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: Projections démographiques pour l'Ontario 2008 - 2036

Projections démographiques pour l'Ontario
2008 - 2036

L'Ontario et ses 49 divisions de recensement

Automne 2009
Fondées sur le recensement de 2006

Prière d'adresser toute demande de renseignements concernant les Projections démographiques pour l'Ontario,2008-2036, au :
Centre d'information du ministère des Finances
Demandes en français et en anglais, sans frais : 1 800 337-7222
Téléimprimeur (ATS) : 1 800 263-7776

On peut prendre connaissance du présent document en consultant notre site Web, à l'adresse suivante :
www.fin.gov.on.ca

This report is available in English under the title Ontario Population Projections, 2008-2036
on the Ontario Ministry of Finance website at:
www.fin.gov.on.ca

On peut aussi se procurer des exemplaires gratuits du présent document à :
ServiceOntario Publications
777, rue Bay, Niveau du marché
Toronto (Ontario) M5G 2C8
Téléphone : 416 326-5300
Sans frais : 1 800 668-9938
Téléimprimeur (ATS) sans frais : 1 800 268-7095
Site Web : www.serviceontario.ca/publications

© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2009
ISBN 978-1-4435-0861-2 (Imprimé)
ISBN 978-1-4435-0863-6 (PDF)
ISBN 978-1-4435-0862-9 (HTML)

Table des matières

Carte des divisions de recensement de l'Ontario

I. Introduction

II. Points saillants

III. Résultats des projections

Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte
Les composantes de la croissance démographique en Ontario
Structure par âge
Composantes régionales de la croissance démographique
Croissance démographique régionale
Structure par âge régionale

IV. Méthodologie et hypothèses

Méthodologie
Population de base
Fécondité
Mortalité
Immigration
Émigration
Résidents non permanents
Migration interprovinciale
Migration intraprovinciale

Glossaire

Liste des tableaux statistiques

Carte des divisions de recensement de l'Ontario

 

Care des divisions recensement de l'Ontario

I. Introduction

Le présent rapport renferme les projections démographiques pour l'Ontario et chacune de ses 49 divisions de recensement, selon l'âge et le sexe, à partir de l'année de base 2008 jusqu'en 2036. Ces projections ont été préparées par le ministère des Finances de l'Ontario et sont fondées sur le recensement de 2006.

En mai 2009, Statistique Canada a publié des estimations démographiques pour les divisions de recensement fondées sur le recensement de 2006. Le ministère des Finances a entrepris un vaste examen des hypothèses démographiques et de la méthodologie utilisées pour élaborer les projections à la suite de cette publication. De nouvelles projections à long terme ont été produites avec comme données de base les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2008 de Statistique Canada. Des commentaires sur une version provisoire des projections ont été sollicités des municipalités de palier supérieur, des ministères de l'Ontario et de démographes du milieu universitaire dans le cadre d'une vaste consultation.

Ces projections démographiques ne représentent pas les objectifs des politiques du gouvernement de l'Ontario ni les résultats démographiques désirés. Elles n'intègrent pas non plus d'hypothèses explicites relativement à l'économie ou à la planification. Les projections sont élaborées en appliquant une méthodologie démographique standard où les hypothèses de croissance démographique découlent des tendances récentes dans tous les courants migratoires et de l'évolution continuelle des taux de fécondité et de mortalité à long terme dans chaque division de recensement. Les projections concernant les divisions de recensement sont cumulées afin d'obtenir le total pour l'Ontario.

Les nouvelles projections comportent trois scénarios pour l'Ontario. Le scénario moyen ou de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision raisonnable en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. Les projections pour chacune des 49 divisions de recensement sont élaborées pour le scénario de référence seulement.

Les nouvelles projections seront mises à jour chaque année de manière à ce que les planificateurs et les chercheurs disposent de perspectives démographiques fondées sur les tendances et données historiques les plus actuelles.

Le rapport comprend une série de tableaux statistiques détaillés. Les principaux termes démographiques sont définis dans le glossaire.

II. Points saillants

Voici les points saillants des nouvelles projections de 2008 à 2036 pour le scénario de référence :

  • Les projections prévoient pour la population de l'Ontario une croissance saine de 37,8 %, soit une hausse de presque 4,9 millions, au cours des 28 prochaines années, passant d'un chiffre estimé de 12,9 millions au 1er juillet 2008 à 17,8 millions d'ici le 1er juillet 2036.
  • Selon les projections, le taux annuel de croissance de la population de l'Ontario augmentera progressivement à court terme, passant de 1,0 % en 2008-2009 à 1,2 % d'ici 2012‑2013.
    Au cours de la deuxième moitié de la période de projection, la croissance démographique ralentira progressivement pour atteindre d'ici 2036 le taux annuel modéré de 1,0 %.
  • Selon les projections, la migration nette représentera 68 % de toute la croissance démographique de la province de 2008 à 2036, avec les 32 % restants attribuables à l'accroissement naturel. Au cours des dix dernières années de la période de projection, la contribution de l'accroissement naturel diminuera à mesure que les membres de la génération du baby‑boom intégreront la catégorie des personnes âgées et que le nombre de décès augmentera plus rapidement.
  • Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera plus que doubler, passant de 1,7 million de personnes ou 13,5 % de la population totale en 2008 à 4,1 millions ou 23,2 % d'ici 2036. La croissance de la part et du nombre des personnes âgées s'accélèrera au cours de la période 2011-2031 lorsque les membres de la génération du baby‑boom commenceront à atteindre l'âge de 65 ans. Après 2031, la croissance du nombre de personnes âgées ralentira considérablement.
  • Au cours de la première décennie de la période de projection, le nombre d'enfants âgés de
    0 à 14 ans sera relativement stable, aux alentours de 2,3 millions, avant de s'accroître pour atteindre presque 2,9 millions d'ici 2036. Selon les projections, la part des enfants au sein de la population totale baissera de 17,2 % en 2008 à 16,2 % en 2015, et augmentera légèrement de 2015 à 2027 pour atteindre 16,6 % à mesure que les membres de la génération de l'écho du baby-boom (les enfants des baby-boomers) auront eux‑mêmes des enfants. Après cela, cette proportion diminuera de nouveau pour atteindre 16,1 % d'ici 2036.
  • Selon les projections, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera de manière limitée pour passer de 9,0 millions en 2008 à 10,8 millions d'ici 2036. La part de population de ce groupe d'âge au sein de la population totale diminuera, passant de 69,4 % en 2008 à 60,7 % d'ici 2036. À mesure que les membres de la génération du baby‑boom atteindront 65 ans, la croissance de la population âgée de 15 à 64 ans ralentira jusqu'en 2025-2026, puis s'accélèrera au cours du reste de la période de projection.
  • Selon les projections, la région du grand Toronto (RGT) sera la région de la province à connaître la plus forte croissance, avec une population qui augmentera de 3,1 millions (51,7 %) d'ici 2036. La part de la RGT au sein de la population provinciale totale augmentera pour passer de 46,5 % en 2008 à 51,2 % en 2036.
  • Les autres régions de la province connaîtront une croissance plus lente que celle de la RGT. Selon les projections, la région du Nord‑Ouest enregistrera une faible décroissance. Le Centre de l'Ontario conservera la même part de la population ontarienne, tandis que les régions de l'Est, du Sud-Ouest et du Nord verront leur proportion respective diminuer progressivement.

