La crise économique mondiale qui sévit actuellement a de dures conséquences pour les familles, les collectivités et les entreprises de l'Ontario. La crise du crédit financier a déclenché de graves problèmes économiques dans le monde entier. On s'attend à ce que la plupart des grandes économies subissent une récession en 2009, et les États-Unis, le plus important partenaire commercial de l'Ontario, connaissent un ralentissement majeur. Le secteur manufacturier de l'Ontario, surtout l'industrie de l'automobile et le secteur des ressources naturelles, a été particulièrement frappé par le resserrement du crédit aux États-Unis et la chute de la demande qui en résulte.
Les perspectives économiques mondiales se sont détériorées considérablement au cours des derniers mois. Tous les pays du G-7 ont affiché un ralentissement économique marqué. Selon l'organisme Consensus Economics, le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait diminuer de 1,6 % en 2009.
Les États-Unis, qui sont extrêmement importants pour l'Ontario puisque ce pays achète la plupart des exportations de la province, sont aux prises avec un des pires ralentissements économiques qu'ils ont connus. Aux États-Unis, les mises en chantier et les ventes d'habitations neuves n'ont jamais été aussi faibles. De plus, les ventes d'habitations existantes et les prix de vente continuent de baisser. Les taux de saisie immobilière ne cessent d'augmenter, ce qui entraîne un resserrement accru des normes de prêts bancaires. Les pertes d'emplois et le resserrement des conditions de crédit se sont traduits par une réduction des dépenses de consommation, particulièrement dans le domaine des biens durables comme les automobiles.
En 2007‑2008, l'exercice le plus récent pour lequel on dispose de données pour tous les territoires, le rapport dette nette-PIB de l'Ontario était inférieur à la médiane des provinces et du gouvernement fédéral.
Grâce à une gestion financière prudente, l'Ontario a réduit son rapport dette nette-PIB, qui est passé d'un sommet de 32,9 % en 1999‑2000 à 25,1 % en 2008‑2009. Comparativement à la taille de l'économie provinciale, le déficit de l'Ontario pour 2008‑2009 est un des plus faibles parmi ceux des territoires industrialisés touchés par la crise économique mondiale. Le gouvernement de l'Ontario est donc bien placé pour agir afin de créer des emplois dès aujourd'hui et pour demain.
L'Ontario n'est pas à l'abri du ralentissement mondial. L'économie ontarienne est en récession et on prévoit qu'il en sera ainsi au cours de la première moitié de 2009. La province a essuyé des pertes d'emplois inférieures à celles qu'ont connues les États avoisinants des Grands Lacs et nettement plus faibles que celles enregistrées au sein de l'économie américaine dans son ensemble. On s'attend à ce que la croissance de l'économie mondiale reprenne au cours de la prochaine année, notamment grâce aux mesures dynamiques qu'ont prises les gouvernements nationaux et les banques centrales du monde sur les plans financier et monétaire. Selon l'organisme Consensus Economics, l'économie mondiale devrait afficher un taux de croissance de 2,1 % en 2010 et la croissance devrait reprendre dans tous les pays du G-7. On prévoit que l'économie américaine mènera la reprise économique mondiale et qu'elle recommencera à croître au troisième trimestre de 2009. On s'attend à ce que la reprise de l'économie ontarienne suive la même trajectoire que celle de l'économie américaine. De plus, on prévoit que l'économie provinciale recommencera à croître au cours de la deuxième moitié de 2009 et que cette croissance s'accélérera en 2010 et 2011.
Ces conditions ont posé de véritables défis aux Ontariennes et aux Ontariens et font ressortir la nécessité pour la province de protéger les familles et les entreprises dès aujourd'hui et de jouer un rôle de chef de file dans l'économie de demain. L'Ontario doit continuer à jeter les assises d'une croissance durable de l'emploi et de l'économie afin qu'il puisse continuer d'investir dans les services publics que la population de l'Ontario mérite et qu'elle souhaite obtenir.
Malgré les données publiées récemment, l'économie a créé 325 700 emplois nets depuis 2003. Au cours des cinq dernières années, le gouvernement a pris d'importantes mesures pour aider les familles et les entreprises en mettant en place et en renforçant les services publics de l'Ontario, comme les services universels de santé, le système public d'éducation, l'infrastructure, la formation professionnelle, le soutien aux personnes vulnérables et la protection de l'environnement. Le gouvernement a fait des progrès marqués dans la réalisation de son plan économique en cinq points afin de poser les fondements d'une économie novatrice bénéficiant d'une main-d'oeuvre très qualifiée et très scolarisée.
En plus de ces investissements, les réalités de la crise économique mondiale actuelle nécessitent des mesures immédiates pour préserver les emplois et aider les Ontariennes et Ontariens à traverser cette période difficile. Le présent budget énonce la stratégie du gouvernement pour préserver et créer des emplois dès aujourd'hui et pour assurer à l'Ontario une position plus compétitive dans l'économie de demain, afin que les familles et les entreprises puissent tirer parti de la prochaine vague d'emplois et de croissance. Cette stratégie prévoit notamment :
Le gouvernement annonce dans le présent budget d'importantes mesures pour préserver et créer des emplois dès aujourd'hui. Ces initiatives aideront la population ontarienne à faire face à la crise économique actuelle, mais elles contribueront également à la compétitivité future de l'Ontario en renforçant l'infrastructure fondamentale de la province, en investissant dans les compétences et les connaissances de la main-d'oeuvre ontarienne et en soutenant des secteurs clés.
Initiatives pour stimuler l'économie — préserver et créer des emplois dès aujourd'hui
Dans le présent budget, le gouvernement annonce des investissements considérables pour les deux prochaines années afin de stimuler la croissance économique et d'aider les familles ontariennes. Les initiatives proposées comprennent :
En raison du ralentissement économique mondial, les gouvernements du monde entier ont pris des mesures concertées pour relancer l'économie. La loi American Recovery and Reinvestment Act of 2009 prévoit des mesures de stimulation de l'économie américaine évaluées à 789 milliards de dollars américains. Les nombreuses pertes d'emplois, la faiblesse des taux d'intérêt des banques centrales, qui approchent de zéro, et la chute de la demande des consommateurs témoignent de la nécessité d'adopter de telles mesures.
Les gouvernements nationaux ont fait leur part en adoptant des plans de stimulation. Les autres ordres de gouvernement peuvent eux aussi jouer un rôle pour faciliter la reprise économique. À titre de province la plus vaste au Canada, l'Ontario fera sa part pour relancer l'économie. Dans cette optique, le présent budget comprend d'importantes mesures de stimulation économique faisant fond sur les investissements considérables qu'a faits la province avant le début du ralentissement économique et qu'elle continue de faire.
L'Ontario estime qu'il faut adopter des mesures de stimulation intelligentes. C'est pourquoi il a conçu un plan de stimulation d'envergure qui devrait être très efficace pour remettre la province sur la voie de la croissance, ainsi que pour préserver et créer des emplois. Ce plan répond aux critères suivants :
Les investissements dans l'infrastructure fournissent des emplois à court terme et posent les fondements de l'économie de demain, en permettant un mouvement plus rapide et plus efficient des personnes, des biens et des idées. Ils constituent un aspect crucial du plan économique en cinq points du gouvernement. Pour s'attaquer au déficit infrastructurel qui a été créé au cours des trois décennies précédant 2003, le gouvernement a adopté un plan d'investissement ambitieux de 30 milliards de dollars, ReNouveau Ontario, qui sera terminé en 2008-2009, un an avant l'échéance fixée.
D'importants projets, comme l'accroissement de la capacité au passage frontalier du pont Queenston-Lewiston à Niagara, la nouvelle voie pour les camions au passage international de Sault Ste. Marie et l'aménagement de voies réservées aux véhicules multioccupants (VMO) sur les autoroutes 403 et 404, ont contribué à améliorer le réseau de transport de l'Ontario. Ces investissements améliorent la compétitivité à long terme de la province en réduisant les frais pour les entreprises et en stimulant la productivité, tout en améliorant la qualité de vie de la population de l'Ontario.
Parallèlement, la province investit dans les projets d'infrastructure qui appuient les systèmes publics de santé et d'éducation auxquels les Ontariennes et Ontariens attachent tant d'importance. Plus de 40 projets de construction d'hôpitaux sont en cours dans la province, dont plus de 15 devraient être terminés en 2009‑2010, notamment ceux de l'Association des soins de santé de Quinte à Belleville, du Centre de santé Trillium, qui comprend des emplacements à Mississauga et Toronto, de l'emplacement général de la Hamilton Health Sciences Corporation et de l'Hôpital régional de Sudbury (phase 2). On prévoit également que neuf autres projets débuteront en 2009‑2010. En outre, on prévoit investir environ 2 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour faire progresser des initiatives de cybersanté, qui permettront de moderniser encore plus l'infrastructure des services de santé de la province.
Dans le secteur de l'éducation, des investissements de 1,3 milliard de dollars ont été faits dans le cadre de l'initiative Lieux propices à l'apprentissage pour appuyer 12 000 projets de renouvellement réalisés dans plus de 2 500 écoles de la province depuis 2005. Au niveau postsecondaire, le gouvernement a investi 1,4 milliard de dollars par l'entremise du plan ReNouveau Ontario pour renouveler les campus d'établissements d'enseignement postsecondaire et réaliser des projets stratégiques touchant les immobilisations. De plus, des investissements dans les réseaux à large bande, les médias numériques et des établissements comme le Perimeter Institute ont renforcé les assises de l'innovation dans la province et, partant, créé un climat propice à l'entrepreneuriat et à la création d'emplois.
Au cours des deux dernières années, la province a investi 18 milliards de dollars dans l'infrastructure, y compris des fonds ponctuels de 1,1 milliard de dollars versés directement aux municipalités dans le cadre de la Loi de 2008 permettant d'investir dans l'Ontario. Ces investissements ont appuyé plus de 85 000 emplois en 2007‑2008 et permis d'en créer et d'en préserver plus de 100 000 en 2008‑2009.
L'automne dernier, le gouvernement a signé le rapport final de l'Examen provincial-municipal du financement et du mode de prestation des services en collaboration avec ses partenaires municipaux, qui leur procurera un avantage net de 1,5 milliard de dollars par année d'ici 2018. Grâce à cet accord, l'aide annuelle permanente accordée aux municipalités aura augmenté de plus de 250 % comparativement au niveau de 2003 et leur permettra d'accroître leurs investissements dans l'infrastructure et le développement économique.
grands Projets D'INFRASTRUCTURE en cours
L'Ontario compte actuellement plus de 30 grands projets d'infrastructure en cours, chacun valant plus de 100 millions de dollars. Ces projets permettront d'améliorer considérablement les services locaux des hôpitaux, du système judiciaire, de la voirie et des transports en commun.
