Budget de l’Ontario 2013
Chapitre I : Un Ontario prospère et équitable

Points saillants

  • L’Ontario a créé près de 400 000 emplois depuis juin 2009, récupérant ainsi tous les emplois perdus durant la récession.
  • Le niveau actuel d’emploi dépasse de plus de 130 000 emplois le sommet atteint avant la récession.
  • Les investissements que prévoit faire l’Ontario dans l’infrastructure, qui se chiffrent à plus de 35 milliards de dollars au cours des trois prochaines années, appuieraient plus de 100 000 emplois en moyenne par année.
  • Depuis 2008, le Fonds pour les nouvelles relations a investi plus de 77 millions de dollars dans plus de 520 projets de développement économique auxquels participent des communautés des Premières Nations et de Métis ainsi que des organismes autochtones.
  • Une somme additionnelle de 360 millions de dollars sur trois ans est investie dans le Programme de réduction des tarifs d’électricité pour le secteur industriel du Nord, à compter de 2013-2014.
  • Le gouvernement provincial entend effectuer des investissements supplémentaires de 100 millions de dollars pour aider les petites municipalités et les municipalités rurales à construire des routes, des ponts et d’autres éléments essentiels de leur infrastructure.
  • Les nouveaux investissements prévus pour GO Transit au cours de la prochaine décennie visent notamment des projets d’infrastructure qui permettront de transporter 50 000 passagers de plus par jour, une augmentation de plus de 20 % par rapport à la capacité actuelle.
  • La province propose une stratégie globale d’emploi pour les jeunes de 295 millions de dollars sur deux ans afin d’offrir des possibilités d’emploi et de mentorat à 30 000 jeunes et de promouvoir l’entrepreneuriat et l’innovation en Ontario.
  • La province appuie le secteur manufacturier de l’Ontario en prolongeant la déduction pour amortissement accéléré pour les machines et le matériel dans les secteurs de la fabrication et de la transformation, ce qui représente des économies d’impôt de 265 millions de dollars sur trois ans.

Section A : Un plan pour l’emploi et la croissance

Introduction

L’économie de l’Ontario parvient à croître et à créer des emplois malgré un environnement mondial difficile. La province jouit de solides assises économiques. L’Ontario peut être fier de la qualité de ses écoles et de ses hôpitaux, de son régime compétitif d’imposition des sociétés et de sa main-d’oeuvre très compétente et diversifiée. La province demeure un endroit où il fait bon vivre et travailler en plus d’être attirant pour les touristes et les investisseurs.

Depuis le budget de 2012, cependant, les attentes relatives à la croissance économique mondiale se sont assombries face à l’incertitude qui sévit toujours, particulièrement en Europe.

Les économies européennes ont empiré, et la croissance des économies des marchés émergents a ralenti.

Durant les années 1990, l’avantage compétitif de l’Ontario découlait dans une large mesure de la faiblesse relative du dollar canadien, du prix du pétrole peu élevé et de l’accès aux marchés vigoureux des États-Unis. De nos jours, le dollar canadien est pratiquement à parité avec le dollar américain. Le prix du pétrole est élevé et la croissance économique aux É.-U. demeure modeste.

Face à de tels défis et à la concurrence accrue de la part des économies émergentes, il reste beaucoup à faire pour s’assurer que l’économie de l’Ontario continue à croître et à créer des emplois. Le secteur ontarien des entreprises peut faire davantage pour saisir les occasions d’expansion sur les marchés d’exportation. Il peut profiter des faibles taux d’imposition de l’Ontario, d’un accès à une main-d’oeuvre compétente et d’un système de santé abordable pour investir davantage afin d’intensifier la productivité. Le gouvernement a pour rôle de contribuer à l’établissement d’un environnement favorable dans lequel les entreprises et les entrepreneurs peuvent prendre des risques, faire des investissements, créer des emplois et promouvoir l’innovation.

L’Ontario fait face à d’importants défis économiques. Travaillant de concert avec ses partenaires clés, le gouvernement propose un plan économique en six points qui aidera l’économie résiliente de l’Ontario à saisir les nouvelles occasions de croître et de créer des emplois. L’aspect central du plan du gouvernement est l’élimination du déficit, puisque c’est une condition essentielle pour raffermir la confiance des investisseurs et des marchés financiers.

Restructurer l’économie ontarienne face aux défis mondiaux

Adaptation à la nouvelle réalité économique

Au cours de la dernière décennie, l’économie de l’Ontario a fait face à des défis externes considérables qui ont haussé les frais des entreprises, érodé la compétitivité de la province et diminué les exportations de l’Ontario vers les États-Unis, son marché d’exportation le plus important.

Le prix du pétrole brut a presque triplé de 2002 à 2008, ce qui a entraîné une montée en flèche des coûts énergétiques pour les ménages et les entreprises de l’Ontario. En même temps, l’appréciation rapide du dollar canadien menaçait la compétitivité des prix ontariens dans le marché si important des États-Unis. En 2008, alors que l’Ontario s’adaptait aux prix élevés du pétrole et à la hausse du dollar canadien, l’économie mondiale est tombée dans la récession la plus grave depuis les années 1930. Les marchés mondiaux se sont effondrés, affichant une baisse de 10 % en 2009. L’économie américaine a été frappée d’une profonde récession et de pertes d’emplois considérables. Les exportations ontariennes de marchandises à destination des États-Unis ont chuté de près du tiers en deux ans seulement. Par conséquent, l’Ontario a été l’une des provinces les plus durement touchées par la récession mondiale.

Défis économiques de l’Ontario

Alors que l’Ontario s’adapte à la nouvelle réalité économique mondiale, il devra faire face à d’importants défis économiques. Certains de ces défis découlent de facteurs sur lesquels les entreprises, le monde du travail et le gouvernement ont peu de contrôle, comme l’appréciation du dollar canadien sur les marchés internationaux ou le prix mondial des produits de base. D’autres défis, cependant, découlent de facteurs sur lesquels nous avons collectivement un certain contrôle, comme la productivité et l’évolution des coûts. En augmentant les investissements dans les machines et le matériel, les compétences et la formation, et l’innovation dans les produits, nous pouvons accroître notre productivité et le rendement des coûts de main-d’oeuvre, ce qui favoriserait la compétitivité de l’Ontario. Nous pouvons également intensifier nos efforts pour accroître les ventes dans les marchés en rapide croissance.

Il importe de reconnaître ces défis et de travailler avec les entreprises, le monde du travail et d’autres partenaires clés pour s’y attaquer de plein front afin d’assurer une plus forte croissance à l’avenir pour l’Ontario.

Le retard qu’a pris la croissance de la productivité en Ontario est au coeur même de ces défis. Depuis 1985, la croissance de la productivité de la main-d’oeuvre des entreprises a été plus lente en Ontario qu’aux États‑Unis. De 1985 à 2000, la productivité a augmenté en moyenne de 1,3 % par année en Ontario, par rapport à 2,0 % aux États‑Unis. Cependant, depuis 2001, cet écart s’est élargi, l’Ontario n’affichant que de faibles gains de productivité alors que les États‑Unis connaissaient une croissance beaucoup plus marquée. L’augmentation de la productivité est une condition essentielle au maintien et à l’amélioration du niveau de vie en Ontario.

Graphique 1.1 : La croissance de la productivité en Ontario est inférieure à celle affichée aux États-Unis. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

La recherche-développement (R-D) effectuée par les entreprises contribue à stimuler la croissance globale de la productivité en enrichissant les connaissances et en créant de nouvelles technologies. Les activités de R-D des entreprises en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) en Ontario sont restées inférieures à celles des États-Unis au cours de la dernière décennie, et ce malgré l’octroi de généreux incitatifs fiscaux et de soutien financier. Cet écart s’est accru depuis 2005 en raison d’un important déclin de la R-D dans le secteur manufacturier en Ontario.

Graphique 1.2 : Les dépenses des entreprises ontariennes en R-D sont inférieures à celles des entreprises américaines. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Les investissements dans les machines et le matériel ont une très grande importance pour la croissance de la productivité de la main-d’oeuvre, non seulement parce qu’ils augmentent la quantité de capital par travailleur, mais surtout parce qu’ils permettent d’implanter de nouvelles technologies dans le milieu de travail. L’instauration rapide de nouvelles technologies favorise l’innovation, les gains d’efficience ainsi que l’accroissement de la production et de la compétitivité.

Les investissements des entreprises dans les machines et le matériel ont contribué à la vigueur de l’économie de l’Ontario depuis la récession. Pour s’adapter à un dollar fort et à la forte concurrence mondiale, les entreprises de l’Ontario ont accru leurs investissements dans les machines et le matériel qui augmentent la productivité.

En pourcentage du PIB réel, les investissements réels dans les machines et le matériel se sont accrus, et à 4,9 %, ils ont atteint un pic historique. Cependant, la part de ces investissements en Ontario demeure bien inférieure à celle des États-Unis, et cet écart s’élargit. Depuis 2000, la différence entre la part du PIB que représentent les investissements réels dans les machines et le matériel aux États‑Unis et en Ontario a été en moyenne de 3,4 points de pourcentage, soit plus du double de l’écart moyen de 1,6 point de pourcentage enregistré de 1981 à 1999.

Les importants gains enregistrés au titre des bénéfices et les solides résultats affichés par les entreprises, combinés aux faibles prix des machines et du matériel, ont placé l’Ontario dans une excellente position pour stimuler la croissance des investissements.

Graphique 1.3 : Les entreprises ontariennes pourraient hausser leurs investissements. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la main‑d’oeuvre qui en a résulté ont soulevé des inquiétudes relativement à une pénurie de travailleurs qualifiés à l’avenir. D’ailleurs, dans certains secteurs et industries, des employeurs déclarent avoir des problèmes de recrutement.

Le gouvernement, l’industrie, les employeurs et les établissements d’enseignement doivent travailler de façon plus étroite pour cerner les défis qui se posent sur le plan de la main-d’oeuvre, notamment les questions liées à l’offre et la demande.

Il est essentiel d’avoir accès à une information sur le marché du travail exacte, opportune et exhaustive pour pouvoir jumeler de façon efficace les travailleurs aux offres d’emploi les plus appropriées pour eux. Il faut étendre la portée de l’information sur le marché du travail pour aider les employeurs et les employés dans leurs choix et pour faire en sorte que tous les segments de la société participent pleinement au marché du travail. Les établissements de formation et d’enseignement postsecondaire doivent aussi constamment s’efforcer de mieux répondre aux besoins changeants du marché et des employeurs.

Le défi du déséquilibre du marché du travail

« Dans un contexte de vieillissement de la population au Canada, l’accès à une main‑d’oeuvre qualifiée est un enjeu critique pour le succès des entreprises et leur capacité d’investir dans notre économie. »

Jayson Myers, PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC), à l’occasion de la publication par MEC de l’enquête sur les perspectives du monde des affaires des sociétés membres de MEC, de BDO et de Produits alimentaires et de consommation du Canada, 21 décembre 2012.

« Il s’est créé un millier d’emplois technologiques dans des moyennes et grandes entreprises technologiques au cours des trois dernières années, période au cours de laquelle 531 entreprises se sont établies ici. Or, ces entreprises se développent rapidement et, selon des estimations modestes, il reste quelque 1 300 postes technologiques à combler localement. »

Source : Iain Marlow, « Help Wanted : Tech Workers Wooed with Catered meals, Unlimited Vacation Time », The Globe and Mail, chronique technologie, 6 septembre 2012.

Le plus grand défi externe pour l’Ontario a été l’appréciation considérable du dollar canadien depuis 2002 par rapport au dollar américain. La hausse du dollar canadien pousse les exportateurs ontariens à réduire leurs prix de peur de perdre des clients.

Graphique 1.4 : La valeur élevée du dollar canadien a nui à la compétitivité de l'Ontario. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Ensemble, le ralentissement de la croissance de la productivité en Ontario et l’appréciation du dollar canadien ont contribué à une baisse de la compétitivité des coûts pour les entreprises. Entre 1997 et 2010, les coûts de main‑d’oeuvre par unité de production en Ontario ont augmenté de 69 % alors que les coûts comparables aux États-Unis ont augmenté de 28 % seulement.

Graphique 1.5 : Érosion de la compétitivité des coûts. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Comme 78 % des exportations ontariennes de marchandises sont destinées au marché américain, les États-Unis demeurent le plus important partenaire commercial de l’Ontario. Cependant, l’essor rapide de pays comme la Chine, qui sont devenus des nations commerciales dynamiques, ainsi que l’appréciation du dollar ont entraîné une baisse marquée de la part ontarienne du marché américain. Au cours de la dernière décennie, l’Ontario a perdu près de la moitié de sa part du marché des exportations aux États-Unis.

Graphique 1.6 : La part du marché américain des exportateurs ontariens a diminué, surtout au profit des économies émergentes. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Ces économies en essor qui ont saisi une part croissante des importations américaines constituent un marché riche et qui prend de l’ampleur. Cependant, l’exposition de l’Ontario à ces économies, mesurée par la part des exportations, est faible lorsqu’on la compare à celle d’autres économies avancées. En 2012, seulement 5 % des exportations ontariennes étaient destinées à des économies en essor rapide.

Graphique 1.7 : Faible exposition des exportateurs ontariens aux économies en essor rapide. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

L’Ontario, tout comme d’autres grandes économies avancées, a connu un virage structurel important vers une économie fondée sur la technologie et axée sur les services.

En 2001, 22 % de la production en Ontario provenait du secteur de la fabrication. En 2011, cette proportion était passée à 13 % seulement. Durant la même période, le secteur ontarien des services, qui comprend de nombreuses industries dynamiques axées sur les exportations, n’a pas cessé de prendre de l’ampleur. La production dans le secteur des services a augmenté pour passer de 70 % de la part de l’économie en 2001 à 77 % en 2011.

Le soutien des investissements dans la nouvelle technologie et la promotion des exportations dans les secteurs des biens et services aideront l’économie ontarienne à se transformer pour s’adapter au nouvel environnement économique mondial.

Graphique 1.8 : Changements structurels de l'économie ontarienne. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

En conclusion, notre défi collectif consiste à apporter les changements structurels qui contribueront à accroître notre productivité et la compétitivité de nos coûts. Dans le cadre de son plan en six points présenté ci-après, le gouvernement entend collaborer avec les entreprises, le monde du travail et d’autres importants partenaires de manière à favoriser la création d’emplois dans la province et une plus forte croissance économique dans le futur.

Plan économique de l’Ontario pour l’emploi et la croissance

Malgré les défis constatés, les assises de l’économie ontarienne sont solides, et les entreprises ontariennes sont bien placées pour profiter des possibilités de croissance qui se présentent dans l’économie mondiale et pour continuer à favoriser le renouveau économique dans la province.

La croissance économique et la création d’emplois sont mues par les entreprises et les entrepreneurs qui sont prêts à prendre des risques et à investir. Le gouvernement, de son côté, doit concentrer ses initiatives sur la création d’un environnement favorable à l’économie.

