l'emploi de stratégies de financement novatrices pour aider à financer le projet à même la croissance prévue des taxes foncières. Par exemple, la province entend déposer un projet de loi établissant un financement par de nouvelles taxes foncières pour cette initiative. Ce nouvel outil financier municipal serait établi à titre de projet pilote, ce qui permettrait d'examiner l'utilisation dans le contexte ontarien.
En plus des investissements provinciaux et municipaux, le prolongement du métro nécessitera l'aide du gouvernement fédéral. Le gouvernement de l'Ontario est heureux des propos tenus le 24 février par le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, qui a déclaré : « Nous devons nous pencher sur les questions d'infrastructure, notamment en ce qui concerne les transports en commun et les routes. Il est important pour l'Ontario, pour le Canada et pour notre économie que le transport des biens et services soit efficace dans la région du grand Toronto et dans tout le Sud de l'Ontario 1. »
La province affectera également, par l'entremise de l'initiative Transports-Action Ontario, 1 million de dollars à la réalisation d'une évaluation environnementale relativement aux perspectives du métro de Scarborough.
En plus de l'investissement effectué dans le cadre de l'initiative Transports-Action Ontario, la province a accordé un montant unique de 200 millions de dollars à la ville de Toronto au titre du transport en commun. La ville pourra affecter cette somme à l'exploitation du métro.
En collaboration avec le gouvernement fédéral et la ville de Toronto, la province investit plus de 1 milliard de dollars dans les priorités de la ville en matière de transport en commun comme le programme de réparation et de remise en état mis en oeuvre par la TTC.
Conjugués à d'autres annonces concernant le financement, comme la possibilité qu'ont maintenant les municipalités d'appliquer au fonctionnement des services de transport en commun les fonds provenant de la taxe sur l'essence, ces investissements dans le transport en commun fournissent des augmentations pluriannuelles à la ville de Toronto qui l'aideront à faire face à ses difficultés budgétaires jusqu'à ce qu'une solution à long terme au déséquilibre fiscal avec le gouvernement fédéral ait été trouvée.
Les voies réservées et les voies express permettent aux autobus d'offrir un service plus rapide, ce qui accroît le nombre d'usagers, rend le transport en commun plus attrayant, améliore les correspondances avec d'autres systèmes de transport en commun, réduit la durée des déplacements et permet de retirer des véhicules de la circulation.
Transports-Action Ontario améliorera les systèmes de transport en commun de la RGT en accordant :
La province, en collaboration avec les villes de Mississauga, de Brampton et de York, apportera une contribution importante à l'expansion du transport en commun dans ces localités. Toutefois, le gouvernement fédéral doit lui aussi apporter une contribution pour que ces projets puissent être menés à bien.
Les municipalités ont indiqué qu'un financement permanent et prévisible était indispensable pour améliorer les transports en commun. Le versement de deux cents le litre provenant de la taxe sur l'essence témoigne de l'engagement du gouvernement McGuinty à l'égard des transports en commun dans la RGT et à la grandeur de l'Ontario. La province donnera plus de souplesse aux municipalités relativement à l'utilisation des fonds provenant de la taxe sur l'essence. En effet, elles ne seront plus tenues d'utiliser ces fonds pour l'expansion des immobilisations servant au transport en commun et pourront les affecter au fonctionnement de leur réseau de transport en commun.
Par ailleurs, le gouvernement va de l'avant en mettant en oeuvre un nouveau programme pluriannuel prévisible de remplacement des autobus municipaux. Ce programme commencera en 2007 et remplace un programme existant, le Programme ontarien des véhicules de transport en commun, qui prend fin aujourd'hui. Pour qu'on soit en mesure de répondre aux besoins actuels jusqu'à ce que le nouveau programme ait été mis en oeuvre, la province fournit 114 millions de dollars aux municipalités qui ont passé des commandes en vue d'obtenir des autobus neufs ou la remise à neuf d'autobus.
Par exemple, le gouvernement :
On a effectué tous ces investissements après une décennie de déclin.
Les routes, les autoroutes et les ponts de la province jouent un rôle important dans le transport des voyageurs et des marchandises en Ontario. Les routes provinciales, qui permettent le transport de plus de 1 billion de dollars de marchandises, sont essentielles pour maintenir l'avantage économique dont jouit l'Ontario.
Le gouvernement a investi des sommes considérables pour améliorer les routes provinciales, les autoroutes et les ponts au cours des deux dernières années, mais il reste beaucoup de pain sur la planche. Les routes doivent être en bon état pour transporter voyageurs et marchandises de façon rapide et sûre. En outre, les municipalités ont indiqué que la réfection des routes et des ponts est une priorité absolue. Or, un grand nombre d'entre elles ont de la difficulté à payer les coûts d'entretien de leurs routes et ponts, qui sont essentiels à leur économie et à leur qualité de vie.
Dans le présent budget, le gouvernement annonce qu'il accordera, par l'entremise de l'initiative Transports-Action Ontario, de nouveaux fonds ponctuels aux municipalités pour les aider à réaliser des projets de construction et d'entretien de routes et de ponts dans la province.
Dans le cadre de Transports-Action Ontario, on accordera 400 millions de dollars aux municipalités – surtout à celles se trouvant à l'extérieur de la RGT, principalement les collectivités rurales et du Nord – pour les aider à répondre à leurs besoins cruciaux en matière d'investissement. Cet investissement de 400 millions de dollars aiderait à réasphalter près de 3 000 km de routes municipales à deux voies ou à réparer jusqu'à 800 ponts locaux. Ces projets municipaux pourraient créer jusqu'à 4 000 emplois.
Les fonds accordés dans le cadre de Transports-Action Ontario se greffent aux programmes mis en oeuvre par le gouvernement pour améliorer les routes et les ponts de la province. Par exemple, le gouvernement :
Comme on l'a annoncé dans le cadre du plan quinquennal d'investissement dans l'infrastructure ReNouveau Ontario, la province continue d'investir dans des éléments cruciaux de l'infrastructure routière.
Les investissements clés visent notamment à :
Ces nouveaux investissements font suite aux progrès réalisés par le gouvernement en vue d'améliorer le réseau routier de l'Ontario. Par exemple, le gouvernement a déjà :
L'économie ontarienne dépend du transport sûr et efficient des voyageurs et des marchandises aux postes frontaliers Canada - États-Unis. Plus de 70 % des exportations du Canada (selon leur valeur) envoyées aux États-Unis par l'entremise du réseau routier passent par les postes frontaliers de l'Ontario. En 2004, 45 millions de véhicules, y compris 9 millions de camions, sont passés par les 14 postes frontaliers Ontario - États-Unis.
L'amélioration des postes frontaliers est un volet essentiel des investissements dans l'infrastructure économique de l'Ontario.
Le gouvernement continuera d'améliorer le transport des voyageurs et des marchandises qui passent par les postes frontaliers. Pour ce faire, il :
Les nouveaux investissements du gouvernement font suite aux progrès qu'il a réalisés afin d'améliorer les passages frontaliers. Par exemple, le gouvernement a :
En plus de faire de nouveaux investissements dans les transports en commun, les routes, les ponts, les autoroutes et les postes frontaliers, le gouvernement appuie d'autres projets d'infrastructure importants qui génèrent des investissements dans la population, créent des occasions de réussir et consolident l'économie de l'Ontario.
Comme la concurrence est féroce à l'échelle mondiale, la prospérité future de l'Ontario dépendra de plus en plus de la capacité de l'économie en matière d'innovation. La recherche est une source fondamentale de nouvelles idées, la matière première de l'innovation. Les chercheurs ontariens réalisent des travaux scientifiques qui sont parmi les meilleurs au monde.
La création du nouveau ministère de la Recherche et de l'Innovation, dirigé par le premier ministre McGuinty, témoigne de l'engagement du gouvernement à l'égard de la recherche et de l'innovation, des aspects fondamentaux de l'avantage économique dont jouit l'Ontario.
Le gouvernement continue d'investir dans l'infrastructure pour soutenir la recherche et l'innovation. À l'automne 2004, il a annoncé qu'il investirait 300 millions de dollars pour des projets dans les universités et les hôpitaux de la province par l'entremise du Fonds pour la recherche en Ontario.
De plus, la province a investi récemment dans d'autres projets appuyant l'infrastructure de recherche. Par exemple, il a versé plus de 13 millions de dollars au parc de la recherche et de la technologie de Waterloo, 10 millions de dollars au parc d'innovation McMaster et 44 millions de dollars au nouveau District de la découverte MaRS à Toronto, qui facilite la commercialisation des découvertes. Le gouvernement appuie l'élaboration de la phase II du District de la découverte MaRS grâce à une contribution supplémentaire de 16,2 millions de dollars en 2005-2006. (Vous trouverez une analyse plus en détail des initiatives de près de 1,7 milliard de dollars en matière de recherche et d'innovation du gouvernement dans le document B, Accroître l'avantage économique de l'Ontario.)
Le gouvernement a entrepris un des plus ambitieux programmes de construction d'installations de production d'électricité en Amérique du Nord. Divers projets d'approvisionnement en électricité ont été annoncés. Au total, l'Ontario Power Generation (OPG), qui appartient au gouvernement, et le secteur privé investiront 11 milliards de dollars dans ces projets. Pendant la période de construction de pointe, plus de 5 000 personnes auront un emploi directement lié à ces projets et des milliers de personnes travailleront dans les usines fournissant l'équipement et les matériaux requis pour ces projets.
Grâce aux investissements effectués dans la construction et la remise à neuf de centrales, l'Ontario continuera de bénéficier d'un approvisionnement en électricité sûr, fiable, stable et abordable. En plus de prendre des mesures pour accroître l'approvisionnement en électricité, le gouvernement a fait de la conservation de l'énergie un élément fondamental de son plan énergétique exhaustif. Deux objectifs de conservation immédiats et mesurables ont été fixés : une réduction de 5 % de la demande prévue en période de pointe en Ontario d'ici 2007 et une réduction de 10 % de la consommation d'électricité au sein du gouvernement d'ici 2007. (Pour plus de renseignements, consulter le Document B, Accroître l'avantage économique de l'Ontario.)
| Nouvel approvisionnement en électricité | Investissement |
|---|---|
| Approvisionnement en énergie renouvelable | 2,7 milliards $ |
| Initiative de transfert d'énergie propre avec le Manitoba | 0,1 milliard $ |
| Nouvelles centrales au gaz | 3,0 milliards $ |
| Tunnel de Niagara | 1,0 milliard $ |
| Accord de remise à neuf – Bruce Power | 4,25 milliards $ |
| Total | $11,0 milliards $ |
| Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis. | |
Certains autres investissements dans l'infrastructure effectués jusqu'à maintenant
1La Presse Canadienne, 24 février 2006.
