: Comptes économiques de l'Ontario - Premier trimestre de 2016

PREMIER TRIMESTRE DE 2016
Janvier, février, mars
MINISTÈRE DES FINANCES DE L’ONTARIO

Table des matières

Faits saillants

Hausse du PIB réel de l’Ontario au premier trimestre de 2016

  • Le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario a progressé de 0,8 % (au taux annualisé de 3,0 %) au premier trimestre (janvier à mars) de 2016, après avoir augmenté de 0,8 % (au taux annualisé de 3,3 %) au quatrième trimestre (octobre à décembre) de 2015.
  • La hausse du premier trimestre est attribuable surtout aux augmentations qu’ont connues les exportations et les dépenses des ménages.
  • Le PIB nominal s’est accru de 0,7 % (2,8 % au taux annualisé) au premier trimestre. La rémunération des salariés a augmenté de 0,7 %, tandis que l’excédent d’exploitation net des sociétés a bondi de 1,2 %.
  • La production économique, mesurée par industrie, a progressé de 0,9 % (3,7 % au taux annualisé) au premier trimestre. La production du secteur des biens a affiché une hausse de 1,4 %, tandis que l’activité du secteur des services a augmenté de 0,8 %.
  • L’emploi continue d’augmenter en Ontario et d’autres indicateurs économiques montrent aussi une tendance à la hausse.
  • La croissance du PIB réel au premier trimestre a été plus solide en Ontario qu’au Canada, aux États-Unis et dans tous les autres pays du G7.
  • L’économie de l’Ontario a poursuivi sa croissance malgré la conjoncture incertaine. Les prévisions de croissance économique mondiale ont été revues à la baisse au cours des dernières semaines en raison des résultats du référendum britannique sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Dépenses

Les dépenses des ménages et les exportations stimulent la croissance du PIB réel de l’Ontario

Le PIB réel de l’Ontario s’est accru de 0,8 % au premier trimestre de 2016, témoignant d’un apport positif des dépenses des ménages, des investissements dans les structures résidentielles et des exportations. Cette hausse a été en partie neutralisée par la baisse des dépenses dans les machines et le matériel et la construction non résidentielle ainsi que la réduction des stocks des entreprises.

Les dépenses de consommation des ménages en Ontario ont affiché une hausse de 0,6 %, après avoir progressé de 1,3 % au quatrième trimestre de 2015. La hausse du premier trimestre s’explique surtout par les gains solides enregistrés dans les biens durables (+2,6 %), les biens semi-durables (+1,7 %) et les services (+0,6 %). Les dépenses en biens durables ont de nouveau été stimulées par les ventes d’automobiles, qui ont augmenté pour un quatrième trimestre de suite.

Les investissements des entreprises ont progressé de 0,8 %, en raison surtout d’un gain de 2,7 % des investissements dans la construction résidentielle, qui a affiché une hausse pour un cinquième trimestre d’affilée. Des investissements plus importants dans le secteur des logements neufs et la hausse des transferts de propriétés, qui témoigne de l’activité accrue dans le secteur de la revente, ont contribué à ce gain. Les investissements des entreprises dans les structures non résidentielles (-1,6 %) et dans les machines et le matériel (-0,4 %) ont accusé une baisse pendant le trimestre. La croissance du premier trimestre a également été tempérée par une réduction de 2,3 milliards de dollars de la valeur des stocks des entreprises.

Les exportations ont augmenté de 1,7 %, en hausse pour un quatrième trimestre de suite. Ce gain est attribuable surtout à l’augmentation des exportations de produits automobiles et de biens de consommation au premier trimestre. La faiblesse du dollar canadien continue de favoriser la croissance des exportations de l’Ontario. Après une modeste hausse de 0,2 % au quatrième trimestre, les importations ont progressé de 1,4 % au premier trimestre.

Revenus

Hausse du PIB nominal

Le PIB, mesuré en dollars courants, s’est accru de 0,7 % au premier trimestre après avoir progressé de 0,9 % au quatrième trimestre de 2015.

