: Projections démographiques pour l’Ontario

Automne 2014
Fondées sur le recensement de 2011

2013 - 2041
L'Ontario et ses 49 divisions de recensement

Prière d’adresser toute demande de renseignements concernant le document Projections démographiques pour l’Ontario, 2013-2041, au :

Centre d’information du ministère des Finances
Demandes en français et en anglais, sans frais : 1 800 337-7222
Téléimprimeur (ATS) : 1 800 263-7776

This report is available in English under the title Ontario Population Projections Update, 2013-2041

© Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 2014
ISBN 978–1–4606–4902–2 (Imprimé)
ISBN 978–1–4606–4904–6 (PDF)
ISBN 978–1–4606–4903–9 (HTML)

Table des matières

Carte des divisions de recensement de l'Ontario

I. Introduction

II. Points saillants

III. Résultats des projections

Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte
Les composantes de la croissance démographique en Ontario
Structure par âge
Composantes régionales de la croissance démographique
Croissance démographique régionale
Structure par âge régionale

IV. Méthodologie et hypothèses

Méthodologie
Population de base
Fécondité
Mortalité
Immigration
Émigration
Résidents non permanents
Migration interprovinciale
Migration intraprovinciale

Glossaire

Tableaux statistiques

Carte des divisions de recensement de l'Ontario

Care des divisions recensement de l'Ontario

I. Introduction

Le présent rapport renferme les projections démographiques pour l’Ontario et chacune de ses 49 divisions de recensement, selon l’âge et le sexe, à partir de la nouvelle année de base 2013 jusqu’en 2041. Ces projections ont été préparées par le ministère des Finances et sont fondées sur le recensement de 2011.

En février 2014, Statistique Canada a publié les premières estimations démographiques pour les divisions de recensement fondées sur le recensement de 2011. À la suite de cette publication, le ministère des Finances a entrepris un vaste examen de ses hypothèses démographiques et de la méthodologie utilisées pour élaborer les projections. De nouvelles projections à long terme ont été produites avec comme données de base les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2013 de Statistique Canada. Des commentaires sur une version provisoire des projections ont été sollicités des municipalités de palier supérieur, des ministères de l’Ontario et de démographes du milieu universitaire dans le cadre d’une vaste consultation.

Les nouvelles projections comportent trois scénarios pour l’Ontario. Le scénario moyen ou de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision raisonnable en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. Les projections pour chacune des 49 divisions de recensement sont élaborées pour le scénario de référence seulement.

Ces projections démographiques ne représentent pas les objectifs des politiques du gouvernement de l’Ontario ni les résultats démographiques désirés. Elles n’intègrent pas non plus d’hypothèses explicites relativement à l’économie ou à la planification. Les projections sont élaborées en appliquant une méthodologie démographique standard où les hypothèses de croissance démographique découlent des tendances récentes dans tous les courants migratoires et de l’évolution continuelle des taux de fécondité et de mortalité à long terme dans chaque division de recensement. Les projections concernant les divisions de recensement sont cumulées afin d’obtenir le total pour l’Ontario.

En conséquence, les projections du ministère des Finances fournissent une perspective démographique raisonnable si les tendances courantes se maintiennent. Par contre, il vaut la peine de noter qu’aux fins de planification et de gestion de la croissance, les municipalités de la région élargie du Golden Horseshoe doivent se conformer aux projections approuvées selon la Loi sur les zones de croissance.

Les nouvelles projections seront mises à jour chaque année de manière à ce que les planificateurs et les chercheurs disposent de perspectives démographiques fondées sur les tendances et données historiques les plus actuelles.

Le rapport comprend une série de tableaux statistiques détaillés sur les nouvelles projections. Les principaux termes démographiques sont définis dans le glossaire.

II. Points saillants

Voici les points saillants des nouvelles projections de 2013 à 2041 pour le scénario de référence :

  • Les projections prévoient pour la population de l’Ontario une croissance de 31,3 %, soit une hausse de plus de 4,2 millions, au cours des 28 prochaines années, passant d’un chiffre estimé de 13,5 millions au 1er juillet 2013 à presque 17,8 millions d’ici le 1er juillet 2041.
  • Un taux annuel de croissance de près de 1,0 % est prévu pour la population de l’Ontario au cours de presque toute la période de projection.
  • Selon les projections, la migration nette représentera 73 % de toute la croissance démographique de la province de 2013 à 2041, avec les 27 % restants attribuables à l’accroissement naturel. Au cours la deuxième moitié de la période de projection, la contribution de l’accroissement naturel diminuera à mesure que les membres de la génération du baby‑boom intégreront la catégorie des personnes âgées et que le nombre de décès augmentera plus rapidement.
  • Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera plus que doubler, passant de presque 2,1 million de personnes ou 15,1 % de la population totale en 2013 à plus de
    4,5 millions ou 25,5 % d’ici 2041. La croissance de la part et du nombre des personnes âgées s’accélèrera au cours de la période 2013-2031 lorsque les membres de la génération du baby‑boom atteindront l’âge de 65 ans. Après 2031, la croissance du nombre de personnes âgées ralentira considérablement.
  • Selon les projections, le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera graduellement, passant de 2,2 millions en 2013  à plus de 2,6 millions d’ici 2041. La part des enfants au sein de la population totale baissera graduellement de 16,2 % en 2013 à 14,9 % en 2041.
  • Selon les projections, la population âgée de 15 à 64 ans augmentera pour passer de 9,3 millions en 2013 à 10,6 millions d’ici 2041. La part de population de ce groupe d’âge au sein de la population totale diminuera, passant de 68,6 % en 2013 à 59,6 % d’ici 2041. À mesure que les membres de la génération du baby‑boom atteindront 65 ans, la croissance de la population âgée de 15 à 64 ans ralentira jusqu’en 2027-2028, puis s’accélèrera au cours du reste de la période de projection.
  • Selon les projections, la région du grand Toronto (RGT) sera la région de la province à connaître la plus forte croissance, avec une population qui augmentera de presque 3,0 millions (45,8 %) pour atteindre plus de 9,4 millions d’ici 2041. La part de la RGT au sein de la population provinciale totale augmentera pour passer de 47,6 % en 2013 à 52,9 % en 2041.
  • Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Ce sont les régions où l’accroissement naturel et la migration nette prévus deviendront ou demeureront négatifs qui connaîtront les changements les plus marqués à cet égard. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d’une forte migration internationale et d’un accroissement naturel positif.

III. Résultats des projections

Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Les projections du ministère des Finances établissent trois scénarios de croissance raisonnables pour la population de l’Ontario jusqu’en 2041. Le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. La population est projetée pour chacune des 49 divisions de recensement, mais pour le scénario de référence seulement. Les diagrammes et les tableaux inclus au présent rapport illustrent le scénario de référence, à moins d’une indication contraire.

Ces trois scénarios prévoient que la population de l’Ontario connaîtra une croissance saine de 2013 à 2041. Selon le scénario de référence, la population devrait augmenter de 31,3 %, soit une hausse de plus de 4,2 millions, au cours des 28 prochaines années, passant de 13,5 millions au 1er juillet 2013 à presque 17,8 millions d’ici le 1er juillet 2041.

