| Économie de l’Ontario | Finances de la province | ||
|---|---|---|---|
| Croissance prévue du PIB réel, 2009 | (2,5 %) | Déficit provisoire 2008-2009 | 3,9 G$ |
| Croissance moyenne du secteur privé, 2009 | (2,4 %) | Prévision des revenus 2009-2010 | 96,0 G$ |
| Croissance prévue du PIB réel, 2010 | 2,3 % | Prévision des charges 2009-2010 | 108,9 G$ |
| Emplois depuis octobre 2003 | 325 700 | Réserve de 2009-2010 | 1,2 G$ |
| PIB réel (2008 par rapport à 2003) | 10,3 % | Rapport dette1-PIB (2003-2004) | 25,2 % |
| Revenu réel disponible (2008 par rapport à 2003) | 17,9 % | Rapport dette-PIB (2008-2009) | 18,4 % |
Le présent chapitre traite des perspectives économiques de l'Ontario et du plan financier du gouvernement.
Les perspectives économiques à l'échelle mondiale se sont gravement détériorées au cours des derniers mois. L'économie américaine, d'une importance capitale pour l'Ontario puisqu'elle est la destination de la majeure partie de ses exportations, connaît l'un des pires ralentissements de son histoire. L'Ontario n'est pas à l'abri des pressions exercées à l'échelle internationale et la récession actuelle devrait durer pendant toute la première moitié de 2009.
La croissance de l'économie mondiale devrait reprendre au cours de la prochaine année, grâce surtout aux mesures budgétaires et monétaires vigoureuses qu'ont prises les gouvernements nationaux et les banques centrales partout dans le monde. En Ontario, la reprise devrait suivre le même parcours que celui des États-Unis, la croissance s'amorçant pendant la seconde moitié de 2009 et gagnant du terrain en 2010 et 2011.
Conscient des défis économiques que l'Ontario doit relever, le gouvernement a choisi de réitérer son engagement à fournir et à protéger les services publics clés. Compte tenu de l'incidence du ralentissement économique mondial, soudain et inattendu, sur les perspectives de revenus et les perspectives économiques, la province prévoit actuellement un déficit de 3,9 milliards de dollars en 2008-2009. Réagissant au ralentissement, le gouvernement est déterminé à protéger les emplois existants et à en créer de nouveaux ainsi qu'à investir dans les secteurs prioritaires clés tout en veillant à ce que la croissance annuelle moyenne des charges de programmes de base soit maintenue à 3,6 % comparativement à une croissance projetée des revenus de 3,8 % entre 2008-2009 et 2011-2012. La province prévoit donc des déficits diminuant progressivement pour passer de 14,1 milliards de dollars en 2009-2010 à 12,2 milliards de dollars en 2010-2011 et à 9,7 milliards de dollars en 2011-2012, et s'attend à revenir à l'équilibre budgétaire d'ici 2015-2016.
Il y a plus de deux ans, le gouvernement reconnaissait les défis que la province aurait à relever en raison de la conjoncture économique mondiale et investissait dans la formation, l'infrastructure et les réductions de l'impôt des entreprises. En outre, réagissant à la détérioration soudaine et inattendue de la situation économique survenue à l'automne 2008, le gouvernement a pris des mesures immédiates pour continuer de gérer les finances de la province de façon responsable. Depuis lors, l'économie de l'Ontario continue de subir les contrecoups du ralentissement économique mondial, ce qui a donné lieu à une baisse marquée des revenus de la province. Le gouvernement prévoit maintenant un déficit de 3,9 milliards de dollars en 2008-2009.
| Plan budgétaire | Provisoire | Variation en cours d'exercice |
|
|---|---|---|---|
| Revenus | 96 920 | 93 427 | (3 493) |
| Charges | |||
| Programmes | 87 279 | 88 463 | 1 184 |
| Intérêt sur la dette | 8 891 | 8 854 | (37) |
| Total des charges | 96 170 | 97 317 | 1 147 |
| Réserve | 750 | – | (750) |
| Excédent/(Déficit) | 0 | (3 890) | (3 890) |
Les variations des perspectives financières de 2008-2009 découlent principalement de la baisse de 3,5 milliards de dollars des revenus, représentant une diminution de 3,6 % par rapport aux prévisions du budget de 2008. Cependant, la croissance des charges totales a été contenue, celles-ci augmentant de seulement 0,8 % par rapport à 2007-2008 et de seulement 1,2 % en regard des prévisions budgétaires de 2008, ce qui témoigne de l'engagement du gouvernement de contenir les dépenses tout en protégeant les services publics clés en cette période d'incertitude économique.
La réserve de 750 millions de dollars a été utilisée pour contrebalancer les effets du ralentissement de la croissance économique sur les perspectives financières de l'Ontario.
Par rapport à la taille de son économie, le déficit de l'Ontario de 2008-2009 est l'un des plus faibles déficits au sein des pays industrialisés touchés par la crise économique. Cela met en relief l'engagement du gouvernement de protéger les emplois et de favoriser la croissance tout en continuant de gérer avec prudence les finances de la province.
Les résultats provisoires de 2008-2009 sont fondés sur les meilleurs renseignements disponibles au début de mars 2009. Puisqu'elles sont provisoires, ces projections risquent de changer. Les revenus et les charges réels de la province seront présentés dans les Comptes publics de l'Ontario de 2008-2009.
Compte tenu du rendement financier de la province et de la croissance plus faible que prévu du produit intérieur brut (PIB) cette année, on prévoit que le rapport déficit accumulé-PIB de l'Ontario s'établira à 18,4 % en 2008-2009 comparativement à 25,2 % en 2003-2004.
Le total des revenus est estimé à 93 427 millions de dollars en 2008-2009, ce qui représente une baisse de 3 493 millions de dollars, soit 3,6 %, par rapport aux prévisions du budget de 2008. Cette baisse s'explique surtout par le fait que le taux de croissance économique a été plus faible en 2008 et 2009 que ce qui avait été prévu dans le budget de 2008.
| Chiffres provisoires 2008-2009 |
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|---|---|---|
| Revenus fiscaux | ||
| Impôt des sociétés | (3 736) | |
| Impôt sur le revenu des particuliers | 403 | |
| Droits de cession immobilière | (292) | |
| Taxe de vente au détail | 247 | |
| Paiements tenant lieu d'impôts (électricité) | 216 | |
| Tous les autres impôts et taxes | (370) | |
| (3 532) | ||
| Gouvernement du Canada | 108 | |
| Revenus tirés des entreprises publiques | ||
| Ontario Power Generation Inc. et Hydro One Inc. | (315) | |
| Société des loteries et des jeux de l'Ontario | 123 | |
| Toutes les autres entreprises publiques | (21) | |
| (213) | ||
| Autres revenus non fiscaux | 144 | |
| Total des variations des revenus | (3 493) | |
Voici les points saillants des variations des revenus en 2008-2009 par rapport aux prévisions du budget de 2008 :
On prévoit actuellement que le total des charges en 2008-2009 sera de 97 317 millions de dollars, une hausse de 1 147 millions de dollars, soit 1,2 %, par rapport aux prévisions du budget de 2008. Cette hausse est surtout attribuable aux mesures que continue à prendre le gouvernement afin de protéger les services publics clés.
| Chiffres provisoires 2008-2009 |
|
|---|---|
| Variations des charges de programmes | |
| Santé | 274,5 |
| Services sociaux, services à l'enfance et logement social | 259,7 |
| Éducation | 143,2 |
| Infrastructure et transports | 142,2 |
| Justice | 125,1 |
| Autres variations des charges de programmes | 239,7 |
| Total des variations des charges de programmes | 1 184,4 |
| Économies au titre de l'intérêt sur la dette | (37,0) |
| Total des variations des charges | 1 147,4 |
Voici les points saillants des variations des charges en 2008-2009 par rapport aux prévisions du budget de 2008 :
La présente section décrit les perspectives macroéconomiques actuelles de l'Ontario, sur lesquelles est fondé le plan financier. Les principales hypothèses qu'a utilisées le ministère des Finances aux fins de la planification économique sont inférieures aux prévisions du secteur privé qui étaient disponibles lorsque les hypothèses économiques ont été mises au point le 13 mars 2009.
L'économie de l'Ontario a été touchée par le ralentissement économique mondial, causé notamment par la récession qui frappe les États-Unis et la turbulence accrue des marchés des capitaux.
| 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009p | 2010p | 2011p | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Croissance du PIB réel | 2,6 | 2,8 | 2,6 | 2,3 | (0,4e) | (2,5) | 2,3 | 3,3 |
| Croissance du PIB nominal | 4,7 | 4,0 | 4,3 | 4,5 | 1,7e | (2,4) | 3,6 | 4,7 |
| Croissance de l'emploi | 1,7 | 1,3 | 1,5 | 1,6 | 1,4 | (2,0) | 0,8 | 1,6 |
| Inflation de l'IPC | 1,9 | 2,2 | 1,8 | 1,8 | 2,3 | 0,4 | 1,9 | 2,0 |
Les perspectives économiques demeurent soumises à un niveau inhabituel d'incertitude. L'ampleur de la reprise en Ontario et le moment où elle se produira dépendent de la gravité et de la durée du ralentissement économique mondial actuel.
Les perspectives du ministère des Finances comprennent une baisse de 2,5 % du produit intérieur brut (PIB) réel de l'Ontario en 2009. Le PIB réel a diminué à la fin de 2008 et devrait chuter pendant les deux premiers trimestres de 2009. La croissance devrait reprendre au cours de la seconde moitié de 2009 et se raffermir pendant les années suivantes, le PIB réel devant afficher une hausse de 2,3 % en 2010 et de 3,3 % en 2011, ces taux ayant été établis à des fins de planification. La reprise économique aux États-Unis, les efforts du gouvernement pour fournir des emplois dès aujourd'hui et pour demain, la faiblesse des taux d'intérêt et les mesures prises pour améliorer le fonctionnement du marché du crédit mondial devraient se traduire par un redressement au milieu de 2009. La situation de l'emploi devrait également s'améliorer, puisque l'on s'attend à ce que 161 000 emplois nets soient créés en 2010 et 2011.
LES IMPORTANTS DÉFIS DE L'INDUSTRIE DE L'AUTOMOBILE DE L'ONTARIO
Le secteur de l'automobile est une composante importante de l'économie ontarienne, générant des investissements et fournissant de nombreux emplois dans maintes collectivités de la province. Une industrie de l'automobile dynamique et concurrentielle demeurera un élément important de l'assise industrielle de l'Ontario à l'avenir.
Le secteur de l'automobile de l'Ontario est durement touché par la chute marquée de la demande, les exportations ontariennes d'automobiles et de pièces ayant accusé une baisse de 22,8 % en 2008. Le secteur de l'automobile représentait environ 3,7 % du PIB de l'Ontario en 2008, relativement à 6,1 % en 1999. Ce secteur employait quelque 150 000 Ontariennes et Ontariens en 2008, ce qui représentait 2,3 % de la population active totale, soit une baisse par rapport au sommet de 3,5 % atteint en 2002. On s'attend à ce que l'industrie de l'automobile continue à faire face à des difficultés pendant toute l'année 2009. Selon les données les plus récentes publiées dans les Blue Chip Economic Indicators, le nombre de véhicules légers vendus aux États-Unis devrait diminuer pour passer de 13,2 millions en 2008 à 10,3 millions en 2009, ce qui représente une baisse de 22,0 %, les prévisions se situant entre 8,6 et 12,5 millions de véhicules.
Il y a lieu de s'attendre à une reprise du secteur ontarien de l'automobile après 2009. Selon les Blue Chip Economic Indicators, les ventes de véhicules aux États-Unis devraient augmenter et passer à 12,3 millions de véhicules en 2010 et à 14,0 millions en 2011.
L'Ontario subit les contrecoups du ralentissement soudain de l'économie mondiale. Tous les pays du G-7 sont maintenant en récession; leur PIB réel s'est fortement contracté au quatrième trimestre de la dernière année et d'autres baisses sont prévues pendant la première moitié de 2009. Selon l'organisme Consensus Economics, le taux de croissance à l'échelle mondiale devrait chuter de 1,6 % en 2009, comparativement à la croissance de 2,0 % enregistrée en 2008. Il s'agirait du ralentissement le plus marqué depuis la Deuxième Guerre mondiale. On s'attend à ce que dans tous les pays du G-7, la production recule en 2009. Le fléchissement touche de plus en plus les pays à marché émergent. En Chine et dans d'autres économies émergentes, les exportations fléchissent à cause de la baisse de la demande.
Plusieurs facteurs devraient favoriser la reprise de l'économie mondiale et contribuer à l'accélération de la croissance économique. D'importantes mesures de stimulation financière à l'échelle nationale conjuguées à de faibles taux d'intérêt encourageront les dépenses des entreprises et des ménages à l'échelle mondiale. Les mesures visant à stabiliser le secteur financier devraient favoriser l'amélioration des conditions de crédit mondiales. Cela accroîtra la confiance et augmentera la disponibilité du crédit pour les entreprises et les consommateurs. La croissance mondiale devrait reprendre pour atteindre 2,1 % en 2010.
Le ralentissement de la demande américaine et mondiale, en particulier en ce qui a trait aux automobiles, conjugué aux turbulences que connaissent les marchés des capitaux mondiaux, freine l'activité économique en Ontario. Il en résulte une baisse des exportations nettes, une hausse du taux de chômage et un ralentissement de la croissance des revenus et des dépenses de consommation.
Le PIB réel de l'Ontario s'est contracté de 0,4 % environ en 2008, après avoir affiché une hausse modérée de 2,3 % en 2007. Le principal frein à la croissance est le recul des exportations, principalement dans le secteur de l'automobile où elles ont diminué de plus de 7 % en 2008. Les importations ont également connu un recul, encore attribuable surtout au secteur de l'automobile, mais moins marqué toutefois que la baisse des exportations. Par conséquent, la balance commerciale internationale et interprovinciale de l'Ontario s'est gravement détériorée en 2008, passant d'un excédent de 12,4 milliards de dollars en 2007 à un déficit de 743 millions de dollars en 2008.
Le rendement économique de l'Ontario a fléchi à l'automne 2008, en raison de la turbulence sur les marchés des capitaux mondiaux et de la récession américaine. Les dépenses de consommation réelles ont chuté d'environ 1,0 % au quatrième trimestre. Le marché de l'habitation s'est également affaibli à la fin de 2008 et au début de 2009. Les mises en chantier ont diminué de 9,5 % au quatrième trimestre de 2008 et de 25,0 % de plus pendant les deux premiers mois de 2009. Le marché de la revente s'est contracté de 23,6 % au cours du dernier trimestre de 2008 et de 4,5 % de plus en janvier.