Soutenue par des gains en emploi, la rémunération des salariés, qui comprend les traitements et salaires ainsi que les revenus supplémentaires du travail, a affiché une hausse de 0,7 %, après avoir progressé de 1,3 % au trimestre précédent. De même, le revenu mixte net, qui comprend les revenus agricoles et non agricoles ainsi que les revenus de location, a progressé de 1,0 %, après une hausse de 1,1 % au quatrième trimestre de 2015.

Le bénéfice net des entreprises, mesuré par l’excédent d’exploitation net des sociétés, s’est accru de 1,2 % au premier trimestre, se redressant partiellement après le repli de 1,5 % enregistré au trimestre précédent.

Le revenu disponible des ménages a augmenté de 0,9 %, après avoir connu une hausse de 1,1 % au quatrième trimestre de 2015.

Alors que le revenu disponible des ménages a connu une hausse modérée, les augmentations des dépenses de consommation et le repli des droits à pension ont causé un léger ralentissement du taux d’épargne des ménages qui est passé à 1,0 %, comparativement à 1,1 % au trimestre précédent.

Prix

Les prix fléchissent pour l’ensemble de l’économie

Les prix pour l’ensemble de l’économie, mesurés par l’indice implicite de prix du PIB, ont diminué de 0,1 % après s’être accrus de 0,1 % au quatrième trimestre. L’indice implicite des prix pour la demande intérieure finale s’est accru de 0,4 %, après une hausse identique au quatrième trimestre de 2015.

Les prix liés aux dépenses des ménages ont augmenté de 0,2 %, après avoir progressé de 0,3 % au quatrième trimestre de 2015. Les prix des véhicules automobiles, de l’électricité et des aliments ont affiché une hausse, neutralisée en partie par une baisse des prix du gaz naturel et de l’essence.

Les prix des machines et du matériel ont augmenté de 1,1 %, tandis que les prix de construction non résidentielle se sont accrus de 0,6 %. Les prix de construction résidentielle ont bondi de 2,8 %, la plus forte hausse enregistrée depuis le début de 2004.

Les prix à l’importation ont augmenté de 0,3 % tandis que les prix à l’exportation ont fléchi de 0,2 % au premier trimestre, en raison, dans les deux cas, de la dépréciation du dollar canadien par rapport à la devise américaine.

Renseignements par industrie

Croissance généralisée dans tous les secteurs

Selon la production par industrie, le PIB réel de l’Ontario a affiché une hausse de 0,9 %, comme au trimestre précédent. Le secteur des biens (+1,4 %) et celui des services (+0,8 %) ont tous deux contribué à la croissance enregistrée au premier trimestre.

Dans le secteur des biens, la production manufacturière (+1,2 %) a été le principal moteur de la croissance. L’industrie automobile a affiché un gain de 3,1 %, grâce à une hausse de la production dans la construction automobile et la fabrication de pièces. La production manufacturière dans le secteur des aliments, des boissons et du tabac a bondi de 3,7 % après un repli de 1,1 % au dernier trimestre de 2015. Ces gains ont été en partie neutralisés par des baisses pour les machines (-2,1 %), les produits chimiques et pétroliers (-1,2 %) ainsi que le papier et l’impression (-1,0 %).

Dans la plupart des autres industries de biens, la production a également augmenté. Ainsi, dans la construction, la production a progressé de 1,2 % au premier trimestre, affichant des gains pour les immeubles résidentiels (+2.6 %) et non résidentiels (+0,1 %). La production dans les services publics a affiché un gain de 5,6 %, après trois baisses trimestrielles consécutives. La production dans les industries primaires a accusé une baisse de 0,7 %, comprenant une diminution de 0,5 % dans le secteur des mines attribuable à un ralentissement dans les activités de soutien et la production d’or et d’argent.

