Prière d’adresser toute demande de renseignements concernant le document Mise à jour des projections démographiques pour l’Ontario, 2011-2036, au :
Centre d’information du ministère des Finances
Demandes en français et en anglais, sans frais : 1 800 337-7222
Téléimprimeur (ATS) : 1 800 263-7776
This report is available in English under the title Ontario Population Projections Update, 2011-2036
© Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 2012
ISBN 978–1–4435–9659–6 (Imprimé)
ISBN 978–1–4435–9661–9 (PDF)
ISBN 978–1–4435–9660–2 (HTML)
Carte des divisions de recensement de l'Ontario
III. Résultats des projections
Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte
Les composantes de la croissance démographique en Ontario
Structure par âge
Composantes régionales de la croissance démographique
Croissance démographique régionale
Structure par âge régionale
IV. Méthodologie et hypothèses
Méthodologie
Population de base
Fécondité
Mortalité
Immigration
Émigration
Résidents non permanents
Migration interprovinciale
Migration intraprovinciale
Le présent rapport renferme le projections démographiques mises à jour pour l’Ontario et chacune de ses 49 divisions de recensement, selon l’âge et le sexe, à partir de la nouvelle année de base 2011 jusqu’en 2036. Ces projections ont été préparées par le ministère des Finances et représentent une mise à jour des projections publiée au printemps 2011, fondée sur le recensement de 2006.
Le ministère des Finances publie une mise à jour annuelle des projections démographiques afin de fournir aux planificateurs et aux chercheurs des perspectives démographiques qui reflètent les données historiques et les tendances les plus récentes. Cette mise à jour est fondée sur les nouvelles estimations démographiques de 2011 publiées pas Statistique Canada et inclue des changements mineurs reflétant les tendances les plus récentes relatives à la fécondité, la mortalité et la migration.
Les nouvelles projections comportent trois scénarios pour l’Ontario. Le scénario moyen ou de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision raisonnable en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. Les projections pour chacune des 49 divisions de recensement sont élaborées pour le scénario de référence seulement.
Ces projections démographiques ne représentent pas les objectifs des politiques du gouvernement de l’Ontario ni les résultats démographiques désirés. Elles n’intègrent pas non plus d’hypothèses explicites relativement à l’économie ou à la planification. Les projections sont élaborées en appliquant une méthodologie démographique standard où les hypothèses de croissance démographique découlent des tendances récentes dans tous les courants migratoires et de l’évolution continuelle des taux de fécondité et de mortalité à long terme dans chaque division de recensement. Les projections concernant les divisions de recensement sont cumulées afin d’obtenir le total pour l’Ontario.
Le rapport comprend une série de tableaux statistiques détaillés sur les nouvelles projections. Les principaux termes démographiques sont définis dans le glossaire.
Voici les points saillants des nouvelles projections de 2011 à 2036 pour le scénario de référence :
Les projections du ministère des Finances établissent trois scénarios de croissance plausibles pour la population de l’Ontario jusqu’en 2036. Le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. La population est projetée pour chacune des 49 divisions de recensement, mais pour le scénario de référence seulement. Les diagrammes et les tableaux inclus au présent rapport illustrent le scénario de référence, à moins d’une indication contraire.
Ces trois scénarios prévoient que la population de l’Ontario connaîtra une croissance saine de 2011 à 2036. Selon le scénario de référence, la population devrait augmenter de 32,7 %, soit une hausse de presque 4,4 millions, au cours des 25 prochaines années, passant de 13,4 millions au 1er juillet 2011 à 17,7 millions d’ici le 1er juillet 2036.
Le scénario de croissance faible prévoit une augmentation de la population de 18,0 % (2,4 millions) pour atteindre presque 15,8 millions d’habitants d’ici 2036. Le scénario de croissance forte prévoit une hausse de 48,8 % (6,5 millions), avec 19,9 millions de personnes d’ici la fin de la période de projection.
Selon les projections du scénario de référence, le taux annuel de croissance de la population de l’Ontario ralentira graduellement au cours de la période de projection, débutant à 1,2 % en 2011-2012 et diminuant progressivement pour atteindre 1,0 % d’ici 2035-2036.
Selon les projections du scénario de croissance faible, le taux annuel de croissance démographique ralentira également au cours de la période de projection, passant de 1,0 % en 2011-2012 à 0,4 % d’ici 2035-2036. Selon les projections du scénario de croissance forte, le taux annuel de croissance démographique augmentera de 1,4 % en 2011-2012 à 1,7 % en 2022-2023, puis diminuera légèrement par la suite jusqu’à 1,6 % d’ici la fin de la période de projection.
Chaque année, la contribution de l’accroissement naturel et celle de la migration nette à la croissance démographique varient. Les tendances touchant l’accroissement naturel évoluent lentement, alors que la migration nette peut‑être plus variable, en raison essentiellement des fluctuations de la migration interprovinciale et des variations de l’immigration. Par exemple, au cours des dix dernières années, la part de la croissance démographique découlant de la migration nette a atteint un sommet de 75 % en 2001-2002 et un creux de 61 % en 2006-2007.
Les niveaux de migration nette en Ontario ont été plus faibles qu’à l’habitude au cours des dernières années, s’établissant à moins de 100 000 par an, en raison principalement des pertes de migration interprovinciale nette vers le reste du Canada. L’accroissement naturel a lui aussi été globalement plus faible, du fait que les membres de la génération du baby-boom sont quasiment parvenus au terme de leurs années reproductives et que les cohortes de femmes ayant l’âge où elles sont les plus susceptibles de procréer sont maintenant de taille plus réduite. Les nombres de naissances et de décès ont augmenté lentement et au même rythme. De ce fait, l’accroissement naturel a été assez stable, aux alentours de 50 000 par an au cours des dix dernières années.