Après une diminution relativement faible au quatrième trimestre de 2008, le marché de l'emploi en Ontario a continué de fléchir ces deux derniers mois, accusant une perte de 71 000 emplois nets en janvier et de 35 000 en février 2009. Le taux de chômage en Ontario a donc augmenté, passant de 7,2 % en décembre 2008 à 8,7 % en février 2009.
Le ministère des Finances interroge des prévisionnistes du secteur privé pour déterminer les hypothèses qu'il convient d'utiliser pour la planification. En raison de la détérioration rapide de la situation économique mondiale, les prévisionnistes du secteur privé ont fortement abaissé leurs projections au cours des derniers mois. Ils prévoient en moyenne une baisse de 2,4 % du PIB réel de l'Ontario en 2009. Les quelques prévisionnistes qui présentent des prévisions trimestrielles prévoient une contraction de l'économie pendant au moins trois trimestres, avec une baisse moyenne du rapport pic-creux de 3,3 %. Les prévisionnistes s'attendent à ce que la croissance s'améliore en 2010, mais les points de vue sont partagés à cet égard. Le Conference Board du Canada est le plus optimiste, prévoyant une croissance de 3,6 % en 2010, tandis que le Groupe Desjardins est le plus pessimiste, prévoyant une croissance de 1,0 % seulement.
| 2009 | 2010 | 2011 | |
|---|---|---|---|
| Conference Board du Canada (février) | (1,2) | 3,6 | 4,1 |
| IHS Global Insight (février) | (2,9) | 2,5 | 3,8 |
| Centre for Spatial Economics (février) | (1,2) | 3,4 | 2,5 |
| Université de Toronto (février) | (2,1) | 3,4 | 3,8 |
| RBC Groupe financier (mars) | (1,9) | 2,4 | – |
| Groupe Banque Scotia (mars) | (2,9) | 1,4 | – |
| Groupe financier Banque TD (mars) | (2,7) | 1,2 | – |
| Groupe Desjardins (mars) | (3,3) | 1,0 | – |
| BMO Marchés des capitaux (mars) | (2,9) | 2,1 | – |
| Marchés mondiaux CIBC (mars) | (2,5) | 2,0 | – |
| Moyenne selon l'enquête sur les prévisions du secteur privé | (2,4) | 2,3 | 3,6 |
| Hypothèse de planification de l'Ontario | (2,5) | 2,3 | 3,3 |
Pour faire en sorte que les projections économiques soient raisonnables et responsables, le ministère des Finances consulte beaucoup les prévisionnistes du secteur privé. Le Conseil ontarien des prévisions économiques a été établi dans le cadre de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières pour qu'il fournisse des conseils sur les hypothèses et projections macroéconomiques. Les membres sont Peter Dungan de l'Université de Toronto, Glen Hodgson du Conference Board du Canada, Ernie Stokes du Centre for Spatial Economics et Dale Orr. Le ministre des Finances a rencontré les membres du Conseil et d'autres prévisionnistes du secteur privé dans le cadre du processus de préparation du budget de 2009. On a demandé aux membres du Conseil de passer en revue les hypothèses économiques du ministère des Finances en février 2009. Les membres qui ont été en mesure de donner suite à cette demande ont produit des lettres indiquant que les prévisions étaient raisonnables, au 27 février 2009. Les perspectives de planification de l'Ontario tiennent compte des révisions qui ont été apportées par la suite aux prévisions du secteur privé jusqu'au 13 mars 2009, date à laquelle les hypothèses économiques ont été établies aux fins du budget.
Les perspectives économiques de l'Ontario sont grandement influencées par des facteurs externes tels que la croissance économique américaine, les prix du pétrole, le taux de change du dollar canadien et les taux d'intérêt. Le tableau qui suit résume les prévisions du secteur privé à cet égard.
| 2009 | 2010 | 2011 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Faible | Moy. | Élevé | Faible | Moy. | Élevé | Faible | Moy. | Élevé | |
| Croissance du PIB réel des États-Unis (en pourcentage) | (3,4) | (2,6) | (1,4) | (0,2) | 1,9 | 3,5 | 1,4 | 3,4 | 6,3 |
| Pétrole brut (en $US le baril) | 36,2 | 44,5 | 55,0 | 35,3 | 60,0 | 82,5 | 34,9 | 61,9 | 90,0 |
| Dollar canadien (en cents américains) | 75,4 | 79,5 | 83,5 | 77,6 | 84,8 | 94,3 | 78,2 | 87,5 | 94,3 |
| Taux des bons du Trésor de trois mois (en pourcentage) | 0,3 | 0,6 | 1,4 | 0,4 | 1,1 | 2,9 | 2,1 | 3,1 | 4,3 |
| Taux des obligations de 10 ans du gouvernement (en pourcentage) | 2,5 | 2,9 | 3,7 | 2,6 | 3,3 | 4,1 | 3,5 | 4,4 | 4,9 |
L'économie américaine connaît l'une des pires récessions de son histoire. La crise financière, qui a débuté dans le marché des hypothèques à risque élevé aux États-Unis, s'est accentuée à l'automne 2008, contribuant à un resserrement accru du crédit et amplifiant la volatilité des marchés des capitaux mondiaux. Les mises en chantier et les ventes de maisons neuves ont atteint un plancher record alors que les ventes et les prix des habitations existantes ont continué de diminuer. Les taux de saisies d'habitations hypothéquées continuent d'augmenter, ce qui entraîne un resserrement supplémentaire des normes de prêts des banques. Les pertes d'emplois et le resserrement du crédit se soldent par une baisse des dépenses de consommation, en particulier pour ce qui est des biens durables tels que les véhicules automobiles. Les entreprises ont de la difficulté à accéder au crédit pour financer des investissements et maintenir un fonds de roulement. Pour pallier à la détérioration des perspectives et aux turbulences continues sur les marchés des capitaux, la Réserve fédérale américaine a abaissé son objectif de taux directeur, qui est passé de 5,25 % en septembre 2007 à une fourchette de 0 à 0,25 % aujourd'hui. Le gouvernement des États-Unis a injecté des capitaux dans de nombreuses banques américaines dans le cadre de son plan Troubled Asset Relief Plan (TARP) et la Réserve fédérale a accru les liquidités dans le système financier. Ces mesures contribuent à améliorer le flux de crédit, mais le marché du crédit demeure tendu et il faudra un certain temps avant qu'il ne revienne à la normale.
Le gouvernement américain a pris des mesures vigoureuses pour sortir l'économie de la récession, notamment en adoptant l'American Recovery and Reinvestment Act. Les mesures de stimulation prévues comprennent des dépenses en infrastructure, des réductions de l'impôt sur le revenu des particuliers pour les ménages à faible revenu et à revenu moyen, des réductions de l'impôt des sociétés pour stimuler les investissements ainsi que des transferts supplémentaires aux gouvernements des États. En outre, le Trésor américain a lancé un régime de stabilité pour les propriétaires d'habitations, le Homeowner Affordability and Stability Plan, qui contribuera à réduire les paiements hypothécaires pour de nombreux consommateurs et le nombre de saisies immobilières. La construction domiciliaire étant extrêmement faible actuellement aux États-Unis, les stocks d'habitations non vendues devraient diminuer. À mesure que les stocks s'épuisent, les mises en chantier et les prix des habitations devraient se stabiliser. La stabilisation et la reprise du marché immobilier américain devraient, en définitive, contribuer à ramener les conditions de crédit à la normale.
Comme il faudra du temps pour que ces initiatives prennent effet, on s'attend à ce que l'économie américaine recule pendant la première moitié de 2009, que la consommation et les investissements des entreprises continuent à fléchir et que les exportations se contractent. Dans l'ensemble, on prévoit que le PIB des États-Unis diminuera de 2,6 % en 2009. Avec la reprise économique, la croissance devrait s'accélérer et atteindre 1,9 % en 2010. Cependant, les perspectives demeurent soumises à un niveau inhabituel d'incertitude, en particulier quant à l'importance de la reprise et au moment où elle se produira. On ignore pour l'instant à quel moment le marché de l'habitation se stabilisera aux États-Unis et combien de temps il faudra pour que les conditions de crédit s'améliorent. Les points de vue sur les perspectives américaines sont partagés au regard de la croissance en 2009, et varient entre -3,4 % et 1,4 %. L'éventail de résultats possibles pour 2010 est même plus large, variant entre -0,2 % et 3,5 %.
Les prix du pétrole brut ont considérablement diminué, passant d'un record quotidien de 145 $US le baril en juillet 2008 à moins de 34 $US le baril en février 2009, une diminution de plus de 75 % en sept mois seulement, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée. Le ralentissement marqué des économies américaine et mondiale contribue à faire baisser la demande et les prix du pétrole. La chute des prix du pétrole a incité l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à réduire sa production et les sociétés pétrolières à annuler ou à retarder leurs investissements de capitaux dans la prospection et le développement pétroliers, réduisant l'approvisionnement futur en pétrole. Par conséquent, il est possible que la production ne suffise pas à répondre rapidement à la demande accrue qui se produira lorsque la croissance mondiale reprendra, ce qui contribuera à la hausse des prix. Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent, en moyenne, à ce que les prix du pétrole passent de 45 $US le baril en 2009 à 60 $US le baril en 2010 et à 62 $US le baril en 2011. Les points de vue sur les prix du pétrole sont très diversifiés, ce qui témoigne de l'incertitude qui règne concernant l'offre et la demande.
Le dollar canadien s'est abruptement déprécié par rapport à la devise américaine en octobre dernier, descendant en deçà de 77,0 cents américains à la mi-mars, à cause de la turbulence accrue sur les marchés des capitaux, de la détérioration spectaculaire des perspectives de croissance à l'échelle mondiale et de la chute des prix des marchandises. D'autres devises, dont l'euro et la livre sterling, se sont également dépréciées par rapport au dollar américain l'an dernier. Les prévisionnistes du secteur privé s'attendent à ce que la valeur du dollar canadien atteigne en moyenne 79,5 cents américains en 2009, les prévisions variant entre 75,4 cents américains et 83,5 cents américains. La hausse prévue des prix du pétrole et des marchandises en 2010 devrait de nouveau faire augmenter la valeur du dollar. Les prévisionnistes du secteur privé prévoient que la valeur du dollar canadien s'établira en moyenne à 84,8 cents américains en 2010 et à 87,5 cents américains en 2011.
Les banques centrales du monde entier ont abaissé les taux d'intérêt lorsque la crise financière s'est intensifiée l'automne dernier. Depuis décembre 2007, la Banque du Canada a réduit de 400 points de base son objectif pour le taux de financement d'un jour qui s'établit à un plancher historique de 0,5 %. Elle a également pris un certain nombre de mesures extraordinaires pour injecter des liquidités dans le marché des capitaux, notamment la prolongation de la durée de ses prêts aux institutions admissibles et l'élargissement du genre de garanties qu'elle accepte. En outre, à l'automne 2008, le gouvernement fédéral a convenu d'instaurer un certain nombre de programmes visant à atténuer les tensions sur les marchés des capitaux, notamment en achetant à des institutions financières canadiennes jusqu'à 125 milliards de dollars de blocs de prêts hypothécaires assurés, par l'entremise de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), et en garantissant les emprunts des banques par l'entremise de la Facilité canadienne d'assurance aux prêteurs.
Bien que les taux d'intérêt sur la dette du gouvernement central n'aient jamais été aussi bas, cette baisse n'a pas été suivie d'une diminution correspondante des taux d'intérêt applicables aux entreprises, aux consommateurs et aux autres ordres de gouvernement. Le taux préférentiel, qui influe sur les taux d'intérêt d'un large éventail de prêts à la consommation, a fléchi de 375 points de base depuis décembre 2007. Pendant cette période, le taux hypothécaire de un an a diminué de 270 points de base et celui de cinq ans, de 160 points de base. Au Canada, le crédit aux ménages continue de croître à un rythme bien supérieur à la moyenne historique, mais l'activité à ce chapitre a ralenti. Les entreprises canadiennes ont eu de la difficulté à accéder aux marchés financiers pour obtenir du financement et ont dû compter davantage sur les prêts bancaires. Cependant, selon l'enquête auprès des responsables du crédit de la Banque du Canada, les modalités tarifaires et la disponibilité du crédit continuent de se resserrer.
Les taux d'intérêt devraient rester bas toute l'année et augmenter à moyen terme. Les prévisionnistes du secteur privé croient que le rendement des bons du Trésor de trois mois se situera en moyenne à 0,6 % en 2009, une baisse par rapport à 2,3 % en 2008, et que le rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada s'établira en moyenne à 2,9 %, une baisse par rapport à 3,6 %. À mesure que les conditions financières s'amélioreront à l'échelle mondiale et que la croissance reprendra, on prévoit que les taux d'intérêt augmenteront. Le rendement des bons du Trésor de trois mois devrait augmenter et passer à 1,1 % en 2010 et à 3,1 % en 2011. Le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada devrait augmenter pour s'établir à 3,3 % en 2010 et à 4,4 % en 2011.
Comme le montre le tableau qui suit, les points de vue sur l'orientation future des principaux facteurs externes qui influent sur l'économie ontarienne sont partagés. Au cours de la dernière année, les prix du pétrole et la valeur du dollar canadien ont connu des changements records. La volatilité continue des taux de change et des marchés des capitaux témoigne de l'incertitude accrue qui entoure les perspectives économiques mondiales en évolution rapide. Le tableau qui suit montre l'écart typique des répercussions de ces facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l'Ontario pour la première année et la deuxième année. Ces estimations reposent sur des relations constatées par le passé et illustrent les limites supérieures et inférieures de la réaction moyenne. Elles indiquent les répercussions des changements aux hypothèses clés isolément des changements subis par d'autres facteurs externes. D'autres circonstances peuvent également entrer en jeu et avoir d'importants effets sur les résultats obtenus.
| Première année | Deuxième année | |
|---|---|---|
| Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $US | 0,1 à 0,8 | 0,5 à 1,2 |
| Diminution du prix mondial du pétrole brut de 10 $US le baril2 | 0,1 à 0,3 | 0,1 à 0,3 |
| Augmentation de la croissance du PIB réel des É.-U. de un point de pourcentage | 0,3 à 0,7 | 0,4 à 0,8 |
| Diminution des taux d'intérêt canadiens de un point de pourcentage | 0,1 à 0,5 | 0,2 à 0,6 |
L'économie de l'Ontario devrait reprendre à mesure que les conditions financières continueront de s'améliorer et que les mesures fiscales visant la création d'emplois donneront des résultats. Il est aussi prévu que les exportations reprendront l'an prochain en raison de la valeur concurrentielle du dollar canadien et de la reprise économique aux États-Unis.