Le plan de l’Ontario pour l’emploi et la croissance repose sur de solides assises économiques, soutenues par les politiques et les investissements du gouvernement dans six domaines clés :

  1. un environnement compétitif pour les entreprises — soutenir un régime fiscal compétitif et des règlements efficaces qui favorisent les nouveaux investissements des entreprises porteurs d’emplois et de croissance économique;
  2. une infrastructure moderne — investir dans les transports en commun, les routes, les écoles et les hôpitaux, fondement essentiel d’une économie productive;
  3. une main-d’oeuvre hautement qualifiée —investir dans la formation professionnelle et l’éducation, ainsi que dans les perspectives d’emploi pour les jeunes, pour que la population ontarienne puisse travailler et prospérer;
  4. la promotion de l’entrepreneuriat et de l’innovation — renforcer la capacité de l’Ontario de transformer des idées en produits et services novateurs destinés à l’économie mondiale;
  5. des visées mondiales — travailler avec les entreprises pour ouvrir l’accès des biens et services ontariens aux marchés extérieurs, notamment dans les autres provinces, aux États-Unis et dans les économies émergentes;
  6. des collectivités dynamiques et vigoureuses — aider toutes les économies locales et régionales à profiter de la création d’emplois et de la croissance économique.

Il importe d’améliorer la productivité de la province si l’on veut s’attaquer aux défis économiques de l’Ontario et assurer sa prospérité future. En mettant l’accent sur ces six domaines, et en collaborant avec les partenaires des entreprises, du monde du travail, des milieux universitaires et des collectivités, le gouvernement fait sa part pour que l’économie ontarienne puisse devenir plus productive et plus compétitive.

Saisir les occasions

La prospérité de l’Ontario reposera sur notre capacité de profiter des possibilités de croissance dans l’économie mondiale.

  • Dans les pays en développement, la prospérité grandissante de la classe moyenne intensifie la demande de nombreux produits et services de l’Ontario, comme les produits alimentaires, les appareils médicaux et les services financiers.
  • La relance de l’économie américaine entraîne directement une demande croissante de biens de consommation, comme les automobiles et le matériel pour les entreprises. Les exportateurs ontariens profitent aussi de cette reprise en vendant aux sociétés américaines et à leurs chaînes de valeur mondiales ainsi qu’à d’autres provinces canadiennes.
  • Le secteur des produits forestiers de l’Ontario remonte la pente à la faveur de la demande accrue de bois d’oeuvre découlant de la reprise de la construction domiciliaire aux É.-U. et de la forte demande mondiale de pâtes de bois qui font augmenter les prix et créént des débouchés pour les sociétés ontariennes.
  • L’importante main-d’oeuvre ontarienne dans les domaines des sciences et de l’ingénierie – 7,7 % de la population active ontarienne – contribue grandement à la croissance économique de l’Ontario en développant de nouvelles technologies pour l’économie mondiale.
  • La croissance soutenue des économies émergentes, comme le Brésil, la Chine et l’Inde, intensifie la demande de minéraux produits par l’important et diversifié secteur minier ontarien. Les investissements et les activités d’exploration considérables dans ce secteur jettent les fondements de la prospérité future du Nord de l’Ontario.
  • Selon l’OCDE, près de 900 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à des services modernes d’épuration des eaux et 2,6 milliards de personnes n’ont même pas accès à des installations sanitaires de base. L’Ontario compte environ 900 compagnies possédant une grande expertise dans un vaste éventail de technologies d’épuration des eaux et de traitement des eaux usées.
  • Considéré comme l’un des centres internationaux de services financiers, Toronto attire des talents et des investissements venant du monde entier. En 2012, la ville de Toronto a dépassé Chicago pour devenir la quatrième ville la plus populeuse en Amérique du Nord, après Mexico, New York et Los Angeles.
  • Plus de 200 langues sont parlées dans la province et près du quart de la population ontarienne appartient à une minorité visible. Une telle diversité contribue à la prospérité de l’Ontario.
  • L’Ontario est une destination de choix pour les investissements étrangers directs en Amérique du Nord, venant au troisième rang après la Californie et New York en 2011. Par habitant, il se classe au premier rang de tous les territoires d’importance en Amérique du Nord.

1. Un environnement compétitif pour les entreprises

Au cours des dix dernières années, le gouvernement a beaucoup fait pour améliorer l’environnement pour les entreprises en Ontario. Les entreprises, le monde du travail et le gouvernement peuvent travailler ensemble pour promouvoir le changement et avancer vers une économie plus ouverte sur le monde et plus novatrice. Lors de consultations effectuées par le nouveau gouvernement partout en Ontario dans le cadre du sommet sur l’emploi, les chefs d’entreprises ont exprimé leur volonté de déployer les efforts nécessaires pour promouvoir la croissance économique et investir davantage dans la productivité, l’innovation et la formation. Il est donc essentiel que les entreprises, les travailleurs, les milieux universitaires, le secteur à but non lucratif et le gouvernement continuent à faire de la croissance économique une priorité provinciale.

Pour sa part, le gouvernement a mis en place un régime d’imposition des entreprises compétitif, adopté des règlements plus adaptés et moins lourds, et amélioré la sécurité et l’efficience des marchés financiers, tout en réduisant le déficit davantage qu’il l’avait prévu. L’élimination du déficit est essentielle pour maintenir la confiance des investisseurs et des marchés financiers.

Établir des liens et créer des partenariats

Le gouvernement est déterminé à favoriser le renouveau économique de l’Ontario en établissant des liens avec toutes les parties intéressées partout dans la province, y compris les entreprises, les municipalités, les organisations non gouvernementales et les diverses institutions. Tout le monde, dans toutes les régions et collectivités, a un intérêt dans le cadre économique de l’Ontario relatif aux emplois et à la croissance. Le gouvernement a organisé :

  • douze tables de concertation sur les emplois avec des partenaires du secteur privé, du monde du travail et des milieux de l’éducation et de la formation;
  • des consultations prébudgétaires auprès de plus de 1 000 organismes et des séances de discussion téléphonique ouverte auprès de plus de 600 000 ménages dans les collectivités de tout l’Ontario, y compris Sault Ste. Marie, Sudbury, Thunder Bay, Hamilton, Peterborough, Toronto, Kitchener, Waterloo, Guelph, Cambridge, Newmarket, Vaughan, Richmond Hill, Windsor et London.

Le gouvernement examine actuellement les recommandations du Conseil pour l’emploi et la prospérité reçues en décembre 2012. Il prend des mesures immédiates pour mettre en application certaines de ces recommandations, en instaurant notamment des bons de commercialisation, en collaborant avec le gouvernement fédéral sur les initiatives relatives au capital-risque et en organisant des forums d’exportateurs mondiaux. Un groupe technique sera établi pour soutenir la mise en oeuvre de la rationalisation et du regroupement des programmes d’aide aux entreprises recommandés par le Conseil.

Améliorer la compétitivité du régime d’imposition des sociétés

Le gouvernement a restructuré en profondeur son régime fiscal afin d’améliorer la compétitivité du régime d’imposition des sociétés et de renforcer les avantages de l’Ontario en favorisant la croissance économique et la création d’emplois à long terme. Voici quelques-unes des mesures prises à cette fin :

  • remplacer la taxe de vente au détail par la taxe de vente harmonisée (TVH), une formule plus moderne de taxe sur la valeur ajoutée;
  • éliminer l’impôt sur le capital, que les entreprises devaient payer qu’elles aient ou non réalisé des bénéfices et qui constituait un frein important à l’investissement;
  • réduire les taux de l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS) pour les petites et les grandes entreprises;
  • rationaliser l’administration de l’IRS et de la taxe de vente, ce qui permet aux entreprises d’économiser plus de 635 millions de dollars par année en réduisant les frais d’observation.

Le taux combiné fédéral-ontarien de l’IRS général est compétitif par rapport au taux moyen de l’IRS des pays développés, et il est bien inférieur au taux combiné fédéral-état en vigueur aux États-Unis, le principal partenaire commercial de l’Ontario.

Graphique 1.9 : Taux de l'IRS compétitif à l'échelle internationale. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Comme il a été annoncé dans le budget de 2012, le taux général de l’IRS sera gelé à 11,5 % jusqu’à ce que le budget soit équilibré en 2017-2018.

Ensemble, la TVH, l’élimination de l’impôt sur le capital et les réductions de l’IRS fédéral et ontarien ont contribué à réduire le taux d’imposition ontarien sur les nouveaux investissements des entreprises, tel que mesuré selon le taux effectif marginal d’imposition (TEMI). Depuis 2009, le TEMI de l’Ontario a été réduit de moitié, de sorte qu’il est actuellement inférieur au TEMI moyen des pays de l’OCDE et bien inférieur à celui des États-Unis.

Graphique 1.10 : Le taux effectif marginal d'imposition de l'Ontario sur les nouveaux investissements des entreprises a été réduit de moitié. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Les petites entreprises

Pour offrir aux petites entreprises un allégement accru au titre de l’Impôt-santé des employeurs (ISE), le présent budget propose d’augmenter la masse salariale exonérée de cet impôt pour la faire passer de 400 000 $ à 450 000 $ à compter de 2014. Le gouvernement propose également de mieux cibler l’exemption en l’éliminant pour les employeurs du secteur privé qui ont une masse salariale annuelle de plus de 5 millions de dollars. Pour de plus amples renseignements, voir le chapitre IV, Fiscalité, régimes de retraite et services financiers.

Les petites entreprises bénéficient déjà d’un taux réduit de l’IRS de 4,5 %.

Les petites entreprises profiteraient également de la stratégie d’emploi pour les jeunes qui est proposée et qui prévoit un ensemble d’initiatives afin de favoriser les possibilités d’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation pour les jeunes de l’Ontario, notamment par des incitatifs à l’embauche pour les employeurs. (Pour de plus amples renseignements, voir la rubrique Une main-d’oeuvre hautement qualifiée dans le présent chapitre.)

L’instauration de régimes de pension agréés collectifs en Ontario permettrait aux petites entreprises de bénéficier d’une solution économique pour offrir des avantages sociaux à leurs employés, et les travailleurs indépendants auraient accès à une nouvelle formule d’épargne-retraite.

Revitalisation du secteur manufacturier

Le secteur manufacturier de la province, qui est dynamique et compétitif, joue un rôle de premier plan dans le renouveau économique de l’Ontario et restera un pilier de l’économie; le secteur est une bonne source d’emplois à l’échelle de la province et exporte ses produits partout dans le monde. Le secteur manufacturier procure quelque 800 000 emplois en Ontario, ce qui représente 12 % du total des emplois et 13 % du PIB. Le secteur manufacturier ontarien est un moteur clé de l’innovation et représente près de la moitié des dépenses de recherche et développement engagés dans ce secteur au Canada.

Beaucoup d’entreprises du secteur manufacturier de la province surmontent ces difficultés, comme l’appréciation du dollar canadien et une concurrence qui s’intensifie, et s’adaptent en investissant et en exportant sur les marchés mondiaux. Les mesures gouvernementales qui ont renforcé le climat des investissements aident le secteur à faire la transition vers de nouveaux domaines de croissance, à améliorer la productivité et à innover, et attirent de nouvelles entreprises et des emplois de qualité dans la province.

Les entreprises investissent dans la revitalisation de l’économie ontarienne

Voici des exemples d’investissements importants faits en Ontario qui contribuent à la revitalisation de l’économie et créent des emplois.

  • NOVA Chemicals, un chef de file mondial dans le domaine des plastiques et de la fabrication de produits chimiques, investit 250 millions de dollars pour convertir son craqueur d’éthylène de Corunna (Ontario). Cette conversion lui permettra d’utiliser jusqu’à 100 % des liquides du gaz naturel de la formation de schiste Marcellus.
  • IBM investit au total 210 millions de dollars pour établir son Smarter Canada Global Development Centre en Ontario, qui créera 145 emplois à son grand laboratoire de R-D canadien. Ce projet bénéficie de subventions de 15 millions de dollars de l’Ontario et de 20 millions de dollars du gouvernement fédéral. Il visera cinq secteurs de recherche : gestion des données sur les soins de santé; nouvelles découvertes et traitements pour les maladies et les troubles du cerveau; défis des grandes villes, y compris l’urbanisation rapide et le vieillissement de l’infrastructure; conservation et gestion énergétiques; conservation de l’eau.
  • Les installations de Bombardier à Downsview ont été mandatées pour faire l’assemblage final des aéronefs Global 7000 et 8000 qui devraient entrer en service en 2016 et 2017, respectivement. De nouveaux investissements seront bientôt faits dans les bâtiments d’assemblage et d’essai en vol des aérostructures; des dépenses en immobilisations de 170 millions de dollars sont prévues.
  • Toyota investit 100 millions de dollars dans son usine de Cambridge afin d’augmenter sa capacité de fabrication des véhicules hybrides Lexus RX350 et RX450h. Cet investissement devrait créer 400 emplois. L’Ontario et le gouvernement fédéral investissent chacun jusqu’à 16,9 millions de dollars pour soutenir ce projet.
  • Sumitomo Precision Products investit 10 millions de dollars dans une nouvelle installation de production de trains d’atterrissage à Mississauga, créant 50 emplois. Cette installation deviendra le siège social mondial de la société japonaise pour sa division aérospatiale. L’Ontario verse un prêt de 3,25 millions de dollars à l’appui de ce projet.

Pour encourager davantage les entreprises ontariennes de fabrication à investir, la province proposera une mesure identique à celle qui a été présentée dans le budget fédéral de 2013 et prolongera jusqu’à la fin de 2015 la déduction pour amortissement accéléré pour les machines et le matériel de fabrication et de transformation. Cette mesure réduira l’impôt que paient les entreprises manufacturières de l’Ontario de 265 millions de dollars entre 2013-2014 et 2015‑2016. La déduction pour amortissement accéléré raccourcirait à trois ans la période sur laquelle le coût des nouvelles machines et du nouveau matériel peut être déduit aux fins de l’impôt.

Graphique 1.11 : Déductions pour amortissement annuelles sur un investissement de 1 million de dollars dans les machines et le matériel utilisés pour la fabrication et la transformation. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le gouvernement fédéral devrait continuer de soutenir les efforts afin d’accroître les investissements, l’innovation et la productivité au sein du secteur manufacturier de l’Ontario. S’il y a lieu, une approche ou stratégie commune pour mieux coordonner les efforts des deux ordres de gouvernement en faveur du secteur manufacturier de la province, notamment pour améliorer la productivité, pourrait servir à rationaliser toutes les mesures gouvernementales et à les rendre plus efficaces. C’est aussi une recommandation du Conseil pour l’emploi et la prospérité.

Réduire la bureaucratie : Programme de l’Ontario pour accueillir les investisseurs

L’Ontario lancera un programme d’accréditation de sites d’investissement prêts à être développés afin de les rendre plus attrayants pour les investissements directs étrangers et les projets d’expansion canadiens. Pour être accrédité, un site devra satisfaire à des exigences provinciales concernant la viabilisation, le transport, l’accès et la diligence raisonnable. Les investisseurs auront facilement accès à ces renseignements.