Le scénario de croissance faible prévoit une augmentation de la population de 15,4 % (2,1 millions) pour atteindre plus de 15,6 millions d’habitants d’ici 2041. Le scénario de croissance forte prévoit une hausse de 47,3 % (6,4 millions), avec 19,9 millions de personnes d’ici la fin de la période de projection.

Graphique linéaire : Diagramme 1 - Population de l'Ontario, de 1971 à 2041

Selon les projections du scénario de référence, un taux annuel de croissance de près de 1,0 % est prévu pour la population de l’Ontario au cours de presque toute la période de projection.

Selon les projections du scénario de croissance faible, un taux annuel de croissance démographique de 0,5 % est prévu en moyenne au cours de la période de projection. Selon les projections du scénario de croissance forte, un taux annuel moyen de croissance démographique de 1,4 % est prévu de 2013 à 2041.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 2 - Taux annuel de croissance démographique en Ontario, de 1971 à 2041

Les composantes de la croissance démographique en Ontario

Chaque année, la contribution de l’accroissement naturel et celle de la migration nette à la croissance démographique varient. Les tendances touchant l’accroissement naturel évoluent lentement, alors que la migration nette peut‑être plus variable, en raison essentiellement des fluctuations de la migration interprovinciale et des variations de l’immigration. Par exemple, au cours des dix dernières années, la part de la croissance démographique découlant de la migration nette a atteint un sommet de 67 % en 2003-2004 et un creux de 51 % en 2006-2007.

La moyenne annuelle des niveaux de migration nette en Ontario a été de près de 79 000 au cours de la dernière décennie, atteignant un creux de 52 000 en 2006-2007 et un sommet de 98 000 en 2011-2012. Les nombres de naissances et de décès ont augmenté lentement et au même rythme. De ce fait, l’accroissement naturel a été assez stable, aux alentours de 50 000 par an au cours des dix dernières années.

Au cours des cinq prochaines années, selon les projections, la migration nette augmentera de façon significative tandis que les pertes nettes de population par migration interprovinciale s’atténuent. Le gain migratoire annuel net de l’Ontario augmentera pour passer de 82 000 à 96 000 au cours des cinq premières années de la période de projection. Pendant le reste de la période de projection, les niveaux de migration nette augmenteront plus graduellement pour atteindre 128 000 d’ici 2040-2041. La part de la croissance démographique attribuable à la migration nette augmentera de 61 % en 2013-2014 à plus de 89 % d’ici 2041, en raison d’une diminution de l’accroissement naturel.

graphique linéaire : Diagramme 3 - Contribution de l'accroissement naturel et de la migration nette à la croissance démographique de l'Ontario, de 1971 à 2041

Au cours de la période de projection, les niveaux futurs d’accroissement naturel subiront l’influence de deux grands facteurs. Le premier sera le passage de la génération de l’écho du baby-boom (les enfants des membres de la génération du baby-boom) par les années les plus fécondes, qui se traduira par une augmentation du nombre de naissances à la fin des années 2010 et au début des années 2020. Selon les projections, les naissances augmenteront de 144 000 en 2013-2014 à plus de 162 000 d’ici le milieu des années 2020 et demeureront au-dessus de ce niveau jusqu’à la fin de la période de projection.

Le deuxième grand facteur qui influencera l’évolution de l’accroissement naturel en Ontario sera la transition de grandes cohortes de membres de la génération du baby-boom dans le groupe des personnes âgées. D’ici 2031, tous les membres de la génération du baby-boom auront 65 ans ou plus, et le nombre de décès commencera à augmenter plus rapidement. Au cours des dix premières années de la période de projection, le rythme de croissance annuel du nombre de décès en Ontario ralentira, alors que les petites cohortes nées au cours des années 1930 atteindront  leur espérance de vie. De 2013 à 2023, le nombre annuel de décès augmentera tout de même de 92 000 à 108 000. Pendant le reste de la période jusqu’en 2041, le nombre de décès annuel augmentera plus rapidement pour atteindre plus de 153 000.

Globalement, selon les projections, l’accroissement naturel augmentera légèrement pour passer de 52 000 en 2013-2014 à un sommet de 53 000 en 2019-2020, suivi d’une baisse progressive jusqu’à 15 000 d’ici 2040-2041. La part de la croissance démographique attribuable à l’accroissement naturel diminuera de 39 % en 2013-2014 à 11 % d’ici 2040-2041.

Structure par âge

D’ici 2041, chaque groupe d’âge comptera en Ontario plus de personnes qu’en 2013, avec une forte augmentation du nombre de personnes âgées. Les membres de la génération du baby‑boom auront grossi le nombre de personnes âgées; les enfants des membres de la génération de l’écho du baby-boom auront atteint l’âge scolaire et les cohortes de la génération de l’écho du baby-boom, auxquelles s’ajoutera une nouvelle génération d’immigrants, auront fait augmenter la population âgée de 15 à 64 ans.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 4 - Pyramide des âges de la population de l'Ontario, 2013 et 2041

Selon les projections, l’âge médian de la population ontarienne passera de 40 ans en 2013 à 45 ans en 2041. Pendant la période de projection, l’âge médian des femmes augmentera de 41 à 46 ans et celui des hommes de 39 à 44 ans.

Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera plus que doubler, passant d’environ 2,1 million de personnes ou 15,2 % de la population totale en 2013 à plus de 4,5 millions ou 25,5 % en 2041. À partir de 2015, les personnes âgées seront pour la première fois plus nombreuses que les enfants âgés de 0 à 14 ans.

Selon les projections, au début des années 2030, lorsque tous les membres de la génération du baby‑boom auront atteint l’âge de 65 ans, l’accroissement du nombre et de la part des personnes âgées ralentira sensiblement. Le taux de croissance annuel du groupe des personnes âgées diminuera et passera d’une moyenne de 3,6 % entre 2013 et 2031 à moins de 1,2 % d’ici la fin de la période de projection. Toutefois, ce groupe d’âge continuera de croître beaucoup plus rapidement que les groupes de 0 à 14 ans et 15 à 64 ans.

Parmi les personnes âgées, ce sont les groupes les plus âgés qui connaîtront la croissance la plus rapide. Selon les projections, le nombre de personnes de 75 ans et plus passera de 923 000 en 2013 à 2,7 millions d’ici 2041. Le groupe des plus de 90 ans sera multiplié plus de quatre fois, passant de 95 000 à 412 000 personnes.

La proportion des femmes parmi les personnes les plus âgées demeurera supérieure à celle des hommes, tout en diminuant légèrement du fait que l’espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. En 2013, il y avait 44 % plus de femmes que d’hommes dans le groupe des 75 ans et plus. D’ici 2041, les femmes seront 18 % plus nombreuses que les hommes dans le groupe des 75 ans et plus.

graphique linéaire : Diagramme 5 - Évolution de la proportion des groupes de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 and et plus, de 1971 à 2041

Selon les projections, le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera graduellement, passant de 2,2 millions en 2013  à plus de 2,6 millions d’ici 2041. La part des enfants au sein de la population totale baissera de 16,2 % en 2013 à 14,9 % en 2041. À la fin des années 2030, le nombre d’enfants augmentera, mais bien moins vite que les autres groupes d’âge, du fait que les cohortes de femmes dans la vingtaine et la trentaine seront de taille plus réduite.