III. Résultats des projections

Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Les projections du ministère des Finances établissent trois scénarios de croissance plausibles pour la population de l'Ontario jusqu'en 2036. Le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. La population est projetée pour chacune des 49 divisions de recensement, mais pour le scénario de référence seulement. Les diagrammes et les tableaux inclus au présent rapport illustrent le scénario de référence, à moins d'une indication contraire.

Ces trois scénarios prévoient que la population de l'Ontario connaîtra une croissance saine de 2008 à 2036. Selon le scénario de référence, la population devrait augmenter de 37,8 %, soit presque
4,9 millions, au cours des 28 prochaines années, passant de 12,9 millions au 1er juillet 2008 à 17,8 millions d'ici le 1er juillet 2036.

Le scénario de croissance faible prévoit une augmentation de la population de 19,3 % (2,5 millions) pour atteindre 15,4 millions d'habitants d'ici 2036. Le scénario de croissance forte prévoit une hausse de 56,9 % (7,4 millions), avec 20,3 millions de personnes d'ici la fin de la période de projection.

Graphique linéaire : Diagramme 1 Population de l'Ontario, de 1971 à 2036

Selon les projections du scénario de référence, le taux annuel de croissance de la population ontarienne augmentera progressivement à court terme, passant de 1,0 % en 2008-2009 à 1,2 % d'ici 2012-2013. Au cours de la deuxième moitié de la période de projection, la croissance démographique diminuera progressivement pour se limiter à 1,0 % par an à la fin de cette période.

Selon les projections du scénario de croissance faible, le taux annuel de croissance démographique demeurera relativement stable à près de 0,7 % au cours de la première moitié de la période de projection, puis diminuera progressivement pour passer en dessous de 0,4 % d'ici 2035-2036. Selon les projections du scénario de croissance forte, le taux annuel de croissance démographique augmentera de 1,3 % en 2008-2009 à 1,7 % en 2022-2023, puis diminuera légèrement par la suite pour baisser jusqu'à 1,6 % d'ici la fin de la période de projection.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 2 Taux annuel de croissance démographique en Ontario, de 1971 à 2036

Les composantes de la croissance démographique en Ontario

Chaque année, la contribution de l'accroissement naturel et celle de la migration nette à la croissance démographique varient. Les tendances touchant l'accroissement naturel évoluent lentement, alors que la migration nette peut‑être plus variable, en raison essentiellement des fluctuations de la migration interprovinciale et des variations de l'immigration. Par exemple, au cours des dix dernières années, la part de la croissance démographique découlant de la migration nette a atteint un sommet de 78 % en 2000-2001 et un creux de 61 % en 2006-2007.

Les niveaux de migration nette en Ontario ont été plus faibles qu'à l'habitude au cours des dernières années, s'établissant à moins de 100 000 par an, en raison principalement des pertes de migration interprovinciale nette vers le reste du Canada. L'accroissement naturel a lui aussi été globalement plus faible, du fait que les membres de la génération du baby-boom sont quasiment parvenus au terme de leurs années reproductives et que les cohortes de femmes ayant l'âge où elles sont les plus susceptibles de procréer sont maintenant de taille plus réduite. Les nombres de naissances et de décès ont augmenté lentement et au même rythme. De ce fait, l'accroissement naturel a été assez stable, aux alentours de 50 000 par an au cours des dix dernières années.

À court terme, selon les projections, la migration nette augmentera tandis que les pertes de migration interprovinciale diminueront progressivement et que l'immigration en Ontario se rétablira plus près des taux historiques moyens. Le gain migratoire net de l'Ontario augmentera pour passer de 85 000 à 107 000 au cours des cinq premières années de la période de projection. Pendant le reste de la période de projection, les taux de migration nets demeureront stables. En conséquence, les niveaux de migration nette augmenteront au même rythme que la croissance démographique globale pour atteindre 140 000 d'ici 2035-2036.

graphique linéaire : Diagramme 3 Contribution de l'accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l'Ontario, de 1971 à 2036

Au cours de la période de projection, les niveaux futurs d'accroissement naturel subiront l'influence de deux grands facteurs. Le premier sera le passage de la génération de l'écho du baby-boom
(les enfants des membres de la génération du baby-boom) par les années les plus fécondes, qui se traduira par une augmentation du nombre de naissances à la fin des années 2010 et au début des années 2020. Selon les projections, les naissances augmenteront de 138 000 en 2008-2009 à plus de 175 000 d'ici la fin des années 2020 et se stabiliseront à ce niveau jusqu'à la fin de la période de projection.

Le deuxième grand facteur qui influencera l'évolution de l'accroissement naturel en Ontario sera l'arrivée de grandes cohortes de membres de la génération du baby-boom dans le groupe des personnes âgées. D'ici 2031, tous les membres de la génération du baby-boom auront 65 ans ou plus, et le nombre de décès commencera à augmenter plus rapidement. Selon les projections, au cours des vingt premières années de la période de projection (de 2008 à 2028), le nombre de décès annuel en Ontario augmentera et passera de 89 000 à 116 000. Pendant les huit années suivantes, jusqu'en 2036, le nombre de décès annuel augmentera plus rapidement pour atteindre 137 000.

Globalement, selon les projections, l'accroissement naturel augmentera pour passer de 49 000 en 2008-2009 à un sommet de 66 000 en 2021-2022, suivi d'une baisse progressive jusqu'à moins de 41 000 d'ici 2035-2036. La part de la croissance démographique attribuable à l'accroissement naturel baissera de 37 à 33 % au cours des cinq premières années de la période de projection à mesure que la migration nette reprendra son essor. Au cours des douze années suivantes, l'accroissement naturel représentera un peu plus du tiers de la croissance démographique, et la migration nette moins des deux tiers. Au cours de la décennie menant à 2036, la part de la croissance liée à l'accroissement naturel diminuera rapidement, parallèlement à la hausse du nombre de décès, pour atteindre moins de 23 % d'ici 2036.

Structure par âge

D'ici 2036, chaque groupe d'âge comptera en Ontario plus de personnes qu'en 2008, et le vieillissement de la population ontarienne s'accélérera. Les membres de la génération du baby‑boom auront grossi le nombre de personnes âgées; les enfants des membres de la génération de l'écho du baby-boom auront atteint l'âge scolaire et les cohortes de la génération de l'écho du baby-boom, auxquelles s'ajoutera une nouvelle génération d'immigrants, auront fait augmenter la population âgée de 15 à 64 ans.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 4 Pyramide des âges de la population de l'Ontario, 2008 et 2036

Selon les projections, l'âge médian de la population ontarienne passera de 39 ans en 2008 à 43 ans en 2036. Pendant la période de projection, l'âge médian des femmes augmentera de 40 à 44 ans et celui des hommes de 38 à 42 ans.

Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera plus que doubler, passant de 1,7 million de personnes ou 13,5 % de la population totale en 2008 à 4,1 millions ou 23,2 % en 2036. À partir de 2017, les personnes âgées seront pour la première fois plus nombreuses que les enfants âgés de 0 à 14 ans.