L’Ontario deviendra le premier territoire au Canada à avoir établi un programme d’accréditation provincial.

En plus de positionner les collectivités pour qu’elles puissent attirer des emplois et des investissements, le programme contribuera à rationaliser les exigences réglementaires et administratives imposées aux entreprises.

Rationaliser et moderniser la réglementation des services financiers

Le secteur des services financiers, un important moteur de l’économie ontarienne, a affiché une forte croissance de l’emploi de 3,2 % en 2012. Cette croissance de l’emploi a été près de deux fois plus rapide que celle de l’économie dans son ensemble au cours de la dernière décennie. Le secteur des services financiers stimule également la croissance économique en appuyant de nombreux emplois connexes dans le domaine des services aux entreprises, des opérations financières, de l’épargne et des placements, et en soutenant l’accès aux capitaux pour les entreprises. Le secteur des services financiers appuie d’autres secteurs clés de l’économie, comme l’agriculture, l’exploitation minière et la fabrication.

Pour améliorer le climat d’investissement en Ontario, le gouvernement continue d’actualiser et d’adapter la réglementation financière afin de maintenir un cadre réglementaire sûr et stable pour les investisseurs et les consommateurs, ainsi que pour les secteurs des valeurs mobilières et des assurances.

Réglementation des valeurs mobilières

Plus de la moitié du PIB et des emplois et 80 % des activités du secteur canadien des valeurs mobilières se situent en Ontario. En outre, l’Ontario a établi un organisme de réglementation de calibre mondial qui joue un rôle de premier plan au Canada ainsi qu’à l’échelle internationale.

Cette industrie et sa réglementation sont importantes pour l’économie ontarienne, aussi l’Ontario a travaillé avec diligence ces dernières années pour rendre les marchés financiers canadiens plus sûrs, plus efficients et plus concurrentiels. L’Ontario est encore disposé à collaborer avec le gouvernement fédéral et d’autres provinces intéressées pour établir un organisme coopératif commun de réglementation des valeurs mobilières.

Tout nouveau modèle doit appuyer des marchés financiers dynamiques qui sous-tendent une forte croissance économique et soutenir l’accès aux capitaux tout en protégeant les investisseurs. Un cadre canadien de réglementation des valeurs mobilières modernisé et rationalisé comprendrait :

  • un conseil d’administration indépendant composé d’experts pour régir le nouvel organisme de réglementation qui rendrait des comptes à un conseil de ministres participants;
  • un bureau central d’administration et de haute direction à Toronto, tout en reconnaissant l’expertise des organismes de réglementation d’un bout à l’autre du Canada et en s’appuyant sur cette expertise, comme celle de Calgary dans le secteur pétrolier et gazier;
  • une structure de vote efficace pour tous les changements fondamentaux proposés à l’organisme de réglementation qui tient compte du rôle important des ressorts ayant d’importants marchés financiers;
  • une réduction des coûts pour les émetteurs et les investisseurs, tout en prévoyant un cadre réglementaire plus moderne et plus adapté.

Un tel cadre offrirait des avantages réels aux entreprises qui réunissent des capitaux et aux investisseurs, et il renforcerait la réputation d’excellence dont jouit le Canada en matière de réglementation financière à l’échelle internationale. Entre-temps, le gouvernement explorera des moyens de travailler avec le gouvernement fédéral pour assurer une réglementation efficace et efficiente des risques systémiques sur les marchés financiers canadiens, y compris les risques découlant des marchés des instruments dérivés.

Des mesures importantes sont également prises pour que la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) demeure un organe de réglementation respecté, moderne et efficace au XXIe siècle. L’Ontario va de l’avant pour faire en sorte que ses marchés financiers demeurent sûrs et concurrentiels, pour rehausser son statut de chef de file mondial en matière de services financiers et pour continuer à être perçu comme un marché attrayant pour les investisseurs mondiaux. Pour de plus amples renseignements, voir le chapitre IV, Fiscalité, régimes de retraite et services financiers.

Par exemple, il est urgent que le Canada procède aux réformes qu’il s’était engagé à effectuer auprès des pays du G20, notamment la réglementation des instruments dérivés hors bourse. Comme plus de 90 % des opérations canadiennes portant sur les principaux instruments dérivés hors bourse se font en Ontario, la province a fort intérêt à ce que cette initiative se réalise tel que prévu. Le gouvernement considérera la meilleure façon d’agir avec diligence afin que les marchés des instruments dérivés en Ontario soient dûment réglementés tout en demeurant concurrentiels à l’échelle internationale.

L’accès aux capitaux pour toutes les entreprises est une priorité pour le gouvernement. Ce dernier attend avec intérêt les recommandations de la CVMO sur le financement collectif par emprunt ou par actions et d’autres moyens possibles d’améliorer l’accès aux marchés financiers pour les entreprises, quel que soit leur taille ou leur stade de développement, tout en maintenant des protections suffisantes pour les investisseurs. De plus, la CVMO a établi un Comité des petites et moyennes entreprises chargé de conseiller son personnel au sujet des politiques et de la réglementation pertinentes pour les petites sociétés sur les marchés financiers de l’Ontario, et sur les questions émergentes et les défis particuliers auxquels elles font face.

2. Une infrastructure moderne

Dans une économie mondiale de plus en plus compétitive, une infrastructure moderne et bien entretenue aide à attirer des investissements et à réduire les coûts dans les secteurs commercial et manufacturier. L’Ontario demeure déterminé à faire des investissements stratégiques là où ils sont les plus nécessaires. Le Conference Board du Canada a récemment conclu que chaque tranche de 100 millions de dollars d’investissement dans l’infrastructure publique en Ontario stimule le PIB brut de 114 millions de dollars, en particulier dans les secteurs de la construction et de la fabrication. Il a également conclu que les investissements récents et prévus de la province auront pour effet d’ajouter plus de 1 000 $ au revenu annuel moyen des Ontariennes et des Ontariens d’ici 2014 et de réduire le taux de chômage de près de un point de pourcentage par rapport à ce qu’il aurait été.

L’impact économique de l’infrastructure publique en Ontario
Conference Board du Canada, avril 2013

Le Conference Board du Canada a récemment publié un rapport qui évaluait l’impact économique des investissements dans l’infrastructure publique en Ontario1. Au sujet des investissements récents et prévus dans l’infrastructure de 2006 à 2014, les auteurs concluent ce qui suit :

  • En plus de l’activité économique à court terme découlant des travaux de construction, les investissements dans l’infrastructure publique stimulent de façon importante et permanente la production globale potentielle (c.-à-d. le PIB).
  • L’infrastructure publique appuie une moyenne annuelle d’environ 167 000 emplois directs, indirects et induits, dont près de 195 000 en 2013. (Les emplois induits sont les emplois découlant des dépenses des personnes bénéficiant d’un emploi direct ou indirect.)
  • Cette moyenne comprend surtout environ 23 000 emplois en fabrication, 49 000 en construction et 88 000 dans les services aux entreprises (comme les transports, le commerce de gros et de détail et les services financiers).
  • L’infrastructure publique favorise la production dans le secteur privé en soutenant une population instruite et en santé ainsi que les éléments d’actif (p. ex., des réseaux de transport) dont ont besoin les entreprises. Elle aide également à stimuler la productivité du secteur privé et favorise les investissements des entreprises dans les nouvelles technologies et les immobilisations.
  • La croissance de la productivité totale est un important moteur à long terme de la compétitivité et du revenu réel par habitant. En 2012, l’augmentation cumulative de l’inventaire de l’infrastructure publique de l’Ontario a contribué à stimuler la capacité de production de la province au rythme de 1,1 % à 2,6 %.

1 Pedro Antunes et Jacqueline Palladini, The Economic Impact of Ontario’s Infrastructure Investment Program, Le Conference Board du Canada, avril 2013.

Le gouvernement provincial reconnaît l’importance de l’infrastructure et a investi environ 85 milliards de dollars dans l’infrastructure publique depuis 2003.

Graphique 1.12 : Points saillants des dépenses liées à l'infrastructure par secteur depuis 2005-2006. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le gouvernement provincial, de concert avec ses partenaires, entend continuer à revitaliser l’infrastructure de l’Ontario. Il prévoit investir plus de 35 milliards de dollars au cours des trois prochaines années, dont près de 13,5 milliards de dollars en 2013‑2014. Les investissements dans l’infrastructure resteraient axés sur les secteurs les plus critiques, comme les transports, les soins de santé et l’éducation, en conformité avec son plan d’infrastructure à long terme, Construire ensemble. Les investissements prévus appuient plus de 100 000 emplois en moyenne chaque année partout dans la province et respectent l’engagement du gouvernement d’éliminer le déficit d’ici 2017‑2018.

Graphique 1.13 : Points saillants des dépenses liées à l'infrastructure prévues par secteur. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Nouveaux outils de génération de revenus pour appuyer l’infrastructure des transports en commun

Le gouvernement se guidera sur certains principes lorsqu’il considérera les nouveaux investissements dans les transports et les transports en commun et les revenus nécessaires pour en assumer les coûts.

  • Les besoins en transports ne sont pas les mêmes partout dans la province, et les nouveaux investissements devraient tenir compte des besoins particuliers des différentes collectivités et régions.
  • Les nouveaux revenus générés par des activités liées au transport devraient être consacrés exclusivement à des projets de transport, de façon claire et transparente, afin que les investissements soient directement liés à des résultats mesurables.
  • Tout nouvel outil de génération de revenus ne devrait pas avoir une incidence plus grande sur un type de transport ou sur une collectivité au détriment des autres.
  • Les nouveaux outils de génération de revenus devraient permettre de choisir entre différents moyens de transport disponibles, tout en encourageant l’utilisation des transports en commun.
  • Les nouveaux investissements dans les transports doivent être liés à l’édification de collectivités et de régions intégrant des technologies intelligentes et à l’aménagement efficace du territoire, et favoriser l’adaptation aux changements démographiques de chaque région de la façon la plus efficiente qui soit.

Ces principes contribueront à guider les délibérations du gouvernement provincial après qu’il aura reçu le rapport de Metrolinx en juin concernant les outils de génération des revenus pour les investissements dans les transports en commun dans la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH).

Défis associés aux transports dans la RGTH

« Les problèmes de transport que connaissent la région du Grand Toronto et de Hamilton (RGTH) et l’ensemble de la province nuisent à la qualité de la vie et à la productivité de la population. Le grand projet, initiative de Metrolinx pour la reconstruction des réseaux de transports dans la RGTH, offre l’occasion de faire participer toutes les parties prenantes à la façon dont nous finançons l’infrastructure, pas seulement dans la RGTH, mais aussi dans toute la province. »

Ontario Chamber of Commerce, observations, consultations prébudgétaires, 25 mars 2013.

« Les encombrements dans la région de Toronto ne sont pas qu’une simple réalité de la vie quotidienne, ils transforment aussi la façon dont nous vivons. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un changement positif. Nous ne pouvons plus reporter les décisions difficiles sur la façon de régler le manque de mobilité dans notre région. Étant donné l’économie extrêmement concurrentielle dans laquelle nous vivons aujourd’hui, nos concurrents investissent dans l’infrastructure qui les aide à attirer des capitaux, des emplois et des travailleurs qualifiés. Nous devons agir aussi pour ne pas prendre du retard. »

Carol Wilding, présidente-directrice générale, Toronto Region Board of Trade, 18 mars 2013 (communiqué de presse du Toronto Region Board of Trade).

Reconnaissant le problème croissant de la congestion dans la RGTH, la province a créé Metrolinx en 2006 pour assurer la coordination et la production d’un plan de transport pour cette importante région, « Le grand projet ». Metrolinx a estimé que les coûts en immobilisations des initiatives comprises dans « Le grand projet » seraient de 50 milliards de dollars. À ce montant s’ajouteraient les frais de financement connexes et, après la mise en service des réseaux, les frais d’entretien et de fonctionnement tout au long de leur durée de vie.

L’Ontario n’est pas le premier territoire à considérer une gamme de sources de revenus pour financer l’infrastructure des transports. Par exemple, le réseau Los Angeles County Metro reçoit des fonds considérables en contractant un emprunt adossé à des sources exclusives de revenus, qu’il utilise pour construire des voies réservées aux véhicules multioccupants et de nouvelles lignes de transport urbain sur rail. L’Agence métropolitaine de transport de Montréal utilise des outils exclusifs de génération de revenus pour construire et exploiter un service de trains de banlieue et des voies réservées à un service d’autobus express.

Le gouvernement provincial s’est engagé à convertir certaines voies réservées aux véhicules multioccupants (VMO) dans la RGTH en voies réservées aux VMO à accès spécial tarifé (VMO-AST), qui seraient gratuites pour les conducteurs de VMO mais que les autres conducteurs pourraient emprunter moyennant des frais. Toutes les autoroutes dotées de voies VMO-AST offriraient des options d’accès gratuit. Ce modèle a été utilisé avec succès dans plusieurs endroits, notamment en Floride, au Texas et en Californie. Le gouvernement provincial consultera ses partenaires et présentera un plan d’ici la fin de l’exercice.

La province continuera de financer les investissements en immobilisations des réseaux prioritaires de transport en commun en dehors de la RGTH, comme les projets de transport rapide dans la région de Waterloo et de train léger sur rail à Ottawa. Elle continuera de prélever deux sous de la taxe provinciale perçue sur chaque litre d’essence pour les investir dans les réseaux de transport en commun de toute la province, une initiative qui a généré des revenus de 2,2 milliards de dollars pour les réseaux de transport en commun de l’Ontario depuis 2004.

La province reconnaît cependant les besoins des collectivités et des régions qui ne possèdent pas de réseaux de transports en commun et la nécessité d’améliorer l’infrastructure dans les régions de la province où la circulation est intense. Par conséquent, le présent budget prévoit l’affectation de 100 millions de dollars aux petites municipalités et aux municipalités rurales pour un nouveau fonds consacré exclusivement aux routes et aux ponts municipaux ainsi qu’à d’autres éléments d’infrastructure essentiels. Le ministère des Affaires rurales et les ministères des Transports et de l’Infrastructure procéderont au cours de l’été 2013 à des consultations sur la conception de ce programme, et verseront les fonds avant le 1er octobre 2013. Ce financement viendrait s’ajouter à l’Initiative d’investissement dans l’infrastructure municipale pour laquelle des propositions ont été soumises au gouvernement provincial en avril 2013. En même temps, le gouvernement procédera à des consultations sur les composantes d’un programme permanent d’investissement dans les routes, les ponts et d’autres éléments essentiels de l’infrastructure des petites municipalités et des municipalités rurales en prévision du budget de 2014.

