L'honorable
David C. Onley
Lieutenant-gouverneur de l'Ontario
Plaise à votre Honneur,
Le soussigné a l'honneur de présenter les Comptes publics de la province de l'Ontario pour l'exercice terminé le 31 mars 2011, conformément aux exigences de la Loi sur l'administration financière.
Respectueusement soumis,

L'honorable Dwight Duncan
Ministre des Finances
Toronto, août 2011
Avant-propos
Introduction
Présentation des comptes publics
Rapport annuel
Volumes complémentaires
Énoncé de responsabilité
Aperçu
Analyse des résultats de 2010-2011
La vigueur de l'économie stimule la croissance des revenus
Investissements dans les services, les programmes et l'infrastructure
Incidences sur les emprunts et la situation financière
Indicateurs de la situation financière
Équilibre budgétaire
Efforts déployés pour ralentir la croissance des dépenses
Économies dans le secteur des soins de santé
Responsabilité et transparence accrues
Résultats tangibles
Investissements dans l'éducation et la formation
Soins de santé plus accessibles
Efforts déployés pour un avenir plus vert
Résultats provisoires par rapport aux résultats réels de 2010-2011
Je suis heureux de présenter les Comptes publics de la province de l’Ontario pour l’exercice 2010-2011.
Au cours de cet exercice, l’économie ontarienne a remonté la pente à la suite de la récession mondiale. En raison des risques qui existent à l’échelle mondiale, pour que l’économie de la province reste sur la bonne voie, il faudra nous assurer qu’elle continue à être gérée de façon responsable.
Face aux défis de la récession mondiale, les Ontariennes et Ontariens ont uni leurs efforts pour venir en aide à leurs amis et leurs voisins. Le soutien que nous avons accordé au secteur de l’automobile illustre bien ce fait. Cette décision a permis de protéger des centaines de milliers d’emplois dans la province.
On prévoit que l’économie ontarienne continuera à afficher une croissance modeste. Le gouvernement McGuinty poursuivra donc ses efforts visant à éliminer le déficit tout en protégeant les secteurs de l’éducation et des soins de santé.
Nous sommes conscients du fait qu’il est nécessaire de gérer judicieusement les dépenses. De 2003 jusqu’au début de la récession mondiale, le taux de croissance moyen des dépenses de programmes était inférieur à celui des revenus. Nous avons choisi d’atténuer l’incidence de la récession mondiale sur les familles ontariennes en effectuant des investissements de stimulation à court terme, qui ont aidé à créer des emplois et stimulé la croissance.
Nous avons investi des montants considérables dans l’infrastructure au cours des deux dernières années, l’économie en ayant alors le plus besoin. Cela a permis de créer des emplois à court terme et de préparer la voie pour des emplois et des possibilités à long terme.
Dans les années 1990, la réussite économique de l’Ontario reposait sur la faiblesse du dollar canadien, les bas prix du pétrole et la vigueur de l’économie de notre principal partenaire commercial, les États-Unis. Nous ne pouvons plus compter sur ces trois facteurs. Nous prenons donc des mesures pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent vivre également dans une province prospère.
Le Plan fiscal de l’Ontario pour stimuler la création d’emplois et la croissance est la mesure la plus importante que notre gouvernement pouvait prendre pour stimuler l’investissement des entreprises et la création d’emplois. Depuis le 1er juillet 2010, date d’entrée en vigueur de la taxe de vente harmonisée, près de 92 000 emplois ont été créés, tous étant à temps plein. Notre Plan fournit aux créateurs d’emplois la certitude et le contexte fiscal concurrentiel dont les entreprises ont besoin pour investir. Il s’agit là d’une des raisons pour lesquelles l’économie ontarienne est de nouveau sur la bonne voie. Selon le Financial Times, l’Ontario se classait au deuxième rang, après la Californie, comme destination privilégiée pour les projets d’investissement direct étrangers en Amérique du Nord en 2010. En tenant compte de la population, nous étions les premiers.
Les coûts des soins de santé, qui sont à la hausse, grugent une part importante du budget provincial. L’Ontario est en voie d’atteindre les objectifs fixés dans le budget de 2010, le taux de croissance des dépenses annuelles du ministère de la Santé et des Soins de longue durée n’ayant été que d’un peu plus de 3 % entre 2009-2010 et 2010-2011. La stratégie visant à réformer le système de médicaments de l’Ontario que nous avons mise en oeuvre nous a permis de réaliser des économies; nous avons réinvesti ces montants dans les soins de santé. Grâce à cette stratégie, les médicaments sur ordonnance coûtent moins cher pour les familles ontariennes.
Depuis 2003, le gouvernement McGuinty dispense les services publics de façon plus efficace et efficiente que ne le faisaient les gouvernements précédents. Nous continuons à chercher de nouveaux moyens d’améliorer encore davantage la prestation de ces services. En 2010-2011, plus des trois quarts des ministères ont dépensé moins d’argent que ce qui leur avait été alloué.
Nous n’aurons pas recours à des compressions générales irresponsables qui mettraient en péril la reprise économique et les services dont les Ontariennes et Ontariens ont besoin. Nous nous fonderons plutôt sur les progrès réalisés, sur les réformes annoncées dans le budget de 2011 et sur les conseils de la Commission de réforme des services publics de l’Ontario, présidée par Don Drummond, pour apporter des changements qui permettront de réduire le déficit tout en protégeant les soins de santé et l’éducation.
