: Comptes économiques de l'Ontario - Troisième trimestre de 2016

TROISIÈME TRIMESTRE DE 2016
(Juillet, août, septembre)
MINISTÈRE DES FINANCES DE L’ONTARIO

Table des matières

COMPTES ÉCONOMIQUES

DÉVELOPPEMENTS ÉCONOMIQUES RÉCENTS

Faits saillants

Le PIB réel de l’Ontario progresse au 3e trimestre de 2016

  • Le produit intérieur brut (PIB) de l’Ontario a augmenté de 0,7 % au troisième trimestre (juillet à septembre) de 2016, après avoir affiché une hausse de 0,2 % au deuxième trimestre.
  • Le gain du troisième trimestre est surtout attribuable à la hausse des exportations, mais la croissance continue des dépenses des ménages a également contribué à l’augmentation globale du PIB réel.
  • Le PIB nominal s’est accru de 1,0 % au troisième trimestre. L’excédent d’exploitation net des sociétés a affiché un solide gain de 6,0 % et la rémunération des salariés a progressé de 0,3 %.
  • Le production économique, mesurée par industrie, a progressé de 0,5 % au troisième trimestre. La production dans le secteur des services et celui des biens s’est accrue de 0,5 %.
  • La croissance du PIB réel de l’Ontario a été légèrement supérieure à la croissance moyenne pondérée des pays du G7 (0,6 %) au troisième trimestre. Le PIB réel du Canada a augmenté de 0,9 %, comparativement à une baisse de 0,3 % au deuxième trimestre causée en partie par le feu de forêt de Fort McMurray.

Dépenses

Les exportations stimulent la croissance économique du PIB de l’Ontario

Le PIB réel de l’Ontario s’est accru de 0,7 % (au taux annualisé de 2,6 %) au troisième trimestre de 2016, grâce à la croissance des exportations, des dépenses des ménages et des investissements dans le secteur du logement.

Les dépenses de consommation des ménages de l’Ontario ont augmenté de 0,5 %, après avoir progressé de 0,6 % dans chacun des deux trimestres précédents. Les dépenses des consommateurs pour des biens durables (+0,5 %), non durables (+0,8 %) et les services (+0,5 %) ont connu une hausse pendant le trimestre, tandis que les dépenses pour les biens semi-durables ont accusé une baisse (-0,2 %). La hausse des achats de véhicules et de pièces automobiles a contribué à l’augmentation des dépenses pour les biens durables. Les aliments et boissons, l’essence et les produits pharmaceutiques ont également contribué à la hausse des dépenses des ménages.

Les investissements des entreprises ont diminué de 0,8 %, ce qui représente la première baisse depuis la fin de 2013. Les investissements des entreprises dans les machines et le matériel (-5,9 %), les ouvrages non résidentiels (-1,2 %) et les produits de propriété intellectuelle (-1,8 %) ont accusé un recul, partiellement neutralisé par un gain de 1,6 % dans les investissements dans la construction résidentielle, ce qui témoigne d’une forte croissance de l’activité dans les secteurs de la construction de nouveaux logements, de la rénovation et de la revente. Les dépenses du gouvernement ont fléchi de 0,3 %, mais la baisse des dépenses courantes   (-0,4 %) a été partiellement neutralisée par une hausse des dépenses en capital (+0,6 %). Les entreprises ont accumulé des stocks non agricoles d’une valeur de 1,8 milliard de dollars au troisième trimestre.

Les exportations ont bondi pendant le troisième trimestre, progressant de 0,8 %, après une baisse de 2,7 % au deuxième trimestre. Les exportations internationales (+0,9 %) et interprovinciales (+0,6 %) de biens et de services ont augmenté au troisième trimestre. La hausse des exportations internationales de biens est attribuable aux biens de consommation ainsi qu’aux appareils électroniques et électriques.

Les importations ont diminué de 0,5 % au troisième trimestre, après avoir fléchi de 0,3 % au deuxième trimestre.