À cause du ralentissement économique mondial, l'économie ontarienne devrait demeurer faible pendant toute la première moitié de 2009. Pour l'ensemble de l'année, on s'attend à ce que le PIB réel diminue de 2,5 %, parce que la reprise de la croissance pendant la seconde moitié de l'année ne compensera qu'en partie la baisse de la production enregistrée pendant la première moitié.
On s'attend à ce que les exportations, qui devraient diminuer de 9,7 %, soient le principal frein à l'économie de l'Ontario en 2009. Le secteur des exportations se contracte partout dans le monde, témoignant de l'interconnectivité entre le commerce et la faiblesse de la demande à l'échelle mondiale. Les investissements des entreprises dans les machines et le matériel ainsi que dans la construction commerciale et industrielle devraient ralentir en 2009, à cause de la baisse des bénéfices des entreprises, du climat économique morose et du resserrement des conditions de crédit. La baisse des bénéfices et des ventes devrait conduire à une baisse de l'emploi de 2,0 % et à une augmentation du taux de chômage, qui devrait atteindre 8,8 % en 2009. Les dépenses de consommation devraient diminuer de 0,6 % en 2009, à cause de la baisse de l'emploi, de la perte de confiance chez les consommateurs et de la réduction de la fortune personnelle attribuable à la baisse du cours des marchés et de la valeur des habitations. L'inflation devrait demeurer faible pendant l'horizon de prévision. On s'attend à ce que le taux d'inflation de l'indice des prix à la consommation (IPC) de l'Ontario tombe à 0,4 % en 2009, par rapport à 2,3 % en 2008, en raison de la baisse des prix du pétrole et de la faiblesse de la demande intérieure. L'inflation devrait être en moyenne de 1,9 % en 2010 et de 2,0 % en 2011. On s'attend à ce que les reventes d'habitations baissent de 25 % en 2009. Comme le stock d'habitations invendues demeurera plus élevé que la normale, on prévoit que le prix des habitations se détendra. La construction de nouvelles habitations est également touchée par la faiblesse de la demande et le resserrement des conditions de crédit, et le nombre de mises en chantier devrait diminuer pour atteindre 50 000.
La relance devrait s'amorcer pendant la seconde moitié de 2009, le rythme de croissance devant s'accélérer en 2010 et 2011, grâce à l'amélioration de la conjoncture mondiale mais surtout à la reprise de la croissance économique aux États-Unis. L'augmentation de la demande aux États-Unis devrait se traduire par une reprise des exportations de l'Ontario en 2010 et 2011. Avec le renforcement de la croissance économique et l'augmentation des bénéfices des entreprises, les sociétés devraient profiter des faibles coûts de financement pour prendre de l'expansion et mettre à niveau leur technologie et leur matériel. La reprise économique stimulera la création d'emplois. Ainsi, on s'attend à ce que 161 000 emplois nets soient créés en 2010 et 2011. La création d'emplois contribuera à l'augmentation des revenus et des dépenses en 2010 et 2011. L'activité dans le secteur de l'habitation devrait reprendre de la vigueur en 2010 car la confiance renaîtra, les revenus augmenteront et les ménages profiteront des faibles taux d'intérêt.
Après une récession, le PIB reprend sa tendance à long terme. Pendant les ralentissements économiques, la demande diminue plus vite que l'offre, ce qui se traduit par une accumulation involontaire des stocks. Les entreprises sont alors obligées de réduire la production et le nombre d'emplois et de réviser à la baisse leurs plans d'investissement, ce qui entraîne une baisse des revenus du travail et des dépenses des ménages. Les produits coûteux comme les maisons, les automobiles et les meubles, dont on peut retarder l'achat, sont les plus durement touchés. Par conséquent, les prix de ces produits diminuent.
Pendant une récession, les stocks finissent par s'épuiser et les entreprises doivent se réapprovisionner. En outre, les produits coûteux deviennent abordables au point de stimuler les dépenses des ménages. Avec la croissance démographique, la demande d'habitations et d'autres biens durables tels que les automobiles et les meubles dépasse l'offre, entraînant le renchérissement de ces produits, la croissance de la construction résidentielle et une progression des ventes de biens durables tels que les automobiles et les meubles. Tous ces facteurs contribuent à faire augmenter l'emploi et les revenus, favorisant une hausse des dépenses et des investissements. En outre, comme les ménages et les entreprises font preuve de prudence, les innovations ne sont pas adoptées aussi rapidement pendant un ralentissement. Avec la reprise économique, de nouveaux produits et procédés sont instaurés et la demande s'accroît.
L'expérience révèle qu'après des périodes de ralentissement économique, le PIB réel de l'Ontario a toujours repris son rythme de croissance tendanciel à long terme. La récession de 1982 a été suivie d'une très forte croissance du PIB réel, soit 4,5 % en 1983 et 7,9 % en 1984, ce qui constitue un retour au PIB tendanciel à long terme en deux ans. L'économie s'est remise moins rapidement après la récession de 1990 à 1992. La croissance du PIB réel s'est située en moyenne à 4,0 % au cours de la période de 1993 à 1999, avec le résultat qu'il a fallu sept ans pour que l'économie retrouve son PIB tendanciel. Le plan de redressement financier décrit ici repose sur l'hypothèse voulant que l'économie de l'Ontario revienne au PIB tendanciel en 2015-2016. La croissance du PIB réel de l'Ontario devrait se situer en moyenne à 3,8 % et celle du PIB nominal à 5,6 % au cours de la période de 2012 à 2016.
Lors des dernières récessions, la Banque du Canada a aidé à stimuler l'économie pendant les périodes de ralentissement en diminuant les taux d'intérêt, générant des investissements et des dépenses en raison de la baisse des coûts d'emprunt. Cependant, comme le taux directeur de la Banque du Canada est actuellement tout près de 0 %, il devient de plus en plus nécessaire que les gouvernements soutiennent l'activité économique par des mesures budgétaires. Celles-ci contribuent à soutenir la demande de biens et de services et à favoriser une reprise de l'emploi et des investissements. Les mesures prises par le gouvernement de l'Ontario pour stimuler l'économie sont énoncées au chapitre I, Relever le défi : Bâtir l'avenir économique de l'Ontario.
Le tableau qui suit indique les principaux détails des perspectives économiques du ministère des Finances, de 2009 à 2011.
| Chiffres réels | Projections | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | ||
| Produit intérieur brut réel | 2,6 | 2,3 | (0,4)e | (2,5) | 2,3 | 3,3 | |
| Consommation personnelle | 3,5 | 3,8 | 3,0e | (0,6) | 1,8 | 2,4 | |
| Construction résidentielle | 0,9 | 2,0 | (1,0)e | (7,0) | 0,7 | 1,5 | |
| Construction non résidentielle | 10,3 | 14,1 | (0,5)e | (6,1) | 3,5 | 4,0 | |
| Machines et matériel | 9,0 | 7,8 | (1,0)e | (9,0) | 4,3 | 5,9 | |
| Exportations | 0,6 | 0,9 | (7,4)e | (9,7) | 3,0 | 4,0 | |
| Importations | 2,9 | 3,8 | (3,8)e | (8,4) | 3,1 | 3,3 | |
| Produit intérieur brut nominal | 4,3 | 4,5 | 1,7e | (2,4) | 3,6 | 4,7 | |
| Autres indicateurs économiques | |||||||
| Ventes au détail | 4,1 | 3,9 | 3,3 | (1,0) | 3,8 | 4,0 | |
| Mises en chantier (en milliers) | 73,4 | 68,1 | 75,1 | 50,0 | 55,0 | 65,0 | |
| Revenu des particuliers | 5,3 | 5,2 | 4,1e | 0,6 | 3,6 | 4,6 | |
| Revenu du travail | 5,0 | 4,7 | 4,2e | 0,3 | 3,2 | 4,2 | |
| Bénéfices des sociétés | 5,9 | (0,4) | (4,5)e | (24,8) | 9,5 | 8,2 | |
| Indice des prix à la consommation | 1,8 | 1,8 | 2,3 | 0,4 | 1,9 | 2,0 | |
| Marché du travail | |||||||
| Emploi | 1,5 | 1,6 | 1,4 | (2,0) | 0,8 | 1,6 | |
| Création d'emplois (en milliers) | 95 | 101 | 94 | (135) | 54 | 107 | |
| Taux de chômage (en pourcentage) | 6,3 | 6,4 | 6,5 | 8,8 | 8,9 | 8,2 | |
Le PIB réel de l'Ontario a baissé de 0,4 % en 2008, ce qui représente une diminution de 1,5 point de pourcentage par rapport aux prévisions faites par le ministère des Finances dans le budget de 2008. Le PIB nominal a augmenté de 1,7 %, c'est-à-dire 1,1 point de pourcentage de moins que les prévisions du budget. Le rendement du marché du travail a été meilleur que prévu, l'emploi ayant connu une croissance de 1,4 %, soit 0,4 point de pourcentage de plus que l'avait prévu le budget, ce qui s'est traduit par la création de 26 000 emplois de plus que prévu; la croissance du revenu du travail a été de 4,2 % en 2008, soit 0,8 point de pourcentage de plus que ce qui avait été prévu dans le budget. Toutefois, les bénéfices des sociétés ont été moindres que prévu et ont baissé de 4,5 %, soit 8,5 points de pourcentage de moins que les prévisions du budget.
Les prévisions quant à la croissance en 2009 et en 2010 sont moindres qu'on ne les avait établies au moment de la publication du budget de 2008, conséquence de la détérioration considérable de la situation économique mondiale. Les prévisions concernant la croissance du PIB réel ont été réduites de 4,6 points de pourcentage en 2009 et de 0,4 point de pourcentage en 2010. Le PIB nominal a été réduit de 6,3 points de pourcentage en 2009 et de 1,0 point de pourcentage en 2010. On prévoit que la croissance des revenus du travail et des ventes au détail, qui constituent des inducteurs de revenus cruciaux, sera inférieure aux prévisions du budget de 2008. Les bénéfices des entreprises devraient accuser une baisse marquée en 2009 et rebondir en 2010, mais le niveau des bénéfices pendant ces deux années sera plus faible que ce qui avait été prévu dans le budget de 2008.
| 2008 | 2009 | 2010 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Budget 2008 |
Chiffres réels |
Budget 2008 |
Budget 2009 |
Budget 2008 |
Budget 2009 |
|
| Produit intérieur brut réel | 1,1 | (0,4)e | 2,1 | (2,5) | 2,7 | 2,3 |
| Produit intérieur brut nominal | 2,8 | 1,7e | 3,9 | (2,4) | 4,6 | 3,6 |
| Ventes au détail | 3,4 | 3,3 | 3,7 | (1,0) | 4,1 | 3,8 |
| Mises en chantier (en milliers) | 64,0 | 75,1 | 63,0 | 50,0 | 66,0 | 55,0 |
| Revenus des particuliers | 3,1 | 4,1e | 4,0 | 0,6 | 4,4 | 3,6 |
| Revenu du travail | 3,4 | 4,2e | 3,9 | 0,3 | 4,1 | 3,2 |
| Bénéfices des sociétés | 4,0 | (4,5) | 4,9 | (24,8) | 4,5 | 9,5 |
| Emploi | 1,0 | 1,4 | 1,1 | (2,0) | 1,3 | 0,8 |
| Création d'emplois (en milliers) | 68 | 94 | 76 | (135) | 87 | 54 |
| Facteurs externes importants | ||||||
| Pétrole brut (en $US le baril) | 85,0 | 99,6 | 80,0 | 47,3 | 80,0 | 55,5 |
| Produit intérieur brut réel américain | 1,7 | 1,1 | 2,6 | (2,6) | 2,8 | 1,9 |
| Dollar canadien (en cents américains) | 100,0 | 93,7 | 98,0 | 80,0 | 98,0 | 85,0 |
| Taux des bons du Trésor de trois mois | 3,3 | 2,3 | 3,8 | 0,6 | 4,5 | 1,1 |
| Taux des obligations de 10 ans du gouvernement | 3,9 | 3,6 | 4,5 | 2,9 | 5,2 | 3,3 |
Les prévisions des revenus à moyen terme reposent sur les perspectives économiques du ministère des Finances et tiennent compte des incidences prévues des décisions stratégiques du gouvernement. Les revenus totaux devraient augmenter selon un taux annuel moyen de 3,8 % de 2008-2009 à 2011-2012.
| Chiffres provisoires |
Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| Revenus | 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 |
| Revenus fiscaux | 65,4 | 64,9 | 68,6 | 71,8 |
| Impôt sur le revenu des particuliers | 25,6 | 25,2 | 25,0 | 26,1 |
| Taxe de vente1 | 17,5 | 17,6 | 21,0 | 22,9 |
| Impôt des sociétés | 8,6 | 8,5 | 8,8 | 8,4 |
| Contribution-santé de l'Ontario | 2,8 | 2,8 | 2,9 | 3,1 |
| Tous les autres impôts et taxes | 11,0 | 10,7 | 11,0 | 11,4 |
| Gouvernement du Canada | 16,6 | 19,2 | 23,0 | 20,5 |
| Revenus tirés des entreprises publiques | 3,9 | 4,3 | 4,5 | 4,8 |
| Autres revenus non fiscaux | 7,5 | 7,6 | 7,6 | 7,4 |
| Total des revenus | 93,4 | 96,0 | 103,6 | 104,4 |
RÉFORME DU RÉGIME FISCAL DE L'ONTARIO
Le train de mesures fiscales proposé dans le présent budget, abstraction faite de l'aide transitoire de 4,3 milliards de dollars provenant du gouvernement fédéral, aurait pour effet de réduire les revenus de l'Ontario de 2,3 milliards de dollars sur quatre ans.