Au cours des trois prochaines années, selon les projections, la migration nette diminuera modestement tandis que les forts gains nets courants de résidants non-permanents retournent progressivement à un niveau plus normal. Le gain migratoire net de l’Ontario diminuera pour passer de 103 700 à 96 700 au cours des trois premières années de la période de projection. Pendant le reste de la période de projection, les niveaux de migration nette augmenteront pour atteindre presque 138 000 d’ici 2035-2036. La part de la croissance démographique attribuable à la migration nette demeurera relativement stable, à moins de 65 % jusqu’au début des années 2020, pour ensuite augmenter rapidement, atteignant presque 78 % d’ici 2036, en raison d’une diminution de l’accroissement naturel.
Au cours de la période de projection, les niveaux futurs d’accroissement naturel subiront l’influence de deux grands facteurs. Le premier sera le passage de la génération de l’écho du baby-boom
(les enfants des membres de la génération du baby-boom) par les années les plus fécondes, qui se traduira par une augmentation du nombre de naissances à la fin des années 2010 et au début des années 2020. Selon les projections, les naissances augmenteront de 146 000 en 2011-2012 à plus de 174 000 d’ici le milieu des années 2020 et demeureront au-dessus de ce niveau jusqu’à la fin de la période de projection.
Le deuxième grand facteur qui influencera l’évolution de l’accroissement naturel en Ontario sera l’arrivée de grandes cohortes de membres de la génération du baby-boom dans le groupe des personnes âgées. D’ici 2031, tous les membres de la génération du baby-boom auront 65 ans ou plus, et le nombre de décès commencera à augmenter plus rapidement. Au cours des dix premières années de la période de projection, le rythme de croissance annuel du nombre de décès en Ontario ralentira, alors que les petites cohortes nées au cours des années 1930 atteindront leur espérance de vie. De 2011 à 2020, le nombre annuel de décès augmentera tout de même de 90 000 à 105 000. Pendant le reste de la période jusqu’en 2036, le nombre de décès annuel augmentera plus rapidement pour atteindre plus de 138 000.
Globalement, selon les projections, l’accroissement naturel augmentera pour passer de 56 000 en 2011-2012 à un sommet de 64 000 en 2021-2022, suivi d’une baisse progressive jusqu’à 39 000 d’ici 2035-2036. La part de la croissance démographique attribuable à l’accroissement naturel demeurera relativement stable, à environ 35 % jusqu’au début des années 2020, diminuant rapidement par la suite pour atteindre 22 % d’ici 2036.
D’ici 2036, chaque groupe d’âge comptera en Ontario plus de personnes qu’en 2011, et le vieillissement de la population ontarienne s’accélérera. Les membres de la génération du baby‑boom auront grossi le nombre de personnes âgées; les enfants des membres de la génération de l’écho du baby-boom auront atteint l’âge scolaire et les cohortes de la génération de l’écho du baby-boom, auxquelles s’ajoutera une nouvelle génération d’immigrants, auront fait augmenter la population âgée de 15 à 64 ans.
Selon les projections, l’âge médian de la population ontarienne passera de 40 ans en 2011 à 43 ans en 2036. Pendant la période de projection, l’âge médian des femmes augmentera de 41 à 44 ans et celui des hommes de 39 à 42 ans.
Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera plus que doubler, passant de 1,9 million de personnes ou 14,2 % de la population totale en 2011 à 4,2 millions ou 23,6 % en 2036. À partir de 2017, les personnes âgées seront pour la première fois plus nombreuses que les enfants âgés de 0 à 14 ans.
Selon les projections, au début des années 2030, lorsque tous les membres de la génération du baby‑boom auront atteint l’âge de 65 ans, l’accroissement du nombre et de la part des personnes âgées ralentira sensiblement. Le taux de croissance annuel du groupe des personnes âgées diminuera et passera d’une moyenne de 3,6 % entre 2011 et 2031 à moins de 1,8 % d’ici la fin de la période de projection. Toutefois, ce groupe d’âge continuera de croître beaucoup plus rapidement que les groupes de 0 à 14 ans et 15 à 64 ans.
Parmi les personnes âgées, ce sont les groupes les plus âgés qui connaîtront la croissance la plus rapide. Selon les projections, le nombre de personnes de 75 ans et plus passera de 887 000 en 2011 à plus de 2,2 millions d’ici 2036. Le groupe des plus de 90 ans sera multiplié plus de trois fois, passant de 88 000 à 286 000 personnes.
La proportion des femmes parmi les personnes les plus âgées demeurera supérieure à celle des hommes, tout en diminuant légèrement du fait que l’espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. En 2011, il y avait 47 % plus de femmes que d’hommes dans le groupe des 75 ans et plus. D’ici 2036, ce ratio aura chuté et les femmes seront 21 % plus nombreuses que les hommes dans ce groupe d’âge.
Au cours des cinq prochaines années, le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans demeurera relativement stable, aux alentours de 2,2 millions, avant d’augmenter pour atteindre presque 2,8 millions d’ici 2036. La part de la population qu’ils représentent baissera de 16,5 % en 2011 à 16,2 % en 2015. De 2015 à 2027, cette part augmentera légèrement jusqu’à 16,6 % à mesure que les membres de la génération de l’écho du baby-boom (enfants des baby-boomers) auront des enfants. Par la suite, selon les projections, la part des enfants diminuera pour atteindre 16,0 % d’ici 2036. Dans les années 2030, le nombre d’enfants augmentera, mais bien moins vite que les autres groupes d’âge, du fait que les cohortes de femmes dans la vingtaine et la trentaine seront de taille plus réduite.