Infrastructure des transports

Les transports en commun

Les investissements dans les transports en commun aident à gérer la congestion routière, favorisent la croissance économique et contribuent à améliorer la qualité de vie. La province appuie 96 réseaux de transports en commun municipaux desservant 127 collectivités au moyen du transfert de la taxe sur l’essence. De plus, la province finance d’importants projets municipaux, notamment en affectant :

  • jusqu’à 416 millions de dollars au renouvellement du parc de tramways de Toronto;
  • jusqu’à 600 millions de dollars au projet de transport léger sur rail d’Ottawa;
  • jusqu’à 300 millions de dollars au projet de transports en commun rapide de la région de Waterloo;
  • 870 millions de dollars au prolongement de la ligne de métro Yonge-University-Spadina jusqu’à Vaughan, en passant par l’Université York.

Les investissements prévus de l’Ontario dans les transports en commun permettent d’appuyer plus de 30 000 emplois en moyenne au cours de chacune des trois prochaines années.

Par l’intermédiaire de Metrolinx, la province dirige la mise en oeuvre d’un réseau de transport intégré et investit dans des projets de transports en commun régionaux afin d’établir :

  • un réseau moderne de transports en commun avec les lignes de métro léger à Toronto, y compris le projet de ligne transurbaine de train léger sur rail Eglinton-Scarborough Crosstown, pour lequel les travaux préliminaires de construction ont commencé;
  • 34 kilomètres de voies réservées prévues dans la région de York, afin de permettre à des autobus express d’éviter la congestion routière et de fournir un service plus fiable;
  • un service rapide et fiable entre l’Aéroport international Lester B. Pearson-Toronto et la gare Union, deux des plus importantes plaques tournantes de transport au pays.

La province prévoit augmenter les investissements dans GO Transit au cours des dix prochaines années afin de s’attaquer au problème des régions insuffisamment desservies, de satisfaire à la demande prévue aux heures de pointe et de jeter les bases d’un service bidirectionnel continu sur le réseau GO et d’autres grandes initiatives comprises dans « Le grand projet ». Ces nouveaux investissements permettraient :

  • d’augmenter la capacité du réseau afin de déplacer 50 000 passagers de plus par jour, soit une augmentation de près de 20 % par rapport aux niveaux actuels;
  • d’ajouter 16 000 nouvelles places de stationnement, soit une augmentation de 25 % par rapport aux niveaux actuels;
  • d’investir dans de nouvelles stations, flottes, installations d’entretien et dans l’amélioration des couloirs.
Les routes

Assurer la circulation des gens et des biens est essentiel à une économie vigoureuse et à la croissance des collectivités ontariennes — qu’elles soient en milieu urbain ou rural, grandes ou petites, dans le Nord ou dans le Sud. La province fait des investissements considérables pour la réfection et l’amélioration du réseau de routes provinciales, y compris dans des projets visant à éliminer les bouchons et à appuyer la croissance économique. En voici quelques exemples :

  • élargissement de tronçons clés de l’autoroute 401 dans la RGTH, de l’autoroute 417 à Ottawa et de la route 11/17 entre Thunder Bay et Nipigon;
  • construction de l’autoroute Herb Gray à Windsor et prolongement de l’autoroute 407 est dans la région de Durham pour la relier à la route 35/115 à Clarington.

Le gouvernement provincial prévoit entreprendre un certain nombre de nouveaux projets de voirie, notamment :

  • des améliorations à la route 17 dans le comté de Renfrew, à l’autoroute 401 dans la région de Waterloo et dans le comté de Northumberland et à la route 66 dans le Nord-Est de l’Ontario;
  • la mise en oeuvre du prolongement prévu de l’autoroute 427 jusqu’à Major Mackenzie Drive dans la région de York;
  • l’aménagement de nouvelles voies réservées aux VMO sur certains tronçons des autoroutes 401, 404, 410 et 427 dans la RGTH.

De plus, de nouveaux fonds seraient affectés afin que la réfection des ponts sur le réseau des routes provinciales continue d’être une priorité.

Les investissements prévus dans les routes de l’Ontario appuieraient plus de 25 000 emplois en moyenne pour chacune des trois prochaines années.

Infrastructure de la santé

Les investissements dans l’infrastructure de la santé aident à offrir des soins de qualité au moment et à l’endroit où les gens en ont besoin, tout en protégeant le système de santé pour les générations à venir. La province entend investir plus de 3,5 milliards de dollars sur trois ans sous forme de subventions d’immobilisations aux hôpitaux. Ces fonds appuieraient 19 grands projets d’hôpitaux qui sont en construction et plus de 30 projets qui en sont à diverses étapes de planification, notamment :

  • Hôpital général d’Atikokan — construction et rénovation afin de moderniser les installations destinées aux malades hospitalisés;
  • Nouvel hôpital d’Oakville du réseau Halton Healthcare Services — construction d’un établissement de pointe offrant toute une gamme de services hospitaliers, dont les soins actifs, les soins complexes aux malades chroniques et les services de réadaptation;
  • Providence Care Centre à Kingston — construction d’un hôpital qui regroupera divers services, notamment les services de réadaptation, les soins complexes aux malades chroniques, les soins palliatifs et les soins de santé mentale à long terme actuellement offerts dans deux établissements hospitaliers de la région;
  • Centre de soins de santé St-Joseph de Hamilton – campus West 5th (Centre de services de santé de Hamilton Mountain) — construction d’un nouvel établissement qui offrira de plus grandes installations de pointe intégrant des services de médecine et de psychiatrie;
  • Hôpital Mackenzie de Vaughan — construction d’un nouvel hôpital qui offrira entre autres de nouveaux services de soins d’urgence et de chirurgie, de nouvelles salles d’opération, des lits de soins actifs et intensifs, des services d’imagerie diagnostique et des cliniques de soins ambulatoires spécialisés.

Les investissements provinciaux prévus dans les hôpitaux appuient plus de 25 000 emplois pour chacune des trois prochaines années

De plus, le gouvernement provincial prévoit investir dans l’infrastructure de la santé afin de répondre aux besoins démographiques de l’Ontario. À cette fin, il investira pour appuyer un système capable de dispenser de bons soins, au bon moment, au bon endroit. Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée élabore actuellement une solution à long terme afin de répondre aux besoins du secteur communautaire en matière d’investissements dans les immobilisations. Pour de plus amples renseignements sur les investissements en matière de santé, voir dans le présent chapitre la section B, Une société équitable, et la section C, Gouvernement responsable et garant des deniers publics.

Infrastructure de l’éducation

Au cours des trois prochaines années, la province prévoit affecter environ 3,6 milliards de dollars en subventions d’immobilisations aux conseils scolaires pour leur permettre d’établir des milieux plus propices à l’apprentissage. Cela comprend une aide financière récemment annoncée pour construire ou rénover près de 90 écoles dans toute la province ainsi qu’une aide financière pour appuyer l’aménagement des classes supplémentaires requises pour le programme de maternelle et de jardin d’enfants à temps plein, lequel sera entièrement déployé en septembre 2014. Les investissements prévus dans les écoles élémentaires et secondaires de l’Ontario appuient plus de 10 000 emplois en moyenne pour chacune des trois prochaines années.

Infrastructure de l’éducation postsecondaire

Il importe d’appuyer le développement d’une main-d’oeuvre compétente et instruite afin de faire face à la concurrence dans l’économie mondiale. Au cours des trois prochaines années, le gouvernement prévoit affecter plus de 800 millions de dollars à l’infrastructure des collèges et universités, ce qui permettra d’appuyer environ 5 000 emplois en moyenne par année. Ces investissements comprennent la promesse de financer 20 projets de construction, notamment l’aménagement d’installations d’importance dans les collèges et universités. Ainsi, le système d’éducation postsecondaire de l’Ontario sera en mesure de répondre à la croissance prévue des effectifs et de mieux gérer ses actifs. En voici des exemples :

  • Université Laurentienne – École d’architecture, Sudbury
  • Collège Sir Sandford Fleming – Kawartha Trades and Technology Centre, Peterborough
  • Université Wilfrid Laurier – Global Innovation Exchange, Waterloo

La province entend également investir dans la capacité de recherche des établissements d’enseignement postsecondaire grâce au Programme d’infrastructure de recherche du Fonds pour la recherche en Ontario.

Appui fédéral

Dans le cadre de son budget de 2013, le gouvernement fédéral a annoncé un nouveau plan décennal d’infrastructure, « Chantiers Canada ».

L’Ontario s’attend à ce que sa part du financement futur prévu dans ce plan tienne compte de l’importance de son infrastructure pour la croissance économique et la prospérité du Canada et à ce que ce plan soit assez souple pour appuyer les priorités de la province. L’Ontario continue également d’encourager le gouvernement fédéral à affecter des fonds spécifiquement destinés aux transports en commun.

Pour plus de renseignements, voir le chapitre III, Relations fédérales-provinciales.

3. Une main-d’oeuvre hautement qualifiée

L’Ontario doit pouvoir compter sur une main-d’oeuvre hautement qualifiée et adaptable s’il veut réussir à relever les défis que présentent la concurrence mondiale accrue et les changements technologiques. Le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la main-d’oeuvre viennent aussi souligner l’importance de fournir aux travailleurs les compétences requises dans l’économie du savoir d’aujourd’hui et d’établir des politiques qui facilitent la participation de tous les segments de la société à la population active.

Un objectif clé du gouvernement est de veiller à ce que plus de personnes obtiennent un emploi et que les employeurs trouvent des travailleurs qualifiés pour améliorer leur compétitivité. Les établissements d’éducation et de formation professionnelle de l’Ontario doivent également être bien placés pour faire face à l’évolution des demandes de l’économie mondiale et de l’innovation technologique.

Le marché du travail pour les jeunes

Malgré les nouveaux emplois qui se sont créés en Ontario depuis la fin de la récession, les jeunes sont aux prises avec un chômage élevé persistant. Le taux d’emploi des jeunes (proportion des jeunes de 15 à 24 ans ayant un emploi) reste bien inférieur aux niveaux enregistrés avant la récession, ce qui découle dans une large mesure du fait que les jeunes ont été plus durement frappés durant le ralentissement économique. En 2012, le taux d’emploi des jeunes était de 50 %, contre 57 % en 2007.

Bien que les investissements gouvernementaux aient réduit la gravité du ralentissement économique et contribué à faire en sorte que les jeunes de l’Ontario soient en meilleure position que ceux de la plupart des pays de l’OCDE, le chômage est encore beaucoup trop élevé parmi ce segment de la population.

Graphique 1.14 : Taux d'emploi chez les jeunes (de 15 à 24 ans) : 2006-2012. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Des études indiquent que des périodes de chômage chez les jeunes peuvent avoir des conséquences sociales et économiques à long terme. En raison de cette instabilité de l’emploi, les jeunes risquent davantage d’occuper de façon chronique des emplois mal rémunérés et de subir d’autres périodes de chômage plus tard dans la vie. Par conséquent, il est de la plus grande importance que les gouvernements et les employeurs travaillent ensemble pour ouvrir la voie à un meilleur avenir pour les jeunes de l’Ontario.

Mettre à profit les progrès déjà accomplis

L’Ontario a fait des investissements considérables pour renforcer les connaissances et les compétences de sa population, depuis la maternelle et le jardin d’enfants à temps plein jusqu’aux études postsecondaires. Les établissements d’enseignement et de formation professionnelle de l’Ontario donnent aux jeunes les outils dont ils ont besoin pour occuper un emploi dans l’économie du savoir. Les jeunes âgés de 15 à 29 ans représentent 35 % des personnes recevant des services d’Emploi Ontario, réseau provincial de services d’emploi et de formation professionnelle doté d’un budget de 1 milliard de dollars.

De plus, l’Ontario a appuyé un certain nombre d’initiatives destinées aux jeunes, notamment le Plan ontarien d’action pour la jeunesse, annoncé en août 2012, lequel bénéficiera à 13 000 jeunes chaque année grâce à diverses initiatives, y compris l’augmentation du nombre d’intervenants auprès des jeunes et l’appui aux programmes communautaires au moyen des subventions annuelles dans le cadre du nouveau Fonds Perspectives Jeunesse. Ce plan contribue à créer 5 000 emplois à temps partiel et emplois d’été pour les jeunes.

En se fondant sur le Plan ontarien d’action pour la jeunesse, le gouvernement a créé le tout premier Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse. Il consultera des jeunes, des jeunes professionnels et des partenaires de la collectivité afin de veiller à ce que, partout dans la province, les jeunes reçoivent la formation appropriée et aient des possibilités d’emplois, ainsi que les outils nécessaires pour réussir.

Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes

Reconnaissant la nécessité d’offrir de meilleures perspectives aux jeunes de l’Ontario, le gouvernement propose une stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes, dans laquelle il investit 295 millions de dollars sur deux ans. Cette stratégie appuierait les initiatives suivantes qui favorisent les perspectives d’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation chez les jeunes de l’Ontario :

  • Fonds ontarien d’aide à l’emploi pour les jeunes visant à élargir les possibilités d’emploi pour les jeunes partout en Ontario;
  • Fonds ontarien d’aide aux jeunes entrepreneurs visant à appuyer la prochaine génération d’entrepreneurs au moyen du mentorat, du capital de démarrage et d’activités de rayonnement;
  • Fonds ontarien d’innovation pour les jeunes visant à favoriser l’acquisition des compétences nécessaires pour diriger et gérer la recherche, le développement et la commercialisation dans les domaines industriels et à appuyer les jeunes entrepreneurs dans les collèges et universités;
  • Fonds pour une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi visant à promouvoir les partenariats entre les entreprises, le monde du travail, les éducateurs et les jeunes pour définir et résoudre les problèmes d’acquisition de compétences.

Le gouvernement consultera les jeunes à propos de la conception de cette stratégie, notamment par l’entreprise du Conseil de la première ministre pour de meilleures perspectives pour la jeunesse.

Fonds ontarien d’aide à l’emploi pour les jeunes

Le gouvernement propose un Fonds ontarien d’aide à l’emploi pour les jeunes, doté de 195 millions de dollars sur deux ans, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi pour 25 000 jeunes de l’Ontario. Le gouvernement offrirait aux employeurs des incitatifs à l’embauche pour les encourager à offrir aux jeunes de toutes les régions de la province des postes de premier échelon ouvrant la voie à des emplois à long terme. Les jeunes qui participent à ce programme pourraient acquérir des aptitudes fondamentales à la vie quotidienne et des compétences professionnelles tout en gagnant un revenu. De plus, les employeurs pourront mieux tirer profit des jeunes talents disponibles dans la province.

Le Fonds profiterait du réseau de services d’emploi et de formation d’Emploi Ontario et du soutien de la communauté des employeurs partout dans la province pour trouver des stages appropriés en milieu de travail qui répondent aux besoins diversifiés de la jeunesse ontarienne.

Des perspectives d’emploi seraient disponibles partout dans la province, et en particulier dans les régions où le taux de chômage chez les jeunes est élevé, y compris les jeunes à risque (p. ex., les jeunes qui ne sont plus pupilles de la Couronne, ceux qui reçoivent de l’aide sociale), les jeunes Autochtones, les jeunes récemment immigrés et ceux des minorités visibles, ainsi que les jeunes des collectivités rurales et du Nord. Un tel investissement améliorerait dès aujourd’hui les résultats pour les jeunes en offrant des possibilités d’emploi, en plus d’appuyer la croissance économique future de l’Ontario en procurant aux jeunes les compétences dont ils ont besoin pour réussir à long terme.