On prévoit que les revenus tirés de l'impôt sur le revenu des particuliers (IRP) diminueront en 2009-2010 et 2010-2011 en raison surtout de l'incidence des mesures fiscales proposées dans le présent budget. Ces mesures sont décrites dans le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario. Les prévisions sous-jacentes concernant la croissance de l'assiette des revenus tirés de l'IRP sont conformes aux prévisions de croissance des traitements et salaires. L'assiette des revenus tirés de l'IRP tend à augmenter plus rapidement que les revenus en raison de la nature progressive du régime fiscal.
| Chiffres provisoires |
Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
| Total des revenus prévus | 25,6 | 25,2 | 25,0 | 26,1 |
| Mesures incluses dans le total1 | – | (0,3) | (2,0) | (2,4) |
| Rajustements pour les exercices précédents | 0,5 | – | – | – |
| Revenus de base2 | 25,0 | 25,5 | 27,0 | 28,6 |
| Croissance des revenus de base (en pourcentage) | 3,3 | 1,7 | 5,8 | 5,9 |
| Croissance des traitements et salaires (en pourcentage) | 4,2 | 0,3 | 3,2 | 4,2 |
Dans le présent budget, le gouvernement propose de remplacer la taxe de vente au détail par une nouvelle taxe de vente sur la valeur ajoutée à compter du 1er juillet 2010. Pour des précisions à ce sujet, voir le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario. En tenant compte de cette mesure et d'autres mesures fiscales, on constate que la croissance de l'assiette de base des revenus tirés de la taxe de vente est conforme à la croissance sous-jacente des dépenses de consommation.
| Chiffres provisoires |
Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
| Total des prévisions de revenus tirés de la taxe de vente au détail (TVD) | 17,5 | 17,6 | 4,7 | – |
| Total des prévisions de revenus tirés de la nouvelle taxe de vente | – | – | 16,3 | 22,9 |
| Mesures incluses dans le total1 | ||||
| Mesures relatives à la nouvelle taxe de vente | – | – | 1,7 | 2,2 |
| Restriction temporaire des crédits de taxe sur les intrants pour les entreprises | – | – | 0,9 | 1,3 |
| Autres | – | 0,1 | 0,1 | 0,1 |
| Revenus de base tirés de la TVD2 | 17,5 | 17,5 | 18,4 | 19,3 |
| Croissance des revenus de base tirés de la TVD (en pourcentage) | 2,8 | 0,5 | 4,6 | 5,3 |
| Croissance de la consommation nominale (en pourcentage) | 4,6 | 0,1 | 3,3 | 4,1 |
On prévoit que les revenus tirés de l'impôt des sociétés (IS) diminueront à moyen terme en raison surtout de l'incidence des mesures proposées dans le présent budget. On trouvera des précisions sur ces mesures fiscales dans le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario. En tenant compte de ces mesures fiscales et des facteurs ayant une incidence ponctuelle sur les revenus en 2008-2009, on constate que la croissance de l'assiette de base des revenus tirés de l'IS est conforme aux perspectives relatives aux bénéfices des sociétés. Les facteurs ayant une incidence ponctuelle sur les revenus en 2008-2009 englobent un rajustement découlant des écarts par rapport aux estimations antérieures des Comptes publics et découlent du fait qu'on s'attend à ce qu'une grande partie du manque à gagner pour 2008-2009 soit attribuable à la dépréciation et à des pertes de revenus liées à la crise financière mondiale.
| Chiffres provisoires |
Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
| Total des revenus prévus | 8,6 | 8,5 | 8,8 | 8,4 |
| Mesures incluses dans le total1 | ||||
| Mesures annoncées dans le budget de 2009 | – | (0,1) | (0,7) | (1,6) |
| Toutes les mesures précédentes | – | (0,2) | (0,8) | (1,1) |
| Rajustements pour les exercices précédents | (0,8) | – | – | – |
| Autres répercussions ponctuelles | (1,6) | – | – | – |
| Revenus de base2 | 11,0 | 8,9 | 10,3 | 11,1 |
| Croissance des revenus de base (en pourcentage) | (3,6) | (19,4) | 16,2 | 7,6 |
| Croissance des bénéfices des sociétés (en pourcentage) | (4,5) | (24,8) | 9,5 | 8,2 |
Les prévisions relatives à la Contribution-santé de l'Ontario sont fondées sur les perspectives concernant l'emploi et le revenu des particuliers, lesquels commenceront à s'améliorer en 2010. On prévoit que les revenus tirés de la Contribution-santé de l'Ontario augmenteront en moyenne de 3,2 % par année au cours de la période de prévision, ce qui correspond en gros aux perspectives des revenus des particuliers.
On prévoit que les revenus tirés de tous les autres impôts et taxes diminueront en 2009-2010 et augmenteront de façon modérée par la suite, conformément aux perspectives économiques décrites dans la section C, Perspectives économiques de l'Ontario. Les prévisions sont établies poste par poste. Par exemple, les prévisions concernant les taxes sur l'essence et les carburants reposent sur les perspectives des prix de l'essence et du diesel à la pompe, du revenu disponible et de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel. Les prévisions tiennent compte de l'incidence prévue de toutes les mesures fiscales annoncées antérieurement et des mesures proposées dans le présent budget et présentées au chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
Les prévisions des transferts du gouvernement du Canada se fondent sur les modalités de financement fédérales-provinciales en vigueur. Elles tiennent compte du financement accordé dans le cadre des nouvelles initiatives relatives à l'infrastructure et à la formation annoncées dans le budget fédéral de 2009. En outre, on prévoit que les paiements au titre de la péréquation, du Transfert canadien en matière de santé (TCS) et du Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS) augmenteront à moyen terme en fonction de la formule de financement définie pour chacun ainsi que des prévisions portant sur les données démographiques, économiques et financières gouvernementales qu'appliquent les diverses formules. Ces perspectives comprennent aussi les paiements de transition fédéraux versés à l'Ontario pour faciliter le passage à la taxe de vente unique. On traite de cette question en détail dans le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
Les prévisions portant sur les revenus tirés des entreprises publiques se fondent sur les données que fournit chacune de ces entreprises. On prévoit que ces revenus augmenteront de 0,9 milliard de dollars, soit un taux de croissance moyen de 6,9 % par année, entre 2008-2009 et 2011-2012. Les revenus nets de l'Ontario Power Generation (OPG) et de Hydro One Inc., quant à eux, devraient augmenter à mesure que les projets visés par de nouveaux investissements dans des systèmes de production, de transport et de distribution seront achevés. L'augmentation prévue du revenu net de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (OLG) est surtout attribuable à des initiatives stratégiques et à l'expansion prévue de diverses installations. On prévoit que le revenu net de la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO) diminuera en 2009-2010 en raison du ralentissement économique et recommencera à croître en 2011-2012.
Les prévisions relatives aux autres revenus non fiscaux sont fondées sur les données fournies par les ministères et les organismes provinciaux. Il est prévu qu'entre 2008-2009 et 2011-2012, les autres revenus non fiscaux diminueront de 0,1 milliard de dollars. Les remboursements provenant des municipalités diminueront, le gouvernement ayant déjà annoncé qu'il prendrait en charge la part municipale des coûts du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et du Programme de médicaments de l'Ontario. Cette diminution est en partie compensée par les hausses prévues des ventes et des locations, des autres droits, redevances, licences et permis et des autres revenus.
| Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
Perspectives 2010-2011 |
|
|---|---|---|---|
| Ralentissement de la croissance économique | (1,4) | (6,1) | (5,2) |
| Traitement de déclarations de revenus d'années antérieures – Continu | (0,3) | (0,4) | (0,5) |
| Traitement de déclarations de revenus d'années antérieures – Ponctuel | (0,4) | 0,0 | 0,0 |
| Impôt des sociétés, marchés des capitaux – Ponctuel | (1,6) | 0,0 | 0,0 |
| Mesures liées aux politiques fiscales | (0,0) | (0,3) | (0,1) |
| Budget fédéral de 2009 | (0,0) | 2,1 | 2,1 |
| Péréquation | 0,0 | 0,3 | 0,7 |
| Paiements fédéraux de transition | 0,0 | 0,0 | 3,0 |
| Autres variations | 0,2 | (0,2) | (0,1) |
| Total des variations des revenus | (3,5) | (4,6) | (0,1) |
Les prévisions à moyen terme relatives au total des revenus sont, pour chaque année, plus faibles que celles qui figurent dans le budget de 2008.
La détérioration des perspectives de croissance économique en 2008 et au cours de la période de prévision se traduit par une baisse considérable des revenus entre 2008-2009 et 2011-2012. Les perspectives économiques sont examinées en détail dans la section C, Perspectives économiques de l'Ontario.
Depuis la publication du budget de 2008, le traitement de déclarations d'années antérieures pour l'impôt sur le revenu des particuliers et l'impôt des sociétés a eu pour effet de réduire l'assiette de revenus estimée pour 2007-2008 à laquelle est appliquée la croissance pour 2008-2009 et les exercices suivants. Il y a aussi une baisse ponctuelle des revenus nets en 2008-2009, car les écarts par rapport aux estimations antérieures des Comptes publics sont relevés pendant l'exercice en cours.
La majeure partie de la baisse des revenus tirés de l'impôt des sociétés en 2008-2009 est attribuable à la dépréciation et à d'autres pertes de revenus liées à la crise financière mondiale.
Les nouvelles mesures fiscales annoncées depuis la publication du budget de 2008 sont présentées en détail dans le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
Les mesures annoncées dans le budget fédéral de 2009 entraînent une hausse des revenus à moyen terme. Ces mesures prévoient notamment de nouveaux fonds pour l'infrastructure et la formation qui se traduisent par une augmentation des revenus, particulièrement en 2009-2010 et en 2010-2011, ainsi que des modifications à la formule de financement du Transfert canadien en matière de santé (TCS). Cette augmentation est contrebalancée en partie par l'incidence des mesures fiscales annoncées dans le budget fédéral de 2009.
Depuis la publication du budget de 2008, l'Ontario a droit à un paiement de 0,3 milliard de dollars en 2009-2010 dans le cadre du programme de péréquation, et il devrait avoir droit à un paiement de 0,7 milliard de dollars en 2010-2011. Cette situation est surtout attribuable à un affaiblissement de la capacité fiscale de l'Ontario par rapport à celle d'autres provinces, particulièrement en ce qui concerne les revenus tirés des ressources. Dans le cadre du programme de péréquation, les paiements sont fondés sur une moyenne pondérée de trois ans de la capacité fiscale de la province par rapport à celle du Canada dans son ensemble, en utilisant des données remontant à deux ans. Par exemple, le paiement que touchera l'Ontario pour 2010-2011 est fondé sur les données du gouvernement fédéral pour 2006-2007 et 2007-2008 et sur des prévisions pour 2008-2009.
Dans le cadre du passage à la taxe de vente unique, l'Ontario recevrait des paiements de transition du gouvernement fédéral en 2010-2011 et 2011-2012. On traite de cette question en détail dans le chapitre III, Réformer les régimes d'imposition et de retraite de l'Ontario.
Les autres variations entraînent une baisse nette des revenus prévus au cours de la période de prévision. Le budget de 2008 supposait que le gouvernement fédéral continuerait à financer au niveau de 2008-2009 les transferts à durée limitée déjà annoncés. Cette hypothèse n'est plus valide compte tenu des autres mesures de financement annoncées dans le budget fédéral de 2009. La baisse des revenus est contrebalancée en partie par la hausse des autres revenus non fiscaux. Les autres variations s'expliquent également par la hausse des revenus découlant des initiatives d'amélioration des vérifications fiscales et de la perception des impôts qui seront mises en oeuvre à compter de 2009-2010.
On constate un degré inhabituel d'incertitude face aux perspectives économiques et aux perspectives de revenus découlant du ralentissement économique qui sévit dans le monde entier, particulièrement aux États-Unis, et du bouleversement qui continue d'ébranler les marchés des capitaux mondiaux. Les pages qui suivent présentent les risques et sensibilités clés pouvant toucher le plan financier qui pourraient découler de changements imprévus dans les conditions économiques. Ces prévisions ne sont que des indications et les résultats réels peuvent varier selon la composition et l'interaction des divers facteurs. Les risques indiqués sont ceux qui pourraient avoir l'incidence la plus importante sur les plus grandes sources de revenus. Il existe toute une gamme d'autres risques qui ne sont pas inclus, soit parce qu'ils ne sont pas aussi importants ou qu'ils sont difficiles à quantifier. Par exemple, les revenus tirés des entreprises publiques, qui représentent en gros 4 % du total des revenus, pourraient subir les contrecoups de changements survenus dans la situation particulière à chaque entreprise, comme des changements économiques, de nouvelles politiques, l'évolution des marchés ou des modifications réglementaires. De la même façon, les perspectives concernant les transferts du gouvernement fédéral sont assujetties aux négociations et aux mesures législatives à venir.