Selon les projections, la population ontarienne âgée de 15 à 64 ans connaîtra une hausse, passant de 9,3 millions en 2013 à 10,6 millions d’ici 2041, soit une augmentation plus lente que celles des groupes de 0 à 14 ans et de 65 ans et plus. Ainsi, la part du groupe d’âge de 15 à 64 ans par rapport à l’ensemble de la population baissera, passant de 68,6 % en 2013 à 59,6 % d’ici 2041.

Selon les projections, le taux de croissance de la population âgée de 15 à 64 ans continuera de diminuer jusqu’au milieu des années 2020. Le taux de croissance annuel de ce groupe d’âge passera de 0,5 % au début de la période de projection à moins de 0,2 % d’ici la fin des années 2020. À partir de la fin des années 2020, les enfants des membres de la génération de l’écho du baby-boom commenceront à atteindre l’âge de 15 ans, et le rythme de croissance annuelle de la population âgée de 15 à 64 ans augmentera pour atteindre 0,8 % d’ici
2040-2041.

graphique linéaire : Diagramme 6 - Rythme de croissance des groupes d'âge de 0 à 14 ans, de 15 à 64 ans et de 65 ans plus en Ontario, de 1971 à 2041

Au sein du groupe d’âge des 15 à 64 ans, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans diminuera initialement quelque peu, passant d’un sommet de 1 837 000 en 2013 à un creux de
1 709 000 en 2022. Le nombre de jeunes recommencera ensuite à croître pour atteindre plus de 2,0 millions d’ici 2041. La part des jeunes dans l’ensemble de la population diminuera de 13,6 % en 2013 à 11,1 % en 2033, pour ensuite augmenter légèrement jusqu’à 11,4 % d’ici 2041.

Toujours selon les projections, le nombre de personnes âgées de 25 à 44 ans augmentera tout au long de la période de projection et passera de 3,6 millions en 2013 à presque 4,3 millions d’ici 2041, tandis que leur part de la population baissera de 26,8 à 23,9 %.

Le nombre de personnes âgées de 45 à 64 ans continuera de croître au cours de la première décennie, passant de 3,8 millions en 2013 à presque 4 millions d’ici 2021, puis diminuera pendant les années 2020. Ce groupe reprendra sa croissance au cours des années 2030 pour atteindre plus de 4,3 millions d’ici 2041. La part de ce groupe dans l’ensemble de la population diminuera progressivement, passant de 28,2 % en 2013 à 24,3 % d’ici 2041.

Composantes régionales de la croissance démographique

Les principaux facteurs de la croissance démographique régionale sont la structure par âge actuelle, la vitesse de l’accroissement naturel et les mouvements migratoires d’entrée et de sortie de chaque région de l’Ontario. Les tendances démographiques varient considérablement parmi les 49 divisions de recensement qui forment les six régions géographiques de l’Ontario.

La structure par âge régionale actuelle influe directement sur les naissances et les décès projetés. Une région ayant une part plus élevée de sa population formée de personnes âgées enregistrera vraisemblablement un plus grand nombre de décès à l’avenir qu’une région de taille comparable où la population est plus jeune. De même, une région ayant une grande part de jeunes adultes dans sa population devrait connaître un plus grand nombre de naissances qu’une région de taille comparable ayant une structure par âge formée de personnes plus âgées. En outre, étant donné que les taux de migration varient selon l’âge, la structure par âge d’une région ou d’une division de recensement aura une incidence sur la migration de sa population.

Le vieillissement général de la population se traduira par un nombre croissant de divisions de recensement où les décès surpasseront les naissances (accroissement naturel négatif) au cours de la période de projection. Les décès ont excédé les naissances dans 21 des 49 divisions de recensement de l’Ontario au cours des cinq dernières années. Selon les projections, cette tendance s’accentuera progressivement et 37 divisions de recensement enregistreront un accroissement naturel négatif d’ici 2040-2041. Ces 37 divisions de recensement représenteront 26 % de la population totale de l’Ontario en 2041.

Cette diminution de l’accroissement naturel signifie que dans un grand nombre de divisions de recensement de l’Ontario où l’accroissement naturel était habituellement le principal, voire le seul facteur de croissance démographique, la croissance démographique a déjà ralenti, une tendance qui se poursuivra vraisemblablement à mesure que la population vieillira.

Carte : Diagramme 7 - Évolution de l'accroissement naturel par division de recensement, de 2013 à 2041

La migration est le plus important facteur de croissance démographique pour l’Ontario dans son ensemble et pour la plupart des régions. Selon les projections, les gains migratoires nets, qu’ils soient de sources internationales, d’autres parties du Canada ou d’autres régions de l’Ontario, constitueront la principale source de croissance démographique dans presque toutes les divisions de recensement.

Selon les projections, les grandes régions urbaines, en particulier la RGT, qui accueillent la plupart des migrants internationaux en Ontario, connaîtront une forte croissance. Dans d’autres régions comme le Centre de l’Ontario, le maintien des gains migratoires provenant des autres régions de la province sera une source clé de croissance. Certaines divisions de recensement du Nord de l’Ontario ne reçoivent qu’une petite partie de la migration internationale et subissent une migration nette négative, principalement de jeunes, ce qui réduit leur croissance démographique actuelle et future.

Croissance démographique régionale

Selon les projections, la RGT sera la région de la province à la croissance la plus rapide, avec presque 70 % de la croissance démographique nette de l’Ontario jusqu’en 2041. Sa population passera de 6,5 millions d’habitants en 2013 à 9,4 millions en 2041. La part de la RGT dans la population totale de l’Ontario augmentera pour passer de 47,6 % en 2013 à 52,9 % en 2041. Elle dépassera le seuil de 50 % en 2025.

Carte : Diagramme 8 - Population des régions de l'Ontario, 2013 et 2041

Selon les projections, au sein de la RGT, la population de Toronto passera de 2,77 millions en 2013 à 3,64 millions en 2041, soit une hausse de 31,3 %, un taux de croissance similaire au taux provincial. La croissance dans les autres divisions de recensement de la RGT (Durham, Halton, Peel et York) sera sensiblement plus élevée que la moyenne ontarienne, avec une augmentation de presque 2,1 millions de personnes dans les banlieues de la RGT. La population de Peel devrait à elle seule augmenter de 724 000 entre 2013 et 2041, soit une augmentation de 52,2 %. Halton sera la division de recensement à la plus forte croissance en Ontario pendant la période de projection, avec une croissance de 72,7 % jusqu’en 2041.