Exemples de grands projets
On estime que, au total, 45 000 emplois seront créés grâce à ces projets.
Dans le présent budget, la province affecte 15,1 milliards de dollars en 2009‑2010 et 17,4 milliards de dollars supplémentaires en 2010-2011 à des initiatives d'infrastructure. Ces montants, qui comprennent 5 milliards de dollars accordés par le gouvernement fédéral, totalisent plus de 32,5 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.
| Plan 2009-2010 | Plan 2010-2011 | |
|---|---|---|
| Secteur | Dépenses totales liées à l'infrastructure | Dépenses totales liées à l'infrastructure |
| Transports | 4 228,4 | 4 814,0 |
| Transports en commun | 1 687,1 | 1 505,9 |
| Construction de routes | 1 718,3 | 2 034,2 |
| Porte d'entrée de Windsor | 247,1 | 715,0 |
| Autres – Transports1 |
576,0 | 558,9 |
| Santé | 3 177,4 | 3 912,3 |
| Hôpitaux | 2 542,8 | 3 438,0 |
| Autres – Santé |
634,6 | 474,3 |
| Éducation | 1 849,1 | 1 928,9 |
| Conseils scolaires | 1 503,6 | 1 608,1 |
| Collèges | 239,9 | 248,1 |
| Universités |
105,6 | 72,7 |
| Eau/Environnement | 259,0 | 274,2 |
| Infrastructure municipale et locale2 | 418,5 | 431,5 |
| Justice | 355,6 | 819,3 |
| Autres |
1 877,0 | 2 350,4 |
| Nouveaux investissements de stimulation à court terme | 3 430,6 | 3 449,8 |
| Total |
15 595,7 | 17 980,3 |
| Moins les autres fonds de partenaires3 |
501,0 | 526,0 |
| Total, à l'exclusion des fonds de partenaires | 15 094,7 | 17 454,3 |
Moins les transferts4 |
2 390,0 |
2 693,2 |
| Total des dépenses provinciales | 12 704,7 | 14 761,1 |
On prévoit que ces investissements dans l'infrastructure appuieront quelque 146 000 emplois pour les Ontariennes et Ontariens en 2009‑2010 et 168 000 emplois de plus en 2010‑2011. Ils aideront à créer des emplois dans toutes les régions de la province, et ce, dans un large éventail de compétences et de métiers. Les travailleurs qualifiés resteront sur le marché du travail, ce qui maintiendra une réserve de travailleurs qualifiés à long terme au sein de l'économie ontarienne.
Parmi les nouvelles initiatives visant à créer des emplois dès aujourd'hui et pour l'avenir tout en améliorant la compétitivité à long terme de l'Ontario et le niveau de vie de sa population, citons les suivantes :
Grâce à ces investissements et à d'autres mesures de financement, la province s'emploiera à fournir des fonds de contrepartie correspondant à l'investissement total du gouvernement fédéral dans l'infrastructure de l'Ontario qui a été annoncé dans le budget fédéral de 2009, pourvu que cet investissement réponde aux priorités des Ontariennes et des Ontariens. Les initiatives touchant l'infrastructure annoncées dans le présent budget et les investissements considérables annoncés dans les budgets précédents permettent au gouvernement de jeter les assises de la création d'emplois et de la compétitivité économique pour aujourd'hui et pour l'avenir.
Les gens demeurent l'atout le plus important de l'Ontario. Les avantages économiques d'une main‑d'oeuvre hautement qualifiée et scolarisée sont évidents. Au cours des cinq dernières années, le gouvernement a investi dans les compétences des Ontariennes et des Ontariens par l'entremise du Plan d'action pour l'éducation postsecondaire « Vers des résultats supérieurs », du réseau de formation Emploi Ontario et du Plan d'action pour la connexion compétences-emplois. Il y aura d'autres réalisations dans ce secteur au cours de la prochaine année, notamment la loi proposée sur l'Ordre des métiers et la publication du rapport de Charles Pascal sur l'éducation de la petite enfance.
Dans le présent budget, le gouvernement hausse son soutien financier afin d'aider un nombre accru d'Ontariennes et d'Ontariens au chômage ou sous-employés à s'adapter à la nouvelle économie. Une aide transitoire supplémentaire de plus de 750 millions de dollars sur deux ans sera consacrée à des initiatives d'emploi et de formation dans divers domaines d'importance, notamment les emplois d'été, la formation professionnelle, l'alphabétisation, les services aux néo-Canadiennes et aux néo‑Canadiens, ainsi qu'à la bonification proposée des crédits d'impôts pour la formation. Ces initiatives bénéficient des améliorations qu'on propose d'apporter à l'Entente Canada-Ontario sur le marché du travail et à l'Entente sur le développement du marché du travail.
Le gouvernement est conscient des obstacles que doivent surmonter les jeunes sur le plan de l'emploi, surtout dans un contexte économique difficile. Le gouvernement ontarien augmente de 57 % les dépenses destinées aux emplois d'été pour les jeunes, soit une augmentation de 32 millions de dollars en 2009 qui portera les dépenses totales cet été à près de 90 millions de dollars. Cette affectation comprend des ressources ciblées pour les jeunes des quartiers défavorisés, ainsi que des possibilités accrues pour les étudiants d'exploiter leur propre entreprise d'été. Grâce à cette hausse considérable, plus de 100 000 jeunes bénéficieront cette année de l'appui apporté aux programmes d'emploi d'été, comparativement à 73 000 l'été dernier. Les programmes d'emplois d'été seront encore améliorés en 2010.
Le présent budget prévoit l'affectation de près de 700 millions de dollars sur deux ans pour de nouvelles initiatives de formation professionnelle et d'alphabétisation et pour l'amélioration des programmes existants. Ces mesures sont conçues pour permettre au gouvernement de réagir rapidement aux défis à court terme qu'entraîne le ralentissement économique mondial tout en préparant la population active de la province aux réalités de la nouvelle économie. Parmi ces mesures, citons :
INVESTISSEMENTS ACTUELS DANS LES CONNAISSANCES ET LES COMPÉTENCES
Au cours des cinq dernières années, le gouvernement de l'Ontario a aidé la population active de la province à s'adapter à la nouvelle économie grâce au plan d'action de 6,2 milliards de dollars pour l'éducation postsecondaire « Vers des résultats supérieurs », et à Emploi Ontario, le réseau intégré de services d'emploi et de formation de l'Ontario doté de plus de 1 milliard de dollars par année. Les fonds investis dans le plan « Vers des résultats supérieurs » ont entraîné une hausse de 100 000 du nombre d'étudiants inscrits aux collèges et universités de la province depuis 2002-2003. Le réseau Emploi Ontario est venu en aide à plus de 900 000 Ontariennes et Ontariens l'an dernier.
Le Plan d'action pour la connexion compétences-emplois lancé en 2008 crée des possibilités de formation en vue d'entreprendre une nouvelle carrière, améliore l'accès aux études et crée de nouveaux lieux d'apprentissage. Il a fourni des mesures de soutien supplémentaires aux travailleurs touchés par la crise économique mondiale, y compris une aide financière en vue de leur formation et réorientation vers des secteurs en croissance. Le Plan d'action pour la connexion compétences-emplois a aussi accru la capacité de formation dans les collèges et les centres de formation des syndicats ainsi que dans des usines de fabrication et de construction automobile de la province.
Voici quelques-uns des principaux services d'emploi et de formation :
Le gouvernement continue de collaborer avec des partenaires de secteurs clés pour aider les entreprises ontariennes à préserver et à créer des emplois dès aujourd'hui et à se placer en position avantageuse pour réussir au sein d'une économie mondiale de plus en plus concurrentielle.
Le présent budget annonce de nouvelles mesures de soutien substantielles pour des secteurs clés de la province.
Le secteur manufacturier diversifié de l'Ontario joue un rôle important dans l'économie, ayant fourni 900 000 emplois directs en 2008. Les pertes d'emplois dans ce secteur ont frappé les travailleurs partout au Canada et aux États-Unis au cours de la dernière année, et l'Ontario n'a pas été épargné.
Le secteur de l'automobile est un élément important de l'industrie manufacturière de l'Ontario et joue un rôle de premier plan dans l'économie. En 2008, il employait directement quelque 150 000 personnes dans la province. Si l'on tient compte des fournisseurs et des industries au détail connexes, ce secteur appuyait environ 400 000 emplois. Le succès du secteur automobile en Ontario est une source de très grande fierté pour la province.
Les usines de fabrication automobile de l'Ontario se classent parmi les plus productives de l'Amérique du Nord, grâce à une main-d'oeuvre hautement qualifiée. La fabrication des pièces d'automobiles est une industrie importante et diversifiée qui comprend de grandes sociétés multinationales et joue un rôle accru d'agent d'innovation dans le secteur automobile. La province continuera de collaborer avec le gouvernement fédéral et le secteur ontarien de l'automobile pour soutenir l'évolution de l'industrie automobile de la province vers un modèle plus viable et plus concurrentiel sur la scène internationale.
Les partenariats que le gouvernement a établis avec le secteur manufacturier – comme le Fonds pour les emplois dans les secteurs émergents et la Stratégie d'investissement dans le secteur de la fabrication de pointe (SISFP) – aident les sociétés à accroître leur compétitivité, à préserver les emplois actuels et à créer les emplois de demain. Jusqu'à présent, le gouvernement s'est engagé à prêter près de 100 millions de dollars dans le cadre de la SISFP pour appuyer des projets novateurs. Ces prêts contribueront à générer 890 millions de dollars en nouveaux investissements et assureront le maintien ou la création d'environ 4 000 emplois dans 15 collectivités sur une période de cinq ans.
L'Ontario offrira un allégement fiscal additionnel de 110 millions de dollars aux fabricants en 2011-2012 en emboîtant le pas au gouvernement fédéral et en prolongeant l'application temporaire de la déduction pour amortissement accéléré au taux de 50 %, selon la méthode de l'amortissement linéaire, pour les investissements en machines et en matériel de fabrication et de transformation effectués en 2010 et en 2011.