Selon les projections, au début des années 2030, lorsque tous les membres de la génération du baby‑boom auront atteint l'âge de 65 ans, l'accroissement du nombre et de la part des personnes âgées ralentira sensiblement. Le taux de croissance annuel du groupe des personnes âgées diminuera et passera d'une moyenne de 3,5 % entre 2011 et 2031 à 1,8 % d'ici la fin de la période de projection. Toutefois, ce groupe d'âge continuera de croître plus rapidement que les groupes de 0 à 14 ans et 15 à 64 ans.

Parmi les personnes âgées, ce sont les groupes les plus âgés qui connaîtront la croissance la plus rapide. Selon les projections, le nombre de personnes de 75 ans et plus passera de 830 000 en 2008 à presque 2,2 millions d'ici 2036. Le groupe des plus de 90 ans sera multiplié plus de trois fois, passant de 70 000 à 245 000 personnes.

La proportion des femmes parmi les personnes les plus âgées demeurera supérieure à celle des hommes, tout en diminuant légèrement du fait que l'espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. En 2008, il y avait 50 % plus de femmes que d'hommes dans le groupe des 75 ans et plus. D'ici 2036, dans ce groupe d'âge, la proportion des femmes sera de moins de 20 % supérieure à celle des hommes.

graphique linéaire : Diagramme 5 Évolution de la proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 and et plus, de 1971 à 2036

Au cours de la première décennie de la période de projection, le nombre d'enfants âgés de 0 à 14 ans demeurera relativement stable, aux alentours de 2,3 millions, avant d'augmenter pour atteindre presque 2,9 millions d'ici 2036. Ainsi, la part de la population qu'ils représentent baissera de 17,2 % en 2008 à 16,2 % en 2015. De 2015 à 2027, cette part augmentera légèrement jusqu'à 16,6 % à mesure que les membres de la génération de l'écho du baby-boom auront des enfants.

Après 2027, selon les projections, la part des enfants diminuera pour atteindre 16,1 % d'ici 2036. Dans les années 2030, le nombre d'enfants augmentera, mais bien moins vite que les autres groupes d'âge, du fait que les cohortes de femmes dans la vingtaine et la trentaine seront de taille plus réduite.

Selon les projections, la population ontarienne âgée de 15 à 64 ans connaîtra une hausse limitée et passera de 9,0 millions en 2008 à 10,8 millions d'ici 2036, soit une augmentation plus lente que celles des groupes de 0 à 14 ans et de 65 ans et plus. Ainsi, la part du groupe d'âge de 15 à 64 ans par rapport à l'ensemble de la population baissera, passant d'un sommet de 69,4 % en 2008 à 60,7 % d'ici 2036.

Selon les projections, le taux de croissance de la population âgée de 15 à 64 ans continuera de diminuer pendant les deux premières décennies de la période de projection. Le taux de croissance annuel de ce groupe d'âge passera de 1,1 % au début de la période de projection à seulement 0,4 % d'ici le milieu des années 2020. À partir de la fin des années 2020, les enfants des membres de la génération de l'écho du baby-boom commenceront à atteindre l'âge de 15 ans, et le rythme de croissance annuelle de la population âgée de 15 à 64 ans augmentera de nouveau pour atteindre 0,9 % d'ici 2035-2036.

graphique linéaire : Diagramme 6 Rythme de croissance des groupes d'âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans plus en Ontario, de 1971 à 2036

Au sein de la population âgée de 15 à 64 ans, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans demeurera relativement stable, aux alentours de 1 750 000, jusqu'à la fin des années 2020, et recommencera ensuite à croître dans les années 2030 pour atteindre plus de 2 millions d'ici 2036. La part des jeunes dans l'ensemble de la population diminuera progressivement de 14 % en 2008 à 11 % en 2036.

Toujours selon les projections, le nombre de personnes âgées de 25 à 44 ans augmentera tout au long de la période de projection et passera de 3,7 millions en 2008 à presque 4,5 millions d'ici 2036, tandis que leur part de la population baissera de 29 à 25 %. Le nombre de personnes âgées de 45 à 64 ans continuera de croître à court terme et passera de 3,5 millions en 2008 à environ 4 millions d'ici le milieu des années 2010 et se maintiendra à ce niveau jusqu'à la fin des années 2020. Le groupe des personnes âgées de 45 à 64 ans reprendra sa croissance au cours des années 2030 pour atteindre plus de 4,3 millions d'ici 2036. La part de ce groupe dans l'ensemble de la population diminuera progressivement, passant d'un sommet de 28 % au début des années 2010 à 24 % d'ici 2036.

Composantes régionales de la croissance démographique

Les principaux facteurs de la croissance démographique régionale en Ontario sont la structure par âge actuelle, l'accroissement naturel et les mouvements migratoires d'entrée et de sortie de chaque région. Les tendances démographiques varient considérablement parmi les 49 divisions de recensement qui forment les six régions géographiques de l'Ontario.

La structure par âge régionale actuelle influe directement sur les naissances et les décès projetés.
Une région ayant une part plus élevée de sa population formée de personnes âgées enregistrera vraisemblablement un plus grand nombre de décès à l'avenir qu'une région de taille comparable où la population est plus jeune. De même, une région ayant une grande part de jeunes adultes dans sa population devrait connaître un plus grand nombre de naissances qu'une région de taille comparable ayant une structure par âge formée de personnes plus âgées. En outre, étant donné que les taux de migration varient selon l'âge, la structure par âge d'une région ou d'une division de recensement aura une incidence sur la migration de sa population.

Le vieillissement général de la population se traduira par un nombre croissant de divisions de recensement qui enregistreront un accroissement naturel négatif au cours de la période de projection. L'accroissement naturel a été négatif dans 25 des 49 divisions de recensement de l'Ontario au cours des cinq dernières années. Selon les projections, cette tendance s'accentuera progressivement et 32 divisions de recensement enregistreront un accroissement naturel négatif d'ici 2035-2036. D'un point de vue régional, seule la région du grand Toronto (RGT) continuera de connaître un accroissement naturel positif significatif à la fin de la période de projection.

Cette diminution ou tendance négative de l'accroissement naturel signifie que dans un grand nombre de divisions de recensement de l'Ontario où l'accroissement naturel était habituellement le principal, voire le seul facteur de croissance démographique, la croissance démographique a déjà ralenti, une tendance qui se poursuivra vraisemblablement à mesure que la population vieillira.

Carte : Diagramme 7 Évolution de l'accroissement naturel par division de recensement, de 2008 à 2036

La migration est le plus important facteur de croissance démographique pour l'Ontario dans son ensemble et pour la plupart des régions. Selon les projections, les gains migratoires nets, qu'ils soient de sources internationales, d'autres parties du Canada ou d'autres régions de l'Ontario, constitueront la principale source de croissance démographique dans presque toutes les divisions de recensement.

Selon les projections, les grandes régions urbaines, en particulier la RGT, qui accueillent la plupart des migrants internationaux en Ontario, connaîtront une forte croissance. Dans d'autres régions comme le Centre de l'Ontario, le maintien des gains migratoires provenant des autres régions de la province sera une source clé de croissance. Certaines divisions de recensement du Nord de l'Ontario ne reçoivent qu'une petite partie de la migration internationale et subissent une migration nette négative, principalement de jeunes, ce qui réduit leur croissance démographique actuelle et future.