La production s’est aussi accrue dans presque toutes les industries du secteur des services.
La contribution la plus importante a été celle de l’industrie de la finance et des assurances, qui a affiché une hausse de 1,3 %, soutenue par le dynamisme du secteur bancaire. Le commerce de détail a progressé de 1,7 %, grâce à de solides gains pour les concessionnaires d’automobiles et les magasins de vêtements. Le commerce de gros a connu une hausse de 1,0 %, à la faveur de gains dans la vente en gros de machines et de matériel. Les services du secteur public ont également contribué de façon importante à la croissance grâce à des gains dans les soins de santé et l’assistance sociale (+1.2 %) et l’enseignement (+1,3 %), tandis que l’administration publique a affiché une hausse de 0,2%.

Emploi

La croissance de l’emploi se poursuit en 2016

En Ontario, l’emploi a progressé considérablement depuis la récession de 2008-2009. En juin 2016, l’emploi était de 5,3 % (+352 600 emplois) supérieur au sommet d’avant la récession et de 9,8 % (+625 100 emplois) supérieur au creux de la récession.

Jusqu’à maintenant en 2016, la création d’emplois s’est maintenue. En Ontario, l’emploi a progressé de 1,2 % pendant les six premiers mois de 2016, comparativement à la même période en 2015.

Depuis le creux de la récession, la majorité des emplois créés ont été des emplois à plein temps (+599 400), mais l’emploi à temps partiel a également affiché une croissance (+25 600). La plupart de ces nouveaux emplois nets étaient dans le secteur privé (+446 600) et dans des industries où les salaires sont supérieurs à la moyenne (+478 900).

Les gains continus au chapitre de l’emploi ont donné lieu à une réduction continue du taux de chômage en Ontario, lequel est inférieur à la moyenne nationale depuis plus d’un an. En juin 2016, le taux de chômage en Ontario était de 6,4 %, sous le taux canadien qui était de 6,8 %.

Commerce

Les exportations et les ventes de biens manufacturés continuent de progresser

Les exportations internationales de marchandises ont progressé de 12,6 % pendant les cinq premiers mois de 2016 par rapport à la même période en 2015. Cette hausse est attribuable surtout aux exportations vers les États-Unis, favorisées par la croissance solide de l’économie américaine et un dollar canadien plus concurrentiel qui a perdu 7,7 % de sa valeur par rapport à la devise américaine pendant la même période.

Les ventes de biens manufacturés ont progressé de 8,3 % du début de l’exercice jusqu’en avril, en raison surtout du matériel de transport et de la fabrication de produits alimentaires.

Les ventes de détail ont progressé de 7,8 % et le commerce de gros de 7,4 % comparativement aux quatre premiers mois de 2015. Le commerce de gros et le commerce de détail ont tous deux profité de gains solides dans l’industrie de l’automobile (véhicules et pièces).

Logement

La croissance du marché du logement en Ontario demeure vigoureuse

Le marché du logement demeure très actif.

Les reventes de logements ont bondi de 10,3 % dans les cinq premiers mois de 2016, comparativement à la même période en 2015. Cette hausse était généralisée, des gains ayant été enregistrés dans toutes les régions de l’Ontario pendant cette période.

Le prix moyen des reventes des logements a également augmenté, atteignant 516 000 $ en mai. Pendant les cinq premiers mois de 2016, les prix moyens de revente des logements étaient de 12,1 % supérieurs à ceux de l’exercice précédent. Cette tendance à la hausse s’explique en partie par la baisse des inscriptions. Les nouvelles inscriptions ont diminué par une chute accumulée de 6,8 % depuis le début de l’année. 

 

Les mises en chantier ont progressé de 15,4 % au cours des six premiers mois de 2016. Les mises en chantier des logements unifamiliaux tout comme des logements multifamiliaux ont connu une hausse.

Comparaisons entre territoires de compétence

La croissance du PIB réel en Ontario est la plus élevée du G7

La croissance trimestrielle du PIB réel d’un trimestre à l’autre (+0,8 %) a été plus élevée en Ontario qu’au Canada, qu’aux États-Unis et que dans tous les autres pays du G7 au premier trimestre de 2016.

