Budget de l’Ontario 2016
Chapitre I : Favoriser la prospérité et créer des emplois

Section E : Vers une société équitable

Tous les Ontariens et Ontariennes devraient avoir la chance de réaliser leur plein potentiel. Misant sur l’assise solide des services publics actuels, l’Ontario améliore les soutiens nécessaires pour aider les gens à se sortir de la pauvreté, à s’épanouir et à contribuer à l’économie et la société ontariennes.

Stratégie à long terme de logement abordable

Chaque personne vivant en Ontario devrait pouvoir se loger de façon adéquate et abordable. Lorsque les gens ont un chez-soi stable, ils jouissent d’une meilleure santé et sont mieux disposés à travailler et à contribuer à leur communauté et à l’économie.

Depuis 2003, le gouvernement s’est engagé à consacrer plus de 4 milliards de dollars au logement abordable. Cela comprend des initiatives comme le Programme d’investissement dans le logement abordable, grâce auquel les ménages à faible revenu peuvent avoir accès à de nouveaux logements abordables, bénéficier d’une aide pour le versement initial nécessaire pour acheter un logement abordable et recevoir des fonds pour réparer et modifier leur logement. Le programme fournit également une aide financière ciblée afin de répondre aux besoins en logement des ménages autochtones hors réserve.

Lancée en 2010, la Stratégie ontarienne à long terme de logement abordable (SLTLA) a établi une feuille de route pour répondre aux besoins de la province en matière de logement. Conformément à un engagement pris dans le cadre de la Stratégie de réduction de la pauvreté, le gouvernement met à jour la SLTLA afin de poursuivre la transformation du système ontarien pour le logement et la prévention de l’itinérance, en mettant l’accent sur la mise en oeuvre d’une allocation-logement souple et transférable qui répond aux besoins changeants des particuliers en matière de logement.

La mise à jour de la SLTLA incorporera aussi les constatations et les recommandations du rapport du Comité consultatif d’experts pour la prévention de l’itinérance intitulé À chacun son chez-soi. En octobre 2015, pour donner suite au rapport du comité, le gouvernement s’est engagé à prendre certaines mesures tant immédiates qu’à long terme, notamment celle d’établir l’objectif de mettre fin à l’itinérance chronique en Ontario d’ici 10 ans.

Dans le cadre de la mise à jour de la SLTLA, le gouvernement annonce qu’il compte :

  • proposer des modifications à des lois et règlements afin d’améliorer l’offre et la durabilité du logement abordable;
  • Grâce à l’outil de consultation Parlons budget, le gouvernement a appris que les Ontariennes et Ontariens souhaitaient la mise en place d’une subvention au logement transférable, ce qui serait un moyen efficient d’aider à résoudre la question du logement abordable dans la province. Le budget prévoit la création d’un programme pilote pour mettre à l’essai cette initiative.

    élaborer un cadre pour la mise en oeuvre d’une allocation-logement transférable et pour la transformation des programmes ou systèmes de logement social et avec services de soutien, pour faire en sorte que les gens reçoivent l’aide qu’il leur faut, à l’endroit et selon les modalités répondant à leurs besoins;
  • adopter des mesures clés pour mettre fin à l’itinérance chronique, y compris prévoir exiger un dénombrement local pour recueillir des données sur l’itinérance;
  • élaborer une stratégie de logement spécialement conçue pour les Autochtones.

Il est prévu dans le budget de 2016 que le gouvernement investisse un montant total de 178 millions de dollars sur trois ans afin d’offrir des subventions et des prestations en matière de logement à un nombre additionnel de ménages. Cela comprend du soutien pour la construction de jusqu’à 1 500 nouveaux logements avec services de soutien sur une longue période. Ce financement, qui contribuera à atteindre plus rapidement l’objectif de mettre fin à l’itinérance chronique, comprendra :

  • 45 millions de dollars sur trois ans pour bonifier le financement souple à l’échelle locale pour l’Initiative de prévention de l’itinérance dans les collectivités (IPIC). Chaque tranche de 15 millions de dollars investie dans l’IPIC aide environ 2 600 ménages sans abri à trouver un logement ou empêche environ 14 200 ménages de devenir itinérants;
  • 2,4 millions de dollars en 2016-2017 pour mettre à l’essai une nouvelle allocation-logement transférable afin d’offrir plus d’options aux personnes qui fuient la violence familiale, ce qui viendrait en aide à environ 500 ménages.

Bien que ces investissements et ces mesures soient très importants, la province reconnaît qu’elle ne peut pas, à elle seule, répondre aux besoins de l’Ontario en matière de logement. Le gouvernement se réjouit à l’idée de collaborer avec son partenaire fédéral afin de financer des infrastructures essentielles en matière de logement abordable.

Soutien des populations vulnérables

Les Ontariennes et Ontariens vulnérables ont besoin de soutien pour aider à assurer leur stabilité financière et leur bien-être, et pour participer pleinement à la vie de leur collectivité.

Services aux personnes ayant une déficience intellectuelle

Depuis 2004, le gouvernement maintient son engagement de transformer le système ontarien des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle dans le but de les aider à vivre de façon aussi autonome que possible dans des collectivités inclusives partout en Ontario.