| Éléments clés | Hypothèses 2009-2010 | Sensibilités 2009-2010 |
|---|---|---|
| Total des revenus | ||
| – PIB réel | Baisse de 2,5 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance du PIB réel modifie les revenus de 725 millions de dollars. Ce montant peut varier grandement selon la nature et la source de la variation du taux de croissance du PIB. |
| – Déflateur du PIB | Hausse de 0,1 % en 2009 | |
| Total des revenus fiscaux | ||
| – Assiette de revenus1 | Baisse de 2,8 % en 2009-2010 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance du PIB nominal modifie les revenus de 470 millions de dollars. Ce montant peut varier grandement selon la composition et la source des variations du taux de croissance du PIB. |
| – PIB nominal | Baisse de 2,4 % en 2009 | |
| Revenus tirés de l'impôt sur le revenu des particuliers | ||
| – Assiette de revenus | Croissance de 1,7 % en 2009-2010 | |
| Principales hypothèses économiques | ||
| – Traitements et salaires | Croissance de 0,3 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance des traitements et salaires modifie les revenus de 314 millions de dollars. |
| – Emplois | Baisse de 2,0 % en 2009 | |
| – Revenu des entreprises non constituées en personne morale | Croissance de 2,7 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance du revenu des entreprises non constituées en personne morale modifie les revenus de 31 millions de dollars. |
| Principales hypothèses en matière de revenus | ||
| – Revenu net tiré des gains en capital | Diminution de 42,0 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance du revenu net tiré des gains en capital modifie les revenus de 10 millions de dollars. |
| – Déductions au titre des REER | Croissance de 0,9 % en 2009 | Une augmentation de un point de pourcentage du taux de croissance des déductions au titre des REER fait diminuer les revenus de 16 millions de dollars, et l'inverse est aussi vrai. |
| – Cotisations pour l'année d'imposition 20082 | 23,7 milliards de dollars | Une variation de un point de pourcentage des cotisations fiscales des particuliers en 2008 modifie les revenus de 237 millions de dollars3. |
| – Cotisations pour l'année d'imposition 2007 et les années antérieures2 | 1,3 milliard de dollars | Une variation de un point de pourcentage des cotisations fiscales des particuliers en 2007 et au cours des années antérieures modifie les revenus de 13 millions de dollars3. |
| Revenus tirés de la taxe de vente au détail | ||
| – Assiette de revenus | Croissance de 0,5 % en 2009-2010 | |
| Comprend : | ||
| – Dépenses des ménages imposables | Croissance de 0,6 % en 2009-2010 | |
| – Autres dépenses imposables | Croissance de 0,3 % en 2009-2010 | |
| Principales hypothèses économiques | ||
| – Ventes au détail | Baisse de 1,0 % en 2009 | |
| – Dépenses de consommation nominales | Croissance de 0,1 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance des dépenses de consommation nominales modifie les revenus de 110 millions de dollars. |
| Revenus tirés de l'impôt des sociétés | ||
| – Assiette de revenus | Baisse de 19,4 % en 2009-2010 | |
| – Bénéfices des sociétés | Baisse de 24,8 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance des bénéfices des sociétés avant impôt modifie les revenus de 65 millions de dollars. |
| – Remboursements au titre des cotisations fiscales de 2008-20094 | 2,6 milliards de dollars exigibles en 2009-2010 | Une augmentation de un point de pourcentage des remboursements de 2008-2009 fait diminuer les revenus de 26 millions de dollars, et l'inverse est aussi vrai3. |
| – Paiements d'impôt au moment de la production de la déclaration de 2008-20094 | 0,9 milliard de dollars à recevoir en 2009-2010 | Une variation de un point de pourcentage des paiements d'impôt au moment de la production de la déclaration de 2008-2009 modifie les revenus de 9 millions de dollars3. |
| – Paiements des cotisations d'impôt de 2008-20094 | 1,2 milliard de dollars à recevoir en 2008-2009 et en 2009-2010 | Une variation de un point de pourcentage des paiements des cotisations d'impôt de 2008-2009 modifie les revenus de 12 millions de dollars3. |
| Revenus tirés de l'impôt-santé des employeurs | ||
| – Assiette de revenus | Croissance de 0,2 % en 2009-2010 | |
| – Traitements et salaires | Croissance de 0,3 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance des traitements et salaires modifie les revenus de 40 millions de dollars. |
| Revenus tirés de la Contribution-santé de l'Ontario | ||
| – Assiette de revenus | Croissance de 1,4 % en 2009-2010 | |
| – Revenu des particuliers | Croissance de 0,6 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance du revenu des particuliers modifie les revenus de 26 millions de dollars. |
| – Cotisations pour l'année d'imposition 2008 | 2,6 milliards de dollars | Une variation de un point de pourcentage des cotisations au titre de la Contribution-santé de l'Ontario de 2008 modifie les revenus de 26 millions de dollars. |
| Revenus tirés de la taxe sur l'essence | ||
| – Assiette de revenus | Croissance de 0,3 % en 2009-2010 | |
| – Prix de l'essence à la pompe | 86,0 cents le litre en 2009 | Une augmentation de un cent le litre du prix de l'essence à la pompe fait diminuer les revenus de 4 millions de dollars, et l'inverse est aussi vrai. |
| Revenus tirés de la taxe sur les carburants | ||
| – Assiette de revenus | Croissance de 1,9 % en 2009-2010 | |
| – PIB réel | Baisse de 2,5 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du taux de croissance du PIB réel modifie les revenus de 5 millions de dollars. |
| Revenus tirés des droits de cession immobilière | ||
| – Assiette de revenus | Diminution de 16,2 % en 2009-2010 | |
| – Reventes de logements | Diminution de 25,0 % en 2009 | Une variation de un point de pourcentage du nombre de logements revendus et du prix de revente modifie les revenus de 12 millions de dollars. |
| – Prix de revente | Baisse de 8,0 % en 2009 | |
| Transfert canadien en matière de programmes sociaux5 | ||
| – Pourcentage de la population de l'Ontario | 38,9 % en 2009-2010 | Une variation de un dixième de point de pourcentage de la population modifie les revenus de 11 millions de dollars. |
Les perspectives de charges totales de la province devraient passer de 97,3 milliards de dollars en 2008-2009 à 112,9 milliards de dollars en 2011-2012.
On prévoit que les dépenses de programmes augmenteront pour passer de 88,5 milliards de dollars en 2008-2009 à 101,9 milliards de dollars en 2011-2012, le gouvernement s'étant engagé à maintenir les services essentiels et à préserver et à créer des emplois par des investissements ciblés et opportuns dans des domaines comme l'infrastructure et la formation professionnelle.
Un élément essentiel du plan financier du gouvernement consiste à faire en sorte que la croissance annuelle moyenne des dépenses de programmes reste inférieure à celle des revenus. On prévoit une croissance moyenne des dépenses des programmes de base de 3,6 % par année entre 2008-2009 et 2011-2012, ce qui est inférieur au taux moyen de 3,8 % prévu pour la croissance annuelle des revenus.
Est inclus dans les perspectives de charges totales l'intérêt sur la dette provinciale, qui devrait augmenter à moyen terme, pour passer de 8,9 milliards de dollars en 2008-2009 à 11,1 milliards de dollars en 2011-2012, principalement en raison d'emprunts supplémentaires pour financer les déficit prévus et les investissements dans des immobilisations.
On constate un degré inhabituel d'incertitude face aux perspectives économiques de l'Ontario et à l'incidence que cette incertitude pourrait avoir sur le plan financier global de la province, y compris sur les perspectives de charges. Les programmes et services axés sur la demande découlant de l'évolution des perspectives économiques ou des taux d'utilisation ou d'inscription constituent les principaux inducteurs de coûts qui influent sur les perspectives de charges de la province. Ces pressions sont particulièrement manifestes dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des services sociaux, lesquels représentent plus des deux tiers des charges totales de la province, et reposent sur des hypothèses relatives à l'utilisation et au nombre d'inscriptions et de cas prévus.
L'économie de l'Ontario a été durement frappée par le déclin économique mondial, qui se caractérise notamment par une récession aux États-Unis, un bouleversement accru sur les marchés des capitaux et un resserrement marqué du secteur manufacturier. Face à la grande incertitude découlant du ralentissement économique mondial, surtout à court terme, le gouvernement a inclus dans ses prévisions des charges pour 2009-2010 un fonds de prévoyance se chiffrant à 3,4 milliards de dollars. Ce fonds de prévoyance donnera au gouvernement la souplesse nécessaire pour réagir de façon immédiate à d'autres variations qui pourraient résulter de la turbulence continue de l'économie mondiale de façon à maintenir les services publics tout en préservant et en créant des emplois pour les Ontariennes et Ontariens.
Le tableau qui suit résume les risques et sensibilités clés que pourraient entraîner des changements imprévus touchant la conjoncture économique et la demande liée aux programmes. Un changement dans ces facteurs pourrait avoir une incidence sur les charges totales, ce qui entraînerait des écarts dans les prévisions financières globales. Il faut noter que ces risques et sensibilités ne sont que des indications et qu'ils peuvent varier selon la nature et la composition des risques possibles.
| Programme/Secteur | Hypothèse 2009-2010 | Sensibilité 2009-2010 |
|---|---|---|
| Secteur de la santé | Croissance annuelle de 4,5 %. | Variation de 1 % des charges du secteur de la santé : 426 millions de dollars. |
| Charges nettes des hôpitaux | Croissance annuelle de 3,5 %. | Variation de 1 % des charges nettes des hôpitaux : 192 millions de dollars. |
| Programmes de médicaments | Croissance annuelle de l'utilisation de moins de 5,0 %. | Variation de 1 % dans les dépenses de programme de tous les programmes de médicaments : 43 millions de dollars (personnes âgées et bénéficiaires de l'aide sociale). |
| Foyers de soins de longue durée | 75 866 lits de soins de longue durée. Le coût moyen de fonctionnement provincial d'un lit dans un foyer de soins de longue durée est de 41 600 $ par année. | Variation de 1 % du nombre de lits : environ 32 millions de dollars. |
| Soins à domicile | Environ 17 millions d'heures de service d'aides familiales et de soutien. | Variation de 1 % des heures de service d'aides familiales et de soutien : environ 5 millions de dollars. |
| Environ 10 millions de visites par du personnel infirmier et des professionnels de la santé. | Variation de 1 % des visites par du personnel infirmier et des professionnels de la santé : environ 7 millions de dollars. | |
| Étudiants universitaires1 | 331 339 étudiants à temps plein des premier, deuxième et troisième cycles. | Variation de 1 % de l'effectif : 34 millions de dollars. |
| Ontario au travail | Moyenne annuelle de 225 482 cas. | Variation de 1 % du nombre de cas : 19 millions de dollars. |
| Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées | Moyenne annuelle de 259 874 cas. | Variation de 1 % du nombre de cas : 32 millions de dollars. |
| Étudiants de niveau collégial | 162 070 étudiants à plein temps. | Variation de 1 % de l'effectif : 13 millions de dollars. |
| Intérêt sur la dette | Coût moyen d'emprunt prévu en 2009-2010 : environ 4,5 %. | Incidence prévue en 2009-2010 d'une variation de 100 points de base des taux d'emprunt : environ 480 millions de dollars. |
| Système correctionnel | 3,3 millions de jours-détenus adultes par année. Coût moyen de 164 $ par jour par détenu. | Variation de 1 % des jours-détenus : 5,3 millions de dollars. |
Les coûts de rémunération et les règlements salariaux constituent aussi d'importants inducteurs de coûts et pourraient avoir une incidence considérable tant sur les finances des partenaires du secteur parapublic que sur celles de la province.
| Secteur | Coût de 1 % d'augmentation salariale | Taille du secteur |
|---|---|---|
| Paiements versés aux médecins dans le cadre de l'Assurance-santé de l'Ontario1 | 95 millions de dollars | Un peu plus de 23 800 médecins en Ontario, comprenant 11 300 médecins de famille et 12 500 spécialistes. |
| Personnel infirmier des hôpitaux2 | 52 millions de dollars | Plus de 58 500 infirmières et infirmiers en ETP dans les hôpitaux. |
| Personnel des écoles élémentaires et secondaires3 | 150 millions de dollars | Près de 203 000 membres du personnel ETP, y compris le personnel enseignant, administratif, de direction, de soutien et d'entretien. |
| Personnel des collèges4 | 17 millions de dollars | Environ 37 200 membres du personnel, y compris le corps professoral ainsi que le personnel administratif, de soutien et d'entretien. |
| Fonctionnaires de l'Ontario5 | 59 millions de dollars | Plus de 68 000 fonctionnaires. |
Outre les principaux risques économiques et sensibilités liés à la demande auxquels il est exposé, le plan financier est aussi assujetti à d'autres risques découlant du passif éventuel du gouvernement. La concrétisation ou non de ces éventualités échappe au contrôle du gouvernement. Il pourrait essuyer des pertes à la suite de règlements judiciaires, de manquements dans le cadre de projets et de garanties de prêt ou de financement. Des provisions pour pertes ayant de fortes chances de se réaliser et dont on peut raisonnablement faire une estimation sont imputées au titre des passifs dans les états financiers de la province. D'importants passifs éventuels sont décrits ci-après.
La province a certaines responsabilités en matière de déclassement des centrales nucléaires et de gestion de leurs déchets de combustion. La province, l'Ontario Power Generation Inc. (OPG), une filiale appartenant entièrement à la province, et certaines filiales de l'OPG sont parties à l'Ontario Nuclear Funds Agreement (ONFA), qui vise à mettre sur pied, à financer et à gérer des fonds distincts de façon à pouvoir assumer les coûts de gestion des déchets de combustion et de déclassement des centrales nucléaires. Aux termes de l'ONFA, la province est tenue d'effectuer des paiements si les coûts estimatifs de gestion des déchets nucléaires dépassent les seuils établis pour un volume donné de combustible épuisé. En outre, la province garantit un rendement de 3,25 % au-dessus de l'indice des prix à la consommation de l'Ontario pour le fonds de gestion des déchets de combustion des centrales nucléaires. Elle a également procuré une garantie provinciale directe à la Commission canadienne de sûreté nucléaire au nom de l'OPG jusqu'à concurrence de 760 millions de dollars (ayant pris effet le 1er janvier 2008) en ce qui a trait à la partie des obligations liées au déclassement des centrales et à la gestion des déchets nucléaires qui n'est pas couverte par les fonds distincts.
La province fournit des garanties de prêts au nom de diverses parties. La limite autorisée pour les prêts garantis par la province au 31 mars 2008 était de 2,4 milliards de dollars. Les encours de prêts garantis et les autres éventualités s'élevaient à 2,3 milliards de dollars au 31 mars 2008.
La province est tenue d'indemniser et de rembourser la Société canadienne d'hypothèques et de logement pour tous frais nets, y compris tout passif environnemental résultant de défauts de paiement, dans le cadre de tous les projets de logement sans but lucratif faisant partie du portefeuille de la province. Au 31 mars 2008, les prêts hypothécaires en cours étaient de 8,0 milliards de dollars.
Les créances exigibles de la Couronne découlent de poursuites judiciaires, en cours ou éventuelles, relatives à des revendications territoriales présentées par des Autochtones, à l'inexécution de contrats, à des dommages subis par des personnes ou des biens, ou à des faits semblables. Au 31 mars 2008, il y avait 72 créances exigibles de la Couronne s'élevant à plus de 50 millions de dollars.
Les gouvernements provinciaux et territoriaux du Canada ont conclu une Entente de soutien à la compagnie d'assurance captive avec la Société canadienne du sang et la Compagnie d'assurance captive de la Société canadienne du sang Limitée, une filiale appartenant entièrement à la Société canadienne du sang établie en vertu des lois de la Colombie-Britannique. Selon cette entente, chaque gouvernement indemnise, au prorata, cette compagnie d'assurance de tout paiement qu'elle est tenue de verser en vertu d'une police d'assurance tous risques liés au sang qu'elle fournit à la Société canadienne du sang. La police a un montant de garantie global de 750 millions de dollars, qui peut couvrir les règlements, les jugements et les coûts de défense. La police est excédentaire et complémentaire à une police d'assurance tous risques de 250 millions de dollars souscrite par la CBS Insurance Company Limited, une filiale de la Société canadienne du sang établie aux Bermudes. Compte tenu de la population actuelle, l'obligation potentielle maximale de l'Ontario en vertu de l'Entente de soutien à la compagnie d'assurance captive se chiffre à environ 376 millions de dollars. À la connaissance du gouvernement de l'Ontario, il n'y a pas d'instance en cours qui pourrait entraîner une demande de règlement à l'égard de la province en vertu de l'Entente de soutien à la compagnie d'assurance captive.
Les perspectives financières à moyen terme de l'Ontario tiennent compte de l'impact du ralentissement de l'économie mondiale sur les revenus de la province et des mesures immédiates que prend le gouvernement pour augmenter la position concurrentielle de la province afin que les familles et les entreprises puissent tirer avantage des emplois et de la croissance économique de demain.