Croissance démographique régionale

Selon les projections, la RGT sera la région de la province à la croissance la plus rapide pendant la période de projection, avec les deux tiers de la croissance démographique nette de l'Ontario jusqu'en 2036. Sa population passera de 6,0 millions d'habitants en 2008 à 9,1 millions en 2036.
La part de la RGT dans la population totale de l'Ontario augmentera pour passer de 46,5 % en 2008 à 51,2 % en 2036. Elle dépassera le seuil de 50 % en 2028.

Carte : Diagramme 8 Population des régions de l'Ontario, 2008 et 2036

Selon les projections, au sein de la RGT, la population de Toronto passera de 2,65 millions en 2008 à 3,19 millions en 2036, soit une hausse de 20 %, un taux de croissance inférieur au taux provincial moyen de 37,8 %. La croissance dans les autres divisions de recensement de la RGT (Durham, Halton, Peel et York) sera sensiblement plus élevée que la moyenne ontarienne, avec une augmentation de presque 2,6 millions de personnes dans les banlieues de la RGT. La population de Peel devrait à elle seule augmenter de 970 000 million entre 2008 et 2036. Halton sera la division de recensement à la plus forte croissance en Ontario pendant la période de projection, avec une croissance de 98,9 % jusqu'en 2036.

Carte : Diagramme 9 Croissance et décroissance démographique par division de recensement de 2008 à 2036

La population du Centre de l'Ontario augmentera de un million ou 36,8 %, passant de 2,82 millions en 2008 à 3,86 millions en 2036. La part de la région dans la population provinciale demeurera relativement stable, à un peu moins de 22 %. Trois divisions de recensement entourant la RGT continueront à connaître une croissance démographique de loin supérieure à la moyenne : 49,2 % pour Waterloo, 55,8 % pour Dufferin et 63,4 % pour Simcoe.

Au cours de la période de projection, la population de l'Est de l'Ontario augmentera de 25,6 % (de 1,69 million à 2,1 millions). Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide, soit 37,7 %, et sa population passera de 868 000 en 2008 à 1,19 million en 2036. Le reste de l'Est de l'Ontario connaîtra une croissance inférieure à la moyenne provinciale, et Frontenac et Prescott et Russell afficheront les meilleurs taux de croissance, 26,8 % et 20,8 % respectivement. La division de recensement de Stormont, Dundas et Glengarry sera la seule division située dans une région autre que le Nord de l'Ontario à enregistrer de 2008 à 2036 une décroissance, avec une perte de 3 000 personnes (2,6 %), attribuable aux tendances négatives touchant autant l'accroissement naturel que la migration nette.

La population du Sud-Ouest de l'Ontario passera de 1,59 million en 2008 à 1,90 million en 2036, soit une croissance de 19,0 %. Le Sud-Ouest affichera des taux de croissance variés. Middlesex et Elgin connaîtront la croissance la plus rapide (33,3 et 28,2 % respectivement). La population de Huron, Chatham-Kent et Perth sera relativement stable de 2008 à 2036.

La population du Nord de l'Ontario demeurera relativement stable au cours de la période de projection, avec une légère augmentation de 1 900 (0,2 %), passant de 808 400 en 2008 à 810 300 d'ici 2036. Dans cette région, le Nord-Est enregistrera une croissance de 11 500 (2,0 %), de 568 600 à 580 200. La population du Nord-Ouest diminuera de 9 700 (4,0 %), de 239 800 à 230 100.

Dans le passé, l'accroissement naturel positif dans le Nord de l'Ontario compensait en partie les pertes dues à la migration nette. Toutefois, l'accroissement naturel total dans le Nord est désormais négatif et, selon les projections, le demeurera à mesure que s'accélère le vieillissement de la population.

Tableau A
Parts de la population des régions de l'Ontario, de 1988 à 2036
Part de la population
de l’Ontario (%)
1988 1996 2008 2016 2028 2036
RGT 41,9 43,0 46,1 48,2 50,1 51,2
Centre 21,9 22,2 21,9 21,7 21,6 21,7
Est 13,9 13,8 13,1 12,7 12,2 11,9
Sud-Ouest 13,9 13,4 12,5 11,8 11,1 10,7
Nord-Est 5,9 5,4 4,5 4,0 3,5 3,3
Nord-Ouest 2,5 2,3 1,9 1,7 1,4 1,3
Sources : Statistique Canada pour les données de 1988 à 2008 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.


Structure par âge régionale

Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Ce sont les régions où l'accroissement naturel et la migration nette prévus deviendront ou demeureront négatifs qui connaîtront les changements les plus marqués à cet égard. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d'une forte migration internationale et d'un accroissement naturel positif. Le Nord-Est continuera d'avoir la structure par âge la plus vieille.

En 2008, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population de chaque région allait de 11,8 % dans la RGT à un sommet de 16,7 % dans le Nord‑Est. Parmi les divisions de recensement, elle allait de 9,3 % dans Peel à 24,6 % dans Haliburton.

En 2036, la proportion des personnes âgées dans la population de chaque région ira de 20,0 % dans la RGT à 30,7 % dans le Nord-Est. Parmi les divisions de recensement, elle ira de 17,3 % dans Peel à 40,6 % dans Prince Edward.

Carte : Diagramme 10 Proportion des personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2036

Même si la proportion des personnes âgées dans les divisions de recensement situées à l'intérieur et autour des banlieues de la RGT demeurera inférieure à la moyenne provinciale, c'est dans ce secteur géographique que l'augmentation du nombre de personnes âgées sera la plus marquée. Le nombre de personnes âgées triplera (avec une croissance dépassant les 200 %) dans six divisions de recensement : York, Peel, Durham, Halton, Simcoe et Dufferin. À l'inverse, la croissance la plus lente (moins de 80 %) du nombre de personnes âgées aura lieu dans Timiskaming, Rainy River et Algoma.

Carte : Diagramme 11 Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement, de 2008 à 2036

Le nombre d'enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera dans toutes les grandes régions du Sud de l'Ontario, mais continuera de baisser dans le Nord pendant la période de projection. Toutefois, d'ici 2036, la proportion des enfants dans chaque région sera légèrement inférieure à la proportion actuelle. En 2008, la part la plus élevée d'enfants dans les régions était celle du Nord‑Ouest (17,8 %) et la plus faible était celle du Nord‑Est (15,4 %). En 2036, le Nord‑Est demeurera la région ayant la proportion d'enfants la plus basse (13,2 %) tandis que la RGT aura la proportion la plus élevée (17,0 %).

Les divisions de recensement des banlieues de la RGT enregistreront la croissance la plus forte du nombre d'enfants de 0 à 14 ans entre 2008 et 2036, avec Halton en tête (86,6 %). À l'inverse, la plupart des divisions de recensement des régions rurales et du Nord de l'Ontario auront sensiblement moins d'enfants d'ici 2036, et les baisses les plus marquées auront lieu dans le Nord. Toutefois, la plupart des divisions de recensement ne connaîtront qu'une légère baisse de la proportion d'enfants dans leur population. En 2008, c'est dans Kenora (22,4 %) que l'on a enregistré la proportion d'enfants la plus élevée et dans Haliburton (11,1 %) la proportion la plus faible. En 2036, Kenora conservera la proportion d'enfants la plus élevée (19,5 %) tandis que Prince Edward aura la proportion la plus faible (10,1 %).

