Budget de l'Ontario 2013
Chapitre II : Perspectives économiques et plan financier de l’Ontario

Section C : Perspectives économiques de l’Ontario

Aperçu

TABLEAU 2.5 Budget de 2013 – Les chiffres en bref
Croissance prévue du PIB réel, 2013 1,5 %
Croissance moyenne prévue selon le secteur privé, 2013 1,6 %
Croissance prévue du PIB réel, 2014 2,3 %
Nouveaux emplois nets depuis juin 2009 398 100
Nouveaux emplois nets depuis octobre 2003 607 700
Croissance du PIB réel (2012 par rapport à 2003)1 13,0 %
Croissance du revenu disponible réel des ménages
(2012 par rapport à 2003)1
25,3 %
1 Le PIB réel et le revenu disponible réel des ménages sont des estimations du ministère des Finances de l'Ontario.
Sources : Statistique Canada, ministère des Finances de l'Ontario et enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l'Ontario (avril 2013).

On prévoit une croissance économique modeste pour l’Ontario au cours des prochaines années. L’investissement des entreprises aide l’économie de la province à adopter de nouvelles technologies afin de créer plus de produits et de services innovateurs et à pénétrer de nouveaux marchés commerciaux. On s’attend donc à ce que les échanges commerciaux contribuent de façon importante à la croissance à moyen terme. L’Ontario profitera notamment de l’augmentation de ses exportations vers les États-Unis à mesure que la reprise économique américaine s’accentue. À moyen terme, la croissance des dépenses de consommation devrait aller de pair avec l’accroissement des revenus des ménages.

On prévoit que l’Ontario créera près de 400 000 emplois nets au cours des quatre prochaines années, ce qui se traduira par une diminution graduelle du taux de chômage, qui devrait passer à 6,6 % d’ici 2016.

Bien que des prévisions d’une croissance modérée mais soutenue constituent une prémisse raisonnable pour la planification, l’économie mondiale présente des risques considérables. L’incertitude économique et financière en Europe et aux États-Unis continue de poser des risques importants pour l’économie de l’Ontario.

Aux fins de planification, le ministère des Finances suppose que le produit intérieur brut (PIB) réel croîtra de 1,5 % en 2013, de 2,3 % en 2014 et de 2,4 % en 2015 et en 20161.

TABLEAU 2.6 Perspectives économiques de l'Ontario
(en pourcentage)
   2010  2011  2012 2013p 2014p 2015p 2016p
Croissance du PIB réel 3,2 1,8 1,6 1,5 2,3 2,4 2,4
Croissance du PIB nominal 5,2 4,7 2,9 3,0 4,1 4,2 4,2
Croissance de l'emploi 1,7 1,8 0,8 1,2 1,4 1,5 1,5
Inflation de l'IPC 2,5 3,1 1,4 1,5 2,0 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l'Ontario.

Évolution récente de l’économie

Le PIB réel de l’Ontario s’est accru de 1,6 % en 2012, après une augmentation de 1,8 % en 2011. La croissance économique l’an dernier a été principalement attribuable à de solides augmentations au chapitre des investissements des entreprises et des exportations internationales ainsi qu’à une hausse soutenue des dépenses des ménages.

Graphique 2.2 : Contributions à la croissance du PIB réel en 2012. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Rendement économique de l’Ontario depuis la récession

L’économie ontarienne a été durement frappée par la récession mondiale, le produit intérieur brut (PIB) de l’Ontario ayant chuté de 5,2 % entre le deuxième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2009. Le niveau d’emploi a baissé de 4,0 %, soit une perte nette de 266 000 emplois, entre septembre 2008 et le creux de la récession en juin 2009.

Les solides assises économiques de l’Ontario, conjuguées aux mesures énergiques prises par le gouvernement, ont aidé l’économie à se remettre de la récession mondiale. Les investissements publics dans l’infrastructure, les investissements des entreprises dans les immobilisations de production et une forte croissance dans la construction résidentielle ont soutenu la reprise de l’Ontario, de sorte que les principaux indicateurs économiques, y compris la production réelle de l’économie et l’emploi, dépassent les niveaux enregistrés avant la récession. Depuis le creux de la récession au deuxième trimestre de 2009, le PIB réel de l’Ontario a augmenté de 8,0 %. Au quatrième trimestre de 2012, le PIB réel dépassait de 2,4 % le sommet atteint avant la récession.

Graphique 2.3 : PIB réel de l'Ontario depuis la récession de 2008-2009. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Depuis le creux survenu pendant la récession en juin 2009, 398 100 emplois nets ont été créés. Les gains dans le secteur de l’emploi depuis la fin de la récession sont principalement attribuables aux 372 300 emplois à temps plein récupérés, tandis que les emplois à temps partiel ont augmenté de 25 800 emplois nets. La majorité des nouveaux emplois nets a été créée dans le secteur privé et dans des industries où le salaire est supérieur à la moyenne. En mars 2013, l’Ontario comptait 132 300 emplois de plus que lors du pic atteint avant la récession, en septembre 2008. Le taux de chômage en Ontario a aussi baissé, passant du sommet de 9,4 % atteint pendant la récession en juin 2009 à 7,7 % en mars 2013.

Graphique 2.4 : Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Depuis juin 2009, l’Ontario crée des emplois à un rythme supérieur à la moyenne dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et aux États-Unis.

Graphique 2.5 : La reprise de l'emploi en Ontario devance celle des É.-U. et la moyenne des pays de l'OCDE. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

De plus, depuis juin 2009, le rythme de la création d’emplois en Ontario est plus rapide que dans tous les États des Grands Lacs et la province devance le reste du pays dans son ensemble.

