Discours : Chambre de commerce de St. Catharines-Thorold

Chambre de commerce Canada – Royaume-Uni 

Notes pour l’allocution de
l'Honorable Dwight Duncan
Ministre des Finances et du Revenu
 

Le 24 avril 2009
Londres (Grande-Bretagne)
Durée approximative du discours : 20 minutes

- VERSION NON DÉFINITIVE -

ENTRÉE EN MATIÈRE

Merci ________ pour cette courtoise présentation.

Bonne après-midi. Je suis ravi de m’adresser à vous aujourd’hui.

J’aimerais remercier la Chambre de commerce Canada – Royaume-Uni et le Centre de marketing à l’étranger de l’Ontario de Londres pour avoir organisé l’événement d’aujourd’hui, ainsi que le Haut-commissariat du Canada pour sa collaboration et son hospitalité à la Maison du Canada à l’occasion de ce déjeuner.

J’aimerais également remercier la compagnie ontarienne Research in Motion, fabriquant le fameux Blackberry, qui parraine le repas d’aujourd’hui.

Au début de cette décennie, nombre d’entre nous présents dans cette salle n’avait encore jamais utilisé un BlackBerry. 

Il s’agissait à l’époque d’un nouvel appareil, qui est désormais utilisé par quasiment toutes les personnes présentes dans cette salle ainsi que par celles à la tête de gouvernements et d’entreprises à travers le monde.

Une idée qui a pris naissance en Ontario, et qui est devenue vitale dans le monde entier.

Ce sont là des exemples de réussite que notre gouvernement souhaite voir se renouveler en Ontario.

Le Royaume-Uni, le Canada et l’Ontario entretiennent depuis toujours d’importantes relations reposant sur les échanges commerciaux et les investissements.

RIM, à l’instar de nombreuses autres compagnies ontariennes, a son siège social européen ici-même, au Royaume-Uni.

J’arrive en fait tout juste d’un voyage très fructueux dans la région du Golfe, où il a été très intéressant de rencontrer des Canadiens et des Ontariens dont les entreprises ont actuellement un retentissement considérable dans des endroits comme Abu Dhabi, Dubai et Riyad.

Je me suis également entretenu avec un certain nombre d’investisseurs obligataires de la région en faveur du programme d’emprunts à l’étranger de l’Ontario.

Ce qui est incontestable, c’est que le Canada et l’Ontario jouissent d’une excellente réputation dans la région du Golfe et qu’ils sont des partenaires respectés.

La même chose s’applique à nos relations avec le Royaume-Uni.

La Chambre de commerce Canada – Royaume-Uni a été créée il y a près de 88 ans dans le but de faciliter les échanges commerciaux des compagnies canadiennes implantées au Royaume-Uni, et de celles exportant vers le Royaume-Uni.

L’année dernière, ce sont plus de 10 milliards de marchandises qui ont été échangés entre l’Ontario et le Royaume-Uni, notamment d’importantes ressources naturelles comme l’or, le nickel, l’uranium, ainsi que des métaux précieux, des produits aéronautiques, des diamants, des ordinateurs et des légumes.

En 2008, le Royaume-Uni a été le second importateur en importance de produits et services de l’Ontario après les États-Unis, ce qui représente près de 5 pour cent de l’ensemble des exportations de la province.

 

ATTRIBUTS DE L’ONTARIO EN MATIÈRE D’INVESTISSEMENTS

De plus en plus, les investisseurs du monde entier considèrent, à juste titre, l’Ontario comme un endroit où investir.

Avec les dernières initiatives annoncées dans notre Budget, je suis plus que jamais convaincu que notre province constitue une possibilité d’investissement de choix.

L’Ontario est le moteur économique du Canada et la septième entité économique en importance en Amérique du Nord.

Le produit intérieur brut de la province est supérieur à celui de nombreux pays – comme la Belgique, la Grèce ou la Suède.

L’économie de l’Ontario est très variée, avec des services contribuant à 74 pour cent du PIB.

Les principales bio-industries et technologies de l’information et des communications au Canada ont élu domicile chez nous.

Nous disposons d’une main-d’œuvre exceptionnellement bien instruite et qualifiée. Nous sommes une économie axée sur les exportations, ce qui constitue un atout compte tenu de notre emplacement privilégié par rapport aux grandes villes américaines.

Investir en Ontario permet d’avoir un accès exceptionnel au marché de la zone de libre-échange nord-américain qui compte près de 440 millions de personnes.

Et cela n’est que le début.

 

SECTEUR DES SERVICES FINANCIERS

L’Ontario est le centre des services commerciaux et financiers du Canada, avec l’un des systèmes bancaires les plus sains au monde, si l’on en croit le dernier rapport du Forum économique mondial.