Carte ; Diagramme 12 Croissance et décroissance du nombre d'enfants de 0 à 14 ans par division de recensement, de 2008 à 2036

La part de la population âgée de 15 à 64 ans, laquelle variait en 2008 de 67,8 % dans le Sud‑Ouest de l'Ontario à 70,5 % dans la RGT, diminuera dans chaque région de 2008 à 2036. Ce groupe d'âge représentera 63,0 % de la population de la RGT et 55,9 % dans le Nord‑Ouest en 2036.

Même si la part de la population âgée de 15 à 64 ans diminuera dans chaque division de recensement de la province, le nombre de personnes dans ce group d'âge augmentera dans 22 des 49 divisions de recensement, principalement dans la RGT, le Centre de l'Ontario et les régions urbaines de l'Est et du Sud‑Ouest. En 2008, la proportion la plus élevée des personnes âgées de 15 à 64 ans était dans la division d'Ottawa (70,1 %) et la plus faible dans Haliburton (64,2 %). En 2036, c'est dans les divisions de recensement de la RGT que l'on trouvera les proportions les plus élevées, avec Toronto au premier rang (64,0 %). Prince Edward et Haliburton deviendront les deux seules divisions dont les proportions de personnes âgées de 15 à 64 ans seront inférieures à 50 % d'ici la fin de la période de projection.

IV. Méthodologie et hypothèses

Méthodologie

La méthodologie utilisée dans les projections démographiques à long terme du ministère des Finances est celle des composantes et cohortes, qui s'apparente essentiellement à un système de comptabilité démographique. Le calcul commence par la répartition de la population de l'année de base (2008) selon l'âge et le sexe.

La méthodologie prévoit chaque année une analyse et une projection distinctes de chaque composante de la croissance démographique, en commençant par les naissances. Les décès et les niveaux annuels prévus pour les cinq composantes de la migration (l'immigration, l'émigration nette, le changement net de résidents non permanents, la migration interprovinciale d'entrée et de sortie et la migration intraprovinciale d'entrée et de sortie) sont ensuite générés et ajoutés aux cohortes démographiques pour obtenir la population de l'année subséquente, par âge et par sexe.

On réalise cette étape pour chacune des 49 divisions de recensement. On obtient ensuite la population de l'Ontario en additionnant les populations projetées des divisions de recensement.

Il convient de noter que les projections ont un caractère démographique, dans la mesure où elles reposent sur des hypothèses relatives aux naissances, aux décès et à la migration durant la période visée. Les hypothèses sont basées sur l'analyse des tendances historiques de ces composantes et sur l'orientation future prévue. Pour l'Ontario, le degré d'incertitude inhérent aux projections est représenté par l'écart entre les scénarios de croissance faible et de croissance forte, le scénario de référence représentant le résultat le plus probable.

Population de base

Les projections démographiques présentées ici constituent la première série publiée par le ministère des Finances à partir des données du recensement de 2006 ajustées en fonction du sous‑dénombrement net. Plus précisément, elles sont fondées sur les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2008 de Statistique Canada.

En plus de fournir un nouveau point de départ pour la population totale selon le groupe d'âge et le sexe, l'établissement d'une nouvelle base pour les projections modifie la structure d'âge et la croissance démographique prévues dans chaque division de recensement. Cela a aussi une incidence sur de nombreuses composantes de la croissance démographique qui sont projetées à l'aide de taux par âge, tels que les naissances, les décès et plusieurs courants migratoires.

Fécondité

On obtient la projection des naissances pour une année donnée en appliquant les taux de fécondité par âge aux cohortes de femmes en âge de procréer, le groupe des 15 à 49 ans. Le modèle de projection utilise quatre paramètres1 pour déterminer le nombre annuel de naissances. Le premier de ces paramètres, l'indice synthétique de fécondité (ISF), reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l'âge moyen de fécondité, l'asymétrie et la variance de la répartition) concernent l'âge auquel les femmes ont leurs enfants. Tous les paramètres utilisés sont réglés de façon à obtenir des taux de fécondité par âge qui suivent de près les tendances récentes.

Les hypothèses découlent d'une analyse soigneuse des tendances relatives à la fécondité par âge observées en Ontario et d'un examen des tendances relatives à la fécondité ailleurs au Canada et dans d'autres pays. La tendance générale est que plusieurs femmes attendent de plus en plus d'être dans la trentaine, voire le début de la quarantaine, pour avoir des enfants.

La diminution du taux de fécondité parmi les jeunes femmes s'accompagne d'une augmentation des taux de fécondité parmi les femmes plus âgées. C'est parmi les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine que la diminution des taux de fécondité a été la plus marquée au cours des 20 dernières années. Les femmes dans la fin de la vingtaine et le début de la trentaine ont vu leurs taux de fécondité diminuer à la fin des années 1990 et au début des années 2000, mais les données récentes indiquent une stabilisation.

Les taux de fécondité des femmes de la mi-trentaine et plus ont connu une hausse modérée jusqu'en 2000, mais le rythme de cette hausse s'est accéléré ces dernières années. Cela s'explique par le fait que les cohortes de femmes qui ont préféré ne pas avoir d'enfant dans leur vingtaine en ont maintenant dans leur trentaine et jeune quarantaine.

Après environ un demi-siècle de déclin presque continuel, l'indice synthétique de fécondité (ISF) en Ontario a atteint son plus bas niveau jamais enregistré en 2002, soit 1,48 enfant par femme. Depuis lors, les valeurs annuelles de l'ISF ont augmenté progressivement pour atteindre 1,55 en 2006 (les dernières données disponibles). Ceci représente moins de la moitié du taux enregistré au plus fort du baby-boom, en 1960, lorsque l'indice synthétique de fécondité en Ontario a grimpé à 3,8 avec un record de 159 000 naissances cette année-là. En 1972, le taux de fécondité est passé en dessous du seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme.

La plupart des chercheurs s'accordent à dire qu'une résurgence des taux de fécondité élevés observés dans les années 50 et au début des années 60 est peu probable. Il est plutôt envisagé que de légères fluctuations autour de valeurs inférieures au seuil de remplacement et à l'intérieur d'une fourchette relativement étroite sont plus probables.

Le scénario de référence prévoit que l'ISF augmentera légèrement pour passer de 1,55 à 1,66 enfant par femme d'ici 2025 à mesure que les taux de fécondité des femmes plus jeunes se stabilisent et que ceux des femmes plus âgées continuent d'augmenter.

Le scénario de croissance faible prévoit que le taux de fécondité aura une tendance à la baisse jusqu'à ce que l'ISF atteigne 1,36 à la fin de la période. Le scénario de croissance forte suppose une augmentation graduelle de l'ISF jusqu'à 1,96 d'ici la fin de la période de projection.

