Les connaissances et les compétences de la population ontarienne sont des facteurs clés de la réussite économique de la province. Dans le présent budget, le gouvernement annonce qu’il investira dans les compétences de la population ontarienne.
La présente section décrit comment le gouvernement continuera à faire fond sur les engagements pris dans le discours du Trône et dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007 en encourageant la croissance économique et la création d’emplois au moyen de son plan en cinq points :
Ce plan économique aidera les travailleurs, les familles, les entreprises et les collectivités de l’Ontario à s’engager dans une nouvelle période de croissance économique.
La première priorité du plan économique en cinq points du gouvernement est l’investissement dans la formation et le savoir. La main-d’oeuvre spécialisée et hautement scolarisée de l’Ontario représente un atout crucial pour l’économie et renforce la position de l’Ontario comme destination de choix pour les investissements provenant du monde entier.
Dans de nombreuses industries en plein essor, notamment la technologie de l’information, la construction, l’énergie et les services de santé, on fait face à une pénurie de main-d’oeuvre ayant les compétences voulues. Pendant ce temps, les travailleurs qui ont perdu leur emploi en raison de l’évolution de la conjoncture économique cherchent de nouvelles possibilités d’emploi. Le défi consiste à s’assurer que les industries en plein essor peuvent trouver des travailleurs ayant les compétences nécessaires au moment où elles en ont besoin, tout en procurant aux travailleurs au chômage les services de recyclage professionnel dont ils ont besoin pour obtenir de nouveaux emplois dans les secteurs croissants de l’économie.
Pour intensifier la stratégie ontarienne de renforcement des compétences et des connaissances et aider les travailleurs à améliorer leur situation, le présent budget annonce un Plan d’action pour la connexion compétences-emplois, un nouvel investissement de 1,5 milliard de dollars sur trois ans. Si l’on tient compte de l’investissement en immobilisations pour la réfection des campus compris dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007, le gouvernement investit 2 milliards de dollars dans le Plan d’action pour la connexion compétences-emplois.
Ce plan prévoit les mesures suivantes :
Le Plan d’action pour la connexion compétences-emplois se greffe à la stratégie du gouvernement visant à promouvoir la réussite des industries qui offriront les emplois bien rémunérés de demain. Cela se fait au moyen d’initiatives comme le Fonds pour les emplois dans les secteurs émergents, la Stratégie ontarienne d’investissement dans l’industrie automobile et la Stratégie d’investissement dans le secteur de fabrication de pointe. On trouvera des précisions à ce sujet plus loin dans la présente section, à la rubrique Établir des partenariats clés afin de renforcer l’Ontario.
Le présent budget prévoit l’affectation de 560 millions de dollars sur trois ans à des initiatives de formation professionnelle visant à :
Cet investissement s’ajoute à l’affectation annuelle de plus de 1 milliard de dollars au programme Emploi Ontario, le programme de la province en matière de services de formation et d’emploi, ainsi qu’à l’affectation annuelle de plus de 400 millions de dollars pour les services de soutien à l’emploi offerts aux nouveaux arrivants et aux bénéficiaires de l’aide sociale.
Dans le présent budget, le gouvernement lance une nouvelle Stratégie d’aide pour une deuxième carrière, dotée de 355 millions de dollars sur trois ans, pour aider les travailleurs au chômage à faire la transition vers une nouvelle carrière et à obtenir un emploi bien rémunéré dans les secteurs économiques en plein essor. Cette stratégie assurera des cours de formation de un ou deux ans assortis d’un soutien au revenu selon les besoins et des services de planification de la carrière. Cette stratégie aidera 20 000 chômeurs qui s’engagent à suivre un programme de formation de longue durée.
La Stratégie d’aide pour une deuxième carrière comprend les Services de formation pour un réemploi rapide, programme créé par l’Ontario pour offrir des services d’orientation professionnelle aux travailleurs touchés par des mises à pied massives. En 2007, des équipes de réemploi rapide sont venues en aide à plus de 34 000 travailleurs dans le cadre de 143 interventions dans des collectivités comme London, Smiths Falls, Windsor, Nipigon, Hamilton, Tillsonburg, Guelph, Kenora, Dubreuilville et Dryden.
STRATÉGIE D’AIDE POUR UNE DEUXIÈME CARRIÈRE - EXEMPLES DE TRAVAILLEURS EN TRANSITION VERS UN NOUVEL EMPLOI
La Stratégie d’aide à une deuxième carrière permettra d’offrir des programmes de formation professionnelle de longue durée à 20 000 travailleurs au chômage, comprenant un soutien financier selon les besoins individuels.
Un travailleur du secteur forestier obtient un nouvel emploi dans le secteur minier.
Une travailleuse d’une usine de fabrication réussit à obtenir un emploi dans un métier spécialisé.
Une assembleuse réussit ses études pour devenir technicienne en pharmacie.
Un nettoyeur acquiert les compétences requises pour devenir technicien de brûleurs à gaz ou à mazout.
Une manoeuvre se dirige vers un emploi d’aide-comptable.
Un opérateur de machine se prépare à l’examen pour obtenir la certification en TI reconnue par l’industrie.

Dans le présent budget, le gouvernement annonce un investissement totalisant 75 millions de dollars pour les trois prochaines années et atteignant 50 millions de dollars annuellement d’ici l’exercice 2011–2012 pour accroître encore davantage le nombre d’apprentis en Ontario. Cette mesure augmentera le nombre de gens de métiers dans les industries qui font face à des pénuries de main-d’oeuvre et à des taux élevés de retraite, comme la construction et les mines. Le nouveau financement appuiera la formation en classe, élargira les programmes de préapprentissage qui préparent les jeunes à leur formation et augmentera le taux d’achèvement des programmes.
En Ontario, on compte actuellement environ 110 000 apprentis en formation, soit près de 50 000 de plus qu’en 2002–2003. Ce chiffre représente une hausse de 52 % des inscriptions annuelles, qui sont passées de 17 100 à 26 000 au cours de cette période. Le nouvel objectif du gouvernement est d’augmenter d’un autre pourcentage de 25 % les nouvelles inscriptions aux programmes d’apprentissage pour qu’elles atteignent 32 500 par année d’ici 2011–2012.
En outre, le Fonds pour l’amélioration des installations d’apprentissage fournira 45 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour l’acquisition de matériel de pointe indispensable à la formation technique des apprentis.