Graphique 2.6 : La reprise de l'emploi en Ontario devance celle des principaux concurrents. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Évolution et perspectives de l’économie mondiale

L’économie mondiale s’est affaiblie en 2012 alors que s’aggravait la crise de la dette européenne. Nombre de pays et d’institutions financières internationales ont vu leur cote de crédit être rabaissée. La faiblesse de la demande et la volatilité des marchés des capitaux ont replongé l’Europe en récession. La faiblesse en Europe s’est répandue mondialement, entraînant un ralentissement de la croissance dans les marchés émergents. Cependant, les mesures prises par la Banque centrale européenne ont atténué la gravité de la crise, aidant à faire baisser le rendement des obligations dans les pays touchés et soulageant le stress financier.

Plusieurs des facteurs qui ont freiné la croissance mondiale l’an dernier ont commencé à se dissiper, ce qui signifie que la croissance économique mondiale devrait s’améliorer pour passer de 3,2 % en 2012 à 3,3 % en 2013. Cependant, l’incertitude mondiale et de nouvelles inquiétudes quant à la capacité de l’Europe à contenir la crise de la dette demeurent des risques importants pour la croissance mondiale.

Graphique 2.7 : Affaiblissement des perspectives de croissance économique mondiale en 2012. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Bien que la situation varie considérablement d’un pays à l’autre, le PIB réel dans l’Union européenne a diminué de 0,3 % en 2012 et devrait afficher une baisse de 0,1 % en 2013. La croissance devrait demeurer relativement timide et se traduire par une hausse de seulement 1,2 % en 2014.

Graphique 2.8 : La croissance économique devrait reprendre au sein de l'Union européenne en 2014. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

La récession en Europe a eu peu d’effets directs sur l’Ontario. Les exportations de la province vers l’Union européenne représentent tout juste un peu plus de 12 % du total de ses exportations internationales de marchandises et se sont accrues de 2,5 % en 2012.

L’économie américaine

L’économie américaine poursuit sa reprise à un rythme soutenu, quoique modéré. La croissance économique au cours du dernier trimestre de 2012 est demeurée essentiellement inchangée, mais cela est largement attribuable à certains facteurs temporaires, notamment l’ouragan Sandy. On s’attend maintenant à ce que la croissance aux États-Unis s’améliore, étant donné que plusieurs des « vents contraires » qui ont retenu l’économie américaine commencent à tomber.

Le marché du logement se rétablit, grâce à des coûts d’emprunt peu élevés, des gains constants dans le secteur de l’emploi et l’amélioration de la confiance des consommateurs. Bien que toujours à des niveaux exceptionnellement faibles, les mises en chantier de logements ont grimpé de près de 30 % pour atteindre 0,8 million de dollars en 2012 et elles devraient s’élever à 1,0 million en 2013 et à 1,2 million en 2014. Le prix des maisons reprend du terrain et dépasse maintenant de 7,3 % le creux affiché en 2011. L’avoir net des ménages est presque revenu au niveau où il était avant la récession, ce qui aidera à soutenir les dépenses de consommation et l’investissement résidentiel. En 2012, les ventes de véhicules automobiles ont atteint leur plus haut sommet depuis cinq ans, soit 14,4 millions d’unités, et devraient dépasser les 16 millions d’unités d’ici 2016. L’expansion du secteur manufacturier, accompagnée de hausses de l’emploi et de la production, est un autre signe d’une reprise économique générale aux États-Unis.

Malgré les signes encourageants de reprise économique, l’incertitude financière demeure un risque important aux États-Unis. Les hausses d’impôts mises en oeuvre au début de l’année ainsi que les réductions des dépenses actuellement en cours neutraliseront en partie la croissance de la demande du secteur privé qui alimente la reprise américaine. À plus long terme, il est essentiel pour l’économie mondiale que le gouvernement américain mette sur pied un plan crédible pour freiner la croissance de la dette fédérale.

Graphique 2.9 : Le rétablissement de la valeur nette des ménages américains se poursuit. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le PIB réel des États-Unis devrait s’accroître de 2,1 % cette année et enregistrer une hausse moyenne de 2,9 % entre 2014 et 2016. On prévoit que la situation de l’emploi s’améliorera quelque peu, le taux de chômage devant baisser pour passer à 6,3 % d’ici 2016.

Graphique 2.10 : Raffermissement de la reprise aux É.-U. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Même si la part des exportations de l’Ontario vers les États-Unis tend à se contracter depuis quelques années, ce pays demeure de loin le partenaire commercial le plus important de l’Ontario. Il était la destination de plus de 78 % des exportations internationales de marchandises de la province en 2012. Les exportations ontariennes de véhicules et de pièces d’automobiles vers les États‑Unis ont totalisé 54,5 milliards de dollars en 2012, une hausse de 17 % par rapport à 2011.

Le prix du pétrole

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) s’est établi en moyenne à 94 $US le baril en 2012, ce qui représente une baisse légère par rapport au prix de 95 $US de 2011. La production de pétrole aux États-Unis et au Canada a continué d’augmenter, ajoutant à l’engorgement au point de vue du transport et à l’augmentation des stocks. Par conséquent, le prix de référence du pétrole brut WTI continue de se maintenir en deçà d’autres prix de référence mondiaux.

Le pétrole brut et les produits pétroliers constituent une importation substantielle pour l’Ontario. En 2012, les importations intérieures et étrangères de pétrole brut et de produits pétroliers ont coûté à l’Ontario 21 milliards de dollars. Environ 92 % des besoins en pétrole brut de l’Ontario ont été comblés en 2012 par des sources intérieures, la majorité provenant de l’Ouest du Canada.