Carte : Diagramme 9 - Croissance et décroissance démographique par division de recensement de 2013 à 2041

La population du Centre de l’Ontario augmentera de 699 000 ou 24,0 %, passant de 2,91 millions en 2013 à 3,61 millions en 2041. La part de la région dans la population provinciale diminuera légèrement de 21,5 à 20,3 %. Trois divisions de recensement entourant la RGT continueront à connaître une croissance démographique supérieure à la moyenne : 36,0 % pour Simcoe, 33,3 % pour Waterloo et 32,0 % pour Dufferin.

Au cours de la période de projection, la population de l’Est de l’Ontario augmentera de 27,1 % (de 1,78 million à 2,26 millions). Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide, soit 43,6 %, et sa population passera de 934 000 en 2013 à plus de 1,34 million en 2041. La plupart des autres divisions de l’Est de l’Ontario connaîtront une croissance inférieure à la moyenne provinciale, et Frontenac et Prescott et Russell afficheront des taux de croissance de 23,8 % et 21,4 % respectivement. Les divisions de recensement de Hastings et de Stormont, Dundas et Glengarry enregistreront une décroissance de 2013 à 2041.

La population du Sud-Ouest de l’Ontario passera de 1,60 million en 2013 à 1,74 million en 2041, soit une croissance de 8,4 %. Le Sud-Ouest affichera des taux de croissance variés. Middlesex et Elgin connaîtront la croissance la plus rapide (25,3 et 11,0 % respectivement). La population de Lambton, Huron et Chatham-Kent diminuera d’ici 2041.

La population du Nord de l’Ontario demeurera relativement stable au cours de la période de projection, avec une légère diminution de 3,4 %, passant de 803 000 en 2013 à 776 000 d’ici 2041. Dans cette région, le Nord-Est enregistrera une décroissance de 23 000 (4,2 %), de 564 000 à 540 000. La population du Nord-Ouest diminuera de 4 000 (1,7 %), de 240 000 à 236 000.

Dans le passé, l’accroissement naturel positif dans le Nord de l’Ontario compensait en partie les pertes dues à la migration nette. Toutefois, l’accroissement naturel total dans le Nord est désormais négatif et, selon les projections, le demeurera alors que le vieillissement de la population se poursuit.

Tableau A
Parts de la population des régions de l'Ontario, de 1991 à 2041
Part de la population
de l’Ontario (%)
1991 2001 2011 2021 2031 2041
RGT 42,0 44,5 47,2 49,3 51,2 52,9
Centre 22,2 22,1 21,6 21,1 20,7 20,3
Est 13,9 13,5 13,2 13,0 12,9 12,7
Sud-Ouest 13,7 13,0 12,0 11,1 10,4 9,8
Nord-Est 5,8 4,8 4,3 3,8 3,4 3,0
Nord-Ouest 2,4 2,1 1,8 1,6 1,5 1,3
Sources : Statistique Canada pour les données de 1991 à 2011 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

Structure par âge régionale

Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Ce sont les régions où l’accroissement naturel et la migration nette prévus deviendront ou demeureront négatifs qui connaîtront les changements les plus marqués à cet égard. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d’une forte migration internationale et d’un accroissement naturel positif. Le Nord-Est continuera d’avoir la structure par âge la plus vieille.

En 2013, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population de chaque région allait de 13,3 % dans la RGT à un sommet de 18,8 % dans le Nord‑Est. Parmi les divisions de recensement, elle allait de 11,3 % dans Peel à 29,6 % dans Haliburton.

En 2041, la proportion des personnes âgées dans la population de chaque région ira de 22,9 % dans la RGT à 31,5 % dans le Nord-Est. Parmi les divisions de recensement, elle ira de 22,0 % dans Peel à 44,6 % dans Haliburton.

Carte : Diagramme 10 - Proportion des personnes âgées dans la population de chaque division de recensement en 2041

Même si la proportion des personnes âgées dans les divisions de recensement situées à l’intérieur et autour des banlieues de la RGT demeurera inférieure à la moyenne provinciale, c’est dans ce secteur géographique que l’augmentation du nombre de personnes âgées sera la plus marquée. Le nombre de personnes âgées triplera presque dans les banlieues de la RGT. À l’inverse, la croissance la plus lente (moins de 55 %) du nombre de personnes âgées aura lieu dans Algoma, Timiskaming et Huron.

Carte : Diagramme 11 - Croissance du nombre de personnes âgées par division de recensement, de 2013 à 2041

Le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans diminuera dans le Nord et le Sud-Ouest et augmentera dans les autres régions du Sud de l’Ontario pendant la période de projection. Toutefois, d’ici 2041, la proportion des enfants dans chaque région sera légèrement inférieure à la proportion actuelle. En 2013, le Nord-Ouest affichait la part la plus élevée d’enfants (17,1 %) tandis que la plus faible était celle du Nord‑Est (14,6 %). En 2041, le Nord‑Est demeurera la région ayant la proportion d’enfants la plus basse (13,4 %) et le Nord-Ouest aura la proportion la plus élevée (15,5 %).

Les divisions de recensement des banlieues de la RGT, ainsi qu’Ottawa, enregistreront la croissance la plus forte du nombre d’enfants de 0 à 14 ans entre 2013 et 2041, avec Halton en tête (55 %). À l’inverse, la plupart des divisions de recensement des régions rurales et du Nord de l’Ontario auront sensiblement moins d’enfants d’ici 2041, et les baisses les plus marquées auront lieu dans le Nord. Toutefois, la plupart des divisions de recensement ne connaîtront qu’une légère baisse de la proportion d’enfants dans leur population. En 2013, c’est dans Kenora (22,1 %) que l’on a enregistré la proportion d’enfants la plus élevée et dans Haliburton (9,8 %) la proportion la plus faible. En 2041, Kenora conservera la proportion d’enfants la plus élevée (20,0 %) tandis que Haliburton continuera d’avoir la proportion la plus faible (9,4 %).

Carte ; Diagramme 12 - Croissance et décroissance du nombre d'enfants de 0 à 14 ans par division de recensement, de 2013 à 2041

La part de la population âgée de 15 à 64 ans, laquelle variait en 2013 de 66,5 % dans le Sud-Ouest de l’Ontario à 70,1 % dans la RGT, diminuera dans chaque région de 2013 à 2041. La part de ce groupe d’âge ira de 61,8 % de la population de la RGT à 55,1 % de celle du Nord‑Est en 2041.

Même si la part de la population âgée de 15 à 64 ans diminuera dans chaque division de recensement de la province, le nombre de personnes dans ce group d’âge augmentera dans 14 des 49 divisions de recensement, principalement dans la RGT, le Centre de l’Ontario et les régions urbaines de l’Est et du Sud‑Ouest. En 2013, la proportion la plus élevée des personnes âgées de 15 à 64 ans était dans la division de Toronto (71,0 %) et la plus faible dans Haliburton (60,6 %). En 2041, c’est dans les divisions de recensement de la RGT, ainsi qu’à Waterloo et Ottawa, que l’on trouvera les proportions les plus élevées, avec Toronto au premier rang (63,7 %). Prince Edward, Haliburton, Northumberland, Kawartha Lakes, Manitoulin et Parry Sound deviendront les six seules divisions dont les proportions de personnes âgées de 15 à 64 ans seront inférieures à 50 % d’ici la fin de la période de projection.