La demande intérieure finale, qui exclut le secteur du commerce et les stocks, a connu une embellie de 0,1 % au troisième trimestre, après avoir affiché des gains de 0,7 % pendant les deux premiers trimestres de l’année.

Revenus

Le PIB nominal continue d’augmenter

Le PIB en dollars courants a progressé de 1,0 % (au taux annualisé de 4,1 %) au troisième trimestre, après avoir affiché une hausse de 0,4 % au deuxième trimestre.

La rémunération des salariés, qui comprend les traitements et salaires ainsi que les revenus supplémentaires du travail, a augmenté de 0,3 %, après avoir connu un gain de 1,1 % au deuxième trimestre. Le revenu mixte net, qui comprend les revenus agricoles et non agricoles ainsi que les revenus de location, a progressé de 0,1 %, après avoir affiché une hausse de 1,4 % au deuxième trimestre.

Le bénéfice des entreprises, mesuré par l’excédent d’exploitation net des sociétés, a bondi de 6,0 % au troisième trimestre, après avoir fléchi de 0,9 % au deuxième trimestre.

Le revenu disponible des ménages a augmenté de 2,0 %, après avoir connu une hausse de 1,2 % au deuxième trimestre de 2016.

Au troisième trimestre, le revenu disponible des ménages a connu un gain plus solide que les dépenses de consommation, se traduisant par une embellie du taux d’épargne des ménages qui a augmenté de 0,9 point pour passer à 4,6 %.

Prix

Les prix progressent dans l’ensemble de l’économie

Les prix pour l’ensemble de l’économie, mesurés par l’indice implicite de prix du PIB, ont augmenté de 0,3 % au troisième trimestre après avoir affiché une hausse de 0,2 % au deuxième trimestre.

Les prix liés aux dépenses des ménages ont connu une hausse de 0,4 %, après être demeurés inchangés au deuxième trimestre. Les prix des pièces des véhicules automobiles, des meubles et des vêtements ont augmenté, tandis que les prix des aliments et boissons, des véhicules automobiles, du gaz naturel et de l’essence ont diminué pendant le trimestre.

Les prix des biens d’investissement des entreprises ont progressé de 1,2 % pendant le trimestre. Les prix des machines et du matériel sont demeurés inchangés, tandis que les prix liés à la construction non résidentielle se sont accrus de 2,1 %. Les prix liés à la construction résidentielle ont progressé de 1,4 % après avoir affiché une hausse de 1,1 % au deuxième trimestre.

Les prix à l’exportation ont augmenté de 0,7 %, tandis que les prix à l’importation se sont accrus de 1,0 % pendant le troisième trimestre. Pendant cette période, le dollar canadien s’est déprécié de 1,3 % par rapport au dollar américain.

L’indice implicite des prix pour la demande intérieure finale a progressé de 0,5 %, après avoir connu une hausse de 0,1 % au deuxième trimestre.

Renseignements par industrie

Industries du secteur des services et de la fabrication, moteur de la croissance

Selon la production par industrie, le PIB réel de l’Ontario a augmenté de 0,5 % (au taux annualisé de 2,1 %), après avoir affiché une hausse de 0,1 % au trimestre précédent. La production du secteur des biens et celle du secteur des services ont toutes deux progressé de 0,5 % pendant le trimestre.

La croissance des industries productrices de biens est attribuable surtout à la production du secteur de la fabrication et des services publics. La production du secteur de la fabrication s’est accrue de 0,9 %, grâce surtout à la hausse de la production dans les produits chimiques et pétroliers (+5,0 %), les machines (+5,5 %) ainsi que les aliments et boissons (+2,4 %). Une baisse de la production dans le matériel de transport (-1,8 %) a modéré la croissance globale du secteur de la fabrication.

Un gain solide dans la production des services publics (+6,2 %) a également contribué à la croissance du secteur des industries productrices de biens, les températures plus élevées ayant contribué à accroître la demande. La production dans la construction a fléchi, un gain enregistré dans la construction résidentielle (+1,9 %) ayant été neutralisé par un repli dans la construction non résidentielle et les travaux de génie (-1,7 %). La production des industries primaires a reculé de 3,9 %, en raison surtout d’une baisse de la production minière.