Dans le budget de 2014, le gouvernement s’est engagé à investir 810 millions de dollars sur trois ans dans le secteur des services communautaires et des services aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Cet investissement les aidera à s’intégrer à part entière dans la collectivité et à vivre de façon aussi autonome que possible.

Ce nouvel investissement a déjà permis de faire des progrès considérables. Par exemple, depuis août 2014, le gouvernement a :

  • approuvé un nouveau financement direct à l’intention de plus de 14 000 enfants et adultes par l’entremise du programme Passeport et du Programme de services particuliers à domicile. Cela s’est traduit par l’élimination complète de la liste d’attente de 2014 du Programme de services particuliers à domicile;
  • approuvé de nouveaux soutiens en établissement pour plus de 500 adultes ayant des besoins urgents;
  • approuvé 12 initiatives de logement créatives recommandées par le Groupe de travail sur le logement, ce qui représente un investissement total de 3,5 millions de dollars sur deux ans;
  • approuvé 38 projets au titre du Fonds pour l’emploi des personnes ayant une déficience intellectuelle et la modernisation des services, y compris un nouveau centre d’excellence en services d’emploi afin d’améliorer les services d’emploi et d’établir des réseaux où les collectivités et les employeurs peuvent partager des pratiques exemplaires et des recherches en matière d’emploi;
  • accordé des subventions totalisant plus de 600 000 $ à six projets de recherche d’organismes universitaires et communautaires à partir du Fonds de subventions de recherche pour les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle;
  • lancé le projet de démonstration de facilitation indépendante visant à offrir des services de facilitation indépendante et de planification à 1 100 adultes. On évaluera si ce service peut efficacement améliorer la vie des personnes et soutenir la planification vers l’atteinte d’objectifs à long terme.

En ce qui concerne l’avenir, la province demeure déterminée à répondre à la croissance de la demande de services. De plus, le gouvernement approuvera, en 2016‑2017, des projets découlant d’un deuxième appel de propositions au titre du Fonds pour l’emploi des personnes ayant une déficience intellectuelle et la modernisation des services, et du Groupe de travail sur le logement pour les personnes ayant une déficience intellectuelle.

Stratégie pour les services en matière de besoins particuliers

L’Ontario est déterminé à mettre des ressources et un soutien complet à la disposition des enfants et des jeunes qui ont des besoins particuliers complexes.

Dans cette optique, la province continue d’aller de l’avant avec sa Stratégie pour les services en matière de besoins particuliers pour faire en sorte que les enfants et les jeunes reçoivent des services en temps opportun et de manière efficace, à domicile, à l’école, dans la collectivité et lors de leur transition vers l’âge adulte.

Dans le cadre de sa Stratégie pour les services en matière de besoins particuliers, l’Ontario a fait des progrès sur trois plans importants :

  • Offrir plus rapidement l’aide appropriée aux enfants – Les fournisseurs de services qualifiés disposeront d’un nouvel outil de dépistage des déficiences intellectuelles pour les enfants d’âge préscolaire, ce qui permettra un meilleur dépistage des risques possibles en matière de développement aussi tôt que possible.
  • Coordonner la planification des services – De nouveaux coordonnateurs en planification de services pour les enfants et les jeunes présentant des besoins particuliers multiples ou complexes mettront les familles en contact avec les services et les soutiens appropriés.
  • Harmoniser les soutiens et la prestation des services – Intégrer la prestation de services de réadaptation, comme l’orthophonie, l’ergothérapie et la physiothérapie, pour harmoniser les services et les rendre plus accessibles de la naissance jusqu’à l’âge scolaire.

Pour aller de l’avant, le gouvernement investira 17,8 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour soutenir :

  • une amélioration de la transition vers les services aux personnes présentant des besoins particuliers complexes et la prestation intégrée de services de réadaptation grâce à l’embauche de 68 coordonnateurs en planification de services additionnels;
  • la création de jusqu’à sept autres agences régionales de résolution des services pour passer en revue et attribuer le financement destiné aux enfants présentant des besoins particuliers multiples ou complexes.

Services relatifs à l’autisme

Le gouvernement investit 333 millions de dollars sur cinq ans pour remanier et consolider les services relatifs à l’autisme en Ontario, de sorte qu’un plus grand nombre d’enfants et de jeunes fassent plus tôt l’objet d’interventions cruciales et obtiennent de meilleurs résultats grâce à des services mieux adaptés à leurs besoins. À cette fin, le gouvernement va :

  • instaurer des critères uniformes pour la prise de décisions cliniques afin de cibler plus finement les interventions comportementales intensives (ICI) de manière à les offrir à plus d’enfants et à l’étape de développement approprié;
  • faire en sorte que les enfants plus âgés qui attendent et reçoivent actuellement des ICI passent à un service plus approprié et plus individualisé, selon les résultats de recherches;
  • élargir les services d’analyse comportementale appliquée en accroissant la durée et l’intensité de ces analyses, afin d’offrir à plus d’enfants et de jeunes, à toutes les étapes de leur développement, des services qui répondent davantage à leurs besoins individuels;
  • élargir les services d’intervention précoce en complément du remaniement des ICI et des analyses comportementales appliquées, et veiller à ce que les jeunes enfants reçoivent du soutien aussi tôt que possible.

