: L'honorable Dwight Duncan
Allocution prononcée lors du Dialogue avec la CVMO 2011
Le 2 novembre 2011

Merci, Howard, pour ces gentils mots de présentation.

Je tiens à vous remercier toutes et tous de m’accueillir ici aujourd’hui et je suis ravi de pouvoir m’entretenir avec vous. Je vais essayer de ne pas prendre trop de temps puisque je sais que vous attendez tous le dîner.

Le Dialogue avec la CVMO est un important forum.

Les discussions qui s’y déroulent aujourd’hui sur la structure des marchés financiers, sur les enjeux concernant la protection des investisseurs et la réalisation des valeurs mobilières sont des discussions nécessaires.

Nous sommes résolus à ce que Toronto conserve sa place parmi les principaux chefs de file dans le secteur des services financiers…

Dans cette optique, nous disposons d’une stratégie contribuant à faire de Toronto un important pôle dans les secteurs suivants :

  • Gestion mondiale des risques;
  • Métaux, secteur minier, secteur de l’énergie, et financement et commerce des technologies propres;
  • Financement des retraites et gestion des actifs; et
  • Croissance des groupes d’activités concernant les services financiers spécialisés.

Une proportion considérable des activités des marchés financiers canadiens se déroule à Toronto.

L’Ontario accueille plus de la moitié du secteur des valeurs mobilières au Canada, en termes d’activités économiques et de nombre d’emplois.

L’emploi dans le secteur ontarien des services financiers a augmenté en 2009, malgré la récession mondiale, et continue de croître en 2011.

Je suis originaire de Windsor – l’AUTRE grand pôle financier en Ontario.

Je suis un ardent défenseur du secteur de l’automobile.

Et, comme vous le savez, le gouvernement McGuinty a joué un rôle prépondérant en soutenant et protégeant plus de 400 000 emplois en Ontario qui dépendent d’un secteur de l’automobile en bonne santé.

Le secteur ontarien des services financiers emploie plus de 360 000 personnes.

En réalité, le secteur soutient aussi 300 000 autres personnes grâce aux emplois qui existent dans des entreprises connexes aux services financiers.

Le nombre des emplois justifie, à lui seul, que nous soutenions la place de Toronto comme principal pôle financier d’envergure mondiale.

Appuyer les services financiers signifie la création d’emplois bien rémunérés et l’attraction d’investissements en Ontario.

Le secteur des services financiers est également important pour l’Ontario, en raison des possibilités de capitaux et d’investissements qu’il offre à tous les autres secteurs de la province et, en fait, à l’économie du Canada.

En tant que gouvernement, notre objectif est de conserver un environnement propice aux marchés financiers équitables et efficaces.

Cela comprend une bonne protection des investisseurs…

Cela garantit aussi que nos entreprises peuvent réunir des capitaux pour que des emplois soient créés et que l’économie poursuive sa croissance.

Le récent intérêt suscité par l’acquisition du Groupe TMX par le Groupe LSE et Maple Group Acquisition Corporation témoigne de la stabilité du secteur ontarien des services financiers et de la prédominance mondiale de la Bourse de Toronto.

Le Groupe TMX est incontestablement un élément clé du secteur financier de l’Ontario.

Nous avons la possibilité de tirer partir de cette réussite et de continuer à promouvoir Toronto comme un pôle financier d’envergure mondiale.

Au fur et à mesure que le système financier se mondialise, une saine réglementation et une forte réalisation des valeurs mobilières s’imposent de plus en plus.

Sous la direction d’Howard, la CMVO consacre beaucoup d’attention et d’importants moyens pour s’assurer que nous tirions parti de notre excellente réputation en matière de réalisation, de protection des investisseurs et de chef de file des services financiers.

Vous êtes nombreux à savoir que la CMVO s’apprête à mettre en œuvre des éléments importants des réformes financières du G-20, notamment l’élaboration et l’application d’un solide cadre de réglementation des produits dérivés hors cote – dont le cœur du marché canadien est à Toronto – et une surveillance accrue des agences de notation.

Notre gouvernement continue de collaborer avec la CMVO à la modernisation de la réglementation du secteur financier en Ontario dans le but de protéger les investisseurs en renforçant les exigences et en adoptant de judicieuses pratiques mondiales visant à soutenir la bonne santé et la stabilité des marchés financiers.

Nous travaillons également de concert avec la CMVO et le Fonds pour l’éducation des investisseurs afin d’améliorer la littératie financière de la jeunesse ontarienne.

Nous continuons à être reconnus mondialement comme un endroit sûr ou faire des investissements.

Malrgé la difficile conjoncture mondiale du marché de la dette, la demande intérieure et internationale de titres de la dette de l’Ontario demeure solide.