Dans les pays du G7, la croissance économique s’est généralement améliorée pendant le premier trimestre de 2016 comparativement au trimestre précédent. L’Allemagne venait en tête des pays du G7, son PIB réel ayant augmenté de 0,7 %. Le PIB réel de la France a affiché un gain de 0,6 %, après avoir progressé de 0,4 % au trimestre précédent. Après une contraction de 0,4 % au trimestre précédent, l’économie du Japon a crû de 0,5 % au premier trimestre. Au Royaume-Uni, la croissance économique a augmenté de 0,4 %, ce qui représente un ralentissement par rapport à la hausse de 0,7 % enregistrée au quatrième trimestre. La croissance économique de l’Italie a augmenté de 0,3 %, mettant fin à la tendance à la baisse de la croissance du PIB réel constatée pendant tout l’exercice 2015.

Au Canada, le PIB réel s’est accru de 0,6 % au premier trimestre, après une légère hausse de 0,1 % au quatrième trimestre de 2015. L’amélioration de la croissance économique est surtout attribuable à la hausse des dépenses des ménages (+0,6 %) et au commerce net, les exportations (+1,7 %) ayant augmenté plus que les importations (+0,3 %). Les investissements des entreprises (-0,4 %) ont continué de tempérer la croissance économique nationale alors que les investissements dans les structures non résidentielles et dans les machines et le matériel ont diminué de 2,5 %. Au Québec, le PIB réel a connu une croissance de 0,5 % après avoir connu une croissance nulle au trimestre précédent. Les dépenses de consommation des ménages (+0,8 %) et du gouvernement (+0,3 %) ont augmenté et sont devenues le principal moteur de la croissance du PIB réel. Les investissements des entreprises (-1,1 %) ont tempéré la croissance économique du Québec pour un dixième trimestre de suite.

Aux États-Unis, le PIB réel a progressé de 0,3 %, comme au trimestre précédent. Les dépenses de consommation personnelle ont été le facteur le plus important de la croissance, ayant connu une augmentation de 0,4 %. Les exportations se sont accrues de 0,1 % au premier trimestre après avoir fléchi de 0,5 % au trimestre précédent.

Enjeux économiques mondiaux

Incertitude économique mondiale

Les attentes d’une amélioration de l’économie mondiale en 2016 ont été tempérées ces derniers mois. En avril, le FMI a abaissé ses prévisions de croissance mondiale, les faisant passer de 3,4 % à 3,2 % en 2016 en raison de la faiblesse des économies avancées et émergentes. La croissance des flux commerciaux a connu un ralentissement marqué, attribuable en partie à l’incertitude financière et aux sorties de capitaux de Chine. Le ralentissement du commerce mondial a été exacerbé par les faiblesses liées aux marchandises en Russie, au Moyen-Orient et en Afrique.

Les prévisions de croissance mondiale seront probablement révisées à la baisse après le vote sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis ce temps, l’incertitude mondiale et la volatilité des marchés de capitaux ont connu une hausse marquée, provoquant une chute du rendement des obligations mondiales et une forte appréciation du dollar américain. La plupart des prévisionnistes s’attendent à ce que les répercussions du Brexit soient plus fortes dans l’Union européenne et les pays ayant des liens commerciaux importants avec cette région. En raison de leurs liens financiers et commerciaux plus limités, les retombées aux États-Unis et en Ontario seront probablement modestes.

Après un départ lent, la croissance du PIB réel des États-Unis s’améliorera probablement au deuxième trimestre, à la faveur d’un rebond des dépenses de consommation et des signes de retour à la croissance pour les exportations. La faiblesse dans le secteur de l’énergie devrait continuer d’entrer en ligne de compte dans les investissements des entreprises tandis que les conditions du marché du travail américain demeurent tendues. En juin, 287 000 emplois ont été créés, alors que le taux de chômage était de 4,9 % et la croissance des salaires s’est accélérée.

Après avoir atteint leur plus bas niveau en 14 ans en février dernier, les prix du pétrole se sont redressés, atteignant plus de 45 $US le baril en juillet, en raison notamment des baisses continues de production aux États-Unis et de l’interruption de l’approvisionnement en Alberta et ailleurs dans le monde. La récente remontée des prix est peu susceptible de renverser la réduction spectaculaire des investissements et de la production dans le secteur pétrolier nord-américain. En outre, les stocks de pétrole excessifs donnent à penser que la réduction de l’approvisionnement en pétrole nord-américain n’est pas encore terminée.