Fonds d’aide à l’emploi pour les jeunes – Exemples d’aide fournie

  • Munish a 26 ans et est titulaire d’un diplôme universitaire de l’Inde. Il vient de déménager à Toronto et a de la difficulté à trouver un emploi parce qu’il n’a jamais travaillé au Canada. Après avoir reçu de l’aide d’un fournisseur des Services d’emploi (SE), il a trouvé un poste administratif. Son nouvel employeur est aussi en mesure de lui offrir une formation grâce à la subvention salariale offerte dans le cadre du Fonds d’aide à l’emploi pour les jeunes.
  • Jennifer vit à Sioux Lookout, détient un diplôme d’études secondaires et rêve de devenir chef cuisinière. Un restaurant familial de la localité est disposé à la prendre comme apprentie, mais Jennifer n’a pas les moyens d’acheter les couteaux et l’uniforme dont elle a besoin pour ce travail. Grâce au Fonds d’aide à l’emploi pour les jeunes, le fournisseur des SE peut lui verser un modeste acompte qui lui permettra d’acheter les ustensiles dont elle a besoin pour accepter cet emploi.
  • Luc habite à Cornwall et, jusqu’ici, n’a pu trouver que des emplois de courte durée dans des entrepôts. Plusieurs de ses employeurs ont indiqué qu’ils pourraient lui offrir un poste à temps plein s’il suivait une formation de conducteur de chariot élévateur. Avec l’aide du fournisseur des SE et le soutien financier accordé par le Fonds d’aide à l’emploi pour les jeunes, Luc est en mesure de suivre la formation qui lui permettra de décrocher un emploi à temps plein.
  • Solange vit à Windsor et souhaite trouver un travail où elle peut venir en aide à d’autres jeunes. Son fournisseur des SE lui a trouvé un poste qui semble correspondre à ses aspirations professionnelles auprès d’un organisme sans but lucratif de la localité qui a de la difficulté à recruter des candidats. Étant donné que Solange ne répond pas à tous les critères du poste, le Fonds d’aide à l’emploi pour les jeunes peut lui offrir un soutien financier qui lui permettra de suivre un cours sur les logiciels de présentation, en plus de permettre à son nouvel employeur de recevoir une subvention salariale.
Fonds ontarien d’aide aux jeunes entrepreneurs

La création de nouvelles entreprises est un aspect important de l’avenir économique de l’Ontario. Pour veiller à ce que la prochaine génération d’entrepreneurs soit forte, confiante et prête à soutenir la concurrence au pays et à l’étranger, le gouvernement propose un Fonds ontarien d’aide aux jeunes entrepreneurs, doté de 45 millions de dollars sur deux ans, offrant près de 6 000 possibilités de mentorat et d’emploi.

Ce fonds viserait trois priorités :

  • Mentorat : l’établissement de liens entre de jeunes entrepreneurs et des entrepreneurs chevronnés, qui agissent comme mentors en encadrant les jeunes et en leur offrant des conseils au sujet des stratégies commerciales et de la mise en marché, peut améliorer de beaucoup la réussite à long terme des nouvelles entreprises.
  • Capital de démarrage : le financement d’une entreprise est souvent le plus gros obstacle au démarrage. Le fonds offrirait de modestes prêts, des capitaux de départ et d’autres subventions pour amoindrir cet obstacle. Le capital de démarrage serait fourni à des centres d’accélération qui s’associeraient à des investisseurs afin d’appuyer les jeunes entrepreneurs qui se lancent en affaire.
  • Rayonnement de l’entrepreneuriat dans les écoles secondaires : une aide financière sur deux ans aux organismes axés sur l’entrepreneuriat appuierait les activités de rayonnement et offrirait aux élèves des outils importants au moyen d’exposés en classe, de conférences et de l’apprentissage par l’expérience. Les propriétaires d’entreprises prospères serviraient également de mentors pour renforcer la formation de la prochaine génération de dirigeants d’entreprise.

Ces investissements ciblés aideraient les jeunes entrepreneurs d’un bout à l’autre de la province au moment où ils essaient de s’établir, les transformant de chercheurs d’emplois en créateurs d’emplois. Le gouvernement provincial ferait appel au Réseau ontarien d’excellence et aux centres d’encadrement des petits entrepreneurs pour que ce fonds soit mis en oeuvre le plus rapidement possible.

Pour offrir un environnement favorable aux jeunes entrepreneurs de l’Ontario, le gouvernement permettra aux diplômés qui décident de lancer une entreprise dans la province de reporter le remboursement de leur prêt du Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario (RAFEO) ainsi que les intérêts jusqu’à douze mois après la fin des études postsecondaires, au lieu de la période de grâce habituelle de six mois.

Fonds ontarien d’innovation pour les jeunes

Les établissements d’enseignement ontariens fournissent aux étudiants des compétences adaptées au XXIe siècle pour leur permettre de réussir dans l’économie moderne. Ces étudiants de talent ont toutefois besoin qu’on leur offre de meilleures chances d’intégrer le marché du travail et d’apporter une contribution positive à l’économie de l’innovation de la province

L’Ontario investirait 10 millions de dollars sur deux ans pour offrir à des boursiers exceptionnels de recherches postdoctorales des compétences et l’expérience requises pour diriger et gérer les activités de recherche, de développement et de commercialisation au sein d’une industrie, ce qui accélérera la commercialisation des résultats de la recherche et stimulera l’activité économique. Cet investissement serait fait par l’intermédiaire des Centres d’excellence de l’Ontario, qui offrent une infrastructure déjà établie, et devrait permettre de recueillir 40 millions de dollars de l’industrie. Ce nouvel investissement mettrait à profit les réalisations de Mitacs, qui a créé 1 650 stages pour les étudiants des cycles supérieurs et 111 bourses de recherche postdoctorales en Ontario depuis 2008.

Le gouvernement affecterait également 20 millions de dollars sur deux ans pour les centres d’accélération sur les campus qui faciliteraient l’élaboration d’activités d’entrepreneuriat dans les collèges et universités de l’Ontario. Cet investissement mettrait à profit l’expérience des centres existants, comme Digital Media Zone de l’Université Ryerson, Impact Centre de l’Université de Toronto, Student Development Fund de l’Université de Nipissing, Experience Entrepreneurship du Collège Conestoga et VeloCity Program de l’Université de Waterloo, où de nouvelles entreprises novatrices sont développées et lancent des produits sur le marché.

Appuyer l’innovation sociale pour les jeunes

En plus de soutenir l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, le gouvernement a fait un investissement ponctuel pour élaborer et offrir un programme de formation sur l’impact social destiné aux jeunes, la Youth Social Impact Academy, dans toute la province, en mettant à profit l’infrastructure d’innovation sociale de calibre mondial que possède l’Ontario. Ce programme aidera des cohortes choisies de jeunes à acquérir des compétences essentielles en leadership et innovation sociale afin d’améliorer les résultats sociaux pour l’Ontario. Ce programme misera sur la créativité des jeunes, leur volonté d’influencer la société et leurs aptitudes technologiques afin de commencer à relever les défis sociaux qui ont une incidence sur les jeunes.

Fonds pour une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi

Face à la nécessité de mieux coordonner les activités entre les entreprises, le monde du travail, les milieux de l’éducation et les jeunes pour cerner et régler les problèmes relatif au développement des compétences et des talents, le gouvernement propose d’affecter 25 millions de dollars sur deux ans pour appuyer de nouveaux projets pilotes novateurs. Ce financement serait utilisé pour des programmes de formation axés sur les jeunes ayant pour but de renforcer les compétences d’innovation et de collaboration, et des initiatives provenant de groupes d’entreprises.

Améliorer la participation au marché du travail

L’Ontario fait face à un problème démographique à long terme en raison de la croissance ralentie de la population en âge de travailler. Cette situation entraînera un ralentissement du rythme de croissance de la population active dans son ensemble, affaiblissant ainsi les perspectives économiques de la province. Par conséquent, il est important que l’Ontario continue d’intensifier la participation à la main-d’oeuvre de tous les secteurs de la société, afin d’accroître le bassin de travailleurs disponibles et d’améliorer le potentiel économique à long terme de la province.

Le taux de participation à la population active est relativement faible pour certains groupes vulnérables, notamment les récents immigrants, les Autochtones et les personnes handicapées. Ces groupes forment près de 38 % de la population adulte de l’Ontario, ce qui est un bassin considérable de talents insuffisamment exploités.

Le gouvernement prend des mesures qui renforcent la participation au marché du travail des bénéficiaires de l’aide sociale. (Pour plus de renseignements, voir dans le présent chapitre la section B, Une société équitable.) L’Ontario continue d’agir pour éliminer les obstacles pour les personnes handicapées et pour faciliter l’intégration des immigrants à la population active.

Éliminer les obstacles à la participation pour les personnes handicapées

Environ 2 millions de personnes vivant en Ontario ont une déficience physique, mentale, sensorielle ou d’apprentissage, et ce chiffre va augmenter avec le vieillissement de la population.

Il est essentiel, tant sur le plan social qu’économique, d’éliminer les obstacles d’ordre physique, technologique, informationnel, bureaucratique et comportemental qui empêchent les personnes handicapées de vivre leur vie en tirant pleinement parti de leur potentiel.

De concert avec les entreprises, les organismes et les collectivités de l’Ontario, le gouvernement prend des mesures additionnelles pour faciliter la participation des personnes handicapées au monde du travail. Pour combattre les taux actuellement très élevés de chômage et de pauvreté, qui coûtent cher aux particuliers, aux entreprises et à l’économie, le gouvernement entend prendre les mesures suivantes :

  • annoncer un nouveau Conseil de partenariat pour les perspectives d’emploi des personnes handicapées, composé de chefs d’entreprises et de hauts fonctionnaires, afin de faire valoir la cause de l’embauche des personnes handicapées;
  • déplacer la Direction générale de l’accessibilité pour l’Ontario du ministère des Services sociaux et communautaires au ministère du Développement économique, du Commerce et de l’Emploi;
  • fournir 3,2 millions de dollars en 2013-2014 pour appuyer des services accessibles de bibliothèques publiques par l’intermédiaire de l’Institut national canadien pour les aveugles. L’accès à des documents à lire en média substitut favorise la littératie, encourage l’apprentissage tout au long de la vie et améliore les perspectives d’emploi et de participation à la vie communautaire pour les personnes qui ne peuvent lire les imprimés.
Immigration

L’Ontario reconnaît l’importance d’une bonne intégration des immigrants à sa main-d’oeuvre. La province offre toute une gamme de programmes, y compris des programmes de formation relais, qui aident les immigrants à s’établir et à se préparer à intégrer le marché du travail. Depuis 2003, l’Ontario a investi dans plus de 300 programmes de formation relais qui ont aidé près de 50 000 nouveaux arrivants possédant de grandes compétences à obtenir la formation et l’expérience requises pour obtenir un permis d’exercice et trouver du travail dans leur domaine. Comme les programmes de formation relais obtiennent de bons résultats et un succès constant, ils font l’objet d’un demande accrue. Par conséquent, le gouvernement y affectera 15 millions de dollars de plus sur trois ans, à compter de 2013-2014.

L’Ontario a également lancé sa stratégie de l’immigration en novembre 2012 afin d’assurer la réussite des nouveaux arrivants de la province et pour maintenir la vigueur et la prospérité de l’Ontario. Le ministre des Affaires civiques et de l’immigration convoquera une table de concertation des employeurs au cours du printemps 2013. Grâce à cette initiative, le gouvernement et la communauté des employeurs collaboreront afin de mieux tenir compte des besoins en matière d’immigration pour les employeurs et d’explorer des façons d’améliorer les résultats en matière d’intégration au marché du travail pour les immigrants de l’Ontario.

Intégration des services d’emploi et de formation

Le gouvernement continue de mettre en oeuvre son plan visant à regrouper dans Emploi Ontario les services d’emploi et de formation disséminés dans tout le gouvernement afin de produire des résultats là où les besoins sont les plus grands. Les particuliers et les employeurs auront ainsi plus facilement accès aux services qui répondent à leurs besoins, qu’il s’agisse de formation pour perfectionner leurs compétences, d’occasions d’acquérir une expérience de travail ou encore de stratégies et d’outils pour recruter des talents locaux.

Le gouvernement de l’Ontario a réussi à intégrer les services d’emploi transférés du gouvernement fédéral à ses programmes et services d’emploi et de formation professionnelle dans le cadre de la transformation d’Emploi Ontario. Le nouveau système s’appuiera sur les fondements solides d’Emploi Ontario et consistera en une série de programmes souples et efficaces comprenant les éléments clés suivants :

  • formule améliorée et plus cohérente pour évaluer les besoins des clients, mieux jumeler les clients aux services en fonction des besoins des particuliers et de leur préparation à l’emploi;
  • nouvelle mobilisation des employeurs pour s’assurer que les besoins de formation de leur main-d’oeuvre sont satisfaits;
  • mécanismes d’aiguillage améliorés au sein d’Emploi Ontario et entre les programmes du gouvernement pour mieux relier les clients à un éventail de services et de soutiens, et améliorer des résultats.

Principales réalisations

  • Emploi Ontario sert environ un million de personnes chaque année, dont plus de 90 000 employeurs.
  • Depuis juin 2008, le programme Deuxième carrière a aidé plus de 65 000 travailleurs mis à pied à suivre une nouvelle formation.
  • Plus de 100 000 étudiants ont eu accès à des emplois et à des services pendant l’été de 2012.
  • L’Ontario soutient le réseau d’apprentissage le plus important au Canada, lequel compte plus de 150 métiers et professions. Plus de 120 000 apprentis apprennent un métier aujourd’hui, soit plus du double qu’en 2002-2003.
Apprentissage

Un bassin suffisamment important de gens de métier qualifiés est essentiel à la croissance et à la prospérité économiques de l’Ontario. Au cours des neuf dernières années, le gouvernement a considérablement élargi le système d’apprentissage, ce qui a permis de plus que doubler le nombre d’apprentis dans la province, qui est passé à plus de 120 000. Le nombre de nouveaux apprentis inscrits chaque année est passé de 17 000 en 2002-2003 à plus de 30 000 en 2011‑2012.

Le gouvernement comprend également l’importance d’aider les apprentis à obtenir leur certification. L’Ontario fournit du soutien aux employeurs, aux apprentis et aux établissements de formation afin de promouvoir l’accès aux programmes d’apprentissage et de permettre aux participants de les mener à bien.

L’Ordre des métiers de l’Ontario, organisme de réglementation axé sur l’industrie qui est maintenant en fonction, contribuera à moderniser le système provincial d’apprentissage et de formation dans les métiers spécialisés. De plus, le gouvernement examinera les politiques d’approvisionnement d’Infrastructure Ontario pour s’assurer qu’elles sont compatibles avec les objectifs plus généraux d’appuyer les apprentis et de renforcer le système d’apprentissage.

