: Budget de l’Ontario 2010 : Exposé budgétaire

Introduction

Monsieur le Président, je présente aujourd’hui le budget de l’Ontario de 2010.

Depuis près de deux ans, l’économie mondiale est plongée dans une profonde récession.

L’Ontario, comme la plupart des autres économies, a été affecté tant par cette récession mondiale que par la transformation de ses secteurs clés, particulièrement les secteurs manufacturier et forestier.

Bien que des signes précoces de reprise économique aient été constatés, les pertes d’emplois qui ont touché les familles ontariennes persistent et le gouvernement continue d’agir.

Ensemble, nous devons continuer à créer des emplois dans l’immédiat et commencer à jeter les bases d’une nouvelle prospérité.

Ontario ouvert sur le monde : Un plan pour l’emploi et la croissance

Le Discours du Trône de l’Ontario a annoncé l’établissement d’un plan quinquennal pour ouvrir l’Ontario à la création d’emplois et à la croissance économique.

Le plan Ontario ouvert sur le monde rendra l’Ontario encore plus réceptif aux nouvelles idées, aux nouvelles personnes, aux nouveaux investissements et aux nouveaux emplois.

Le présent budget commence à tracer une voie vers un avenir économique plus prospère pour la population de l’Ontario.

Monsieur le Président, lorsque la récession a frappé, les Ontariennes et Ontariens ont dû faire face à des pertes d’emplois soudaines et imprévues qui ont porté un coup terrible aux personnes, aux familles et aux collectivités.

Nous réagissons en mettant en oeuvre un plan de création d’emplois audacieux.

Nous investissons 32 milliards de dollars dans des mesures de stimulation visant la création d’emplois. Selon le Conference Board du Canada, notre investissement soutient plus de 220 000 emplois cette année et il a ajouté près d’un point au produit intérieur brut (PIB) de l’Ontario l’an dernier.

Nous réagissons aussi en mettant en oeuvre un plan ambitieux en matière de formation.

Un grand nombre d’Ontariennes et d’Ontariens doivent se recycler et acquérir de nouvelles compétences afin de se trouver du travail et d’améliorer leur situation.

Grâce à ses universités, ses collèges et ses entreprises de pointe, la région de Kitchener-Waterloo est une balise pour la nouvelle économie. Bien qu’on compte aujourd’hui plus de 2 000 postes vacants dans le triangle de la technologie, cette région connaît un taux de chômage de 10,1 p. 100.

Ces chiffres témoignent de l’importance de la formation et du perfectionnement professionnels dans le cadre de notre stratégie axée sur l’emploi.

C’est pourquoi nous avons amélioré les services de formation professionnelle offerts par l’entremise d’Emploi Ontario. Plus de un million d’Ontariennes et d’Ontariens a pu profiter de formation professionnelle, de réemploi rapide, d’emplois d’été et de formation relais l’an dernier.

Nous avons mis sur pied un programme, le premier en son genre au Canada, afin d’aider les travailleurs licenciés à se recycler pour entreprendre une nouvelle carrière.

Ce programme s’appelle Deuxième carrière, et plus de 27 000 personnes s’y sont inscrites.

Monsieur le Président, nous annonçons aujourd’hui que 30 000 travailleurs de plus y prendront part, ce qui portera à près de 60 000 le nombre total de participants à Deuxième carrière depuis son lancement.

Il faut du courage pour entreprendre une nouvelle carrière et tous les Ontariens et Ontariennes méritent des félicitations pour aider leurs concitoyens à prendre une telle initiative.

Monsieur le Président, le plan Ontario ouvert sur le monde créera encore plus d’occasions nouvelles pour les Ontariennes et Ontariens et pour leurs enfants.

Nous avons déjà fait connaître certains aspects de notre plan dans le cadre de deux initiatives importantes : la modernisation du régime fiscal et l’énergie propre.

À mesure que l’économie se rétablit, le gouvernement McGuinty crée un environnement favorable à l’emploi et à la croissance.

Notre plan fiscal pour stimuler la création d’emplois et la croissance est la plus importante réforme fiscale en l’espace d’une génération. Il vise à créer des emplois et ouvrir l’Ontario aux nouveaux investissements et à une reprise de la croissance économique.

L’impôt sur le revenu des particuliers a été réduit le 1er janvier de cette année.