Au cours des prochaines années, on s’attend à ce que la production nord‑américaine contribue de façon considérable à l’augmentation des approvisionnements mondiaux de pétrole. L’augmentation de la capacité pipelinière des États-Unis réduira l’engorgement dans le Midwest et augmentera l’approvisionnement vers la côte du Golfe, où se trouve concentrée la capacité de raffinage de ce pays. Cela devrait aider à combler l’écart entre le prix de référence escompté du pétrole brut WTI et les autres prix de référence du pétrole brut.

Malgré l’augmentation de l’approvisionnement nord-américain, le raffermissement de l’économie mondiale fera croître la demande de pétrole et soutiendra les hausses de prix. Le ministère des Finances prévoit que le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) s’élèvera en moyenne à 94 $US le baril en 2013. Les prévisions actuelles du secteur privé pour le prix du pétrole brut WTI en 2013 se situent entre 88 $US et 99 $US le baril. Le ministère des Finances considère actuellement que le prix du pétrole brut WTI s’établira en moyenne à 98 $US le baril en 2014, à 99 $US en 2015 et à 100 $US en 2016.

Graphique 2.11 : Les prix du pétrole devraient rester élevés. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le dollar canadien

Le dollar canadien a fluctué autour de la parité avec le dollar américain en 2012, touchant un plancher de 97,3 cents en juin et atteignant un sommet de 102,2 cents en septembre. Depuis septembre, le dollar canadien est tombé sous la parité, chutant d’environ 4 %. Les prévisions du secteur privé pour le taux de change Canada-États-Unis en 2016 vont d’une appréciation atteignant 106 cents américains à une dépréciation à un niveau de 91 cents américains.

Graphique 2.12 : Le dollar canadien devrait demeurer près de la parité. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Marchés des capitaux

Les taux d’intérêt demeurent bas parce que les banques centrales aux quatre coins du globe poursuivent des politiques accommodantes dans le but de soutenir la reprise économique. De plus, la solide situation financière dont jouit le Canada par rapport à d’autres pays a fait augmenter la demande d’obligations canadiennes par les investisseurs, maintenant le rendement à des niveaux exceptionnellement faibles. Le rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada n’a jamais été aussi bas qu’à la mi-juillet 2012, alors qu’il chutait à 1,58 %.

Depuis septembre 2010, la Banque du Canada maintient à 1 % son taux cible de financement à un jour. On prévoit que la Banque du Canada maintiendra son taux d’intérêt cible à des niveaux historiquement faibles au moins jusqu’à la fin de 2014. Les économistes du secteur privé s’attendent à ce que le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois s’établisse en moyenne à 1,0 % cette année, passe à 1,2 % en 2014 et atteigne 3,1 % d’ici 2016. Selon la moyenne des prévisions, le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada devrait augmenter graduellement pour passer de 2,0 % en 2013 à 3,9 % en 2016.

Graphique 2.13 : Les taux d'intérêt devraient augmenter graduellement. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le tableau qui suit résume les prévisions liées principalement aux facteurs externes dont le ministère des Finances se sert pour faire ses prévisions de la croissance économique de l’Ontario.

TABLEAU 2.7 Perspectives liées aux facteurs externes
  2010  2011   2012 2013p 2014p 2015p 2016p
Croissance du PIB réel mondial (en pourcentage) 5,2 4,0 3,2e 3,3 4,0 4,4 4,5
Croissance du PIB réel des États-Unis (en pourcentage) 2,4 1,8 2,2 2,1 2,7 3,1 2,9
Pétrole brut West Texas Intermediate (en $US le baril) 79 95 94 94 98 99 100
Dollar canadien (en cents américains) 97,1 101,1 100,1 98,0 99,5 100,0 99,5
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 0,6 0,9 0,9 1,0 1,2 1,9 3,1
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 (en pourcentage) 3,2 2,8 1,9 2,0 2,6 3,2 3,9
e = estimation. p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario fondée sur des sources externes.
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Perspectives de l'économie mondiale du FMI (avril 2013), U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars et avril 2013), CME Group, Banque du Canada, enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l'Ontario (avril 2013) et ministère des Finances de l'Ontario.

Le tableau 2.8 présente l’estimation actuelle des répercussions qu’auraient les modifications des principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario, en supposant que les autres facteurs externes restent inchangés. L’écart relativement grand des répercussions découle du degré d’incertitude entourant les réactions estimées de l’économie à des changements dans les conditions externes.

TABLEAU 2.8 Répercussions de modifications durables aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l'Ontario
(variation en points de pourcentage)
  Première année Deuxième année
Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $US +0,1 à +0,8 +0,2 à +0,9
Hausse du prix du pétrole brut de 10 $US le baril -0,1 à -0,3 -0,1 à -0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel des É.-U. de un point de pourcentage +0,3 à +0,7 +0,4 à +0,8
Hausse des taux d'intérêt canadiens de un point de pourcentage -0,1 à -0,5 -0,2 à -0,6
Source : ministère des Finances de l'Ontario.

Perspectives de croissance économique en Ontario

Le ministère des Finances prévoit que l’économie de l’Ontario continuera à croître. On s’attend à ce que le PIB réel affiche une hausse de 1,5 % en 2013, de 2,3 % en 2014 et de 2,4 % en 2015 et en 2016. La croissance devrait être soutenue par une hausse des exportations et de l’investissement des entreprises. Les dépenses des ménages augmenteront au même rythme que le revenu, qui sera soutenu par une croissance de l’emploi et des traitements et salaires. Les dépenses des gouvernements affectées aux biens et aux services ne devraient pas contribuer à la croissance au cours des prochaines années, car tous les ordres de gouvernement compriment leurs dépenses.