Presque toutes les industries productrices de services ont affiché des gains au troisième trimestre, les plus importants ayant été enregistrés dans la finance et les assurances (+0,8 %). Des gains solides ont également été enregistrés dans le transport et l’entreposage (+1,5 %), les services professionnels et administratifs (+0,6 %) ainsi que les soins de santé et l’assistance sociale (+0,6 %).

Comparaisons entre territoires de compétence

La croissance de l’Ontario au 3e trim. a été légèrement supérieure à la moyenne du G7

Au troisième trimestre, le PIB réel de l’Ontario s’est accru de 0,7 %, ce qui est légèrement supérieur à la croissance moyenne de tous les pays du G7 (+0,6 %), et seulement un peu moins que le Canada (+0,9 %) et les États-Unis (+0,9 %).

Dans l’ensemble des pays du G7, la croissance moyenne du PIB réel s’est affermie, passant de 0,3 % au deuxième trimestre à 0,6 %. Le Canada a mené le bal, avec un PIB qui a progressé de 0,9 %, après avoir accusé une baisse de 0,3 % au deuxième trimestre. La croissance solide enregistrée au Canada au troisième trimestre était surtout attribuable à une hausse des exportations de 2,2 %, due principalement à une solide reprise des exportations d’énergie après le feu de forêt de Fort McMurray. Les dépenses des ménages du Canada se sont accrues de 0,6 %, alors que les investissements des entreprises ont reculé de 0,5 % pendant le trimestre. Le PIB réel du Québec s’est accru de 0,5 % au troisième trimestre, ce qui faisait suite à une hausse de 0,3 % au trimestre précédent. Les dépenses des ménages (+0,8 %) sont demeurées le moteur de la croissance au Québec, tandis que les échanges nets ont limité la croissance, les importations (+1,3 %) s’étant accrues plus rapidement que les exportations (+0,8 %).

Aux États-Unis, le PIB réel a progressé de 0,9 % au troisième trimestre après un gain de 0,4 % au deuxième trimestre. Les dépenses de consommation des ménages (+0,7 %) et les exportations (+2,4 %) ont été les principaux facteurs de la croissance du PIB réel au troisième trimestre. Les dépenses du gouvernement se sont accrues de 0,2 %, après une baisse de 0,4 % au deuxième trimestre. L’investissement privé en capital fixe est demeuré inchangé au troisième trimestre, après avoir accusé deux baisses trimestrielles consécutives.

Le PIB réel du Royaume-Uni a affiché une hausse de 0,6 %, après l’augmentation de 0,6 % au deuxième trimestre. La croissance au troisième trimestre a ralenti au Japon (+0,3 % par rapport à 0,5 %) et en Allemagne (+0,2 % par rapport à +0,4 %). La croissance s’est raffermie en Italie (+0,3 % par rapport à +0,1 %) et en France (+0,2 % par rapport à -0,1 %).

Emploi

La croissance de l’emploi s’améliore en 2016

La croissance de l’emploi en Ontario s’est accélérée en 2016. L’emploi s’est accru de 76 000 postes en 2016, après des gains de 55 000 en 2014 et de 45 000 en 2015.

Le taux de chômage s’est aussi redressé considérablement. En décembre 2016, le taux de chômage de l’Ontario était de 6,4 % et se situait sous le taux du Canada pour un 20e mois de suite. Sur une base annuelle, le taux de chômage est passé à 6,5 % en 2016, le taux le plus bas depuis 2007.

En décembre 2016, le taux d’emploi était de 6,0 % (+397 000 emplois) supérieur au sommet atteint avant la récession et de 10,5 % (+669 000 emplois) supérieur au creux de la récession.

Depuis le creux de la récession, la majorité des emplois créés étaient des emplois à plein temps (+608 000), mais le nombre d’emplois à temps partiel (+61 000) a également augmenté. La plupart de ces nouveaux emplois nets étaient dans le secteur privé (+500 000) et dans les industries où les salaires sont supérieurs à la moyenne (+528 000).