Ce n’est jamais acceptable : Plan d’action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuels

En mars 2015, l’Ontario a rendu public le rapport Ce n’est jamais acceptable : Plan d’action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuels, dans lequel le gouvernement définit son approche pour lutter contre la violence et le harcèlement sexuels, et pour améliorer le soutien offert aux survivantes. De plus, la province a alors pris l’engagement de travailler avec des partenaires autochtones à l’élaboration d’une stratégie distincte sur la question de la violence envers les femmes autochtones. Cette stratégie a été dévoilée en février 2016.

Le rapport Ce n’est jamais acceptable propose des mesures concrètes pour aider à changer les attitudes, accorder plus de soutien aux survivantes et rendre les lieux de travail et les campus plus sécuritaires et plus réceptifs aux plaintes de violence et de harcèlement sexuels. Parmi les mesures prises jusqu’à présent, mentionnons :

  • le dépôt de mesures législatives relativement à Ce n’est jamais acceptable : Plan d’action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuels afin que la province soit un endroit où personne ne vit sous la menace de violence et de harcèlement sexuels. Pour de plus amples détails, voir la rubrique intitulée Prévention de la violence faite aux femmes autochtones plus loin dans la présente section;
  • l’investissement de plus de 1,1 million de dollars par an au cours des trois prochaines années pour améliorer les services de counseling spécialisés et les services de sensibilisation communautaire offerts aux survivantes d’agression sexuelle et de violence familiale;
  • un effort de sensibilisation de la population au moyen d’une campagne d’information publique comprenant des messages multilingues télévisés et imprimés, et d’une campagne couronnée de succès dans les médias sociaux basée sur #QuiAiderezVous et #JamaisAcceptable.

Assurance-médicaments pour les personnes âgées à faible revenu

Le gouvernement modifie le Programme de médicaments de l’Ontario afin d’élever le seuil de revenu pour les personnes âgées à faible revenu, permettant ainsi à un plus grand nombre de personnes âgées d’être admissibles à une réduction des droits, ce qui leur permet d’obtenir leurs médicaments à un moindre coût. Les quotes-parts et les franchises seront ajustées pour les autres personnes âgées. Les autres modifications apportées aux programmes publics de médicaments de l’Ontario sont décrites dans le présent chapitre ainsi qu’à la section B du chapitre II, Réorganiser le gouvernement et gérer les coûts.

Aide sociale

Les programmes d’aide sociale de la province soutiennent les Ontariennes et Ontariens qui ont besoin d’aide.

Alors que la croissance économique de l’Ontario se poursuit, le gouvernement maintient son engagement de ne laisser personne pour compte. Fournir à la population un filet de sécurité sociale efficace fait partie des efforts du gouvernement pour réduire la pauvreté et assurer l’inclusion de tous dans la communauté et la vie économique.

En 2016, le gouvernement misera sur les investissements déjà effectués dans le domaine de l’aide sociale en :

  • augmentant les taux d’aide sociale de 1,5 % pour les adultes inscrits au programme Ontario au travail ainsi que pour les personnes handicapées qui bénéficient du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH);
  • offrant un complément aux personnes qui touchent le taux d’aide sociale le plus bas – c’est-à-dire les adultes vivant seuls, sans enfants, qui bénéficient du programme Ontario au travail (OT) – ce qui portera leur augmentation mensuelle totale à 25 $, soit 100 $ de plus par mois qu’ils ne recevaient en 2012.

Ces hausses de taux entreront en vigueur en septembre 2016 dans le cas du POSPH et en octobre 2016 dans le cas du programme OT. Les municipalités ne seront pas tenues de partager les coûts de la hausse de taux du programme OT avant janvier 2017.

L’Ontario prendra aussi des mesures pour accroître le revenu des familles monoparentales qui reçoivent à la fois de l’aide sociale et des pensions alimentaires pour enfants. Actuellement, si une famille touche des pensions alimentaires pour enfants, ses prestations d’aide sociale sont réduites d’un montant équivalent. Les familles bénéficiaires de l’aide sociale ne sont donc pas en meilleure position financière lorsqu’elles touchent des pensions alimentaires pour enfants et le père ou la mère devant verser la pension peut se sentir peu motivé à le faire.

Au cours de la prochaine année, le gouvernement apportera des changements aux règles de l’aide sociale afin que les familles bénéficiaires de l’aide sociale qui touchent des pensions alimentaires pour enfants puissent profiter d’une partie plus importante de ce revenu.

L’Ontario continuera de travailler avec les personnes qui vivent la réalité de l’aide sociale et les partenaires de prestation de services afin de moderniser la prestation de l’aide sociale, de mieux intégrer les services et de réduire l’ingérence inutile dans la vie des clients.

À titre d’exemple, mentionnons que la province :

  • fournira une carte de paiement rechargeable aux bénéficiaires du POSPH qui ne sont pas capables d’ouvrir ou de maintenir un compte bancaire, et réduira l’utilisation de papier;
  • misera sur des projets pilotes lancés en 2015-2016 pour offrir plus d’options libre-service aux clients;
  • apportera des améliorations au processus de décisions sur l’admissibilité au POSPH et d’examen médical;
  • éliminera l’exigence selon laquelle les personnes réputées admissibles aux services pour adultes ayant une déficience intellectuelle doivent être assujetties à un processus pour être déclarées admissibles au titre du POSPH.