L’économie étant de nouveau sur la bonne voie, les revenus de l’exercice étaient conformes aux prévisions. Parallèlement, les efforts que nous avons déployés pour limiter nos dépenses et déceler des économies à réaliser ont porté fruit. Notre déficit pour l’exercice 2010-2011 se chiffre à 14,0 milliards de dollars, soit 5,7 milliards de moins que le montant prévu dans le budget de 2010. Ce chiffre est aussi 43 % inférieur au déficit de 24,7 milliards de dollars pour 2009-2010 qui avait été prévu à l’automne 2009, au creux de la récession mondiale. En 2010-2011, le rapport dette nette-PIB (34,9 %) était bien inférieur au pourcentage de 37,2 % prévu pour l’exercice dans le budget de 2010.
Malgré ces progrès, les récents événements qui se sont produits en Europe et aux États-Unis indiquent que des risques planent toujours sur l’économie mondiale. Nous devons continuer à gérer les finances de l’Ontario avec prudence afin de ne pas nuire à la reprise économique de la province.
Par le passé, en se serrant les coudes, les Ontariennes et Ontariens ont bâti une économie vigoureuse et florissante. C’est exactement ce que nous faisons à l’heure actuelle. Nous avons établi un plan visant à équilibrer le budget et dépassons les objectifs que nous nous sommes fixés. Le plan du gouvernement fournit aux entreprises les outils dont elles ont besoin pour continuer à prendre de l’expansion et créer des emplois. Notre plan protège nos écoles et nos hôpitaux, et fait en sorte que l’Ontario soit un endroit où nos enfants et nos petits-enfants seront heureux de vivre et de travailler.

L'honorable Dwight Duncan
Ministre des Finances
Le présent rapport annuel est une composante clé des Comptes publics de la province de l’Ontario et un élément fondamental de la responsabilité financière de la province. Il décrit les résultats, les activités et la situation de l’Ontario sur le plan financier pour l’exercice clos le 31 mars 2011. Il compare les résultats financiers réels de l’exercice 2010-2011 aux données initiales figurant dans le plan budgétaire établi en mars 2010. Le rapport annuel aide à comprendre l’incidence que la conjoncture économique et d’autres facteurs ont sur les finances du gouvernement tout au long de l’année.
Les prévisions et les résultats réels peuvent être comparés facilement puisqu’on s’est servi de la même méthode comptable pour préparer le plan budgétaire et présenter les chiffres réels pour l’exercice. La responsabilité et la transparence à l’égard de la divulgation des renseignements financiers reposent sur cette capacité de comparer les résultats.
La production des Comptes publics de l’Ontario exige un travail d’équipe ainsi que la collaboration d’un grand nombre d’employés de divers ministères et du secteur public de la province. De plus, le Bureau du vérificateur général joue un rôle essentiel dans l’examen des états financiers de la province et la production de rapports à cet égard. J’aimerais remercier toutes les personnes qui ont participé à la préparation des Comptes publics 2010‑2011 pour leur importante contribution.
Nous sommes heureux de recevoir des commentaires sur les Comptes publics. Veuillez nous faire part de vos idées, par courrier électronique, à l’adresse suivante : annualreport@ontario.ca ou, par écrit, au Bureau du contrôleur provincial, Objet : Rapport annuel, ministère des Finances de l’Ontario, deuxième étage, édifice Frost Sud, 7 Queen’s Park Crescent East, Toronto (Ontario) M7A 1Y7.

Murray Lindo, CMA
Sous-ministre adjoint et contrôleur provincial par intérim
Ministère des Finances de l'Ontario
Les Comptes publics de la province de l’Ontario comprennent le présent rapport annuel et trois volumes complémentaires.
Le rapport annuel comprend l’étude et l’analyse des états financiers qui expliquent les résultats, notamment les résultats financiers, et les états financiers consolidés de la province.
Les états financiers consolidés se composent de plusieurs documents et annexes :
Le volume 1 contient les états des ministères et des annexes détaillées sur la dette et d’autres éléments. Les états des ministères, établis selon la méthode de la comptabilité d’exercice, comparent les crédits votés par l’Assemblée législative aux charges réelles. Les charges des organismes gouvernementaux, notamment les sociétés provinciales, les conseils, les commissions, les hôpitaux, les conseils scolaires et les collèges, ne sont pas indiquées. Par contre, les incidences de ces organismes sur les finances du gouvernement figurent dans les états financiers consolidés.
Le volume 2 contient les états financiers des principaux conseils, commissions et sociétés de la province qui font partie du périmètre comptable du gouvernement, ainsi que divers autres états financiers.
Le volume 3 contient le détail des paiements faits par les ministères.
Les états financiers consolidés et l’étude et l’analyse des états financiers sont préparés par le gouvernement de l’Ontario conformément aux mesures législatives et selon les principes comptables recommandés pour les gouvernements par le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP) de l’Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) et, s’il y a lieu, les recommandations du Conseil des normes comptables (CNC) de l’ICCA.