Le 1er juillet, nous réduirons les taux d’imposition des sociétés, éliminerons l’impôt sur le capital et procéderons à la mise en oeuvre de la taxe de vente harmonisée (TVH), la mesure la plus importante que nous puissions prendre pour créer des emplois.

De grandes sociétés comme Bell Canada, Telus et General Electric ont déclaré qu’en raison de la vaste réforme fiscale que nous avons entreprise, elles feraient des investissements considérables en Ontario.

Le 1er juillet,  notre taux d’imposition des petites entreprises sera réduit à 4,5 p. 100 et la surtaxe applicable à celles-ci sera éliminée. Ces mesures exerceront un puissant effet de stimulation sur les sociétés qui créent le plus grand nombre d’emplois dans notre économie.

L’économiste renommé et expert indépendant Jack Mintz estime que, d’ici 10 ans, notre plan fiscal aura contribué à :

  • la création de près de 600 000 nouveaux emplois;
  • une hausse de 47 milliards de dollars des investissements au titre des immobilisations;
  • et une hausse du revenu des ménages pouvant atteindre 8,8 p. 100.

Ce sont là de bonnes nouvelles pour tous les Ontariens et Ontariennes.

Monsieur le Président, l’énergie propre sera une source importante d’emplois dans un très proche avenir. Notre plan aidera à créer 50 000 nouveaux emplois en Ontario en l’espace de trois ans.

Al Gore qualifie notre plan du « meilleur programme d’énergie verte qui soit sur le continent nord-américain ».

Le partenariat de Samsung avec l’Ontario en vue de la production d’énergie éolienne et solaire n’est que le commencement. À elle seule, cette initiative créera quelque 16 000 emplois dans la province.

Monsieur le Président, dans le cadre de son plan Ontario ouvert sur le monde, le gouvernement déposera un nouveau projet de loi sur le développement des technologies de l’eau.

Le secteur de l’eau propre procure déjà de bons emplois bien rémunérés à quelque 22 000 personnes en Ontario grâce à la vente, à l’échelle mondiale, de technologies et de services liés à l’eau conçus dans la province.

L’Ontario est en bonne position pour devenir un chef de file mondial dans cette industrie. Notre projet de loi aidera à créer plus d’emplois ici, dans la province.

Monsieur le Président, notre plan Ontario ouvert sur le monde se résume à créer des possibilités nouvelles et favoriser la croissance, et ce, au bénéfice de la province.

Par exemple, nous déterminons si nos entreprises publiques présentent une valeur latente que nous pourrions dégager afin de créer de nouveaux emplois et de nouvelles occasions pour les familles ontariennes.

Au cours des mois à venir, nous nous entretiendrons avec les Ontariennes et Ontariens quant à la manière de procéder.

Plan Ontario ouvert sur le monde : Éducation

Monsieur le Président, l’éducation est la plus grande priorité du présent gouvernement. Le plan Ontario ouvert sur le monde aidera à renforcer l’économie de la province en élargissant la gamme de possibilités offertes dans nos écoles, collèges, universités et établissements de formation professionnelle.

Depuis 2003, nous avons réduit la taille des classes, amélioré les résultats aux tests, accru le taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires et créé des milliers de nouvelles places dans les collèges, les universités et les programmes d’apprentissage.

Avec notre plan Ontario ouvert sur le monde, nous deviendrons le premier gouvernement en Amérique du Nord à mettre sur pied un programme d’apprentissage à temps plein pour les enfants de quatre et cinq ans.

Ce programme d’enseignement innovateur débutera en septembre et pourrait profiter à 35 000 enfants dans près de 600 écoles.

Les Ontariennes et Ontariens comptent parmi les travailleurs les plus spécialisés et les plus instruits au monde. Cet atout constitue notre premier avantage concurrentiel.

Actuellement, 62 p. 100 de la population ontarienne possède une éducation ou une formation de niveau postsecondaire, et environ 70 p. 100 des emplois de l’avenir nécessiteront de telles compétences.

Dans le cadre de son plan Ontario ouvert sur le monde, le gouvernement entend porter à 70 p. 100 le taux d’accession aux études postsecondaires. Dans un premier temps, le présent budget prévoit l’octroi de 310 millions de dollars en nouveaux fonds pour la création de 20 000 nouvelles places dans les collèges et les universités cette année.