En plus de l'allégement fiscal ciblé annoncé dans le présent budget, le gouvernement propose une réforme en profondeur du régime fiscal comprenant l'adoption d'une taxe de vente unique et la réduction du taux de l'impôt sur le revenu des entreprises manufacturières, qui passerait de 12 % à 10 % le 1er juillet 2010.
Les économies que réalise le secteur manufacturier ontarien grâce à l'élimination de l'impôt sur le capital et la réduction de l'impôt des sociétés proposée dans le présent budget procureraient à ce secteur plus de 1,3 milliard de dollars par année en allégement fiscal supplémentaire lorsque toutes les mesures nécessaires auraient été mises en oeuvre.
Le gouvernement et la population du Nord de l'Ontario travaillent ensemble en ces temps difficiles pour concevoir un plan de croissance pour la région qui l'aidera à assurer sa compétitivité face à l'évolution de l'économie mondiale. La recherche effectuée pour étayer ce plan révèle que la région établit sa présence dans de nouveaux secteurs, comme la bioéconomie, tout en accroissant ses capacités dans le domaine de la recherche et de la commercialisation. Par ailleurs, des secteurs bien établis, comme les mines et l'exploitation forestière, continuent de jouer un rôle crucial dans l'économie du Nord. Il est essentiel que ces secteurs atteignent de nouveaux marchés et qu'ils créent de nouvelles idées et de nouveaux produits et procédés. L'innovation aidera ces secteurs à être concurrentiels et viables à long terme.
L'infrastructure des transports est elle aussi un élément essentiel de la réussite des entreprises du Nord de l'Ontario. Le gouvernement investit un montant record de 648 millions de dollars en 2009-2010 dans des projets d'amélioration des routes provinciales dans le Nord de la province. Les principaux investissements en matière de transport dans le Nord, faits dans le cadre du Programme des routes du Nord, comprennent l'élargissement à quatre voies de la route 69 jusqu'à Sudbury et de la route 11 jusqu'à North Bay. La province entreprendra également un nouveau projet pour élargir la route 11/17 à l'est de Thunder Bay. Pour appuyer les secteurs des mines et de l'exploitation forestière, la province entend faire de nouveaux investissements en collaboration avec le gouvernement fédéral dans le but d'améliorer les routes donnant accès aux ressources.
Les collectivités les plus isolées du Nord de l'Ontario doivent relever des défis uniques. Le gouvernement provincial prévoit investir des ressources additionnelles dans les aéroports en régions éloignées, le réseau de routes d'hiver et la restauration des emplacements de la ligne de radar centre Canada. La province invite son partenaire fédéral à se joindre à elle et à prendre part à ces investissements.
Le secteur de l'exploitation forestière fait face à une concurrence croissante à l'échelle mondiale, au déclin marqué du marché immobilier américain et à la volatilité du dollar canadien. Ces défis font ressortir la nécessité pour ce secteur de mettre à profit les nouvelles possibilités et d'améliorer sa compétitivité.
Dans le présent budget, le gouvernement annonce des mesures immédiates pour aider encore plus le secteur de l'exploitation forestière, dont celles-ci :
Par ailleurs, le gouvernement passera en revue le régime ontarien de tenure forestière et d'établissement des prix et explorera les modèles possibles pour en améliorer la conception. En collaboration avec l'industrie forestière, les groupes environnementaux, les communautés autochtones et le grand public, le gouvernement aidera à créer le meilleur environnement possible pour que les entreprises de produits forestiers de la province puissent réussir, tout en favorisant des pratiques durables.
L'exploitation minière est un important moteur de la croissance économique du Nord de l'Ontario, où sont établies 27 mines de métaux, cinq des 14 plus grandes exploitations minières de la province, la majorité des exploitations de pierres précieuses de l'Ontario et environ 400 entreprises d'approvisionnement et de services liées à l'industrie minière.
Les prix des métaux ont baissé considérablement par rapport aux prix élevés enregistrés récemment, et la crise économique mondiale actuelle continue de poser des défis à ce secteur. Le gouvernement prend des mesures pour venir en aide au secteur minier. Ce printemps, il proposera des modifications à la Loi sur les mines visant à favoriser un développement équilibré au bénéfice de toute la population ontarienne, tout en appuyant la vitalité de l'industrie minière de la province. Les modifications législatives proposées établiraient également un cadre de travail qui permettrait de faire des progrès marqués dans les consultations auprès des communautés autochtones. De plus, le gouvernement fournit 40 millions de dollars sur trois ans pour réaliser des initiatives appuyant la modernisation de la Loi sur les mines.
Le gouvernement affectera 2 millions de dollars par année au cours des quatre prochaines années aux entreprises d'équipement et de services et aux associations sectorielles des industries minière et forestière afin d'accroître leur capacité d'exportation et de favoriser une augmentation des ventes sur les marchés internationaux.
Les ventes de récoltes et de bétail se chiffrant à près de 9 milliards de dollars, les agriculteurs de l'Ontario apportent une importante contribution à l'économie de la province. Pour les aider, le présent budget prévoit les mesures suivantes :
La réussite économique de l'Ontario repose notamment sur des petites entreprises vigoureuses et dynamiques. Dans le présent budget, le gouvernement propose des mesures fiscales ciblées qui se greffent à la vaste réforme du régime fiscal. Elles se traduiraient par un soutien de plus de 1 milliard de dollars sur trois ans à compter de 2010-2011 pour les petites entreprises ontariennes. Les mesures fiscales ciblées qui sont proposées prévoient notamment ce qui suit :
Dans le présent budget, le gouvernement McGuinty propose d'en faire davantage pour aider les personnes qui subissent maintenant les contrecoups de la récession mondiale.
Comme on l'a déjà vu dans le présent chapitre, le gouvernement investit 32,5 milliards de dollars dans l'infrastructure au cours des deux prochaines années, créant ainsi quelque 300 000 emplois. Il investit également plus de 750 millions de dollars dans la création d'emplois, l'alphabétisation et la formation professionnelle. Il investit en outre 130 millions de dollars pour accorder un nouveau soutien aux secteurs de l'agriculture, des mines et de l'exploitation forestière.
Bien qu'elles soient essentielles, les mesures de stimulation à court terme ne suffisent pas. Il ne suffit pas non plus de régler les problèmes engendrés par la crise. L'Ontario doit être aux commandes et prendre dès maintenant des mesures énergiques qui rendront l'économie plus dynamique et plus vigoureuse pour l'avenir.
Lorsque l'économie se remettra de la récession mondiale, ce qui n'est qu'une question de temps, l'Ontario devra être bien placé pour tirer profit de la prochaine vague de croissance et créer des emplois tout en protégeant et en renforçant les services publics auxquels tient le plus sa population.
En vue de bâtir l'économie ontarienne de l'avenir, le gouvernement McGuinty propose une réforme du régime fiscal.
Sous réserve de l'approbation de l'Assemblée législative, l'Ontario adopterait une taxe de vente unique inspirée de la taxe sur la valeur ajoutée, qui entrerait en vigueur en juillet 2010. Plus de 130 pays ont déjà adopté une taxe de ce genre, car il est reconnu partout dans le monde qu'elle est plus efficace que la taxe de vente au détail (TVD) pour stimuler l'investissement et la productivité.
Afin de venir en aide à la population ontarienne pendant la période d'adaptation et de fournir un allégement fiscal continu, le gouvernement propose d'accorder une aide totalisant 10,6 milliards de dollars sur trois ans.
Pendant cette période, le gouvernement propose de procéder à des réductions de l'impôt des sociétés d'une valeur de 4,5 milliards de dollars, notamment en abaissant le taux d'imposition des petites entreprises et en éliminant la surtaxe pour celles ci.
Les mesures fiscales proposées dans le présent budget feraient de l'Ontario un des territoires les plus attrayants du monde industrialisé pour de nouveaux investissements, ce qui entraînerait la création d'emplois porteurs d'avenir dans la province.
Cette réforme du régime fiscal constitue la mesure la plus importante que puisse appliquer aujourd'hui le gouvernement pour renforcer l'économie de l'Ontario à long terme. Cette mesure serait salutaire pour des milliers d'entreprises en activité aujourd'hui et elle permettrait à la province de sortir avec force de la récession et de reprendre la voie d'une croissance rapide.
En vue de favoriser encore davantage la compétitivité de l'Ontario, le présent budget prévoit des investissements pour rendre l'économie plus verte, stimuler l'innovation et attirer les investissements.
Le programme de réforme du régime fiscal du gouvernement, conjugué aux nouveaux investissements ayant pour but de rendre l'économie plus verte, de stimuler l'innovation et d'attirer les investissements, améliorerait la compétitivité de l'économie à long terme, ce qui favoriserait la croissance de l'économie et du marché de l'emploi tout en préservant et en améliorant les services publics qui ont le plus d'importance pour les familles ontariennes.
Il y a cinq ans, le gouvernement McGuinty a été élu parce qu'il s'est engagé à consolider les services publics dont les Ontariennes et Ontariens et leur famille ont besoin pour réaliser tout leur potentiel, soit une éducation financée par des fonds publics, des soins de santé universels, une infrastructure moderne, du soutien pour les personnes vulnérables et un Ontario plus vert.
Ces investissements renforcent les programmes et les services qui comptent le plus pour la population de l'Ontario et qui stimulent l'économie. La main-d'oeuvre instruite, le système de santé universel et l'infrastructure moderne de l'Ontario sont des éléments clés de sa réussite économique et de sa compétitivité.
Une économie vigoureuse et compétitive qui investit dans le capital humain et ses entreprises est plus productive. Elle crée plus de richesse et d'emplois et, en fin de compte, elle améliore la qualité de vie de toute la population.
Le gouvernement a déjà appliqué plusieurs mesures propres à rendre l'Ontario plus compétitif en réduisant les coûts pour les entreprises. Depuis 2004, la province procède à des réductions stratégiques des impôts qui ont déjà permis aux entreprises de l'Ontario de réaliser des économies de 3,2 milliards de dollars. Lorsque ces réductions d'impôt auront été entièrement mises en oeuvre, elles représenteront un allégement fiscal de près de 3 milliards de dollars par année. Parmi ces réductions d'impôt stratégiques, mentionnons l'élimination rétroactive à 2007 de l'impôt sur le capital applicable au secteur manufacturier, ainsi que l'élimination intégrale de l'impôt sur le capital le 1er juillet 2010.
Mais on doit faire encore plus. En raison de la crise économique mondiale actuelle, le gouvernement doit faire tout en son pouvoir pour renforcer l'économie de la province à long terme.