Dans le budget de 2015, l’Ontario a annoncé la tenue d’une consultation sur la restructuration des taux de l’aide sociale. Il s’est dégagé clairement des discussions qui en ont découlé un consensus sur la nécessité d’élargir le cadre des considérations politiques au-delà de la question des taux d’aide sociale afin d’inclure certains aspects d’un plus vaste système de sécurité du revenu.

Cette année, le gouvernement continuera donc de travailler avec des partenaires pour la prestation de services, des clients et des défenseurs du secteur pour tracer la voie vers une réforme globale qui réduira efficacement la pauvreté, soutiendra les gens dans leurs efforts pour participer à l’économie et offrira des services à la personne de façon logique pour les bénéficiaires. Dans le cadre de ce processus, on se penchera sur toutes les activités du gouvernement et sur l’ensemble du secteur de la sécurité du revenu pour s’assurer que les programmes présents et futurs s’intègrent bien pour aider les Ontariennes et Ontariens. Le gouvernement mobilisera aussi les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour faire en sorte que les mesures envisagées reconnaissent les défis uniques de la vie à l’intérieur et à l’extérieur des réserves, et aident toute la population ontarienne à jouir d’une meilleure vie.

L’évaluation d’un projet pilote portant sur le revenu de base est un domaine de recherche qui influera sur le cours des travaux en vue d’une réforme globale. Le projet pilote mettra à l’épreuve une opinion de plus en plus répandue, au pays comme à l’étranger, selon laquelle un revenu de base pourrait prendre appui sur le succès des politiques sur le salaire minimum et de la bonification des prestations pour enfants en offrant un soutien plus stable et plus prévisible dans le contexte du marché du travail dynamique actuel. Le projet pilote permettrait aussi de savoir si un revenu de base donnerait lieu à une prestation plus efficace du soutien au revenu, renforcerait les liens avec le marché du travail et entraînerait des économies dans d’autres domaines tels que les soins de santé et l’aide en matière de logement. En 2016, le gouvernement collaborera avec les communautés, les chercheurs et d’autres intéressés afin de déterminer le meilleur moyen de concevoir et de mettre en oeuvre un projet pilote portant sur le revenu de base.

Soutien des travailleurs et des familles dans un marché de l’emploi en transformation

Grâce à l’outil de consultation Parlons budget, les Ontariennes et Ontariens ont incité le gouvernement à s’occuper des questions relatives à l’emploi précaire. Dans le présent budget, l’Ontario prend plusieurs mesures pour donner suite à ces préoccupations.

Le marché du travail actuel a connu une augmentation de l’emploi atypique, qui est parfois considéré comme « précaire ». Cela touche notamment les travailleurs temporaires, les travailleurs à temps partiel qui désirent un emploi à temps plein et les travailleurs à faible revenu qui occupent plusieurs emplois. Entre 1997 et 2015, l’emploi atypique a augmenté à un taux moyen de 2,3 % par année, ce qui est près du double du taux de croissance des emplois typiques.

Bien que l’emploi atypique puisse offrir, dans certains cas, une plus grande souplesse, cela peut aussi se traduire par des revenus plus faibles et imprévisibles, ainsi qu’un accès limité aux régimes d’assurance-santé payés par l’employeur, ce qui peut créer des pressions pour les travailleurs et leur famille.

Afin d’aider les gens à maximiser leur potentiel, l’Ontario prend des mesures pour assurer l’équité du marché du travail et protéger les salaires.

Examen portant sur l’évolution des milieux de travail

L’Ontario prend des mesures pour s’assurer que les lois régissant le travail et l’emploi sont conformes aux réalités du marché du travail actuel de manière à offrir plus de sécurité aux travailleurs, tout en offrant aux entreprises le soutien dont elles ont besoin.

En 2015, le gouvernement a entrepris l’Examen portant sur l’évolution des milieux de travail et a nommé deux conseillers spéciaux pour mener des consultations sur les lois ontariennes en matière d’emploi et de travail, y compris la Loi de 1995 sur les relations de travail et la Loi de 2000 sur les normes d’emploi.

Les conseillers spéciaux examinent actuellement les commentaires reçus lors des consultations publiques et les résultats d’études commandées. On prévoit qu’un rapport intérimaire sera rendu public au début de 2016. Le rapport final et les recommandations devraient être rendus publics au cours de l’été 2016.

Stratégie pour l’équité salariale entre les sexes

La Stratégie pour l’équité salariale entre les sexes fait fond sur les progrès réalisés par le gouvernement pour améliorer les possibilités économiques s’offrant aux femmes et pour éliminer les obstacles nuisant à leur pleine participation au marché du travail.