Tous les Ontariens et Ontariennes doivent avoir l'occasion de réussir, mais cette réussite passe d'abord par l'éducation. La prospérité future de l'Ontario dépend de l'éducation, des compétences et de la santé de sa population.
Il faut donner aux enfants le meilleur départ qui soit dans la vie pour qu'ils réalisent tout leur potentiel. Le gouvernement McGuinty a pour objectif de faire en sorte que les enfants de l'Ontario soient prêts et disposés à réussir à l'école grâce à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité et à la réduction du nombre d'élèves par classe de la maternelle à la 3e année.
Dans le budget de 2005, le gouvernement de l'Ontario a lancé Meilleur départ, un plan ambitieux visant à faire en sorte que les enfants soient prêts à apprendre dès la première journée d'école en 1re année. Dans le cadre de cette initiative, 25 000 nouvelles places devaient être financées dans les services de garde d'enfants titulaires d'un permis d'ici 2007-2008, et ces services devaient devenir plus abordables pour des milliers de familles à faible revenu et à revenu moyen grâce à l'augmentation et au réaménagement des places subventionnées dans les services de garde d'enfants.
L'Ontario a réalisé d'importants progrès en 2005-2006 dans la mise en oeuvre de son initiative Meilleur départ. Les municipalités ont déjà reçu du financement suffisant pour créer plus de 14 000 places dans des services de garde d'enfants titulaires d'un permis et un nombre considérable de places subventionnées pour aider les parents à assumer le coût de ces services.
À l'appui de l'objectif de Meilleur départ, l'Ontario a signé l'accord sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants avec le gouvernement fédéral en vertu duquel il devait recevoir 1,9 milliard de dollars sur cinq ans. Malheureusement, le nouveau gouvernement fédéral a fait part de son intention de résilier cet accord, supprimant 1,4 milliard de dollars destinés aux places dans les services de garde d'enfants, dont les places subventionnées, pour les familles travailleuses. Sans l'aide soutenue du gouvernement fédéral, la province ne peut réaliser son plan initial d'améliorer le système de garde d'enfants et d'accroître les services. Comme il en est fait mention dans le budget de 2005, « [s]ans ces paiements de transfert du gouvernement fédéral, l'Ontario ne pourra pas faire des investissements considérables dans ce domaine important ».
Étant donné l'élimination du financement fédéral au titre de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants après 2006-2007, la province utilisera le dernier paiement fédéral pour soutenir le système de garde d'enfants. Elle allouera 63,5 millions de dollars par année pendant le reste de la période de validité de l'accord initial, soit de 2006-2007 à 2009-2010.
De concert avec les municipalités, la province continuera de presser le gouvernement fédéral de réexaminer sa décision et de respecter l'accord sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants.
Pour bâtir un avenir brillant et prometteur pour tous les Ontariens et Ontariennes et contribuer à faire de la main-d'oeuvre ontarienne la meilleure qui soit, il est essentiel de faire du système d'éducation financé par les deniers publics le meilleur système d'éducation.
Le gouvernement McGuinty vise deux résultats clés pour les élèves. Il veut d'abord que chaque élève obtienne d'excellents résultats en littératie et en mathématiques avant l'âge de 12 ans. Les élèves qui réussissent bien dans les premières années d'études sont beaucoup plus susceptibles de terminer leurs études secondaires et de suivre des études postsecondaires. En fait, 62 % des élèves de 3e et de 6e année de la province satisfont maintenant à la norme provinciale, comparativement à seulement la moitié il y a quelques années. Le gouvernement a financé l'embauche de 2 400 enseignantes et enseignants supplémentaires au palier élémentaire au cours des deux dernières années, si bien que la moitié des élèves de la maternelle à la 3e année se trouvent maintenant dans des classes qui comptent au plus 20 élèves. Le gouvernement McGuinty souhaite ensuite augmenter le taux de diplomation. Des progrès ont été réalisés; ainsi, le pourcentage d'élèves qui ont obtenu leur diplôme d'études secondaires en cinq ans est passé de 68 % en 2003-2004 à 72 % en 2004-2005.
Le gouvernement a établi des objectifs ambitieux relativement à ces résultats importants pour les élèves. Par l'entremise de son programme en matière d'éducation, le gouvernement s'emploie à augmenter le pourcentage des élèves de 6e année qui atteignent ou dépassent la norme dans les tests provinciaux de lecture et de mathématiques pour le faire passer à 75 % d'ici 2008 et à augmenter la proportion d'élèves qui terminent leurs études secondaires en cinq ans pour la faire passer à 85 % d'ici 2010.
Pour obtenir ses résultats clés pour les élèves, le gouvernement a déjà financé l'embauche de 4 300 enseignantes et enseignants supplémentaires à l'élémentaire et au secondaire au cours des deux dernières années.
Pour continuer à faire des progrès relativement à ces deux résultats clés, le gouvernement augmentera de 424 millions de dollars son aide aux conseils scolaires de l'Ontario au cours de l'exercice 2006-2007 pour la faire passer à 11,2 milliards de dollars.
Dans la foulée de son plan pour la réussite des élèves, le gouvernement collabore étroitement avec ses partenaires de l'éducation. Ainsi, en 2006-2007 :
Le gouvernement fait des progrès et obtient des résultats. Ainsi :
Les progrès de l'Ontario dépendent des connaissances et des compétences de sa population. L'Ontario sera dans la meilleure position possible uniquement lorsque tous les Ontariens et Ontariennes auront la possibilité de réaliser leur plein potentiel.
Les collèges et les universités de l'Ontario doivent donner à leurs étudiantes et étudiants les moyens de réussir en les préparant à générer les idées, les produits et les emplois qui assureront la prospérité future.
Dans le budget de 2005, on annonçait un investissement historique cumulatif de 6,2 milliards de dollars par le gouvernement McGuinty dans l'éducation postsecondaire d'ici 2009‑2010.
Le Plan d'action pour des résultats supérieurs vise à améliorer l'accès en contribuant à faire en sorte que tous les Ontariens et Ontariennes qualifiés aient l'occasion de faire des études postsecondaires, à rehausser la qualité en améliorant l'enseignement, la recherche et l'expérience des étudiantes et des étudiants, et à accroître la reddition de comptes par la conclusion d'ententes pluriannuelles avec les établissements.
Le Plan d'action pour des résultats supérieurs contribue à créer des changements réels et positifs. Ainsi, l'aide aux étudiantes et aux étudiants sera doublée. Les étudiantes et étudiants qui reçoivent des prêts du gouvernement de plus de 7 000 $ par année pour financer leurs études n'auront pas à rembourser la partie du prêt supérieure à ce montant. En outre, le financement direct aux collèges et aux universités au titre du fonctionnement sera accru de 35 % et plus de 75 000 places pour étudiantes et étudiants seront créées. Enfin, la recherche novatrice dans des domaines de pointe sera soutenue.
La Plan d'action pour des résultats supérieurs accroît l'aide aux étudiantes et aux étudiants et d'autres formes de financement visant à améliorer l'accès pour que le manque de ressources financières ou d'autres obstacles n'empêchent aucune étudiante ni aucun étudiant qualifié de fréquenter un établissement public d'enseignement postsecondaire de l'Ontario.
En vertu de la prochaine étape du Plan d'action pour des résultats supérieurs :
Améliorations au Régime d'aide financière aux étudiantes et étudiants de l'Ontario (RAFEO)
La dette continuera d'être limitée à 7 000 $ par année d'études terminée.
Grâce au Plan d'action pour des résultats supérieurs :
Le Plan d'action pour des résultats supérieurs encourage les établissements d'enseignement postsecondaire à atteindre des normes supérieures en enseignement et en recherche et à améliorer l'expérience d'apprentissage pour les étudiantes et étudiants.
Le gouvernement a enchâssé le lien entre la qualité et l'éducation postsecondaire dans la loi qui établit le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur. Cet organisme indépendant assurera l'amélioration continue du système d'éducation postsecondaire en surveillant la qualité dans le secteur, l'accès à l'éducation postsecondaire et la reddition de comptes des établissements. Le Conseil entreprendra des recherches sur l'expérience des étudiantes et des étudiants, la qualité, la participation et l'accès, et il conseillera le gouvernement sur la meilleure façon de mesurer le rendement et la collaboration entre les établissements. Le Conseil contribuera également à accroître la transparence et la responsabilité dans le secteur en présentant régulièrement au public des rapports sur les résultats obtenus grâce aux investissements du gouvernement.
Le Plan d'action pour des résultats supérieurs continuera d'améliorer la qualité :
Le Plan d'action pour des résultats supérieurs a fait des progrès pour ce qui concerne l'amélioration de la qualité. Ainsi, le gouvernement a déjà :
Le gouvernement a pour objectif de surveiller la qualité et le rendement du secteur de l'éducation postsecondaire en établissant des objectifs et des indicateurs.
En vertu du Plan d'action pour des résultats supérieurs, le gouvernement continuera d'accroître la reddition de comptes en prenant les mesures suivantes :
Le Plan d'action pour des résultats supérieurs a accru la reddition de comptes. Le gouvernement a déjà :
L'objectif du gouvernement McGuinty consiste à fournir une formation et d'autres services relatifs au marché du travail qui soient efficaces et pertinents, au moment et là où ils sont requis, car tous les Ontariens et Ontariennes doivent avoir accès aux outils dont ils ont besoin pour réussir. La constitution d'une main-d'oeuvre qualifiée, capable de s'adapter, répondra mieux aux besoins en matière d'emplois et maintiendra la compétitivité des industries de l'Ontario. Le gouvernement veut également améliorer l'accès aux possibilités économiques pour les personnes les plus vulnérables, notamment les chômeurs, les personnes sous-employées, les néo-Canadiennes et néo-Canadiens, les travailleurs à faible revenu et les bénéficiaires de l'aide sociale.