IV. Méthodologie et hypothèses

Méthodologie

La méthodologie utilisée dans les projections démographiques à long terme du ministère des Finances est celle des composantes et cohortes, qui s’apparente essentiellement à un système de comptabilité démographique. Le calcul commence par la répartition de la population de l’année de base (2013) selon l’âge et le sexe.

La méthodologie prévoit chaque année une analyse et une projection distinctes de chaque composante de la croissance démographique, en commençant par les naissances. Les décès et les niveaux annuels prévus pour les cinq composantes de la migration (l’immigration, l’émigration nette, le changement net de résidents non permanents, la migration interprovinciale d’entrée et de sortie et la migration intraprovinciale d’entrée et de sortie) sont ensuite générés et ajoutés aux cohortes démographiques pour obtenir la population de l’année subséquente, par âge et par sexe.

On réalise cette étape pour chacune des 49 divisions de recensement. On obtient ensuite la population de l’Ontario en additionnant les populations projetées des divisions de recensement.

Il convient de noter que les projections ont un caractère démographique, dans la mesure où elles reposent sur des hypothèses relatives aux naissances, aux décès et à la migration durant la période visée. Les hypothèses sont basées sur l’analyse des tendances à long terme et plus récentes de ces composantes, ainsi que sur l’orientation future prévue. Pour l’Ontario, le degré d’incertitude inhérent aux projections est représenté par l’écart entre les scénarios de croissance faible et de croissance forte, le scénario de référence représentant le résultat le plus probable.

Population de base

Les projections démographiques présentées dans ce rapport constituent la première série publiée par le ministère des Finances à partir des données du recensement de 2011 ajustées en fonction du sous dénombrement net. Plus précisément, elles sont fondées sur les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2013 de Statistique Canada.

En plus de fournir un nouveau point de départ pour la population totale selon le groupe d’âge et le sexe, l’établissement d’une nouvelle base pour les projections modifie la structure d’âge et la croissance démographique prévues dans chaque division de recensement. Cela a aussi une incidence sur de nombreuses composantes de la croissance démographique qui sont projetées à l’aide de taux par âge, tels que les naissances, les décès et plusieurs courants migratoires.

Fécondité

On obtient la projection des naissances pour une année donnée en appliquant les taux de fécondité par âge aux cohortes de femmes en âge de procréer, le groupe des 15 à 49 ans. Le modèle de projection utilise quatre paramètres1 pour déterminer le nombre annuel de naissances. Le premier de ces paramètres, l’indice synthétique de fécondité (ISF), reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l’âge moyen de fécondité, l’asymétrie et la variance de la répartition) concernent l’âge auquel les femmes ont leurs enfants. Tous les paramètres utilisés sont réglés de façon à obtenir des taux de fécondité par âge qui suivent de près les tendances récentes.

Les hypothèses découlent d’une analyse soigneuse des tendances relatives à la fécondité par âge observées en Ontario et d’un examen des tendances relatives à la fécondité ailleurs au Canada et dans d’autres pays. Une tendance générale et commune est qu’une proportion grandissante de femmes attend de plus en plus d’être dans la trentaine, voire le début de la quarantaine, pour avoir des enfants.

La diminution du taux de fécondité parmi les jeunes femmes s’accompagne d’une augmentation des taux de fécondité parmi les femmes plus âgées. C’est parmi les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine que la diminution des taux de fécondité a été la plus marquée au cours des 20 dernières années. Les femmes dans la fin de la vingtaine ont vu leurs taux de fécondité diminuer rapidement à la fin des années 1990 et au début des années 2000, puis plus lentement jusqu’à 2008. Les données récentes indiquent une accélération de la vitesse de ce déclin au cours de la période 2008-2011 pour ce groupe d’âge.

Les taux de fécondité des femmes de la trentaine et plus ont connu une hausse modérée au cours des années 1990, suivie d’une ascension plus rapide durant la majorité des années 2000. Cependant, le rythme de cette hausse s’est ralenti ces dernières années. Ces cohortes de femmes sont celles qui ont préféré ne pas avoir d’enfant dans leur vingtaine et en ont maintenant dans leur trentaine et jeune quarantaine.

Après environ un demi-siècle de déclin presque continuel, l’indice synthétique de fécondité (ISF) en Ontario a atteint un creux de 1,48 enfant par femme en 2002. Suite au creux de 2002, les valeurs annuelles de l’ISF ont augmenté progressivement pour atteindre 1,60 en 2008. Au cours de la période la plus récente, l’ISF a chuté pour atteindre 1,55 en 2011 (les dernières données disponibles). Ceci représente moins de la moitié du taux enregistré au plus fort du baby-boom, en 1960, lorsque l’indice synthétique de fécondité en Ontario a grimpé à 3,8 avec un record de 159 000 naissances cette année-là. En 1972, le taux de fécondité est passé en dessous du seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme.

La plupart des chercheurs s’accordent à dire qu’une résurgence des taux de fécondité élevés observés dans les années 50 et au début des années 60 est peu probable. Il est plutôt envisagé que de légères fluctuations autour de valeurs inférieures au seuil de remplacement sont plus probables.

Le scénario de référence prévoit que l’ISF augmentera légèrement pour passer de 1,55 à 1,60 enfant par femme d’ici 2030 à mesure que les taux de fécondité des femmes plus jeunes se stabilisent et que ceux des femmes plus âgées continuent d’augmenter graduellement.

Le scénario de croissance faible prévoit que le taux de fécondité aura une tendance à la baisse jusqu’à ce que l’ISF atteigne 1,30 à la fin de la période de projection. Le scénario de croissance forte suppose une augmentation graduelle de l’ISF jusqu’à 1,90 d’ici la fin de la période.

1 Fondés sur la méthode de Pearson. Voir le Glossaire.

Hypothèses sur la fécondité à l'échelle des divisions de recensement

Les données les plus récentes au niveau des divisions de recensement (2011) montrent que l’indice synthétique de fécondité varie selon les divisions, allant de 2,34 pour Manitoulin à 1,39 pour Toronto. Les tendances de l’évolution de l’ISF dans chaque division de recensement au cours des quinze dernières années n’indiquent aucune convergence de ces ISF. Pour cette raison, les paramètres projetés pour la fécondité à l’échelle des divisions de recensement sont modélisés de façon à maintenir les différences régionales. Le rapport entre la division de recensement et la province pour ce qui est de l’âge moyen de fécondité des femmes dans la période la plus récente demeure constant dans ces projections. La variance et l’asymétrie de la répartition de la fécondité à l’échelle des divisions de recensement évoluent au cours de la période de projection en suivant les mêmes changements absolus que ces mêmes paramètres à l’échelle de l’Ontario.

graphiques linéaires  : Diagramme 13 - Indice synthétique de f&eacutecondité en Ontario, de 1979 à 2041

Mortalité

La projection du nombre de décès annuels est obtenue en appliquant les taux de mortalité par âge aux cohortes démographiques des âges correspondants. Les hypothèses concernant les taux futurs de mortalité par âge sont fondées2 sur les tendances observées de 1971 à 2010 relativement au rythme de l’amélioration de l’espérance de vie globale et des tendances quant aux changements des taux de mortalité par âge.