La hausse des prix du pétrole, conjuguée aux changements récents apportés à la politique monétaire, a contribué à augmenter la valeur du dollar canadien. À la fin de juin, le dollar canadien valait 78 cents américains, ce qui représentait une hausse de plus de 11 %, comparativement à moins de 70 cents américains à la mi-janvier. Le dollar canadien s’est apprécié davantage par rapport à la livre britannique et à l’euro en raison des préoccupations suscitées par le résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Europe.

Les taux d’intérêts canadiens sont demeurés faibles en 2016, le taux des obligations sur 10 ans du gouvernement du Canada s’établissant à environ 1,2 % jusqu’à maintenant cette année, comparativement à 1,5 % en 2015. Le repli a été un phénomène mondial, les taux d’intérêt des obligations sur 10 ans des gouvernements ayant atteint leur plus bas au Royaume-Uni et étant tombés sous zéro en Allemagne, au Japon et en Suisse. Outre le ralentissement de la croissance économique et l’incertitude créée par le référendum britannique, la faible inflation et les prévisions d’inflation à la baisse constituent un facteur clé de la baisse du rendement des obligations mondiales. Aux États-Unis, l’inflation de l’IPC sur un an était de 1,0 % en mai tandis que dans la zone euro, au R.-U. et au Japon, elle s’établissait à près de 0,0 %.

Après le repli temporaire survenu au début de 2016, les marchés boursiers ont rebondi, le TSX affichant une hausse de plus 8 %, tandis que le S&P 500 est en hausse de plus de 4 % depuis le début de janvier. Cependant, depuis la mi-avril ces deux indices boursiers n’ont guère changé malgré la volatilité modeste des marchés de capitaux après le référendum britannique. En Chine, source des bouleversements sur les marchés de capitaux en 2015, l’intervention importante du gouvernement a contribué au maintien d’une stabilité relative dans les marchés boursiers jusqu’à maintenant cette année.

Les risques géopolitiques internationaux demeurent élevés. Les faibles prix des marchandises ont contribué à la forte inflation et aux récessions prolongées au Brésil et au Nigéria, et le Venezuela connaît de graves problèmes économiques. En Chine, bien que les marchés de capitaux se soient stabilisés après les turbulences de 2015, les importantes sorties de capitaux représentent un risque pour la stabilité des marchés de capitaux mondiaux.

Le point

Pleins feux sur les exportations internationales de l’Ontario

Dans le monde interdépendant d’aujourd’hui, les chaînes d’approvisionnement mondiales sont essentielles aux flux commerciaux internationaux. Eu égard aux changements continus que connaissent les chaînes d’approvisionnement mondiales, la destination et la composition des exportations de l’Ontario évoluent constamment.

 

Au cours de la dernière décennie, les exportations de l’Ontario ont continué de croître en dépit de la conjoncture mondiale difficile. Outre la valeur relativement élevée du dollar canadien, les marchés mondiaux sont devenus de plus en plus concurrentiels en raison de l’importance accrue des économies émergentes. Bien que les États-Unis demeurent le principal marché pour les exportations de l’Ontario, ils ont reçu 80,5 % des produits exportés par l’Ontario en 2015, comparativement à 88,8 % en 2005. Une part de plus en plus grande des exportations ontariennes a été envoyée au Royaume-Uni, au Mexique, en Chine et à Hong Kong.

Il n’y a pas que la destination des exportations de produits de l’Ontario qui a changé. C’est aussi le cas pour la composition des produits. En 2005, les deux catégories les plus importantes, les véhicules automobiles et les machines et le matériel, représentaient environ 57 % de la totalité des exportations de produits. En 2015, elles représentaient un peu plus de 48 % des exportations totales de biens. Pendant la même période, les exportations de produits de haute technologie, comme ceux du secteur de l’aérospatiale et du secteur pharmaceutique, se sont accrues de près de 50 %, représentant 6,3 des exportations totales en 2015, comparativement à 4,7 % en 2005.