Selon les projections, la population ontarienne âgée de 15 à 64 ans connaîtra une hausse, passant de 9,3 millions en 2011 à 10,7 millions d’ici 2036, soit une augmentation plus lente que celles des groupes de 0 à 14 ans et de 65 ans et plus. Ainsi, la part du groupe d’âge de 15 à 64 ans par rapport à l’ensemble de la population baissera, passant de 69,3 % en 2011 à 60,4 % d’ici 2036.
Selon les projections, le taux de croissance de la population âgée de 15 à 64 ans continuera de diminuer pendant les deux premières décennies de la période de projection. Le taux de croissance annuel de ce groupe d’âge passera de 0,8 % au début de la période de projection à seulement 0,3 % d’ici la fin des années 2020. À partir de la fin des années 2020, les enfants des membres de la génération de l’écho du baby-boom commenceront à atteindre l’âge de 15 ans, et le rythme de croissance annuelle de la population âgée de 15 à 64 ans augmentera de nouveau pour atteindre 0,9 % d’ici 2035-2036.
Au sein du groupe d’âge des 15 à 64 ans, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans diminuera légèrement au cours de la décennie 2010, passant d’un sommet de 1 821 000 en 2012 à un creux de
1 722 000 en 2021. Le nombre de jeunes recommencera ensuite à croître pour atteindre plus de 2 millions d’ici 2036. Initialement, la part des jeunes dans l’ensemble de la population diminuera de 13,6 % en 2011 à 11,2 % en 2026, pour ensuite augmenter légèrement jusqu’à 11,5 % d’ici 2036.
Toujours selon les projections, le nombre de personnes âgées de 25 à 44 ans augmentera tout au long de la période de projection et passera de 3,7 millions en 2011 à 4,4 millions d’ici 2036, tandis que leur part de la population baissera de 27,6 à 25,0 %.
Le nombre de personnes âgées de 45 à 64 ans continuera de croître à court terme et passera de 3,8 millions en 2011 à environ 4 millions d’ici la fin des années 2010 et se maintiendra à ce niveau jusqu’en 2030. Le groupe des personnes âgées de 45 à 64 ans reprendra sa croissance au cours des années 2030 pour atteindre presque 4,2 millions d’ici 2036. La part de ce groupe dans l’ensemble de la population diminuera progressivement, passant de 28,1 % en 2011 à 23,9 % d’ici 2036.
Les principaux facteurs de la croissance démographique régionale en Ontario sont la structure par âge actuelle, l’accroissement naturel et les mouvements migratoires d’entrée et de sortie de chaque région. Les tendances démographiques varient considérablement parmi les 49 divisions de recensement qui forment les six régions géographiques de l’Ontario.
La structure par âge régionale actuelle influe directement sur les naissances et les décès projetés.
Une région ayant une part plus élevée de sa population formée de personnes âgées enregistrera vraisemblablement un plus grand nombre de décès à l’avenir qu’une région de taille comparable où la population est plus jeune. De même, une région ayant une grande part de jeunes adultes dans sa population devrait connaître un plus grand nombre de naissances qu’une région de taille comparable ayant une structure par âge formée de personnes plus âgées. En outre, étant donné que les taux de migration varient selon l’âge, la structure par âge d’une région ou d’une division de recensement aura une incidence sur la migration de sa population.
Le vieillissement général de la population se traduira par un nombre croissant de divisions de recensement qui enregistreront un accroissement naturel négatif au cours de la période de projection. L’accroissement naturel a été négatif dans 20 des 49 divisions de recensement de l’Ontario au cours des cinq dernières années. Selon les projections, cette tendance s’accentuera progressivement et 33 divisions de recensement enregistreront un accroissement naturel négatif d’ici 2035-2036.
Cette diminution ou tendance négative de l’accroissement naturel signifie que dans un grand nombre de divisions de recensement de l’Ontario où l’accroissement naturel était habituellement le principal, voire le seul facteur de croissance démographique, la croissance démographique a déjà ralenti, une tendance qui se poursuivra vraisemblablement à mesure que la population vieillira.
La migration est le plus important facteur de croissance démographique pour l’Ontario dans son ensemble et pour la plupart des régions. Selon les projections, les gains migratoires nets, qu’ils soient de sources internationales, d’autres parties du Canada ou d’autres régions de l’Ontario, constitueront la principale source de croissance démographique dans presque toutes les divisions de recensement.
Selon les projections, les grandes régions urbaines, en particulier la RGT, qui accueillent la plupart des migrants internationaux en Ontario, connaîtront une forte croissance. Dans d’autres régions comme le Centre de l’Ontario, le maintien des gains migratoires provenant des autres régions de la province sera une source clé de croissance. Certaines divisions de recensement du Nord de l’Ontario ne reçoivent qu’une petite partie de la migration internationale et subissent une migration nette négative, principalement de jeunes, ce qui réduit leur croissance démographique actuelle et future.
Selon les projections, la RGT sera la région de la province à la croissance la plus rapide pendant la période de projection, avec presque les deux tiers de la croissance démographique nette de l’Ontario jusqu’en 2036. Sa population passera de 6,3 millions d’habitants en 2011 à 9,2 millions en 2036.
La part de la RGT dans la population totale de l’Ontario augmentera pour passer de 47,3 % en 2011 à 51,6 % en 2036. Elle dépassera le seuil de 50 % en 2027.
Selon les projections, au sein de la RGT, la population de Toronto passera de 2,74 millions en 2011 à 3,42 millions en 2036, soit une hausse de 24,5 %, un taux de croissance inférieur au taux provincial de 32,7 %. La croissance dans les autres divisions de recensement de la RGT (Durham, Halton, Peel et York) sera sensiblement plus élevée que la moyenne ontarienne, avec une augmentation de plus de 2,1 millions de personnes dans les banlieues de la RGT. La population de Peel devrait à elle seule augmenter de 750 000 entre 2011 et 2036. Halton sera la division de recensement à la plus forte croissance en Ontario pendant la période de projection, avec une croissance de 78,8 % jusqu’en 2036.