Graphique 2.14 : Croissance durable et mieux équilibrée prévue. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

La création d’emplois devrait s’améliorer à moyen terme, avec des augmentations de l’emploi de 1,2 % en 2013, de 1,4 % en 2014 et de 1,5 % en 2015 et en 2016. D’ici 2016, l’Ontario aura créé près de 400 000 emplois nets par rapport à 2012. Grâce à l’amélioration marquée de la situation de l’emploi, le taux de chômage diminuera progressivement pour passer de 7,7 % en 2013 à 6,6 % d’ici 2016.

Graphique 2.15 : L'emploi devrait s'accroître à moyen terme. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.
Graphique 2.16 : Le taux de chômage devrait diminuer graduellement. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

L’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’Ontario a baissé pour passer à 1,4 % en 2012, par rapport à 3,1 % en 2011. Le ralentissement de l’inflation en 2012 est principalement attribuable à de plus faibles augmentations du prix de l’essence. On prévoit que l’inflation des prix à la consommation sera de 1,5 % en 2013, pour s’élever ensuite à 2,0 % en 2014, le point médian de la fourchette cible de la Banque du Canada pour l’inflation de l’IPC au Canada.

La croissance des dépenses réelles des ménages devrait se maintenir cette année à un taux de 1,6 %, tout comme le revenu réel, l’endettement élevé des ménages limitant la demande de crédit. Au cours de la période 2014-2016, la croissance des dépenses réelles des ménages devrait s’établir, en moyenne, à 2,3 % par année.

Le marché du logement en Ontario, qui a été vigoureux depuis la récente récession, est soutenu par une forte demande et des taux d’intérêt hypothécaire plus bas que jamais. Le prix moyen de revente d’un logement en Ontario a augmenté de plus de 43 % par rapport au prix le plus bas affiché pendant la récession en octobre 2008. Cependant, de récents changements apportés aux règles concernant les hypothèques – réduction de la période d’amortissement et augmentation de la mise de fonds minimum – semblent avoir réussi à contrebalancer l’effet stimulateur de taux hypothécaires exceptionnellement faibles. Les récents indicateurs du secteur de l’habitation ont signalé un refroidissement du marché, confirmant ainsi les prévisions d’un « atterrissage en douceur ». On prévoit donc que le prix des maisons, les reventes de logements et les mises en chantier de logements ne devraient ralentir que modérément au cours des deux prochaines années. Même si on prévoit que les taux d’intérêt augmenteront à moyen terme, on s’attend à ce que les coûts hypothécaires demeurent abordables.

Graphique 2.17 : Le logement devrait demeurer abordable en Ontario. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Le ratio de la dette au revenu des ménages au Canada s’élevait à 165,0 % au quatrième trimestre de 2012. Après rajustement selon la méthode de calcul en vigueur aux États-Unis, il atteignait 153,9 %, ce qui est supérieur au ratio comparable de 138,7 % dans ce pays. Bien que le taux d’augmentation ait ralenti, le niveau d’endettement des ménages au Canada demeure élevé et continue de poser un risque pour les perspectives économiques.

Graphique 2.18 : L'endettement des ménages canadiens continue d'augmenter. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

L’augmentation de l’endettement des ménages au cours de la dernière décennie a été compensée par la baisse des taux d’intérêt à la consommation, les coûts de service de la dette continuant d’être abordables. On s’attend à ce que les taux d’intérêt n’augmentent que graduellement à l’avenir.

Graphique 2.19 : Le coûts de service de la dette au Canada demeurement abordables. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Facteur important, la hausse de la dette des ménages s’accompagne d’une augmentation encore plus grande de leur actif. Par conséquent, la valeur nette des ménages canadiens s’est accrue, atteignant un sommet de 7,0 billions de dollars au quatrième trimestre de 2012.

Graphique 2.20 : Hausse de la valeur nette des ménages canadiens. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Les investissements des entreprises constituent un facteur prépondérant de la croissance économique de l’Ontario depuis la récente récession. La hausse des investissements a été soutenue par la reprise des bénéfices des sociétés et par un régime fiscal plus concurrentiel par suite du Plan fiscal de l’Ontario pour stimuler la création d’emplois et la croissance, qui comprend aussi la taxe de vente harmonisée. Les investissements dans les machines et le matériel qui contribuent à augmenter la productivité ont grimpé de 39,4 % depuis le creux enregistré au quatrième trimestre de 2009.

On prévoit que l’augmentation des investissements dans les machines et le matériel demeurera soutenue, augmentant de 3,8 % en 2013 et à un taux annuel moyen de 5,8 % entre 2014 et 2016. Les investissements dans la construction non résidentielle devraient s’accroître en moyenne de 3,3 % par année entre 2013 et 2016.

Graphique 2.21 : Hausse soutenue des investissements des entreprises dans les machines et le matériel. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

La hausse soutenue de la consommation et des investissements des entreprises aux États-Unis, y compris les gains continus dans les ventes de véhicules automobiles, favoriseront les exportations ontariennes. Les exportations réelles devraient augmenter en moyenne de 2,9 % par année entre 2013 et 2016, soit à un rythme supérieur à celui de 2,1 % prévu pour les importations. Cela entraînera une amélioration des échanges commerciaux nets de l’Ontario et contribuera à la croissance économique générale.