Tous les Ontariens et Ontariennes admissibles qui veulent poursuivre des études au collège ou à l’université y trouveront une place.

Partout dans le monde, des dizaines de millions de familles aimeraient avoir accès à ce qu’offre l’Ontario : une éducation postsecondaire de qualité menant à un bon emploi et à un avenir sûr.

Nous entreprendrons un ambitieux programme de promotion à l’étranger de nos établissements d’enseignement postsecondaire et accroîtrons de 50 p. 100 le nombre d’inscriptions d’étudiants étrangers, tout en veillant à garantir des places aux étudiants ontariens admissibles.

Ces contributions renforceront nos écoles et créeront plus d’emplois pour les Ontariennes et Ontariens.

Plan ontario ouvert sur le monde : Stratégie pour le Nord

Monsieur le Président, comme les familles et les collectivités du Nord ont été durement touchées par la récession mondiale, nous veillerons à ce que le Nord récolte les fruits du plan Ontario ouvert sur le monde.

Dans le cadre de notre plan, le Nord de l’Ontario bénéficiera de nouveaux emplois et de l’intensification de l’activité économique.

Cette région a connu un succès remarquable; en 2008, De Beers y a ouvert la première mine de diamants en Ontario.

Et le Nord nous offre beaucoup d’autres possibilités nouvelles, en particulier dans la région connue sous le nom de Cercle de feu.

La découverte de chromite dans le Cercle de feu pourrait être tout aussi cruciale pour le XXIe siècle que ne l’a été la découverte de nickel à Sudbury au XIXe siècle.

Nous sommes bien déterminés à collaborer avec les peuples autochtones et les résidents du Nord afin de réaliser le potentiel du Cercle de feu.

Le présent budget prévoit l’octroi de financement pour la formation professionnelle afin de préparer les Ontariens et Ontariennes du Nord à occuper de nouveaux emplois dans ce secteur en expansion.

Nous désignerons un coordonnateur du développement pour le Cercle de feu afin de diriger nos efforts collectifs de sorte que tous les gens du Nord bénéficient des possibilités de ce développement stimulant.

Ensemble, nous créerons des emplois en Ontario et soutiendrons les familles du Nord de la province, tout en protégeant la région de la forêt boréale.

Monsieur le Président, étant donné que les familles du Nord doivent dépenser davantage pour chauffer leurs maisons, nous proposons un crédit permanent pour les coûts d’énergie dans le Nord de l’Ontario, qui viendra en aide à 50 p. 100 des personnes et des familles de la région.

Ce crédit représenterait jusqu’à 130 $ par année pour les personnes seules et jusqu’à 200 $ pour les familles du Nord afin de les aider à faire face aux coûts d’énergie plus élevés qu’elles doivent assumer.

Ce programme s’ajoute aux crédits d’impôts fonciers et de taxe de vente dont profitent déjà tous les Ontariens et Ontariennes.

Le budget de 2010 annonce aussi notre intention de mettre sur pied un programme de réduction des coûts d’électricité pour le secteur industriel, sur trois ans, d’une valeur moyenne de 150 millions de dollars par année. Il viserait certaines des industries les plus durement frappées par la récession.

Ce programme aurait pour effet de réduire les coûts d’électricité du secteur industriel de près de 25 p. 100 par rapport aux niveaux de 2009. Ces rabais aideraient les grandes entreprises industrielles admissibles du Nord de l’Ontario à atteindre l’efficacité et la viabilité quant à leur consommation d’électricité. Ils contribueraient aussi à protéger et à créer des emplois.

Partenariat avec le gouvernement fédéral

Le gouvernement fédéral a déposé son budget il y a quelques semaines.

Nous avons constaté avec plaisir que les Transferts canadiens en matière de santé et de programmes sociaux ont été prolongés pour une autre année, mais nous sommes très préoccupés par l’expiration du financement fédéral de la formation professionnelle et des services de garde d’enfants.

Le gouvernement fédéral a déjà octroyé un milliard de dollars à l’Ontario pour des programmes tels que les transports en commun, les temps d’attente et le logement. Ce financement tire à sa fin.

Le financement du gouvernement fédéral pour les services de garde d’enfants tire également à sa fin.