Trois ententes historiques touchant l'immigration et les services relatifs au marché du travail, conclues en novembre 2005 avec le gouvernement du Canada, fournissent les ressources nécessaires pour aider les Ontariennes et Ontariens à obtenir de la formation et à trouver de meilleurs emplois. Ces nouvelles ententes prévoient des fonds de 1,2 milliard de dollars qui seront disponibles annuellement d'ici 2009-2010 pour soutenir les services de formation et d'emploi destinés aux Ontariennes et aux Ontariens. Elles s'inscriront dans une stratégie globale d'accès à l'emploi et de renouvellement des compétences dotée d'un budget de 2,1 milliards de dollars, tout comme les programmes de formation novateurs et les nouvelles approches en matière de prestation des services que l'Ontario a annoncés dans les deux derniers budgets. Le Document B, Accroître l'avantage économique de l'Ontario, contient des précisions sur cette stratégie.
Le gouvernement continue à améliorer son plan de formation professionnelle par la mise en oeuvre des mesures suivantes :
Le gouvernement obtient des résultats dans le domaine de la formation professionnelle :
Il faut innover pour s'assurer que l'Ontario dispose d'un système de santé qui s'améliore constamment.
Les investissements visant l'amélioration des soins de santé offerts à la population de l'Ontario demeurent l'une des plus grandes priorités du gouvernement McGuinty. Un système de santé financé par les deniers publics définit en partie notre identité canadienne. C'est l'une des façons dont nous prenons soin les uns des autres.
Pour répondre à cette priorité, le gouvernement haussera son investissement dans la santé et les soins de santé de 1,9 milliard de dollars, ce qui fera passer l'enveloppe de la santé à 35,4 milliards de dollars en 2006-2007. Elle atteindra 38,8 milliards de dollars en 2008-2009, soit 5,3 milliards de dollars de plus qu'en 2005-2006.
Le système de santé apporte à l'Ontario un avantage concurrentiel : les coûts des avantages sociaux liés à la santé que paient les employeurs sont moindres, la hausse rapide des coûts des soins de santé entre beaucoup moins en jeu lors de conflits de travail dans le secteur privé, et l'assurance-santé universelle favorise la mobilité de la main-d'oeuvre. Cet avantage concurrentiel attire les investissements et les emplois, compte tenu particulièrement de la hausse vertigineuse des primes d'assurance-santé privée.
L'une des premières réalisations du gouvernement McGuinty a été de présenter et de faire adopter la Loi de 2004 sur l'engagement d'assurer l'avenir de l'assurance-santé, laquelle protège et améliore le régime d'assurance-santé public et universel. La Loi enchâsse en droit les cinq principes de l'assurance-santé que sont l'universalité, la transférabilité, l'intégralité, la gestion publique et l'accessibilité, et elle ajoute un sixième principe, celui de la responsabilisation. La Loi assure que tous les membres de la société ontarienne ont le droit égal de recevoir des soins de santé de qualité, en fonction de leurs besoins.
Le gouvernement a reconnu que l'argent seul n'est pas la solution. En plus d'investir un montant cumulatif de 8,2 milliards de dollars supplémentaires au cours des deux dernières années, le gouvernement a présenté un projet de loi afin de favoriser l'intégration des services de santé et leur efficacité par rapport aux coûts, et il continuera à travailler en collaboration avec les fournisseurs de soins et les autres parties intéressées afin d'assurer la durabilité du système pour les générations de l'avenir. En même temps, les investissements clés continuent à assurer que le système de santé répond aux besoins des Ontariennes et des Ontariens aujourd'hui.
Cette démarche consiste à effectuer des investissements clés afin d'assurer la viabilité du système de santé et d'obtenir de meilleurs résultats. Elle transforme de multiples manières les soins de santé et le système de santé en Ontario grâce à des innovations touchant :
Dans le présent budget, le gouvernement intensifie ses efforts en vue de promouvoir l'amélioration de la santé et la prévention des maladies par les moyens suivants :
Le gouvernement a réalisé des progrès en vue de promouvoir la prévention des maladies et le maintien de la santé. Voici les initiatives qu'il a déjà mises en oeuvre :
Le gouvernement continuera à améliorer l'accès aux médecins, au personnel infirmier et aux autres professionnels de la santé par les moyens suivants :
Le gouvernement a réalisé des progrès en vue d'améliorer l'accès. Voici les initiatives qu'il a déjà mises en oeuvre :
Le temps d'attente pour un pontage coronarien non urgent a été ramené de 30 à 15 jours; pour une angiographie non urgente, de 23 à 14 jours; et pour un traitement de radiothérapie, le temps d'attente a diminué de plus d'une semaine dans l'ensemble de la province.
Le gouvernement continuera à réduire les temps d'attente en 2006-2007 par les moyens suivants :
Le gouvernement a réalisé des progrès en vue de réduire les temps d'attente. Voici les initiatives qu'il a déjà mises en oeuvre :
Le gouvernement a pour objectif de moderniser l'infrastructure du système de santé de l'Ontario en mettant le matériel à niveau et en accroissant la capacité du système de répondre aux besoins découlant de la croissance et du vieillissement de la population.
Le gouvernement continuera à accomplir des progrès vers cet objectif par les moyens suivants :
Ces investissements s'ajoutent à divers projets d'infrastructure en cours dans le secteur de la santé. Voici les initiatives que le gouvernement a déjà mises en oeuvre :
Le gouvernement a pour objectif d'accroître l'efficience et la responsabilisation au moment où la province transforme son système de soins de santé pour qu'il soit davantage géré au niveau local, rationalisé, optimisé et axé sur les résultats pour les patients.
Le gouvernement continuera à améliorer l'efficience et la responsabilisation par les moyens suivants :
Le gouvernement a amélioré l'efficience et la responsabilisation. Voici les initiatives qu'il a mises en oeuvre :
Le gouvernement McGuinty reconnaît que, pour que chaque Ontarienne et Ontarien puisse participer à la prospérité économique de l'Ontario, il doit s'assurer que tous les citoyens ont accès au soutien et aux occasions de réussir dont ils ont besoin.
Pour saisir de telles occasions, les jeunes doivent avoir accès au soutien dont ils ont besoin dans leur collectivité et leur école. Pour être en mesure de profiter de la prospérité de l'Ontario, les citoyens les plus vulnérables doivent recevoir les services et le soutien dont ils ont besoin. Pour contribuer à une économie solide et florissante, les familles doivent avoir le soutien nécessaire pour subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux et pour faire la transition entre l'aide sociale et le travail.
Pour relever ces défis, l'investissement que le gouvernement fait pour soutenir les jeunes à risque ainsi que les adultes et les familles vulnérables de l'Ontario augmentera de 218 millions de dollars pour passer à 10,3 milliards de dollars en 2006-2007 puis à 10,6 milliards de dollars en 2008-2009.
Outre les initiatives décrites ci-après, le gouvernement instaure une stratégie d'accès à l'emploi et de renouvellement des compétences qui permettra à plus d'Ontariennes et d'Ontariens de parfaire leurs compétences et de participer plus pleinement à l'économie.
Le gouvernement investit dans de nouveaux services de soutien destinés aux jeunes à risque en prenant les mesures suivantes :
Le gouvernement a déjà :
Le gouvernement a instauré un certain nombre d'initiatives pour aider les adultes en âge de travailler à faire la transition entre l'aide sociale et un emploi, pour soutenir les personnes qui sont les moins capables de prendre soin d'elles-mêmes et pour accroître le soutien du revenu pour les adultes et les familles à faible revenu.
Le gouvernement continue d'améliorer les programmes qui aident les adultes en âge de travailler à faire la transition entre l'aide sociale et un emploi rémunéré en prenant la mesure suivante :
Cet investissement s'appuie sur les initiatives antérieures du gouvernement qui facilitent la transition vers le travail. Ainsi, le gouvernement a déjà :
Avec ce budget, le gouvernement fait des investissements clés pour améliorer la vie des personnes ayant une déficience intellectuelle, des personnes âgées à faible revenu et d'autres personnes vulnérables de notre société en prenant les mesures suivantes :
Ces investissements s'appuient sur des initiatives antérieures destinées à aider les personnes qui ont le plus besoin de soutien. Le gouvernement a déjà :
Le gouvernement améliore les programmes de sécurité du revenu pour les adultes et les familles à faible revenu en prenant les mesures suivantes :
Le gouvernement a déjà pris des mesures qui ont contribué à accroître le soutien du revenu pour les Ontariennes et Ontariens à faible revenu. Ainsi, il a :
Une nouvelle Entente Canada-Ontario concernant le logement abordable se traduira par un investissement significatif dans le logement abordable. Les deux ordres de gouvernement verseront chacun 301 millions de dollars auxquels s'ajouteront des contributions supplémentaires des administrations municipales. En vertu de cette nouvelle entente, l'investissement global dans le logement abordable sera d'au moins 734 millions de dollars. Ces investissements permettront :
Pour que le gouvernement puisse effectuer des investissements dans l'éducation, les soins de santé, l'infrastructure et une économie vigoureuse, il faut que les assises financières de la province soient solides. En 2003-2004, l'Ontario a accusé un déficit de 5,5 milliards de dollars parce que, pendant longtemps, la croissance annuelle des dépenses a été nettement supérieure à la croissance annuelle des revenus de la province.