Graphique 2.22 : Les exportations devraient augmenter. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau suivant fournit des précisions sur les perspectives économiques du ministère des Finances pour les années 2013 à 2016.

TABLEAU 2.9 Économie de l'Ontario, de 2011 à 2016
(variation en pourcentage)
  Chiffres réels Projection
  2011 2012 2013 2014 2015 2016
Produit intérieur brut réel 1,8 1,6 1,5 2,3 2,4 2,4
Consommation des ménages 2,1 1,4 1,6 2,2 2,3 2,4
Construction résidentielle 3,8 6,5 (2,6) (1,7) 1,0 2,4
Construction non résidentielle 5,3 1,4 3,0 3,2 3,2 3,6
Machines et matériel 19,7 3,3 3,8 6,2 5,7 5,5
Exportations 5,7 5,1 1,7 3,8 3,4 2,9
Importations 7,5 3,8 1,7 2,3 2,2 2,2
Produit intérieur brut nominal 4,7 2,9 3,0 4,1 4,2 4,2
Autres indicateurs économiques            
Ventes au détail 3,6 1,5 2,5 3,8 3,8 3,8
Mises en chantier de logements (en milliers) 67,8 76,7 61,0 60,0 65,0 68,0
Reventes de logements 2,7 (2,1) (4,5) (2,0) 0,5 2,0
Revenu primaire des ménages1 3,3 2,7 2,8 3,9 4,2 4,5
Rémunération des employés1 3,4 2,8 2,8 3,7 4,3 4,3
Excédent net d'exploitation – sociétés1 18,6 1,2 3,3 5,0 4,0 4,0
Indice des prix à la consommation 3,1 1,4 1,5 2,0 2,0 2,0
Emploi 1,8 0,8 1,2 1,4 1,5 1,5
Création d'emplois (en milliers) 121 52 83 98 107 107
Taux de chômage (en pourcentage) 7,8 7,8 7,7 7,4 7,0 6,6
Facteurs externes importants            
Produit intérieur brut réel américain 1,8 2,2 2,1 2,7 3,1 2,9
Pétrole brut WTI (en $US le baril) 95 94 94 98 99 100
Dollar canadien (en cents américains) 101,1 100,1 98,0 99,5 100,0 99,5
Taux des bons du Trésor de trois mois2 0,9 0,9 1,0 1,2 1,9 3,1
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement2 2,8 1,9 2,0 2,6 3,2 3,9
1 Pour plus de détails, se reporter au glossaire.
2 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada (en pourcentage).
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars et avril 2013), CME Group et ministère des Finances de l'Ontario.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte des économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de former les hypothèses de planification du gouvernement. Tous ces économistes prévoient une croissance continue pour l’économie ontarienne en 2013 et pendant les trois prochaines années. Selon la moyenne des prévisions du secteur privé, l’économie ontarienne devrait afficher une croissance de 1,6 % en 2013, de 2,4 % en 2014 et de 2,5 % en 2015 et en 2016.

Dans le cadre du processus d’élaboration du budget de 2013, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour obtenir leur point de vue sur la situation économique et les perspectives de l’Ontario. En outre, des membres du Conseil ontarien des prévisions économiques, qui a été créé aux termes de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, ont examiné les hypothèses économiques du ministère des Finances. Les membres du Conseil ont convenu à l’unanimité que les hypothèses sont raisonnables.

TABLEAU 2.10 Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l'Ontario
(en pourcentage)
  2013 2014 2015 2016
BMO Marchés des capitaux (avril) 1,5 2,3
Central 1 Credit Union (mars) 1,7 2,2 2,5 2,7
Centre for Spatial Economics (mars) 1,7 1,7 2,1 2,0
Marchés mondiaux CIBC (avril) 1,6 2,5 2,3 2,1
Conference Board du Canada (février) 1,9 2,7 2,4 2,3
Groupe Desjardins (mars) 1,6 2,5
IHS Global Insight (février) 1,7 2,6 2,7 2,6
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (mars) 1,5 2,3
Banque Nationale (mars) 1,2 2,4
RBC Groupe financier (mars) 1,6 2,8
Groupe Banque Scotia (mars) 1,5 2,1
Groupe financier Banque TD (avril) 1,4 2,5
Université de Toronto (mars) 1,3 2,7 2,9 3,0
Moyenne selon l'enquête sur les prévisions du secteur privé 1,6 2,4 2,5 2,5
Hypothèse de planification de l'Ontario 1,5 2,3 2,4 2,4
Sources : enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l'Ontario (avril 2013) et ministère des Finances de l'Ontario.

Changement dans les perspectives économiques

Au cours de la dernière année, les attentes en matière de croissance économique ont accusé une baisse. Les perspectives de croissance en 2013 et en 2014 ont été révisées à la baisse, compte tenu de perspectives moins reluisantes pour l’économie américaine et de la récession en Europe. Selon les prévisions moyennes du secteur privé, le taux de la croissance réelle sera de 1,6 % pour 2013, soit une baisse de plus d’un demi-point de pourcentage par rapport aux prévisions faites dans le budget de 2012. Les prévisions pour 2014 et 2015 ont aussi accusé une baisse par rapport à l’an dernier.

Graphique 2.23 : Affaiblissement des perspectives de croissance établies par le secteur privé. Cliquer ici pour une description intégrale accessible.

Comparaison avec le budget de l’Ontario de 2012

Les prévisions de croissance sont plus basses que prévu dans le budget de 2012. La croissance plus lente que prévu de l’Ontario procède de la croissance économique plus faible aux États-Unis et en Europe.