Monsieur le Président, j’encourage tous les Ontariens et Ontariennes à qui cette question tient à coeur à se joindre à nous dans la lutte pour l’amélioration des services de garde d’enfants.

J’ai le plaisir d’annoncer que le gouvernement McGuinty a décidé d’intervenir et de continuer à financer les places en garderie abandonnées par le gouvernement fédéral.

Notre investissement s’élèvera à 63,5 millions de dollars par année.

Tout compte fait, ce soutien aidera 1 000 travailleuses et travailleurs des services de garderie à conserver leur emploi. Il permettra à environ 8 500 enfants ontariens de rester en garderie, un investissement essentiel qui aidera les familles ontariennes à demeurer au travail.

Un gouvernement responsable : Le plan financier

Monsieur le Président, lorsque l’économie mondiale est entrée en récession, plusieurs organisations telles que le Fonds monétaire international (FMI) ont recommandé que les gouvernements partout au monde dépensent jusqu’à 2 p. 100 de leur PIB pour financer des programmes de stimulation axés sur la création d’emplois.

Comme la plupart des gouvernements de l’Occident, l’Ontario a réagi en mettant en oeuvre un solide plan de création d’emplois qui, de l’avis des économistes, aide les familles, aide les collectivités et crée des emplois.

Comme je l’ai affirmé l’automne dernier, notre gouvernement réduira la taille du déficit chaque année.

À mesure que les économies reprennent la voie de la croissance, les gouvernements doivent rétablir l’équilibre budgétaire, et c’est ce que fera notre gouvernement.

Pour l’exercice qui se termine, nous prévoyons un déficit de 21,3 milliards de dollars, une amélioration notable par rapport aux chiffres dévoilés la dernière fois que je me suis adressé à la population ontarienne, l’automne dernier.

En matière de croissance économique, nos hypothèses de planification – qui sont basées sur les prévisions du secteur privé – prévoient une croissance du PIB de 2,7 p. 100 cette année et de 3,3 p. 100 en 2011.

En 2011-2012, le déficit baissera à 17,3 milliards de dollars, puis tombera à 15,9 milliards de dollars en 2012-2013.

Nous réduirons de moitié le déficit en cinq ans et l’éliminerons en huit ans.

La voie vers la reprise économique que nous choisissons est réaliste et responsable et, par-dessus tout, elle est équitable.

La réduction du déficit a pour objet d’assurer un avenir durable à nos enfants et de veiller à ce que l’argent des contribuables soit utilisé judicieusement et consacré aux priorités importantes pour les Ontariennes et Ontariens.

La possibilité – certains diraient la probabilité – d’une hausse des taux d’intérêt pose un risque considérable pour l’Ontario et les autres gouvernements.

Chaque augmentation de un pour cent des taux d’intérêt coûterait un demi-milliard de dollars de plus par année à l’Ontario.

Chaque dollar additionnel affecté aux paiements d’intérêts est un dollar de moins consacré aux secteurs prioritaires tels que l’éducation ou les soins de santé.

Monsieur le Président, environ 55 p. 100 des charges totales de programmes de l’Ontario sont affectés aux salaires et aux avantages sociaux des secteurs public et parapublic.

Notre plan pour protéger les services publics, tels que ceux dispensés par les écoles et les hôpitaux, doit tenir compte de cette réalité.

Environ 1,2 million de personnes sont à l’emploi du secteur parapublic en Ontario.

Les employés du secteur parapublic, y compris les membres de la fonction publique de l’Ontario, ont beaucoup accompli au cours des six dernières années. La population ontarienne reconnaît et apprécie la contribution de ceux qui dispensent des services publics, mais elle s’attend aussi à ce que les personnes dont le salaire provient de l’argent des contribuables fassent leur part pour aider à maintenir ces services.

Les fonctionnaires contribuent grandement à la santé et au bien-être de la province. C’est en bonne partie grâce à eux que nous disposons d’une main-d’oeuvre bien instruite.

Voilà pourquoi nous ne proposerons pas de congés obligatoires.

Voilà pourquoi nous respecterons les conventions collectives en vigueur.

Nous devons pourtant prendre des mesures significatives pour maîtriser les dépenses attribuables à l’une de nos plus importantes charges afin de protéger les services publics tels que l’éducation et les soins de santé.

Les députés provinciaux donneraient l’exemple et accepteraient un gel de leur salaire pendant trois ans, prolongeant ainsi de deux ans le gel déjà en vigueur.