Les biens représentent encore le gros des exportations de l’Ontario, mais les services jouent maintenant un rôle plus important. Pendant la récession mondiale de 2008-2009, les exportations de biens de l’Ontario ont chuté, tandis que les exportations internationales de services ont continué de croître. Ainsi, la part des services dans les exportations internationales totales est passée de 14,9 % en 2008 à près de 19 % en 2009. Cette part a continué de grimper, pour atteindre 19,7 % en 2012, mais elle s’est depuis repliée, passant à 17,5 % en 2015. Malgré la visibilité limitée des exportations de services à l’échelle mondiale, les percées technologiques et la numérisation de l’économie signifient que les services continueront de jouer un rôle important dans l’économie de l’Ontario.

Annexe

Comment le PIB est mesuré

Dans les comptes économiques de l’Ontario, le PIB est présenté sous trois angles : selon les dépenses, selon les revenus et par industrie.

Le PIB selon les dépenses représente l’agrégat de toutes les dépenses de consommation finale, de la formation brute de capital et du commerce net par les consommateurs, les gouvernements et les entreprises qui se produisent dans l’économie de l’Ontario sur une certaine période. Cette mesure du PIB s’entend également de la somme des dépenses de consommation, des investissements bruts, des dépenses du gouvernement et du commerce net.

Le PIB selon les revenus représente le rapport entre le PIB et les revenus générés par les contributions du travail et du capital à la production économique de l’Ontario pendant une certaine période. C’est donc dire que le PIB représente la somme de tous les salaires et traitements versés aux salariés, l’excédent brut d’exploitation des entreprises, le revenu mixte brut et les impôts indirects moins les subventions.

La méthode du PIB par industrie mesure le PIB en calculant la production totale des industries productrices de biens et de services dans l’économie de l’Ontario moins le coût des intrants intermédiaires utilisées dans la production finale. Cette approche chiffre la valeur supplémentaire générée par les industries grâce à la production finale dans l’économie.

Pour une liste complète des termes utilisés dans les comptes économiques de l’Ontario, voir le glossaire du Système des comptes macroéconomiques à http://www.statcan.gc.ca/fra/cen/gloss/gloss_a.

Liste des tableaux de données

Données sur les revenus et les dépenses

Données trimestrielles, du 1er trimestre de 2013 au 1er trimestre de 2016

Tableau 1 : Produit intérieur brut de l’Ontario (en termes de revenus)
Tableau 2 : Produit intérieur brut de l’Ontario (en termes de dépenses)
Tableau 3 : Produit intérieur brut de l’Ontario aux prix chaînés de 2007
Tableau 4 : Provenance et emploi du revenu personnel en Ontario
Tableau 5 : Commerce extérieur de l’Ontario
Tableau 6 : Commerce extérieur de l’Ontario (prix chaînés de 2007)
Tableau 7 : Indices implicites des prix de l’Ontario

Données annuelles, 2012 à 2015

Tableau 8 : Produit intérieur brut de l’Ontario (en termes de revenus)
Tableau 9 : Produit intérieur brut de l’Ontario (en termes de dépenses)
Tableau 10 : Produit intérieur brut de l’Ontario aux prix chaînés de 2007
Tableau 11 : Provenance et emploi du revenu personnel en Ontario
Tableau 12 : Commerce extérieur de l’Ontario
Tableau 13 : Commerce extérieur de l’Ontario (prix chaînés de 2007)
Tableau 14 : Indices implicites des prix de l’Ontario

Production de l’Ontario par industrie aux prix de 2007

Tableau 15 : Données trimestrielles, du 1er trimestre de 2013 au 1er trimestre de 2016
Tableau 16 : Données annuelles de 2012 à 2015

Tableaux chronologiques, annuels et trimestriels, disponibles à partir de 1981. TÉLÉCHARGER EN FORMAT EXCEL 

Faites-nous parvenir vos questions ou commentaires.


Page : 285  |