Afin d’appuyer l’élaboration de la stratégie, le gouvernement a mis sur pied le Comité directeur de la Stratégie pour l’équité salariale entre les sexes. Ce comité doit se pencher sur les multiples facteurs qui contribuent à l’écart salarial entre les hommes et les femmes en Ontario. Le comité, dont les membres ont été nommés en avril 2015, achève ses consultations publiques régionales, ses réunions avec les intervenants et son sondage en ligne. On s’attend à ce qu’il présente en mai 2016 des recommandations qui serviront de tremplin pour la mise en oeuvre de la Stratégie pour l’équité salariale entre les sexes. La tenue d’une vaste consultation soutiendra les mesures recommandées aux entreprises, au gouvernement, aux syndicats et à l’ensemble de la population ontarienne pour contrer les effets que l’écart salarial entre les sexes a sur les femmes au travail, dans leur famille et dans leur collectivité.

Hausse des prestations pour enfants et du salaire minimum

Grâce à la Prestation ontarienne pour enfants (POE), l’Ontario soutient les familles à revenu faible ou modéré. Cette prestation, combinée aux autres programmes provinciaux et fédéraux de crédits d’impôt et de prestations, augmente le revenu des familles à revenu faible ou modéré, contribue à réduire la pauvreté chez les enfants et procure un revenu de base plus stable aux personnes dont les revenus sont parfois incertains. La POE, qui soutient environ un million d’enfants dans plus de 500 000 familles, a aidé les bénéficiaires à faire face au récent ralentissement économique. En indexant la POE, le gouvernement veille aussi à ce qu’elle aide à protéger les familles contre les hausses du coût de la vie.

Le gouvernement a aussi aidé les travailleurs et les familles à faible revenu en relevant le salaire minimum de 64 % depuis 2003. Tout récemment, en octobre 2015, il l’a haussé à 11,25 $ l’heure en fonction de l’inflation.

Les bonifications de la POE, les prestations fédérales pour enfants et les hausses du salaire minimum ont fait augmenter de façon significative le revenu total des familles ayant un revenu de travail et qui comptent des enfants.

Comme l’illustre le graphique 1.19, un chef de famille monoparentale ayant deux enfants de 9 et de 10 ans et travaillant à temps plein au salaire minimum avait un revenu total de 36 230 $ à la fin de 2015, ce qui représente une augmentation de 86 % par rapport à 2003. Le revenu total de cette famille était plus élevé que la Mesure de faible revenu (MFR) pour 2015 établie dans le cadre de la Stratégie de réduction de la pauvreté de l’Ontario.

Programme Beaux sourires Ontario

Le programme Beaux sourires Ontario permet à plus d’enfants et de jeunes de 17 ans et moins issus de familles à faible revenu de bénéficier gratuitement de soins dentaires. Il veille aussi à ce que les enfants continuent de recevoir des soins dentaires lorsque leur famille cesse d’être bénéficiaire de l’aide sociale. Le gouvernement a amélioré l’accès aux services dentaires pour enfants en intégrant plusieurs programmes de soins dentaires subventionnés par les fonds publics et en créant un processus de demande à guichet unique.

Autonomisation économique

L’autonomisation économique prend différentes formes selon les personnes. Par exemple, les Ontariennes et Ontariens qui disposent de ressources limitées ont besoin de meilleurs outils pour atteindre la stabilité financière, tandis que les jeunes et les personnes handicapées devraient profiter d’une formation améliorée et d’un meilleur accès à des emplois. Le gouvernement s’est engagé à améliorer les outils et les occasions nécessaires au soutien de l’inclusion économique et sociale de tous les Ontariens et Ontariennes.

Autonomisation financière

L’autonomisation financière peut aider les personnes et les familles à faible revenu à améliorer leur cote de crédit, à épargner davantage et à élaborer des plans de gestion financière à long terme.

Le gouvernement participe déjà à des programmes qui soutiennent ces objectifs importants. Par exemple, la littératie financière fait partie du curriculum de l’Ontario pour les élèves de la 4e à la 12e année afin de leur inculquer les connaissances qui les habiliteront à veiller à leur bien-être financier avec confiance et compétence. De plus, la province finance le programme d’autonomisation financière et de résolution de problèmes, un projet pilote offert par l’entremise de trois organismes communautaires. Ce programme offre du counseling individualisé aux personnes à faible revenu et de l’aide pratique aux personnes en difficulté financière, de manière à les aider à obtenir des services bancaires, à profiter de programmes d’aide comme le Bon d’études canadien qui permet d’épargner pour les études de leurs enfants, à gérer leur endettement et à se sortir d’une crise pour prendre en main leur situation financière.

La province prendra d’autres mesures pour soutenir encore davantage les initiatives d’autonomisation financière.

Le gouvernement investira jusqu’à 1 million de dollars par an sur cinq ans pour s’associer à Prospérité Canada afin d’offrir une gamme d’outils et de services d’autonomisation financière à plus de collectivités de la province. L’initiative sera évaluée afin de déterminer dans quelle mesure les outils et services proposés améliorent la stabilité et l’autonomisation financières des participants.

Grâce à l’outil de consultation Parlons budget, les Ontariennes et Ontariens ont indiqué au gouvernement que les jeunes devraient avoir plus d’occasions de faire leur éducation financière.

Le gouvernement versera aussi jusqu’à 650 000 $ en fonds de contrepartie à l’Ontario Chamber of Commerce afin de soutenir Funny Money, un programme innovateur destiné aux élèves des écoles secondaires qui renforce l’enseignement de la littératie financière dans le cadre du curriculum. Ce programme mise sur l’humour pour renseigner les jeunes sur la gestion de l’argent, le crédit, l’endettement et l’épargne, leur permettant d’acquérir les connaissances nécessaires pour prendre de bonnes décisions financières.