Le gouvernement accepte la responsabilité de l’objectivité et de l’intégrité des états financiers consolidés ainsi que de l’étude et l’analyse des états financiers.
Le gouvernement est également responsable du maintien des systèmes de gestion financière et de contrôle interne pour assurer avec une certitude raisonnable que les opérations consignées dans les états financiers consolidés entrent dans le cadre des pouvoirs établis par la loi, que les éléments d’actif sont dûment protégés et que les renseignements financiers servant à la préparation de ces états financiers consolidés sont fiables.
Les états financiers consolidés ont été vérifiés par le vérificateur général de l’Ontario.
Peter Wallace
Sous-ministre
8 août 2011
Murray Lindo,CMA
Sous-ministre adjoint
et contrôleur provincial par intérim
8 août 2011
| Comparaison des résultats réels de 2010-2011 avec le plan budgétaire de 2010 |
Tableau 1 (en milliards de dollars) |
||
| Budget 2010 | Chiffres réels 2010-2011 |
Variation | |
|---|---|---|---|
| Revenus | 107,1 | 106,7 | (0,4) |
| Charges | |||
| Programmes | 116,1 | 111,2 | (4,9) |
| Intérêt sur la dette | 10,0 | 9,5 | (0,5) |
| Total des charges | 126,1 | 120,7 | (5,4) |
| Réserve | 0,7 | – | (0,7) |
| Déficit annuel | (19,7) | (14,0) | (5,7) |
| Nota : | |||
| Comme les montants budgétés et les variations connexes ont été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. | |||
| Les revenus et les charges de la colonne ayant trait au budget ont augmenté de 0,2 milliard de dollars comparativement aux chiffres initiaux pour tenir compte de la reclassification sans incidence sur le plan financier de trois organismes du gouvernement, qui sont passés d'entreprises publiques à autres organismes du gouvernement. Se reporter à la note 2 et à l'Annexe 8 des états financiers consolidés. | |||
Le déficit de l’Ontario pour l’exercice 2010-2011 a été inférieur de 5,7 milliards de dollars au montant prévu dans le plan financier établi dans le budget de 2010, grâce en grande partie aux dépenses moins élevées que prévu. La croissance économique qui s’est poursuivie tout au long de l’exercice a soutenu les revenus du gouvernement, qui ont été essentiellement conformes au plan budgétaire.
Le gouvernement provincial est bien placé pour continuer à gérer les finances judicieusement. Malgré des perspectives économiques incertaines à l’échelle mondiale, dont la faiblesse de l’économie américaine, les économistes du secteur privé prévoient une croissance soutenue pour l’Ontario. Grâce à cette croissance, le gouvernement est en voie de réduire le déficit attribuable à la récession mondiale qui a débuté en 2008 et de l’éliminer d’ici 2017-2018.
Il projette d’équilibrer le budget en continuant à mettre un frein à la croissance des dépenses. À cette fin, comme cela est décrit dans le budget de 2011, le gouvernement a l’intention de réformer la prestation des services publics de façon à en améliorer l’efficacité et l’efficience. Même s’il restreint la hausse des dépenses, le gouvernement de l’Ontario protégera l’éducation et les soins de santé tout en stimulant l’économie et la création d’emplois.
Depuis 2003, le gouvernement de l’Ontario déploie des efforts pour rehausser et protéger les services sur lesquels compte la population de la province. Les résultats obtenus sont mesurables et significatifs :
La reprise économique est bien ancrée en Ontario, le produit intérieur brut (PIB) et l’emploi étant supérieurs aux niveaux affichés avant la récession. L’accent que le gouvernement continue à mettre sur la gestion financière aidera à la réalisation de son plan visant à rétablir l’équilibre budgétaire.
| Comparaison des résultats réels de 2010-2011 avec le plan budgétaire | Tableau 2 | ||
| (en milliards de dollars) | |||
| Budget 2010-2011 |
Chiffres réels 2010-2011 |
Variation | |
|---|---|---|---|
| Revenus | |||
| Revenus fiscaux | 71,6 | 71,2 | (0,4) |
| Gouvernement du Canada | 23,7 | 23,0 | (0,7) |
| Revenus provenant des entreprises publiques | 4,2 | 4,6 | 0,4 |
| Autres revenus non fiscaux | 7,6 | 7,9 | 0,3 |
| Total des revenus | 107,1 | 106,7 | (0,4) |
| Charges | |||
| Santé | 46,1 | 44,8 | (1,3) |
| Éducation (voir note ci-dessous) | 22,7 | 22,4 | (0,3) |
| Éducation postsecondaire et formation | 8,1 | 7,3 | (0,8) |
| Services sociaux et services à l'enfance (voir note ci-dessous) | 13,1 | 13,0 | (0,1) |
| Justice | 4,4 | 4,3 | (0,1) |
| Autres programmes | 21,7 | 19,4 | (2,3) |
| Total des charges de programmes | 116,1 | 111,2 | (4,9) |
| Intérêt sur la dette | 10,0 | 9,5 | (0,5) |
| Total des charges | 126,1 | 120,7 | (5,4) |
| Réserve | 0,7 | – | (0,7) |
| Déficit annuel | (19,7) | (14,0) | (5,7) |
| Nota : | |||
| Comme les montants budgétés et les variations connexes ont été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. | |||
| Les chiffres pour les charges du plan budgétaire de 2010 ont été redressés pour tenir compte du transfert sans incidence financière de 0,8 milliard de dollars du ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse au ministère de l'Éducation en ce qui a trait à des services et à des programmes qui sont désormais dispensés par ce dernier ministère. | |||
Les revenus se sont chiffrés à 106,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 11 % par rapport à l’exercice précédent, grâce en grande partie au fait que l’économie de l’Ontario a affiché de meilleurs résultats que prévu lors de la reprise qui a fait suite au ralentissement marqué de 2008 et 2009. L’économie étant sur la bonne voie, les revenus étaient essentiellement conformes aux prévisions de 107,1 milliards de dollars établies dans le budget de 2010.