De plus, le gouvernement déposera un projet de loi afin de geler pendant deux ans la structure de rémunération du personnel politique et des employés de l’Assemblée législative exclus des négociations.

Cette loi gèlerait également pendant deux ans la structure salariale de tous les employés exclus des négociations travaillant dans le secteur parapublic et dans la fonction publique de l’Ontario.

En ce qui concerne les groupes représentés par des agents négociateurs, nous respecterons toutes les conventions collectives.

Par contre, le plan financier de la province ne prévoit pas de fonds pour des hausses salariales dans les conventions collectives futures.

À mesure qu’il renégocie ses contrats, le gouvernement collaborera avec ses partenaires bénéficiaires de paiements de transfert et les agents négociateurs pour conclure des conventions d’une durée d’au moins deux ans. Ces conventions devraient aider à atténuer les pressions exercées sur les finances de la province, protéger les services publics sur lesquels comptent les Ontariennes et Ontariens et prévenir toute hausse nette des montants payés en rémunération.

Nous tous ici, qui sommes payés à même les deniers publics, avons un rôle à jouer. Nous devons nous serrer les coudes.

Nous comptons sur nos partenaires bénéficiaires de paiements de transfert pour négocier de façon responsable afin que nous puissions tous ensemble faire notre part pour protéger nos écoles et nos hôpitaux.

D’ici l’an prochain, cette loi réaffecterait jusqu’à 750 millions de dollars au maintien des écoles, des hôpitaux et des autres services publics.

Monsieur le Président, limiter la rémunération n’est qu’une mesure importante de notre plan de gestion responsable.

Comme vous le savez, les Ontariennes et Ontariens tiennent absolument à un système de santé public fort.

Aujourd’hui, nous faisons face à de nouveaux défis et nous devons redoubler d’efforts.

Il y a 20 ans à peine, pour chaque dollar destiné aux programmes gouvernementaux, 32 cents étaient consacrés aux soins de santé.

Aujourd’hui, c’est 46 cents. Dans 12 ans, si nous ne faisons rien, cela pourrait être 70 cents.

C’est pourquoi nous nous posons maintenant la question suivante : « Comment pouvons-nous continuer de financer un système de santé de premier ordre sans compromettre notre investissement dans les écoles, le soutien aux personnes vulnérables ou la protection de l’environnement? »

Cette année, le gouvernement McGuinty mettra en oeuvre un plan visant à contenir les coûts des médicaments pour les Ontariennes et Ontariens.

En ce moment, les Ontariennes et Ontariens paient trop cher leurs médicaments génériques. C’est pourquoi nous comptons réduire le coût des médicaments génériques pour veiller à ce que la population ontarienne ait accès à bon prix aux médicaments d’ordonnance dont elle a besoin.

Nous comptons aussi déposer un projet de loi rendant les professionnels de la santé et les cadres supérieurs davantage responsables de l’amélioration des soins aux patients.

Nous passerons en revue la Loi sur les hôpitaux publics afin que le système hospitalier mette à profit le savoir-faire des partenaires communautaires et des professionnels de la santé.

Dans tout l’appareil gouvernemental, nous nous assurerons de pratiquer une gestion responsable et de diriger les investissements vers ce qui compte le plus pour les familles ontariennes.

Lorsque nos projets de stimulation liés à l’infrastructure seront presque achevés, nous commencerons à ralentir la planification et la construction de certains projets d’immobilisations du gouvernement.

Nous avons fait nos preuves en matière de gestion responsable et équilibrée. Au cours du présent exercice et des exercices futurs, nous nous appliquerons à maintenir la croissance des dépenses en deçà de la croissance des revenus.

Nos efforts de gestion responsable ont porté des fruits :

  • jusqu’ici cette année, les frais de déplacement de la fonction publique de l’Ontario ont diminué de 26 p. 100;
  • nous avons gelé le salaire des députés;
  • nous avons réduit la rémunération au rendement des cadres supérieurs de la fonction publique de l’Ontario;
  • et par suite de la mise en oeuvre de la TVH, nous réduirons de 1 253 le nombre d’employés à temps plein qui travaillent dans la fonction publique de l’Ontario, ce qui représente une économie de 100 millions de dollars par année.