En Ontario, plus de 30 000 employeurs jouent un rôle actif dans le domaine de la formation en apprentissage. Les employeurs qui embauchent des apprentis admissibles continueront d’avoir droit à des crédits d’impôt pour la formation en apprentissage (CIFA), mesure qui représente un allégement estimatif de 70 millions de dollars en 2007.
MESURES FISCALES POUR APPUYER LA FORMATION PROFESSIONNELLE
Crédit d’impôt pour la formation en apprentissage
En 2004, l’Ontario a instauré un nouveau crédit d’impôt pour la formation en apprentissage (CIFA) afin d’encourager les employeurs à embaucher et à former des apprentis dans les métiers spécialisés. Ce crédit d’impôt remboursable de 25 % (30 % pour les petites entreprises) est offert aux entreprises pour les salaires et traitements versés à des apprentis admissibles de l’Ontario suivant une formation dans les métiers de la construction, les métiers industriels, les métiers des forces motrices et certains métiers dans le secteur des services.
Crédit d’impôt pour l’éducation coopérative
Les entreprises ontariennes sont admissibles à un crédit d’impôt remboursable de 10 % (15 % pour les petites entreprises) pour les salaires et traitements versés à des étudiants admissibles inscrits dans un programme reconnu d’éducation coopérative au palier postsecondaire.
Déduction pour outils destinée aux gens de métier et aux apprentis en mécanique automobile
Aux fins de l’impôt ontarien sur le revenu des particuliers, les gens de métier et les apprentis inscrits en mécanique automobile peuvent déduire jusqu’à 500 $ de leur revenu d’emploi pour la portion du coût de leurs outils admissibles dépassant 1 019 $. Les apprentis inscrits en mécanique automobile pourraient aussi, dans certaines circonstances, demander une déduction additionnelle pour couvrir le coût total des outils admissibles.
INVESTISSEMENT de 1,5 milliard de dollars dans le Plan d’action pour la connexion compétences-emplois
Un nouvel investissement de 1,5 milliard de dollars au cours des trois prochaines années vient renforcer les stratégies du gouvernement en matière de formation professionnelle et d’éducation postsecondaire. Si l’on tient compte de l’investissement en immobilisations pour la réfection des campus compris dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007, le gouvernement investit 2 milliards de dollars dans le Plan d’action pour la connexion compétences-emplois.
De nouvelles compétences pour de nouvelles carrières — 560 millions de dollars sur trois ans
Accès aux études, excellence de l’éducation — 465 millions de dollars sur trois ans
Aménagement de lieux propices à l’éducation et à la formation — 970 millions de dollars sur trois ans
L’Ontario engage actuellement environ 160 millions de dollars chaque année, par l’intermédiaire de plusieurs ministères, pour aider les nouveaux arrivants à s’établir dans leur terre d’accueil, à améliorer leurs compétences linguistiques et à trouver des emplois au moyen de programmes de formation qui peuvent assurer le relais entre les compétences acquises dans leur pays d’origine et les qualifications reconnues en Ontario. En mai 2007, le gouvernement a également lancé le Programme des candidats de l’Ontario, lequel permet à l’Ontario de soumettre la candidature de particuliers à la résidence permanente en fonction des pénuries de main-d’oeuvre constatées.
Le présent budget prévoit l’affectation de près de 30 millions de dollars de plus au cours des trois prochaines années pour intensifier les services d’anglais langue seconde pour les nouveaux arrivants adultes et appuyer davantage de programmes de formation relais.
L’immigration est un facteur clé du niveau élevé de scolarisation de la main-d’oeuvre ontarienne, et la diversité est un des grands atouts de l’Ontario. En 2006, l’Ontario a accueilli 126 000 nouveaux arrivants, soit la moitié de tous les immigrants arrivés au Canada. Les gens talentueux venant de partout dans le monde procurent à l’Ontario un avantage concurrentiel dans l’économie mondiale. Les politiques qui favorisent une intégration plus rapide et plus efficace des néo-Canadiennes et néo-Canadiens continueront d’être une priorité.
Le présent budget prévoit également de nouvelles affectations pour promouvoir la formation en milieu de travail :
Emploi Ontario investit plus de 1 milliard de dollars dans les services d’emploi et de formation des travailleurs. Le gouvernement continue d’améliorer le mode de prestation des programmes et des services, afin que les Ontariennes et Ontariens puissent recevoir des services rapidement et facilement au sein de leur collectivité. L’Ontario poursuivra l’intégration des services provinciaux et fédéraux, établira des mesures claires du rendement et ajoutera au programme de nouveaux éléments comme la planification locale du marché du travail. Le Plan d’action pour la connexion compétences-emplois ajoutera 475 millions de dollars sur trois ans en nouvelles dépenses destinées à Emploi Ontario, ce qui permettra d’augmenter les programmes et le matériel d’apprentissage et de mettre en oeuvre la nouvelle Stratégie d’aide pour une deuxième carrière.
On estime que 70 % des nouveaux emplois qui seront créés dans la prochaine décennie nécessiteront une éducation postsecondaire, alors que ce pourcentage a été de 60 % au cours des dix dernières années. C’est pourquoi le gouvernement de l’Ontario poursuit son Plan d’action pour des résultats supérieurs en éducation postsecondaire, doté de 6,2 milliards de dollars. Ce plan a multiplié les possibilités d’éducation, accru l’aide financière aux étudiants et amélioré la qualité de la vie étudiante.
Le présent budget prévoit l’affectation d’une somme additionnelle de 465 millions de dollars pour élargir les programmes et l’aide financière aux étudiants.
Faisant fond sur les grandes améliorations apportées à l’aide financière aux étudiants au cours des trois dernières années, le présent budget prévoit trois initiatives de plus pour que l’éducation dans les collèges et universités soit plus abordable. Ensemble, ces nouveaux investissements aideront chaque année environ 550 000 étudiants à temps plein.
Dans le présent budget, le gouvernement annonce également qu’il financera quatre nouvelles initiatives pour accroître la participation à l’éducation postsecondaire :
Dans le présent budget, le gouvernement prévoit des investissements en immobilisations de 970 millions de dollars pour la construction et la réfection des établissements d’éducation et de formation.