Lors d’une entrevue en février au réseau anglais de Radio-Canada, le président des États-Unis Barack Obama a déclaré que « le Canada s’est révélé être un sacré bon gestionnaire du système financier, ce qui n’a pas toujours été le cas aux États-Unis ».

Le Président Obama a ajouté que la performance des banques canadiennes – les seules parmi celles du G7 à ne pas bénéficier d’une aide de leur gouvernement – était « époustouflante ».

La ville de Toronto, en Ontario, est la capitale économique et financière du Canada. Elle est le cœur du commerce canadien grâce à une infrastructure de services financiers qui est stable, crédible et solide d’un point de vue économique.

En fait, Toronto est le troisième pôle financier en importance en Amérique du Nord, tout de suite après New York et Chicago, et le 12e pôle financier le plus compétitif dans le monde, en matière d’emplois directs.

La ville accueille la plupart des courtiers en valeurs mobilières et des courtiers de fonds mutuels au Canada, les services administratifs des cinq plus grandes banques canadiennes, et 39 autres filiales de banques étrangères.

On trouve aussi à Toronto le siège social des six principales compagnies d’assurance canadiennes.

C’est aussi à Toronto que se trouve le TSX (la Bourse de Toronto) – la troisième place boursière en importance en Amérique du Nord et la huitième au monde d’après la capitalisation boursière.

En janvier 2009, un comité fédéral sur la réglementation des valeurs mobilières au Canada a donné son aval au soutien de longue date du gouvernement de l’Ontario en faveur d’un seul organisme national de réglementation des valeurs mobilières.

Un organisme commun de réglementation des valeurs mobilières constitue un fondement important dans l’établissement de la réputation, par ailleurs solide, du Canada en matière d’excellence dans le domaine de la réglementation de nos institutions financières.

Et, compte tenu du rôle considérable du secteur financier ontarien sur les marchés financiers au Canada, nous nous attendions à voir des sièges sociaux s’installer à Toronto. 

 

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES

Par rapport à d’autres, l’Ontario est en bien meilleure posture pour surmonter la tempête économique mondiale, même si la province n’a pas été épargnée par le ralentissement économique mondial.

Le PIB réel a diminué fin 2008 et devrait chuter au cours des deux premiers trimestres de 2009. 

Nous anticipons une reprise de la croissance au cours du second semestre de 2009 et une consolidation dans les années qui suivent.

L’Ontario a des antécédents de croissance économique résiliente, et nous nous attendons à ce que cela recommence à la fin de la période de récession.

La reprise de la croissance économique aux États-Unis, les efforts déployés par le gouvernement pour proposer des emplois maintenant et à l’avenir, la faiblesse des taux d’intérêt et les mesures prises pour améliorer le fonctionnement des marchés du crédit dans le monde devraient se traduire par un redressement vers la mi-2009 en Ontario.

 

RÉCENTES INITIATIVES GOUVERNEMENTALES

Notre principale priorité est de faire en sorte que l’économie de l’Ontario soit puissante.
 
C’est la raison pour laquelle notre gouvernement va continuer à agressivement accroître les avantages concurrentiels de la province. 

En mars, notre Budget a posé des gestes importants pour accroître l’attractivité de l’Ontario sur le plan des investissements commerciaux en garantissant un solide avenir économique. 

Nous avons annoncé des investissements de
34 milliards de dollars pour les deux prochaines années dans le but de stimuler la croissance économique, ce qui représente 2,9 pour cent du PIB et 32,5 milliards de dollars consacrés aux infrastructures.

Dans notre dernier Budget, nous avons également annoncé un soutien supplémentaire aux infrastructures du secteur des produits forestiers et du secteur minier.

Nous collaborons avec les collectivités autochtones et le secteur minier de l’Ontario à la modernisation de la Loi sur les mines, tout en veillant à ce que la loi continue à promouvoir une industrie équilibrée, durable et dynamique dans toute la province.

Pour veiller à ce que l’économie ontarienne soit encore plus compétitive, novatrice et durable, nous avons proposé des initiatives écologiques qui vont simplifier la concrétisation de projets d’énergie renouvelable et, plus important encore, créer quelque 50 000 emplois au cours des trois premières années.

En février, nous avons présenté notre projet de loi sur l’économie verte.

Si cette loi est adoptée, elle constituera l’une des politiques énergétiques les plus progressistes au monde.

Elle permettra aussi d’accroître la réputation de l’Ontario en tant que province attrayante pour investir dans les énergies renouvelables.

Nous envisageons également d’investir dans notre florissant secteur de la création, sous la forme de crédits d’impôt culturels et d’un soutien apporté aux médias numériques. 

Le secteur ontarien de la création et du divertissement est le troisième en importance en Amérique du Nord d’après le nombre d’emplois, après la Californie et New York.