À l'heure actuelle, le gouvernement prévoit des déficits de 14,1 milliards de dollars en 2009-2010, de 12,2 milliards de dollars en 2010-2011 et de 9,7 milliards de dollars en 2011-2012. Selon les prévisions, la province devrait revenir à un budget équilibré au plus tard en 2015-2016 en maintenant la croissance annuelle moyenne des charges des programmes de base en deçà de la croissance annuelle moyenne des revenus.
| Chiffres provisoires | Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
| Total des revenus | 93,4 | 96,0 | 103,6 | 104,4 |
| Charges | ||||
| Programmes | ||||
| Santé | 40,7 | 42,6 | 45,2 | 47,4 |
| Éducation1 | 13,3 | 14,2 | 14,6 | 15,4 |
| Éducation postsecondaire et formation | 6,1 | 6,6 | 6,6 | 6,4 |
| Services sociaux et services à l'enfance | 12,1 | 12,7 | 12,9 | 12,5 |
| Justice | 3,8 | 3,9 | 4,4 | 4,5 |
| Autres programmes | 12,4 | 19,6 | 21,1 | 15,7 |
| Total des charges de programmes | 88,5 | 99,6 | 104,7 | 101,9 |
| Intérêt sur la dette | 8,9 | 9,3 | 9,9 | 11,1 |
| Total des charges | 97,3 | 108,9 | 114,6 | 112,9 |
| Réserve | – | 1,2 | 1,2 | 1,2 |
| Excédent/(Déficit) | (3,9) | (14,1) | (12,2) | (9,7) |
La province s'attend à ce que ses revenus totaux passent de 93,4 milliards de dollars en 2008-2009 à 104,4 milliards de dollars en 2011-2012, soit un taux de croissance annuel moyen de 3,8 % durant cette période.
On prévoit que les charges totales à moyen terme passeront de 97,3 milliards de dollars en 2008-2009 à 112,9 milliards de dollars en 2011-2012, ce qui tient compte des mesures immédiates que propose le gouvernement dans ce budget pour préserver et créer des emplois.
Étant donné l'incertitude qui continue de régner au sein de l'économie mondiale, la province fait preuve de prudence en incluant dans son plan financier une réserve annuelle de 1,2 milliard de dollars. Le plan financier comprend également un fonds de prévoyance se chiffrant à 3,4 milliards de dollars en 2009-2010, ce qui donnera au gouvernement la souplesse requise pour relever d'autres défis économiques mondiaux.
| Chiffres provisoires | Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
| Total des charges de programmes | 88,5 | 99,6 | 104,7 | 101,9 |
| Moins : charges des programmes supplémentaires | ||||
| Charges au titre des régimes de retraite | 1,7 | 2,3 | 2,9 | 3,7 |
| Soutien transitoire relatif à la taxe de vente | – | – | 3,1 | 1,3 |
| Investissements dans le marché du travail et la formation professionnelle | – | 0,3 | 0,3 | – |
| Investissements dans l'infrastructure1 | – | 3,2 | 3,4 | 0,5 |
| Total des charges des programmes supplémentaires | 1,7 | 5,8 | 9,7 | 5,5 |
| Total des charges des programmes de base | 86,8 | 93,7 | 95,0 | 96,4 |
L'un des éléments clés du plan du gouvernement pour éliminer le déficit d'ici 2015-2016 consiste à faire en sorte que la croissance des charges des programmes de base soit inférieure à la croissance des revenus. Hormis les répercussions des charges des programmes supplémentaires comme les investissements à durée limitée dans l'infrastructure et le financement d'initiatives visant le marché du travail et la formation professionnelle, les charges des programmes de base provinciaux n'augmenteront que d'un taux annuel moyen de 3,6 % entre 2008-2009 et 2011-2012, ce qui est inférieur au taux de 3,8 % prévu pour la croissance des revenus au cours de la même période.
Les charges des programmes supplémentaires totalisent 1,7 milliard de dollars en 2008-2009, 5,8 milliards de dollars en 2009-2010, 9,7 milliards de dollars en 2010-2011 et 5,5 milliards de dollars en 2011-2012.
Dans le budget de 2008, on projetait des budgets équilibrés à moyen terme. Depuis ce temps, le ralentissement économique mondial a eu une incidence marquée sur l'économie ontarienne et, par conséquent, sur les revenus de la province. Le gouvernement prévoit actuellement des déficits de 3,9 milliards de dollars en 2008-2009, de 14,1 milliards de dollars en 2009-2010 et de 12,2 milliards de dollars en 2010-2011. Ces déficits découlent principalement des baisses des revenus prévus qu'entraîne le déclin économique mondial ainsi que de l'incidence des investissements à durée limitée que le gouvernement fait dans les secteurs prioritaires clés, comme l'infrastructure et la formation professionnelle, dans le but de préserver et de créer des emplois.
Le tableau suivant présente les principales variations ayant eu une incidence sur les perspectives financières (revenus et charges) à moyen terme et sur la réserve depuis la publication du budget de 2008.
| Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
Perspectives 2010-2011 |
|
|---|---|---|---|
| Excédent/(Déficit) selon le plan financier énoncé dans le budget de 2008 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
| Total des variations de revenus depuis le budget de 2008 | (3,5) | (4,6) | (0,1) |
| Variations des charges depuis la publication du budget de l'Ontario de 2008 : | |||
| Variations des charges des programmes de base | |||
| Investissements dans les services sociaux et les services à l'enfance | 0,3 | 0,7 | 0,8 |
| Investissements dans les services de santé | 0,2 | 0,0 | 0,3 |
| Augmentation du financement de l'éducation | 0,1 | 0,8 | 1,2 |
| Investissements dans le secteur de la justice | 0,1 | 0,0 | 0,3 |
| Toutes les autres variations des charges des programmes de base | 0,4 | 3,1 | 0,4 |
| Total des variations des charges des programmes de base | 1,2 | 4,7 | 3,0 |
| Variations des charges des programmes supplémentaires | |||
| Investissements dans l'infrastructure1 | – | 3,2 | 3,4 |
| Charges plus élevées au titre des régimes de retraite | 0,0 | 0,8 | 1,5 |
| Investissements dans les initiatives visant le marché du travail et la formation professionnelle | – | 0,3 | 0,3 |
| Soutien transitoire relatif à la taxe de vente | – | – | 3,1 |
| Total des variations des charges des programmes supplémentaires | 0,0 | 4,3 | 8,3 |
| Variation des charges de l'intérêt sur la dette | (0,0) | 0,3 | 0,8 |
| Total des variations des charges | 1,1 | 9,3 | 12,1 |
| Variations de la réserve | (0,8) | 0,2 | 0,0 |
| Excédent/(Déficit) du budget de 2009 | (3,9) | (14,1) | (12,2) |
Le total des revenus a diminué de 3,5 milliards de dollars en 2008-2009, de 4,6 milliards de dollars en 2009-2010 et de 0,1 milliard de dollars en 2010-2011, en raison surtout des défis causés par le ralentissement économique mondial et par l'incidence prévue des décisions stratégiques du gouvernement. On trouvera plus de précisions sur les perspectives de revenus dans la section D, Perspectives de revenus de l'Ontario.
La majorité des variations des dépenses consacrées aux programmes provinciaux depuis la publication du budget de 2008 sont attribuables aux charges des programmes supplémentaires, en particulier les investissements à durée limitée qui visent à préserver et à créer des emplois pour les Ontariennes et Ontariens tout en assurant le maintien des principaux services publics.
Les charges des programmes de base ont augmenté de 1,2 milliard de dollars en 2008-2009 et augmenteront encore de 4,7 milliards de dollars en 2009-2010 et de 3,0 milliards de dollars en 2010-2011. Les principales variations comprennent :
Les charges des programmes supplémentaires augmenteront de 4,3 milliards de dollars en 2009-2010 et de 8,3 milliards de dollars en 2010-2011. Elles comprennent :
L'intérêt sur la dette augmentera de 0,3 milliard de dollars en 2009-2010 et de 0,8 milliard de dollars en 2010-2011, en raison surtout des emprunts plus élevés contractés pour financer le déficit prévu et des investissements nets dans les immobilisations.
La réserve de 0,8 milliard de dollars en 2008-2009, qui avait été établie pour protéger le plan financier de l'Ontario contre les changements pouvant menacer les perspectives financières de la province, a servi à compenser les effets du ralentissement de la croissance économique sur le rendement financier de la province. La réserve de 2009-2010 a été augmentée par rapport au budget de 2008 pour passer à 1,2 milliard de dollars, afin de tenir compte de l'incertitude accrue découlant de la détérioration des perspectives économiques à l'échelle mondiale.
Lorsque le gouvernement a pris le pouvoir en 2003, il a hérité d'un déficit financier caché de 5,5 milliards de dollars, ainsi que de déficits dans des domaines clés comme la santé, l'éducation et l'infrastructure. Les défis à relever étaient considérables. Toutefois, au cours des cinq dernières années, le gouvernement a procédé à des investissements d'envergure dans les services publics auxquels la population ontarienne tient le plus, et il a équilibré le budget en moins de trois ans.
Depuis l'automne de 2008, l'économie de l'Ontario subit les contrecoups du ralentissement économique mondial, ce qui a entraîné des baisses considérables de revenus. Le gouvernement prévoit maintenant un déficit de 3,9 milliards de dollars en 2008-2009. La crise économique mondiale continuera de toucher l'Ontario à court terme, ce qui explique le déficit prévu de 14,1 milliards de dollars en 2009-2010.
Comme en 2008-2009, le déficit de l'Ontario par rapport à la taille de son économie en 2009-2010, qui se chiffre à 2,4 %, est l'un des moins élevés parmi les territoires industrialisés frappés par la crise économique mondiale. Cela s'explique par l'engagement du gouvernement de préserver les services essentiels et de protéger et de créer des emplois grâce à des investissements ciblés faits en temps opportun dans des domaines comme l'infrastructure et la formation professionnelle, tout en continuant à gérer avec prudence les finances de la province.
Aux termes de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, le gouvernement doit établir un plan de redressement afin d'équilibrer le budget.
Le plan de redressement du gouvernement éliminera progressivement le déficit provincial de 14,1 milliards de dollars prévu pour 2009-2010, de manière à équilibrer le budget d'ici 2015-2016.
Le plan financier du gouvernement pour éliminer le déficit d'ici 2015-2016 comprend les éléments clés suivants :
L'adoption de pratiques efficientes et la maîtrise des dépenses générales sont des conditions essentielles pour réussir à équilibrer le budget. Abstraction faite de l'incidence des charges des programmes supplémentaires comme les investissements à durée limitée dans l'infrastructure et d'autres montants affectés à des mesures immédiates pour préserver et créer des emplois, on s'attend à ce que les charges des programmes provinciaux de base augmentent en moyenne de 3,6 % par année entre 2008-2009 et 2011-2012, ce qui est inférieur à la croissance moyenne annuelle des revenus de 3,8 % que l'on prévoit pour la même période.
Par le passé, l'Ontario a toujours réussi à se sortir des périodes de ralentissement économique pour revenir à une croissance tendancielle à long terme du produit intérieur brut (PIB) réel. Le plan de redressement financier repose sur la prévision que l'économie de l'Ontario reviendra en 2015-2016 au PIB tendanciel antérieur, la croissance du PIB réel de l'Ontario se situant en moyenne à 3,8 % et la croissance du PIB nominal se situant en moyenne à 5,6 % pendant la période allant de 2012 à 2016.
D'après ces données de planification concernant le PIB, on prévoit que la croissance des revenus augmentera à un taux annuel moyen de 4,6 % entre 2011-2012 et 2015-2016. Toutefois, la croissance de l'économie ontarienne et des revenus de la province ne saurait à elle seule rétablir l'équilibre du budget de la province. Le taux de croissance des charges de programmes doit également être raisonnable et inférieur à celui de la croissance annuelle moyenne des revenus. Ainsi, pendant cette période, le gouvernement maintiendra la croissance des charges de programmes à un taux annuel moyen de 2,3 % afin de parvenir à l'équilibre budgétaire tout en protégeant les services publics de base.
| Plan | Perspectives à moyen terme | Perspectives à plus long terme | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | |
| Revenus | 96,0 | 103,6 | 104,4 | 109,3 | 114,3 | 119,6 | 125,2 |
| Dépenses | |||||||
| Programmes | 99,6 | 104,7 | 101,9 | 104,2 | 106,6 | 109,0 | 111,5 |
| Intérêt sur la dette | 9,3 | 9,9 | 11,1 | 11,6 | 12,0 | 12,2 | 12,2 |
| Total des charges | 108,9 | 114,6 | 112,9 | 115,8 | 118,5 | 121,2 | 123,7 |
| Réserve | 1,2 | 1,2 | 1,2 | 1,5 | 1,5 | 1,5 | 1,5 |
| Excédent/(Déficit) | (14,1) | (12,2) | (9,7) | (8,0) | (5,8) | (3,1) | 0,0 |
En plus d'agir avec prudence pour faire face aux répercussions du ralentissement économique mondial, le plan financier du gouvernement comprend d'autres éléments de prudence clés afin de protéger les objectifs financiers généraux et d'atteindre les cibles établies.
Conformément à des pratiques financières bien établies, les perspectives de revenus de la province sont fondées sur des hypothèses économiques prudentes.
Pour satisfaire aux exigences de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, le plan financier se fonde sur une approche prudente et prévoit une réserve visant à protéger les perspectives financières contre les variations défavorables des revenus et des charges de la province, y compris celles qui découlent de changements dans le rendement économique de l'Ontario. Le plan financier comprend une réserve de 1,2 milliard de dollars pour chaque exercice des perspectives à moyen terme et de 1,5 milliard de dollars pour chaque exercice des perspectives à plus long terme. La réserve est plus importante pour la période des perspectives à plus long terme afin de tenir compte de l'incertitude inhérente aux prévisions des revenus et des charges sur une plus longue période.
Le plan financier inclut également des fonds de prévoyance (pour le fonctionnement et les immobilisations) totalisant 3,4 milliards de dollars en 2009-2010 pour atténuer les risques liés aux charges qui pourraient autrement avoir une incidence négative sur les résultats. Le niveau des fonds de prévoyance de 2009-2010, fixé à environ 3 % des charges totales, tient compte du degré inhabituel d'incertitude économique et financière qui règne en 2009-2010.
Les perspectives financières pour chaque exercice sont susceptibles de changer et sont fondées sur un continuum de renseignements qui commence avec le dépôt du budget et qui se termine avec le dépôt des Comptes publics. Les prévisions financières sont modifiées pendant l'année au fur et à mesure que surgissent de nouveaux renseignements touchant les hypothèses relatives à la conjoncture économique, aux revenus et aux charges. Par exemple, on prévoyait dans le budget de 2008 une croissance du PIB réel de 1,1 % en 2008. Toutefois, le PIB réel de 2008 a depuis baissé de 0,4 %, ou de 1,5 point de pourcentage, comparativement aux prévisions du budget de 2008. Compte tenu de l'incertitude économique actuelle à l'échelle mondiale, il est important de noter que les prévisions présentées dans les mises à jour économiques et financières, y compris dans le présent budget, représentent un moment précis de ce continuum et sont basées sur les meilleurs renseignements alors disponibles.