L’espérance de vie en Ontario figure parmi les plus élevées au Canada et dans les pays du monde industrialisé. Actuellement, l’espérance de vie à la naissance des femmes ontariennes est de 83,9 ans tandis que celle des hommes est de 79,8 ans (données de 2010). Depuis 1994, les gains annuels moyens d’espérance de vie ont été de l’ordre de 0,18 année pour les femmes et de 0,28 année pour les hommes.

Jusqu’au milieu des années 1990, les gains annuels quant à l’espérance de vie avaient diminué quelque peu et on s’attendait à ce que les améliorations futures continuent à se produire à ce rythme plus lent. Toutefois, au cours des dix dernières années, ces gains ont repris et s’accroissent de manière plus linéaire. Les gains à venir se concentreront davantage à des âges plus avancés et devraient être plus modestes chez les nouveau-nés.

Dans le scénario de référence, l’espérance de vie en Ontario continue d’augmenter de manière linéaire au cours des dix premières années de la période visée, et son taux de croissance se ralentit ensuite progressivement. D’ici 2041, l’espérance de vie atteindra 86,6 ans chez les hommes et 88,7 ans chez les femmes. Cela représente des gains totaux d’espérance de vie de 6,8 années pour les hommes et de 4,8 années pour les femmes entre 2010 et 2041.

Pour les scénarios de croissance faible et de croissance forte, on établit d’abord les hypothèses d’espérance de vie à la naissance jusqu’à la fin de la période de projection. Pour les années intermédiaires, on suppose une augmentation linéaire de l’espérance de vie. Les hypothèses obtenues pour les trois scénarios à l’échelle de la province illustrent toutes une continuité quant aux gains enregistrés de la durée moyenne de vie.

Selon le scénario de croissance faible, l’espérance de vie augmente plus lentement, atteignant 85,0 et 87,4 ans pour les hommes et les femmes, respectivement. Le scénario de croissance forte suppose une espérance de vie atteignant 88,0 et 89,8 ans pour les hommes et les femmes, respectivement.

2 À partir du modèle Lee-Carter. Voir le glossaire.

Graphiques linéaires : Diagramme 14 - Espérance de vie à la naissance selon le sexe en Ontario, de 1981 à 2041

Selon chacune des trois hypothèses relatives à la mortalité, l’espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. Cela concorde avec les tendances récentes indiquant que les hommes enregistrent des gains légèrement supérieurs à ceux des femmes. Ainsi, l’écart global entre les hommes et les femmes a diminué progressivement, et cette tendance devrait se poursuivre.

Tableau B
Espérance de vie en Ontario, de 1981 à 2041
    1981 1991 2001 2011 2021 2031 2041
Homme À la naissance 72,5 75,0 77,4 80,0 82,4 84,6 86,6
À 65 ans 14,5 15,8 17,2 19,2 20,9 22,4 23,9
Femme À la naissance 79,3 80,8 82,1 84,1 85,7 87,3 88,7
À 65 ans 19,0 19,7 20,4 22,0 23,2 24,4 25,5
Sources : Statistique Canada pour les données de 1981 à 2001 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.


Hypothèses sur la mortalité à l'échelle des divisions de recensement

À l’échelle des divisions de recensement, les hypothèses sur la mortalité ont été établies à l’aide d’une méthodologie de ratios. La structure de mortalité à l’échelle de l’Ontario a été appliquée à la structure par âge de chaque division de recensement au cours des trois dernières années pour lesquelles des données comparables étaient disponibles, et le nombre de décès anticipés calculé.

Ce nombre a ensuite été comparé au nombre annuel réel de décès au cours de la même période pour chaque division de recensement afin de créer les ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés. Ces ratios ont été multipliés par les taux de mortalité provinciaux par âge et par sexe de manière à créer les taux de mortalité pour chaque division de recensement. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux populations correspondantes afin d’établir le nombre de décès pour chaque division de recensement.

Une analyse des ratios de décès réels par rapport aux décès prévus pour chaque division de recensement n’a pas révélé de tendance constante ni d’évolution vers une réduction ou une intensification des variances régionales avec le temps. Pour cette raison, les plus récents ratios moyens sur trois ans dans chaque division de recensement ont été maintenus constants pendant toute la période de projection.

Composantes de la migration nette

Les sections qui suivent présentent les hypothèses et la méthodologie utilisées pour les composantes de la migration nette (l’immigration, l’émigration, les résidents non permanents, la migration interprovinciale et la migration intraprovinciale).

Immigration

Les niveaux d’immigration au Canada sont déterminés par les politiques du gouvernement fédéral. Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada établi la fourchette-cible d’immigration  au niveau national pour la prochaine année. Pour l’année civile 2014, la fourchette-cible visée est de 240 000 à 265 000 immigrants.

De 1995 à 2007, le niveau-cible a été relevé progressivement par les gouvernements canadiens successifs. Ces hausses des niveaux‑cibles ont contribué à maintenir un taux relativement stable d’immigration au Canada d’environ 0,75 % de la population par an. Au cours de cette période, le taux d’immigration en Ontario fut supérieur à celui de l’ensemble du Canada, s’élevant en moyenne à 1 % de la population.

Depuis 2007, la politique fédérale d’immigration a changé, avec comme but de répartir de manière plus uniforme les immigrants à travers le pays, principalement par l’entremise du programme des candidats des provinces. Ces changements ont eu pour résultat de diminuer la part de l’immigration canadienne en Ontario, qui est passée de 48,5 % en 2006-2007 à 40,2 en 2012-2013. De plus, le taux d’immigration en Ontario a diminué, passant de 0,9 % à moins de 0,8 % au cours de cette période.

Dans le scénario de référence, le taux d’immigration à long terme présumé est établi à 0,8 %. Ce taux d’immigration à long terme de 0,8 % est atteint sur une période de transition de dix ans, de manière à tenir compte des taux légèrement inférieurs enregistrés ces dernières années.

Graphiques linéaires : Diagramme 15 - Taux d'immigration en Ontario, de 1971 à 2041

Une fois le taux d’immigration à long terme atteint, le nombre d’immigrants s’accroît au fil du temps parallèlement à la croissance de la population. Dans le scénario de référence, le niveau d’immigration annuel augmentera pour passer de 102 000 en 2013-2014 à 119 000 d’ici 2022-2023 pour atteindre le taux d’immigration établi à long terme de 0,8 % de la population. Pendant le reste de la période de projection, le niveau d’immigration augmentera graduellement, parallèlement à la croissance démographique globale, et atteindra 141 000 personnes en 2040‑2041.