En adoptant une démarche responsable et axée sur la discipline en matière de planification financière, le gouvernement a réalisé des progrès rapidement en vue d'équilibrer le budget de la province. En 2004-2005, le déficit était de 1,6 milliard de dollars, soit 3,9 milliards de dollars de moins que le déficit affiché en 2003-2004. La hausse des revenus et la baisse des frais d'intérêt sur la dette ont permis au gouvernement d'investir davantage dans les priorités clés tout en dépassant l'objectif de réduction du déficit fixé dans le budget de 2005, qui était de 2,8 milliards de dollars pour 2005-2006. En outre, la réserve de 1,0 milliard de dollars que le gouvernement a établie pour s'assurer d'atteindre son objectif financier en 2005-2006 n'est plus nécessaire. Par conséquent, dans le présent budget, le gouvernement prévoit que le déficit provisoire sera de 1,4 milliard de dollars en 2005-2006, soit 186 millions de dollars de moins que le déficit affiché en 2004-2005, et 1,4 milliard de dollars de moins que le montant prévu dans le budget de 2005.
Le gouvernement est toujours déterminé à atteindre ses objectifs financiers. Le plan financier de la province prévoit que l'on effectuera des investissements à long terme sans précédent dans l'infrastructure, l'éducation postsecondaire et la formation, l'éducation, les soins de santé et les programmes s'adressant aux jeunes vulnérables et à risque de l'Ontario tout en éliminant le déficit au plus tard en 2008-2009. Les perspectives financières à moyen terme confirment les objectifs de réduction du déficit fixés dans le budget de 2005. Le déficit devrait être de 2,4 milliards de dollars en 2006-2007 et de 1,5 milliard de dollars en 2007-2008 et éliminé en 2008-2009. Le budget sera équilibré un an plus tôt si on n'a pas besoin de la réserve de 1,5 milliard de dollars en 2007-2008.
La Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières établit un certain nombre de critères que le plan financier de la province doit respecter. Ces critères ont pour but d'assurer le plus haut niveau de transparence et de responsabilité en matière de planification financière et de présentation de renseignements financiers.
Depuis l'entrée en vigueur de cette loi en décembre 2004, le gouvernement en a toujours respecté les exigences, relevant ainsi la barre en matière de transparence et de responsabilité. Il fournit davantage de renseignements, présente des rapports au moment opportun et fournit plus de précisions sur les sensibilités et les risques économiques et financiers, ce qui a renforcé la confiance du public et des investisseurs à l'égard des perspectives financières du gouvernement.
En vertu de la Loi, le gouvernement de l'Ontario doit, lorsqu'il prévoit accuser un déficit, élaborer un plan visant à rétablir l'équilibre budgétaire. Le plan financier visant à éliminer le déficit d'ici 2008-2009, au plus tard, que le gouvernement a élaboré comporte les éléments suivants :
Le plan financier de l'Ontario est inextricablement lié aux perspectives de rendement économique. Comme ce plan ne prévoit pas de nouveaux impôts et taxes ni d'augmentation des impôts et des taxes, la croissance économique détermine dans une large mesure l'augmentation des revenus fiscaux. Parallèlement, certains aspects du rendement économique comme l'emploi, les revenus et les prix à la consommation ont une incidence sur les fonds que la province affecte aux services sociaux. En outre, les taux d'intérêt peuvent avoir une incidence majeure sur l'économie de l'Ontario et sur le coût de financement de la dette du gouvernement.
On prévoit que l'Ontario affichera une croissance économique soutenue pendant la période de prévision. Malgré les défis associés à la conjoncture mondiale, les prévisionnistes du secteur privé s'attendent tous à ce que l'économie ontarienne continue de croître. Ils prévoient que le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel sera en moyenne de 2,6 % en 2006, de 2,6 % en 2007 et de 3,1 % en 2008.
On s'attend également à ce que les prix élevés du pétrole, la vigueur du dollar canadien et la hausse des taux d'intérêt restreignent la croissance économique en 2006. On prévoit que, à mesure que l'économie ontarienne s'adaptera à l'évolution de la conjoncture mondiale, son taux de croissance augmentera à moyen terme.
| Chiffres réels | Prévisions | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2004 | 2005e | 2006 | 2007 | 2008 | |
| Croissance du PIB réel | 2,7 | 2,7 | 2,3 | 2,5 | 2,9 |
| Croissance du PIB nominal | 4,9 | 5,3 | 4,5 | 4,3 | 4,7 |
| Taux de chômage | 6,8 | 6,6 | 6,3 | 6,2 | 6,1 |
| Inflation de l'IPC | 1,9 | 2,2 | 2,1 | 1,8 | 1,8 |
| e = estimation du ministère des Finances concernant la croissance du PIB réel et nominal. | |||||
| Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l'Ontario. | |||||
La conjoncture mondiale pourrait évoluer de diverses façons, ce qui pourrait avoir une influence considérable sur la croissance économique de l'Ontario au cours des prochaines années. Par exemple, les prévisions du secteur privé concernant la valeur du dollar canadien en 2008 varient de 81,6 cents américains à 88,6 cents américains et celles concernant les prix du pétrole varient de 41,70 $US le baril à 56,10 $US le baril en moyenne.
| Chiffres réels | Prévisions | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | |
| Dollar canadien (cents américains) | 76,8 | 82,5 | 86,6 | 86,9 | 85,9 |
| Pétrole brut ($US le baril) | 41,4 | 56,5 | 60,5 | 56,6 | 49,9 |
| Croissance du PIB réel des É.-U. (en pourcentage) | 4,2 | 3,5 | 3,4 | 3,0 | 3,1 |
| Taux des bons du Trésor de 3 mois (en pourcentage) | 2,2 | 2,7 | 3,9 | 4,1 | 4,3 |
| Taux des obligations de 10 ans du gouv. (en pourc.) | 4,6 | 4,1 | 4,3 | 4,6 | 5,2 |
| Sources : Banque du Canada, New York Mercantile Exchange, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars 2006) et enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l'Ontario (mars 2006). | |||||
Compte tenu de l'incertitude inhérente aux projections, le gouvernement doit faire preuve de prudence en matière de planification financière, notamment en ce qui concerne les prévisions de croissance économique. Pour les besoins du présent budget, on prévoit que le taux de croissance du PIB réel de l'Ontario sera de 2,3 % en 2006, de 2,5 % en 2007 et de 2,9 % en 2008, ce qui est inférieur à la moyenne annuelle des prévisions du secteur privé. Comme les présentes perspectives économiques de l'Ontario prévoient une croissance modeste des revenus à court terme, il importe d'adopter une démarche prudente et axée sur la discipline relativement aux nouvelles dépenses.
Pour plus de renseignements sur les perspectives économiques de l'Ontario, consulter l'annexe du Document B, Perspectives économiques de l'Ontario.
| Chiffres provisoires 2005-2006 |
Plan 2006-2007 |
Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2007-2008 | 2008-2009 | |||
| Revenus fiscaux | ||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 21,0 | 21,7 | 22,9 | 24,3 |
| Taxe de vente au détail | 15,5 | 16,2 | 17,1 | 18,0 |
| Impôt sur les sociétés | 9,7 | 9,8 | 10,2 | 10,5 |
| Contribution-santé de l'Ontario | 2,4 | 2,6 | 2,7 | 2,8 |
| Autres taxes et impôts | 11,0 | 11,0 | 11,4 | 11,5 |
| Total des revenus fiscaux | 59,7 | 61,3 | 64,2 | 67,1 |
| Gouvernement du Canada | 13,2 | 13,6 | 14,9 | 15,3 |
| Revenus des entreprises publiques | 4,2 | 3,9 | 4,1 | 4,3 |
| Autres revenus non fiscaux | 6,8 | 7,0 | 7,0 | 7,3 |
| Total des revenus | 83,9 | 85,7 | 90,3 | 94,0 |
| Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis. | ||||
On prévoit que le total des revenus augmentera de 1,8 milliard de dollars, ou de 2,1 %, en 2006‑2007. Les revenus de 2008-2009 devraient totaliser 94,0 milliards de dollars, soit une hausse de 8,2 milliards par rapport aux prévisions de 85,7 milliards de dollars en 2006-2007. Cela représente un taux d'augmentation annuelle de 4,7 % en moyenne.
Les revenus fiscaux devraient augmenter de 1,5 milliard de dollars, ou de 2,6 %, en 2006-2007 et de 5,8 milliards de dollars entre 2006-2007 et 2008-2009, ce qui représente un taux d'augmentation annuelle de 4,7 % en moyenne. Cela est conforme à une croissance annuelle moyenne de 4,5 % du PIB nominal au cours de la période de 2006 à 2008. Ces prévisions ne comportent aucun nouvel impôt ou nouvelle taxe ni aucune augmentation des impôts et taxes.
Les transferts du gouvernement du Canada devraient augmenter de 0,4 milliard de dollars, ou de 2,7 %, en 2006-2007 en raison surtout de la hausse des transferts prévus par les accords en vigueur, ainsi que de nouveaux transferts prévus par l'Entente Canada-Ontario de 2005 et l'entente de développement du marché du travail. L'augmentation de 2006-2007 est assez modeste, car la province a obtenu en 2005-2006 les derniers revenus provenant des anciens Suppléments au titre du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux et du Fonds pour l'équipement médical. Les transferts du gouvernement du Canada devraient augmenter de 1,7 milliard de dollars entre 2006-2007 et 2008-2009, soit un taux de croissance moyen de 6,0 % par année. Ces prévisions sont fondées sur les ententes fédérales-provinciales en vigueur et les engagements financiers connexes, y compris l'entente Canada-Ontario de 2005. Les transferts du gouvernement du Canada pour l'apprentissage et la garde des jeunes enfants ne sont pas compris dans les perspectives de revenus à compter de 2007-2008, étant donné que le nouveau gouvernement fédéral a annoncé qu'il mettait fin à l'entente.
On prévoit que les revenus des entreprises publiques diminueront de 0,3 milliard de dollars, ou de 6,9 %, en 2006-2007, puis qu'ils augmenteront au cours de la période de prévision. Ces prévisions sont fondées principalement sur les données fournies par les entreprises publiques. La baisse affichée en 2006-2007 s'explique par la diminution des revenus nets de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (SLJO), de l'Ontario Power Generation et de Hydro One. La diminution des revenus nets de la SLJO en 2006-2007 est surtout attribuable à la concurrence à laquelle continuent de faire face les casinos situés à proximité des frontières. On prévoit que les revenus nets de l'OPG et de Hydro One diminueront en 2006-2007 par rapport aux revenus nets plus élevés que prévus enregistrés en 2005-2006. Ces revenus s'expliquent en partie par la hausse de la demande d'électricité et de son prix pendant l'été, qui a été exceptionnellement chaud. De plus, une baisse des revenus nets de l'OPG est prévue en 2006-2007 en raison de la décision stratégique du gouvernement de venir en aide aux consommateurs ontariens en augmentant la stabilité du prix de l'électricité. Pour ce faire, le gouvernement abaissera, puis prolongera de trois ans la limite de revenus pour la majeure partie de la production non réglementée de l'OPG. On prévoit que les revenus nets combinés des entreprises publiques augmenteront à moyen terme.