Il faudra plus que la reprise de la croissance. Les taux de croissance économique dont l'Ontario jouissait avant la crise économique mondiale ne seront pas suffisants pour améliorer les services publics si précieux et continuer à réduire la pauvreté.
Le gouvernement de l'Ontario n'a pas d'influence sur la politique monétaire, ni sur les marchés internationaux. Il n'a pas d'emprise non plus sur le ralentissement économique mondial. Toutefois, il contrôle la structure fiscale de la province.
Par conséquent, le gouvernement applique une mesure énergique pour réformer le régime fiscal ontarien.
La réforme du régime fiscal de l'Ontario est la mesure la plus efficace que le gouvernement puisse prendre pour aider à créer des emplois et faire en sorte que l'économie soit en bonne position en vue d'une croissance future.
La réforme du régime fiscal de l'Ontario est la prochaine étape essentielle du plan du gouvernement McGuinty visant à bâtir l'avenir économique de l'Ontario. Il en résultera une meilleure qualité de vie pour toute la population de la province.
Au sein de l'économie mondiale d'aujourd'hui, l'Ontario n'a d'autre choix que de se mesurer à la concurrence et d'attirer les investissements nécessaires à la croissance, ce qui favorisera la création d'emplois ainsi que le maintien d'un niveau de vie élevé et en progrès.
Le système fiscal actuel de l'Ontario impose un fardeau trop lourd sur les investissements et les revenus, moteurs essentiels de la prospérité, de la croissance et de la création d'emplois.
En réduisant les taux de l'impôt des sociétés, on stimulera les nouveaux investissements.
Selon de multiples études et groupes, une mesure essentielle que le gouvernement peut prendre aujourd'hui pour promouvoir la croissance économique à long terme est de réformer le régime fiscal en remplaçant la TVD par une taxe sur la valeur ajoutée unique, mode d'imposition largement reconnu dans le monde entier comme une formule plus efficiente que la taxe de vente au détail. Parmi les 30 pays industrialisés membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), seuls les États-Unis n'ont pas de taxe sur la valeur ajoutée.
DÉSUÉTUDE DE LA TVD DE L'ONTARIO
Depuis que la TVD de l'Ontario a été introduite en 1961, l'économie de la province et du reste du monde a changé considérablement. Or, la TVD n'a pas suivi cette évolution. Par exemple, depuis 1961 :
Exemples de pays ayant une taxe sur la valeur ajoutée
Australie, Chine, France, Allemagne, Irlande, Italie, Japon, Corée du Sud et Royaume-Uni.
La province a besoin d'un régime d'imposition des sociétés et d'une taxe de vente qui maximisent sa compétitivité internationale. Il lui faut prendre des mesures énergiques pour passer à un autre niveau de compétitivité mondiale et profiter des possibilités d'avenir.
Le gouvernement passe à l'action.
Pour veiller à ce que la province soit prête à profiter de la prochaine période de croissance de l'emploi et de l'économie, le gouvernement propose de réformer en profondeur le régime fiscal de l'Ontario.
Le moment n'a jamais été aussi propice pour procéder à une telle réforme. L'approche équilibrée et efficace que préconise le budget placerait l'économie de l'Ontario dans une bonne position concurrentielle à long terme. Elle mènerait à une croissance économique et à la création d'emplois qui permettraient de préserver et d'améliorer les services publics auxquels les familles ontariennes attachent le plus d'importance.
Les modifications qu'on propose d'apporter à l'impôt sur le revenu des particuliers, à l'impôt des sociétés et à la taxe de vente rendraient l'Ontario plus compétitif en allégeant le fardeau fiscal sur l'investissement et le revenu. En remplaçant deux taxes de vente par une seule, on permettrait aux entreprises d'économiser plus de 500 millions de dollars par année en coûts d'observation fiscale. De plus, on encouragerait les entreprises à réinvestir leurs bénéfices et on favoriserait leur expansion, ce qui les aiderait à réduire leurs prix, à investir dans les mesures d'amélioration de la productivité et à créer des emplois.
En partenariat avec le gouvernement du Canada, l'Ontario propose d'adopter une taxe de vente unique qui serait administrée au palier fédéral.
Sous réserve de l'approbation législative et de la signature par les gouvernements du Canada et de l'Ontario d'une entente de coordination fiscale, la taxe de vente unique entrerait en vigueur le 1er juillet 2010 à un taux combiné de 13 %. La partie provinciale serait de 8 % et la partie fédérale, de 5 %.
En adoptant la taxe de vente unique, l'Ontario disposerait du mode d'imposition reconnu dans le monde entier comme étant la formule la plus efficiente pour la taxe de vente.
La taxe de vente unique réduirait le coût des exportations de l'Ontario, rendrait la province plus concurrentielle et stimulerait un secteur de l'économie qui est particulièrement éprouvé par le ralentissement économique.
Grâce à l'efficacité accrue d'une taxe de vente unique, l'Ontario serait bien placé lorsque l'économie mondiale reprendra.
La taxe de vente unique s'harmoniserait en grande partie avec la taxe fédérale sur les produits et services (TPS). Certains produits seraient détaxés, comme les produits alimentaires de base, les médicaments sur ordonnance et les appareils médicaux. À l'instar de la TPS, la taxe de vente unique s'appliquerait à la plupart des autres produits et services.
Le gouvernement propose un certain nombre de mesures spécifiques à l'Ontario pour répondre aux exigences particulières de la province :
Afin d'aider la population de l'Ontario pendant la période d'adaptation à la taxe de vente unique et d'offrir un allégement fiscal permanent, le gouvernement McGuinty propose des réductions de l'impôt des particuliers de 10,6 milliards de dollars sur trois ans, ce qui comprend les mesures suivantes :
La réduction du taux de l'IRP et la bonification du crédit de taxe de vente et du crédit d'impôts fonciers proposées par l'Ontario rendraient le régime fiscal de la province plus progressif en accordant une plus grande part de l'allégement fiscal aux particuliers et aux familles à revenu faible et moyen.
Les réductions de l'impôt des entreprises que propose le gouvernement McGuinty pour les entreprises constitueraient un allégement fiscal d'une valeur de 4,5 milliards de dollars en trois années. Après l'application complète des mesures proposées de réforme du régime fiscal, le taux effectif marginal d'imposition de l'Ontario sur les nouveaux investissements serait réduit de plus de la moitié, passant de 32,8 % en 2009 à 16,2 % en 2018, ce qui stimulerait les investissements et la productivité et entraînerait la création d'emplois.
Dans le présent budget, le gouvernement propose également un allégement fiscal ciblé de plus de 940 millions de dollars sur quatre ans pour venir en aide aux personnes âgées, aux familles et à des secteurs clés de l'économie ainsi que pour soutenir l'innovation et la formation.
Dans l'ensemble, les mesures fiscales proposées dans le présent budget, déduction faite de l'aide de transition fédérale de 4,3 milliards de dollars, réduiraient les revenus de l'Ontario de 2,3 milliards de dollars sur quatre ans. Pour plus de détails sur les mesures fiscales proposées, voir le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
QU'EST-CE QU'UNE « ÉCONOMIE VERTE »?
Une économie verte encourage une production et une consommation plus éconergétiques et durables sur le plan de l'environnement en tenant compte des coûts de la dégradation environnementale et en récompensant la croissance économique plus durable.
Par exemple, le projet de loi intitulé Loi de 2009 sur l'énergie verte et l'économie verte attacherait plus d'importance aux projets de production d'énergie verte, qui miseraient davantage sur les avantages sociaux de l'abandon des sources d'énergie à base de carbone, comme l'électricité produite par les centrales au charbon, au profit des sources d'énergie verte propre et renouvelable.
Le mouvement mondial en faveur de la lutte au changement climatique et de la durabilité de l'environnement fournit un très grand nombre de possibilités de développement économique. Les secteurs comme l'énergie propre, les modes de transport écologiques et l'efficacité énergétique ont un potentiel de croissance considérable. Les territoires qui prennent le virage d'une économie durable à faibles émissions de carbone et qui harmonisent leurs objectifs environnementaux avec leurs objectifs économiques afficheront une croissance plus forte, créeront davantage d'emplois et verront les salaires augmenter. Les investisseurs seront attirés par les territoires qui ont une vision de l'avenir et qui font preuve de créativité et de leadership.
Depuis 2003, le gouvernement met en oeuvre des politiques qui placent l'Ontario sur la voie du succès au sein de l'économie verte. Ces politiques prévoient notamment la production d'électricité à partir de sources plus propres, des investissements sans précédent dans les transports en commun et la protection des ressources naturelles comme la ceinture de verdure et la forêt boréale du Nord. Le ralentissement économique mondial actuel ne signifie pas qu'il faut ralentir la mise en oeuvre de ces politiques. Face aux défis économiques que doivent relever les familles ontariennes, le gouvernement doit redoubler d'efforts pour s'assurer que la province est dans le peloton de tête pour ce qui est de la transition vers une économie plus verte et qu'elle attire plus rapidement un plus grand nombre d'emplois verts.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est au coeur de l'approche énergétique du gouvernement. L'engagement du gouvernement de remplacer les centrales au charbon et le soutien aux programmes de conservation et de production d'électricité à partir de sources renouvelables réduiraient les émissions de GES générées par le secteur de l'électricité et contribueraient à lutter contre le changement climatique. Jusqu'à maintenant, la consommation de charbon a diminué de près de 40 % en Ontario. D'ici 2014, le charbon ne servira plus à répondre aux besoins en électricité de la province. Le remplacement des centrales au charbon est l'initiative de réduction des émissions de GES la plus importante au Canada.
À mesure que la tarification des émissions de carbone s'implantera, les territoires qui délaissent la production d'énergie à base de carbone jouiront d'un avantage économique important.
Le gouvernement reconnaît que le réseau d'électricité de l'Ontario est le point de rencontre des intérêts économiques et sociaux. En plus d'être un fournisseur d'énergie efficient et fiable, le secteur de l'électricité de la province pourrait jouer un rôle clé dans le développement économique et la prospérité de l'Ontario.
Le 23 février 2009, le gouvernement a déposé le projet de loi 150, Loi de 2009 sur l'énergie verte et l'économie verte, pour accélérer la transition vers une économie plus propre et plus verte et appuyer la création de quelque 50 000 emplois au cours des trois premières années.