1 Fondés sur la méthode de Pearson. Voir le Glossaire.

Hypothèses sur la fécondité à l'échelle des divisions de recensement

Les données les plus récentes (2006) montrent que l'indice synthétique de fécondité varie selon les divisions de recensement, allant de 2,05 pour Kenora à 1,31 pour Nipissing. Une étude de l'évolution de l'ISF dans chaque division de recensement au cours des quinze dernières années n'indique aucune convergence de ces ISF. Pour cette raison, les paramètres projetés pour la fécondité à l'échelle des divisions de recensement sont modélisés de façon à maintenir les différences régionales du comportement de fécondité des femmes. Le rapport entre la division de recensement et la province pour ce qui est de l'âge moyen de fécondité des femmes dans la période la plus récente demeure constant dans ces projections. La variance et l'asymétrie de la répartition de la fécondité à l'échelle des divisions de recensement évoluent au cours de la période de projection en suivant les mêmes changements absolus que ces mêmes paramètres à l'échelle de l'Ontario.

graphiques linéaires  : Diagramme 13 indice synthétique de f&eacutecondité en Ontario, de 1979 à 2036

Mortalité

La projection du nombre de décès annuels est obtenue en appliquant les taux de mortalité par âge aux cohortes démographiques des âges correspondants. Les hypothèses concernant les taux futurs de mortalité par âge sont fondées2 sur les tendances observées de 1971 à 2007 relativement au rythme de l'amélioration de l'espérance de vie globale et des tendances quant aux changements des taux de mortalité par âge.

Pour les scénarios de croissance faible et de croissance forte, on établit d'abord les hypothèses d'espérance de vie à la naissance jusqu'à la fin de la période de projection. Pour les années intermédiaires, on suppose une augmentation linéaire de l'espérance de vie. Les hypothèses obtenues pour les trois scénarios à l'échelle de la province illustrent toutes une continuité quant aux gains enregistrés de la durée moyenne de vie.

L'espérance de vie en Ontario figure parmi les plus élevées au Canada et dans les pays du monde industrialisé. Actuellement, l'espérance de vie à la naissance des femmes ontariennes est de 83,2 ans tandis que celle des hommes est de 78,9 ans (données de 2006). Depuis la fin des années 1970, les gains annuels moyens d'espérance de vie ont été de l'ordre de 0,14 année pour les femmes et de 0,25 année pour les hommes.

Jusqu'au milieu des années 1990, les gains annuels quant à l'espérance de vie avaient diminué quelque peu et on s'attendait à ce que les améliorations futures continuent à se produire à ce rythme plus lent. Toutefois, au cours des dix dernières années, ces gains ont repris et semblent s'accroître de manière plus linéaire. Les gains à venir se concentreront davantage à des âges plus avancés et devraient être plus modestes chez les nouveau-nés.

Dans le scénario de référence, l'espérance de vie en Ontario continue d'augmenter de manière linéaire au cours des dix premières années de la période visée, et se ralentit ensuite progressivement. D'ici 2036, l'espérance de vie atteindra 85,3 ans chez les hommes et 87,8 ans chez les femmes. Cela représente des gains totaux de 6,4 années pour les hommes et de 4,6 années pour les femmes entre 2006 et 2036.

Selon le scénario de croissance faible, l'espérance de vie augmente plus lentement, atteignant 83,8 et 86,6 ans pour les hommes et les femmes, respectivement. Le scénario de croissance forte suppose une espérance de vie atteignant 86,8 et 89,0 ans pour les hommes et les femmes, respectivement.

2 À partir du modèle Lee-Carter.

Graphiques linéaires : Diagramme 14 Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario, de 1979 à 2036

Selon chacune des trois hypothèses relatives à la mortalité, l'espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. Cela concorde avec les tendances récentes indiquant que les hommes enregistrent des gains légèrement supérieurs à ceux des femmes. Ainsi, l'écart global entre les hommes et les femmes a diminué progressivement, et cette tendance devrait se poursuivre.

Tableau B
Espérance de vie en Ontario, de 1976 à 2036
    1976 1986 1996 2006 2016 2026 2036
Homme À la naissance 70,8 73,7 75,9 78,9 81,4 83,4 85,3
À 65 ans 13,9 15,0 16,1 18,4 19,4 20,7 22,0
Femme À la naissance 78,0 80,0 81,3 83,2 84,9 86,4 87,8
À 65 ans 18,2 19,1 19,9 21,3 21,9 23,0 24,0
Sources : Statistique Canada pour les données de 1976 à 2006 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.


Hypothèses sur la mortalité à l'échelle des divisions de recensement

À l'échelle des divisions de recensement, les hypothèses sur la mortalité ont été établies à l'aide d'une méthodologie de ratios. La structure de mortalité à l'échelle de l'Ontario a été appliquée à la structure par âge de chaque division de recensement au cours des trois dernières années pour lesquelles des données comparables étaient disponibles, et le nombre de décès anticipés calculé. Ce nombre a ensuite été comparé au nombre annuel réel de décès au cours de la même période pour chaque division de recensement afin de créer les ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés. Ces ratios ont été multipliés par les taux de mortalité provinciaux par âge et par sexe de manière à créer les taux de mortalité pour chaque division de recensement. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux populations correspondantes afin d'établir le nombre de décès pour chaque division de recensement.

Une analyse des ratios de décès réels par rapport aux décès prévus pour chaque division de recensement n'a pas révélé de tendance constante ni d'évolution vers une réduction ou une intensification des variances régionales avec le temps. Pour cette raison, les plus récents ratios moyens sur trois ans dans chaque division de recensement ont été maintenus constants pendant toute la période de projection.

Composantes de la migration nette

Les sections qui suivent présentent les hypothèses et la méthodologie utilisées pour les composantes de la migration nette (l'immigration, l'émigration, les résidents non permanents, la migration interprovinciale et la migration intraprovinciale).

Immigration

Les niveaux d'immigration au Canada sont déterminés par les politiques du gouvernement fédéral. Chaque année, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada annonce le niveau-cible d'immigration pour l'année suivante. Pour l'année civile 2009, le niveau national visé se situait entre 240 000 et 265 000 immigrants.

Au cours des vingt dernières années, le niveau-cible a été relevé progressivement par les gouvernements successifs. Ces hausses des niveaux‑cibles ont contribué à maintenir un taux relativement stable d'immigration au Canada d'environ 0,75 % de la population par an.

En Ontario, la part de l'immigration dans la population est depuis longtemps supérieure à celle de l'ensemble du Canada. Au cours des 20 dernières années, le taux d'immigration en Ontario s'est élevé en moyenne à 1,06 % de la population, et a dépassé 1 % pendant 14 de ces 20 années.

Dans le scénario de référence, le taux d'immigration présumé est établi à 0,9 %. Ce taux d'immigration à long terme de 0,9 % est atteint sur une période de transition de cinq ans, de manière à tenir compte des taux inférieurs enregistrés ces dernières années.