Le taux d’immigration à long terme est établi à 0,6 % dans le scénario de croissance faible, ce qui se traduit par une hausse lente des niveaux d’immigration, passant de 88 000 en 2013-2014 à 94 000 d’ici 2040-2041. Dans le scénario à croissance forte, le taux d’immigration à long terme est établi à 1,0 %, ce qui se traduit par une forte augmentation des niveaux d’immigration, passant de 115 000 en 2013-2014 à 197 000 d’ici 2040-2041.

Hypothèses sur l'immigration à l'échelle des divisions de recensement

Les parts prévues de l’immigration allant à chaque division de recensement sont fondées sur les tendances de la distribution des immigrants par division de recensement ces dernières années.
Ces parts évoluent tout au long de la période de projection en suivant des tendances établies.
La distribution moyenne des immigrants par âge et par sexe observée au cours des cinq dernières années devrait demeurer constante tout au long de la période de projection. Plus de 85 % des immigrants qui s’établissent en Ontario sont âgés de 0 à 44 ans.

Graphique à barres et grapique linéaire : Diagramme 16 - Immigration en Ontario de 1971 à 2041

Émigration

L’émigration totale est définie comme étant le flux d’émigration internationale brut moins les émigrants de retour, plus la variation nette du nombre d’Ontariens temporairement à l’étranger. Le niveau total d’émigration de l’Ontario a été en moyenne de 14 600 au cours des trois dernières années.

Le nombre d’émigrants est difficile à estimer avec exactitude, car les données disponibles sont incomplètes. Statistique Canada publie des estimations annuelles de ces mouvements migratoires d’après diverses sources indirectes, comme des fichiers de données administratives et des données sur l’immigration publiées par des agences de pays étrangers.

Dans le scénario de référence, les taux moyens d’émigration selon le sexe et l’âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes qui émigreront chaque année de chaque division de recensement. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement. Pour l’ensemble de l’Ontario, cela se traduit par une augmentation progressive du nombre d’émigrants pendant la période de projection, atteignant 20 600 d’ici 2040-2041.

Dans le scénario de croissance faible, les taux d’émigration selon le sexe et l’âge utilisés dans le scénario de référence sont augmentés de 30 % et correspondent ainsi à 130 % des taux enregistrés récemment. Cela donne un niveau d’émigration qui atteint 23 600 en 2040-2041.

Dans le scénario de croissance forte, les taux d’émigration selon le sexe et l’âge utilisés dans le scénario de référence sont abaissés de 30 % et correspondent ainsi à 70 % des taux enregistrés récemment. Cela donne un niveau d’émigration qui atteint 15 900 en 2041-2041.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 17 - Émigration de l'Ontario de 1971 à 2041

Hypothèses sur l'émigration à l'échelle des divisions de recensement

Aux fins des projections, les taux migratoires moyens selon le sexe et l’âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes, selon le sexe et l’âge, qui émigreront chaque année de chaque division de recensement

Résidents non permanents

Statistique Canada estime qu’il y avait environ 286 000 résidents non permanents en Ontario en 2013 (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires, demandeurs du statut de réfugié). Ces résidents étrangers sont inclus dans la population de base puisqu’ils sont dénombrés dans le recensement.

Les variations annuelles du nombre total de ces résidents doivent être comptabilisées en tant que composante de la croissance démographique. L’établissement d’hypothèses pour cette composante est compliqué en raison des fluctuations considérables d’une année à l’autre et de la nature transitoire du groupe.

Au cours des 30 dernières années, le nombre de résidents non permanents en Ontario a augmenté en moyenne de 6 800 par an. Le scénario de référence reflète les tendances à long terme de l’évolution annuelle du nombre de résidents non permanents en établissant le gain annuel à long terme à 7 500. Dans les scénarios à croissance faible et à croissance forte, le changement annuel à long terme du nombre de résidents non permanents est établi à 2 500 et à 12 500 respectivement. Les hypothèses à long terme pour chaque scenario sont atteintes après une période de transition de trois ans, reflétant un retour à des niveaux plus bas que les gains nets relativement élevés observés récemment.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 18 - Changement annuel du nombre de résidents non permanents en Ontario de 1971 à 2041

Hypothèses sur les résidents non permanents à l'échelle des divisions de recensement

La part prévue de chaque division de recensement pour ce qui est des résidents non permanents est fondée sur la part correspondant à chaque division de recensement en 2013. La distribution des résidents non permanents par âge et par sexe repose sur la moyenne des cinq dernières années. Aux fins des projections, cette distribution demeure constante pour toute la période visée.

Migration interprovinciale

La migration interprovinciale est une composante de la croissance qui varie considérablement d’une année à l’autre. Même si l’Ontario continue à attirer de nombreuses personnes provenant de certaines autres provinces, l’analyse des tendances des trois dernières décennies révèle une répartition inégale de plusieurs années de gains suivies de plusieurs années de pertes. Ces tendances suivent habituellement les cycles économiques.

Depuis 2003, la migration interprovinciale nette vers l’Ontario a été négative, en raison largement de départs vers l’Alberta. Au cours des 30 dernières années, la migration interprovinciale nette vers l’Ontario s’est chiffrée en moyenne à 2 700 par an. Ce chiffre englobe toutefois les flux d’entrée anormalement élevés en provenance du Québec enregistrés après le référendum de 1980. Sans cet apport supplémentaire, la migration interprovinciale nette à long terme en Ontario est modestement négative.

Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette annuelle pour l’Ontario reflète les tendances récentes à court terme. Elle est fixée à -14 000 en 2013-2014, retournant graduellement aux valeurs historiques à long terme d’ici 2017-2018 avec un mouvement net de zéro et demeurant à ce niveau pour le reste de la période de projection.

Graphique à barres et graphique linéaire : Diagramme 19 - Migration interprovinciale nette en Ontario de 1971 à 2041

Dans le scénario de croissance faible, la migration interprovinciale nette pour l’Ontario s’améliore graduellement, passant de sorties nettes de 19 000 en 2013-2014 à des sorties nettes à long terme de 5 000 commençant en 2017-2018. Dans le scénario de croissance forte, des sorties nettes de 9 000 sont prévues pour 2013-2014, suivies d’une augmentation graduelle vers des entrées nettes annuelles de 5 000 débutant en 2017-2018.

Les flux d’entrée correspondant aux niveaux de migration nette à long terme prévus dans les scénarios de croissance faible, de référence et de croissance forte s’établissent respectivement à 62 500, 65 000 et 67 500. Les flux de sortie correspondants se chiffrent à 67 500, 65 000 et 62 500.

Hypothèses sur la migration interprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

La part de la migration interprovinciale d’entrée et de sortie de l’Ontario correspondant à chaque division de recensement au cours des cinq dernières années est appliquée aux flux prévus pour la province et maintenue constante tout au long de la période de projection.

Migration intraprovinciale

À l’échelle des divisions de recensement, la migration intraprovinciale ou le mouvement de la population d’une division à une autre au sein de la province constitue un facteur significatif de croissance démographique. Ce facteur influe sur la croissance démographique uniquement à l’échelle des divisions de recensement.

