Aperçu
Consultations
Assiette d'évaluation
Questions passées en revue
Catégorie de biens
Définition des propriétés
éloignées
Exemptions
Cycle d'évaluation
Taux d'imposition
Administration
Système d'appel
Dénombrement (recensement)
Conclusion
Rétroaction concernant
les consultations
Contact
Le budget de 2004 engageait le ministère des Finances (MFO) à mener des consultations sur la possibilité de réformer l'impôt foncier provincial (IFP). L'IFP est le régime fiscal utilisé dans le « territoire non érigé en municipalité » existant en dehors des limites municipales dans le Nord de l'Ontario1. L'objet des consultations était de recueillir des observations sur la réforme de l'IFP auprès des personnes qui seraient directement touchées et de débattre de la pertinence de l'adoption d'une démarche uniforme en matière d'imposition foncière partout dans la province.
Le ministère des Finances a tenu onze ateliers un peu partout dans le Nord de l'Ontario, du 30 septembre au 28 octobre 2004, aux dates et dans les villes suivantes :
Le personnel du ministère, qui a assisté à chacune des consultations, y a présenté un exposé sur l'histoire de l'IFP et sur le régime actuel d'IFP. Il a également préparé un Guide de discussion de l'animateur énonçant les points à discuter et les questions qui se posent en matière de politique selon les grands thèmes suivants : l'assiette d'évaluation, le cycle d'évaluation, le taux d'imposition, l'administration, le système d'appel et le dénombrement. Ce document a servi d'ordre du jour structuré pour chacun des ateliers. Les observations des participants sur chaque thème lié à la réforme de l'IFP abordé dans le document sont mentionnées dans le présent rapport.
Au début de chaque séance, les participants ont pu se présenter et faire des remarques d'introduction concernant la réforme de l'IFP.
Tout au long des consultations, les participants étaient d'accord sur le fait que toute réforme du régime d'IFP devait être juste, équitable et simple. Dans l'ensemble, les participants avaient les préoccupations suivantes :
Les participants des municipalités ont fait les observations suivantes :
De leur côté, les participants provenant des territoires non érigés en municipalité ont souligné les points suivants :
Certains participants ont indiqué être prêts à payer plus d'impôts s'ils recevaient davantage de services. Ils se sont inquiétés du fait que le gouvernement ne comprend pas les véritables coûts de la vie dans les territoires non érigés en municipalité; selon eux, si les impôts devaient augmenter, cela devrait se faire de manière échelonnée ou des mesures d'atténuation devraient être prévues, car un grand nombre des résidants de ces territoires ont un revenu fixe. Ils expliquent aussi avoir choisi de vivre dans ces territoires, et ils ne considèrent pas l'annexion comme une solution au problème. Par ailleurs, des préoccupations ont été soulevées concernant le nombre de relevés d'imposition qu'ils reçoivent et la confusion entourant l'objet de chaque relevé.
Tous les biens immeubles en Ontario et dans d'autres territoires de compétence en Amérique du Nord sont évalués selon leur valeur actuelle. Pour les besoins de l'IFP, les biens situés dans les « territoires non érigés en municipalité » du Nord, hors des limites municipales, n'ont pas été évalués depuis les années 1940. Parallèlement, les biens assujettis au paiement provisoire au titre de l'IFP et aux taxes scolaires font l'objet d'une évaluation actualisée, ce qui accroît la confusion et les inégalités. Il existe dans les municipalités sept catégories de biens de base (biens résidentiels, immeubles à logements multiples, biens commerciaux, biens industriels, pipelines, terres agricoles et forêts aménagées), alors qu'une seule catégorie s'applique aux territoires non érigés en municipalité. De plus, les exemptions prévues dans la Loi sur l'impôt foncier provincial (Loi sur l'IFP) diffèrent de celles établies en vertu de la Loi sur l'évaluation foncière (p. ex., celles applicables aux biens-fonds agricoles et aux biens-fonds détenus en fiducie pour le compte d'une bande ou d'un groupe d'Indiens figurent dans la Loi sur l'IFP, mais pas dans la Loi sur l'évaluation foncière).
La plupart des participants étaient d'accord sur la mise en place d'un régime d'EVA. Certains préféraient un forfait semblable à celui en vigueur au Manitoba. Cette province perçoit chaque année un « impôt payable à l'égard des lieux principaux de résidence » de 400 $ pour chacune des propriétés situées sur un territoire non érigé en municipalité.