Grâce à notre projet d’augmenter le taux du crédit d’impôt pour la production cinématographique et télévisuelle ontarienne, des productions ont déjà choisi de rester en Ontario.

 

RÉFORME FISCALE

Comme mon homologue fédéral, le ministre des Finances Flaherty, l’a mentionné dans son allocution devant cette même Chambre de commerce plus tôt ce mois-ci, le gouvernement de l’Ontario a aussi proposé de réformer en profondeur son régime fiscal.

Cette réforme du régime fiscal est la mesure unique la plus efficace que nous puissions prendre pour dynamiser l’économie de l’Ontario – une mesure qui aura des répercussions au niveau mondial.

À compter du 1er juillet 2010, nous allons regrouper les taxes de vente provinciale et fédérale et adopter une taxe de vente unique sur la valeur ajoutée.

Les recherches et l’expérience d’autres juridictions montrent que les prix de revient des entreprises diminuent, tandis que les investissements et la productivité augmentent.

Dans le cadre de cette vaste réforme, le gouvernement fédéral octroie à l’Ontario la somme de 4,3 milliards de dollars sur deux ans.

En outre, cela donne beaucoup plus de flexibilité au niveau de la mise en place de la taxe de vente combinée.

Nous proposons de remplacer deux taxes par une taxe unique.

Notre nouveau partenariat avec le gouvernement fédéral va stimuler la création d’emplois et la croissance économique, tout en apportant un soutien considérable à la province pendant toute la période de transition.

En marge de cela, le gouvernement prévoit des mesures d'allégement de l'impôt des sociétés de 4,5 milliards de dollars sur trois ans, qui comprennent la réduction du taux général d'impôt sur le revenu des sociétés pour le faire passer à 10 pour cent.

La réforme du régime fiscal proposée dans le Budget, une fois en vigueur, va permettre de réduire de moitié le taux effectif marginal d'imposition des nouveaux investissements dans les entreprises en Ontario – faisant ainsi de la province l’une des entités les plus compétitives du monde industrialisé en matière de nouveaux investissements.

Pour remettre cela dans le contexte, le taux effectif marginal d'imposition des nouveaux investissements dans les entreprises en Ontario sera la moitié du taux en vigueur aux États-Unis. Aussi – à 18,6 pour cent en 2010 – ce taux sera inférieur à la moyenne de l’OCDE qui est de 21,8 pour cent.

D’ici 2018, le taux en vigueur en Ontario sera réduit davantage et passera à 16,8 pour cent.

Les Ontariennes et les Ontariens, comme les entreprises qui investissent dans la province, s’attendent à ce que les gouvernements fédéral et provincial travaillent de concert, en particulier en ces temps difficiles.

Dans le cadre de cette entente, le gouvernement fédéral va octroyer à l’Ontario la somme de 4,3 milliards de dollars sur deux ans.

En outre, cela donne beaucoup plus de flexibilité au niveau de la mise en place de la taxe de vente combinée.

Nous proposons de remplacer deux taxes par une taxe unique, et nous procédons prudemment.

Notre nouveau partenariat avec le gouvernement fédéral va stimuler la création d’emplois et la croissance économique, tout en apportant un soutien considérable à la province pendant toute la période de transition. 

 

CONCLUSION

Notre capacité en tant que province à attirer de nouveaux investissements est indispensable à la croissance future.

L’année dernière, nous avons créé le ministère du Commerce international et de l’Investissement, qui a pour mission de promouvoir dans le monde le commerce et les investissements en Ontario.

Le ministère chapeaute le Centre de marketing à l’étranger de l’Ontario qui, grâce à un bureau ici-même à Londres, aide à mettre en contact les entreprises en Ontario, et partout au Royaume-Uni et dans le reste du monde, avec les personnes, les produits et les idées qui font de l’Ontario le poumon économique du Canada.

Le centre est une précieuse mine d’informations pour les compagnies implantées au Royaume-Uni qui souhaitent élargir leurs activités et (ou) faire affaires en Ontario.

J’aimerais une fois encore remercier la Chambre de commerce Canada – Royaume-Uni et le Centre de marketing à l’étranger de l’Ontario de Londres pour leur aide dans l’organisation des festivités de ce jour.

Nous nous employons à ce que l’Ontario devienne l’une des entités les plus attractives et compétitives en matière d’investissements commerciaux.

En tant que projet global d’investissements, nous estimons que l’Ontario constitue un point d’accès à valeur ajoutée aux marchés nord-américains.

Notre gouvernement continue de transcender l’économie pour améliorer les points forts de l’Ontario en matière d’investissements, et nous sommes très enthousiastes à l’idée de collaborer avec des investisseurs du Royaume-Uni et d’Europe dans le but de réfléchir à la manière dont nous pourrons faire partie de vos projets d’expansion en Amérique du Nord.

Merci.