Il affecte 200 millions de dollars en 2007–2008 à l’entretien et à la réfection des installations des universités et 200 millions de dollars à la construction ou à l’expansion d’installations ou de centres de formation professionnelle dans le cadre du Programme d’investissement stratégique dans les immobilisations pour la formation professionnelle. Il fournit également 60 millions de dollars au cours des trois prochaines années au Fonds d’amélioration du matériel et des ressources dans les collèges, afin que les collèges disposent d’un matériel à la fine pointe de la technologie.
Le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007 prévoyait un investissement en immobilisations de 464 millions de dollars pour les collèges et les universités de l’Ontario. Cette somme se répartissait ainsi :
RÉCENTS INVESTISSEMENTS EN IMMOBILISATIONS POUR L’ÉDUCATION POSTSECONDAIRE
Dans le présent budget, le gouvernement affecte 25 millions de dollars en 2007–2008 pour stimuler le soutien financier du secteur privé en vue d’établir la nouvelle Munk School of International Studies à l’Université de Toronto. Cet établissement aura un effet positif sur la capacité de la province de gérer la mondialisation et de créer de nouvelles possibilités de réussite dans l’économie mondiale.
Le présent budget prévoit également l’investissement de 19 millions de dollars en 2007–2008 pour favoriser les capacités de perfectionnement professionnel et de recherche dans le domaine des médias numériques, une industrie axée sur le savoir dans laquelle l’Ontario peut miser sur ses atouts actuels et créer de nouveaux emplois spécialisés :
Dans le présent budget, le gouvernement annonce de nouveaux investissements de 1 milliard de dollars dans l’infrastructure municipale en 2007–2008.
Pour que l’Ontario soit compétitif dans l’économie mondiale et qu’il réalise pleinement son potentiel, il lui faut une infrastructure moderne qui favorise la productivité des entreprises, facilite la circulation rapide des personnes et des biens, et contribue à la qualité de vie de toute la population ontarienne. C’est la raison pour laquelle des investissements dans l’infrastructure font partie du plan économique en cinq points de l’Ontario. Pour de plus amples renseignements, voir la section B, Des collectivités plus fortes : Investir dans l’infrastructure municipale et les collectivités.
Le gouvernement modernise l’infrastructure provinciale par l’intermédiaire de ReNouveau Ontario, un plan quinquennal d’investissement dans l’infrastructure de 30 milliards de dollars. Ce plan finance les grands investissements dans les domaines d’importance capitale pour la population ontarienne : transports, santé, éducation et prospérité économique. Le gouvernement mettra en oeuvre un nouveau plan d’infrastructure de 60 milliards de dollars sur dix ans après que le plan ReNouveau Ontario sera achevé.
Les investissements dans l’infrastructure créent des emplois, améliorent l’accès aux marchés et favorisent les investissements des entreprises. Ils entraînent des avantages immédiats grâce à la création d’emplois et ils constituent le fondement de la croissance économique à long terme, puisqu’une infrastructure moderne est un facteur important pour attirer des investissements privés et des entreprises de calibre international.
De concert avec les municipalités, la province exhorte le gouvernement fédéral à investir dans l’infrastructure de l’Ontario, en particulier dans le plan Transports-Action 2020, une initiative du gouvernement de l’Ontario dotée de 17,5 milliards de dollars, dans le poste frontalier de Windsor, dans la Porte continentale et le Corridor de commerce Ontario-Québec, et dans le renforcement de l’infrastructure communautaire. Pour de plus amples renseignements, voir la section F, Un solide partenaire fédéral : Aider les travailleurs et les industries de l’Ontario.
Les investissements dans l’infrastructure électrique de l’Ontario sont indispensables pour appuyer et accroître la compétitivité économique de l’Ontario, réaliser les objectifs environnementaux et rehausser la qualité de vie dans la province. Le plan énergétique de 20 ans et les politiques du gouvernement jettent des bases qui assureront un approvisionnement d’électricité stable, abordable et fiable pour les deux prochaines décennies.
Le plan de 20 ans commence par des mesures visant à remplacer la production d’électricité par les centrales au charbon d’ici 2014, à réduire la demande en électricité de 6 300 mégawatts (MW), soit environ 20 % de la demande de pointe prévue, et à doubler l’utilisation de l’énergie renouvelable. Lorsque les centrales au charbon auront toutes été remplacées, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pourrait atteindre 30 mégatonnes, la plus importante mesure de réduction d’émissions au Canada.
Pour encourager la conservation d’énergie, le présent budget maintient l’exonération de la taxe de vente au détail sur les nouveaux appareils ménagers et ampoules ENERGY STAR® admissibles jusqu’à la fin d’août 2009, ce qui correspond à une économie de taxes de 37 millions de dollars en 2008–2009 et de 22 millions de dollars en 2009–2010 pour la population ontarienne.
Le gouvernement est déterminé à offrir au secteur de l’énergie renouvelable un système d’évaluation foncière équilibré et viable qui lui procure de la certitude tout en ne dissuadant pas les résidents de prendre des mesures pour fournir eux-mêmes de l’énergie propre. Le gouvernement consultera les municipalités, la Société d’évaluation foncière des municipalités (MPAC) et le secteur de la production d’énergie afin que l’application de l’impôt foncier aux installations de production d’énergie renouvelable continue d’être équitable et uniforme et qu’elle favorise le développement d’énergie verte. Les consultations se termineront vers l’automne 2008.
En novembre 2006, le gouvernement a établi le Programme d’offre standard en matière d’énergie renouvelable pour favoriser la mise en oeuvre de petites centrales fonctionnant à la biomasse ou à l’énergie éolienne, hydraulique ou solaire d’une capacité de moins de 10 MW chacune. Ce programme, qui est le plus important en son genre en Amérique du Nord, a été très bien accueilli par les producteurs d’électricité éventuels; en février 2008, des contrats avaient été signés pour 279 projets qui devraient entraîner la production de plus de 1 100 MW.
S’appuyant sur l’expérience acquise au cours des 18 premiers mois de fonctionnement du Programme, le gouvernement collaborera avec les organismes et intervenants du secteur de l’énergie en Ontario afin que l’efficience, l’équité et l’efficacité de ce programme d’avant-garde en fassent un modèle pour les autres territoires de compétence. Le gouvernement collaborera également avec les intervenants afin que les projets d’énergie puissent commencer rapidement et que les processus d’approbation soient rapides et prévisibles.
Le gouvernement proposera également des mesures législatives pour assurer la transparence et l’équité dans l’application des normes de transport de l’électricité en Ontario.