La population du Centre de l’Ontario augmentera de 814 000 ou 28,2 %, passant de 2,89 millions en 2011 à 3,7 millions en 2036. La part de la région dans la population provinciale diminuera légèrement de 21,6 à 20,9 %. Trois divisions de recensement entourant la RGT continueront à connaître une croissance démographique de loin supérieure à la moyenne : 42,7 % pour Simcoe, 41,8 % pour Waterloo et 34,3 % pour Dufferin.
Au cours de la période de projection, la population de l’Est de l’Ontario augmentera de 29,2 % (de 1,74 million à 2,25 millions). Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide, soit 46,8 %, et sa population passera de 910 000 en 2011 à plus de 1,3 million en 2036. La plupart des autres divisions de l’Est de l’Ontario connaîtront une croissance inférieure à la moyenne provinciale, et Frontenac et Prescott et Russell afficheront des taux de croissance de 28,1 % et 18,5 % respectivement. La division de recensement de Stormont, Dundas et Glengarry enregistrera une décroissance de 2011 à 2036, avec une perte de 5 800 personnes (5,1 %), attribuable aux tendances négatives touchant autant l’accroissement naturel que la migration nette.
La population du Sud-Ouest de l’Ontario passera de 1,61 million en 2011 à 1,83 million en 2036, soit une croissance de 13,9 %. Le Sud-Ouest affichera des taux de croissance variés. Middlesex et Elgin connaîtront la croissance la plus rapide (32,6 et 18,7 % respectivement). La population de Huron, Chatham-Kent et Perth sera relativement stable de 2011 à 2036.
La population du Nord de l’Ontario demeurera relativement stable au cours de la période de projection, avec une légère augmentation de 6 500 (0,8 %), passant de 803 900 en 2011 à 810 300 d’ici 2036. Dans cette région, le Nord-Est enregistrera une croissance de 4 100 (0,7 %), de 563 600 à 567 600. La population du Nord-Ouest augmentera de 2 400 (1,0 %), de 240 300 à 242 700.
Dans le passé, l’accroissement naturel positif dans le Nord de l’Ontario compensait en partie les pertes dues à la migration nette. Toutefois, l’accroissement naturel total dans le Nord est désormais négatif et, selon les projections, le demeurera à mesure que s’accélère le vieillissement de la population.
| Tableau A Parts de la population des régions de l'Ontario, de 1986 à 2036 |
|||||||
| Part de la population de l’Ontario (%) |
1986 | 1996 | 2011 | 2016 | 2026 | 2036 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| RGT | 41,4 | 43,0 | 47,3 | 48,2 | 50,0 | 51,6 | |
| Centre | 21,8 | 22,2 | 21,6 | 21,5 | 21,1 | 20,9 | |
| Est | 14,0 | 13,8 | 13,0 | 13,0 | 12,9 | 12,7 | |
| Sud-Ouest | 14,1 | 13,4 | 12,0 | 11,6 | 10,9 | 10,3 | |
| Nord-Est | 6,2 | 5,4 | 4,2 | 4,0 | 3,6 | 3,2 | |
| Nord-Ouest | 2,6 | 2,3 | 1,8 | 1,7 | 1,5 | 1,4 | |
| Sources : Statistique Canada pour les données de 1986 à 2011 et projections du ministère des Finances de l’Ontario. | |||||||
Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Ce sont les régions où l’accroissement naturel et la migration nette prévus deviendront ou demeureront négatifs qui connaîtront les changements les plus marqués à cet égard. La RGT demeurera la région ayant la structure par âge la plus jeune, en raison d’une forte migration internationale et d’un accroissement naturel positif. Le Nord-Est continuera d’avoir la structure par âge la plus vieille.
En 2011, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population de chaque région allait de 12,4 % dans la RGT à un sommet de 17,8 % dans le Nord‑Est. Parmi les divisions de recensement, elle allait de 10,2 % dans Peel à 26,8 % dans Haliburton.
En 2036, la proportion des personnes âgées dans la population de chaque région ira de 20,8 % dans la RGT à 30,4 % dans le Nord-Est. Parmi les divisions de recensement, elle ira de 19,1 % dans Peel à 44,1 % dans Prince Edward.
Même si la proportion des personnes âgées dans les divisions de recensement situées à l’intérieur et autour des banlieues de la RGT demeurera inférieure à la moyenne provinciale, c’est dans ce secteur géographique que l’augmentation du nombre de personnes âgées sera la plus marquée. Le nombre de personnes âgées triplera presque (avec une croissance frôlant les 200 %) dans trois divisions de recensement des banlieues de la RGT (York, Peel et Durham). À l’inverse, la croissance la plus lente (moins de 65 %) du nombre de personnes âgées aura lieu dans Rainy River, Timiskaming et Algoma.
Le nombre d’enfants âgés de 0 à 14 ans augmentera dans toutes les grandes régions du Sud de l’Ontario, mais continuera de baisser dans le Nord pendant la période de projection. Toutefois, d’ici 2036, la proportion des enfants dans chaque région sera légèrement inférieure à la proportion actuelle. En 2011, la RGT affichait la part la plus élevée d’enfants (17,0 %) tandis que la plus faible était celle du Nord‑Est (14,8 %). En 2036, le Nord‑Est demeurera la région ayant la proportion d’enfants la plus basse (13,6 %) et la RGT aura la proportion la plus élevée (16,7 %).