Depuis 2003, l’Ontario est l’un des gouvernements provinciaux qui dispensent leurs services et leurs programmes avec la plus grande efficacité.

En 2008-2009, les dépenses d’administration générale par habitant de l’Ontario se classaient au deuxième rang parmi les dépenses les plus faibles des gouvernements provinciaux. Cette année et pour les années à venir, nous comptons geler les dépenses d’administration des programmes afin que l’Ontario continue d’être administré par l’un des gouvernements les plus efficients au pays.

Poursuivant sur la lancée de nos efforts de gestion des dépenses et des travaux menés récemment par le Groupe de travail du Conseil du Trésor, nous entreprendrons un examen exhaustif de tous les programmes et services du gouvernement.  

Dans le cadre de ce vaste examen, qui sera sous la supervision du Conseil du Trésor, nous veillerons à ce que les ressources du gouvernement soient axées sur la prestation de programmes et de services qui appuient :

  • la création d’emplois et la croissance économique;
  • l’accès à des soins de santé et à une éducation de haute qualité;
  • et des collectivités solides et propres, y compris un soutien efficace pour les citoyens les plus vulnérables.

Cet examen a pour objet de faire passer les ressources des secteurs moins prioritaires aux plus prioritaires et d’aller de l’avant avec le plan Ontario ouvert sur le monde.

En plus d’améliorer l’efficience, nous améliorerons aussi l’accès. Par exemple, nous offrons une vaste gamme de programmes d’allocations et de prestations pour venir en aide aux Ontariennes et Ontariens. Bien qu’il existe de nombreux moyens d’avoir accès à ces programmes, il n’y a pas de carrefour central ni de source principale pour trouver de l’information. 

Nous cherchons à améliorer et à simplifier l’accès à ces programmes afin qu’il soit plus facile pour la population de les trouver et plus économique pour nous de les administrer.

Monsieur le Président, notre plan pour une gestion responsable des dépenses est juste et équilibré. C’est la chose à faire pour les services publics sur lesquels la population ontarienne compte le plus.

Conclusion

Monsieur le Président, lorsque la récession a commencé, nous avons agi, et maintenant que la reprise pointe à l’horizon, nous continuerons à agir.

Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en 2003, l’Ontario faisait face à un déficit, à des services publics en difficulté, à une infrastructure en décrépitude, et n’avait aucun plan pour l’avenir.

Notre gouvernement a établi un plan et a agi.

Nous avons rebâti des écoles et des hôpitaux. Nous avons investi dans les collèges et les universités. Nous avons construit des routes, des ponts, des installations de transports en commun et des usines de traitement de l’eau.

Nous avons appuyé un Ontario plus vert, créé la Prestation ontarienne pour enfants et augmenté le salaire minimum afin que la province devienne un meilleur endroit où vivre, pour tous les Ontariens et Ontariennes.

Grâce à une planification prudente, nous avons pu investir dans les gens tout en équilibrant le budget et en réduisant à la fois la dette provinciale et le fardeau fiscal des entreprises.

Monsieur le Président, lorsque la crise mondiale a frappé, nous avons agi.

Nous avons investi dans un plan de stimulation visant à protéger et à créer des emplois et avons réformé notre régime fiscal afin de générer des centaines de milliers d’emplois à long terme.

Maintenant, grâce au plan Ontario ouvert sur le monde, nous continuons d’agir.

Aujourd’hui, j’ai annoncé un plan pour donner de l’essor au domaine de l’éducation postsecondaire et un plan pour venir en aide au Nord de la province.

Nous agissons pour éliminer le déficit afin de pouvoir assurer la permanence des services publics auxquels nous tenons tous.

Comme toujours, notre plan est équitable.

Notre plan est équilibré.

Notre plan est centré sur les priorités que les Ontariennes et Ontariens ont en commun.

Et parmi ces priorités, il y a celle de prendre les mesures nécessaires aujourd’hui pour bâtir un Ontario fort pour l’avenir.

Nous ouvrons les portes de l’Ontario – au commerce, aux étudiants, aux possibilités à l’échelle mondiale.

Nous avons ce qu’il faut pour être les meilleurs.

Notre plan Ontario ouvert sur le monde nous aidera à atteindre le but visé.

Nous le pouvons, nous le ferons, ensemble.

Merci, Monsieur le Président.