Les participants ont cependant soulevé plusieurs préoccupations concernant la mise en œuvre de l'EVA pour ces territoires :
Selon certains participants, la SEFM devrait tenir compte lors de ses évaluations de l'usage du bien (c.-à-d. , propriétés riveraines ou saisonnières, terrains de caravaning) et des services reçus. De plus, certains ont indiqué que l'achat de biens par des personnes de l'extérieur de la province avait tendance à faire grimper la valeur foncière et à causer ainsi une hausse des évaluations. Il a été suggéré de plafonner les augmentations de la valeur foncière afin d'aider à garantir l'équité des évaluations. Des préoccupations ont été soulevées concernant la difficulté de réaliser une évaluation des biens éloignés. Certains intervenants ont indiqué que le coût de la vie dans ces régions devrait être pris en compte et qu'une réévaluation pourrait y avoir une incidence néfaste.
Les participants se sont également demandés s'il devait y avoir pour les territoires non érigés en municipalité une seule catégorie de biens ou sept comme dans le reste de la province. Ils estimaient que plusieurs catégories de biens devaient s'appliquer à ces territoires. Certains intervenants ont conseillé que ces catégories soient fondées sur les services reçus et d'autres ont fait savoir que les principes de base concernant l'éloignement et la vie dans des territoires non érigés en municipalité devaient être établis avant de définir les catégories. Certains ont suggéré qu'il y ait une catégorie séparée pour les camps de vacances, les biens éloignés et les établissements commerciaux éloignés
Définition des propriétés éloignées
Les opinions divergeaient quant à la définition possible d'un bien « éloigné ». Certains participants ont indiqué qu'un bien devrait être considéré éloigné s'il n'y avait pas de raccordement au réseau d'eau, pas d'électricité et pas d'accès routier. D'autres ont suggéré que des biens dotés d'un accès routier pourraient être qualifiés d'« éloignés » selon la proximité de la municipalité locale la plus proche, la distance par rapport aux propriétés adjacentes et le nombre de services reçus.
Certains intervenants ont indiqué qu'il fallait faire la distinction entre les biens éloignés et les biens ruraux. D'autres ont fait remarquer que la démarche d'EVA refléterait par sa nature même l'« éloignement » du bien.
Les observations suivantes ont été faites concernant les exemptions :
Certains participants objectaient à l'évaluation de ces biens immobiliers par le ministère des Richesses naturelles (MRN). Les municipalités, en particulier, ont attiré l'attention sur le fait que les terres de la Couronne ne contribuent aucunement à l'assiette d'évaluation municipale. Il a également été demandé que le gouvernement étudie les questions se rapportant à l'imposition des terres de la Couronne cédées à bail.
La SEFM réévalue chaque année les biens situés dans les municipalités. Les questions suivantes ont été soulevées concernant cette pratique.
Certains estimaient qu'une réévaluation annuelle des biens dans les territoires non érigés en municipalité n'était pas faisable en raison de l'éloignement de la région. Ils ont indiqué qu'un cycle d'évaluation de 2 à 5 ans serait plus réaliste.
Les raisons justifiant un cycle plus long sont notamment :
D'autres participants ont suggéré que des évaluations annuelles pourraient mieux refléter les méthodes d'évaluation pondérée (au prorata) appliquées par les conseils d'administration de district des services sociaux (CADSS). Une réévaluation annuelle aiderait à garantir que l'IFP soit mieux harmonisé avec la démarche d'imposition foncière en vigueur dans le reste de la province.
Des suggestions ont été avancées concernant l'exécution des évaluations par la SEFM :
Les municipalités ontariennes peuvent établir les taux d'imposition applicables aux biens-fonds en fonction de leurs besoins budgétaires. Dans les territoires non érigés en municipalité, la Loi sur l'IFP établit le taux d'imposition à 1,5 % de la valeur évaluée du bien. Si le gouvernement décidait de réformer l'impôt foncier, le barème d'imposition devrait être révisé. Les participants ont discuté des circonstances économiques et des facteurs liés à la prestation de services qui devraient être pris en compte au cours de la révision du barème d'imposition pour le territoire non érigé en municipalité.
Les réponses suivantes ont été apportées à cette question :
Il est possible que les résidants des territoires non érigés en municipalité reçoivent quatre relevés d'imposition séparés : l'IFP, le paiement provisoire au titre de l'IFP et les taxes scolaires, les régies locales des services publics (RLSP) et les régies des routes locales (RRL), ainsi que l'élimination des déchets (MRN). Les participants se sont demandés s'il était possible de réaliser des gains en efficience du point de vue de l'administration de la facturation dans les territoires non érigés en municipalité.