Un autre élément clé du plan énergétique du gouvernement échelonné sur 20 ans consiste à maintenir la capacité du parc nucléaire de la province à 14 000 MW. En mars 2008, le ministre de l’Énergie, l’honorable Gerry Phillips, a annoncé la prochaine étape de ce plan en mettant en oeuvre un processus concurrentiel et transparent de sélection de la technologie des nouvelles centrales nucléaires. Quatre fournisseurs reconnus à l’échelle internationale ont été invités à participer à ce processus. La décision sera prise en fonction de la meilleure technologie offerte au meilleur prix, qui procure le plus d’avantages et comporte le moins de risques pour les contribuables sur toute la durée de vie des nouvelles installations, y compris la capacité du fournisseur d’achever les travaux dans les délais prévus et dans les limites du budget établi et d’apporter des retombées économiques pour la province.
Conformément à la demande que le gouvernement lui a faite en juin 2006, l’Ontario Power Generation (OPG) mène des études de faisabilité à propos de la remise en état des centrales nucléaires existantes et elle a déposé une demande auprès de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) relativement à un permis de préparation d’emplacement applicable à de nouveaux réacteurs nucléaires à la centrale nucléaire de Darlington. La société Bruce Power Limited Partnership a déposé sa propre demande auprès de la CCSN à l’égard de la préparation d’un emplacement.
L’industrie nucléaire sera mieux en mesure de répondre à la demande accrue de travailleurs spécialisés grâce au Plan d’action pour la connexion compétences-emplois, et plus particulièrement à une autre augmentation de 25 % des programmes d’apprentissage.
Une économie forte est une économie qui se renouvelle sans cesse face aux défis externes et à l’évolution de la conjoncture. L’économie de l’Ontario a traversé une période de profonds changements ces dernières années, pourtant elle est demeurée résiliente et continue à croître malgré les nombreux défis externes.
Dans le présent budget, le gouvernement annonce que le premier ministre McGuinty a demandé à Richard Florida, professeur en commerce et créativité à la Rotman School of Management, et à Roger Martin, doyen de la Rotman School of Management à l’Université de Toronto, d’entreprendre une étude de la composition changeante de l’économie et de la main-d’oeuvre de l’Ontario. MM. Florida et Martin examineront l’évolution passée et les tendances futures prévues qui ont une incidence sur l’Ontario, et ils recommanderont au gouvernement des moyens de faire en sorte que l’économie et la population de l’Ontario demeurent prospères et compétitives à l’échelle mondiale.
Le gouvernement recevra avec un vif intérêt les recommandations de MM. Florida et Martin.
Les atouts compétitifs de l’Ontario en font un endroit où il est avantageux pour les entreprises de s’installer et de créer des emplois. En effet, les entreprises de l’Ontario bénéficient d’une main-d’oeuvre bien formée et très instruite, d’un système de santé financé par les deniers publics, de la proximité des grands marchés et de l’excellence de l’infrastructure et des services publics.
Le gouvernement a déjà investi et continue d’investir dans les réductions d’impôts en faveur des entreprises. Cependant, le seul fait de réduire les impôts ne suffira pas à assurer la compétitivité d’une économie sur la scène mondiale. Selon une étude sur la compétitivité effectuée en 2006 par le cabinet KPMG, le total combiné de tous les impôts et taxes exigés par tous les ordres de gouvernement représentent seulement de 3 % à 13 % des frais associés à l’emplacement d’une activité commerciale. Comme l’indique le cabinet KPMG, « Pour choisir le site d’implantation qui lui convient le mieux, une entreprise doit tenir compte de facteurs économiques et autres », notamment le coût de revient, le contexte commercial, le coût de la vie et la qualité de vie1.
« La compétitivité n’est pas qu’affaire de facteurs de coûts ou de taux d’imposition. Certes, la qualité de l’environnement commercial est importante, mais aussi la qualité de l’environnement humain. Une collectivité doit développer le talent, retenir le talent et attirer le talent de partout dans le monde, c’est là le secret de la compétitivité. Pour ce faire, une collectivité doit exceller non seulement en ce qui concerne les facteurs durs mais aussi les facteurs mous, comme la culture, l’ouverture, la tolérance et la diversité, pour n’en nommer que quelques-uns. » (notre traduction)
Richard Florida, professeur en commerce et créativité, Rotman School of Management et auteur de Rise of the Creative Class
Bien que le présent budget propose des mesures fiscales en faveur des entreprises dans le but de stimuler encore plus la croissance économique, la province attire des investissements parce que le plan économique de l’Ontario mise sur les autres avantages compétitifs de la province :
En poursuivant ses investissements dans tous ces secteurs qui font sa force, l’Ontario peut maintenir son niveau de vie élevé et son excellente qualité de vie, et se mesurer avec succès à n’importe quel territoire de compétence au monde.
Le maintien d’un régime fiscal qui favorise les investissements et encourage la croissance économique ne peut que renforcer les avantages fondamentaux de l’Ontario.
Dans le présent budget, le gouvernement propose des mesures fiscales d’une valeur de 750 millions de dollars sur quatre ans visant à fournir un soutien aux entreprises, y compris celles du secteur manufacturier de l’Ontario. Ces investissements, qui commencent en 2007–2008, visent notamment ce qui suit :
Pour de plus amples renseignements, voir le chapitre III, Soutien fiscal aux familles et aux entreprises.
Ces nouvelles mesures s’ajouteraient aux réductions d’impôt pour les entreprises se chiffrant à 1,1 milliard de dollars sur trois ans proposées dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007 et résumées dans le tableau qui suit.
MESURES FISCALES POUR LES ENTREPRISES PROPOSÉES DANS PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES ET REVUE FINANCIÈRE DE L’ONTARIO DE 2007
Ces mesures fiscales proposées s’ajoutent aux mesures comprises dans le plan du gouvernement visant à éliminer l’impôt sur le capital pour toutes les sociétés à compter du 1er juillet 2010 et à réduire les taux élevés de l’impôt scolaire applicable aux entreprises dans toute la province, réduction qui devrait se chiffrer à 540 millions de dollars en sept ans.