Stratégie d’emploi pour les personnes handicapées

La province a pris certaines mesures pour mieux soutenir les personnes handicapées en les aidant à intégrer le marché du travail et en encourageant et en soutenant les employeurs.

Parmi les mesures prises, mentionnons la création du Conseil de partenariat pour les perspectives d’emploi des personnes handicapées, qui collabore avec les employeurs et les encourage à embaucher des personnes handicapées.

Au cours de l’année à venir, le gouvernement mettra au point une stratégie provinciale d’emploi pour les personnes handicapées qui :

  • établira une vision cohérente propre à l’Ontario comprenant des objectifs, des priorités et des résultats escomptés afin que la population de la province ait accès à un continuum de services d’emploi et de formation;
  • fournira une meilleure expérience client grâce à un accès simplifié aux services d’emploi et de formation, ceux-ci tenant compte des besoins variés et des objectifs d’emploi des clients individuels;
  • encouragera les employeurs, à titre de partenaires actifs, à éliminer les obstacles à l’emploi pour les personnes handicapées et à rendre les lieux de travail plus inclusifs.

Cette stratégie s’appuiera sur les progrès considérables réalisés par la province pour rendre l’Ontario accessible d’ici 2025. Afin de soutenir Le chemin vers 2025 : Plan d’action de l’Ontario pour l’accessibilité et dans le cadre des efforts continus pour qu’il soit plus facile pour les personnes handicapées de travailler et de participer à la vie de leur collectivité, la province proposera des modifications à 11 lois, de manière à éliminer des obstacles à l’accessibilité. Ces modifications, qui modernisent les procédures en matière de services, d’échéanciers et d’exigences relatives aux avis, portent entre autres sur :

  • la Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, afin de permettre une certaine prolongation des délais prévus par la loi pour prendre des mesures d’adaptation à l’intention des personnes handicapées et de permettre aux personnes handicapées de présenter des documents au gouvernement dans des formats accessibles;
  • la Loi de 1990 sur les services d’aides familiales et d’infirmières visiteuses et la Loi sur les véhicules de transport en commun, de manière à remplacer un langage désuet;
  • la Loi sur les hôpitaux publics et la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui, afin d’exiger que les avis soient communiqués par des méthodes plus accessibles.

De plus, les Normes d’accessibilité à l’emploi de l’Ontario requièrent que les entreprises comptant 50 employés ou plus rendent leurs pratiques d’emploi accessibles afin de répondre aux besoins des employés et des candidats handicapés, en date du 1er janvier 2016.

Création de collectivités inclusives

Faire en sorte que tous les Ontariens et Ontariennes aient la possibilité de surmonter les obstacles à l’inclusion sociale et économique contribue à la force des collectivités de l’Ontario.

Fonds pour les initiatives locales de réduction de la pauvreté

Le Fonds pour les initiatives locales de réduction de la pauvreté est un programme d’une valeur de 50 millions de dollars échelonné sur six ans et visant à évaluer les interventions en milieu communautaire dont le but est de prévenir la pauvreté ou d’aider les gens à s’y soustraire. Depuis l’appel de propositions lancé en 2015, l’Ontario soutient 41 projets dans plus de 20 collectivités à l’échelle de la province en vue d’améliorer la vie des gens vivant dans la pauvreté et de recueillir des données probantes sur les programmes qui donnent de bons résultats.

Projets financés par l’entremise du Fonds pour les initiatives locales de réduction de la pauvreté :

  • Ville du Grand Sudbury : la ville du Grand Sudbury créera deux postes de conseiller (un autochtone et un bilingue) dans le cadre de son programme d’hébergement d’urgence Out of the Cold afin d’aider les itinérants participants à se trouver un logement, et elle en évaluera les effets.
  • Tungasuvvingat Inuit : ce centre communautaire d’Ottawa collabore avec des partenaires dans la collectivité afin d’élaborer, de mettre en oeuvre et d’évaluer une stratégie d’emploi pour les Inuits en milieu urbain axée sur la formation et l’expérience au travail pour la population croissante d’Inuits en milieu urbain de l’Ontario, de manière à aider ses clients à trouver un emploi stable et à bâtir un avenir plus sûr.
  • Woodgreen Community Services : cet organisme établi à Toronto évaluera son programme Transition to Success (TTS) qui aide les femmes seules qui ont des enfants ayant déjà connu la pauvreté et l’itinérance à faire la transition vers l’emploi. Ce programme holistique offre des services enveloppants à ces femmes.

Le prochain appel de propositions du Fonds pour les initiatives locales de réduction de la pauvreté sera lancé au printemps 2016. En 2016 et en 2017, un montant total de 10 millions de dollars sera affecté à des projets liés à l’itinérance.