TABLEAU 2.11 Changements aux principales hypothèses économiques
Budget de 2012 par rapport au budget de 2013
(variation en pourcentage)
  2012 2013p 2014p
  Budget
2012
Chiffres
réels
Budget
2012
Budget
2013
Budget
2012
Budget
2013
Produit intérieur brut réel 1,7 1,6 2,2 1,5 2,4 2,3
Produit intérieur brut nominal 3,4 2,9 4,1 3,0 4,2 4,1
Ventes au détail 3,0 1,5 3,7 2,5 3,9 3,8
Mises en chantier de logements (en milliers) 64,0 76,7 63,0 61,0 69,0 60,0
Revenu primaire des ménages1 2,9 2,7 3,7 2,8 4,2 3,9
Rémunération des employés1 3,2 2,8 4,2 2,8 4,3 3,7
Excédent net d'exploitation – sociétés1 4,0 1,2 4,6 3,3 4,9 5,0
Emploi 0,9 0,8 1,3 1,2 1,5 1,4
Création d'emplois (en milliers) 59 52 89 83 103 98
Facteurs externes importants            
Pétrole brut WTI (en $US le baril) 100 94 104 94 106 98
Produit intérieur brut réel américain 2,3 2,2 2,6 2,1 3,0 2,7
Dollar canadien (en cents américains) 98,0 100,1 101,0 98,0 102,5 99,5
Taux des bons du Trésor de trois mois2
(en pourcentage)
0,9 0,9 1,4 1,0 2,4 1,2
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement2
(en pourcentage)
2,2 1,9 2,8 2,0 3,8 2,6
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario.
1 Pour plus de détails, se reporter au glossaire.
2 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, CME Group, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars 2012 et avril 2013) et ministère des Finances de l'Ontario.

1 Selon les données disponibles le 16 avril 2013.

 

Description des graphiques

Graphique 2.2 : Contributions à la croissance du PIB réel en 2012

Ce graphique à barres montre les facteurs qui ont contribué à la croissance du PIB réel en 2012. En 2012, le PIB de l’Ontario s’est accru de 1,6 %. Les dépenses des ménages ont contribué 0,6 point de pourcentage à la croissance du PIB. Le gouvernement a soustrait 0,3 point de pourcentage de la croissance du PIB; les investissements résidentiels y ont contribué 0,4 point de pourcentage; les investissements dans les immobilisations de production y ont contribué 0,3 point de pourcentage; et les exportations, 2,5 points de pourcentage. Les importations ont soustrait 1,9 point de pourcentage à la croissance du PIB.

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Graphique 2.3 : PIB réel de l’Ontario depuis la récession de 2008-2009

Ce graphique linéaire simple montre le PIB réel de l’Ontario entre le premier trimestre de 2008 et le quatrième trimestre de 2012. Avant la récession, le PIB réel de l’Ontario a atteint un pic de 601,8 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2008 pour redescendre, pendant la récession, à un creux de 570,8 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009. Au quatrième trimestre de 2012, le PIB réel avait grimpé à 616,2 milliards de dollars.

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Graphique 2.4 : Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne

Ce graphique à barres montre les emplois qui se sont créés en Ontario depuis juin 2009. Le nombre total d’emplois s’est accru de 398 000 postes depuis juin 2009, soit 372 000 emplois à temps plein et 26 000 emplois à temps partiel. Le secteur privé a enregistré un nombre supplémentaire de 219 000 emplois, le secteur public en a enregistré 122 000 et le nombre de travailleurs autonomes a augmenté de 57 000. Les secteurs affichant des salaires supérieurs à la moyenne ont enregistré une hausse de 259 000 emplois, tandis que les secteurs où les salaires sont inférieurs à la moyenne ont enregistré 139 000 emplois supplémentaires.

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Graphique 2.5 : La reprise de l’emploi en Ontario devance celle des É.‑U. et la moyenne des pays de l’OCDE

Ce graphique linéaire simple compare les variations en pourcentage du taux d’emploi par rapport au sommet atteint avant la récession en Ontario avec la moyenne affichée par les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et les États-Unis entre le premier trimestre de 2008 et le premier trimestre de 2013.

Au premier trimestre de 2013, l’emploi a repris en Ontario pour atteindre un niveau bien supérieur au sommet affiché avant la récession tandis qu’aux États‑Unis le niveau se situe en deçà du sommet atteint avant la récession. Au quatrième trimestre de 2012, le taux d’emploi dans les pays membres de l’OCDE est légèrement supérieur au sommet atteint avant la récession.

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Graphique 2.6 : La reprise de l’emploi en Ontario devance celle des principaux concurrents

Ce graphique à barres montre la variation en pourcentage du taux d’emploi en Ontario depuis juin 2009 comparativement aux États des Grands Lacs, à la moyenne des pays membres de l’OCDE, à la moyenne des États-Unis et au reste du Canada.

Le taux d’emploi s’est accru de 6,2 % en Ontario depuis juin 2009. Il a diminué de 0,3 % dans l’État de New York, de 0,2 % au Wisconsin, et a augmenté de 0,3 % dans l’Ohio, de 1,0 % dans l’Indiana, de 1,2 % dans l’Illinois, de 1,3 % au Michigan , de 1,9 % en Pennsylvanie, de 4,2 % au Minnesota; la moyenne s’est accrue de 2,9 % dans les pays membres de l’ OCDE, de 3,5 % aux États-Unis et de 4,7 % dans le reste du Canada.

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Graphique 2.7 : Affaiblissement des perspectives de croissance économique mondiale en 2012

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel des économies avancées de 2010 à 2014 et la croissance du PIB réel des économies émergentes et en développement au cours de la même période.