Les autres revenus non fiscaux devraient augmenter de 0,2 milliard de dollars, ou de 2,7 %, en 2006-2007 et de 0,3 milliard de dollars entre 2006-2007 et 2008-2009, soit d'un taux moyen de 2,2 % par année. Ces revenus proviennent de diverses sources, dont le remboursement des dépenses engagées par la province pour divers services, les droits perçus par le gouvernement pour les permis et licences, les revenus générés par les ventes et locations ainsi que les redevances versées à la province relativement aux ressources de la Couronne. En général, les revenus non fiscaux sont surtout influencés par les facteurs démographiques, les politiques relatives aux revenus et les facteurs cycliques ayant une incidence sur certains revenus, notamment les redevances provenant du bois de la Couronne.
Les paiements de transfert fédéraux sont un élément clé dont l'Ontario tient compte pour déterminer les ressources financières qu'il peut affecter à ses priorités. Cette année, ces paiements représenteront 16 % des revenus totaux de la province. L'Ontario a besoin de cette source de revenus pour pouvoir appuyer la croissance de l'économie et dispenser des services publics de qualité.
Ces dernières années, le gouvernement fédéral a investi des sommes considérables dans les paiements de transfert qu'il verse aux provinces. Il souhaite ainsi commencer à contrebalancer les réductions auxquelles il a procédé au milieu des années 1990. La majeure partie de ces fonds a été affectée aux soins de santé. Les augmentations les plus importantes des paiements de transfert versés dans le domaine de la santé ont servi à financer la réduction des temps d'attente dans les secteurs prioritaires et à garantir des augmentations annuelles du Transfert canadien en matière de santé (TCS). Ces investissements fédéraux, entérinés en septembre 2004 lors de la réunion des premiers ministres sur les soins de santé, ne constituent pas une solution permanente aux problèmes de financement des soins de santé auxquels l'Ontario fait face. Toutefois, ces fonds sont un élément essentiel des initiatives continues de l'Ontario visant à relever le défi de taille que constitue la croissance rapide de la demande dans le secteur provincial des soins de santé. Il sera essentiel de maintenir et de hausser la croissance actuelle des transferts fédéraux et de gérer la croissance des dépenses dans le secteur de la santé afin d'éviter toute érosion des services de santé en Ontario.
Par ailleurs, les gouvernements de l'Ontario et du Canada ont fait des progrès en vue de combler l'écart entre les revenus fédéraux perçus dans la province et les transferts et services que les Ontariennes et Ontariens reçoivent du gouvernement fédéral. En 2004, cet écart se situait à 23 milliards de dollars.
En mai 2005, l'Ontario et le gouvernement fédéral ont conclu une entente en vertu de laquelle le gouvernement du Canada s'est engagé à investir 5,75 milliards de dollars sur cinq ans dans la province. Cette somme devait être investie dans l'enseignement supérieur, le développement du marché du travail, l'établissement des immigrants, les villes, le logement, l'infrastructure, la lutte contre les changements climatiques, la mise en place d'un système unique de perception de l'impôt sur les sociétés et l'harmonisation des activités fédérales et provinciales d'inspection des viandes. Dans le document intitulé Mise à jour économique et financière, publié à l'automne 2005, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il prolongeait son engagement d'un an, de sorte que l'Ontario recevra des fonds totalisant 6,9 milliards de dollars.
L'Ontario est heureux de constater que le nouveau gouvernement fédéral s'est engagé à respecter l'entente Canada-Ontario de 2005.
Le plan financier à moyen terme de l'Ontario tient compte de l'incidence que l'entente Canada-Ontario de 2005 aura sur les revenus et les charges de 2006-2007 à 2008-2009, lorsque les fonds doivent être versés directement au gouvernement de l'Ontario. L'Ontario déterminera de concert avec le gouvernement fédéral le moment où le reste du financement sera fourni en vertu de l'entente.
| 2006-2007 | 2007-2008 | 2008-2009 | Total pour les trois exercices | |
|---|---|---|---|---|
| Immigration 1 | 2 | 2 | 2 | 6 |
| Partenariat sur le marché du travail | 93 | 108 | 155 | 356 |
| Perception de l'impôt sur les sociétés | — | 250 | 150 | 400 |
| Enseignement supérieur | — | 350 | 400 | 750 |
| Logement | 150 | — | — | 150 |
| Infrastructure | — | 100 | 100 | 200 |
| Changements climatiques | 40 | 140 | 158 | 338 |
| Revenus totaux inclus dans le plan financier | 285 | 950 | 965 | 2 200 |
Jusqu'à maintenant, l'engagement pris par le gouvernement fédéral en 2005 a mené à la signature de trois ententes. Une entente de principe sur le financement des villes a été signée en juin 2005 pour aider ces dernières à répondre à leurs besoins en matière d'infrastructure. L'Accord Canada-Ontario sur l'immigration et l'Entente de partenariat Canada-Ontario sur le marché du travail ont été conclus en novembre 2005 pour aider les nouveaux arrivants ainsi que d'autres Ontariennes et Ontariens à décrocher de meilleurs emplois. Dans le cadre de l'Accord Canada-Ontario sur l'immigration, le gouvernement fédéral fournit 320 millions de dollars par année d'ici 2009-2010 pour les services aux nouveaux arrivants. L'Accord de partenariat Canada-Ontario sur le marché du travail prévoit 314 millions de dollars par année d'ici 2009-2010 pour les services d'intégration au marché du travail, dont la moitié sera transférée à l'Ontario et l'autre moitié sera fournie sous forme de prestation de services aux Ontariennes et Ontariens par le gouvernement fédéral.
On a également conclu l'entente de développement du marché de travail, qui se greffe à l'entente de mai 2005. Elle porte sur d'autres services de formation et d'emploi s'adressant à la population de l'Ontario et prévoit le transfert annuel, d'ici 2007-2008, de 582 millions de dollars en fonds d'Assurance-emploi qui sont actuellement dépensés par le gouvernement fédéral.
Ces trois ententes historiques portant sur l'immigration et les services liés au marché du travail fourniront une somme de 1,2 milliard de dollars par année d'ici 2009-2010. Le gouvernement de l'Ontario utilise ce financement pour aider à créer la Stratégie d'accès à l'emploi et de renouvellement des compétences, laquelle se greffe au Système de formation et d'emploi à guichet unique de l'Ontario.
Pour atteindre son objectif de maintenir la prospérité de la province, l'Ontario doit travailler de façon constructive avec le gouvernement fédéral en vue de mettre en oeuvre un ensemble viable de mesures fiscales fédérales-provinciales axées sur des principes qui continuera de réduire l'écart fiscal. Le respect des ententes conclues récemment est un pas dans la bonne direction en vue de donner suite aux préoccupations de l'Ontario. Toutefois, le gouvernement fédéral devra accroître ses paiements afin de respecter son engagement de garantir que le temps d'attente ne dépasse pas un maximum, de créer et de maintenir une main-d'oeuvre hautement qualifiée et compétitive en investissant dans l'éducation postsecondaire, d'améliorer l'infrastructure nationale et de réaliser d'autres initiatives importantes.
L'Ontario est heureux que le nouveau gouvernement fédéral actuel se soit engagé à régler le déséquilibre fiscal. Le seul moyen d'établir un équilibre fiscal consiste à utiliser les deniers publics perçus par tous les paliers de gouvernement de la façon la plus efficace possible pour que l'on dispose d'un système de santé viable, d'un système d'éducation d'excellente qualité ainsi que d'une infrastructure et de services municipaux qui répondent aux besoins des personnes et des entreprises qui s'en servent.
La population de l'Ontario s'attend à un traitement équitable dans toutes les relations de la province avec le gouvernement fédéral. Le nouveau gouvernement fédéral doit veiller à ce que l'argent des transferts fédéraux tels que le Transfert canadien en matière de santé (TCS) et le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS) soit fourni selon le nombre d'habitants. Ce n'est pas le cas actuellement et, en fait, un trop grand nombre de programmes et de transferts fédéraux désavantagent les Ontariennes et Ontariens. Cette situation n'est ni raisonnable, ni équitable.
Le gouvernement McGuinty s'est engagé à l'égard d'un Ontario vigoureux et prospère à l'intérieur d'un Canada vigoureux et prospère. Le gouvernement de l'Ontario s'emploiera toujours à renforcer le Canada, mais il lui incombe également de défendre les intérêts des Ontariennes et des Ontariens. L'écart entre ce que la population de l'Ontario paie au gouvernement fédéral et ce qu'elle reçoit en retour doit être réduit dans l'intérêt de tous les Canadiens et Canadiennes.
Les mesures fédérales visant à corriger le déséquilibre fiscal doivent être aussi avantageuses pour les habitants de l'Ontario que pour ceux des autres provinces.
En raison du rôle important que jouent les transferts fédéraux dans la situation financière globale de l'Ontario, les baisses de cette source de revenus ont un effet négatif sur la province. En définitive, l'impossibilité de se fier aux transferts fédéraux réduit la capacité à long terme de l'Ontario d'investir dans la province et dans sa population.