Commerce

Les indicateurs économiques affichent de solides gains en 2016

Les exportations internationales de marchandises de l’Ontario ont progressé de 5,6 % au cours des onze premiers mois de 2016 comparativement à la même période en 2015. La hausse des exportations globales est attribuable surtout aux exportations vers les États‑Unis (+6,6 %), le Royaume-Uni (+12,8 %) et le Mexique (+25,9 %). Les exportations continuent de profiter de la croissance constante de l’économie aux États-Unis et de la compétitivité du dollar canadien.

Les ventes de biens manufacturés ont progressé de 4,5 % du début de l’année jusqu’en octobre en raison surtout du matériel de transport (+11,8 %), tandis que les ventes de produits alimentaires (+5,8 %) ont également connu une forte croissance. Ces gains ont été en partie neutralisés par la baisse des ventes de produits du pétrole et du charbon (-18,3 %).

Le commerce de détail a progressé de 4,6 % et le commerce de gros de 6,5 % dans les dix premiers mois de 2016, comparativement à la même période en 2015. Le commerce de gros et le commerce de détail ont tous deux continué de profiter de gains solides dans l’industrie de l’automobile (véhicules et pièces).

Logement

La croissance du marché du logement en Ontario demeure vigoureuse

Le marché du logement en Ontario a été très actif en 2016, en raison de facteurs démographiques, de gains en emploi, de revenus plus élevés et des faibles taux hypothécaires.

Les reventes de logements ont bondi de 9,6 % pendant les 11 premiers mois de 2016, comparativement à la même période en 2015. Des gains ont été enregistrés dans la plupart des régions de l’Ontario, y compris la région du grand Toronto (+11,9 % jusqu’à maintenant cette année).

Le prix moyen des logements a également augmenté, atteignant 575 700 $ en novembre. Pendant les 11 premiers mois de 2016, les prix moyens de revente des logements étaient de 14,9 % supérieurs à ceux de l’année précédente. Cette tendance à la hausse s’explique en partie par la baisse des inscriptions. Les nouvelles inscriptions ont diminué de 6,3 % depuis le début de l’année.

Les mises en chantier ont progressé de 6,8 % pendant  2016. Les mises en chantier de logements unifamiliaux (+16,0 %) se sont accrues, tandis que les mises en chantier de logements multifamiliaux (-0,4 %) ont diminué.

Enjeux économiques mondiaux

L’économie mondiale est résiliente malgré l’incertitude politique

La croissance économique mondiale s’est poursuivie à un rythme vigoureux en 2016. Le FMI prévoit que la croissance mondiale du PIB réel devrait augmenter de 3,1 % en 2016, ce qui est semblable à la progression de 3,2 % affichée en 2015. La croissance des économies avancées devrait ralentir en 2016, tandis que dans les économies émergentes et en développement, elle connaîtra une hausse modeste.

Outre le ralentissement de la croissance, l’économie mondiale a été secouée par une très grande incertitude géopolitique en 2016. Après une révision à la baisse des prévisions de croissance au R.-U. et dans la zone euro à la suite du référendum sur le Brexit, le sentiment anti-Union européenne continue de s’accentuer. La récente élection aux États-Unis a créé de l’incertitude géopolitique.

Les conditions continuent de s’améliorer dans le marché du travail américain. En novembre, le nombre d’emplois s’est élevé de 178 000, tandis que le taux de chômage a atteint un creux de 4,6 %. La croissance du PIB réel aux États-Unis s’est fortement accélérée, passant à 3,5 % au taux annualisé pendant le troisième trimestre, grâce surtout à de fortes dépenses des consommateurs et à la hausse des échanges nets. Cependant, les investissements des entreprises restent faibles, celles-ci continuant de réduire les dépenses en capital liées à l’énergie. Le secteur du logement a également freiné la croissance économique, mais les conditions demeurent positives.