La croissance du PIB réel des économies avancées était de 3,0 % en 2010, de 1,6 % en 2011 et a été estimée à 1,2 % pour 2012. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le taux de croissance devrait être de 1,2 % en 2013 et de 2,2 % en 2014.

La croissance du PIB réel des économies émergentes et en développement s’est établie à 7,6 % en 2010, à 6,4 % en 2011 et, selon les prévisions, elle devrait être de 5,1 % en 2012. D’après le FMI, le taux de croissance devrait être de 5,3 % en 2013 et de 5,7 % en 2014.

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Graphique 2.8 : La croissance économique devrait reprendre au sein de l’Union européenne en 2014

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel de l’Union européenne de 2011 à 2014. L’économie de l’Union européenne a progressé de 1,6 % en 2011 et reculé de 0,3 % en 2012. Selon l'organisme Consensus Economics, le PIB réel devrait diminuer de 0,1 % en 2013 et s’accroître de 1,2 % en 2014.

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Graphique 2.9 : Le rétablissement de la valeur nette des ménages américains se poursuit

Ce graphique linéaire simple montre le niveau de la valeur nette des ménages américains. Au troisième trimestre de 2007, le niveau de la valeur nette des ménages américains a chuté, passant d’un pic de 67,4 billions de dollars au troisième trimestre de 2007 à un creux de 51,4 billions de dollars au premier trimestre de 2009. Il est passé à 66,1 billions de dollars au quatrième trimestre de 2012, juste en dessous du pic atteint au troisième trimestre de 2007.

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Graphique 2.10 : Raffermissement de la reprise aux É.-U.

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel des États-Unis de 2009 à 2016. La croissance du PIB réel des États-Unis a diminué de 3,1 % en 2009 et a augmenté de 2,4 % en 2010, de 1,8 % en 2011 et de 2,2 % en 2012. Selon Blue Chip Economic Indicators, le PIB réel des États-Unis devrait s’accroître de 2,1 % en 2013, de 2,7 % en 2014, de 3,1 % en 2015 et de 2,9 % en 2016.

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Graphique 2.11 : Les prix du pétrole devraient rester élevés

Ce graphique linéaire simple montre le prix du pétrole brut WTI de 2000 à 2016. Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) est passé de 30 $US le baril en 2000 à 94 $US le baril en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que les prix du pétrole atteindront 100 $US le baril d’ici 2016.

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Graphique 2.12 : Le dollar canadien devrait demeurer près de la parité

Ce graphique linéaire simple montre le taux de change du dollar canadien de 1990 à 2016 ainsi que les projections faibles et élevées du secteur privé pour la période allant de 2013 à 2016. Le dollar canadien est passé de 87 cents américains en 1991 à un plancher de 64 cents américains en 2002. Il a grimpé à 100 cents américains en 2012. Le ministère des Finances prévoit que le dollar canadien devrait demeurer près de la parité jusqu’en 2016, tandis que les projections du secteur privé vont d’une appréciation atteignant 106 cents américains à une dépréciation à un niveau de 91 cents américains.

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Graphique 2.13 : Les taux d’intérêt devraient augmenter graduellement

Ce graphique linéaire simple montre le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada et le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois du gouvernement du Canada, de 1990 à 2016. Le rendement des obligations de 10 ans a diminué, passant de plus de 10 % en 1990 à un creux de 1,9 % en 2012. On prévoit qu’il s’élèvera graduellement pour atteindre 3,9 % en 2016. Le taux des bons du Trésor de trois mois a baissé, passant de près de 13 % en 1990 à 0,9 % en 2012. On prévoit qu’il s’élèvera graduellement pour s’établir à 3,1 % en 2016.

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Graphique 2.14 : Croissance durable et mieux équilibrée prévue

Ce graphique à barres montre la contribution à la croissance du PIB réel entre 2008 et 2012 et la contribution prévue à la croissance du PIB réel entre 2013 et 2016.

La croissance annuelle moyenne du PIB réel de l’Ontario a été de 0,6 % pour la période allant de 2008 à 2012 et on prévoit qu’elle sera de 2,2 % au cours de la période allant de 2013 à 2016.

Les dépenses des ménages ont contribué 1,0 point de pourcentage à la croissance pour la période allant de 2008 à 2012 et on prévoit qu’elles contribueront 1,3 point de pourcentage pour la période allant de 2013 à 2016.

Le gouvernement a contribué 0,7 point de pourcentage à la croissance entre 2008 et 2012 et on prévoit qu’il soustraira 0,1 point de pourcentage de la croissance entre 2013 et 2016.

Les investissements résidentiels ont contribué 0,1 point de pourcentage à la croissance de 2008 à 2012 et on prévoit que leur contribution sera nulle de 2013 à 2016.

Les investissements dans les immobilisations de production ont soustrait 0,1 point de pourcentage de la croissance pour la période allant de 2008 à 2012 et on prévoit qu’ils contribueront 0,5 point de pourcentage à la croissance pour la période allant de 2013 à 2016.

Les échanges commerciaux nets ont soustrait 1,2 point de pourcentage de la croissance entre 2008 et 2012 et on prévoit qu’ils contribueront 0,5 point de pourcentage à la croissance entre 2013 et 2016.

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Graphique 2.15 : L’emploi devrait s’accroître à moyen terme

Ce graphique à barres montre le niveau annuel de l’emploi en Ontario entre 2009 et 2016. L’emploi en Ontario s’est accru, passant de 6,5 millions en 2009 à 6,8 millions en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que l’emploi s’améliorera pour s’élever à 6,9 millions en 2013, à 7,0 millions en 2014, à 7,1 millions en 2015 et à 7,2 millions en 2016.  