Graphiques linéaires : Taux d'immigration en Ontario, de 1971 à 2036

Le maintien de taux constants d'immigration à long terme en Ontario pendant la période de projection fait que le nombre d'immigrants s'accroît au fil du temps parallèlement à la croissance de la population. Dans le scénario de référence, le niveau d'immigration annuel augmentera graduellement au cours des cinq prochaines années, passant de 107 000 en 2008-2009 à 121 000 d'ici 2012-2013 pour atteindre le taux d'immigration établi à long terme de 0,9 % de la population. Pendant le reste de la période de projection, le niveau d'immigration augmentera graduellement, parallèlement à la croissance démographique globale, et atteindra 159 000 personnes en 2035‑2036.

Le taux d'immigration à long terme est établi à 0,7 % dans le scénario de croissance faible, ce qui se traduit par une hausse lente des niveaux d'immigration, passant de 101 000 en 2008-2009 à 108 000 d'ici 2035-2036. Dans le scénario à croissance forte, le taux d'immigration à long terme est établi à 1,1 %, ce qui se traduit par une augmentation rapide des niveaux d'immigration, passant de 114 000 en 2008-2009 à 220 000 d'ici 2035-2036.

Hypothèses sur l'immigration à l'échelle des divisions de recensement

Les parts prévues de l'immigration allant à chaque division de recensement sont fondées sur les tendances de la distribution des immigrants par division de recensement ces dernières années.
Ces parts évoluent tout au long de la période de projection en suivant des tendances établies.
La distribution moyenne des immigrants par âge et par sexe observée au cours des cinq dernières années devrait demeurer constante tout au long de la période de projection. Plus de 85 % des immigrants qui s'établissent en Ontario sont âgés de 0 à 44 ans.

Graphique à barres et grapique linéaire : Diagramme 16 Immigration en Ontario de 1971 à 2036

Émigration

L'émigration totale est une mesure de l'émigration nette, c'est-à-dire le flux d'émigration internationale brut moins les émigrants de retour, plus la variation nette du nombre d'Ontariens temporairement à l'étranger. Le niveau total d'émigration de l'Ontario a été de près de 20 000 au cours des trois dernières années.

Le nombre d'émigrants est difficile à estimer avec exactitude, car les données disponibles sont incomplètes. Statistique Canada publie des estimations annuelles de ces mouvements migratoires d'après diverses sources indirectes, comme des fichiers de données administratives et des données sur l'immigration publiées par des agences d'autres pays.

Dans le scénario de référence, les taux moyens d'émigration selon le sexe et l'âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes qui émigreront chaque année de chaque division de recensement. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement. Pour l'ensemble de l'Ontario, cela se traduit par une augmentation progressive du nombre d'émigrants pendant la période de projection, de 18 900 en 2008-2009 à 23 600 d'ici 2035-2036.

Dans le scénario de croissance faible, les taux d'émigration selon le sexe et l'âge utilisés dans le scénario de référence sont augmentés de 30 % et correspondent ainsi à 130 % des taux enregistrés récemment. Cela donne une augmentation du niveau d'émigration de 25 000 à 27 000 au cours de la période de projection.

Dans le scénario de croissance forte, les taux d'émigration selon le sexe et l'âge utilisés dans le scénario de référence sont abaissés de 30 % et correspondent ainsi à 70 % des taux enregistrés récemment. Cela donne une augmentation du niveau d'émigration de 12 800 à 18 300 pendant la période de projection.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 17 Émigration de l'Ontario de 1971 à 2036

Hypothèses sur l'émigration à l'échelle des divisions de recensement

Aux fins des projections, les taux migratoires moyens selon le sexe et l'âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes, selon le sexe et l'âge, qui émigreront chaque année de chaque division de recensement

Résidents non permanents

Statistique Canada estime qu'il y avait environ 210 000 résidents non permanents en Ontario en 2008 (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires, demandeurs du statut de réfugié).
Ces résidents étrangers sont inclus dans la population de base puisqu'ils sont dénombrés dans le recensement.

Les variations annuelles du nombre total de ces résidents doivent être comptabilisées en tant que composante de la croissance démographique. L'établissement d'hypothèses pour cette composante est une tâche complexe en raison des fluctuations considérables d'une année à l'autre et de la nature transitoire du groupe.

Au cours des 30 dernières années, le nombre de résidents non permanents en Ontario a augmenté en moyenne de 5 300 par an. Le scénario de référence reflète les tendances à long terme de l'évolution annuelle du nombre de résidents non permanents en établissant le gain annuel à 5 000. Dans les scénarios à croissance faible et à croissance forte, le changement du nombre de résidents non permanents est établi à zéro et à 10 000 respectivement.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 18 Changement annuel du nombre de résidents non permanents en Ontario de 1971 à 2036

Hypothèses sur les résidents non permanents à l'échelle des divisions de recensement

La part prévue de chaque division de recensement pour ce qui est des résidents non permanents est fondée sur la part correspondant à chaque division de recensement en 2008. La distribution des résidents non permanents par âge et par sexe repose sur la moyenne des cinq dernières années.
Aux fins des projections, cette distribution demeure constante pour toute la période visée.

Migration interprovinciale

La migration interprovinciale est une composante qui varie considérablement d'une année à l'autre. Même si l'Ontario continue à attirer de nombreuses personnes provenant d'autres provinces, l'analyse des tendances des trois dernières décennies révèle une répartition inégale de plusieurs années de gains suivies de plusieurs années de pertes. Ces tendances suivent habituellement les cycles économiques.

Depuis 2003, la migration interprovinciale nette vers l'Ontario a été négative, en raison largement de pertes nettes avec l'Alberta. Au cours des 30 dernières années, la migration interprovinciale nette vers l'Ontario s'est chiffrée en moyenne à 3 100 par an. Ce chiffre englobe toutefois les flux d'entrée anormalement élevés en provenance du Québec enregistrés après le référendum de 1980. Sans cet apport supplémentaire, la migration interprovinciale nette à long terme en Ontario aurait été quasiment nulle. Cette tendance est reflétée dans les cycles positifs et négatifs les plus récents, dont les gains et les pertes étaient d'une ampleur similaire.

Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette annuelle pour l'Ontario reflète les tendances récentes à court terme. Elle est fixée à -18 700 en 2008-2009, retournant graduellement aux valeurs historiques à long terme d'ici 2012-2013 avec un mouvement net de zéro et demeurant à ce niveau pour le reste de la période de projection.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 19 Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2036

L'hypothèse concernant la migration interprovinciale nette pour l'Ontario correspond initialement à une perte de 25 000 pour 2008-2009 dans le scénario de croissance faible et à une perte de 15 000 dans le scénario de croissance forte. Dans les deux scénarios, la migration interprovinciale nette s'améliore graduellement. À partir de 2012-2013, la migration interprovinciale nette correspondra initialement à une perte de 5 000 dans le scénario de croissance faible et à un gain de 5 000 dans le scénario de croissance forte.

Les flux d'entrée correspondant aux niveaux de migration nette à long terme prévus dans les scénarios de croissance faible, de référence et de croissance forte s'établissent respectivement à 62 500, 65 000 et 67 500. Les flux de sortie correspondants se chiffrent à 67 500, 65 000 et 62 500.

Hypothèses sur la migration interprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

La part de la migration interprovinciale d'entrée et de sortie de l'Ontario correspondant à chaque division de recensement au cours des cinq dernières années est appliquée aux flux prévus pour la province et maintenue constante tout au long de la période de projection.