Éducation postsecondaire

L’Ontario a fait des investissements considérables dans l’éducation et la formation professionnelle afin d’appuyer la main-d’œuvre de l’Ontario.

Principales réalisations

  • Depuis 2002-2003, le nombre des étudiants qui fréquentent les collèges et universités de l’Ontario a augmenté de plus de 160 000, ce qui représente une hausse de 41 %.
  • Depuis 2002-2003, l’Ontario a créé presque 16 000 places de plus dans les programmes des cycles supérieurs — soit une augmentation de 58 %.
  • Le nombre d’étudiants des collèges et universités admissibles à l’aide financière a augmenté de 150 % depuis 2002-2003.
  • L’Ontario a mis en place la Réduction de 30 % des frais de scolarité, qui contribue à abaisser le coût des études postsecondaires. Environ 230 000 étudiants des collèges et universités ont bénéficié de cette réduction en 2012-2013.
Éducation postsecondaire abordable

Garantir l’abordabilité de l’éducation postsecondaire est une priorité pour le gouvernement. Au moyen de divers prêts, subventions et bourses et d’une nouvelle politique sur les frais de scolarité au palier postsecondaire, le gouvernement fait en sorte que tous les élèves qualifiés puissent faire des études postsecondaires. Grâce à des programmes tels que la Subvention pour l’accès aux études et la Réduction de 30 % des frais de scolarité de l’Ontario, lancée en 2012, le gouvernement aide les étudiants admissibles à payer leurs frais de scolarité. Le gouvernement continuera à offrir la Réduction de 30 % des frais de scolarité aux étudiants admissibles afin de rendre l’éducation postsecondaire plus accessible.

Cadre d’établissement des frais de scolarité

Le 28 mars 2013, le gouvernement de l’Ontario a annoncé une nouvelle politique qui réduira le plafond admissible des augmentations annuelles de frais de scolarité durant les quatre prochaines années. Dans le cadre de cette politique, la hausse annuelle des frais de scolarité sera plafonnée à 3 % en moyenne, soit un taux de 1 point de pourcentage de plus que le taux d’inflation moyen de l’Ontario des dix dernières années.

Cela signifie que la plupart des étudiants des collèges et des étudiants inscrits à temps plein à des programmes d’arts et de sciences de premier cycle verront la hausse de leurs frais de scolarité limitée à 3 %. Cette mesure vient se greffer aux autres soutiens offerts aux étudiants du niveau postsecondaire, notamment la Subvention pour l’accès aux études et la Réduction de 30 % des frais de scolarité de l’Ontario.

En outre, le gouvernement proposera une approche plus équitable pour le report du paiement des frais de scolarité, de sorte que les étudiants n’aient pas à les payer avant de recevoir les fonds du RAFEO. Des changements à la définition de ce que constitue une pleine charge de cours à l’université pour déterminer les frais à payer seront également annoncés au cours de l’été à la suite de consultations auprès des établissements et des étudiants.

Cette nouvelle politique en matière de frais de scolarité améliorera l’accessibilité, réduira la hausse des coûts pour les étudiants et fournira aux établissements des revenus prévisibles pour les quatre prochaines années.

Améliorer la reddition de comptes dans le secteur de l’éducation postsecondaire

Afin de mieux renseigner les étudiants sur leurs futures options de carrière et d’améliorer la reddition de comptes, le gouvernement propose d’exiger que les établissements d’enseignement postsecondaire assurent un meilleur suivi des résultats obtenus par les étudiants au fil des ans et déclarent le pourcentage de diplômés qui réussissent dans la carrière de leur choix. Ces exigences viendraient s’ajouter à celles qui sont déjà prévues dans les ententes pluriannuelles de reddition de comptes.

4. La promotion de l’entrepreunariat et de l’innovation

Encourager la recherche-développement

La prospérité de la province dépend de sa capacité à transformer les idées en biens et services innovateurs pour les marchés mondiaux.

Les atouts de l’Ontario sur le plan de l’innovation comprennent une proportion importante d’activités de recherche-développement (R-D) de niveau universitaire financées par les entreprises, mesure clé de la coopération entre l’industrie et le monde universitaire et du transfert des technologies. D’après les dernières données disponibles, l’Ontario affiche une proportion d’activités universitaires de R-D financées par les entreprises supérieure à celle de la plupart des autres économies développées, États-Unis et Royaume-Uni compris.

Graphique 1.15 : Activités de R-D de niveau universitaire financées par les entreprises en Ontario comparées à celles de certains pays. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Toutefois, les découvertes des scientifiques et des chercheurs ontariens ne se transforment pas toujours en nouveaux produits et services. Selon le Conseil pour l’emploi et la prospérité, les résultats médiocres obtenus au chapitre de la commercialisation entravent l’économie de l’innovation de l’Ontario. Le gouvernement donnera suite à une recommandation du Conseil en mettant en oeuvre un programme pilote de bons pour la commercialisation et l’innovation. Les bons permettront aux entrepreneurs et aux petites entreprises d’accéder aux services d’innovation, de productivité et de commercialisation proposés par les établissements de recherche de la province.

Les entrepreneurs ont parfois de la difficulté à accéder au capital qui pourrait les aider à prendre de l’expansion. La province et le gouvernement fédéral s’associent au secteur privé pour mettre en place un fonds de capital-risque pouvant atteindre 300 millions de dollars. Ce nouveau fonds établi en Ontario servira à renforcer le secteur du capital-risque de la province et à financer ses entreprises à fort potentiel de croissance.

Les scientifiques ontariens, qui se distinguent par des découvertes allant de l’insuline aux cellules souches, ont une longue histoire de découvertes médicales. L’Ontario poursuit ses investissements dans la recherche médicale en s’engageant à verser 100 millions de dollars à l’Institut ontarien du cerveau sur une période de cinq ans. L’Institut utilisera les fonds pour inclure la maladie d’Alzheimer et la dépression dans ses recherches sur la neuroscience centrée sur le patient, et pour poursuivre ses travaux sur la paralysie cérébrale, l’autisme et l’épilepsie.

Comme on l’a vu au sujet de la stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes, la province établit un Fonds d’aide aux jeunes entrepreneurs et un Fonds d’innovation pour les jeunes afin de favoriser l’épanouissement des futurs chefs d’entreprise de l’Ontario.

Secteur de la création et du divertissement

Le secteur de la création et du divertissement est une composante importante de l’économie ontarienne. Ces industries axées sur le savoir et la création favorisent une meilleure qualité de vie et de bons emplois, ce qui fait de l’Ontario un endroit où il fait bon vivre et travailler, et une destination touristique de prédilection.

Fonds ontarien de promotion de la musique

À compter de 2013-2014, le gouvernement consacrera 45 millions de dollars sous forme de subventions, sur une période de trois ans, à une nouvelle initiative, le Fonds ontarien de promotion de la musique. Ce fonds d’envergure provinciale appuiera la production de nouveaux produits numériques et d’enregistrement et la distribution d’oeuvres musicales canadiennes, accroîtra les possibilités de partenariat et assurera la promotion de l’industrie musicale ontarienne au pays et à l’étranger. Il aidera l’industrie à innover, à investir et à saisir les possibilités qui s’offrent sur le marché mondial de la musique, dans le but d’accroître les activités d’enregistrement dans la province. Le Fonds financera également la stratégie de promotion des concerts, afin de faire de la province un chef de file dans le domaine de l’enregistrement et des spectacles musicaux.

Massey Hall

La salle Massey Hall de Toronto continue de jouer un rôle important en attirant des artistes du monde entier. Le gouvernement versera 8 millions de dollars en 2013-2014 pour sa rénovation. La réfection de ce lieu emblématique transformera Massey Hall en une salle moderne entièrement fonctionnelle, qui lui permettra de continuer à contribuer à l’épanouissement du secteur ontarien des arts du spectacle.

Canadian Film Centre

Le Canadian Film Centre, qui célèbre ses 25 ans d’existence, est un leader en formation de créateurs et d’entrepreneurs pour les industries canadiennes des médias visuels et numériques. Un grand nombre des diplômés du Centre occupent aujourd’hui des postes clés, créant des oeuvres originales et avant-gardistes qui leur rapportent des prix au Canada et à l’étranger. À partir de 2013-2014, le gouvernement versera au Centre la somme de 9 millions de dollars, sur une période de trois ans, pour ses programmes d’études en cinéma, télévision et nouveaux médias. Ce financement ouvrira aussi des débouchés aux étudiants et à leurs projets.

Cinéma et télévision

L’Ontario, chef de file de l’industrie cinématographique et télévisuelle du Canada, est le premier centre de production avant la Colombie-Britannique et le Québec et le troisième centre en Amérique du Nord après la Californie et New York. L’activité de production cinématographique et télévisuelle de l’Ontario représente 40 % de l’activité totale de ce secteur au Canada.

La province offre toute une gamme d’avantages, y compris d’excellentes équipes techniques et créatrices, des studios et des installations de postproduction de calibre mondial, un riche bassin de talents, une grande diversité de lieux de tournage et un soutien financier. Par conséquent, en 2012, l’industrie ontarienne du cinéma et de la télévision a apporté à l’économie une contribution de 1,28 milliard de dollars.

5. Des visées mondiales

L’économie de l’Ontario, qui est axée sur les exportations, est bien placée pour saisir les possibilités qui se présentent à l’échelle mondiale. D’après l’OCDE, les dépenses de la classe moyenne devraient plus que doubler partout dans le monde, passant de 21 billions de dollars US en 2009 à 56 billions de dollars US en 2030. Cette croissance sera en grande partie attribuable à la région de l’Asie-Pacifique, où les dépenses, qui étaient d’environ 5 billions de dollars US en 2009, grimperont à 33 billions de dollars US d’ici 2030. Par conséquent, la part des dépenses de la classe moyenne de l’Asie-Pacifique par rapport au reste du monde devrait augmenter de façon considérable, passant de 23 % en 2009 à 59 % en 2030.

Dans son rapport publié en 2012, intitulé L’avantage Ontario, le Conseil pour l’emploi et la prospérité fait la recommandation suivante :

« … les exportations devraient être axées sur les secteurs présentant un avantage naturel pour l’Ontario et faisant l’objet d’une demande mondiale croissante […] il s’agit de l’agroalimentaire, de la fabrication de pointe, du tourisme, des soins de santé, de l’éducation, du logement, de l’infrastructure, des services financiers, des ressources naturelles, des technologies de l’information et des communications et des sciences de la vie. »

Graphique 1.16 : Dépenses de la classe moyenne à l'échelle mondiale, 2009-2030. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

En 2012, plus de 90 % des exportations ontariennes étaient destinées aux économies avancées à faible croissance, dont 78 % vers les États-Unis. Seulement 5 % des exportations de la province étaient dirigées vers des marchés émergents à essor rapide. D’ici 2030, la part de l’économie mondiale de ces marchés devrait grimper, passant de 28 % à près de 50 %.

Graphique 1.17 : Possibilités d'exportation de l'Ontario - Exposition actuelle de la province aux économies en essor rapide. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le gouvernement collaborera avec les entreprises pour faire la promotion de ce que ces dernières ont de mieux à exporter et élargira son marché au-delà de ses frontières pour s’ouvrir à d’autres provinces, aux États-Unis et aux marchés émergents en plein essor.

Les exportateurs ontariens peuvent accéder aux marchés de l’exportation de manière plus ciblée de trois façons :

  • exporter des produits finis et des services terminaux directement tant aux marchés bien établis qu’aux marchés émergents;
  • exporter des produits et des services importants aux entreprises nord-américaines intégrées à des chaînes d’approvisionnement mondiales en évolution desservant tous les marchés;
  • poursuivre l’exclusivité mondiale de produits qui seraient fournis par l’Ontario.

Si un plus grand nombre d’entreprises ontariennes exportaient, il en découlerait d’importants avantages sur le plan de la compétitivité et de la productivité. Pour réussir, les exportateurs doivent surmonter les obstacles entravant l’accès aux marchés, s’adapter à la concurrence internationale, se familiariser avec les nouveaux marchés et produits et les technologies de pointe, et appliquer ces connaissances au marché intérieur tout en ouvrant la voie aux autres entreprises.

En Ontario, 46 % des petites et moyennes entreprises (PME) de fabrication exportent déjà, ce qui indique une plus grande propension à l’exportation que dans n’importe quelle autre économie industrielle, hormis l’Allemagne. De plus, de nombreuses PME ontariennes commencent à exporter et à diversifier leurs ventes au-delà du marché américain.

Le Conseil pour l’emploi et la prospérité a déterminé un certain nombre de politiques qui pourraient contribuer à optimiser les possibilités d’exportation de la province, dont organiser des missions commerciales, mettre à profit les relations entre la population multiculturelle de l’Ontario et les économies des marchés émergents, perfectionner les connaissances en gestion et améliorer les capacités d’exportation des PME.

La province peut aussi tirer parti de la réputation favorable dont elle jouit sur la scène internationale et de son image de marque pour accroître ses exportations à l’étranger. Elle peut, pour y parvenir, mettre à profit les atouts de ses industries et les liens qu’elle a noués sur la scène mondiale grâce à ses nombreux groupes d’immigrants.

  • L’Ontario renforce les corridors commerciaux avec les États-Unis, y compris le pont transfrontalier et l’infrastructure autoroutière, ce qui aidera les industries dont la survie dépend du bon fonctionnement des activités transfrontalières. À Windsor, la province construit l’autoroute Herb Gray, prolongement de l’autoroute 401, qui sera l’un des éléments clés d’un nouveau passage situé au poste frontalier terrestre le plus fréquenté du Canada et facilitera la circulation des gens, des biens et des services de façon sécuritaire.
  • L’Ontario collabore avec le gouvernement fédéral à la négociation de nouvelles ententes commerciales qui amélioreraient l’accès des exportateurs aux marchés étrangers et bénéficieraient aux consommateurs canadiens. L’Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l’Union européenne devrait améliorer l’accès au marché le plus grand et l’un des plus riches au monde. Par ailleurs, le Canada négocie un Partenariat transpacifique (PTP) avec un certain nombre de pays ainsi que des accords commerciaux avec l’Inde et le Japon.
  • L’Ontario aide les exportateurs en organisant 60 missions extérieures dans des secteurs prioritaires. Ces missions viseront des marchés nouveaux et émergents, comme l’Inde, la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud. L’Ontario organise également plus de 70 séminaires pour permettre aux exportateurs d’acquérir des compétences essentielles au commerce, notamment des compétences en commercialisation.
  • Cet automne, l’Ontario organise un grand forum de l’exportation, où les entreprises de ses principales industries de pointe en apprendront plus sur les façons de mettre à profit les possibilités d’exportation dans la région Asie-Pacifique.

6. Des collectivités dynamiques et fortes

Les collectivités et les régions de l’Ontario n’ont pas toutes les mêmes atouts, possibilités et défis sur le plan économique. L’économie du Nord de la province fait face à des problèmes de compétitivité différents de ceux auxquels est confrontée l’importante agglomération urbaine de la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH). Les municipalités rurales ont aussi des besoins qui diffèrent de ceux des grands centres urbains.