Les divisions de recensement des banlieues de la RGT, ainsi qu’Ottawa, enregistreront la croissance la plus forte du nombre d’enfants de 0 à 14 ans entre 2011 et 2036, avec Halton en tête (72,5 %). À l’inverse, la plupart des divisions de recensement des régions rurales et du Nord de l’Ontario auront sensiblement moins d’enfants d’ici 2036, et les baisses les plus marquées auront lieu dans le Nord. Toutefois, la plupart des divisions de recensement ne connaîtront qu’une légère baisse de la proportion d’enfants dans leur population. En 2011, c’est dans Kenora (21,4 %) que l’on a enregistré la proportion d’enfants la plus élevée et dans Haliburton (10,9 %) la proportion la plus faible. En 2036, Kenora conservera la proportion d’enfants la plus élevée (20,6 %) tandis que Prince Edward aura la proportion la plus faible (9,6 %).
La part de la population âgée de 15 à 64 ans, laquelle variait en 2011 de 67,4 % dans le Nord-Est de l’Ontario à 70,6 % dans la RGT, diminuera dans chaque région de 2011 à 2036. Ce groupe d’âge représentera 62,6 % de la population de la RGT et 55,3 % dans le Nord‑Ouest en 2036.
Même si la part de la population âgée de 15 à 64 ans diminuera dans chaque division de recensement de la province, le nombre de personnes dans ce group d’âge augmentera dans 18 des 49 divisions de recensement, principalement dans la RGT, le Centre de l’Ontario et les régions urbaines de l’Est et du Sud‑Ouest. En 2011, la proportion la plus élevée des personnes âgées de 15 à 64 ans était dans la division de Toronto (71,2 %) et la plus faible dans Haliburton (62,3 %). En 2036, c’est dans les divisions de recensement de la RGT, ainsi qu’à Waterloo et Ottawa, que l’on trouvera les proportions les plus élevées, avec Toronto au premier rang (64,1 %). Prince Edward, Haliburton et Northumberland deviendront les trois seules divisions dont les proportions de personnes âgées de 15 à 64 ans seront inférieures à 50 % d’ici la fin de la période de projection.
La méthodologie utilisée dans les projections démographiques à long terme du ministère des Finances est celle des composantes et cohortes, qui s’apparente essentiellement à un système de comptabilité démographique. Le calcul commence par la répartition de la population de l’année de base (2011) selon l’âge et le sexe.
La méthodologie prévoit chaque année une analyse et une projection distinctes de chaque composante de la croissance démographique, en commençant par les naissances. Les décès et les niveaux annuels prévus pour les cinq composantes de la migration (l’immigration, l’émigration nette, le changement net de résidents non permanents, la migration interprovinciale d’entrée et de sortie et la migration intraprovinciale d’entrée et de sortie) sont ensuite générés et ajoutés aux cohortes démographiques pour obtenir la population de l’année subséquente, par âge et par sexe.
On réalise cette étape pour chacune des 49 divisions de recensement. On obtient ensuite la population de l’Ontario en additionnant les populations projetées des divisions de recensement.
Il convient de noter que les projections ont un caractère démographique, dans la mesure où elles reposent sur des hypothèses relatives aux naissances, aux décès et à la migration durant la période visée. Les hypothèses sont basées sur l’analyse des tendances à long terme et plus récentes de ces composantes, ainsi que sur l’orientation future prévue. Pour l’Ontario, le degré d’incertitude inhérent aux projections est représenté par l’écart entre les scénarios de croissance faible et de croissance forte, le scénario de référence représentant le résultat le plus probable.
Les projections démographiques mises à jour présentées ici sont fondées sur les estimations démographiques postcensitaires provisoires du 1er juillet 2011 de Statistique Canada.
En plus de fournir un nouveau point de départ pour la population totale selon le groupe d’âge et le sexe, l’établissement d’une nouvelle base pour les projections modifie la structure d’âge et la croissance démographique prévues dans chaque division de recensement. Cela a aussi une incidence sur de nombreuses composantes de la croissance démographique qui sont projetées à l’aide de taux par âge, tels que les naissances, les décès et plusieurs courants migratoires.
On obtient la projection des naissances pour une année donnée en appliquant les taux de fécondité par âge aux cohortes de femmes en âge de procréer, le groupe des 15 à 49 ans. Le modèle de projection utilise quatre paramètres1 pour déterminer le nombre annuel de naissances. Le premier de ces paramètres, l’indice synthétique de fécondité (ISF), reflète le niveau de fécondité tandis que les trois autres (l’âge moyen de fécondité, l’asymétrie et la variance de la répartition) concernent l’âge auquel les femmes ont leurs enfants. Tous les paramètres utilisés sont réglés de façon à obtenir des taux de fécondité par âge qui suivent de près les tendances récentes.
Les hypothèses découlent d’une analyse soigneuse des tendances relatives à la fécondité par âge observées en Ontario et d’un examen des tendances relatives à la fécondité ailleurs au Canada et dans d’autres pays. La tendance générale est que plusieurs femmes attendent de plus en plus d’être dans la trentaine, voire le début de la quarantaine, pour avoir des enfants.
La diminution du taux de fécondité parmi les jeunes femmes s’accompagne d’une augmentation des taux de fécondité parmi les femmes plus âgées. C’est parmi les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine que la diminution des taux de fécondité a été la plus marquée au cours des 20 dernières années. Les femmes dans la fin de la vingtaine ont vu leurs taux de fécondité diminuer à la fin des années 1990 et au début des années 2000, mais les données récentes indiquent un ralentissement de la vitesse de ce déclin.
Les taux de fécondité des femmes de la trentaine et plus ont connu une hausse modérée au cours des années 1990, mais le rythme de cette hausse s’est accéléré ces dernières années. Cela s’explique par le fait que les cohortes de femmes qui ont préféré ne pas avoir d’enfant dans leur vingtaine en ont maintenant dans leur trentaine et jeune quarantaine.
