Le 20 mai 2009
St. Catharines (Ontario)
Durée approximative du discours : 15 minutes
- VERSION NON DÉFINITIVE -
Merci beaucoup Mario (Marrone) pour cette aimable présentation.
Nous comptons parmi nous aujourd’hui le conseiller régional local, Bruce Timms, et le ministre des Transports et député de St. Catharines, Jim Bradley. Jim, merci de m’avoir invité à ce grand événement et merci aussi pour le travail que vous avez accompli pour la population de St. Catharines.
Je suis ravi d’être parmi vous aujourd’hui, ici, à St. Catharines.
J’aimerais vous parler pendant quelques instants du tout dernier budget de notre gouvernement, et vous aider à mieux comprendre son contenu, pourquoi nous avons retenu certaines initiatives, et pourquoi je suis convaincu qu’il dresse les grandes lignes menant à une plus grande prospérité de l’Ontario.
Nous savons toutes et tous que l’Ontario ressent les effets de la récession économique mondiale. Les répercussions sur la croissance économique, les emplois et les investissements touchent directement les particuliers, les familles, les collectivités et les entreprises de cette province.
Ces dernières semaines, nous avons été témoins de la faillite de Chrysler aux États-Unis, et nous pourrions être témoins de la même situation pour General Motors dans un avenir proche.
Je me suis de nouveau souvenu de l’immensité du secteur automobile lorsque j’ai vu les chiffres indiquant que GM est le second plus important employeur du secteur privé dans la région de Niagara.
Au cours des cinq années écoulées, notre gouvernement a investi dans le domaine de la santé publique, en améliorant notre système d’éducation, et en investissant dans les infrastructures.
Aussi, pour pouvoir continuer à offrir aux Ontariennes et aux Ontariens le genre de services publics qu’ils attendent et sur lesquels ils comptent, nous devions envisager les choses sous un angle très différent.
Nous nous sommes questionnés pour savoir comment nous allions nous y prendre et, une fois que cela sera chose faite, pour savoir à quoi ressemblerait le paysage économique.
Comment allons-nous pouvoir soutenir le rythme de l’augmentation des dépenses en santé?
Comment allons-nous pouvoir rendre l’enseignement postsecondaire plus accessible à l’ensemble de la population ontarienne?
Comment allons-nous pouvoir écologiser notre économie?
Comment faire face au chômage en hausse?
Comment faire face aux conséquences d’un ralentissement économique?
Ce sont là des enjeux difficiles, mais des enjeux que nous devons relever.
Eh bien, je vais vous dire que le temps n’est ni à la timidité ni à l’abstention, en laissant le statu quo se prolonger.
Les enjeux actuels nécessitent un changement très radical à court et à long terme.
La principale priorité du gouvernement McGuinty est de faire en sorte que l’économie de l’Ontario soit puissante. C’est la raison pour laquelle nous avons adopté une démarche en deux temps.
À court terme, nous avons annoncé dans notre Budget des mesures de stimulation de 34 milliards de dollars pour les deux prochaines années, ce qui représente 2,9 pour cent du PIB.
Ces mesures comprennent des investissements de 32,5 milliards de dollars dans de nouvelles infrastructures à l’échelle de la province.
Nous estimons que ces importants investissements dans les infrastructures vont permettre de créer et de conserver 300 000 emplois de qualité à travers la province, à mesure que nous construirons de nouvelles routes, de nouvelles écoles et de nouveaux hôpitaux.
Cette région en profitera directement, grâce à un financement supplémentaire octroyé en plus des 41 millions de dollars que la région de Niagara a obtenu l’automne dernier pour appuyer des initiatives en matière d’infrastructure au niveau municipal découlant de la Loi permettant d’investir dans l’Ontario annoncée dans notre Budget de 2008.
Comme je l’avais annoncé dans le Budget de 2009, nous allons procéder à l’élargissement de deux à quatre voies de l’autoroute 406.
Les six kilomètres de voies supplémentaires vont créer près de 1 000 emplois et améliorer la sécurité, réduire l’engorgement des routes et favoriser le développement de la région de Niagara.
L’évaluation environnementale et l’étude de planification devraient se faire d’ici juin 2009 et les travaux de construction pourraient commencer dès l’été 2011.
Depuis 2003, le gouvernement McGuinty a investi 12 milliards de dollars dans les autoroutes, les routes et les ponts, et 7,4 milliards de dollars dans les transports en commun.
En octobre dernier, l’Examen provincial-municipal du financement et du mode de prestation des services a publié son rapport, demandant à la province d’assumer la part des coûts du Programme de médicaments de l’Ontario, du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, des prestations du programme Ontario au travail, et jusqu’à 125 millions de dollars chaque année pour les coûts de sécurité des tribunaux.
La région de Niagara en profitera directement. En définitive, tous les contribuables de la région vont profiter de l’élimination de ces coûts de l’assiette de l’impôt foncier.
D’ici 2018, les bénéfices annuels nets pour la région de Niagara devraient dépasser de 64,4 millions de dollars son allocation FPMO de mars 2007.
Nous allons aussi réduire de 540 millions de dollars le taux élevé de l’impôt scolaire applicable aux entreprises à l’échelle de la province.