Lutte contre le racisme en Ontario

Le gouvernement, qui reconnaît et apprécie la diversité chez tous les Ontariens et Ontariennes, et dans toutes les communautés de l’Ontario, a pris l’engagement de promouvoir et de favoriser activement l’équité raciale dans le développement, la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques provinciales. À cette fin, la province met en oeuvre un plan pour lutter contre le racisme sous toutes ses formes, notamment le racisme individuel, systémique et culturel, et pour promouvoir l’égalité pour tous les Ontariens et Ontariennes, indépendamment de leur race, leur ethnicité, leurs croyances ou leur culture.

Ce plan comprendra la création d’une nouvelle direction générale qui travaillera avec des partenaires clés comme les entreprises et les organismes communautaires, les établissements d’enseignement et la Commission des droits de la personne de l’Ontario.
Dans le cadre de ce plan, la direction générale va :

  • intensifier la sensibilisation du public au racisme afin de rendre la province plus inclusive;
  • appliquer une optique antiracisme au développement, à la mise en oeuvre et à l’évaluation des politiques, programmes et services gouvernementaux.

L’Ontario a récemment adopté une loi pour reconnaître officiellement le mois de février comme le Mois de l’histoire des Noirs sur une base annuelle. Cette loi honore la contribution importante des Canadiens et des Canadiennes de race noire au développement et à l’amélioration de l’Ontario au cours de sa longue histoire.

Le gouvernement mettra aussi sur pied un programme de formation obligatoire pour sensibiliser tous les employés de la fonction publique de l’Ontario à la culture autochtone et à la lutte contre le racisme.

Soutien social et intégration

L’Ontario favorise l’intégration en éliminant les obstacles et en apportant des changements qui tiennent compte de diverses communautés de la province. Se fondant sur son approche inclusive, le gouvernement envisage de proposer des modifications législatives pour que, dans le cas des cultures traditionnelles où la personne n’est désignée que par un seul nom, on respecte cette pratique pour les événements de l’état civil comme les actes de naissance et les certificats de changement de nom.

L’Ontario s’engage également à offrir des soutiens en matière d’établissement et d’intégration à l’intention des nouveaux arrivants et des réfugiés, tout en veillant à l’équité raciale générale dans les politiques provinciales.

Les efforts de l’Ontario en matière d’intégration comprennent aussi de nouveaux soutiens pour le Muslim Resource Centre for Social Support and Integration (MRCSSI) afin de permettre à l’organisme d’élargir son mandat d’aider ses clients à faire face aux défis affectant la sécurité des familles. Le MRCSSI est un organisme sans but lucratif dont la mission est d’aider les familles et les particuliers à relever les défis découlant des facteurs de stress propres à l’immigration, des différences culturelles, de la pauvreté et de la perte de statut social. Un financement annuel de 200 000 $ permettra au MRCSSI d’offrir plus efficacement ses services et d’élargir son Culturally Integrative Family Safety Response Model. Ces fonds permettront aussi au MRCSSI de collaborer avec d’autres organismes afin d’offrir des interventions individuelles intégrées sur le plan culturel, la coordination de cas, la formation de personnel et le renforcement des capacités dans la communauté.

Soutien de l’établissement de réfugiés en Ontario

En aidant les nouveaux arrivants à bien s’intégrer dans la collectivité et dans un milieu de travail, on favorise la prospérité économique de l’Ontario. Le gouvernement s’engage à fournir des fonds additionnels de 2 millions de dollars en 2016-2017 pour assurer la continuation des vastes efforts de coordination qui soutiennent l’accueil et l’établissement des réfugiés en Ontario. Depuis décembre 2015, l’Ontario a accueilli plus de 8 000 réfugiés syriens. On en attend jusqu’à 2 000 autres d’ici la fin de février.

Cela portera l’engagement total du gouvernement à 12,5 millions de dollars pour l’aide humanitaire internationale, le soutien direct aux réfugiés ainsi que les organismes et groupes privés qui parrainent des réfugiés.

En novembre 2015, le gouvernement a annoncé la nomination d’un directeur général particulier afin d’assurer un soutien harmonisé, coordonné et approprié aux réfugiés qui arrivent en Ontario. Cette mesure a coïncidé avec l’établissement d’un comité ministériel spécial pour soutenir l’engagement provincial d’aider à soutenir l’établissement de milliers de réfugiés syriens. Ce comité est coprésidé par le ministre des Affaires civiques, de l’Immigration et du Commerce international, et le ministre de la Santé et des Soins de longue durée.

Le mandat de ce comité consiste à encadrer et à coordonner une action intergouvernementale pour que la province soit prête à accueillir les réfugiés et à faciliter leur établissement et leur intégration après leur arrivée. Le comité travaillera aussi en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral afin de déterminer la manière dont l’Ontario pourra mieux soutenir le plan national d’établissement des réfugiés. Jusqu’à présent, le comité a fourni aux réfugiés les services de santé et l’aide médicale d’urgence, et a collaboré avec la Croix-Rouge canadienne afin d’assurer que des services sociaux d’urgence supplémentaires sont disponibles en cas de besoin.

Soutien des possibilités pour les Autochtones

Il est essentiel que le gouvernement aille de l’avant sur plusieurs plans afin d’améliorer les possibilités économiques des peuples autochtones de l’Ontario et de soutenir les occasions durables dont ils peuvent jouir.