Les fonctions d’Howard – le rôle de la CMVO – consistent à veiller à ce que les marchés financiers fonctionnent bien.

Je dois, en tant que ministre des Finances, m’assurer que l’infrastructure de nos marchés financiers est saine et qu’elle peut fournir une certaine stabilité malgré l’incertitude économique mondiale.

Je dois notamment faire mon possible pour veiller à la compétitivité de l’économie ontarienne.

Une économie compétitive crée des emplois…

Une économie compétitive paie les politiques qui concernent la vie des gens…

Une économie compétitive nous permet d’investir dans les services publics les plus importants – nos écoles et nos hôpitaux. 

Elle nous aide aussi à nous assurer que nos routes et nos ponts sont sûrs.

De solides assises financières sont essentielles pour s’assurer que l’Ontario continue de se développer.

À cause des risques de tempête économique mondiale se pointant à l’horizon, l’Ontario doit s’attendre à faire face à d’autres défis.

La semaine dernière, j’ai fait une mise à jour du second trimestre des comptes économiques de l'Ontario et j’ai constaté que l’économie de la province avait vu son PIB réel diminuer après sept trimestres consécutifs de hausse.

Tous les économistes du secteur privé que j’ai rencontrés sont quasiment convaincus qu’un retour à la croissance se fera au troisième trimestre.

Pourtant, ils parlent tous de prévisions de croissance revues à la baisse par rapport à ce qu’ils avaient prévu auparavant.

En définitive, au cours des derniers mois, nous avons vu des prévisions de croissance économique revues à la baisse dans le monde entier… et, ici, chez nous.

Par exemple, à l’époque du dépôt de notre Budget de mars 2011, les prévisionnistes du secteur privé prévoyaient, en moyenne, que le PIB réel de l’Ontario augmenterait de 2,6 % en 2011.

Nous avons été prudents et avons basé notre budget sur une croissance de 2,4 %.

Les prévisionnistes du secteur privé prévoyant la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2011 ont depuis revu leurs prévisions à la baisse, en moyenne à 2,3 %.

La baisse des recettes publiques est un point qui fait consensus et qui constitue un réel enjeu pour tous les gouvernements.

Nous ne nous écarterons pas de notre objectif de déficit cette année.

À l’instar de n’importe quelle entreprise, nous devrons faire des ajustements en fonction de la conjoncture du marché.

Dans le Budget de l’année dernière, nous avons créé la Commission de réforme des services publics de l'Ontario.

Cette Commission est présidée par l’éminent ancien économiste en chef de la Banque TD, Don Drummond, et elle examine la manière dont le gouvernement offre ses services.

Les recommandations formulées par la Commission contribueront à éclairer la préparation de notre Budget 2012.

Le principal défi qui nous attend est de rester sur l’objectif d’éliminer le déficit et de rembourser la dette.

Pour ce faire, nous devrons concilier les besoins des personnes – préserver nos écoles et nos hôpitaux.

Nous devrons relever ces défis, tout en évitant les impasses politiques dont nous avons été témoins au sud de nos frontières.

Lorsque l’agence S&P a rabaissé la note des États-Unis, cela avait moins à voir avec l’économie qu’avec le fait que les législateurs de là-bas ne parvenaient pas à s’entendre.

Il sera donc important pour nous toutes et tous ici en Ontario de travailler ensemble pour nous aider à revenir à l’équilibre.

Ces 20 dernières années, les trois partis – le NPD, le PC et, oui, les libéraux – ont été au pouvoir pendant que la dette de l’Ontario augmentait.

Nous devons discuter de manière constructive et proposer de nouvelles idées sur la manière dont nous allons parvenir à un budget équilibré et faire avancer l’Ontario…

Et nous devons nous attaquer aux vrais enjeux de l’économie mondiale.

L’économie de l’Ontario est touchée par des événements internationaux, qu’il s’agisse de l’incertitude entourant la dette souveraine européenne ou d’un tsunami au Japon.

Je me réjouis à la perspective de travailler avec mes collègues de tous les partis afin de faire face à ces enjeux, et j’aurai davantage à dire sur les détails dans mes Perspectives économiques et revue financière plus tard ce mois-ci.

Pour pouvoir relever les défis de l’heure, il est important qu’Howard et moi fassions notre travail pour renforcer la place de chef de file de Toronto – et de l’Ontario – en tant que pôle financier d’envergure mondiale, en aidant à conserver un environnement attirant de nouvelles entreprises et plus d’emplois de grande qualité.

Là-dessus, j’aimerais de nouveau remercier le président de la CMVO, Howard Weston, d’avoir accueilli le Dialogue de cette année, et encore vous remercier toutes et tous d’y avoir pris part.

Merci.