Les entreprises de la région de Niagara vont profiter d’une réduction de l’impôt scolaire applicable aux entreprises de 6 millions de dollars, ou d’une réduction moyenne de 38,1 pour cent, selon les estimations actuelles.
Il ne s’agit certes pas seulement de ce que nous allons faire à court terme. Nous devons, avec le temps, bâtir une économie plus forte. Cette question est le fondement de la partie de notre Budget qui, selon moi, intéresse la plupart des gens, à savoir, notre vaste réforme du régime fiscal.
À compter du 1er juillet 2010, l’Ontario va délaisser la taxe de vente au détail qui est lourde et dépassée, et adopter une taxe unique à valeur ajoutée qui est moderne et efficace.
La taxe de vente actuelle s’applique à de nombreux achats effectués par des entreprises en vue de fournir des produits et des services pour la vente. Cette taxe déguisée s’ajoute en fin de compte au montant que les consommateurs paient à la caisse.
En vertu de la taxe de vente unique, la plupart des entreprises se verront rembourser la taxe de vente qu’elles paient sur leurs coûts professionnels. Des études montrent que ces économies sont répercutées sur les consommateurs sous la forme d’une baisse des prix.
En définitive, la mise en place d’une taxe de vente unique va augmenter la compétitivité de nos entreprises, rendre nos exportations moins coûteuses, et accroître les investissements et la productivité, ce qui va contribuer à préparer notre économie en vue de la prochaine phase de croissance.
Nous sommes conscients qu’il existe un certain nombre de produits et services qui seront assujettis à la taxe de vente unique, qui sont actuellement exonérés de la taxe de vente provinciale.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement McGuinty accorde aux particuliers ainsi qu’aux entreprises un allégement permanent et transitoire pour faciliter le passage à la taxe de vente unique.
En vertu de la taxe de vente unique, les livres, les vêtements et les chaussures pour enfants, les sièges de voiture et les sièges d’appoint pour les enfants, les couches et les produits d’hygiène féminine seront exonérés de la portion provinciale de la taxe.
Nous avons proposé un ensemble de mesures d’allégement fiscal destinées aux particuliers comprenant des réductions permanentes de l’impôt sur le revenu des particuliers ainsi que des paiements directs à la population ontarienne. En fait, 93 pour cent des contribuables ontariens paieront alors moins d’impôt sur le revenu qu’à présent.
Les familles ontariennes admissibles gagnant moins de 160 000 $ par année recevront trois paiements de la province au cours de la première année de l’entrée en vigueur de la taxe de vente unique pour un total de 1 000 $, alors que les personnes seules admissibles ayant un revenu ne dépassant pas 80 000 $ recevront trois paiements totalisant 300 $.
En marge de cela, notre gouvernement prévoit d’accorder un allégement fiscal de 4,5 milliards de dollars aux entreprises sur une période de trois ans, qui comprend la réduction du taux d’imposition des sociétés à 10 pour cent.
La vaste réforme du régime fiscal proposée, une fois entièrement mise en application, se traduira par la réduction de moitié du taux effectif marginal d'imposition des nouveaux investissements des entreprises en Ontario – ce qui fera de la province l’une des juridictions les plus compétitives du monde industrialisé en termes d’imposition des nouveaux investissements en capital effectués par des sociétés.
Pour remettre cela dans le contexte, le taux effectif marginal d'imposition des nouveaux investissements des entreprises en Ontario sera la moitié du taux en vigueur aux États-Unis. Aussi – à 18,6 pour cent en 2010 – il sera inférieur à la moyenne de l’OCDE qui est de 21,8 pour cent. D’ici 2018, le taux en vigueur en Ontario diminuera davantage pour s’établir à 16,2 pour cent.
J’ai récemment effectué un voyage très fructueux à l’étranger, au cours duquel j’ai rencontré plusieurs investisseurs à Dubai, à Abu Dhabi, en Arabie saoudite et à Londres.
Il est, à mes yeux, incontestable que, de plus en plus, des investisseurs du monde entier envisagent, à juste titre, d’investir en Ontario.
À la suite des initiatives que nous avons annoncées dans notre dernier budget, je suis pIus que jamais convaincu que notre province constitue une possibilité d’investissement de choix.
Le moment est venu de dire à la communauté financière mondiale que l’Ontario est un excellent endroit où faire des affaires.
Il y a moins de deux mois de cela, nous avons pris les premières mesures en vue de l’adoption d’une taxe de vente unique et je fais appel à vous aujourd’hui pour faire sorte que cela se passe bien.
En tant que dirigeants d’entreprise locaux, vous devez répercuter les économies sur les consommateurs.
En tant que gouvernement, nous réunissons les conditions requises pour la croissance; ce sera ensuite aux personnes comme vous de faire en sorte que cela se concrétise.
Chaque génération d’Ontariennes et d’Ontariens a relevé le défi de l’heure.
Je suis convaincu, qu’ensemble, nous allons aussi relever ce défi.
Nous nous y attellerons en toute confiance, et avec détermination, tout comme d’autres l’ont fait avant nous.
Ne vous méprenez pas, nous ressortirons grandis de cette récession, plus forts et en meilleure position – et prêts pour la prochaine phase de croissance.
Merci.