LOI DE 2009 SUR L'ÉNERGIE VERTE ET L'ÉCONOMIE VERTE PROPOSÉE
La loi proposée :
« La loi sur l'énergie verte de l'Ontario et les initiatives connexes constituent la plus vaste politique d'énergie renouvelable au monde. » — Michael T. Eckhart, président, American Council on Renewable Energy (ACORE)
« La loi sur l'énergie verte de l'Ontario est la loi la plus ambitieuse et celle qui aura la plus grande incidence en Amérique du Nord. Elle fera de l'Ontario un chef de file mondial en matière de développement de l'énergie renouvelable, d'innovation industrielle et de protection du climat. »
— Dr Hermann Scheer, président général du World Council for Renewable Energy et député au parlement de l'Allemagne.
POSSIBILITÉS OFFERTES PAR L'ÉCONOMIE VERTE
L'économie verte génère de nouvelles possibilités d'investissement qui peuvent créer des emplois à valeur élevée, notamment dans les domaines suivants :
Le gouvernement fera de l'Ontario un champion de l'économie verte en mettant en oeuvre un large éventail d'initiatives faisant fond sur les nombreuses mesures de protection des ressources naturelles qu'il a adoptées jusqu'à maintenant. Ces initiatives comprennent les suivantes :
Le secteur public, c'est-à-dire le gouvernement et le secteur parapublic, fera preuve de leadership en conservant l'énergie et en l'utilisant de façon plus efficiente. Cette stratégie contribuera à réduire les émissions de GES. On y intégrera les résultats des travaux de David Ramsay, adjoint parlementaire au premier ministre, qui a été chargé de déterminer le bilan carbone de la fonction publique de l'Ontario et de recommander des moyens et des stratégies pour réduire les émissions en se fondant sur les conseils d'experts et l'expérience d'autres territoires.
Par ailleurs, l'Ontario met sur pied un réseau d'électricité plus propre et plus vert. Le plan énergétique du gouvernement prévoit que les centrales au charbon seront remplacées, que la demande en électricité diminuera de 6 300 mégawatts (MW) et que la capacité de production d'énergie renouvelable augmentera considérablement. Le remplacement des centrales au charbon sera terminé d'ici 2014. En septembre 2008, le ministre de l'Énergie et de l'Infrastructure a ordonné à l'Office de l'électricité de l'Ontario (OEO) de revoir ses objectifs afin d'accroître le plus possible le potentiel de conservation de l'énergie et de production d'énergie renouvelable.
Depuis octobre 2003, la production d'électricité par de nouvelles sources a augmenté d'environ 4 700 MW, y compris près de 1 000 MW provenant de nouvelles sources d'énergie renouvelable. Des projets de production de 6 300 MW d'électricité supplémentaires sont en cours, y compris environ 1 200 MW provenant de sources d'énergie renouvelable. Ces projets représentent des investissements d'environ 12 milliards de dollars et devraient créer quelque 100 000 emplois pendant les travaux de construction.
De plus, l'OEO est en train de réaliser des projets de production de 5 200 MW provenant de sources d'énergie renouvelable, de centrales de cogénération et de centrales au gaz et de planifier ou de mettre en oeuvre des processus d'approvisionnement.
Le gouvernement a lancé un appel d'offres pour choisir une entreprise qui construira deux réacteurs nucléaires à la centrale Darlington de l'Ontario Power Generation (OPG). En 2008, l'OPG a commencé à planifier l'évaluation de la remise en état de la centrale Darlington. De plus, la société poursuit l'évaluation de faisabilité portant sur la remise en état de la centrale Pickering B.
La capacité de l'Ontario d'attirer des emplois et des investissements dépend plus que jamais de la valeur économique générée grâce à l'innovation. Le présent budget annonce un allégement fiscal supplémentaire et des initiatives de plus de 785 millions de dollars pour appuyer les partenariats clés et stimuler le secteur ontarien de la création.
Les partenariats efficaces sont des catalyseurs qui génèrent de nouvelles idées et facilitent la mise en marché de nouveaux produits et services. Il faut élaborer et mettre en oeuvre des solutions scientifiques ici même en Ontario. Dans le présent budget, le gouvernement propose un allégement fiscal supplémentaire de plus de 110 millions de dollars en 2009-2010 et des investissements de 715 millions de dollars pour appuyer des partenariats clés en matière d'innovation et encourager les entreprises à concevoir de nouveaux produits et services. Ces investissements se greffent aux quelque 3 milliards de dollars que le ministère de la Recherche et de l'Innovation s'est engagé à investir sur huit ans, soit jusqu'en 2011-2012. Ils comprennent ce qui suit.
Le secteur ontarien du divertissement et de la création, qui comptait 276 000 travailleurs en 2008, se classe au troisième rang en importance en Amérique du Nord après celui de la Californie et de New York. De plus, l'Ontario se classe au premier rang des provinces canadiennes pour ce qui est de la production cinématographique et télévisuelle, de l'édition de livres et de magazines, et des enregistrements sonores. En outre, l'Ontario est un concurrent de taille sur la scène internationale dans le secteur des médias interactifs numériques, qui affiche une croissance rapide.
MÉDIAS INTERACTIFS NUMÉRIQUES
Le secteur des médias interactifs numériques comprend les fournisseurs de contenu et de services numériques comme le contenu pour les téléphones cellulaires, la conception interactive, la production cinématographique et l'animation numériques, et les jeux vidéo. Les applications mises au point par ce secteur ont entraîné la création de secteurs novateurs comme l'apprentissage électronique, la cybersanté et les services bancaires en ligne.
Les principaux territoires mondiaux se livrent une concurrence féroce dans ce secteur et l'Ontario est bien placé pour devenir un des principaux joueurs. Il y a plus de 700 entreprises spécialisées dans les médias interactifs numériques dans la province. La plupart d'entre elles se trouvent dans la région du grand Toronto ainsi qu'à St. Catharines-Niagara, dans la région de Waterloo et à Ottawa. Les entreprises ontariennes génèrent des revenus d'environ 1 milliard de dollars par année. Grâce aux nombreux programmes d'études postsecondaires sur les médias numériques, notamment le programme d'études en animation informatique renommé dispensé au Collège Sheridan et celui portant sur les médias intégrés offert à l'École d'art et de design de l'Ontario, ce secteur important a accès à un vaste bassin de talent de haut calibre en Ontario.
Le soutien permanent qu'accorde le gouvernement contribue à renforcer la compétitivité des entreprises de divertissement et de création de l'Ontario, qui jouent un rôle important au sein de la nouvelle économie du savoir.
Dans le présent budget, le gouvernement propose un allégement fiscal supplémentaire d'environ 100 millions de dollars par année et des investissements d'environ 30 millions de dollars pour soutenir le secteur du divertissement et de la création. Il propose notamment ce qui suit :
Pour plus de détails sur les mesures fiscales proposées, voir le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
L'Étude sur la compétitivité de l'industrie du tourisme intitulée À la découverte de l'Ontario : Rapport sur l'avenir du tourisme a été publiée en février 2009. Elle faisait état de l'importante contribution du tourisme à l'économie de la province. En effet, cette industrie génère des recettes totalisant 22 milliards de dollars par année. L'étude précisait également que l'industrie du tourisme joue un rôle essentiel aujourd'hui dans la création d'emplois et la croissance de l'économie et qu'elle a un potentiel économique à long terme encore plus grand.
Environ 40 millions de dollars des revenus annuels nets provenant de la partie provinciale de la taxe de vente unique seraient utilisés pour soutenir la promotion des régions touristiques de l'Ontario lorsqu'elles auront été définies.
Le présent budget annonce également l'octroi de 41 millions de dollars supplémentaires sur trois ans pour améliorer des attractions touristiques ontariennes. Ces fonds comprennent les suivants :
La capacité de l'Ontario d'attirer de nouveaux investissements est essentielle à la création d'emplois et à la prospérité économique. En 2008, le gouvernement a créé le ministère du Commerce international et de l'Investissement, qui oeuvre sur la scène internationale afin de stimuler les échanges commerciaux avec la province, d'attirer des investissements en Ontario et de créer des occasions pour les travailleurs ontariens. Dans le présent budget, le gouvernement annonce des mesures supplémentaires pour assainir le climat des affaires en Ontario.
Le train de mesures fiscales proposées par le gouvernement réformerait le régime fiscal de l'Ontario de sorte que, lorsque toutes ces mesures auraient été mises en oeuvre, le taux effectif marginal d'imposition de l'Ontario applicable aux nouveaux investissements dans les immobilisations serait réduit de moitié, passant de 32,8 % à 16,2 %.
Ces mesures feraient de l'Ontario un des territoires les plus attrayants du monde industrialisé pour les nouveaux investissements.
Par ailleurs, le présent budget prévoit l'octroi de 1,2 million de dollars en fonds de fonctionnement permanents à compter de 2009-2010 à la Toronto Region Research Alliance (TRRA), un organisme sans but lucratif qui joue un rôle actif pour renforcer la capacité de Toronto d'attirer et de développer des entreprises novatrices axées sur la recherche.
Annoncée le 6 mars 2009, la stratégie « L'Ontario propice aux affaires » est un plan d'action visant à faciliter et à accélérer l'accès aux services gouvernementaux pour les familles et les entreprises tout en protégeant l'intérêt public. Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement a lancé trois initiatives :
La stratégie « L'Ontario propice aux affaires » se greffe à diverses améliorations importantes apportées à la prestation des programmes et des services, dont les suivantes :
Le gouvernement de l'Ontario continuera de chercher des moyens de simplifier et de moderniser ses procédures et services afin de suivre l'évolution des besoins et des attentes des entreprises ontariennes.
Pour ce faire, le ministère du Revenu fera participer les entreprises de la province à une initiative renouvelée ayant pour but de moderniser les services et les normes applicables à ses clients. Des procédures et des services clairs, opportuns, précis et transparents donneront confiance aux entreprises et allégeront leur fardeau administratif.
Par ailleurs, en collaboration avec les entreprises, le ministère continue de travailler à l'initiative portant sur le projet de loi sur l'administration des taxes et impôts qui a été annoncée dans le budget de 2008. Cette initiative a pour but de faciliter l'observation fiscale, de consolider les règles d'administration fiscale ainsi que d'uniformiser et de simplifier le libellé des mesures législatives.