À l’heure actuelle, les taux combinés fédéraux-provinciaux de l’impôt sur le revenu des sociétés en vigueur en Ontario et applicables aux sociétés ordinaires et aux entreprises manufacturières sont près de sept points de pourcentage de moins que la moyenne des taux en vigueur dans les États des Grands Lacs, les principaux partenaires commerciaux de la province. En fait, le taux combiné de l’impôt sur le revenu des sociétés de l’Ontario applicable aux sociétés ordinaires et aux entreprises manufacturières est moindre que le taux combiné en vigueur dans chacun des 50 États américains.
Le gouvernement modernise le régime réglementaire afin de renforcer la compétitivité de l’Ontario sur les marchés mondiaux et de répondre aux préoccupations soulevées par le monde des affaires. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a indiqué que la lourdeur des formalités administratives constitue un problème de taille pour bon nombre de petites et moyennes entreprises.
L’objectif de l’Ontario est d’être en tête de tous les territoires de compétence canadiens dans ses efforts pour mesurer et réduire le fardeau réglementaire. La modernisation de la réglementation ontarienne commencera par une initiative rigoureuse de « plafonnement et échange » relativement aux règlements du gouvernement, en vertu de laquelle lorsque de nouveaux règlements entrent en vigueur, d’autres doivent être éliminés.
Le gouvernement invitera aussi le monde des affaires et ses chefs de file à participer activement à l’amélioration du régime réglementaire ontarien afin d’arriver à des changements utiles. Ce partenariat contribuera aux initiatives portant sur les questions et secteurs prioritaires, afin que le gouvernement offre ses services de manière plus simple, plus rapide, plus intelligente et mieux intégrée.
MODERNISATION DE LA RÉGLEMENTATION DE L’ONTARIO
Services fiscaux de l’Ontario (ONT-TAXS)
Les Services fiscaux de l’Ontario (ONT-TAXS) offrent aux entreprises des façons souples, plus faciles et plus commodes de s’acquitter de leurs obligations fiscales, dont les suivantes :
Ces initiatives de modernisation seront achevées en 2010 pour tous les programmes fiscaux administrés par l’Ontario.
Mesure législative sur l’administration des taxes et impôts
Une loi sur l’administration des taxes et impôts regrouperait en un même texte législatif les règles administratives relatives aux taxes et impôts provinciaux que l’on trouve actuellement dans diverses lois, ce qui entraînerait une réduction du nombre de règlements.
Une telle mesure aurait pour effet de simplifier la réglementation pour les contribuables en offrant les avantages suivants :
Cette initiative n’en est qu’à ses débuts et on s’attend à ce qu’elle soit terminée à la fin de 2009.
Impôt sur les sociétés
Grâce à l’administration fédérale des impôts ontariens sur les sociétés, il sera plus facile et moins coûteux pour les entreprises de respecter leurs obligations fiscales.
L’innovation est un facteur clé de la prospérité future de l’Ontario, un catalyseur de croissance dans tous les secteurs de l’économie. Elle constitue un élément essentiel du plan économique en cinq points de l’Ontario.
Dans le présent budget, le gouvernement propose des incitatifs fiscaux pour appuyer le démarrage et la croissance des entreprises novatrices (pour de plus amples renseignements, voir le chapitre III, Soutien fiscal aux familles et aux entreprises), dont les suivants :
Le présent budget fait aussi état des nouveaux investissements de près de 300 millions de dollars du ministère de la Recherche et de l’Innovation qui mettent en valeur et appuient les forces d’innovation de la province :
Ces investissements s’ajoutent à une initiative quinquennale de 150 millions de dollars annoncée récemment, le Programme d’investissement dans le secteur biopharmaceutique, un volet du Fonds pour les emplois dans les secteurs émergents (FESE) doté de 1,15 milliard de dollars qui vise à attirer des investissements dans le secteur biopharmaceutique en Ontario.
En outre, le ministère de la Recherche et de l’Innovation met en oeuvre le Programme de collaboration stratégique, un autre volet du FESE, pour appuyer les partenariats dirigés par l’industrie et réunissant des entreprises, des chercheurs, des universités et des organismes à but non lucratif de l’Ontario dans certains domaines où la province excelle. Ce volet sera axé entre autres sur la bioéconomie et la technologie propre. La création de nouveaux produits, processus, technologies et industries écologiques créera de l’emploi dans un vaste éventail de compétences, d’occupations et de professions.
Une autre dimension clé du plan économique en cinq points du gouvernement consiste à promouvoir et à appuyer les nouveaux investissements des entreprises grâce à des partenariats stratégiques avec l’industrie, les autres ordres de gouvernement, les autres territoires de compétence et les peuples autochtones.
Afin que l’Ontario puisse se mesurer à la concurrence mondiale croissante pour les nouveaux investissements des entreprises et les emplois, le gouvernement établira la société Investissement Ontario inc., un organisme indépendant, chargé de donner aux entreprises un accès rapide et efficace au soutien et aux services de développement économique. Le gouvernement pourra ainsi adopter des moyens plus stratégiques de cibler les marchés et les secteurs sur lesquels concentrer ses activités en matière d’investissements et de commerce. La société contribuera également à rehausser la notoriété de l’Ontario sur le plan international.
L’organisme, qui misera sur une solide coopération entre les secteurs public et privé, exercera les principales fonctions suivantes : attirer les investissements internationaux, promouvoir les exportations des petites et moyennes entreprises, intéresser les gens d’affaires immigrants, et conseiller le ministre du Développement économique et du Commerce concernant les tendances et intentions des investisseurs à l’échelle internationale ainsi que les débouchés possibles pour l’Ontario.
Le gouvernement va également de l’avant avec le Fonds pour les emplois dans les secteurs émergents, doté de 1,15 milliard de dollars sur cinq ans. Le Fonds aidera les entreprises novatrices à réaliser les objectifs suivants :
Le Fonds comporte trois volets :
Pour aider les sociétés à lancer leur projet plus rapidement, le gouvernement s’engage à leur faire part de sa décision dans les 45 jours de la réception de toute proposition dûment remplie.
En juin 2007, le premier ministre a annoncé des objectifs rigoureux en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES) pour faire passer les émissions de l’Ontario à un niveau inférieur de 6 % au niveau de 1990 d’ici 2014, de 15 % inférieur au niveau de 1990 d’ici 2020, et de 80 % inférieur à ce niveau d’ici 2050.