L’économie ontarienne a connu une croissance de 3,0 % en 2010, mesurée par l’augmentation du PIB réel, ce qui est supérieur au taux de 2,7 % prévu par le ministère des Finances dans le budget de 2010. Au cours du dernier trimestre de l’exercice, le PIB réel a augmenté de 0,9 %, ce taux ayant été en moyenne de 0,8 % pour chacun des trois trimestres précédents.
Le taux de croissance du premier trimestre de 2011 a été similaire, soit de 0,8 %. Il s’agit du septième trimestre consécutif de croissance. Au premier trimestre de 2011, le PIB réel de l’Ontario a dépassé le niveau atteint avant la récession. En juillet 2011, l’Ontario comptait 38 800 emplois de plus, ce qui représente une augmentation de 0,6 %, par rapport au niveau affiché avant la récession. Le taux de chômage était de 7,5 %, soit le taux le plus faible depuis décembre 2008.
Les consommateurs et les entreprises ont dépensé davantage en 2010 et au début de 2011, la reprise se solidifiant. En 2010, les dépenses de consommation réelles ont augmenté de 3,0 %. Elles n’avaient pratiquement pas changé en 2009. Les investissements des entreprises dans les installations fixes ont fait un bond de 10,4 %, faisant suite à une diminution de 18,9 % pour l’exercice précédent, et ont augmenté de 2,3 % de plus au premier trimestre de 2011. La hausse des investissements des entreprises a correspondu à la reprise des bénéfices des sociétés et à l’adoption de la taxe de vente harmonisée au milieu de 2010. En outre, le revenu d’emploi s’est accru avec l’augmentation du nombre d’emplois.
Pendant toute la récession, les investissements faits par le gouvernement provincial dans des projets d’infrastructure clés ont aidé à soutenir l’économie, à préserver des emplois et à préparer l’Ontario à une croissance soutenue. Les dépenses en immobilisations engagées par tous les ordres de gouvernement en Ontario se sont accrues de 24,7 % en 2010 par rapport à l’année précédente. Avec la reprise économique, les dépenses résidentielles et des entreprises consacrées au logement et à d’autres immobilisations se sont intensifiées et elles devraient continuer à augmenter au fur et à mesure que les dépenses du secteur public visant à stimuler l’économie prendront fin.
L’intensification de l’activité économique au cours de l’exercice s’est traduite par des augmentations de toutes les principales sources de revenus provinciaux par rapport à l’exercice précédent. Les revenus fiscaux se sont chiffrés à 71,2 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 9,6 % comparativement à l’exercice précédent. Par rapport aux prévisions du budget de 2010, le total des revenus fiscaux était légèrement inférieur, certaines composantes étant moins élevées et d’autres, plus élevées que prévu.
Les perspectives de croissance économique sont toujours soumises à d’importants risques, dont la situation économique aux États-Unis et la crise liée à la dette souveraine en Europe. Au cours des derniers mois, les perspectives de croissance du PIB réel aux É.-U., le principal partenaire commercial de l’Ontario, ont été révisées à la baisse. La dette de consommation, la faiblesse du secteur du logement, un taux de chômage élevé et la situation financière du gouvernement ont nui à l’amélioration sous jacente de la situation économique aux États-Unis.
Les paiements de transfert du gouvernement du Canada, se chiffrant à 23,0 milliards de dollars, ont été de 642 millions de dollars inférieurs aux prévisions. Cela est attribuable à la réduction des paiements de transfert fédéraux pour des projets d’infrastructure, découlant surtout d’échéanciers révisés pour la réalisation des projets. Les paiements de transfert fédéraux ont augmenté en pourcentage des revenus provinciaux globaux en raison notamment d’un important programme de stimulation lié à l’infrastructure mis sur pied de concert avec la province pour faire face au ralentissement économique.
Les revenus nets combinés tirés de l’investissement dans les entreprises publiques ont été de 399 millions de dollars supérieurs à ce qui était prévu, en raison, dans la plupart des cas, de revenus plus élevés et de coûts de fonctionnement plus faibles. Les autres revenus non fiscaux sont supérieurs de 246 millions de dollars. Cela est surtout attribuable à la vente d’une partie des actions de General Motors détenues par la province et à la part reçue par l’Ontario, en 2010-2011, des accords conclus avec certains fabricants de tabac en vue de régler des poursuites civiles relatives à la circulation du tabac de contrebande au début des années 1990.