La taxe de vente unique proposée dans le présent budget réduirait les coûts d'observation fiscale des entreprises ontariennes de plus de 500 millions de dollars par année. Ce montant s'ajoute aux économies pouvant atteindre 100 millions de dollars par année que les entreprises pourraient réaliser au titre de l'observation fiscale grâce au transfert de l'administration de l'impôt ontarien des sociétés à l'Agence du revenu du Canada, qui a eu lieu en 2008.
Par ailleurs, le gouvernement proposera des modifications à la Loi sur les huissiers et à la Loi sur les agences de recouvrement afin de rationaliser et de moderniser les exigences de cautionnement applicables aux personnes inscrites et nommées. Ainsi, le ministre des Petites Entreprises et des Services aux consommateurs serait autorisé à établir des exigences de garantie par voie de règlement.
Au cours de la dernière année, les marchés des capitaux mondiaux ont fait face à des défis de taille, en partie à cause de l'effondrement du marché des prêts hypothécaires à risque élevé aux États-Unis. Or, bien que l'Ontario n'ait pas échappé à la crise financière mondiale, l'importance accordée à l'intégrité ainsi que la réglementation et la surveillance rigoureuses pratiquées tant au palier provincial qu'au palier fédéral ont laissé les marchés des capitaux de l'Ontario dans une bonne position comparativement à celle d'autres territoires.
Le 12 janvier 2009, le Groupe d'experts sur la réglementation des valeurs mobilières, créé par le gouvernement fédéral, présentait son rapport final, qui exposait un plan de création d'un organisme de réglementation commun. L'Ontario défend cette idée depuis longtemps, et c'est avec plaisir que l'on constate que les recommandations du Groupe d'experts soutiennent la position du gouvernement provincial, qui est d'avis que cet organisme de réglementation devrait avoir son bureau principal à Toronto.
Au cours de l'année à venir, le gouvernement de l'Ontario travaillera de concert avec les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour concrétiser cette initiative. Un organisme de réglementation commun fournirait aux investisseurs une plus grande protection grâce à une réglementation et à des mesures d'exécution plus efficaces, tout en réduisant les coûts que doivent assumer les entreprises pour réunir des capitaux. Cette initiative ferait fond sur les efforts déployés par le gouvernement en vue de renforcer la protection des investisseurs et les mesures d'exécution. Par exemple, le gouvernement a déposé récemment des modifications à la Loi sur les valeurs mobilières pour faciliter l'exécution des ordonnances entre les provinces et territoires du Canada. Il entend également proposer des modifications aux conditions d'inscription et des exonérations applicables à l'inscription et aux prospectus afin de franchir une étape de plus en vue d'établir un organisme de réglementation commun et de mieux protéger les investisseurs.
Les bouleversements survenus récemment sur les marchés des capitaux indiquent à quel point il est important d'avoir les outils nécessaires lorsqu'il faut agir sur-le-champ de façon prudente et proactive pour protéger l'intérêt public. Dans cette optique, le gouvernement proposera de modifier la Loi sur les valeurs mobilières et la Loi sur les contrats à terme sur marchandises afin de se donner et de donner à la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario des pouvoirs supplémentaires pour intervenir dans des circonstances exceptionnelles lorsque les marchés subissent un bouleversement. Cette modification serait semblable à l'approche législative adoptée aux États-Unis et au Royaume-Uni et conforme aux recommandations formulées récemment par le Groupe d'experts fédéral.
Le Canada dispose du secteur bancaire le plus solide au monde. La majeure partie des entreprises de ce secteur sont établies à Toronto. Selon le Global Financial Centres Index, Toronto se classe en 11e position pour ce qui est des centres financiers les plus compétitifs au monde. La ville compte également une main-d'oeuvre très scolarisée et une population diversifiée et est un endroit où les gens du monde entier veulent vivre et investir.
Dans le présent budget, le gouvernement annonce qu'il travaillera de concert avec la Toronto Financial Services Alliance (TFSA), des partenaires du secteur privé et la cité de Toronto pour financer un exposé de principe qui jettera les bases nécessaires pour faire de Toronto un centre financier encore plus important sur la scène mondiale. Dans le cadre de cette initiative, le gouvernement s'associera à la cité de Toronto pour fournir à la TFSA les ressources nécessaires pour faire connaître les atouts de Toronto comme centre financier.
Ces mesures, et les autres initiatives annoncées dans le budget de 2009, contribueront à faire de Toronto, et de l'Ontario dans son ensemble, une destination de choix à l'échelle mondiale pour les entreprises du secteur des services financiers, ce qui stimulera la croissance économique et la création d'emplois bien rémunérés pour les Ontariennes et Ontariens et ce, dès aujourd'hui et pour demain.
Des régimes de retraite vigoureux et modernes rendent la province plus compétitive, car ils lui permettent d'attirer des travailleurs hautement spécialisés. De plus, ils haussent la qualité de vie des travailleurs, des retraités et de leurs familles et stimulent les marchés financiers. En effet, les caisses de retraite se classent au deuxième rang pour ce qui est des plus importantes sources de capitaux de placement au Canada, derrière les banques à charte.
Les régimes de retraite et les comptes d'épargne-retraite ont été touchés par le ralentissement économique actuel, ce qui témoigne de la nécessité de réformer les régimes de retraite.
Le gouvernement aide les régimes de retraite à relever les défis économiques à court terme auxquels ils font face, tout en procédant à une réforme à long terme afin de renforcer les régimes de retraite des Ontariennes et des Ontariens et de rendre la province plus compétitive.
En décembre 2008, le gouvernement a annoncé qu'il modifierait la Loi sur les régimes de retraite au printemps 2009 afin de prendre huit mesures d'allégement temporaire de la capitalisation du déficit de solvabilité des régimes de retraite. Ces mesures ont pour but de protéger les emplois et les familles en cette période où la conjoncture évolue rapidement. Si les modifications législatives sont adoptées, on pourra changer les règlements et rendre ces changements rétroactifs au 30 septembre 2008. Les mesures proposées.
On trouvera plus de précisions sur le plan gouvernemental d'allégement de la capitalisation du déficit de solvabilité au chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
Malgré les changements majeurs survenus sur le plan économique et démographique, il n'y a pas eu de réforme des régimes de retraite de l'Ontario depuis plus de 20 ans.
Pour répondre à ce besoin de réforme, le gouvernement a créé la Commission d'experts en régimes de retraite, qui était présidée par Harry Arthurs, universitaire renommé. La Commission a mené de vastes consultations, reçu 127 mémoires d'Ontariennes et d'Ontariens intéressés et de groupes d'intervenants et commandé 17 études.
La publication, en novembre 2008, du rapport de la Commission, intitulé Un juste équilibre : Une retraite sûre – Un régime abordable – Des règles équitables, marque une étape importante dans l'élaboration du programme gouvernemental de réforme des régimes de retraite. Le gouvernement a alors annoncé l'affectation de ressources supplémentaires à la Commission des services financiers de l'Ontario et le début d'une brève période de consultation sur le rapport de la Commission d'experts. Le gouvernement est en train de passer en revue les nombreux commentaires reçus au cours de cette période, qui a pris fin le 27 février 2009.
La province s'est engagée à aller de l'avant avec la réforme des régimes de retraite et entend déposer un projet de loi à l'automne 2009. La réforme proposée par le gouvernement reposera sur les principes suivants :
Pour faciliter cette réforme, le gouvernement créera le Conseil consultatif de réforme des régimes de retraite, qui fournira des conseils pratiques sur des propositions de réforme précises.
Dans le présent budget, le gouvernement propose d'autres mesures de réforme des régimes de retraite qui respectent les principes énoncés dans le rapport de la Commission d'experts. Si elles sont adoptées, ces modifications :
Le gouvernement continuera de collaborer avec le Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les régimes de retraite. Une des priorités de l'Ontario est l'examen des règles relatives à l'impôt et à l'investissement applicables aux régimes de retraite pour veiller à ce que ces règles tiennent mieux compte de l'évolution de la situation économique actuelle. La province apportera la touche finale à un projet d'accord multilatéral établissant des règles claires pour l'administration et la réglementation des régimes de retraite à lois d'application multiples.
En plus de procéder à la réforme de la Loi sur les régimes de retraite, le gouvernement s'est engagé à étudier des questions plus vastes en matière de politique publique liées à la suffisance des revenus de retraite et à la couverture de pension. Le gouvernement estime que ces questions, qui font davantage la manchette en raison du ralentissement économique, sont au coeur du débat sur les régimes de retraite. Par l'entremise du Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les régimes de retraite, l'Ontario collaborera avec le gouvernement fédéral et ses partenaires provinciaux pour revoir des stratégies qui permettraient d'étudier ces questions plus à fond.
On trouvera des précisions sur les mesures législatives proposées et les autres initiatives de réforme des régimes de retraite au chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
Le Fonds de garantie des prestations de retraite (FGPR) a été créé en 1980. Bien que le FGPR perçoive des droits auprès des promoteurs de régimes, ses droits et prestations n'ont pas été revus depuis plusieurs années.
La Commission ontarienne d'experts en régimes de retraite a recommandé récemment que le FGPR soit examiné pour déterminer les droits et les garanties appropriés et qu'il s'autofinance. Elle a également recommandé que le Fonds soit administré par un organisme et qu'il n'ait pas de lien de dépendance avec l'organisme de réglementation des régimes de retraite.
Par souci de prudence, le gouvernement passe en revue la stabilité et la situation financière du FGPR en se basant sur les conclusions d'une étude actuarielle indépendante, la première étude réalisée depuis la création du FGPR. Une fois cette étude terminée, le gouvernement envisagera de créer un organisme autonome qui serait responsable du FGPR. Il souhaite que le FGPR suive des principes sensés et fournisse une couverture et perçoive des droits viables à long terme.
Dans le cadre de la création d'un FGPR autonome et viable, le gouvernement déposera des modifications à la Loi sur les régimes de retraite pour préciser que le FGPR est un fonds autonome sans lien de dépendance avec le gouvernement. Ces modifications fourniraient au gouvernement la souplesse nécessaire pour accorder des fonds au FGPR et confirmeraient qu'il n'est pas tenu de lui verser des fonds ni de lui consentir des prêts. Elles confirmeraient également l'exigence réglementaire actuelle selon laquelle le FGPR peut utiliser uniquement son actif pour garantir les pensions.
La crise économique mondiale actuelle ne devrait pas empêcher la société d'aider ses membres les plus vulnérables. En fait, il est encore plus impérieux de prendre des mesures pour soutenir sans tarder les particuliers et les familles vulnérables de l'Ontario qui sont touchés par le ralentissement économique. En réduisant la pauvreté, on donne la chance aux gens d'atteindre leur potentiel, on réduit le fossé entre les riches et les pauvres et on stimule l'économie de l'Ontario.