L'impossibilité de se fier aux ententes fédérales-provinciales réduit aussi la capacité de la province d'effectuer certains investissements. L'Ontario sera très touché par cette situation au cours des deux prochaines années. L'expiration de transferts fédéraux uniques en matière de santé signifie que les fonds que le gouvernement fédéral verse à l'Ontario pour les soins de santé diminueront de 74 millions de dollars en 2006-2007 comparativement aux fonds accordés en 2005‑2006. À compter de 2007-2008, un autre programme important, l'Accord Canada-Ontario sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants, signé en novembre 2005, sera touché. Aux termes de cet accord, l'Ontario aurait reçu 1,9 milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir le programme « Meilleur départ », le programme ontarien d'apprentissage et de garde des enfants de moins de six ans. Comme le gouvernement fédéral a annoncé récemment qu'il annulerait l'accord, l'Ontario ne peut plus compter recevoir 1,4 milliard de dollars qui devaient être affectés aux places en garderie et aux subventions accordées de 2007-2008 à 2009-2010 aux parents qui travaillent. Par conséquent, ce montant a été exclu des prévisions de revenus faites dans le présent budget. Cela signifie que, sans une participation soutenue du gouvernement fédéral, la province ne pourra pas améliorer son système de services de garde ni lui faire prendre de l'expansion tel que prévu.
Tel qu'il est indiqué dans le plan financier à moyen terme présenté dans le budget de 2005, on prévoit que le déficit sera de 2,4 milliards de dollars en 2006-2007 et de 1,5 milliard de dollars en 2007-2008 et qu'il sera éliminé en 2008-2009. Si on n'a pas besoin de la réserve en 2006-2007, on prévoit que le déficit sera de 1,4 milliard de dollars. Le déficit sera éliminé un an plus tôt si on n'a pas besoin de la réserve en 2007-2008.
Conformément à la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, le tableau suivant fournit des précisions sur les revenus et les charges prévus de 2005-2006 à 2008-2009. On trouvera plus de détails dans l'annexe du Document A, Détails des finances de l'Ontario.
| Chiffres provisoires 2005-2006 |
Plan 2006-2007 |
Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2007-2008 | 2008-2009 | |||
| Total des revenus | 83,9 | 85,7 | 90,3 | 94,0 |
| Charges | ||||
| Programmes | ||||
| Secteur de la santé | 33,5 | 35,4 | 37,3 | 38,8 |
| Secteur de l'éducation 1 | 11,5 | 12,0 | 12,6 | 12,7 |
| Secteur de l'éducation postsecondaire et de la formation | 4,7 | 5,2 | 5,9 | 6,0 |
| Secteur des services sociaux et à l'enfance | 10,1 | 10,3 | 10,5 | 10,6 |
| Secteur de la justice | 3,1 | 3,2 | 3,2 | 3,2 |
| Autres programmes | 13,3 | 11,5 | 11,1 | 11,3 |
| Total – Programmes | 76,2 | 77,7 | 80,6 | 82,6 |
| Intérêt sur la dette | 9,1 | 9,4 | 9,7 | 9,9 |
| Total des charges | 85,3 | 87,1 | 90,3 | 92,5 |
| Excédent/(Déficit) avant la réserve | (1,4) | (1,4) | 0,0 | 1,5 |
| Réserve | — | 1,0 | 1,5 | 1,5 |
| Excédent/(Déficit) | (1,4) | (2,4) | (1,5) | 0,0 |
Les perspectives financières à moyen terme tiennent compte des nouveaux investissements annoncés par le gouvernement dans le présent budget ainsi que dans les budgets de 2004 et de 2005 dans les domaines des soins de santé, de l'éducation, de l'éducation postsecondaire et de la formation, de même que dans l'infrastructure de l'Ontario et d'autres priorités.
Les perspectives de charges à moyen terme, quant à elles, tiennent compte de l'engagement du gouvernement de continuer à mieux aligner la croissance générale des dépenses sur celle des revenus. À moyen terme, les charges totales passeront de 87,1 milliards de dollars en 2006-2007 à 92,5 milliards de dollars en 2008-2009, soit une augmentation de 5,4 milliards de dollars. On prévoit que le taux de croissance annuelle des charges totales sera en moyenne de 3,0 % pendant cette période, ce qui est inférieur au taux de croissance moyen des revenus de 4,7 % par année prévu à moyen terme.
Avec la publication du présent budget, le gouvernement élargit la portée de l'information financière de la province pour y inclure les résultats financiers de trois partenaires importants du secteur public : les 155 hôpitaux (y compris trois hôpitaux psychiatriques spécialisés), 104 conseils et administrations scolaires et 24 collèges d'arts appliqués et de technologie de l'Ontario. Ce redressement est conforme aux normes révisées de comptabilité publique établies par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP) de l'Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) et a reçu l'aval du vérificateur général de l'Ontario. Les nouveaux renseignements seront aussi inclus dans les comptes publics de l'Ontario qui seront publiés cette année.
En effectuant ce redressement dans le budget de 2006, le gouvernement a devancé d'un an le respect de l'engagement qu'il a pris dans les budgets de 2004 et de 2005 d'élargir la portée de l'information financière de la province pour inclure les résultats financiers des hôpitaux, des conseils scolaires et des collèges dans le budget de 2007. Comme le présent budget comprend la nouvelle information financière, il sera plus facile de comparer les perspectives financières provisoires de 2005-2006 aux chiffres qui seront présentés dans les comptes publics de 2005-2006.
Par ailleurs, en plus d'inclure les résultats financiers de ces organismes dans les perspectives financières de la province, on a modifié la présentation des charges dans le budget afin de les exprimer en fonction des charges totales plutôt qu'en faisant une distinction entre les charges de fonctionnement et les charges d'immobilisations. Cette modification de la présentation est conforme aux principes comptables du CCSP.
On trouvera plus de renseignements sur l'incidence de la consolidation des hôpitaux, des conseils scolaires et des collèges et sur la nouvelle présentation des charges dans le budget dans l'annexe intitulée Détails des finances de l'Ontario.
En présence d'un déficit, comme celui dont le gouvernement a hérité en 2003-2004, il faut que la croissance des dépenses soit inférieure à celle des revenus à moyen terme afin de rétablir l'équilibre budgétaire et de remettre les finances de la province dans un état viable. Selon les prévisions financières actuelles à moyen terme, le taux de croissance des dépenses totales sera de 3,0 % par année en moyenne entre 2006-2007 et 2008-2009, ce qui est inférieur au taux prévu de croissance des revenus, qui est en moyenne de 4,7 % par année.
Le plan financier de la province repose notamment sur des mesures visant à maîtriser la croissance des charges à moyen terme. Toutefois, un certain nombre de risques et d'inducteurs de coûts pourraient avoir une incidence sur le rendement financier de la province à moyen terme.
Un des principaux inducteurs de coûts influençant les perspectives de charges de la province est la demande à l'égard des programmes et services découlant de l'évolution des perspectives économiques et d'autres pressions entraînées par l'utilisation des programmes et services. Celles-ci sont manifestes dans les secteurs de la santé et des services sociaux. Par exemple, une augmentation de 1 % du nombre de bénéficiaires du programme Ontario au travail et du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées coûterait 40 millions de dollars de plus à la province chaque année.
La demande à l'égard des services de santé constitue un risque particulièrement important. En fait, de 2000-2001 à 2005-2006, les dépenses totales de l'Ontario dans le secteur de la santé ont augmenté en moyenne de 7,8 % par année. En revanche, le taux de croissance du PIB nominal de l'Ontario a été en moyenne de 4,3 % par année et celui des revenus totaux a été en moyenne de 4,8 % par année seulement pendant cette période. En 2006-2007, le gouvernement investira 1,9 milliard de dollars de plus dans le système de santé de la province (y compris les hôpitaux), pour un total de 35,4 milliards de dollars. Il s'agit d'une augmentation annuelle de 5,8 % par rapport à 2005-2006, ce qui est nettement supérieur au taux prévu de croissance annuelle des revenus totaux de la province, qui est de 2,1 %. En tenant compte de cette augmentation, les dépenses totales dans le secteur de la santé représenteront 46 % des charges de programmes totales de la province en 2006-2007. Au cours de la période de 2003-2004 à 2008-2009, le total des investissements supplémentaires cumulatifs de la province dans le domaine de la santé s'élèvera à 34,4 milliards de dollars.
La croissance soutenue des dépenses en santé à un taux supérieur au taux de croissance des revenus réduira les fonds pouvant être affectés à d'autres programmes, services et investissements, ce qui menacera le potentiel de croissance économique à long terme de la province. Bien que le présent budget prévoie des investissements ciblés supplémentaires dans les services de santé, il poursuit la mise en oeuvre du plan visant à réduire le taux de croissance des dépenses en santé à moyen terme.
Comme on a amélioré l'information financière de la province dans le présent budget pour y inclure les résultats financiers des hôpitaux, des conseils scolaires et des collèges, tout montant supérieur ou inférieur aux charges nettes de ces organismes publics sera divulgué dans les états financiers de la province et aura une incidence sur ses résultats nets. Il y aura désormais une plus grande transparence pour les personnes qui consultent l'information financière de la province, car elles pourront comparer les charges réelles nettes des secteurs avec celles prévues pour l'exercice. Bien que ce fait ne constitue pas un nouveau risque, l'information financière étoffée tient mieux compte de ce risque dans les états financiers de l'Ontario.
On trouvera plus de précisions sur les risques potentiels, les inducteurs de coûts et les passifs éventuels dans l'annexe intitulée Détails des finances de l'Ontario.
Le plan financier à moyen terme du gouvernement repose sur une approche axée sur la discipline qui établit un juste équilibre entre les investissements stratégiques dans les secteurs prioritaires et un plan d'élimination du déficit. Ce plan est prudent car il reconnaît les risques qui pourraient se matérialiser à la suite de changements dans les perspectives économiques et les charges et revenus provinciaux, notamment l'intégration des hôpitaux, des écoles et des collèges dans les finances de la province.
Le plan financier à moyen terme du gouvernement comprend des réserves de 1,0 milliard de dollars en 2006-2007 et de 1,5 milliard de dollars en 2007-2008 et en 2008-2009 pour protéger les objectifs financiers globaux du gouvernement et assurer la réalisation des objectifs de réduction du déficit exposés dans le présent budget. Les réserves de 2007-2008 et de 2008-2009 sont de 0,5 milliard de dollars supérieures à la réserve de 1,0 milliard de dollars établie en 2006-2007 afin de mieux tenir compte des risques et de la nature incertaine des prévisions financières à moyen terme.