Les charges totales de programmes ont été inférieures de 4,9 milliards de dollars aux prévisions du budget de 2010. Cette baisse est attribuable aux dépenses moins élevées que prévu pour plus des trois quarts des ministères provinciaux. La réduction des dépenses de nombreux ministères découle notamment de nouveaux échéanciers pour certains projets d’infrastructure, dont des projets visant à stimuler l’économie. Des fonds devant être dépensés en 2010-2011 le seront plutôt en 2011-2012.
Voici certaines des principales différences entre les charges prévues dans le plan budgétaire de 2010 et les résultats réels pour l’exercice :

Le budget de 2010 comportait des fonds de prévoyance pour le fonctionnement et pour les immobilisations totalisant 2,0 milliards de dollars afin de protéger le plan financier contre les variations imprévues des charges. La portion de ces fonds qui n’a pas été utilisée, soit 1,6 milliard de dollars, a servi à réduire davantage le déficit prévu.
L’intérêt sur la dette a été inférieur de 481 millions de dollars aux prévisions par suite, d’une part, des taux d’intérêt plus faibles que prévu et, d’autre part, d’un déficit moins important que prévu lors de la publication du budget de 2010.
En plus de protéger les secteurs de l’éducation et de la santé, ainsi que d’autres services clés, l’Ontario s’est aussi penché sur les défis liés à l’infrastructure de la province. Dans les années 1980 et 1990, l’infrastructure a été négligée, ce qui a mis en péril la compétitivité économique de l’Ontario et la qualité de vie de sa population. Depuis 2003, le gouvernement provincial a investi plus de 60 milliards de dollars dans l’infrastructure en vue de stimuler l’économie ontarienne, de préserver des emplois et d’être en mesure de dispenser d’importants services.
L’Ontario améliore l’efficacité de ses investissements dans l’infrastructure publique en :
| Dépenses liées à l'infrastructure en 2010-2011 | Tableau 3 | ||
| (en milliards de dollars) | |||
| Secteur | Investissements dans les immobilisations1 | Transferts et autres2 |
Total – Chiffres réels 2010-2011 |
|---|---|---|---|
| Transports et transports en commun | 4,0 | 0,4 | 4,4 |
| Santé | 2,9 | 0,2 | 3,1 |
| Éducation, éducation postsecondaire et formation | 2,0 | 0,1 | 2,1 |
| Municipalités et autres3 | 1,8 | 3,8 | 5,6 |
| Totaux | 10,7 | 4,5 | 15,2 |
| 1 Englobant des redressements en fonction de la valeur comptable nette des actifs aliénés pendant l'exercice et des réévaluations. | |||
| 2 Principalement des transferts aux municipalités et aux universités pour les immobilisations, et les dépenses engagées pour la réparation des immobilisations. Les transferts pour les immobilisations et les autres dépenses liées à l'infrastructure sont passés en charges dans l'état consolidé des résultats de la province. | |||
| 3 Englobant les dépenses aux fins de stimulation et le redressement unique de 0,3 milliard de dollars pour la consolidation d'un certain nombre d'organismes. | |||
Suite au ralentissement économique mondial, la province a collaboré avec le gouvernement fédéral, les municipalités et d’autres organismes en vue de l’instauration d’un programme de dépenses de stimulation supplémentaires en 2009. Près de 11 000 projets de stimulation ont été approuvés et pratiquement tous ces projets devraient être terminés d’ici la date où l’initiative prendra fin. Le site Web du ministère de l’Infrastructure (www.moi.gov.on.ca) permet de suivre les progrès réalisés par des projets d’infrastructure financés par le gouvernement provincial qui sont en cours en Ontario, dont les projets de stimulation.
Les dépenses consacrées à l’infrastructure ont été de 1,1 milliard de dollars inférieures aux 16,3 milliards de dollars prévus dans le budget de 2010, en raison surtout de la modification du calendrier de certains projets d’infrastructure, qui a découlé entre autres du report de la date limite pour les dépenses de stimulation, qui est passée du 31 mars 2011 au 31 octobre 2011.
Plus tôt cette année, l’Ontario a rendu public son premier plan décennal pour l’infrastructure. Ce plan, intitulé Construire ensemble, propose des solutions aux défis liés aux tendances prévues à long terme sur le plan économique, démographique et environnemental, dont une économie plus ouverte sur le monde et plus axée sur les services, une population plus importante, vieillissante et plus urbanisée, et les effets du changement climatique.
Au fur et à mesure que le plan sera mis en oeuvre au cours de la prochaine décennie, le gouvernement provincial prévoit continuer à faire d’importants investissements dans l’infrastructure publique en vue de maintenir la compétitivité économique de la province. Les secteurs des transports et des transports en commun, de l’éducation et des soins de santé continueront à être d’importantes priorités. Les investissements faits devraient créer et préserver des emplois, ainsi que continuer à stimuler la croissance économique et à améliorer la qualité de vie de la population de l’Ontario.
La dette de la province a augmenté d’un montant net de 24,5 milliards de dollars en 2010-2011, passant de 212,1 milliards à 236,6 milliards de dollars. Cette augmentation est surtout attribuable au financement du déficit et aux investissements dans l’infrastructure.