Avec le présent budget, le gouvernement continue d'appuyer les Ontariennes et Ontariens les plus vulnérables en proposant d'accélérer la mise en oeuvre graduelle de la Prestation ontarienne pour enfants (POE), en augmentant les taux d'aide sociale et en haussant le salaire minimum comme prévu. Il propose également d'investir dans des collectivités plus fortes et plus sécuritaires en :
Les initiatives proposées feraient progresser la mise en oeuvre de la Stratégie ontarienne de réduction de la pauvreté et viendraient en aide aux familles durement touchées par les difficultés économiques.
Dans le cadre de sa Stratégie de réduction de la pauvreté, le gouvernement propose d'accélérer la mise en oeuvre graduelle de la POE en accordant aux familles à revenu faible et modéré jusqu'à 1 100 $ par année par enfant à compter de juillet 2009, soit deux ans plus tôt que prévu. Cela représenterait une hausse de 83 % de la prestation maximale par rapport à ce qu'elle était en 2008. Selon les plans actuels, ces prestations devraient atteindre un montant maximal de 1 100 $ par enfant par année en juillet 2011. Les autres paramètres du programme de la POE et les critères d'admissibilité ne seraient pas modifiés.
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
|---|---|---|---|---|
| Niveau de la POE selon le calendrier actuel | 600 | 805 | 900 | 1 100 |
| Niveau de la POE découlant de l'accélération proposée | 600 | 1 100 | 1 100 | 1 100 |
| Hausse découlant de l'accélération proposée | – | 295 | 200 | – |
L'accélération proposée procurerait plus de 400 millions de dollars supplémentaires en prestations pour enfants au cours des trois prochaines années. Tel qu'indiqué dans les budgets précédents, des modifications seraient apportées au Supplément de revenu de l'Ontario pour les familles travailleuses ayant des frais de garde d'enfants et aux prestations d'assistance sociale pour les enfants afin de les intégrer davantage à la POE.
Une fois qu'on aura procédé à l'accélération proposée, les familles ayant des enfants recevraient jusqu'à 500 $ de plus par enfant en paiements de POE qu'en 2008.
En décembre 2008, dans le cadre de la Stratégie de réduction de la pauvreté, le gouvernement s'est engagé à offrir, d'ici cinq ans, un montant maximal de 1 310 $ par année par enfant au titre de la POE. Il est déterminé à respecter cet engagement.
Le gouvernement continuerait également à verser des fonds équivalant au niveau proposé de la POE pour les enfants et les jeunes qui sont sous le soin des sociétés d'aide à l'enfance. Ce soutien passerait aussi à 1 100 $ par enfant par année à compter de juillet 2009. Le gouvernement déposera un projet de loi pour l'administration de ces fonds.
Dans le cadre de la Stratégie de réduction de la pauvreté, le gouvernement investira 3 millions de dollars en 2009-2010 pour faciliter l'établissement de carrefours communautaires dans certains quartiers où les revenus sont faibles. Ces carrefours regrouperont un éventail de partenaires communautaires en vue de repérer et de fournir des mesures de soutien sur les plans social, communautaire et éducatif.
Afin d'aider les bénéficiaires de l'aide sociale, le gouvernement propose dans le présent budget de majorer de 2 % en novembre l'allocation de base pour adultes et l'allocation de logement maximale versées aux bénéficiaires du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et du programme Ontario au travail. Cette initiative se grefferait à la Stratégie de réduction de la pauvreté mise en oeuvre par le gouvernement en haussant les revenus des prestataires de l'aide sociale, notamment les familles recevant une aide pour soins temporaires et une aide à l'égard des enfants qui ont un handicap grave, ainsi que les pensionnaires de foyers de soins de longue durée qui reçoivent une allocation de menues dépenses.
Une famille monoparentale dont le père ou la mère touche des prestations d'aide sociale et qui compte deux enfants âgés de cinq et sept ans aurait un revenu annualisé de 22 730 $, soit 1 110 $ de plus qu'en 2008. Cela représenterait une hausse de 5 670 $, soit 33 %, du revenu annualisé que cette famille touchait en 2003, qui était de 17 060 $. (Voir le graphique 9.)
Compte tenu de la hausse proposée dans le présent budget, les prestations d'aide sociale auraient augmenté de 11 % depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement en octobre 2003. Les municipalités ne seraient pas tenues de contribuer à l'augmentation des prestations proposée avant janvier 2010.
Le gouvernement propose de nouvelles initiatives relatives à l'infrastructure du logement qui s'inscriront dans le cadre de sa Stratégie de réduction de la pauvreté. En collaboration avec le gouvernement fédéral, la province a l'intention d'investir :
Dans le cadre de sa Stratégie de réduction de la pauvreté, le gouvernement propose également d'octroyer plus de 5 millions de dollars par année, à compter de 2009-2010, pour assurer un financement stable des banques d'aide au loyer municipales à l'échelle de la province. Pour aider les locataires à faible revenu à conserver leur logement, depuis 2004, le gouvernement a investi près de 24 millions de dollars dans les banques d'aide au loyer. Le financement provincial de ces banques a permis d'éviter plus de 15 500 expulsions jusqu'à présent.
TAUX DU SALAIRE MINIMUM
| 1995 à 2003 | 6,85 $ |
| 1er février 2004 | 7,15 $ |
| 1er février 2005 | 7,45 $ |
| 1er février 2006 | 7,75 $ |
| 1er février 2007 | 8,00 $ |
| 31 mars 2008 | 8,75 $ |
| 31 mars 2009 | 9,50 $ |
| 31 mars 2010 | 10,25 $ |
Dans le budget de 2007, le gouvernement a annoncé que le salaire minimum serait majoré pour passer à 10,25 $ l'heure d'ici 2010. Le 31 mars 2009, le salaire minimum augmentera de 75 cents l'heure, tel que prévu.
Depuis que le gouvernement a pris le pouvoir en 2003, il a augmenté chaque année le salaire minimum afin d'aider les travailleurs à faible revenu de la province. Ces hausses ont fait suite à une période de neuf années de gel du salaire minimum en Ontario.
Tel qu'annoncé dans le budget de l'Ontario de 2008, la Subvention aux personnes âgées propriétaires pour l'impôt foncier procure jusqu'à 250 $ aux personnes âgées propriétaires à revenu faible et moyen pour les aider à payer leur impôt foncier de 2009. À compter de 2010, la subvention maximale sera portée à 500 $. Au cours des cinq prochaines années, la subvention procurera environ 1 milliard de dollars en allégement de l'impôt foncier à plus de 600 000 personnes âgées.
Depuis 2003, le gouvernement a apporté plusieurs améliorations aux crédits d'impôt foncier et de taxe sur les ventes pour les personnes âgées de l'Ontario afin qu'ils correspondent mieux à la situation des personnes âgées à faible revenu. Dans le présent budget, le gouvernement propose d'étoffer davantage ces crédits pour s'assurer que les couples de personnes âgées touchant le niveau minimum de revenu garanti des gouvernements profitent des pleins avantages de ces crédits.
À compter de 2010, les crédits d'impôt foncier et de taxe sur les ventes de l'Ontario seraient remplacés par un nouveau crédit de taxe de vente de l'Ontario et un nouveau crédit d'impôts fonciers de l'Ontario.
On propose aussi dans le présent budget d'apporter des modifications aux comptes immobilisés afin de donner aux personnes âgées et aux autres Ontariennes et Ontariens plus de souplesse pour accéder aux fonds de ces comptes :
Le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario, renferme plus de renseignements sur les mesures de soutien offertes aux personnes âgées.
Depuis 2003, le gouvernement provincial mène une campagne en vue d'obtenir un traitement équitable pour l'Ontario. Le gouvernement fédéral a donné suite à certaines préoccupations de l'Ontario et les deux ordres de gouvernement prennent des mesures pour aider la population de la province à faire face aux difficultés économiques actuelles. En cette période d'incertitude économique, les Ontariennes et Ontariens s'attendent à une collaboration des différents ordres de gouvernement.
L'Ontario a lutté pour que le financement fédéral des services de santé, de l'éducation postsecondaire et des services sociaux dans le cadre du Transfert canadien en matière de santé (TCS) et du Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS) soit équitable pour toute la population du Canada. En 2007-2008, le gouvernement fédéral a adopté le principe d'un montant égal par habitant pour les montants versés dans le cadre du TCPS.
Comparativement à 2008-2009, l'Ontario dépensera plus de 1,8 milliard de dollars supplémentaires dans le secteur de la santé grâce notamment à une augmentation de 841 millions de dollars des fonds auxquels il a droit au titre du TCS. Cette augmentation comprend la somme de 489 millions de dollars en 2009-2010 pour que l'Ontario obtienne le même financement par habitant que les autres provinces qui reçoivent des paiements de péréquation. Elle permettra de fournir une aide aux hôpitaux de la province et de hausser le financement de l'Assurance-santé de l'Ontario.
En 2009-2010, l'Ontario recevra également 347 millions de dollars en paiement de péréquation, montant qui équivaut au financement fédéral qui s'évapore au titre des transports en commun et des réductions des temps d'attente pour des services médicaux.
La province a un plan visant à stimuler l'économie ontarienne et à créer des emplois, mais il peut faire beaucoup plus et agir plus rapidement en collaboration avec le gouvernement fédéral.
Malgré les améliorations qui y ont été apportées récemment, le Programme d'assurance-emploi (a.-e.) continue de préoccuper l'Ontario. Près de 70 % des Ontariennes et des Ontariens au chômage ne reçoivent pas de prestations régulières totales d'a.-e. Cela s'explique surtout par le fait que le programme n'est pas adapté à l'évolution des besoins de la main-d'oeuvre ontarienne. En 2008, les prestations régulières totales par personne au chômage étaient de 5 490 $ en Ontario comparativement à des prestations moyennes de 9 560 $ dans les autres provinces, une différence de 4 070 $ ou de 43 %.
Les travailleurs et les employeurs ontariens contribuent davantage au Programme d'a.-e. que ne le font ceux des autres provinces canadiennes. Depuis des années, les Ontariennes et Ontariens apportent une contribution disproportionnée à ce programme fédéral. Ils demandent maintenant d'avoir accès à cet investissement. On prévoit que la part de l'Ontario du financement total des programmes d'emploi et des services de formation versé dans le cadre de l'a.-e. sera d'environ 30 % l'an prochain, comparativement à 27 % en 2008-2009. Toutefois, cette bonification prendra fin après deux ans et demeure nettement inférieure à la proportion des chômeurs canadiens qui habitent en Ontario, qui est de 42 %.