Les prix du pétrole ont été volatils, passant de 43 $ US le baril au début de novembre à environ 53 $ US le baril à la fin de l’année. Les prix du pétrole se sont raffermis après que l’OPEP a annoncé à la fin de novembre qu’elle réduisait sa production. En outre, l’OPEP a annoncé qu’elle avait conclu une entente avec plusieurs pays non membres pour qu’ils limitent aussi leur production.

Les marchés de capitaux mondiaux s’améliorent

Le dollar canadien s’est déprécié à l’automne, passant graduellement de près de 76 cents US à la mi-septembre à un creux se situant dans une fourchette de 74 à 75 cents US récemment. Le dollar canadien est de nouveau sous pression depuis que la Réserve fédérale américaine a relevé le taux d’intérêt en décembre, la deuxième hausse depuis que le cycle de resserrement a débuté aux États-Unis en décembre 2015.

Les taux d’intérêt mondiaux ont affiché une hausse marquée dans les derniers mois, le rendement des obligations d’État des É.-U. sur dix ans passant de 1,8 % à plus de 2,5 % récemment. Les taux d’intérêt des bons du Trésor canadiens sur dix ans ont suivi la tendance américaine, passant de 1,2 % à 1,8 % pendant la même période. L’amélioration des rendements témoigne vraisemblablement d’une croissance plus vigoureuse. Des perspectives de croissance plus faibles, une inflation basse et l’incertitude accrue exercent des pressions sur le rendement des obligations d’État dans presque toutes les autres économies avancées où les rendements ont moins augmenté qu’aux États-Unis.

Parallèlement au rendement des obligations, les marchés boursiers se sont fortement ralliés à la fin de l’année. Ainsi, le S&P 500 affiche une hausse d’environ 8 % depuis le début de novembre et le TSX une hausse de plus de 5 %. En dépit de l’incertitude géopolitique, les indicateurs économiques mondiaux demeurent solides, ce qui signale une croissance économique continue.

Bien que les marchés des capitaux aient enregistré une hausse importante, ce qui donne à penser que la croissance économique pourrait être plus forte que prévu, d’autres risques subsistent. Le protectionnisme commercial continue de susciter l’intérêt. Les déséquilibres financiers et économiques en Chine continuent de s’accentuer et risquent de donner lieu à une transition abrupte et chaotique vers une croissance économique plus lente, ce qui pourrait perturber les flux des échanges commerciaux mondiaux.

Le point

Pleins feux sur les tendances en matière de productivité en Ontario

La productivité est un facteur clé de la prospérité économique et du niveau de vie. La productivité du travail désigne le ratio de la production par rapport au facteur travail, qui correspond généralement au PIB réel par heure travaillée.

Entre 1998 et 2015, la croissance de la productivité du travail dans le secteur des entreprises s’établissait en moyenne à 1,1 % par année. Cependant, il y a eu trois périodes secondaires distinctes de croissance de la productivité en Ontario pendant ces années :

  • La croissance de la productivité a connu une hausse rapide de 2,3 % en moyenne entre 1998 et 2002, puis elle a ralenti considérablement pour atteindre un taux annuel de 0,4 % de 2003 à 2013, traduisant en grande partie l’appréciation marquée du dollar canadien et la hausse des prix des produits de base comme le pétrole.
  • Plus récemment, la croissance de la productivité a connu une hausse majeure en 2014-2015, s’établissant en moyenne à 1,9 % par année. Les données disponibles jusqu’ici en 2016 montrent une poursuite de cette tendance récente.

Dans deux secteurs clés de l’Ontario, la fabrication et les services, la productivité du travail a connu un revirement remarquable en 2014-2015, après un ralentissement marqué pendant la période 2003-2013 par rapport à la période précédente.

Comparativement à d’autres provinces, la croissance de la productivité du travail en Ontario se situait au milieu de la fourchette pendant toute la période allant de 1998 à 2015, et légèrement sous le taux moyen du Canada qui était de 1,3 %. C’est au Manitoba que la croissance moyenne de la productivité a été la plus élevée, à 1,8 %, tandis que l’Alberta a connu le taux de croissance le plus bas, à 0,4 % par année.