L’Ontario a été en mesure de combler près de 59 % de ses besoins d’emprunt sur le marché canadien, par rapport à 49 % en 2009-2010, en ayant recours à une combinaison d’obligations consortiales, d’obligations à taux variable, de billets à moyen terme et d’obligations d’épargne de l’Ontario. Cette augmentation des emprunts sur le marché canadien découle de la forte demande d’actifs en dollars canadiens de la part des investisseurs, de la liquidité des obligations de référence de l’Ontario et de la confiance qu’inspire toujours le crédit de la province de l’Ontario.
Au cours de la dernière année, l’Ontario a été en mesure de prolonger l’échéance de sa dette et de tirer parti des taux d’intérêt plus faibles. La moyenne pondérée de l’échéance de la dette provinciale à long terme contractée en 2010-2011 était de 12,8 ans, comparativement à celle de 2009-2010, qui était de 8,1 ans. La prolongation de l’échéance a permis au gouvernement provincial de tirer parti des taux d’intérêt faibles pour une plus longue période, ce qui réduit les risques de refinancement et aide à atténuer l’incidence de la hausse prévue des taux d’intérêt sur les frais d’intérêt sur la dette de la province.
Le tableau suivant résume la façon dont la province a utilisé ses nouveaux fonds nets en 2010‑2011 :
| Affectation des nouveaux fonds de la province, 2010-2011 | Tableau 4 |
| (en milliards de dollars) | |
| Déficit de fonctionnement et autres activités1 : | 7,9 |
|---|---|
| Investissements nets dans les immobilisations appartenant à la province et à ses organismes dont les résultats sont consolidés, dont les hôpitaux, les conseils scolaires et les collèges (moins les produits de vente de 0,2 milliard de dollars) : |
10,6 |
| Augmentation des espèces et des placements de la province : | 6,2 |
| 24,7 | |
| Moins : Augmentation d'autre financement à long terme2 : | (0,2) |
| Augmentation de la dette | 24,5 |
| 1 Déficit de fonctionnement de la province de 14,0 milliards de dollars moins 6,1 milliards de dollars découlant des variations nettes des éléments d'actif et de passif qui ont procuré des liquidités à des fins de fonctionnement. Voir l'état consolidé des flux de trésorerie. | |
| 2 Y compris une augmentation nette du financement de projets d'immobilisations dans le cadre d'ententes de diversification des modes de financement et de l'approvisionnement. Ces obligations découlent de revendications à l'égard de futures ressources du gouvernement. | |
La dette nette de la province, qui correspond à ses obligations moins ses ressources financières, se chiffrait à 214,5 milliards de dollars au 31 mars 2011. Les ressources financières, y compris les espèces, les investissements à court terme et les autres investissements, ainsi que les débiteurs et les prêts en cours, s’élevaient à 68,4 milliards de dollars. En 2010-2011, le rapport dette nette-PIB (34,9 %) était bien inférieur au pourcentage de 37,2 % prévu pour l’exercice dans le budget de 2011. Le plan financier prévoit une amélioration de ce rapport au fur et à mesure que l’équilibre entre les dépenses et les revenus sera rétabli.

L’Ontario finance aussi des projets d’infrastructure et, de ce fait, augmente graduellement les immobilisations corporelles servant à la prestation des services publics, dont les hôpitaux, les écoles, les routes et les transports en commun. La valeur comptable nette de ces actifs totalisait 69,9 milliards de dollars à la fin de l’exercice 2010-2011, comparativement à 62,6 milliards de dollars un an auparavant.
Le rythme de croissance de la dette ralentit au moment où l’équilibre budgétaire commence à se rétablir en Ontario. Le total de la dette en cours augmentant, les frais d’intérêt suivent la même tendance. Même si ces frais ont été inférieurs à ce qui avait été indiqué dans le plan budgétaire, ils ont totalisé 9,5 milliards de dollars en 2010-2011, soit 761 millions de dollars de plus que l’exercice précédent. Le plan du gouvernement visant à rétablir graduellement l’équilibre budgétaire aidera à maîtriser l’augmentation des frais d’intérêt.
On établit des rapports pour aider les membres du public et les autres utilisateurs des états financiers à évaluer la santé financière de la province. Les niveaux et les tendances de ces indicateurs financiers illustrent l’incidence, sur les finances de la province, de la conjoncture économique mondiale et d’autres événements, ainsi que la manière dont le gouvernement réagit à ces événements.
| Indicateurs de la situation financière | Tableau 5 | ||
| 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | |
|---|---|---|---|
| Intérêt sur la dette par rapport aux revenus | 8,8 % | 9,1 % | 8,9 % |
| Dette nette par rapport aux revenus | 175,0 % | 202,1 % | 201,1 % |
| Intérêt sur la dette par rapport au PIB | 1,5 % | 1,5 % | 1,5 % |
| Dette nette par rapport au PIB | 29,0 % | 33,5 % | 34,9 % |
| Dette nette par habitant | 13 110 $ | 14 813 $ | 16 238 $ |
| Transferts fédéraux par rapport au total des revenus | 17,1 % | 19,4 % | 21,6 % |
| Immobilisations corporelles par habitant | 4 356 $ | 4 792 $ | 5 294 $ |
Des mesures telles que l’intérêt sur la dette par rapport aux revenus et la dette nette par rapport aux revenus illustrent le lien qui existe entre le programme de financement du gouvernement et ses revenus. Le rapport entre les frais d’intérêt et les revenus a été assez stable au cours des trois dernières années, ce qui indique que la part des revenus affectée au service de la dette n’a pas beaucoup changé. Grâce à la reprise économique, le taux d’augmentation de la dette nette par rapport aux revenus a diminué considérablement, indiquant que la croissance des revenus s’aligne davantage sur la croissance de la dette.