Parmi les autres points de discussion, mentionnons :
Même si plusieurs participants ont souligné l'importance du passage à un système provincial de facturation et de perception de l'impôt, de nombreux intervenants (les RRL en particulier) ont indiqué qu'ils préféraient continuer d'établir le budget et de percevoir l'impôt à l'échelon local, car ils pouvaient ainsi veiller à ce que l'argent demeure dans la collectivité et jouir d'une plus grande flexibilité du point de vue de la facturation. Comme les RLSP, la plupart des RRL voulaient avoir le choix de s'intégrer au système provincial de facturation et de perception. Des inquiétudes ont été soulevées concernant la possibilité que les sommes perçues directement par la province ne soient pas réaffectées dans le Nord.
Les participants ont fait les observations suivantes :
Le système d'appel actuel, qui est rarement utilisé, permet d'interjeter appel concernant les plaintes restées sans solution devant un juge dont les audiences triennales (c.-à-d. qui se tiennent tous les trois ans) suivent une rotation géographique. Les participants ont discuté du système d'appel qu'il faudrait instaurer si le gouvernement décidait de réformer l'IFP.
Les observations suivantes ont été faites concernant
le système d'appel :
Peu de renseignements sont recueillis auprès des résidants du territoire non érigé en municipalité, ce qui pourrait compliquer les évaluations. Les participants ont discuté des contraintes liées à l'information limitée présentement recueillie et des renseignements supplémentaires que l'on devrait obtenir, le cas échéant.
Les réponses suivantes ont été avancées concernant la question du dénombrement :
La plupart des participants étaient d'accord sur le fait qu'un dénombrement améliorerait la reddition des comptes. Les participants des territoires non érigés en municipalité et ceux des municipalités ont convenu que les naissances, les décès, les locataires, les propriétaires, les noms, la citoyenneté et d'autres données du même genre devraient faire partie des données du dénombrement afin de garantir l'exactitude.
Pendant toutes les consultations, les participants ont souligné le besoin d'une démarche simple et équitable pour la réforme de l'IFP. Ils ont exprimé leur accord à l'égard des points suivants :
D'autres préoccupations ont été soulevées :
Certains intervenants aimeraient participer à des réunions de suivi au printemps, et voir la création d'un comité auquel participeraient des représentants du ministère des Finances et des résidants des territoires non érigés en municipalité. La réforme de l'IFP jouit d'un appui considérable et, tout en reconnaissant la complexité de ce dossier, les participants ont enjoint la province de faire tout son possible pour aller de l'avant.
La discussion ouverte du ministère concernant la réforme de l'IFP a été bien accueillie et les participants étaient reconnaissants au personnel du ministère de s'être déplacé dans le Nord. Ils se sont déclarés satisfaits de la pertinence des discussions et de la qualité de la facilitation. Les participants ont indiqué que les ateliers leur avaient permis de mieux comprendre les complexités du régime actuel.
Veuillez adresser vos questions ou vos commentaires au bureau
suivant :
Examen de l'impôt foncier provincial
Direction des initiatives provinciales-municipales, ministère
des Finances
777, rue Bay, 10e étage
Toronto ON M5G 2C8
Télécopie : (416) 314-3853
1 Tous les territoires non érigés
en municipalité sont situés dans le Nord de la province.
2 Les taux spéciaux par
zone s'appliquent aux contribuables bénéficiant
de services qui ne sont pas offerts à tous les contribuables
de la collectivité. Dans ce scénario, on applique
à chaque contribuable, à des fins générales,
un même taux d'imposition, auquel s'ajoute un
taux d'imposition supplémentaire, aussi appelé
taux spécial par zone, applicable aux contribuables résidant
dans une zone de service spéciale afin de couvrir le coût
de ces services additionnels qu'ils sont les seuls à
recevoir.
3 Le paiement provisoire au
titre de l'IFP a été mis en place là
où l'ancien taux réel d'impôt scolaire
applicable dans un conseil scolaire était supérieur
au taux uniforme de taxe scolaire en vigueur en 1998 (0,46 %) de
façon à ce que ces conseils puissent percevoir le
même montant de revenus bruts. Le paiement provisoire au titre
de l'IFP est facturé et perçu par les conseils
scolaires qui perçoivent les impôts dans les territoires
non érigés en municipalité et est ensuite versé
au ministère des Finances.