Le gouvernement est déterminé à collaborer avec les municipalités et les industries locales pour surmonter les défis particuliers auxquels elles font face, tout en les aidant à tirer parti des débouchés émergents en matière d’emplois et de croissance.

Les produits alimentaires locaux

Le secteur ontarien de l’agriculture et de la transformation des aliments est un pilier essentiel de l’économie provinciale. Le secteur a démontré sa résilience tout au long de la période de difficultés économiques et poursuit sa croissance, créant des emplois et stimulant la croissance économique des régions rurales et urbaines.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement propose un projet de loi sur les aliments locaux qui, s’il était adopté, célébrerait et appuierait les produits de qualité cultivés, cueillis et fabriqués en Ontario. Cette mesure législative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale de promotion des aliments locaux visant à faire connaître les produits alimentaires ontariens à la population et à en accroître la demande. Cette stratégie appuiera les projets locaux de promotion des produits alimentaires au moyen d’un financement de 30 millions de dollars sur une période de trois ans.

Actuellement, l’agriculture et les secteurs connexes contribuent au PIB de la province à hauteur de plus de 34 milliards de dollars et emploient plus de 710 000 personnes partout en Ontario. Le secteur de la transformation des aliments est le deuxième fabricant de la province en importance, tandis que la RGT fait partie des trois principaux groupes nord-américains de transformation des aliments.

L’Ontario rural

Le gouvernement continue d’appuyer les résidents des régions rurales de l’Ontario et continuera ses investissements existants dans le cadre du Programme de développement économique des collectivités rurales. Par l’intermédiaire de l’Initiative d’investissement dans l’infrastructure municipale, le gouvernement investit également près de 90 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour aider les municipalités à entreprendre les projets essentiels d’infrastructure susceptibles de renforcer les économies locales et de créer des emplois.

Le gouvernement affecte également 100 millions de dollars aux petites municipalités et aux municipalités rurales pour établir un nouveau fonds consacré aux routes, aux ponts et aux autres éléments essentiels de l’infrastructure municipale.

En 2013, la province fournit également un soutien de 699 millions de dollars aux municipalités rurales, qui bénéficient à la fois du Fonds de partenariat avec les municipalités de l’Ontario et du transfert de certains coûts à la province. Il s’agit d’une augmentation de 314 millions de dollars par rapport au programme précédent.

Le Nord de l’Ontario

Le gouvernement a créé un comité ministériel du Nord de l’Ontario qui sera chargé de s’attaquer aux défis économiques particuliers auxquels fait face cette région, notamment la création d’emplois, la réfection de l’infrastructure des transports et l’amélioration de l’accès essentiel au Cercle de feu.

Le gouvernement donne suite à son projet de prolongation du Programme de réduction des tarifs d’électricité pour le secteur industriel du Nord (PRTE-SIN). Le programme a pour but d’aider les plus grands consommateurs industriels d’électricité, qui sont aussi les principaux acteurs économiques de la région, à réduire leurs coûts énergétiques, appuyant les employés, les familles et les collectivités, et aidant la région à préserver sa compétitivité sur les marchés mondiaux.

Le PRTE-SIN a été lancé en mars 2010 pour une période de trois ans et la province a décidé de le prolonger en y investissant un montant supplémentaire de 360 millions de dollars sur trois ans à partir de 2013-2014.

  • Depuis son lancement en 2010, le PRTE-SIN a permis de créer ou de protéger près de 16 000 emplois dans 24 entreprises forestières, sidérurgiques et minières du Nord. Cette prolongation de trois ans lui permettra de continuer à appuyer la croissance et le développement des secteurs des ressources de la région, dont les secteurs forestier et minier.
  • Ce programme demeure une initiative importante que le gouvernement met en oeuvre pour surmonter les défis sans précédent auxquels l’industrie forestière s’est heurtée pendant la récession mondiale et pour remédier aux contrecoups de cette crise.

Des collectivités du Nord vigoureuses

Le gouvernement collabore avec les collectivités et les principales industries du Nord afin de créer une économie plus forte, plus diversifiée et durable pour la région.

  • La Société de gestion du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario (SGFPNO) s’applique à édifier des collectivités fortes et prospères à l’aide de sept programmes qui encouragent les entreprises à mettre au point de nouvelles technologies, à stimuler l’entrepreunariat et à investir dans une main-d’oeuvre jeune et compétente partout dans le Nord de la province.
  • Le gouvernement investit 360 millions de dollars sur trois ans par l’entremise du Programme de réduction des tarifs d’électricité pour le secteur industriel du Nord (PRTE-SIN), poursuivant ainsi son soutien aux plus grands consommateurs d’électricité et principaux acteurs économiques de la région.
  • Le Programme des tarifs préférentiels d’électricité pour le secteur industriel de l’Office de l’électricité de l’Ontario offre un tarif réduit aux entreprises qui créent de nouveaux produits ou qui élargissent leurs activités afin de mieux gérer le volume. Le programme permettra de créer des emplois et d’attirer des investissements dans toute la province, y compris dans le Nord.
  • Le gouvernement investit également des sommes importantes dans l’infrastructure afin de renforcer les collectivités du Nord. Par exemple, il construit un nouveau palais de justice à Thunder Bay, dont la construction devrait se terminer cet automne, et agrandit et modernise l’Hôpital général d’Atikokan.
  • En 2013, la province fournit aux municipalités du Nord un soutien de 339 millions de dollars qui bénéficie à la fois du Fonds de partenariat avec les municipalités de l’Ontario (FPMO) et du transfert de certains coûts à la province, soit 86 millions de dollars de plus que dans le cadre du programme précédent.
  • L’aide fournie par le gouvernement aux conseils scolaires du Nord de l’Ontario en 2013-2014 totalisera près de 1,5 milliard de dollars, ce qui représente une hausse de 72 % par élève par rapport au niveau de 2002-2003.
  • L’École de médecine du Nord de l’Ontario a décerné 220 diplômes de médecine depuis le printemps 2009. La création de neuf cliniques dirigées par du personnel infirmier praticien a été annoncée et 42 équipes de santé familiale ont été établies.

Le Cercle de feu

Le Cercle de feu, région qui renferme des gisements de chromite et d’autres minéraux, joue un rôle important dans l’avenir immédiat et à long terme de l’économie du Nord de l’Ontario. Le gouvernement s’est associé à l’industrie et aux collectivités des Premières Nations pour étudier et développer des projets d’extraction minière dans la région du Cercle de feu tout en assurant la protection de l’environnement.

Le gouvernement est déterminé à aider les collectivités des Premières Nations à bénéficier de l’extraction de minéraux dans le Cercle de feu au moyen du partage des revenus tirés des ressources. Afin de veiller à ce que ces collectivités participent au processus de développement, le gouvernement fournit également un financement accru aux communautés des Premières Nations dans la région du Cercle de feu et travaille activement avec ces dernières pour conclure des protocoles d’entente.

Les Autochtones en Ontario

Plus de 240 000 personnes vivant en Ontario se disent Autochtones, membres d’une Première Nation, Métis ou Inuits. Près de 21 % des Autochtones canadiens sont établis en Ontario, soit plus que dans n’importe quelle autre province*.

Le gouvernement de l’Ontario approfondit ses liens avec les peuples autochtones, afin d’améliorer les possibilités de développement économique et social dont ils pourront se prévaloir.

  • Depuis 2008, le Fonds pour les nouvelles relations a investi plus de 77 millions de dollars dans quelque 520 projets de développement économique au profit des communautés des Premières Nations et métis et d’organismes autochtones. Ces projets ont permis de créer plus de 540 emplois et de financer la formation professionnelle de plus de 4 300 Autochtones.
  • Le Répertoire des entreprises autochtones, qui a été établi en 2010, est une banque de données sur les entreprises autochtones de la province, qui a pour but de les aider à promouvoir leurs produits et services auprès de clients et partenaires non autochtones éventuels.
  • Une entente de principe préliminaire concernant la revendication territoriale des Algonquins a été publiée en décembre 2012 et soumise à l’examen public. Les équipes de négociation représentant les Algonquins de l’Ontario, le Canada et la province ont organisé des séances d’information publique en mars 2013.

* Statistique Canada, Recensement de 2006.

Programme de garanties d’emprunt pour les Autochtones

Le Programme de garanties d’emprunt pour les Autochtones (PGEA) continue d’aider les Autochtones à participer au secteur de l’énergie. Le gouvernement se réjouit de continuer à travailler avec les collectivités autochtones pour créer des emplois et appuyer les investissements pour ces collectivités, et pour procurer des avantages pour la population de cette province.

Jusqu’à présent, deux garanties d’emprunt ont été approuvées au titre du PGEA : le projet d’énergie renouvelable Mother Earth est prêt et les travaux de construction sont en cours pour le projet du cours inférieur de la rivière Mattagami.

Appuyer le développement régional

En 2011-2012, le gouvernement a augmenté le financement annuel de la Société de gestion du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario (SGFPNO) pour le porter à 100 millions de dollars et a maintenu ce niveau de financement en 2012-2013 pour appuyer la création d’emplois et renforcer les économies et les collectivités du Nord.

  • Depuis octobre 2003, plus de 21 500 emplois ont été créés ou protégés dans le Nord grâce aux 5 312 projets auxquels le SGFPNO a consacré plus de 824 millions de dollars. Ces investissements ont servi à attirer un apport supplémentaire de 3 milliards de dollars provenant d’autres bailleurs de fonds.

En octobre 2012, le gouvernement a lancé un fonds permanent, le Fonds de développement du Sud-Ouest de l’Ontario (FDSOO). Par ailleurs, il a renouvelé le budget du Fonds de développement de l’Est de l’Ontario (FDEO), lui aussi devenu permanent.

  • Depuis octobre 2012, le gouvernement a consenti 15 millions de dollars par l’entremise du FDSOO, ce qui a permis d’attirer des investissements totalisant près de 120 millions de dollars et de créer et de protéger 2 200 emplois.
  • Depuis 2008, le gouvernement a versé plus de 60,6 millions de dollars par l’entremise du FDEO, ce qui a permis de récolter des investissements de près de 591 millions de dollars. Ces investissements ont permis de créer et de protéger 14 100 emplois dans l’Est de la province.

Aider les collectivités à promouvoir la création d’emplois et le développement économique

Voici quelques exemples de la façon dont le Fonds de développement de l’Est de l’Ontario (FDEO) et le Fonds de développement du Sud-Ouest de l’Ontario (FDSOO) investissent dans les collectivités du Sud de l’Ontario pour créer des emplois.

  • Le FDEO a apporté une contribution de 1,5 million de dollars à l’investissement de 15,3 millions de dollars fait par Nestlé Canada pour acheter du matériel et l’installer dans son usine de Trenton, afin d’atténuer l’impact environnemental de la société et de faire en sorte que la sécurité alimentaire demeure au sommet des priorités. Ce projet a permis de créer 35 nouveaux postes et d’en protéger 298 qui existaient déjà.
  • La province a versé 1,5 million de dollars de dollars par l’intermédiaire du FDEO pour aider Northern Cables Inc., fabricant innovateur de câbles armés possédant des installations à Brockville et à Prescott, à agrandir ses locaux et à acheter du matériel. Cette initiative a permis de créer 32 nouveaux postes et d’en protéger 105, en plus d’aider la société à moins dépendre des fournisseurs étrangers.
  • Le FDEO a également versé un financement à McCloskey International Limited, société de Peterborough qui fabrique du matériel pour l’industrie de l’extraction d’agrégats. Le projet a permis à la société de rénover ses installations et d’accroître ses capacités de production afin de fabriquer des pièces d’équipement lourd. Le gouvernement a apporté une contribution de 1,4 million de dollars à l’investissement de 15 millions de dollars de la société, ce qui a permis de créer 129 postes et de protéger 104 emplois.
  • Avec l’aide du FDSOO, Lambton Conveyor Inc., fabricant de matériel de manutention, de séchage et d’entreposage de céréales, s’agrandit en s’installant dans une usine désaffectée de pièces automobiles située à Wallaceburg. Le projet permettra de créer 110 postes et d’en protéger 110 autres. Il appuiera l’expansion de la société sur les marchés d’exportation.

Région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH)

Toronto et les municipalités environnantes jouent un rôle important dans l’économie de l’Ontario. En 2012, la RGTH a compté pour plus de la moitié de la production de la province. Environ 52 % de la population ontarienne en âge de travailler vit dans la RGTH et une proportion semblable des emplois se situent dans cette région. La province a établi un solide partenariat avec les municipalités de la RGTH.

Toronto – Ville d’avenir

Une revue professionnelle internationale de premier plan a placé Toronto parmi les meilleures villes d’Amérique du Nord pour les investissements d’entreprise. La revue fDi Magazine (avril-mai 2013), publication de Financial Times Ltd., a placé Toronto en deuxième place après la ville de New York dans la catégorie « Overall North American Cities of the Future 2013/14 ».

Toronto s’est également placée en deuxième place après la ville de New York à titre de grande ville nord-américaine propice aux affaires.

Les classements de fDi Magazine reposent sur les données recueillies pour 422 villes dans cinq catégories : potentiel économique, ressources humaines, rentabilité, infrastructure et climat propice aux affaires.

Le gouvernement a investi 870 millions de dollars dans le prolongement de la ligne de métro Yonge-University-Spadina qui relie la ville de Toronto à la région de York, et octroie jusqu’à 416 millions de dollars au renouvellement de la flotte de tramways de Toronto.

La province investit 500 millions de dollars dans les Jeux panaméricains et parapanaméricains de Toronto 2015, qui mettront l’Ontario en valeur, encourageront des modes de vie sains et actifs et laisseront un héritage de bâtiments sportifs et récréatifs neufs et rénovés. En outre, la province investit 514 millions de dollars dans le village des athlètes, ce qui accélérera la mise en oeuvre du plan primé d’aménagement du quartier des West Don Lands, situé dans le secteur riverain de Toronto.

Depuis 2004-2005, le gouvernement a investi plus de 370 millions de dollars dans l’infrastructure de recherche et près de 312 millions de dollars pour l’excellence de la recherche dans la RGTH par l’entremise du Fonds pour la recherche en Ontario.

Le gouvernement a investi environ 630 millions de dollars dans la RGTH en 2013, lorsque la province a pris en charge les programmes d’aide sociale et les coûts de la sécurité dans les tribunaux et du transport des prisonniers.

Développement durable et collectivités saines

L’Ontario a un bilan enviable en matière de politiques et d’initiatives qui visent à préserver l’environnement naturel et la qualité de vie de toute la population ontarienne.