Le gouvernement s'est engagé à maintenir un rapport prudent entre la dette de la province et la taille de l'économie ontarienne telle que mesurée par le PIB nominal. Il s'agit d'un autre élément clé du plan financier à moyen terme du gouvernement. L'endettement constant peut réduire considérablement la capacité de financement des services publics essentiels du gouvernement, car la hausse des frais de la dette qui en découle réduit les fonds pouvant être affectés aux priorités du gouvernement. Par conséquent, la gestion responsable des finances doit se faire à long terme pour s'assurer que les générations futures ne devront pas assumer le fardeau d'un déficit structurel.
En vertu de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, la dette provinciale désigne le déficit accumulé, qui représente la somme de tous les excédents et déficits passés de la province. L'intégration dans les finances de la province des hôpitaux, des conseils scolaires et des collèges signifie aussi que, à compter de 2005-2006, le ratio dette-PIB tiendra compte des excédents ou déficits de ces organismes, qui sont inclus dans l'excédent ou le déficit de la province.
Conformément aux perspectives financières à moyen terme, on prévoit que le rapport dette-PIB de la province passera de 25,2 % en 2003-2004 à 20,3 % en 2006‑2007 et à 18,8 % d'ici 2008-2009. En réalisant l'objectif de 2008‑2009, le gouvernement aura fait passer le rapport dette-PIB de la province à son plus bas niveau en 17 ans. La baisse importante survenue en 2005-2006 est principalement attribuable à une réduction ponctuelle de 14,1 milliards de dollars du déficit accumulé de la province découlant de l'intégration des hôpitaux, des conseils scolaires et des collèges dans les états financiers de la province reflétant la différence entre le solde de l'actif et le passif des secteurs au 1er avril 2005.
Les perspectives financières à moyen terme du gouvernement ont été mises à jour pour tenir compte des changements survenus depuis la publication du budget de 2005.
Compte tenu des investissements prévus dans le présent budget et des principales modifications apportées aux perspectives de revenus, les objectifs de réduction du déficit établis dans le budget de 2005 demeurent inchangés, établissant le déficit à 2,4 milliards de dollars en 2006-2007, pour le faire passer à 1,5 milliard de dollars en 2007-2008 et obtenir un budget équilibré en 2008-2009. Si la réserve n'était pas requise en 2006-2007, le déficit tomberait à 1,4 milliard de dollars, et le budget serait équilibré en 2007-2008 si la réserve n'était pas requise cette année-là.
Le tableau qui suit donne un aperçu des principales modifications apportées aux perspectives de revenus et de charges à moyen terme ainsi qu'à la réserve depuis la publication du budget de 2005.
Des précisions supplémentaires sur les principales modifications apportées aux perspectives financières de 2005-2006 depuis la publication du budget de 2005 sont données à la section V du présent document.
| Plan 2006-2007 |
Perspectives | ||
|---|---|---|---|
| 2007-2008 | 2008-2009 | ||
| Excédent/(Déficit) selon le budget de 2005 | (2,4) | (1,5) | 0,0 |
| Principales modifications des revenus depuis la publication du budget de 2005 : | |||
| Hausse des revenus de 2005-2006 | 1,2 | 1,3 | 1,4 |
| Perspectives de croissance économique | (0,5) | (0,7) | (0,8) |
| Accord sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants | 0,0 | (0,5) | (0,5) |
| Entente Canada-Ontario de 2005 et entente de développement du marché du travail | 0,4 | 1,5 | 1,6 |
| Revenus liés au secteur de l'électricité | (0,1) | 0,1 | 0,1 |
| Total des modifications des revenus | 0,9 | 1,8 | 1,7 |
| Principales modifications des charges depuis la publication du budget de 2005 : | |||
| Investissements supplémentaires en santé | 0,5 | 0,8 | 0,5 |
| Investissements dans les programmes de formation de la main‑d'oeuvre | 0,2 | 0,6 | 0,7 |
| Investissements pour rendre les collectivités plus sûres | 0,2 | 0,2 | 0,3 |
| Effet du retrait de l'aide fédérale du programme d'apprentissage et de garde des jeunes enfants | (0,2) | (0,4) | (0,4) |
| Aide accrue au secteur des services sociaux et à l'enfance | 0,4 | 0,4 | 0,5 |
| Obligations liées aux prestations de retraite | 0,1 | 0,1 | (0,1) |
| Autres modifications des charges (nettes), y compris les économies au titre des frais d'intérêt sur la dette | 0,3 | 0,1 | 0,3 |
| Total des modifications des charges | 1,4 | 1,8 | 1,7 |
| Modification de la réserve | (0,5) | — | — |
| Total des modifications depuis la publication du budget de 2005 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
| Excédent/(Déficit) indiqué dans le budget de 2006 | (2,4) | (1,5) | 0,0 |
| Réserve | 1,0 | 1,5 | 1,5 |
| Excédent/(Déficit) indiqué dans le budget de 2006 avant la réserve | (1,4) | 0,0 | 1,5 |
| Nota : | Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis. |
| Source : | ministère des Finances de l'Ontario. |
Les revenus prévus à moyen terme sont plus élevés que ceux indiqués dans le budget de 2005. Voici quelles sont les principales modifications :
Les principales modifications apportées aux perspectives de charges à moyen terme depuis la publication du budget de 2005 comprennent ce qui suit :
Conformément aux pratiques passées, la réserve a été ramenée à 1,0 milliard de dollars en 2006-2007 compte tenu du plan budgétaire de l'exercice à venir et est maintenue à 1,5 milliard de dollars en 2007-2008 et 2008-2009.
La gestion responsable des finances de la province signifie également que le gouvernement se concentre sur les questions prioritaires et produit les résultats auxquels les gens attachent le plus d'importance, d'une manière qui fait en sorte que les contribuables de l'Ontario en ont pour leur argent.
Conformément à cette approche, le gouvernement essaie constamment de trouver des moyens de moderniser et d'améliorer les programmes et les services. Plus le gouvernement est efficace dans la prestation des services et des programmes, plus il peut consacrer de ressources au financement des services qui importent pour les gens.
Le plan de modernisation du gouvernement est conçu pour atteindre trois objectifs :
Dans les budgets de 2004 et de 2005, on a indiqué que le gouvernement entreprenait un examen global pour s'assurer que les programmes et services clés étaient fournis de la façon la plus efficace possible et pour assurer leur viabilité à long terme.
L'amélioration de l'efficacité sur le plan des coûts se fait surtout sentir dans les services administratifs comme les services de soutien, les locaux et la technologie de l'information.
Depuis la publication du budget de 2005, le gouvernement s'emploie à faire en sorte que les initiatives de modernisation ayant été repérées aillent de l'avant avec efficience et au moment opportun. En voici quelques exemples :
Comme l'examen des programmes est un élément clé du plan financier du gouvernement, on continuera en 2006-2007 à trouver d'autres moyens d'accroître l'efficacité sur le plan des coûts.
Une harmonisation et une coordination améliorées des activités gouvernementales se traduisent par une prestation plus efficiente des programmes et services clés. La nouvelle structure des ministères annoncée par le premier ministre le 29 juin 2005 a contribué à éliminer les inefficacités tout en permettant de mieux se concentrer sur les secteurs prioritaires et les résultats.
Une plus grande coordination et une meilleure harmonisation ont également été encouragées par un certain nombre de nouveaux partenariats fédéraux-provinciaux importants. Par exemple, en 2005, l'Ontario a conclu un nouvel accord de perception fiscale avec le gouvernement fédéral prévoyant le maintien de l'administration de l'impôt ontarien sur le revenu des particuliers. Ce nouvel accord prévoit une collaboration accrue entre le vérificateur général de l'Ontario et la vérificatrice générale du Canada pour l'examen de l'administration de l'impôt sur le revenu des particuliers. De concert avec d'autres provinces, le gouvernement de l'Ontario élabore des formules de mise en oeuvre des nouvelles dispositions de l'accord qui permettent aux provinces de revoir l'administration de l'impôt sur le revenu provincial par l'Agence du revenu du Canada.
On s'attend également à ce que l'Ontario et le gouvernement fédéral concluent un accord sur l'administration de l'impôt sur les sociétés en vertu duquel sera établi un système administré par le gouvernement fédéral pour la perception de l'impôt ontarien sur les sociétés.
La collaboration permanente avec le gouvernement fédéral est essentielle pour que la province et le gouvernement fédéral puissent obtenir des résultats et offrir de meilleurs services aux Ontariennes et aux Ontariens.
AchatsOntario illustre très bien la façon dont le gouvernement travaille avec ses partenaires du secteur parapublic pour gérer le taux de croissance des dépenses tout en améliorant leurs niveaux de services respectifs.
AchatsOntario a été créé pour faciliter et accélérer la mise en oeuvre de pratiques exemplaires de gestion intégrée de la chaîne d'approvisionnement par le secteur parapublic. En 2005-2006, AchatsOntario a financé 20 initiatives faisant intervenir 100 hôpitaux, écoles, collèges, universités et organismes de services sociaux, ce qui réduira les coûts de la chaîne d'approvisionnement, simplifiera les fonctions administratives et améliorera les services de première ligne. Lorsque AchatsOntario aura été complètement mis en oeuvre, les économies réalisées amélioreront les services de première ligne. Par exemple, les médecins auront un meilleur accès aux renseignements sur leurs fournitures chirurgicales, le personnel d'étage pourra plus facilement commander des fournitures pour les soins aux patients et les gestionnaires des hôpitaux auront plus de renseignements complets et à jour sur les tendances dans les coûts de fonctionnement liés aux volumes.
Dans les secteurs de l'éducation et de l'enseignement postsecondaire, AchatsOntario finance la mise sur pied du Marché commun du secteur de l'éducation de l'Ontario. Chaque année, les écoles, collèges et universités de l'Ontario dépensent plus de 2 milliards de dollars pour des biens et des services. Un certain nombre de ces institutions s'emploient maintenant à terminer la planification des projets et à lancer le Marché commun du secteur de l'éducation de l'Ontario pour que les établissements d'enseignement de l'Ontario puissent en tirer des avantages à compter du début de l'année scolaire 2007.