Les prévisions relatives aux revenus reposent, entre autres, sur des hypothèses concernant les déclarations de revenus et sur la croissance escomptée dans certains domaines clés, notamment les traitements et salaires, le revenu disponible et les prix des habitations. Les prévisions tiennent compte aussi des ententes de financement en vigueur entre les gouvernements fédéral et provincial et des formules de financement en place pour les transferts en matière de santé et de services sociaux. L'estimation des revenus exige aussi des prévisions économiques très détaillées, qui comportent des hypothèses relatives aux facteurs suivants : les perspectives économiques des États-Unis, le taux de change du dollar canadien, les prix du pétrole et la croissance de l'économie dans le reste du Canada.
Des écarts par rapport aux estimations des revenus surviennent en raison de l'incertitude qui accompagne nécessairement la projection dans l'avenir et du décalage dans le flux d'information. Le moindre écart dans tout facteur clé qui sous-tend les hypothèses relatives aux revenus pourrait donner lieu à une modification des prévisions des revenus, comme on a pu le constater en 2008-2009, lorsque des changements imprévus dans les perspectives économiques ont contribué à une baisse des revenus de 3,5 milliards de dollars.
Les prévisions relatives aux charges totales sont fondées sur des hypothèses concernant la croissance et le degré d'utilisation des programmes, ainsi que sur les dépenses additionnelles prévues dans les secteurs prioritaires. Étant donné que les prévisions des charges d'un grand nombre de ministères sont fondées sur des hypothèses concernant le taux d'utilisation, le nombre d'inscriptions ou le nombre de cas relatifs aux programmes et services du gouvernement, un changement dans ces facteurs pourrait influer sur les charges totales, ce qui aurait pour effet de modifier le rendement financier global de la province.
C'est en raison de ce type d'incertitude que le plan financier comporte des prévisions relatives aux revenus qui sont fondées sur des hypothèses économiques prudentes, des fonds de prévoyance et une réserve. Ces mesures de prudence ont pour but de contrebalancer les effets défavorables que pourrait avoir sur le plan financier le moindre écart dans les prévisions des revenus et des charges.
Vu l'interaction et les fluctuations continuelles des facteurs et hypothèses sur lesquels reposent les prévisions relatives aux revenus et aux charges, il est fort possible que ces dernières soient rajustées en conséquence lors des mises à jour financières et économiques en cours d'exercice. Les mises à jour comme celles fournies dans le présent budget sont fondées sur les meilleurs renseignements disponibles; elles assurent la transparence au sujet des changements apportés aux prévisions financières et au sujet des renseignements concernant les risques clés et les principales sensibilités qui pourraient avoir une incidence sur le plan financier.
Le gouvernement est résolu à accroître la responsabilité et la transparence et à améliorer la gestion financière. La Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières établit de nouvelles normes régissant la façon dont la province présente ses rapports financiers à la population de l'Ontario. Avec le présent budget, la province apporte un certain nombre d'améliorations pour accroître encore davantage la responsabilité et la transparence en matière d'information financière et améliorer sa gestion financière.
À la suite des modifications apportées aux normes du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP), le gouvernement a commencé à comptabiliser ses investissements dans les terrains, les immeubles et l'infrastructure des transports au titre des immobilisations corporelles en 2003. Depuis l'adoption de ce traitement comptable, les investissements dans les actifs amortissables, dont les immeubles, les routes et les ponts de l'Ontario, sont amortis dans les charges pendant toute la durée estimative de leur vie utile au lieu d'être passés en charges dans les années où les actifs ont été achetés ou construits. À compter de l'exercice 2009-2010, cette politique s'appliquera aux améliorations locatives, aux actifs acquis en vertu d'un contrat de location-acquisition et à d'autres immobilisations corporelles appartenant à la province, notamment les véhicules, les aéronefs, l'infrastructure et les systèmes informatiques.
En outre, toujours à compter de son exercice 2009-2010, le gouvernement modifiera sa politique actuelle sur la comptabilité des immobilisations corporelles pour que soient inclus les frais d'intérêt engagés pendant la construction dans le coût de la construction des immobilisations. Avec l'adoption de ce traitement comptable, les frais d'intérêt engagés pendant la construction seront amortis pendant toute la durée estimative de vie utile des immobilisations avec les autres coûts de construction au lieu d'être passés en charges pendant la période de construction.
Les municipalités et les conseils scolaires de l'Ontario adopteront également une politique de comptabilité des immobilisations corporelles conforme aux modifications apportées récemment aux normes du CCSP régissant les administrations locales. Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec ses partenaires des municipalités et des conseils scolaires pour faciliter la transition vers les nouvelles normes. Dans la foulée de ces modifications, le gouvernement propose d'apporter des modifications à la Loi sur l'éducation, à la Loi de 2001 sur les municipalités et à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto pour rendre plus uniforme la communication de l'information financière dans le secteur public et mieux harmoniser les structures de comptabilité générale. Pour les municipalités, des modifications législatives seront proposées pour que les nouvelles normes du CCSP soient respectées mais que les dispositions actuelles de comptabilité générale soient maintenues. Pour les conseils scolaires, des modifications seront proposées à la Loi sur l'éducation afin de moderniser le cadre de comptabilité générale et d'améliorer la concordance avec la communication de l'information financière de la province.
Il est important que les normes comptables du gouvernement favorisent la responsabilité financière, la transparence et la prise de décisions judicieuses. Pour mieux harmoniser les normes comptables et les objectifs des politiques publiques, un groupe de travail mixte composé de représentants de l'Ontario, du gouvernement fédéral et d'autres provinces rencontrent des représentants du CCSP depuis plus d'un an. Le groupe de travail mixte s'est penché sur ce qui suit :
Suite à cette collaboration intensive, le groupe de travail mixte a présenté ses recommandations au CCSP et au Conseil de surveillance de la normalisation comptable (CSNC) en janvier 2009. Le CCSP et le CSNC étudient actuellement les recommandations du groupe de travail mixte.
Le gouvernement verse plus de 30 milliards de dollars par année aux hôpitaux, aux conseils scolaires et aux collèges de l'Ontario. Conformément aux normes du CCSP, le gouvernement a commencé à inclure les résultats financiers de ces organismes dans ceux de la province, au moyen de la consolidation sur une seule ligne, dans son budget de 2006 et dans les états financiers annuels de 2005-2006.
En janvier 2009, le CCSP a prolongé d'un an la période de transition pour la consolidation proportionnelle de ces organismes. Le gouvernement croit que la présentation au moyen de la consolidation sur une seule ligne représente mieux l'obligation qu'ont ces entités de rendre compte de la gestion des deniers publics au gouvernement. En outre, elle permet de mieux comprendre les résultats financiers et respecte davantage l'obligation des conseils scolaires et des conseils d'administration des hôpitaux et des collèges de rendre compte de la gestion du rendement de leurs organismes aux collectivités qu'ils servent.
Dans son récent rapport, le groupe de travail mixte recommandait que le CCSP envisage de modifier sa norme comptable actuelle afin de permettre la présentation sur une ligne des charges nettes et d'inclure les résultats financiers de ces grands organismes du secteur public dans les états financiers du gouvernement. Le CCSP étudie actuellement les recommandations du groupe de travail mixte.
Dans le cadre des efforts continus qu'il déploie pour améliorer la gestion financière des comptes clients de la province, le gouvernement propose une modification à la Loi sur l'administration financière pour faire en sorte que les créances irrécouvrables soient comptabilisées conformément aux politiques comptables de la province, tel que prévu dans les Comptes publics, et pour préciser qu'il sera possible de déduire des obligations futures à l'égard d'un débiteur un montant en compensation des montants irrécouvrables en souffrance.
Pour appliquer les modifications apportées aux politiques comptables visant à inclure les intérêts payés durant la construction dans les coûts de constitution de l'actif, le gouvernement propose d'autres modifications à la Loi sur l'administration financière afin d'ajouter une autre catégorie de frais hors caisse exigeant une autorisation législative.
Pour renforcer la gestion financière des droits et d'autres frais, le gouvernement propose de modifier la Loi de 1991 sur le Conseil du Trésor pour préciser que le Conseil du Trésor peut exiger des ministres qu'ils obtiennent son approbation avant d'exercer leurs pouvoirs liés aux droits et autres frais.
Le gouvernement déposera également des modifications à la Loi de 2008 portant affectation anticipée de crédits pour 2009-2010 et déposera la Loi supplémentaire de 2009 portant affectation anticipée de crédits pour 2009-2010 autorisant les dépenses du gouvernement pour 2009-2010 avant l'affectation des crédits pour l'exercice 2009-2010.
En outre, pour renforcer les droits d'accès aux renseignements financiers des organismes compris dans les Comptes publics de la province, le gouvernement propose des modifications à la Loi sur le ministère du Trésor et de l'Économie.
Les pages suivantes renferment des renseignements sur les finances de la province, qui incluent des données historiques, des indicateurs financiers clés et des détails sur le plan financier et les perspectives de l'Ontario.
| Chiffres provisoires | Plan | Perspectives | ||
|---|---|---|---|---|
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | 2011-2012 | |
| Revenus | 93,4 | 96,0 | 103,6 | 104,4 |
| Charges | ||||
| Programmes | 88,5 | 99,6 | 104,7 | 101,9 |
| Intérêt sur la dette1 | 8,9 | 9,3 | 9,9 | 11,1 |
| Total des charges | 97,3 | 108,9 | 114,6 | 112,9 |
| Réserve | – | 1,2 | 1,2 | 1,2 |
| Excédent/(Déficit) | (3,9) | (14,1) | (12,2) | (9,7) |
| Dette nette2 | 149,4 | 169,8 | 189,5 | 205,4 |
| Déficit accumulé2 | 109,5 | 123,6 | 135,8 | 145,5 |
| 2005-2006 | 2006-2007 | Chiffres réels 2007-2008 |
Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
|
|---|---|---|---|---|---|
| Revenus fiscaux | |||||
| Impôt sur le revenu des particuliers | 21 041 | 23 655 | 24 538 | 25 574 | 25 170 |
| Taxe de vente au détail | 15 554 | 16 228 | 16 976 | 17 453 | 17 600 |
| Impôt des sociétés | 9 984 | 10 845 | 12 990 | 8 603 | 8 518 |
| Impôt-santé des employeurs | 4 197 | 4 371 | 4 605 | 4 664 | 4 687 |
| Contribution-santé de l'Ontario | 2 350 | 2 589 | 2 713 | 2 799 | 2 829 |
| Taxe sur l'essence | 2 281 | 2 310 | 2 360 | 2 353 | 2 367 |
| Droits de cession immobilière | 1 159 | 1 197 | 1 363 | 1 051 | 895 |
| Taxe sur le tabac | 1 379 | 1 236 | 1 127 | 1 041 | 995 |
| Taxe sur les carburants | 729 | 723 | 733 | 716 | 732 |
| Paiements tenant lieu d'impôts (électricité) | 951 | 757 | 546 | 816 | 685 |
| Autres – Revenus fiscaux | 292 | 399 | 481 | 373 | 378 |
| 59 917 | 64 310 | 68 432 | 65 443 | 64 856 | |
| Gouvernement du Canada | |||||
| Transfert canadien en matière de santé | 7 148 | 7 702 | 8 487 | 8 881 | 9 722 |
| Transfert canadien en matière de programmes sociaux | 3 324 | 3 478 | 3 778 | 4 081 | 4 213 |
| Péréquation | – | – | – | – | 347 |
| Programmes d'infrastructure | 285 | 191 | 207 | 168 | 1 746 |
| Programmes du marché du travail | 127 | 289 | 664 | 863 | 1 193 |
| Logement social | 520 | 532 | 525 | 514 | 509 |
| Fonds pour la réduction des temps d'attente | 243 | 467 | 468 | 235 | 97 |
| Autres paiements fédéraux | 1 604 | 1 377 | 2 468 | 1 823 | 1 419 |
| 13 251 | 14 036 | 16 597 | 16 565 | 19 246 | |
| Revenus d'investissement dans les entreprises publiques | |||||
| Société des loteries et des jeux de l'Ontario | 2 027 | 1 945 | 1 857 | 1 895 | 1 966 |
| Régie des alcools de l'Ontario | 1 197 | 1 307 | 1 374 | 1 410 | 1 326 |
| Ontario Power Generation Inc. and Hydro One Inc. | 1 107 | 947 | 1 214 | 615 | 983 |
| Autres – Entreprises publiques | (23) | (3) | (8) | (11) | (8) |
| 4 308 | 4 196 | 4 437 | 3 909 | 4 267 | |
| Autres revenus non fiscaux | |||||
| Remboursements | 1 295 | 1 415 | 1 464 | 1 365 | 1 297 |
| Droits – Permis de conduire et immatriculation des véhicules | 763 | 970 | 1 051 | 1 044 | 1 065 |