Après environ un demi-siècle de déclin presque continuel, l’indice synthétique de fécondité (ISF) en Ontario a atteint son plus bas niveau jamais enregistré en 2002, soit 1,48 enfant par femme. Depuis lors, les valeurs annuelles de l’ISF ont augmenté progressivement pour atteindre 1,56 en 2009 (les dernières données disponibles). Ceci représente moins de la moitié du taux enregistré au plus fort du baby-boom, en 1960, lorsque l’indice synthétique de fécondité en Ontario a grimpé à 3,8 avec un record de 159 000 naissances cette année-là. En 1972, le taux de fécondité est passé en dessous du seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme.
La plupart des chercheurs s’accordent à dire qu’une résurgence des taux de fécondité élevés observés dans les années 50 et au début des années 60 est peu probable. Il est plutôt envisagé que de légères fluctuations autour de valeurs inférieures au seuil de remplacement et à l’intérieur d’une fourchette relativement étroite sont plus probables.
Le scénario de référence prévoit que l’ISF augmentera légèrement pour passer de 1,59 à 1,66 enfant par femme d’ici 2025 à mesure que les taux de fécondité des femmes plus jeunes se stabilisent et que ceux des femmes plus âgées continuent d’augmenter.
Le scénario de croissance faible prévoit que le taux de fécondité aura une tendance à la baisse jusqu’à ce que l’ISF atteigne 1,36 à la fin de la période de projection. Le scénario de croissance forte suppose une augmentation graduelle de l’ISF jusqu’à 1,96 d’ici la fin de la période.
1 Fondés sur la méthode de Pearson. Voir le Glossaire.
Les données les plus récentes au niveau des divisions de recensement (2007) montrent que l’indice synthétique de fécondité varie selon les divisions, allant de 2,30 pour Kenora à 1,29 pour Haliburton. Les tendances de l’évolution de l’ISF dans chaque division de recensement au cours des quinze dernières années n’indiquent aucune convergence de ces ISF. Pour cette raison, les paramètres projetés pour la fécondité à l’échelle des divisions de recensement sont modélisés de façon à maintenir les différences régionales du comportement de fécondité des femmes. Le rapport entre la division de recensement et la province pour ce qui est de l’âge moyen de fécondité des femmes dans la période la plus récente demeure constant dans ces projections. La variance et l’asymétrie de la répartition de la fécondité à l’échelle des divisions de recensement évoluent au cours de la période de projection en suivant les mêmes changements absolus que ces mêmes paramètres à l’échelle de l’Ontario.
La projection du nombre de décès annuels est obtenue en appliquant les taux de mortalité par âge aux cohortes démographiques des âges correspondants. Les hypothèses concernant les taux futurs de mortalité par âge sont fondées2 sur les tendances observées de 1971 à 2009 relativement au rythme de l’amélioration de l’espérance de vie globale et des tendances quant aux changements des taux de mortalité par âge.
Pour les scénarios de croissance faible et de croissance forte, on établit d’abord les hypothèses d’espérance de vie à la naissance jusqu’à la fin de la période de projection. Pour les années intermédiaires, on suppose une augmentation linéaire de l’espérance de vie. Les hypothèses obtenues pour les trois scénarios à l’échelle de la province illustrent toutes une continuité quant aux gains enregistrés de la durée moyenne de vie.
L’espérance de vie en Ontario figure parmi les plus élevées au Canada et dans les pays du monde industrialisé. Actuellement, l’espérance de vie à la naissance des femmes ontariennes est de 83,4 ans tandis que celle des hommes est de 79,0 ans (données de 2007). Depuis la fin des années 1970, les gains annuels moyens d’espérance de vie ont été de l’ordre de 0,14 année pour les femmes et de 0,25 année pour les hommes.
Jusqu’au milieu des années 1990, les gains annuels quant à l’espérance de vie avaient diminué quelque peu et on s’attendait à ce que les améliorations futures continuent à se produire à ce rythme plus lent. Toutefois, au cours des dix dernières années, ces gains ont repris et semblent s’accroître de manière plus linéaire. Les gains à venir se concentreront davantage à des âges plus avancés et devraient être plus modestes chez les nouveau-nés.
Dans le scénario de référence, l’espérance de vie en Ontario continue d’augmenter de manière linéaire au cours des dix premières années de la période visée, et se ralentit ensuite progressivement. D’ici 2036, l’espérance de vie atteindra 85,3 ans chez les hommes et 87,8 ans chez les femmes.
Cela représente des gains totaux de 6,3 années pour les hommes et de 4,4 années pour les femmes entre 2007 et 2036.
Selon le scénario de croissance faible, l’espérance de vie augmente plus lentement, atteignant 84,0 et 86,6 ans pour les hommes et les femmes, respectivement. Le scénario de croissance forte suppose une espérance de vie atteignant 87,0 et 89,0 ans pour les hommes et les femmes, respectivement.
2 À partir du modèle Lee-Carter.
Selon chacune des trois hypothèses relatives à la mortalité, l’espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. Cela concorde avec les tendances récentes indiquant que les hommes enregistrent des gains légèrement supérieurs à ceux des femmes. Ainsi, l’écart global entre les hommes et les femmes a diminué progressivement, et cette tendance devrait se poursuivre.
| Tableau B Espérance de vie en Ontario, de 1976 à 2036 |
||||||||
| 1976 | 1986 | 1996 | 2006 | 2016 | 2026 | 2036 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Homme | À la naissance | 70,8 | 73,7 | 75,9 | 78,8 | 81,3 | 83,4 | 85,3 |
| À 65 ans | 13,9 | 15,0 | 16,1 | 18,4 | 19,7 | 21,2 | 22,5 | |
| Femme | À la naissance | 78,0 | 80,0 | 81,3 | 83,1 | 84,9 | 86,4 | 87,8 |
| À 65 ans | 18,2 | 19,1 | 19,9 | 21,3 | 22,2 | 23,3 | 24,3 | |
| Sources : Statistique Canada pour les données de 1976 à 2006 et projections du ministère des Finances de l’Ontario. | ||||||||
À l’échelle des divisions de recensement, les hypothèses sur la mortalité ont été établies à l’aide d’une méthodologie de ratios. La structure de mortalité à l’échelle de l’Ontario a été appliquée à la structure par âge de chaque division de recensement au cours des trois dernières années pour lesquelles des données comparables étaient disponibles, et le nombre de décès anticipés calculé.