Nota : Statistique Canada a produit des données révisées sur la productivité du travail par industrie pour les provinces canadiennes pour la période de 1997 à 2015.

Annexe

Structure de l’économie de l’Ontario

Comment le PIB est mesuré

Dans les comptes économiques de l’Ontario, le PIB est présenté sous trois angles : selon les dépenses, selon les revenus et par industrie.

Le PIB selon les dépenses représente l’agrégat de toutes les dépenses de consommation finale, de la formation brute de capital et du commerce net par les consommateurs, les gouvernements et les entreprises qui se produisent dans l’économie de l’Ontario sur une certaine période. Cette mesure du PIB total s’entend également de la somme des dépenses de consommation, des investissements, des dépenses du gouvernement et du commerce net.

Le PIB selon les revenus représente le rapport entre le PIB et les revenus générés par les contributions des consommateurs, des gouvernements et des entreprises à la production économique de l’Ontario pendant une certaine période. C’est donc dire que le PIB total représente la somme de tous les salaires et traitements versés aux salariés, l’excédent brut d’exploitation des entreprises, le revenu mixte brut et les bénéfices des gouvernements dans l’économie de l’Ontario. On mesure les bénéfices réalisés par les gouvernements en calculant la consommation de capital fixe par les gouvernements et les taxes sur la production et les importations moins les subventions.

La méthode du PIB par industrie mesure le PIB total en calculant la production totale des industries productrices de biens et de services dans l’économie de l’Ontario moins le coût des intrants intermédiaires utilisés dans la production des biens finaux. Cette approche chiffre la valeur supplémentaire générée par les industries grâce à la production de biens finaux dans l’économie.

Pour une liste complète des termes utilisés dans les comptes économiques de l’Ontario, voir le glossaire du Système des comptes macroéconomiques à http://www.statcan.gc.ca/fra/cen/gloss/gloss_a.

Liste des tableaux de données

Données sur les revenus et les dépenses

Données trimestrielles, du 1er trimestre de 2013 au 3e trimestre de 2016

Tableau 1 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de revenus
Tableau 2 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de dépenses
Tableau 3 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de dépenses (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 4 : Provenance et emploi du revenu des ménages en Ontario
Tableau 5 : Commerce extérieur de l’Ontario
Tableau 6 : Commerce extérieur de l’Ontario (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 7 : Indices implicites de prix de l’Ontario, PIB

Données annuelles, 2012 à 2015

Tableau 8 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de revenus
Tableau 9 : Produit intérieur brut de l’Ontario, en termes de dépenses
Tableau 10 : Produit intérieur brut de l’Ontario en termes de dépenses (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 11 : Provenance et emploi du revenu des ménages en Ontario
Tableau 12 : Commerce extérieur de l’Ontario
Tableau 13 : Commerce extérieur de l’Ontario (dollars enchaînés de 2007)
Tableau 14 : Indices implicites de prix de l’Ontario, PIB

Production de l’Ontario par industrie aux prix de 2007

Tableau 15 : Données trimestrielles, du 1er trimestre de 2013 au 3e trimestre de 2016
Tableau 16 : Données annuelles de 2012 à 2015

Révisions historiques :
Le 9 novembre 2016, Statistique Canada a publié les comptes économiques provinciaux qui comprennent des estimations du PIB annuel pour toutes les provinces. Le document comprenait de nouvelles estimations du PIB fondé sur les revenus et les dépenses pour 2015, ainsi que des révisions aux estimations de 2013 et de 2014. Les estimations par industrie, qui avaient déjà été rendues publiques en mai 2016, ont été révisées pour la période allant de 2013 à 2015. Les comptes économiques trimestriels de l’Ontario ont été mis à jour en fonction de ces révisions.

Tableaux chronologiques, annuels et trimestriels, disponibles à partir de 1981. TÉLÉCHARGER EN FORMAT EXCEL 

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