Deux initiatives joueront un rôle considérable dans la réalisation de ces objectifs. Premièrement, la fermeture de la centrale de production électrique au charbon Lakeview en 2005 et la promulgation d’un règlement interdisant l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité dans les centrales de Nanticoke, d’Atikokan, de Lambton et de Thunder Bay après le 31 décembre 2014 devraient entraîner une réduction des émissions de GES pouvant atteindre 30 mégatonnes. Deuxièmement, l’initiative gouvernementale Transports Action Ontario 2020, dotée de 17,5 milliards de dollars, favorisera la construction de 902 km de nouvelles voies ou de voies améliorées de transport rapide dans la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH), ce qui se traduira par une réduction de dix mégatonnes de plus des GES.
Le Fonds pour les emplois dans les secteurs émergents n’est que l’un des nombreux programmes de l’Ontario qui reposent sur le postulat selon lequel tous les partenaires économiques, c’est-à-dire le gouvernement, les industries et les particuliers, ont un rôle à jouer pour lutter contre le changement climatique et s’y adapter, tout en profitant d’importantes possibilités économiques. Le gouvernement fait sa part. Dans le présent budget, il annonce les mesures suivantes qui renforcent ses investissements précédents :
L’Ontario travaillera en étroite collaboration avec d’autres provinces, le gouvernement fédéral et le gouvernement d’États américains pour réduire les émissions de GES. La province agira également de concert avec l’industrie car, à long terme, l’innovation et la transformation de secteurs clés seront essentielles à l’établissement d’une économie prospère à faible empreinte carbone. Le gouvernement ontarien poursuivra son action au moyen de ses politiques et mesures visant la réduction des émissions de GES provenant des immeubles, de l’aménagement des terres, des transports et de l’industrie. Il facilitera aussi les gestes pris par les particuliers afin de réduire leur empreinte carbone grâce au Fonds d’écologisation communautaire et à des initiatives de sensibilisation du public.
La participation de l’Ontario à un vaste système nord-américain d’échange de droits d’émission (plafonnement et échange) est essentielle pour faciliter sa transition vers une économie à faible empreinte carbone mais, jusqu’à maintenant, aucun système harmonisé à l’échelle nord-américaine n’a vu le jour. Il en résulte que l’Ontario maintient des partenariats avec des provinces et États ayant des points de vue analogues aux siens afin d’élaborer des initiatives régionales comme la Western Climate Initiative (WCI), la Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI) et le Midwestern Greenhouse Gas Accord (MGGA). L’Ontario a entamé des discussions avec le Québec pour établir un système de plafonnement et d’échange. En outre, la province a un rôle d’observateur auprès de la WCI et de la RGGI et pourrait demander d’avoir ce rôle auprès du MGGA également.
La création du ministère des Affaires autochtones, qui est dirigé par un ministre et un sous-ministre attitrés, est une étape importante pour l’établissement de relations plus suivies avec les peuples autochtones.
Le gouvernement consacrera environ 600 millions de dollars en moyenne par année à des initiatives pangouvernementales afin d’améliorer la qualité de vie des peuples autochtones. En voici des exemples :
Dans le cadre de cet appui, le gouvernement prendra notamment les mesures suivantes :
Le gouvernement est déterminé à travailler de concert avec les peuples autochtones de l’Ontario, qu’il s’agisse de personnes vivant dans une réserve ou non, pour multiplier leurs possibilités de développement économique et améliorer leur qualité de vie. Cela comprend la possibilité d’inviter les peuples autochtones à accroître la viabilité à long terme des collectivités, de l’économie et de l’environnement du Grand Nord, l’élaboration du Plan de croissance du Nord de l’Ontario et le recensement des propositions visant le partage des avantages découlant de l’exploitation des ressources naturelles.
Par l’entremise du ministère des Affaires autochtones, le gouvernement explorera des moyens d’établir des partenariats stratégiques avec les collectivités des Premières nations de l’Ontario aux fins d’éventuels projets d’énergie renouvelable. Par exemple, la province étudiera la faisabilité de fournir des garanties de prêt afin d’aider les entreprises des Premières nations à mettre sur pied des projets de production d’électricité de source renouvelable en Ontario.
Progrès dans l’établissement de nouveaux liens
Conformément à l’annonce du premier ministre en juin 2007, le mandat du ministère des Affaires autochtones comprend ce qui suit : collaborer avec le gouvernement fédéral au règlement rapide des revendications territoriales; instaurer un Fonds pour les nouvelles relations pour aider les collectivités autochtones à renforcer leurs compétences et leurs ressources afin de travailler plus harmonieusement avec les ordres de gouvernement; collaborer en vue de résoudre la question de l’utilisation future du parc provincial Ipperwash.
En février 2008, le gouvernement a ratifié l’Entente de partage des recettes de jeux avec les Premières nations de l’Ontario, qui prévoit plus de trois milliards de dollars sur 25 ans.

Les services financiers et les services professionnels aux entreprises forment des secteurs importants de l’économie et ils contribuent grandement à la croissance et à la compétitivité de l’Ontario. Ensemble, ces deux secteurs représentent plus de 10 % du nombre total d’emplois. De 2000 à 2007, le nombre d’emplois dans ces secteurs a augmenté presque deux fois plus vite que dans l’ensemble de l’économie de l’Ontario, et il atteint plus de 700 000.
Toronto est le premier centre pour les affaires et les sièges sociaux financiers au Canada, et arrive au troisième rang des plus grands centres financiers en Amérique du Nord en termes d’emplois.
Le gouvernement entend faire ce qui suit :
Il s’est créé dans le secteur torontois des services financiers plus de 50 000 emplois nets ces dix dernières années, plus que dans le secteur comparable de toute autre ville nord-américaine. Les services financiers forment un secteur clé fondé sur le savoir, puisque 70 % des employés de ce domaine à Toronto détiennent un diplôme d’études postsecondaires. Les travailleurs des services financiers gagnent en moyenne 30 % de plus que la moyenne des travailleurs de toutes les industries ontariennes.
Les services financiers et les services professionnels aux entreprises sont également essentiels à la croissance d’autres secteurs de l’économie. Ils permettent aux entreprises de toute taille d’obtenir des services consultatifs dans les domaines financiers et commerciaux ainsi que du financement. Il est important pour l’économie que ces secteurs clés renforcent leur compétitivité à l’échelle internationale en accroissant leurs capacités axées sur les connaissances dans les domaines de l’innovation, de l’éducation et de l’acquisition de compétences. Il importe tout autant que le gouvernement travaille de concert avec le secteur des services financiers pour que celui-ci puisse continuer à aller de l’avant, à croître et à attirer les ressources humaines et les sociétés financières les plus compétentes et les plus dynamiques du monde.