Le gouvernement continue de faire des progrès considérables en vue d'éliminer le déficit de la province. Celui-ci a été réduit de plus de deux tiers, passant des 5,5 milliards de dollars dont nous avons hérité en 2003-2004 à 1,6 milliard en 2004-2005. Le plan budgétaire de 2005 prévoyait un déficit de 2,8 milliards pour 2005-2006.
Dans le présent budget, malgré les investissements stratégiques dans l'infrastructure et dans d'autres secteurs prioritaires clés, on prévoit un déficit provisoire de 1 369 millions de dollars pour 2005-2006, soit une réduction de 1 427 millions de dollars en cours d'exercice par rapport à ce qui était prévu dans le budget de 2005.
| Plan budgétaire | Chiffres provisoires | Variation en cours d'exercice |
|
|---|---|---|---|
| Revenus | 81 687 | 83 939 | 2 252 |
| Charges | |||
| Programmes | 73 687 | 76 218 | 2 531 |
| Intérêt sur la dette | 9 796 | 9 090 | (706) |
| Total des charges | 83 483 | 85 308 | 1 825 |
| Excédent/(Déficit) avant la réserve | (1 796) | (1 369) | 427 |
| Réserve | 1 000 | — | (1 000) |
| Excédent/(Déficit) | (2 796) | (1 369) | 1 427 |
| Source : ministère des Finances de l'Ontario. | |||
Le total des revenus pour 2005-2006 devrait être de 83 939 millions de dollars, soit une augmentation de 2,8 % par rapport aux projections du budget de 2005. Les perspectives économiques pour 2005 ont été meilleures que ce qui avait été prévu dans le budget de 2005, entraînant une hausse des revenus fiscaux. En outre, depuis la publication du budget de 2005, de nouveaux renseignements provenant du traitement des déclarations de revenus des particuliers et des sociétés de 2004 ont entraîné la hausse de ces revenus pour 2004-2005 par rapport aux estimations du budget de 2005 et des Comptes publics de l'Ontario 2004-2005. Les revenus plus élevés en 2004-2005 que les estimations du budget de 2005 ont eu pour effet de faire monter le montant de base servant à déterminer la hausse de ces revenus estimatifs pour 2005-2006 et par la suite. De plus, conformément aux règles du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP), on effectue un redressement positif ponctuel en 2005-2006 pour tenir compte des revenus plus élevés en 2004-2005 que les chiffres estimatifs des Comptes publics de l'Ontario 2004-2005. Les revenus supérieurs générés par le secteur de l'électricité, découlant principalement des prix plus élevés et de la demande accrue, ont aussi stimulé les revenus en 2005-2006.
Le total des charges devrait passer à 85 308 millions de dollars, soit une hausse nette de 1 825 millions de dollars par rapport aux chiffres du plan budgétaire de 2005. La majeure partie de cette augmentation témoigne d'un choix stratégique d'investir dans les transports en commun, les routes et les ponts, ainsi que dans l'innovation pour favoriser une nouvelle ère de croissance économique et pour appuyer les secteurs de l'agriculture et de la foresterie. Elle a aussi été rendue possible grâce aux économies de 706 millions réalisées quant à l'intérêt sur la dette.
Déduction faite des investissements ponctuels importants de 2,1 milliards de dollars annoncés dans le présent budget pour le transport, la recherche et l'innovation, et du soutien sectoriel découlant des revenus plus élevés que prévu et des charges plus faibles liées à l'intérêt sur la dette, la croissance fondamentale des dépenses pour 2005-2006 est de 4,8 %.
Le gouvernement effectue ces investissements stratégiques tout en dépassant son objectif de réduction du déficit pour 2005-2006 énoncé dans le budget de 2005.
Il n'a pas été nécessaire de puiser dans la réserve de 1,0 milliard de dollars comprise dans le plan budgétaire de 2005-2006 afin de protéger le plan financier contre une détérioration imprévue des perspectives économiques et financières.
Les résultats provisoires de 2005-2006 indiqués dans le présent budget sont fondés sur les meilleurs renseignements disponibles au début de mars 2006. Ces projections provisoires sont assujetties aux procédures et aux vérifications en fin d'exercice, qui seront prises en considération dans les Comptes publics de l'Ontario 2005-2006.
En 2005-2006, les revenus devraient totaliser 83 939 millions de dollars, soit une hausse de 2 252 millions par rapport au plan budgétaire de 2005-2006, attribuable surtout à l'augmentation des revenus fiscaux découlant du traitement des déclarations de revenus de 2004, à une croissance économique plus vigoureuse et aux revenus tirés du secteur de l'électricité plus élevés.
Une tranche de quelque 1 100 millions de dollars de la hausse des revenus de 2005‑2006 supérieure aux prévisions n'a pas d'incidence sur les prévisions des exercices ultérieurs. Il s'agit notamment des montants liés au secteur de l'électricité et des redressements positifs ponctuels touchant les revenus sous-estimés dans les comptes publics antérieurs, qui sont décrits ci‑après.
| Chiffres provis. 2005-2006 |
||
|---|---|---|
| Revenus fiscaux | ||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 1 002 | |
| Impôt sur les sociétés | 481 | |
| Impôt-santé des employeurs | 172 | |
| Droits de cession immobilière | 85 | |
| Paiements tenant lieu d'impôt (électricité) | 284 | |
| Tous les autres impôts et taxes combinés | (10) | |
| 2 014 | ||
| Gouvernement du Canada |
47 |
|
| Revenus des entreprises publiques | ||
| Ontario Power Generation Inc. et Hydro One Inc. | 203 | |
| Toutes les autres entreprises publiques combinées | (12) | |
| 191 | ||
| Autres revenus non fiscaux | — | |
| Total des changements de revenus | 2 252 | |
| Source : ministère des Finances de l'Ontario. | ||
Le total des charges pour 2005-2006 est actuellement estimé à 85 308 millions de dollars, soit une hausse de 1 825 millions de dollars par rapport au plan budgétaire de 2005. Cette hausse est attribuable principalement à des investissements ponctuels dans l'infrastructure économique de la province, dont Transports-Action Ontario. Elle est en partie contrebalancée par des économies de 706 millions de dollars en frais d'intérêt sur la dette.
| Chiffres provis. 2005-2006 |
||
|---|---|---|
| Évolution des charges de programmes : | ||
| Transport : | ||
| Transports-Action Ontario pour des projets prioritaires de transport en commun dans la région du grand Toronto 1 | 832 | |
| Transports-Action Ontario — routes et ponts municipaux | 400 | |
| Aide accordée à Toronto pour le fonctionnement du métro | 200 | |
| Aide aux municipalités pour l'achat d'autobus neufs et la remise à neuf d'autobus | 114 | |
| 1 546 | ||
| Soutien sectoriel : | ||
| Producteurs de céréales et d'oléagineux, horticulteurs et éleveurs | 125 | |
| Aide à Stelco | 114 | |
| Lutte contre les incendies de forêt | 64 | |
| Soutien aux organismes culturels 2 | 37 | |
| Stratégie du secteur forestier | 28 | |
| Projets culturels communautaires | 24 | |
| 392 | ||
| Recherche et innovation : | ||
| Initiatives de recherche et d'innovation | 162 | |
| Laboratoire d'hygiène vétérinaire au Collège de médecine vétérinaire de l'Ontario situé à Guelph | 25 | |
| 187 | ||
| Autres initiatives : | ||
| Prestations de retraite | 222 | |
| Investissements stratégiques dans l'infrastructure | 60 | |
| Toutes les autres modifications apportées aux programmes (nettes) | 124 | |
| 406 | ||
| Total de l'évolution des charges de programmes | 2 531 | |
| Économies au titre de l'intérêt sur la dette | (706) | |
| Total de l'évolution des charges au cours de l'exercice | 1 825 |
Les charges totales ont augmenté de 1 825 millions de dollars au cours de l'exercice par rapport aux prévisions du budget de 2005. Cette hausse s'explique par une augmentation des charges de programmes de 2 531 millions de dollars, contrebalancée par des économies de 706 millions de dollars au titre de l'intérêt sur la dette.
Les points saillants de l'évolution des charges au titre des transports en cours d'exercice sont les suivants :
Les points saillants de l'évolution des charges au titre du soutien sectoriel en cours d'exercice sont les suivants :
Les points saillants de l'évolution des charges au titre de la recherche et de l'innovation en cours d'exercice sont les suivants :
Les points saillants des autres modifications clés apportées aux charges sont les suivants :
Des économies de 706 millions de dollars au titre des frais d'intérêt sur la dette ont été réalisées grâce à une gestion efficiente de la dette et à des taux d'intérêt à long terme plus bas que prévu.
Le présent budget confirme les investissements du gouvernement dans l'éducation, l'acquisition de compétences, la santé et l'infrastructure, et son engagement envers une gestion financière responsable et prudente. Il confirme également que le gouvernement est en voie d'atteindre les objectifs d'élimination du déficit énoncés dans le budget de 2005 et d'équilibrer le budget au plus tard en 2008-2009.
Le gouvernement est en voie d'atteindre ses objectifs financiers même si, selon les projections, la croissance économique de l'Ontario sera modérée en 2006 et que les risques découlant de l'évolution de la conjoncture économique mondiale représentent un défi à moyen terme. L'incidence d'un ralentissement de la croissance économique sur les revenus de la province signifie que celle-ci doit continuer à faire preuve de prudence et de discipline si elle veut atteindre ses objectifs financiers à moyen terme.
On trouvera plus de détails sur les perspectives et le plan financiers de l'Ontario dans l'annexe intitulée Détails des finances de l'Ontario.
Pour de plus amples renseignements concernant le Budget de l'Ontario 2006 : Documents budgétaires, prière de s'adresser au :
Centre d'information du ministère des Finances
| Demandes en français et en anglais | 1 800 337-7222 |
| Téléimprimeur (ATS) | 1 800 263-7776 |
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© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2006
ISBN 1-4249-0226-6 (HTML)
This document is available in English under the title:
2006 Ontario Budget: Budget Papers