| Redevance de liquidation de la dette (électricité) | 1 021 | 991 | 982 | 968 | 955 |
| Ventes d'électricité | 779 | 863 | 929 | 936 | 964 |
| Ventes et locations | 465 | 1 108 | 553 | 609 | 619 |
| Autres droits et redevances | 550 | 624 | 668 | 656 | 815 |
| Revenus tirés des permis d'alcool | 516 | 467 | 475 | 458 | 457 |
| Réduction nette du passif lié aux conventions d'achat d'électricité | 396 | 412 | 398 | 373 | 348 |
| Redevances | 191 | 215 | 193 | 197 | 211 |
| Autres – Revenus non fiscaux | 773 | 790 | 943 | 904 | 880 |
| 6 749 | 7 855 | 7 656 | 7 510 | 7 611 | |
| Total des revenus | 84 225 | 90 397 | 97 122 | 93 427 | 95 980 |
| Charges des ministères | 2005-2006 | 2006-2007 | Chiffres réels 2007-2008 |
Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
|---|---|---|---|---|---|
| Affaires autochtones1 | 50 | 25 | 33 | 55,1 | 71,1 |
| Agriculture, Alimentation et Affaires rurales1 | 861 | 796 | 731 | 899,9 | 1 116,1 |
| Procureur général | 1 282 | 1 343 | 1 648 | 1 681,3 | 1 650,8 |
| Commission de régie interne | 150 | 163 | 257 | 198,3 | 173,3 |
| Services à l'enfance et à la jeunesse | 3 284 | 3 277 | 3 733 | 4 102,3 | 4 406,5 |
| Affaires civiques et Immigration | 89 | 112 | 90 | 88,5 | 106,7 |
| Services sociaux et communautaires | 6 714 | 7 178 | 7 544 | 8 003,1 | 8 327,3 |
| Sécurité communautaire et Services correctionnels | 1 728 | 1 856 | 1 982 | 2 146,6 | 2 260,0 |
| Culture1 | 478 | 414 | 350 | 363,9 | 476,7 |
| Développement économique1 | 136 | 151 | 242 | 195,6 | 326,8 |
| Éducation1 | 440 | 423 | 446 | 445,5 | 492,9 |
| Charges nettes des conseils scolaires | 10 886 | 11 290 | 11 830 | 12 839,9 | 13 693,5 |
| Énergie et Infrastructure1 | 325 | 525 | 401 | 343,1 | 764,7 |
| Environnement1 | 274 | 314 | 349 | 365,6 | 367,2 |
| Bureaux du corps exécutif | 31 | 37 | 36 | 35,6 | 35,9 |
| Finances1 | 578 | 564 | 455 | 571,4 | 669,6 |
| Office des affaires francophones | 4 | 4 | 5 | 5,5 | 5,1 |
| Services gouvernementaux1 | 749 | 978 | 950 | 1 093,1 | 1 313,4 |
| Santé et Soins de longue durée | 17 797 | 19 119 | 20 373 | 21 776,0 | 22 955,4 |
| Charges nettes des hôpitaux | 14 816 | 16 145 | 17 381 | 18 567,4 | 19 214,4 |
| Promotion de la santé | 290 | 391 | 364 | 379,0 | 395,9 |
| Commerce international et Investissement | 40 | 48 | 55 | 67,2 | 72,2 |
| Travail | 141 | 146 | 170 | 167,0 | 174,1 |
| Affaires municipales et Logement1 | 926 | 843 | 744 | 751,7 | 703,9 |
| Richesses naturelles | 626 | 731 | 794 | 788,6 | 788,2 |
| Développement du Nord et Mines | 332 | 314 | 341 | 349,9 | 378,4 |
| Recherche et Innovation1 | 332 | 316 | 301 | 313,5 | 482,7 |
| Revenu | 442 | 563 | 554 | 593,1 | 821,2 |
| Petites Entreprises et Services aux consommateurs | 39 | 39 | 46 | 47,1 | 48,8 |
| Tourisme | 210 | 204 | 234 | 183,4 | 216,4 |
| Formation, Collèges et Universités1 | 3 509 | 4 115 | 4 384 | 4 657,6 | 4 736,7 |
| Charges nettes des collèges1 | 1 185 | 1 273 | 1 403 | 1 445,7 | 1 549,5 |
| Transports1 | 1 795 | 1 787 | 1 892 | 2 032,1 | 2 112,6 |
| Intérêt sur la dette2 | 9 019 | 8 831 | 8 914 | 8 854,0 | 9 301,0 |
| Autres charges1 | 4 369 | 3 813 | 7 490 | 2 909,6 | 9 821,1 |
| Économies de fin d'exercice3 | – | – | – | – | (1 150,0) |
| Total des charges | 83 927 | 88 128 | 96 522 | 97 317,1 | 108 880,0 |
| Charges des ministères | 2005-2006 | 2006-2007 | Chiffres réels 2007-2008 |
Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
|---|---|---|---|---|---|
| Affaires autochtones | |||||
| Charge ponctuelle pour l'Entente de partage des recettes de jeux avec les Premières nations | – | – | 201 | – | – |
| Agriculture, Alimentation et Affaires rurales | |||||
| Aide ponctuelle extraordinaire | 125 | 259 | 274 | – | – |
| Aide provisoire | 157 | 19 | 76 | 15,7 | 164,0 |
| Culture | |||||
| Investissements ponctuels | – | – | 57 | – | – |
| Développement économique | |||||
| Investissements ponctuels | – | – | 152 | – | – |
| Éducation | |||||
| Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario1 | 295 | 345 | 342 | 49,0 | 259,0 |
| Énergie et Infrastructure | |||||
| Fonds de prévoyance pour les immobilisations | – | – | – | – | 200,0 |
| Investissements ponctuels dans l'infrastructure municipale | – | 140 | 450 | – | – |
| Investissements de durée limitée dans l'infrastructure | – | – | – | – | 2 647,3 |
| Environnement | |||||
| Investissements ponctuels | – | – | – | 68,5 | – |
| Finances | |||||
| Investissements au titre de la Loi de 2008 permettant d'investir dans l'Ontario | – | – | 1 149 | – | – |
| Fonds de partenariat avec les municipalités de l'Ontario | 714 | 758 | 907 | 905,4 | 782,9 |
| Fonds de prévoyance pour le fonctionnement | – | – | – | 250,0 | 3 210,0 |
| Achats d'électricité | 803 | 863 | 929 | 936,0 | 964,1 |
| Services gouvernementaux | |||||
| Prestations de retraite et autres avantages sociaux futurs | 729 | 557 | 531 | 685,0 | 932,0 |
| Affaires municipales et Logement | |||||
| Investissement ponctuel dans le parc immobilier social municipal | – | – | 100 | – | 352,2 |
| Recherche et Innovation | |||||
| Investissements ponctuels | – | – | 87 | – | 20,0 |
| Formation, Collèges et Universités | |||||
| Investissements à durée limitée – Formation, Collèges et Universités | – | – | 699 | – | 212,4 |
| Investissements à durée limitée – Charges nettes des collèges | – | – | – | – | 77,3 |
| Transports | |||||
| Investissements ponctuels dans les transports en commun et l'infrastructure | 1 546 | 872 | 1 536 | – | – |
| Total des autres charges | 4 369 | 3 813 | 7 490 | 2 909,6 | 9 821,1 |
| Secteur | Total des dépenses liées à l'infrastructure Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 | Plan 2010-2011 | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Investissement dans les immobilisations | Transferts et autres dépenses liés à l'infrastructure1 | Total des dépenses liées à l'infrastructure | Total des dépenses liées à l'infrastructure | ||
| Transports | |||||
| Transports en commun | 1 204,0 | 1 316,0 | 371,1 | 1 687,1 | 1 505,9 |
| Construction de routes | 1 460,7 | 1 718,3 | 0,0 | 1 718,3 | 2 034,2 |
| Porte d'entrée de Windsor | 157,3 | 186,9 | 60,2 | 247,1 | 715,0 |
| Autres – Transports2 | 375,8 | 524,5 | 51,5 | 576,0 | 558,9 |
| Santé | |||||
| Hôpitaux | 1 753,2 | 2 542,8 | 0,0 | 2 542,8 | 3 438,0 |
| Autres – Santé | 325,5 | 468,2 | 166,4 | 634,6 | 474,3 |
| Éducation | |||||
| Conseils scolaires | 1 413,6 | 1 473,6 | 30.0 | 1 503,6 | 1 608,1 |
| Collèges | 276,6 | 239,9 | 0,0 | 239,9 | 248,1 |
| Universités | 50,0 | 0,0 | 105,6 | 105,6 | 72,7 |
| Eau/Environnement | 285,4 | 37,1 | 221,9 | 259,0 | 274,2 |
| Infrastructure municipale et locale3 | 267,9 | 19,5 | 399,0 | 418,5 | 431,5 |
| Justice | 393,9 | 318,6 | 37,1 | 355,6 | 819,3 |
| Autre | 572,5 | 1 066,1 | 810,9 | 1 877,0 | 2 350,4 |
| Nouveaux investissements pour stimulation à court terme | 0,0 | 702,0 | 2 728,6 | 3 430,6 | 3 449,8 |
| Total | 8 536,3 | 10 613,5 | 4 982,2 | 15 595,7 | 17 980,3 |
| Moins : contributions d'autres partenaires4 | 706,5 | 501,0 | 0,0 | 501,0 | 526,0 |
| Total sans les contributions des partenaires | 7 829,8 | 10 112,5 | 4 982,2 | 15 094,7 | 17 454,3 |
| Moins : transferts5 | 215,4 | 613,3 | 1 776,7 | 2 390,0 | 2 693,2 |
| Total des dépenses provinciales | 7 614,4 | 9 499,2 | 3 205,5 | 12 704,7 | 14 761,1 |
| 2000– 2001 |
2001– 2002 |
2002– 20031 |
2003– 2004 |
2004– 2005 |
2005– 20062 |
2006– 2007 |
Chiffres réels 2007– 2008 |
Chiffres provisoires 2008– 2009 |
Plan 2009– 20101 |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Opérations financières | ||||||||||
| Revenus | 66 294 | 66 534 | 68 891 | 68 400 | 77 841 | 84 225 | 90 397 | 97 122 | 93 427 | 95 980 |
| Charges | ||||||||||
| Programmes | 53 519 | 55 822 | 59 080 | 64 279 | 70 028 | 74 908 | 79 297 | 87 608 | 88 463 | 99 579 |
| Intérêt sur la dette | 10 873 | 10 337 | 9 694 | 9 604 | 9 368 | 9 019 | 8 831 | 8 914 | 8 854 | 9 301 |
| Total des charges | 64 392 | 66 159 | 68 774 | 73 883 | 79 396 | 83 927 | 88 128 | 96 522 | 97 317 | 108 880 |
| Réserve | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 1 200 |
| Excédent/(Déficit) | 1 902 | 375 | 117 | (5 483) | (1 555) | 298 | 2 269 | 600 | (3 890) | (14 100) |
| Dette nette3,4 | 132 496 | 132 121 | 132 647 | 138 816 | 140 921 | 141 928 | 141 100 | 142 418 | 149 357 | 169 830 |
| Déficit accumulé5 | 132 496 | 132 121 | 118 705 | 124 188 | 125 743 | 109 155 | 106 776 | 105 617 | 109 507 | 123 607 |
| Produit intérieur brut (PIB) aux prix du marché | 440 759 | 453 701 | 477 763 | 493 081 | 516 106 | 536 844 | 559 778 | 584 957 | 594 962 | 580 703 |
| Revenu des particuliers | 347 653 | 361 187 | 369 420 | 381 127 | 400 994 | 419 078 | 441 338 | 464 257 | 483 344 | 486 138 |
| Population – Juillet (en milliers) | 11 683 | 11 897 | 12 091 | 12 242 | 12 391 | 12 528 | 12 665 | 12 794 | 12 929 | 13 051 |
| Dette nette par habitant (en dollars) | 11 341 | 11 106 | 10 971 | 11 339 | 11 373 | 11 328 | 11 141 | 11 132 | 11 552 | 13 013 |
| Revenu des particuliers par habitant (en dollars) | 29 756 | 30 360 | 30 553 | 31 132 | 32 363 | 33 450 | 34 846 | 36 288 | 37 384 | 37 250 |
| Total des charges en pourcentage du PIB | 14,6 | 14,6 | 14,4 | 15,0 | 15,4 | 15,6 | 15,7 | 16,5 | 16,4 | 18,7 |
| Intérêt sur la dette en pourcentage des revenus | 16,4 | 15,5 | 14,1 | 14,0 | 12,0 | 10,7 | 9,8 | 9,2 | 9,5 | 9,7 |
| Dette nette en pourcentage du PIB | 30,1 | 29,1 | 27,8 | 28,2 | 27,3 | 26,4 | 25,2 | 24,3 | 25,1 | 29,2 |
| Déficit accumulé en pourcentage du PIB | 30,1 | 29,1 | 24,8 | 25,2 | 24,4 | 20,3 | 19,1 | 18,1 | 18,4 | 21,3 |



Le produit des activités de jeu qui revient à la province continue d'être utilisé pour soutenir les priorités provinciales, notamment le fonctionnement et le soutien des hôpitaux, les organismes de bienfaisance, les sports amateurs, les collectivités et le secteur agricole.
| Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
|
|---|---|---|
| Revenus tirés des loteries, des casinos de bienfaisance et des machines à sous dans les hippodromes | ||
| Fonctionnement des hôpitaux | 1 567 | 1 634 |
| Fondation Trillium de l'Ontario | 110 | 120 |
| Programmes de traitement du jeu problématique et programmes connexes | 39 | 40 |
| Sports amateurs de l'Ontario | 10 | 10 |
| Revenus tirés des casinos commerciaux | ||
| Priorités générales du gouvernement | 169 | 162 |
| Total | 1 895 | 1 966 |
Aux termes de la Loi de 1999 sur la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, les revenus provinciaux nets générés par les loteries, les casinos de bienfaisance et les machines à sous dans les hippodromes doivent être utilisés pour soutenir des services tels que le fonctionnement des hôpitaux, les programmes de traitement du jeu problématique et les programmes connexes, les sports amateurs ainsi que le financement d'organismes de bienfaisance et à but non lucratif par l'entremise de la Fondation Trillium de l'Ontario.
En 2009-2010, on estime que des revenus nets de 1 634 millions de dollars provenant de loteries, de casinos de bienfaisance et de machines à sous dans les hippodromes seront affectés au fonctionnement des hôpitaux.
En 2009-2010, la Fondation Trillium de l'Ontario recevra 120 millions de dollars pour l'édification de collectivités fortes et saines qu'elle distribuera à des organismes de bienfaisance et à but non lucratif dans les secteurs des arts et de la culture, des sports et des loisirs, des services sociaux et humanitaires, ainsi que de l'environnement.
Deux pour cent des revenus bruts tirés des machines à sous, ce qui devrait représenter 40 millions de dollars en 2009-2010, sont affectés à des programmes de recherche, de prévention et de traitement touchant le jeu problématique.
La loterie Quest for Gold permettra d'accorder, en 2009-2010, un soutien financier direct estimé à 10 millions de dollars aux athlètes amateurs ontariens de haut niveau.
En 2009-2010, les revenus provinciaux nets tirés des casinos commerciaux, estimés à 162 millions de dollars, seront utilisés pour soutenir les priorités générales du gouvernement, notamment les services de santé, l'éducation et l'infrastructure publique. En plus de soutenir ces priorités, les activités des casinos commerciaux procurent environ 11 600 emplois directs en Ontario et fournissent à leur collectivité respective des attractions vitales en matière de tourisme et de développement économique.
| Chiffres provisoires 2008-2009 |
Plan 2009-2010 |
|
|---|---|---|
| Secteur agricole1 | 345 | 349 |
| Municipalités | 79 | 81 |
| Total | 424 | 430 |
Environ 20 % des revenus bruts générés par les machines à sous des hippodromes visent à favoriser la croissance économique de l'industrie des courses de chevaux. Depuis 1998, cette initiative a permis de verser plus de 2,6 milliards de dollars à cette composante clé du secteur agricole de la province. Pour 2009-2010, on évalue à 349 millions de dollars le soutien supplémentaire qui sera accordé.
Une partie des revenus bruts générés par les machines à sous, évaluée à 81 millions de dollars en 2009-2010, sera fournie aux municipalités où se trouvent des casinos de bienfaisance et des machines à sous dans les hippodromes. Ces revenus compenseront en partie les coûts de l'infrastructure et des services locaux.