Ce nombre a ensuite été comparé au nombre annuel réel de décès au cours de la même période pour chaque division de recensement afin de créer les ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés. Ces ratios ont été multipliés par les taux de mortalité provinciaux par âge et par sexe de manière à créer les taux de mortalité pour chaque division de recensement. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux populations correspondantes afin d’établir le nombre de décès pour chaque division de recensement.
Une analyse des ratios de décès réels par rapport aux décès prévus pour chaque division de recensement n’a pas révélé de tendance constante ni d’évolution vers une réduction ou une intensification des variances régionales avec le temps. Pour cette raison, les plus récents ratios moyens sur trois ans dans chaque division de recensement ont été maintenus constants pendant toute la période de projection.
Les sections qui suivent présentent les hypothèses et la méthodologie utilisées pour les composantes de la migration nette (l’immigration, l’émigration, les résidents non permanents, la migration interprovinciale et la migration intraprovinciale).
Les niveaux d’immigration au Canada sont déterminés par les politiques du gouvernement fédéral. Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada établi la fourchette-cible d’immigration au niveau national pour les trois prochaines années. Pour les années civiles 2012, 2013 et 2014, la fourchette-cible visée est de 240 000 à 265 000 immigrants annuellement.
Au cours des vingt dernières années, le niveau-cible a été relevé progressivement par les gouvernements canadiens successifs. Ces hausses des niveaux‑cibles ont contribué à maintenir un taux relativement stable d’immigration au Canada d’environ 0,75 % de la population par an.
En Ontario, la part de l’immigration dans la population est depuis longtemps supérieure à celle de l’ensemble du Canada. Au cours des 20 dernières années, le taux d’immigration en Ontario s’est élevé en moyenne à 1,04 % de la population, et a dépassé 1 % pendant 11 de ces 20 années.
Dans le scénario de référence, le taux d’immigration à long terme présumé est établi à 0,9 %. Ce taux d’immigration à long terme de 0,9 % est atteint sur une période de transition de dix ans, de manière à tenir compte des taux inférieurs enregistrés ces dernières années.
Une fois le taux d’immigration à long terme atteint, le nombre d’immigrants s’accroît au fil du temps parallèlement à la croissance de la population. Dans le scénario de référence, le niveau d’immigration annuel augmentera pour passer de 102 000 en 2011-2012 à 134 000 d’ici 2020-2021 pour atteindre le taux d’immigration établi à long terme de 0,9 % de la population. Pendant le reste de la période de projection, le niveau d’immigration augmentera graduellement, parallèlement à la croissance démographique globale, et atteindra 158 000 personnes en 2035‑2036.
Le taux d’immigration à long terme est établi à 0,7 % dans le scénario de croissance faible, ce qui se traduit par une hausse lente des niveaux d’immigration, passant de 95 000 en 2011-2012 à 110 000 d’ici 2035-2036. Dans le scénario à croissance forte, le taux d’immigration à long terme est établi à 1,1 %, ce qui se traduit par une augmentation rapide des niveaux d’immigration, passant de 108 000 en 2011-2012 à 215 000 d’ici 2035-2036.
Les parts prévues de l’immigration allant à chaque division de recensement sont fondées sur les tendances de la distribution des immigrants par division de recensement ces dernières années.
Ces parts évoluent tout au long de la période de projection en suivant des tendances établies.
La distribution moyenne des immigrants par âge et par sexe observée au cours des cinq dernières années devrait demeurer constante tout au long de la période de projection. Plus de 85 % des immigrants qui s’établissent en Ontario sont âgés de 0 à 44 ans.
L’émigration totale est une mesure de l’émigration nette, c’est-à-dire le flux d’émigration internationale brut moins les émigrants de retour, plus la variation nette du nombre d’Ontariens temporairement à l’étranger. Le niveau total d’émigration de l’Ontario a été en moyenne de 19 800 au cours des trois dernières années.
Le nombre d’émigrants est difficile à estimer avec exactitude, car les données disponibles sont incomplètes. Statistique Canada publie des estimations annuelles de ces mouvements migratoires d’après diverses sources indirectes, comme des fichiers de données administratives et des données sur l’immigration publiées par des agences d’autres pays.
Dans le scénario de référence, les taux moyens d’émigration selon le sexe et l’âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes qui émigreront chaque année de chaque division de recensement.
La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement. Pour l’ensemble de l’Ontario, cela se traduit par une augmentation progressive du nombre d’émigrants pendant la période de projection, de 19 800 en 2011-2012 à 25 300 d’ici 2035-2036.
Dans le scénario de croissance faible, les taux d’émigration selon le sexe et l’âge utilisés dans le scénario de référence sont augmentés de 30 % et correspondent ainsi à 130 % des taux enregistrés récemment. Cela donne une augmentation du niveau d’émigration de 26 200 à 29 600 au cours de la période de projection.
Dans le scénario de croissance forte, les taux d’émigration selon le sexe et l’âge utilisés dans le scénario de référence sont abaissés de 30 % et correspondent ainsi à 70 % des taux enregistrés récemment. Cela donne une augmentation du niveau d’émigration de 13 400 à 19 300 pendant la période de projection.
Aux fins des projections, les taux migratoires moyens selon le sexe et l’âge observés pour chaque division de recensement au cours des cinq dernières années sont utilisés pour modéliser le nombre prévu de personnes, selon le sexe et l’âge, qui émigreront chaque année de chaque division de recensement.