Les rapports entre les frais d’intérêt et la dette nette, d’une part, et le PIB, d’autre part, indiquent l’importance des obligations du gouvernement envers des prêteurs comparativement aux ressources économiques de l’Ontario. Le premier de ces indicateurs est stable depuis les trois dernières années. Le rapport entre la dette nette et le PIB a augmenté à un rythme beaucoup plus lent en 2010-2011 qu’au cours de l’exercice précédent, ce qui indique que le PIB augmente. Les efforts qui continuent à être déployés pour rétablir l’équilibre budgétaire devraient ralentir le taux d’augmentation de la dette nette tandis que le PIB continuera à augmenter, le rapport entre la dette nette et le PIB devant atteindre son sommet en 2014‑2015 et commencer à diminuer par la suite.
Le rapport entre les transferts fédéraux et le total des revenus a augmenté pour passer à 21,6 % en 2010-2011. Cela découle d’une hausse de quelque 24 % des transferts fédéraux, qui sont passés de 18,6 milliards de dollars en 2009-2010 à 23,0 milliards de dollars en 2010‑2011. Cette hausse résulte notamment du fait que le gouvernement fédéral s’est uni à l’Ontario, aux autres provinces et aux territoires pour prendre des mesures de stimulation à court terme pendant la récession. Une somme supplémentaire de 3,0 milliards de dollars des fonds fédéraux a été utilisée par la province pour aider la population de l’Ontario à faire la transition à la TVH.
La mesure des immobilisations corporelles par habitant donne une indication du montant que la province investit, au nom de chaque habitant, dans des actifs publics importants comme les hôpitaux, les écoles, les collèges, les routes et les réseaux de transport en commun. La hausse affichée indique que cette infrastructure a été modernisée, rénovée et mise à niveau pendant les dernières années.
Le gouvernement n’a pas cessé d’appuyer les secteurs prioritaires clés, tels que l’éducation, la santé et les transports. Son plan visant à rétablir l’équilibre budgétaire prévoit un taux d’augmentation des investissements permettant de soutenir ces secteurs prioritaires clés pendant la période d’élimination du déficit, comme l’illustre le graphique 4.

Le rétablissement de l’équilibre budgétaire exigera une réduction considérable de la croissance des charges de programmes. À cette fin, le gouvernement de l’Ontario a examiné ses activités et apporté des réformes, en intensifiant ses efforts à partir de l’automne 2009. Voici certaines des mesures qu’il a prises récemment ou qu’il prévoit prendre :
Dans le budget de 2011, le gouvernement a décelé près de 1,5 milliard de dollars d’économies possibles au cours des trois exercices suivants, dont des économies de 200 millions de dollars que les principaux organismes devront réaliser d’ici 2013-2014.
Il a aussi pris d’autres engagements, dont les suivants :
En vue de remettre les finances gouvernementales sur la voie de la viabilité, le gouvernement provincial examine de près les modes traditionnels de prestation des services et envisage de nouvelles possibilités. Désirant obtenir d’autres conseils au sujet de réformes possibles, il a établi la Commission de réforme des services publics de l’Ontario, chargée d’examiner les changements fondamentaux à long terme pouvant être apportés à la façon de fonctionner du gouvernement. Le mandat de la Commission est notamment d’explorer les domaines de prestation des services qui sont au coeur de la mission du gouvernement de l’Ontario, de recenser les services dont la prestation pourrait être assurée avec plus d’efficience par une autre entité et de déterminer la manière d’optimiser l’argent des contribuables lors de la prestation des services publics.
La Commission remettra son rapport au ministre des Finances à temps pour que ses conclusions puissent guider la préparation du budget de 2012. La Commission ne formulera aucune recommandation qui entraînerait une hausse des impôts ou la privatisation dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Pendant que la Commission réalise son mandat, le gouvernement intensifiera ses efforts en vue d’optimiser les ressources qui y sont consacrées. Voici quelques-unes des initiatives mises de l’avant pour réaliser des économies :
On peut obtenir des renseignements sur les efforts liés à la gestion des dépenses internes et sur la Commission sur le site Web du ministère des Finances à www.fin.gov.on.ca.
Dans le budget de 2010, le gouvernement s’est fixé comme objectif de limiter la hausse annuelle des dépenses dans le secteur des soins de santé à 3 % d’ici 2012-2013. Le gouvernement est en voie d’atteindre cet objectif et de maintenir ce taux de croissance jusqu’en 2013-2014, en tenant compte d’investissements de durée limitée. Les efforts déployés ont donné lieu à un certain nombre de réformes visant à optimiser les ressources en soins de santé.