Le nombre annuel de migrants intraprovinciaux en Ontario a fluctué entre 350 000 et 430 000 au cours des 20 dernières années. Au cours de la période de projection, le nombre annuel de migrants intraprovinciaux augmentera progressivement, passant de 387 000 en 2013-2014 à 433 000 en 2040‑2041. Cette hausse à long terme est attribuable à la croissance démographique et à l’évolution de la structure par âge à l’échelle des divisions de recensement. En fait, même si le nombre de migrants intraprovinciaux devrait augmenter, le taux correspondant de migration intraprovinciale en Ontario diminuera légèrement au cours de la période de projection, passant de 2,86 % en 2013-2014 à 2,45 % en 2040-2041.

Hypothèses sur la migration intraprovinciale à l'échelle des divisions de recensement

Aux fins des projections, on établit le nombre de personnes par âge qui partent de chaque division de recensement pour chaque année des projections, ainsi que leur destination dans la province, en utilisant la moyenne des taux migratoires origine-destination des cinq dernières années par âge pour chaque division de recensement. Étant donné que les taux de migration par groupes d’âge diffèrent pour chaque division de recensement, et puisque les différents groupes d’âge ont des comportements différents dépendant de leur origine et affectant leur destination, la méthodologie fournit un outil puissant pour projeter les déplacements de personnes en fonction de leur âge et de leur comportement migratoire en termes d’origine et de destination. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement.

L’évolution des tendances de migration intraprovinciale dans chaque division de recensement a été étudiée afin de repérer des tendances particulières, et les hypothèses sur les taux de migration intraprovinciale ont été modifiées pour tenir compte de ces tendances.

Glossaire

Accroissement naturel
Le nombre de naissances moins le nombre de décès.
Âge médian
L’âge médian est l’âge auquel exactement la moitié de la population est plus vieille et l’autre moitié est plus jeune. Cette mesure est souvent utilisée pour comparer les structures par âge entre diverses régions.
Cohorte
Groupe de personnes qui a connu un événement démographique précis au cours d’une période donnée, qui peut être une année. Par exemple, la cohorte de naissance de 1966 se compose du nombre de personnes nées en 1966.
Courbe de Pearson
Modèle paramétrique utilisé pour répartir les taux de fécondité estimés selon l’âge des mères. La courbe de Pearson a quatre paramètres. Le premier de ces paramètres, l’indice synthétique de fécondité, reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l’âge moyen de fécondité, l’asymétrie et la variance de la répartition) concernent l’âge auquel les femmes ont leurs enfants.
Espérance de vie
Mesure statistique dérivée du nombre moyen d’années de vie restant à vivre pour une personne à un âge donné, si la durée de vie de cette personne correspond aux taux de mortalité par âge observés dans une année donnée.
Estimations démographiques
Ces estimations mesurent la population historique de résidents au moyen des données issues du recensement le plus récent, en plus des données administratives sur les composantes du changement démographique (naissances, décès et migration nette) depuis le recensement.
Génération de l'écho du baby-boom
Personnes nées entre 1972 et 1992. Les enfants des membres de la génération du baby-boom.
Génération du baby-boom
Personnes nées au cours de la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, de 1946 à 1965, et qui a été marquée par un accroissement marqué des taux de fécondité et du nombre absolu de naissances.
Indice synthétique de fécondité
La somme des taux de fécondité par âge dans une année donnée. Indique le nombre moyen d’enfants qu’une génération de femmes aurait si, au cours de leur vie de reproduction, elles avaient des taux de fécondité identiques à ceux de l’année en question.
Migration internationale
Mouvement de population entre l’Ontario et un pays étranger. La migration internationale comprend les immigrants, les émigrants et les résidents non permanents. La migration internationale nette est la différence entre le nombre de personnes en provenance d’autres pays qui s’installent dans la province et le nombre de personnes qui quittent cette dernière pour s’installer à l’étranger.
Migration interprovinciale
Mouvement de population entre l’Ontario et le reste du Canada. La migration interprovinciale nette est la différence entre le nombre de personnes qui s’installent en Ontario en provenance d’autres parties du Canada et le nombre de personnes qui quittent l’Ontario pour s’installer autre part au Canada.
Migration intraprovinciale
Mouvement de population entre les 49 divisions de recensement de l’Ontario. La migration intraprovinciale nette d’une division de recensement donnée est la différence entre le nombre de personnes qui s’installent dans cette division en provenance d’autres parties de l’Ontario et le nombre de personnes qui quittent cette division pour s’installer autre part dans la province.
Migration nette
Différence entre le nombre de personnes qui s’installent dans un secteur géographique donné et le nombre de personnes qui quittent ce même secteur. Ce chiffre tient compte de toutes les composantes de la migration comprises dans la migration internationale nette, la migration interprovinciale nette et la migration intraprovinciale nette (en ce qui concerne les régions de la province).
Modèle Lee-Carter
Méthode de projection de la mortalité proposée par Lee et Carter et utilisée pour générer les taux annuels de mortalité par âge et sexe. Voir LEE R.D., CARTER L. [1992] « Modelling and forecasting the time series of US mortality », Journal of the American Statistical Association, vol. 87,659–671.
Résidents non permanents
Étrangers résidant en Ontario (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires ou demandeurs du statut de réfugié).
RGT
La région du grand Toronto est formée des divisions de recensement de Toronto, Durham, Halton, Peel et York.
Vieillissement de la population
En termes démographiques, le vieillissement de la population désigne un accroissement de la proportion des personnes âgées (de 65 ans et plus) par rapport à l’ensemble de la population.

Tableaux statistiques

Tableau 1 Population historique et projetée de l’Ontario selon trois scénarios, de 2006 à 2041

Tableau 2 Population de l’Ontario selon certaines caractéristiques, de 2006 à 2041 — Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Tableau 3 Composantes de la croissance démographique de l’Ontario, de 2006 à 2041 — Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte

Tableau 4 Population historique et projetée de l’Ontario par division de recensement, années choisies — Scénario de référence

Tableau 5 Répartition historique et projetée de la population de l’Ontario
par division de recensement, années choisies — Scénario de référence

Tableau 6 Population de l’Ontario selon l’âge, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

Tableau 7 Population totale, nombre d’hommes et de femmes en Ontario
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041— Scénario de référence

Tableau 8 Population totale, nombre d’hommes et de femmes en Ontario
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041— Scénario de croissance faible

Tableau 9 Population totale, nombre d’hommes et de femmes en Ontario
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041— Scénario de croissance forte

Tableau 10 Région du grand Toronto et ses divisions de recensement, population
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

Tableau 11 Centre de l’Ontario et ses divisions de recensement, population
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

Tableau 12 Est de l’Ontario et ses divisions de recensement, population
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

Tableau 13 Sud-Ouest de l’Ontario et ses divisions de recensement, population
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

Tableau 14 Nord-Est de l’Ontario et ses divisions de recensement, population
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

Tableau 15 Nord-Ouest de l’Ontario et ses divisions de recensement, population
par groupe d’âge de cinq ans, de 2013 à 2041 — Scénario de référence

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