Statistique Canada estime qu’il y avait environ 255 000 résidents non permanents en Ontario en 2011 (p. ex., étudiants étrangers, travailleurs temporaires, demandeurs du statut de réfugié).
Ces résidents étrangers sont inclus dans la population de base puisqu’ils sont dénombrés dans le recensement.
Les variations annuelles du nombre total de ces résidents doivent être comptabilisées en tant que composante de la croissance démographique. L’établissement d’hypothèses pour cette composante est une tâche complexe en raison des fluctuations considérables d’une année à l’autre et de la nature transitoire du groupe.
Au cours des 30 dernières années, le nombre de résidents non permanents en Ontario a augmenté en moyenne de 6 200 par an. Le scénario de référence reflète les tendances à long terme de l’évolution annuelle du nombre de résidents non permanents en établissant le gain annuel à long terme à 5 000. Dans les scénarios à croissance faible et à croissance forte, le changement annuel à long terme du nombre de résidents non permanents est établi à zéro et à 10 000 respectivement. Les hypothèses à long terme pour chaque scenario sont atteintes après une période de transition de 10 ans, reflétant un retour à des niveaux plus bas que les gains nets relativement élevés observés récemment.
La part prévue de chaque division de recensement pour ce qui est des résidents non permanents est fondée sur la part correspondant à chaque division de recensement en 2011. La distribution des résidents non permanents par âge et par sexe repose sur la moyenne des cinq dernières années.
Aux fins des projections, cette distribution demeure constante pour toute la période visée.
La migration interprovinciale est une composante qui varie considérablement d’une année à l’autre. Même si l’Ontario continue à attirer de nombreuses personnes provenant d’autres provinces, l’analyse des tendances des trois dernières décennies révèle une répartition inégale de plusieurs années de gains suivies de plusieurs années de pertes. Ces tendances suivent habituellement les cycles économiques.
Depuis 2003, la migration interprovinciale nette vers l’Ontario a été négative, en raison largement de pertes nettes avec l’Alberta. Au cours des 30 dernières années, la migration interprovinciale nette vers l’Ontario s’est chiffrée en moyenne à 4 400 par an. Ce chiffre englobe toutefois les flux d’entrée anormalement élevés en provenance du Québec enregistrés après le référendum de 1980. Sans cet apport supplémentaire, la migration interprovinciale nette à long terme en Ontario aurait été quasiment nulle. Cette tendance est reflétée dans les cycles positifs et négatifs les plus récents, dont les gains et les pertes étaient d’une ampleur similaire.
Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette annuelle pour l’Ontario reflète les tendances récentes à court terme. Elle est fixée à -3 000 en 2011-2012, retournant graduellement aux valeurs historiques à long terme d’ici 2013-2014 avec un mouvement net de zéro et demeurant à ce niveau pour le reste de la période de projection.
Dans le scénario de croissance faible, la migration interprovinciale nette pour l’Ontario s’améliore graduellement, passant d’une perte initiale de 8 000 en 2011-2012 à une perte annuelle à long terme de 5 000 commençant en 2013-2014. Dans le scénario de croissance forte, un gain de 2 000 est prévu pour 2011-2012, suivi d’une augmentation graduelle vers un gain annuel de 5 000 débutant en 2013-2014.
Les flux d’entrée correspondant aux niveaux de migration nette à long terme prévus dans les scénarios de croissance faible, de référence et de croissance forte s’établissent respectivement à 62 500, 65 000 et 67 500. Les flux de sortie correspondants se chiffrent à 67 500, 65 000 et 62 500.
La part de la migration interprovinciale d’entrée et de sortie de l’Ontario correspondant à chaque division de recensement au cours des cinq dernières années est appliquée aux flux prévus pour la province et maintenue constante tout au long de la période de projection.
À l’échelle des divisions de recensement, la migration intraprovinciale ou le mouvement de la population d’une division à une autre au sein de la province constitue un facteur significatif de croissance démographique. Ce facteur influe sur la croissance démographique uniquement à l’échelle des divisions de recensement.
Le nombre annuel de migrants intraprovinciaux en Ontario a fluctué entre 350 000 et 430 000 au cours des 20 dernières années. Au cours de la période de projection, le nombre annuel de migrants intraprovinciaux augmentera progressivement, passant de 376 000 en 2011-2012 à 471 000 en 2035‑2036. Cette hausse à long terme est attribuable à la croissance démographique et à l’évolution de la structure par âge à l’échelle des divisions de recensement. En fait, même si le nombre de migrants intraprovinciaux devrait augmenter, le taux correspondant de migration intraprovinciale en Ontario diminuera légèrement au cours de la période de projection.
Aux fins des projections, on établit le nombre de personnes par âge qui partent de chaque division de recensement pour chaque année des projections, ainsi que leur destination dans la province, en utilisant la moyenne des taux migratoires origine-destination des cinq dernières années par âge pour chaque division de recensement. Étant donné que les taux de migration par groupes d’âge diffèrent pour chaque division de recensement, et puisque les différents groupes d’âge ont des comportements différents dépendant de leur origine et affectant leur destination, la méthodologie fournit un outil puissant pour projeter les déplacements de personnes en fonction de leur âge et de leur comportement migratoire en termes d’origine et de destination. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensement.
L’évolution des tendances de migration intraprovinciale dans chaque division de recensement a été étudiée afin de repérer des tendances particulières, et les hypothèses sur les taux de migration intraprovinciale ont été modifiées pour tenir compte de ces tendances.
Tableau 1 Projection de la population de l'Ontario selon trois scénarios, de 2011 à 2036
Tableau 2 Caractéristiques de la population de l'Ontario en 2036 selon trois scénarios
Tableau 9 Population de l'Ontario selon l'âge,de 2011 à 2036 — scénario de référence
Tables 10.1–10.49