L'Ontario demande au gouvernement fédéral de s'assurer que les Ontariennes et Ontariens ont un accès équitable au Programme d'a.-e., particulièrement en cette période économique difficile. Le gouvernement fédéral devrait également revoir et modifier la formule de financement de l'a.-e. en ce qui concerne les programmes de formation pour qu'elle soit adaptée aux conditions actuelles du marché du travail.
En 2006, le gouvernement fédéral a décidé unilatéralement de mettre fin à l'Accord sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants. Comme le dernier paiement fédéral a été versé en 2006-2007, l'Ontario peut soutenir près de 8 500 places de garderie dans la province jusqu'en 2009-2010.
Toutefois, à compter de 2010-2011, l'Ontario doit obtenir un engagement permanent du gouvernement fédéral pour pouvoir maintenir ces places de garderie. La province lui demande donc de revoir sa décision de mettre fin à l'accord. Le gouvernement fédéral doit prendre de nouvelles mesures de financement pour appuyer la garde d'enfants.
Malgré les défis financiers découlant du ralentissement économique, le gouvernement ne mettra pas en péril les services publics essentiels. En fait, sa gestion prudente protège les services et les emplois.
Le gouvernement a déjà réalisé des progrès notables pour ce qui est de moderniser l'administration publique et de contenir la croissance de ses dépenses. Grâce à une rationalisation accrue des processus, à la réduction des coûts administratifs, à une meilleure utilisation de la technologie et à des initiatives continues d'évitement et de réduction des coûts, le gouvernement a repéré des économies de 806 millions de dollars dans son budget de 2007. En poursuivant ses initiatives axées sur l'efficience, le gouvernement de l'Ontario a réduit ses frais administratifs généraux, qui sont passés de 15 % de toutes les dépenses gouvernementales en 2003-2004 à 12 % en 2007-2008, ce qui place l'Ontario bon deuxième au Canada en ce qui a trait au taux d'efficience.
Le gouvernement a également obtenu des gains d'efficience dans ses interactions quotidiennes avec le public. Lors des consultations prébudgétaires récentes, le ministre des Finances a mis à l'essai de nouvelles manières novatrices d'échanger avec le public et de le consulter. Contact Nord, un réseau de centres d'éducation et de formation à distance, relie 90 collectivités du Nord de l'Ontario. Le projet pilote a permis au ministre de consulter plus d'une collectivité à la fois. Encouragé par le succès remporté, le gouvernement aura davantage recours à la technologie de Contact Nord lors de ses prochaines consultations, ce qui permettra de réduire les frais de déplacement et de faire participer un plus grand nombre d'Ontariennes et d'Ontariens de partout dans la province.
Dans le document Perspectives économiques et revue financière de l'Ontario de 2008, le gouvernement a instauré de nouvelles initiatives de gestion des dépenses qui lui ont permis d'économiser une somme évaluée à 111 millions de dollars au cours des cinq derniers mois de l'exercice 2008-2009, dépassant ainsi de près de 3 millions de dollars son objectif initial. Ces économies ont été réalisées grâce à diverses mesures comme la réduction des frais de déplacement et d'experts-conseils; le gel de l'achat de véhicules du gouvernement; le gel des améliorations locatives et de son empreinte immobilière actuelle; ainsi que l'intensification des pratiques écologiques en milieu de travail afin de réduire les frais d'impression, de copie et de télécopie. Le total des charges provinciales a augmenté de 0,8 % seulement en 2008-2009 par rapport à 2007-2008 et de 1,2 % seulement par rapport aux prévisions du budget de 2008. Ce résultat témoigne de l'engagement du gouvernement de maîtriser les dépenses tout en protégeant les services publics clés en cette période d'incertitude économique.
Outre les mesures d'amélioration de l'efficience lancées à l'automne de 2008, le présent budget prévoit d'autres initiatives pour gérer les finances de la province en visant des économies de 1 milliard de dollars en 2011-2012.
Le gouvernement a déjà réalisé des économies considérables. Les résultats positifs obtenus à cet égard, les pratiques d'efficience novatrices et la maîtrise des dépenses globales aideront le gouvernement à équilibrer le budget d'ici 2015-2016. En excluant les montants qui ne font pas partie des dépenses de base, comme ceux engagés pour mettre en oeuvre immédiatement des mesures visant à protéger et à créer des emplois, la croissance des charges de programmes de base sera maintenue à 3,6 % par année en moyenne entre 2008-2009 et 2011-2012, ce qui est inférieur au taux moyen prévu de croissance des revenus, qui est de 3,8 % par année au cours de cette période. De même, la croissance des charges de programmes sera maintenue à 2,3 % par année en moyenne entre 2011-2012 et 2015-2016, ce qui est inférieur au taux prévu de croissance des revenus, qui est de 4,6 % au cours de la même période.
En décembre 2008, le gouvernement a réitéré son engagement d'utiliser avec prudence l'argent des contribuables en annonçant des mesures qui réduisent les dépenses en salaires dans le secteur public. Les sous ministres et les cadres supérieurs qui gagnent 150 000 $ ou plus par année verront la hausse de leur salaire de base et de leur échelle salariale limitée à 1,5 % en 2009-2010. Le présent budget propose des modifications à la Loi sur l'Assemblée législative qui, si elles sont mises en oeuvre, gèleront le salaire annuel des députés provinciaux à leur niveau actuel pour cet exercice.
L'automne dernier, les effectifs de la fonction publique de l'Ontario (FPO) ont été gelés à 68 645 équivalents temps plein. Dans cette foulée, le présent budget propose de rendre la FPO plus efficiente en réduisant sa taille de 5 % sur trois ans par attrition et par d'autres mesures. Le gouvernement reconnaît le travail important qu'accomplissent les fonctionnaires dans la prestation de services essentiels aux citoyens et fait preuve de leadership en cette période économique difficile.
Par ailleurs, le gouvernement propose de modifier la Loi de 2004 sur la publicité gouvernementale pour en clarifier certains articles. En vertu de ces modifications, les membres du Conseil exécutif ne seraient pas autorisés à figurer dans les annonces publicitaires diffusées à la télévision, à la radio, dans les imprimés, dans les cinémas et dans les services de transport en commun qui sont payées par le gouvernement de l'Ontario ni dans les documents imprimés qui sont distribués aux ménages ontariens et dont les coûts de distribution sont payés par le gouvernement de l'Ontario.
Le gouvernement proposera également des modifications à la Loi de 2006 sur la négociation collective relative à la Police provinciale de l'Ontario et à la Loi sur les services policiers pour mettre en oeuvre les ententes conclues avec les agents de négociation du gouvernement, qui modernisent le cadre des relations de travail de la fonction publique de l'Ontario.
En septembre 2008, le gouvernement créait un nouvel organisme, Cybersanté Ontario, pour diriger la mise en oeuvre d'une stratégie coordonnée en matière de cybersanté et la création d'un dossier médical électronique pour la population de l'Ontario d'ici 2015. Les dossiers médicaux électroniques amélioreront l'échange de renseignements sur la santé, ce qui se traduira par de meilleurs soins aux patients et un système de santé plus efficace et plus efficient.
Dans un premier temps, la stratégie de cybersanté de l'Ontario portera sur trois priorités :
Ces initiatives conduiront à l'amélioration de la qualité des soins que reçoivent les Ontariennes et Ontariens, amélioreront les résultats et aideront à limiter les coûts de santé.
Dans le budget de 2004, le gouvernement a annoncé AchatsOntario, un programme important ayant pour but de réduire les coûts globaux d'approvisionnement en services du secteur parapublic et d'affecter les économies ainsi réalisées aux services de première ligne.
AchatsOntario est un programme novateur conçu pour réaliser des économies sur les achats de produits et de services dans le secteur parapublic, évalués à 10 milliards de dollars par année. Comme plus de 40 % de ces achats se font dans le secteur de la santé, les initiatives réalisées jusqu'à maintenant dans le cadre d'AchatsOntario ont porté surtout sur l'automatisation des processus de gestion de la chaîne d'approvisionnement, la réduction des chevauchements et l'uniformisation des modes de sourçage, d'achat et de paiement des produits dans les hôpitaux.
Les hôpitaux ont réalisé des économies, accru leur productivité et libéré des fonds dont ils avaient grandement besoin pour appuyer les services de première ligne. Jusqu'à maintenant, AchatsOntario a permis aux entités du secteur parapublic de réaffecter 45 millions de dollars des économies réalisées aux services de première ligne. Ce programme devrait entraîner des économies annuelles de 100 millions de dollars d'ici 2011-2012.
Le gouvernement de l'Ontario proposera une loi afin d'accroître la portée du programme AchatsOntario et d'apporter des améliorations importantes au chapitre de la responsabilité financière. Cette loi ferait fond sur la réussite des initiatives d'achats collectifs en réunissant un plus grand nombre de partenaires du secteur parapublic afin de tirer parti des avantages découlant des pratiques de premier plan en matière de gestion novatrice de la chaîne d'approvisionnement, de réduire les coûts d'approvisionnement et d'affecter les économies réalisées aux services publics essentiels. Toutes les principales entités du secteur parapublic financées par les contribuables ontariens seraient visées par la loi, qui exigerait que la plupart d'entre elles unissent leurs efforts lorsqu'elles achètent des produits et des services communs. On prévoit que, grâce au mandat renforcé du programme AchatsOntario, cette approche coordonnée et intégrée en matière d'approvisionnement entraînera des économies de 200 millions de dollars par année au cours des trois premières années de fonctionnement. Une telle approche est sensée en cette période où les fonds pouvant être affectés aux activités de fonctionnement des partenaires du secteur parapublic sont si précieux.
Le secteur parapublic a un vaste pouvoir d'achat et la loi proposée en ferait bénéficier tous les Ontariens et toutes les Ontariennes. En rendant certaines activités d'approvisionnement obligatoires, comme l'achat collectif de produits et de services, le gouvernement de l'Ontario réduirait les coûts tout en préservant, voire en améliorant, la qualité des services de première ligne. Il pourrait également faciliter la réalisation d'initiatives qui sont importantes pour la population de l'Ontario comme l'achat de produits et de services verts.