Le gouvernement continue à se faire le champion de l’établissement d’un organisme unique de réglementation des valeurs mobilières afin d’améliorer l’efficience, l’intégrité et la compétitivité des marchés financiers canadiens. Un organisme unique de réglementation des valeurs mobilières aiderait le Canada à réaliser son plein potentiel économique.
Le secteur ontarien des industries du divertissement et de la création est une pierre d’assise de la nouvelle économie novatrice. Il arrive au troisième rang en Amérique du Nord au chapitre du nombre d’emplois après la Californie et New York.
Dans le présent budget, le gouvernement augmente l’enveloppe du ministère de la Culture de 63 millions de dollars au cours des quatre prochaines années.
Le gouvernement propose également les mesures fiscales suivantes afin d’aider le secteur du divertissement et de la création (pour de plus amples renseignements, voir le chapitre III, Soutien fiscal aux familles et aux entreprises) :
Dans le présent budget, le gouvernement propose d’investir les sommes suivantes :
Au cours des 12 prochains mois, le ministère de la Culture, le ministère de la Promotion de la santé et le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration mèneront des consultations auprès des principaux intervenants relativement à la conception d’un nouveau programme d’immobilisations, et aux critères applicables, afin d’étayer les atouts culturels et récréatifs des collectivités ontariennes et d’améliorer leur santé économique et sociale.
BONIFICATIONS DU SOUTIEN FISCAL POUR LA PRODUCTION CINÉMATOGRAPHIQUE ET TÉLÉVISUELLE ANNONCÉES DANS LE DOCUMENT PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES ET REVUE FINANCIÈRE DE L’ONTARIO DE 2007
Le CIPCTO a fourni un montant évalué à 120 millions de dollars et le CIOSP a fourni un montant évalué à 37 millions de dollars en 2007 afin de contribuer à stimuler la croissance et la création d’emplois dans le secteur de la production cinématographique et télévisuelle de l’Ontario.
Le gouvernement travaille de concert avec l’industrie cinématographique afin d’explorer les moyens d’avancer du soutien financier aux producteurs au début des productions.

Le secteur ontarien du divertissement et de la création comprend les industries de la production cinématographique et télévisuelle, de l’enregistrement sonore, de l’édition, des nouveaux médias (p. ex., les effets spéciaux numériques et les produits interactifs comme les jeux vidéo et sur ordinateur), ainsi que les artistes indépendants, les auteurs, les musiciens et les cinéastes. La vigueur économique de ce secteur favorise la créativité et l’innovation dans la province, ce qui a pour effet de stimuler la croissance économique en attirant des entreprises, une main-d’oeuvre compétente ainsi que des professionnels et des investisseurs ayant une mobilité élevée.
Entre 1999 et 2007, le secteur du divertissement et de la création de l’Ontario a présidé à la création de plus de 80 000 emplois nets en Ontario, ce qui représente une augmentation de 38,3 %, alors que la croissance de l’emploi dans l’ensemble de l’économie ontarienne pendant cette période s’est chiffrée à 17 %. En 2007, le secteur employait environ 292 000 personnes en Ontario, soit 43 % de la main-d’oeuvre totale dans ce secteur au Canada.
Afin de soutenir le tourisme en Ontario, le présent budget fait état de nouveaux investissements et d’une mesure fiscale proposée représentant au total 92 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2007‑2008. Le gouvernement propose ce qui suit :

Le tourisme est un volet important de l’économie ontarienne. En 2007, plus de 185 000 personnes travaillaient dans le secteur du tourisme en Ontario, ce qui représente 2,8 % du marché total de l’emploi de la province, et 37 % de l’ensemble des effectifs du secteur du tourisme au Canada.
La force du dollar canadien et le resserrement de la sécurité aux postes frontaliers ont créé des défis de taille pour le secteur du tourisme. Le nombre de touristes de l’étranger qui viennent en Ontario et dans les autres provinces a diminué de façon constante depuis 2001, principalement en raison d’une baisse du nombre de visiteurs en provenance des États‑Unis. Toutefois, le nombre de touristes canadiens qui ont voyagé en Ontario au cours de la même période a augmenté de 2,3 %. Les Ontariennes et Ontariens qui prennent leurs vacances en Ontario jouent un rôle crucial dans l’industrie du tourisme. Ils ont été 6,7 % plus nombreux à le faire entre 2005 et 2007. Selon les données préliminaires des Perspectives touristiques en Ontario 2007-2011 du ministère du Tourisme de l’Ontario, les touristes de l’Ontario ont effectué quelque 93 millions de visites et dépensé 9,5 milliards de dollars dans la province en 2007, ce qui représente 79 % du nombre total de visites et 52 % du total des dépenses des touristes en Ontario l’an dernier.
L’emploi dans le secteur touristique de l’Ontario continue à croître, malgré les défis qu’entraînent l’appréciation du dollar canadien et la diminution du nombre de touristes de l’étranger. En partie grâce au soutien du gouvernement, l’emploi dans ce secteur a affiché une croissance de 16,7 % au cours des dix dernières années. Quelque 15 000 emplois ont été créés dans le secteur ontarien du tourisme en 2007. De 2006 à 2007, le nombre d’emplois dans le secteur du tourisme en Ontario a augmenté de 9 % (comparativement à 5,21 % dans le reste du Canada).
Pour favoriser la modernisation des entreprises de la province, notamment celles du secteur manufacturier, le gouvernement propose d’appliquer des mesures fiscales représentant 750 millions de dollars sur quatre ans, à partir de 2007‑2008 :
Ces mesures s’ajoutent à l’investissement de 1,1 milliard de dollars sur trois ans en soutien qui a été proposé dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007.
Le gouvernement fournit en 2007-2008 :
Le nouveau Centre ontarien des investissements et du commerce est une organisation de pointe née d’un partenariat entre l’Ontario, d’autres ordres de gouvernement, des organismes voués au développement économique et des associations de gens d’affaires. Officiellement inauguré le 4 février 2008, il rassemblera les renseignements dont les investisseurs ont besoin et aidera la province à se faire valoir comme le meilleur endroit où les entreprises peuvent s’établir, prospérer et créer de bons emplois.