Grâce à un certain nombre d’initiatives, le gouvernement provincial a renforcé sa responsabilité à l’endroit du public et amélioré la transparence du processus de planification et de divulgation de l’utilisation des deniers publics :
Pour que les contribuables et les autres utilisateurs des renseignements financiers soient en mesure d’évaluer la façon dont les deniers publics sont utilisés, il est essentiel que la communication de l’information par le secteur public se fasse de façon responsable et transparente.
Les instances qui définissent les normes comptables des secteurs public et privé, tant à l’échelle nationale qu’internationale, sont en train de revoir leurs normes comptables, y compris la base conceptuelle sur laquelle les normes sont établies. Des changements apportés aux normes auraient une incidence sur la façon dont les organismes publics dont les résultats sont consolidés dans les états financiers de la province comptabilisent et divulguent leurs renseignements financiers et pourraient aussi avoir une incidence sur les résultats financiers de la province.
Pendant cette période de transition, le gouvernement prend des mesures pour fournir les renseignements clairs nécessaires pour que les entités publiques appliquent les normes de façon appropriée et uniforme. Le gouvernement a l’intention de guider certaines entités publiques, comme le prévoit la Loi sur l’administration financière, afin qu’elles choisissent et appliquent des conventions comptables qui sont uniformes à l’échelle des entités publiques, qui répondent le mieux possible aux besoins des utilisateurs en matière d’information et qui correspondent le mieux à la réalité économique des opérations.
Le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à rehausser les services en place et à instaurer de nouveaux services innovateurs afin d’apporter des améliorations mesurables à la vie des personnes qui habitent en Ontario. Depuis huit ans, les investissements du gouvernement améliorent la qualité de vie des Ontariennes et des Ontariens, et aident l’économie et la population de la province à se préparer à une croissance renouvelée et soutenue.
D’importants investissements dans le développement des connaissances et des compétences par l’entremise des systèmes d’éducation des paliers primaire, secondaire et postsecondaire, ainsi que des programmes de formation et d’emploi, stimulent la prospérité actuelle et future. Les résultats affichés illustrent le bien-fondé de ces investissements.
L’Ontario a aussi pris des mesures pour aider les personnes touchées par le ralentissement économique à retourner rapidement sur le marché du travail.
Le gouvernement a mis en place et continue à renforcer un système de santé auquel les Ontariennes et Ontariens peuvent accéder au moment et à l’endroit où ils en ont besoin, soit à la maison, dans leur collectivité ou dans un hôpital. Les résultats affichés indiquent que les efforts déployés portent leurs fruits.
Autre priorité du gouvernement : faire en sorte que l’Ontario ait un nombre adéquat de professionnels de la santé à l’avenir.
L’Ontario continue à diriger la transition vers un système d’énergie plus propre, en misant particulièrement sur la Loi de 2009 sur l’énergie verte et l’économie verte et le Plan énergétique à long terme rendu public en novembre 2010.
La province a publié les résultats provisoires de 2010-2011 dans le budget de 2011, déposé en mars dernier. Le déficit définitif de 14,0 milliards de dollars déclaré pour l’exercice représente une amélioration de 2,7 milliards de dollars par rapport au montant établi dans les estimations provisoires (16,7 milliards de dollars).
| Comparaison des résultats provisoires et réels de 2010-2011 | Tableau 6 | ||
| (en milliards de dollars) | |||
| Chiffres provis. 2010-2011 |
Chiffres réels 2010-2011 |
Variation | |
|---|---|---|---|
| Revenus | |||
| Revenus fiscaux | 71,3 | 71,2 | (0,1) |
| Gouvernement du Canada | 23,0 | 23,0 | – |
| Revenus provenant des entreprises publiques | 4,4 | 4,6 | 0,2 |
| Autres revenus non fiscaux | 7,7 | 7,9 | 0,2 |
| Total des revenus | 106,4 | 106,7 | 0,3 |
| Charges | |||
| Programmes | 113,6 | 111,2 | (2,4) |
| Intérêt sur la dette | 9,5 | 9,5 | – |
| Total des charges | 123,1 | 120,7 | (2,4) |
| Déficit annuel | (16,7) | (14,0) | (2,7) |
| Nota : | |||
| Comme les chiffres provisoires et les variations connexes ont été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués. | |||
| Une réserve de 0,7 milliard de dollars incluse dans le plan financier du budget de 2010 a servi à réduire le déficit. | |||
| Les revenus et les charges de la colonne ayant trait aux chiffres provisoires ont augmenté de 0,2 milliard de dollars comparativement aux chiffres initiaux pour tenir compte de la reclassification sans incidence sur le plan financier de trois organismes du gouvernement, qui sont passés d'entreprises publiques à autres organismes du gouvernement. Se reporter à la note 2 et à l'Annexe 8 des états financiers consolidés. | |||
Les revenus ont été de 0,3 milliard de dollars plus élevés que les chiffres provisoires. Cela découle de renseignements à jour obtenus après l’établissement des résultats provisoires.
Les dépenses de programmes ont été de 2,4 milliards de dollars inférieures aux chiffres provisoires. Cette diminution est attribuable en grande partie aux renseignements supplémentaires au sujet des charges des ministères et des entités consolidées qui ont été obtenus après la fin de l’exercice le 31 mars 2011.