Stratégie de ressourcement pour le mieux-être des Autochtones

En novembre 2014, le gouvernement a annoncé un investissement de plus de 10 millions de dollars dans la Stratégie de ressourcement pour le mieux-être des Autochtones (SRMA) afin d’aider à réduire la violence familiale et la violence contre les femmes autochtones, et à améliorer la santé, le ressourcement et le bien-être des Autochtones.

Le gouvernement investira chaque année dans la SRMA afin de continuer à soutenir plus de 450 projets en matière de santé et de ressourcement des Autochtones, notamment :

  • le maintien du financement pour Talk4Healing, un service téléphonique pour les femmes autochtones du Nord qui ont un accès limité à des services;
  • l’établissement de nouveaux pavillons de ressourcement où seront offerts des programmes en résidence traitant des effets sous-jacents de l’agression sexuelle, du dysfonctionnement familial ainsi que de la violence physique, mentale et affective;
  • la formation pour les travailleurs de première ligne dans des domaines comme la santé mentale et les dépendances, les pratiques traditionnelles de ressourcement, l’intervention en cas de crise, le counseling des personnes affligées et la violence familiale;
  • du financement pour faire face au coût élevé d’offrir des programmes dans les collectivités éloignées ou accessibles seulement par avion du Nord.

Stratégie en matière de santé mentale et de toxicomanie

L’Ontario fournit 2 millions de dollars à 10 organismes autochtones pour leur permettre de mobiliser leurs communautés et de formuler des recommandations sur les problèmes particuliers de santé mentale et de toxicomanie auxquels font face les peuples autochtones de la province. Un processus de mobilisation des Autochtones, qui a été mis en oeuvre avec des partenaires des Premières Nations, des Métis et des Autochtones en milieu urbain, continuera d’influencer la Stratégie décennale de santé mentale et de lutte contre les dépendances de la province.

Prévention de la violence faite aux femmes autochtones

Suite à la publication du rapport Ce n’est jamais acceptable : Plan d’action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuels, la province s’est engagée à travailler avec des partenaires autochtones pour élaborer une stratégie particulière distincte relativement à la violence faite aux femmes autochtones.

L’Ontario s’est engagé à mettre en oeuvre une stratégie à long terme pour mettre fin à la violence faite aux femmes autochtones en favorisant le bien-être et le soutien familial afin d’atténuer les effets de la violence au sein des familles autochtones. Cette stratégie comprendra un investissement de 100 millions de dollars sur trois ans afin de soutenir certaines initiatives comme :

  • travailler avec des partenaires autochtones afin de concevoir et d’effectuer des interventions appropriées sur le plan culturel qui portent sur les causes sous‑jacentes de la violence, des traumatismes et de la surreprésentation des enfants issus des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits dans les systèmes de bien‑être de l’enfance et de justice pour la jeunesse;
  • soutenir le programme Kizhaay Anishinaabe Niin – I Am a Kind Man, qui favorise la guérison et la prévention de la violence pour les hommes autochtones, y compris les contrevenants;
  • tenir le cinquième Sommet national des femmes autochtones en 2016;
  • mettre au point une nouvelle loi sur les personnes portées disparues et passer en revue les lignes directrices portant sur elles.

Compte tenu du risque accru que les femmes autochtones soient victimes de la traite de personnes, l’Ontario va aussi de l’avant avec l’élaboration d’une stratégie pour mettre fin à la traite de personnes, qui comprend des soutiens ciblés à l’intention des femmes autochtones et non autochtones.

Rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada

L’Ontario a comme priorité de donner suite aux appels à l’action lancés par la Commission de vérité et réconciliation du Canada en juin 2015 en travaillant en partenariat avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis afin de reconnaître et d’enseigner l’histoire et l’héritage des pensionnats, de prendre des mesures pour combler les lacunes dans les résultats obtenus et d’élaborer des services à assises communautaires bien adaptés sur le plan culturel. C’est pourquoi le gouvernement travaille avec des partenaires issus des Premières Nations, des Métis et des Inuits afin de passer en revue le curriculum et de renforcer les exigences quant à l’enseignement de la perspective, de la culture, de l’histoire et de la contribution des peuples autochtones, y compris les traités et l’épisode des pensionnats autochtones. De plus, dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation, la province appuie deux messages d’intérêt public : le premier exposera la vérité au sujet des pensionnats autochtones au Canada et le second fera valoir l’importance d’une meilleure compréhension des traités.

Le gouvernement continuera de collaborer avec ses partenaires autochtones en matière de politiques et de programmes qui donnent suite aux recommandations du rapport. L’Ontario continuera de prendre des mesures, en partenariat avec les collectivités autochtones, afin de veiller à ce que les voix des Autochtones soient entendues au sein du gouvernement, y compris lors de l’élaboration des politiques et de la prise de décisions.

Description du graphique

Graphique 1.19 : Soutien des familles travailleuses

Le diagramme à barres montre l’évolution du revenu total annualisé d’un chef de famille monoparentale ayant deux enfants de 9 et de 10 ans et travaillant à temps plein au salaire minimum entre 2003 et 2015. En 2003, le revenu total annualisé était de 19 468 $. En 2015, le revenu total annualisé pour cette catégorie de famille s’établissait à 36 230 $, soit 86 % de plus qu’en 2003.

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