Le gouvernement continue à soutenir les fabricants ontariens aux prises avec des défis économiques et à intervenir en leur faveur. Afin d’étoffer les avantages découlant de la Stratégie d’investissement dans le secteur de fabrication de pointe (SISFP), le gouvernement abaissera le seuil de la valeur des projets d’investissement admissibles à un minimum de 10 millions de dollars et à 50 emplois créés ou conservés. En outre, l’incitatif offert en vertu du programme sera augmenté et la proportion du prêt passera de 10 % à 30 %. Ces bonifications accroîtront l’accès à un plus grand nombre de projets envisagés par des petits et moyens fabricants de l’Ontario.
Les initiatives actuelles ont aidé le secteur manufacturier de l’Ontario à relever ces défis de la manière la plus efficace, c’est-à-dire en continuant d’investir dans de nouveaux produits, installations et équipements en vue d’accroître la compétitivité.
Ces importantes nouvelles mesures de soutien contribueront à fournir une aide réelle et immédiate aux fabricants dans toute la province.
Rapport Ramsay sur les initiatives à l’intention du secteur manufacturier de l’Ontario
En novembre 2007, le premier ministre McGuinty a demandé à David Ramsay, adjoint parlementaire au premier ministre et député provincial de Timiskaming-Cochrane, de mener une recherche sur les défis auxquels fait face le secteur manufacturier de l’Ontario et sur les possibilités qui s’offrent à lui, et de fournir des conseils quant aux mesures à court terme que le gouvernement pourrait mettre en place pour aider ce secteur vital à prendre de l’expansion et à s’épanouir dans l’économie mondiale.
Après avoir mené des consultations auprès de l’industrie, M. Ramsay a communiqué des conseils au premier ministre et au ministre des Finances dans les principaux domaines suivants :
M. Ramsay mentionne également l’importance d’un partenariat avec le gouvernement fédéral pour aider le secteur manufacturier en Ontario. Le gouvernement fédéral serait invité à faire ce qui suit :
Les petites et moyennes entreprises représentent un élément crucial de l’économie de l’Ontario. Elles bénéficieront d’un bon nombre des nouvelles initiatives visant le secteur manufacturier et des mesures fiscales qui sont proposées dans le présent budget. Le gouvernement fournit également un soutien direct au secteur des petites et moyennes entreprises. Dans le présent budget, il annonce ce qui suit :
Les petites et moyennes entreprises bénéficieraient des propositions visant l’élargissement de l’admissibilité aux taux d’imposition sur le revenu des petites entreprises rétroactivement au 1er janvier 2007 qui a été annoncé dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2007. Parmi les allégements fiscaux dont profiteraient les petites et moyennes entreprises, mentionnons la hausse du taux des déductions pour amortissement, la bonification du Crédit d’impôt à l’innovation de l’Ontario remboursable et les réductions accélérées de l’impôt scolaire applicable aux entreprises.
Pour contribuer au succès continu de l’industrie minière de l’Ontario, le gouvernement annonce ce qui suit dans le présent budget :
L’industrie minière à l’échelle mondiale connaît actuellement un essor exceptionnel en raison d’une demande forte et soutenue. En 2007, la valeur des métaux, des minéraux non métalliques et des agrégats exploités en Ontario s’est élevée à environ 11 milliards de dollars, soit une hausse de plus de 1 milliard de dollars par rapport à 2006. En outre, Toronto fait partie des principaux centres financiers du secteur minier au monde, et plus de 1 200 sociétés minières sont cotées sur les marchés boursiers du Groupe TSX établis à Toronto.
Les dépenses de l’industrie au titre de l’exploration et de l’évaluation des gisements ont bondi en 2007, et on évalue qu’elles pourraient s’élever à 502 millions de dollars contre 347 millions de dollars en 2006. Les activités dans le secteur minier ont permis de découvrir de nouvelles réserves de minerai et de prolonger la vie de mines existantes. Les intentions de dépenser présentent une hausse additionnelle de 25 % et s’élèvent à 629 millions de dollars en 2008, en tête de tous les autres territoires de compétence au Canada.
Le gouvernement est résolu à favoriser la transformation du secteur forestier de l’Ontario ainsi que sa forte compétitivité sur le marché international.
Le secteur forestier de la province emploie près de 67 000 personnes et il représente le pilier de nombreuses collectivités, particulièrement dans le Nord de l’Ontario. Il doit composer avec les défis que posent l’intensification de la concurrence mondiale, l’effondrement du marché du logement aux États-Unis et l’appréciation marquée du dollar canadien.
Grâce à l’aide des programmes ontariens existants, l’industrie marque des points dans la réduction des coûts de l’énergie qu’elle achète et l’exploitation de nouvelles sources de valeur provenant de la fibre de bois, à la faveur des investissements dans les installations de cogénération et la mise au point de biocombustibles tels que les granulés de bois.
L’Ontario continuera à faciliter l’amélioration du positionnement concurrentiel du secteur, tout en collaborant avec celui‑ci et les collectivités tributaires de l’exploitation forestière, en vue d’une meilleure gestion de cette transition durant la période actuelle de faiblesse des marchés.
Depuis 2005, le gouvernement a annoncé le versement de plus de 1 milliard de dollars afin de soutenir le secteur des produits forestiers. Les programmes issus de ces investissements stimulent de nouveaux investissements dans les activités de cogénération et de fabrication à valeur ajoutée, et ils aident l’industrie à se repositionner sur le marché mondial.
Le gouvernement aide les agriculteurs à rester concurrentiels dans un marché mondial en évolution rapide et à assurer leur viabilité future. Dans le présent budget, le gouvernement :
L’Ontario possède le plus grand secteur agricole du Canada, représentant 25 % des recettes nationales tirées de l’agriculture et de l’élevage en 2006. Ce secteur est hautement diversifié et il tire profit de la proximité des grands marchés, d’un climat favorable et de sols de qualité. L’agriculture employait environ 96 000 personnes en Ontario en 2007.
Récemment, certains secteurs agricoles ont dû composer avec des défis particuliers, comme l’augmentation du coût du carburant. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a annoncé en 2007 de nouvelles mesures pour leur venir en aide. Le Programme de gestion des risques et le soutien accordé aux éleveurs de bétail et aux horticulteurs aident le secteur à relever les défis immédiats.
Il est prévu que les dépenses totales du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario s’élèveront à plus de 1,2 milliard de dollars au cours de l’exercice 2007-2008.