Migration intraprovinciale

À l'échelle des divisions de recensement, la migration intraprovinciale ou le mouvement de la population d'une division à une autre au sein de la province constitue un facteur significatif de croissance démographique. Ce facteur influe sur la croissance démographique uniquement à l'échelle des divisions de recensement.

Le nombre annuel de migrants intraprovinciaux en Ontario a fluctué entre 350 000 et 450 000 au cours des 20 dernières années. Au cours de la période de projection, le nombre annuel de migrants intraprovinciaux augmentera progressivement, passant de 391 000 en 2008-2009 à 523 000 en 2035‑2036. Cette hausse à long terme est attribuable à la croissance démographique et à l'évolution de la structure par âge à l'échelle des divisions de recensement. En fait, même si le nombre de migrants intraprovinciaux devrait augmenter, le taux correspondant de migration intraprovinciale en Ontario diminuera légèrement au cours de la période de projection.

Hypothèses sur la migration intraprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

Aux fins des projections, on établit le nombre de personnes par âge qui partent de chaque division de recensement pour chaque année des projections, ainsi que leur destination dans la province, en utilisant la moyenne des taux migratoires origine-destination des cinq dernières années par âge pour chaque division de recensement. Étant donné que les taux de migration par groupes d'âge diffèrent pour chaque division de recensement, et puisque les différents groupes d'âge ont des comportements différents dépendant de leur origine et affectant leur destination, la méthodologie fournit un outil puissant pour projeter les déplacements de personnes en fonction de leur âge et de leur comportement migratoire en termes d'origine et de destination. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement.

L'évolution des tendances de migration intraprovinciale dans chaque division de recensement a été étudiée afin de repérer des tendances particulières, et les hypothèses sur les taux de migration intraprovinciale ont été modifiées pour tenir compte de ces tendances.

Glossaire

Accroissement naturel
Le nombre de naissances moins le nombre de décès.
Âge médian
L'âge médian est l'âge auquel exactement la moitié de la population est plus vieille et l'autre moitié est plus jeune. Cette mesure est souvent utilisée pour comparer les structures par âge entre diverses régions.
Cohorte
Groupe de personnes qui a connu un événement démographique précis au cours d'une période donnée, qui peut être une année. Par exemple, la cohorte de naissance de 1966 se compose du nombre de personnes nées en 1966.
Courbe de Pearson
Modèle paramétrique utilisé pour répartir les taux de fécondité estimés selon l'âge des mères. La courbe de Pearson a quatre paramètres. Le premier de ces paramètres, l'indice synthétique de fécondité, reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l'âge moyen de fécondité, l'asymétrie et la variance de la répartition) concernent l'âge auquel les femmes ont leurs enfants.
Espérance de vie
Mesure statistique dérivée du nombre moyen d'années de vie restant à vivre pour une personne à un âge donné, si la durée de vie de cette personne correspond aux taux de mortalité par âge observés dans une année donnée.
Estimations démographiques
Ces estimations mesurent la population historique de résidents au moyen des données issues du recensement le plus récent, en plus des données administratives sur les composantes du changement démographique (naissances, décès et migration nette) depuis le recensement.
Génération de l'écho du baby-boom
Personnes nées entre 1982 et 1996. Les enfants des membres de la génération du baby-boom.
Génération du baby-boom
Personnes nées au cours de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, de 1946 à 1965, et qui a été marquée par un accroissement marqué des taux de fécondité et du nombre absolu de naissances.
Indice synthétique de fécondité
La somme des taux de fécondité par âge dans une année donnée. Indique le nombre moyen d'enfants qu'une génération de femmes aurait si, au cours de leur vie de reproduction, elles avaient des taux de fécondité identiques à ceux de l'année en question.
Migration internationale
Mouvement de population entre l'Ontario et un pays étranger. La migration internationale comprend les immigrants, les émigrants et les résidents non permanents. La migration internationale nette est la différence entre le nombre de personnes en provenance d'autres pays qui s'installent dans la province et le nombre de personnes qui quittent cette dernière pour s'installer à l'étranger.
Migration interprovinciale
Mouvement de population entre l'Ontario et le reste du Canada. La migration interprovinciale nette est la différence entre le nombre de personnes qui s'installent en Ontario en provenance d'autres parties du Canada et le nombre de personnes qui quittent l'Ontario pour s'installer autre part au Canada.
Migration intraprovinciale
Mouvement de population entre les 49 divisions de recensement de l'Ontario. La migration intraprovinciale nette d'une division de recensement donnée est la différence entre le nombre de personnes qui s'installent dans cette division en provenance d'autres parties de l'Ontario et le nombre de personnes qui quittent cette division pour s'installer autre part dans la province.
Migration nette
Différence entre le nombre de personnes qui s'installent dans un secteur géographique donné et le nombre de personnes qui quittent ce même secteur. Ce chiffre tient compte de toutes les composantes de la migration comprises dans la migration internationale nette, la migration interprovinciale nette et la migration intraprovinciale nette (en ce qui concerne les régions de la province).
Modèle Lee-Carter
Méthode de projection de la mortalité proposée par Lee et Carter et utilisée pour générer les taux annuels de mortalité par âge et sexe. Voir LEE R.D., CARTER L. [1992] « Modelling and forecasting the time series of US mortality », Journal of the American Statistical Association, vol. 87,659–671.
Résidents non permanents
Étrangers résidant en Ontario (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires ou demandeurs du statut de réfugié).
RGT
La région du grand Toronto est formée des divisions de recensement de Toronto, Durham, Halton, Peel et York.
Sous-dénombrement net
Différence entre d'une part le nombre de personnes non comptabilisées dans le recensement qui auraient dû l'être et, d'autre part, le nombre de personnes comptabilisées qui n'auraient pas dû l'être et de personnes comptées plus d'une fois. Statistique Canada utilise cette mesure pour ajuster les chiffres du recensement en vue de produire les estimations démographiques.
Vieillissement de la population
En termes démographiques, le vieillissement de la population désigne un accroissement de la proportion des personnes âgées (de 65 ans et plus) par rapport à l'ensemble de la population.


Tableaux statistiques

Tableau 1 Projection de la population de l'Ontario selon trois scénarios, de 2008 à 2036

Tableau 2 Caractéristiques de la population de l'Ontario en 2036 selon trois scénarios

Tableau 3 Population de l'Ontario selon certaines caractéristiques, de 2001 à 2036 — scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Tableau 4 Population de l'Ontario par groupe d'âge de cinq ans et selon le sexe, années choisies — scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Tableau 5 Flux migratoires historiques et projetés pour l'Ontario selon trois scénarios, de 2001 à 2036

Tableau 6 Population historique et projetée de l'Ontario par division de recensement, années choisies — scénario de référence

Tableau 7 Répartition historique et projetée de la population de l'Ontario par division de recensement, années choisies — scénario de référence

Tableau 8 Certaines caractéristiques démographiques de l'Ontario, de 2001 à 2036 — scénario de référence

Tableau 9 Population de l'Ontario selon l'âge,de 2008 à 2036 — scénario de référence

Tableau 10 Population de l'Ontario par groupe d'âge de cinq ans, de 2008 à 2036 — scénario de référence

Tables 10.1–10.49

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