Le gouvernement est bien conscient du fait qu’un environnement sain est une condition essentielle du bien-être économique et social de l’Ontario à long terme, qui se traduit notamment par des collectivités saines et dynamiques. Par exemple, la stratégie ontarienne pour les Grands Lacs établit des priorités en vue de protéger et de restaurer les lacs et de veiller à ce qu’ils continuent de fournir une eau propre à la consommation, à la baignade et à la pêche aux futures générations. Il entend ainsi protéger la salubrité des lacs. De nombreuses collectivités de la province, qu’elles soient urbaines, rurales ou du Nord, bénéficient de leur proximité à l’un de ces lacs.

Les Grands Lacs sont une ressource essentielle à la vie et au bien-être de tous les habitants ainsi qu’à l’économie de la province. Ils fournissent de l’eau potable à plus de 80 % de la population de l’Ontario et appuient la production électrique, la pêche et le tourisme ainsi que d’autres secteurs importants dans la province. Le gouvernement consacre chaque année 15 millions de dollars à la protection des Grands Lacs, ce qui comprend le financement de la stratégie ontarienne pour les Grands Lacs et des activités liées à l’Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs. En outre, le gouvernement versera 13,5 millions de dollars sur une période de trois ans afin de protéger la quantité de ressources en eau potable au nom de la population de l’Ontario et leur qualité, en partenariat avec les petites municipalités.

L’Ontario élimine les centrales au charbon et entend utiliser davantage les sources d’énergie renouvelable moins polluantes qui contribuent à améliorer la qualité de l’air dans la province. La fermeture des centrales au charbon est un important pas dans la bonne direction puisque ces centrales produisent des émissions de dioxyde de soufre, de plomb, de mercure et d’autres métaux lourds et toxines pouvant causer de graves troubles de santé, y compris le cancer. L’Association médicale canadienne estime que la pollution de l’air coûte à l’Ontario plus de 220 millions de dollars en dépenses pour les soins de santé et contribue au décès de 1 200 Ontariennes et Ontariens chaque année.

L’Ontario est en bonne voie d’édifier un système d’électricité propre et fiable. La province a déployé de grands efforts pour intégrer les sources d’énergie propre au réseau d’approvisionnement et pour encourager la conservation énergétique. La conservation est la source la plus économique d’énergie qui soit, et l’Ontario continuera d’être en tête de peloton pour ce qui est de la technologie du réseau électrique intelligent et de la conservation énergétique.

Non seulement la conservation d’énergie permet aux familles et aux entreprises d’économiser, mais elle allège également les pressions sur le système d’électricité et contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Depuis 2005, diverses initiatives ont aidé les familles et les entreprises ontariennes à conserver plus de 1 700 mégawatts (MW) d’électricité, ce qui est équivalent à la consommation énergétique de plus de 500 000 domiciles.

L’Office de l’électricité de l’Ontario dispose maintenant de plus de 10 000 MW de capacité de production d’énergie renouvelable en vertu de contrats. Ces projets de production d’énergie propre aident l’Ontario à atteindre ses objectifs d’amélioration de la qualité de l’air et d’élimination des centrales au charbon.

Description des graphiques

Graphique 1.1 : La croissance de la productivité en Ontario est inférieure à celle affichée aux États-Unis.

Ce graphique linéaire simple illustre le niveau de production réelle du secteur des entreprises par heure de travail entre 1984 et 2011, l’indice de 1984 étant égal à 100. Une ligne montre les données pour l’Ontario, l’autre pour les États-Unis.

Le graphique comprend également un tableau indiquant ce qui suit :

  • Entre 1985 et 2000, la croissance moyenne de la productivité a été de 1,3 % en Ontario et de 2,0 % aux États-Unis.
  • Entre 2001 et 2011, la croissance moyenne de la productivité a été de 0,4 % en Ontario et de 2,3 % aux États-Unis.

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Graphique 1.2 : Les dépenses des entreprises ontariennes en R-D sont inférieures à celles des entreprises américaines.

Les entreprises de l’Ontario persistent à ne pas investir assez dans les activités susceptibles d’augmenter la productivité comme la recherche-développement (R‑D). Au cours de la dernière décennie, les dépenses des entreprises en R-D exprimées en pourcentage du PIB de l’Ontario ont continuellement été inférieures à celles des États-Unis. Entre 2001 et 2010, les dépenses des entreprises en R‑D exprimées en pourcentage du PIB ont baissé pour passer de 1,7 % à 1,1 % en Ontario, alors qu’aux É.-U. elles sont passées de 2 % à 1,9 %.

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Graphique 1.3 : Les entreprises ontariennes pourraient hausser leurs investissements

Ce graphique linéaire simple illustre les investissements réels des entreprises dans les machines et le matériel, exprimés en pourcentage du PIB réel de l’Ontario et des États-Unis pour la période allant de 1980 à 2012.

La ligne de l’Ontario indique une hausse allant d’environ 2,0 % au milieu des années 1980 à 4,9 % en 2012.

La ligne des États-Unis indique une hausse allant d’environ 4,0 % au milieu des années 1980 à 8,4 % en 2012.

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Graphique 1.4 : La valeur élevée du dollar canadien a nui à la compétitivité de l’Ontario

Ce graphique linéaire simple illustre le taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain entre 1990 et 2013.

De 1990 à 2002, la valeur du dollar canadien a baissé pour passer de presque 90 cents américains à un peu plus de 60 cents américains.

De 2002 jusqu’à présent, la valeur du dollar canadien a augmenté, partant d’un peu plus de 60 cents américains pour pratiquement atteindre la parité avec le dollar américain.

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Graphique 1.5 : Érosion de la compétitivité des coûts

Ce graphique à barres indique la variation en pourcentage des dépenses totales de main-d’oeuvre donnant une unité de production, en dollars américains, entre 1997 et 2010 pour l’Ontario et certains pays membres de l’OCDE. Ces pays sont classés par ordre descendant selon la croissance des dépenses de main-d’oeuvre : Norvège, Australie, Canada, Ontario, Espagne, Suisse, Pays-Bas, Grèce, Italie, Finlande, France, Mexique, Royaume-Uni, États-Unis, Suède, Allemagne, Japon et Corée du Sud.

Les barres représentant le Canada, l’Ontario et les États-Unis sont mises en relief. Entre 1997 et 2010, les dépenses totales de main-d’oeuvre donnant une unité de production ont augmenté de 75 % au Canada, de 69 % en Ontario et de 28 % aux États-Unis.

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Graphique 1.6 : La part du marché américain des exportateurs ontariens a diminué,  surtout au profit des économies émergentes

Ce graphique à barres indique le pourcentage de la part des importations américaines de marchandises qui proviennent de l’Ontario entre 2000 et 2012.

La part ontarienne du marché américain a baissé, passant de 9,5 %, soit 172 milliards de dollars, en 2000, à 5,6 %, soit 127 milliards de dollars, en 2012.

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Graphique 1.7 : Faible exposition des exportateurs ontariens aux économies en essor rapide

Ce graphique à barres comprend sept barres représentant la part des exportations totales de marchandises de l’Ontario, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, des États-Unis, du Japon et de l’Australie à destination des économies en essor rapide en 2012. Les économies en essor rapide comprennent l’Argentine, le Brésil, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Turquie.

Les parts des exportations vers les économies en essor rapide sont les suivantes : 5,0 % pour l’Ontario, 9,5 % pour le Canada, 12,7 % pour le Royaume-Uni, 16,6 % pour l’Allemagne, 34,8 % pour les États-Unis, 39,2 % pour le Japon et 48,3 % pour l’Australie.

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Graphique 1.8 : Changements structurels de l’économie ontarienne

Ce graphique à barres empilées illustre la proportion du PIB nominal attribuable aux secteurs des services, de la fabrication et des autres biens en 2001 et 2011. Le secteur des autres biens comprend les industries primaires, les services publics et l’industrie de la construction.

En 2001, le secteur des services représentait 70 % de la production totale, celui de la fabrication 22 % et celui des autres biens 9 %.

En 2011, le secteur des services représentait 77 % de la production totale, celui de la fabrication 13 % et celui des autres biens 10 %.

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Graphique 1.9 : Taux de l’IRS compétitif à l’échelle internationale

Ce graphique à barres montre qu’en 2013, le taux combiné général fédéral‑provincial d’imposition du revenu des sociétés (IRS) de l’Ontario, qui est de 26,5 %, est légèrement plus élevé que le taux moyen de l’IRS des pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), lequel est de 25,6 %. Le taux combiné général fédéral-ontarien de l’IRS est inférieur au taux moyen de l’IRS des pays membres du G20 et du G8, qui sont de 28,8 % et de 30,8 % respectivement, et bien inférieur au taux fédéral-état moyen de 39.3 % en vigueur aux États-Unis.

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Graphique 1.10 : Le taux effectif marginal d’imposition de l’Ontario sur les nouveaux investissements des entreprises a été réduit de moitié

Le taux effectif marginal d’imposition (TEMI) est une mesure exhaustive du fardeau fiscal imposé sur les nouveaux investissements des entreprises. Il tient compte des taux fédéraux et provinciaux/d’état de l’impôt sur le revenu des sociétés, de l’impôt sur le capital et des taxes de vente. Les modifications fiscales provinciales et fédérales ont eu pour effet de réduire le TEMI qui est passé de 33,2 % en 2009 à 16,6 % en 2013 et 2014. En comparaison, en 2014, le TEMI moyen sera de 34,8 % aux États-Unis et de 20,2 % dans les pays membres de l’OCDE, sauf le Canada.

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Graphique 1.11 : Déductions pour amortissement annuelles sur un investissement de 1 million de dollars dans les machines et le matériel utilisés pour la fabrication et la transformation

Ce graphique compare les déductions pour amortissement (DPA) annuelles selon la méthode accélérée et la méthode normale. La DPA accélérée permet aux entrepreneurs de déduire le coût intégral de l’investissement sur trois ans, alors que selon la méthode normale, il faut 14 ans pour déduire 99 % des coûts.

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Graphique 1.12 : Points saillants des dépenses liées à l’infrastructure par secteur depuis 2005-2006

Ce graphique à barres indique les dépenses annuelles du gouvernement consacrées à l’infrastructure par secteur, y compris la contribution de tiers et les transferts fédéraux pour les investissements dans les immobilisations, de 2005‑2006 à 2012–2013. Pour 2012-2013, ces dépenses se répartissent ainsi : transport en commun, 2,5 milliards de dollars; transports et routes, 2,8 milliards de dollars; santé, 3,1 milliards de dollars; éducation et enseignement postsecondaire, 2,6 milliards de dollars; autre, 2,1 milliards de dollars. Le volet « autre » comprend les investissements dans le secteur de l’eau et de l’environnement, les installations du secteur de la justice, et l’infrastructure municipale et locale.

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Graphique 1.13 : Points saillants des dépenses liées à l’infrastructure prévues par secteur

Ce graphique à barres indique les dépenses annuelles du gouvernement consacrées à l’infrastructure par secteur, y compris la contribution de tiers et les transferts fédéraux pour les investissements dans les immobilisations, de 2013‑2014 à 2015–2016. Pour 2013‑2014, ces dépenses se répartissent ainsi : transport en commun, 3,4 milliards de dollars; transports et routes, 2,9 milliards de dollars; santé, 3,2 milliards de dollars; éducation et enseignement postsecondaire, 2,6 milliards de dollars; autre, 2,5 milliards de dollars. Le volet « autre » comprend les investissements dans le secteur de l’eau et de l’environnement, les installations du secteur de la justice, et l’infrastructure municipale et locale.

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Graphique 1.14 : Taux d’emploi chez les jeunes (de 15 à 24 ans) : 2006‑2012

Le taux d’emploi chez les jeunes (proportion des jeunes de 15 à 24 ans ayant un emploi) était de 50 % en 2012, ce qui est bien inférieur aux taux enregistrés avant la récession de 56 % en 2006 et de 57 % en 2007.

Les jeunes de l’Ontario sont en meilleure position que ceux de la plupart des pays de l’OCDE. Le taux d’emploi moyen chez les jeunes dans les pays membres de l’OCDE était estimé à 39 % en 2012, une baisse par rapport à 43 % en 2006.

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Graphique 1.15 : Activités de R-D de niveau universitaire financées par les entreprises comparées à celles de certains pays

L’Ontario affiche une proportion d’activités universitaires de R-D financées par les entreprises supérieure à celle de la plupart des autres économies développées.

La R-D de niveau universitaire financée par les entreprises constitue une mesure clé de la coopération entre l’industrie et le monde universitaire et du transfert des technologies. En 2010, les entreprises ontariennes ont financé 7,3 % des activités de R-D effectuées dans les établissements d’éducation supérieure — le même pourcentage que pour le Canada. La proportion des activités de R-D de niveau universitaire financées par les entreprises en Ontario dépassait la moyenne enregistrée dans les pays membres de l’OCDE, aux États-Unis (5,2 %) et au Royaume-Uni (4,1 %). Parmi les pays du G7, seul l’Allemagne (13,9 %) dépassait l’Ontario pour ce qui est de la R-D de niveau universitaire financée par les entreprises.

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Graphique 1.16 : Dépenses de la classe moyenne à l’échelle mondiale, 2009‑2030

Ce graphique à barres est constitué de trois barres représentant les années 2009, 2020 et 2030. Ces barres sont divisées en quatre tranches représentant les dépenses de la classe moyenne en millions de dollars américains de 2005; à parité des pouvoirs d’achat pour l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie-Pacifique et le reste du monde.

Selon l’OCDE, les dépenses de la classe moyenne à l’échelle mondiale devraient augmenter, passant de 21 billions de dollars américains en 2009 à 56 billions de dollars américains d’ici 2030.

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Graphique 1.17 : Possibilités d’exportation de l’Ontario – Exposition actuelle de la province aux économies en essor rapide

Ce graphique à bulles illustre la part relative des exportations ontariennes en 2012 par rapport à celles de quatre groupes de pays. La position de chaque bulle représentant un groupe de pays sur le graphique indique les prévisions de la croissance du PIB réel entre 2012 et 2030 et les projections de leur part de l’économie mondiale en 2030.

La première bulle représente les États-Unis, destination de 78 % des exportations de l’Ontario. On prévoit que le PIB réel des États-Unis augmentera de 2,6 % par année en moyenne, et qu’il constituera 17 % de l’économie mondiale en 2030.

La deuxième bulle représente d’autres économies avancées, lesquelles comprennent l’Australie, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni. Ces pays reçoivent 14 % des exportations ontariennes. On prévoit qu’ils afficheront une croissance de 1,3 % par année en moyenne, et qu’ils constitueront 15 % de l’économie mondiale en 2030.

La troisième bulle représente les économies en essor rapide, lesquelles comprennent l’Argentine, le Brésil, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Turquie. Ces pays reçoivent 5 % des exportations ontariennes. On prévoit qu’ils afficheront une croissance de 5,8 % par année en moyenne, et qu’ils constitueront 50 % de l’économie mondiale en 2030.

La quatrième bulle représente le reste du monde. Ces pays reçoivent 3 % des exportations ontariennes. On prévoit qu’ils afficheront une croissance de 3,6 % par année en moyenne, et qu’ils constitueront 19 % de l’économie mondiale en 2030.

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