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Graphique 2.16 : Le taux de chômage devrait diminuer graduellement

Ce graphique à barres montre le taux de chômage annuel en Ontario de 2009 à 2016. Le taux de chômage s’élevait à 9,0 % en 2009, à 8,7 % en 2010 et à 7.8 % en 2011 et en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le taux de chômage sera de 7,7 % en 2013, de 7,4 % en 2014, de 7,0 % en 2015 et de 6,6 % en 2016.

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Graphique 2.17 : Le logement devrait demeurer abordable en Ontario

Ce graphique linéaire simple montre les coûts hypothécaires en proportion du revenu disponible par ménage en Ontario de 1981 à 2016. La ligne indique qu’un sommet de plus de 36 % a été atteint en 1990 et un creux de 20 % en 1998; depuis, on connaît une tendance à la hausse, la proportion s’élevant à 26 % en 2012. Le ministère des Finances prévoit qu’elle demeurera près de 26 % entre 2013 et 2016.

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Graphique 2.18 : L’endettement des ménages canadiens continue d’augmenter

Ce graphique linéaire simple montre l’endettement des ménages en proportion du revenu disponible par ménage au Canada et aux États-Unis, du premier trimestre de 2000 au quatrième trimestre de 2012. La ligne représentant le Canada révèle une augmentation constante, passant de 100 % au premier trimestre de 2000 à 154 % au quatrième trimestre de 2012. La ligne représentant les États-Unis dénote également une hausse, la proportion passant de 114 % au premier trimestre de 2000 à 165 % au quatrième trimestre de 2007. Depuis, elle a diminué pour s’établir à 139 % au quatrième trimestre de 2012. La ligne représentant le Canada était inférieure à celle représentant les États-Unis jusqu’au deuxième trimestre de 2011. Depuis, la proportion au Canada dépasse celle aux États-Unis.

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Graphique 2.19 : Les coûts de service de la dette au Canada demeurent abordables

Ce graphique linéaire simple montre les coûts de service de la dette au Canada en proportion du revenu disponible des ménages du premier trimestre de 2000 au quatrième trimestre de 2012. La ligne dénote une augmentation, la proportion passant de 7,5 % à la fin de 2005 à un sommet de plus de 9 % au quatrième trimestre de 2007. Depuis, la proportion a diminué pour s’établir à 7,4 % environ.

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Graphique 2.20 : Hausse de la valeur nette des ménages canadiens

Ce graphique linéaire simple montre la valeur nette des ménages canadiens du premier trimestre de 2000 au quatrième trimestre de 2012. La valeur nette des ménages canadiens est passée de 3,4 billions de dollars au premier trimestre de 2000 à un sommet de 6,0 billions de dollars au deuxième trimestre de 2008, pour ensuite tomber à 5,4 billions de dollars au premier trimestre de 2009. Depuis, elle a augmenté graduellement pour s’établir à 7,0 billions de dollars au quatrième trimestre de 2012.

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Graphique 2.21 : Hausse soutenue des investissements des entreprises dans les machines et le matériel

Ce graphique à barres montre le niveau annuel des dépenses au chapitre des machines et du matériel en Ontario (en dollars de 2007) de 2007 à 2016; il montre aussi que la TVH a été mise en oeuvre en juillet 2010. Les dépenses au chapitre des machines et du matériel ont chuté pour passer de 28 milliards de dollars en 2007 et 2008 à un creux de 22 milliards de dollars en 2009. Elles ont augmenté pour s’établir à 30 milliards de dollars en 2012 et le ministère des Finances de l’Ontario prévoit qu’elles continueront à augmenter graduellement pour atteindre 37 milliards de dollars en 2016.  

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Graphique 2.22 : Les exportations devraient augmenter

Ce graphique à barres montre le niveau annuel des exportations de l’Ontario (en dollars de 2007) de 2007 à 2016. Les exportations ont chuté, passant de 339 milliards de dollars en 2007 à un creux de 276 milliards de dollars en 2009. Les exportations ont augmenté graduellement pour s’établir à 333 milliards de dollars en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit qu’elles augmenteront pour atteindre 374 milliards de dollars d’ici 2016.

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Graphique 2.23 : Affaiblissement des perspectives de croissance établies par le secteur privé

Ce graphique à barres montre les prévisions du secteur privé relatives à la croissance moyenne du PIB réel de l’Ontario présentées dans le budget de 2012, dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2012 et dans le budget de 2013.

Les prévisions du secteur privé concernant la croissance moyenne du PIB réel de l’Ontario en 2012 étaient de 1,9 % dans le budget de 2012 et de 2,0 % dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2012. En 2012, la croissance réelle s’est établie à 1,6 %.

Les prévisions du secteur privé pour la croissance moyenne du PIB réel de l’Ontario en 2013 étaient de 2,3 % dans le budget de 2012, de 2,0 % dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2012 et sont de 1,6 % dans le budget de 2013.

Les prévisions du secteur privé relatives à la croissance moyenne du PIB réel de l’Ontario en 2014 étaient de 2,5 % dans le budget de 2012, de 2,4 % dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2012 et restent à 2,4 % dans le budget de 2013.

Les prévisions du secteur privé pour la croissance moyenne du PIB réel de l’Ontario en 2015 étaient de 2,6 % dans le budget de 2012, de 2,5 % dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2012 et restent à 2,5 % dans le budget de 2013.

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