Mise à jour des Projections démographiques pour l'Ontario 2007 - 2031
Mise à jour des Projections démographiques
pour l'Ontario
2007 - 2031
L'Ontario et ses 49 divisions de recensement
Printemps 2008
Ministère des Finances de l'Ontario
Prière d'adresser toute demande de renseignements concernant
le document Mise à jour des projections démographiques pour l'Ontario, 2007-2031
au :
Centre d'information du ministère des Finances
Demandes en français et en anglais, sans frais : 1 800 337-7222
Téléimprimeur (ATS) : 1 800 263-7776
On peut prendre connaissance du présent document en consultant
notre site Web, aux adresses suivantes :
www.fin.gov.on.ca/french/economy/demographics/projections/2008/index.html
www.fin.gov.on.ca/french/economy/demographics/projections/2008/demog08.pdf
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2008
ISBN 978-1-4249-6808-4 (PDF)
ISBN 978-1-4249-6807-7 (HTML)
This report is available in English under the title:
Ontario Population Projections Update, 2007-2031
on our website at :
www.fin.gov.on.ca/english/economy/demographics/projections/2008/index.html
www.fin.gov.on.ca/english/economy/demographics/projections/2008/demog08.pdf
Table des matières
I. Introduction à la mise à jour, 2007-2031
III. Résultats des projections mises à jour
Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte
Les composantes de la croissance démographique
Structure par âge
Croissance démographique régionale
Structure par âge régionale
IV. Méthodologie et hypothèses
Méthodologie
Population de base
Fécondité
Mortalité
Migration internationale
Migration interprovinciale
Migration intraprovinciale
Annexe de tableaux statistiques
Liste des tableaux statistiques
Carte des divisions de recensement de l'Ontario
Tableaux
I. Introduction à la mise à jour, 2007-2031
Pourquoi mettre à jour les projections?
Le présent rapport renferme les projections démographiques pour l'Ontario et chacune de ses 49 divisions de recensement à partir de l'année de base 2007 jusqu'en 2031. Ces projections ont été préparées en guise de mise à jour pour les projections démographiques couvrant la période de 2006 à 2031 qui ont été publiées par le ministère des Finances de l'Ontario au printemps 2007.
Depuis que le ministère des Finances a publié au printemps 2007 les projections démographiques fondées sur l'année de base 2006, les estimations démographiques de Statistique Canada ont été révisées et des données supplémentaires ont été obtenues. En publiant une mise à jour qui tient compte de ces changements, le ministère veille à ce que les projections continuent d'être aussi pertinentes que possible pour les personnes intéressées et correspondent à court terme aux plus récentes tendances des composantes de la croissance démographique.
L'année de base ayant servi aux projections démographiques mises à jour correspond aux estimations postcensitaires provisoires du 1er juillet 2007, publiées par Statistique Canada en septembre 2007 pour l'Ontario et en janvier 2008 pour les divisions de recensement. Elle s'établit à 12,8 millions de personnes pour l'Ontario. Ces projections mises à jour ne sont pas fondées sur les chiffres du recensement de 2006, car ces chiffres n'ont pas encore été ajustés par Statistique Canada en fonction du sous-dénombrement net. Les estimations démographiques ajustées en fonction du sous-dénombrement net devraient être disponibles à l'automne 2008.
De plus, des modifications mineures ont été apportées aux hypothèses faites pour que les niveaux et les taux à court terme liés aux composantes de la croissance démographique soient conformes aux nouvelles tendances. La période de projection prend toujours fin le 1er juillet 2031.
Les hypothèses à long terme et la méthodologie sous-tendant les projections démographiques à jour sont pratiquement inchangées par rapport à celles ayant servi aux projections récentes. Par conséquent, les tendances à long terme et les incidences des perspectives démographiques restent les mêmes.
Ces projections ne représentent pas les objectifs des politiques du gouvernement de l'Ontario ni les résultats démographiques désirés. Elles ne comprennent pas non plus des hypothèses économiques explicites. Les projections sont développées à partir d'une méthodologie démographique standard. Les hypothèses de croissance démographique du ministère découlent des tendances antérieures dans tous les courants migratoires et de l'évolution continuelle des taux de fécondité et de mortalité à long terme dans chaque division de recensement.
Les projections à jour comportent trois scénarios pour l'Ontario. Le scénario moyen ou de référence est considéré comme le plus probable. Les scénarios de croissance faible et de croissance forte délimitent une fourchette de prévision raisonnable en fonction de changements plausibles dans les composantes de la croissance démographique. À l'échelle des divisions de recensement, un scénario de croissance moyenne à jour est fourni; il correspond au scénario de croissance moyenne à jour pour l'Ontario.
Aperçu du rapport
La section II renferme les points saillants des résultats de projections à jour pour la période allant de 2007 à 2031, à l'échelle régionale et provinciale. La section III présente une analyse des résultats des projections, dont l'évolution démographique de l'Ontario selon les scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte. Elle examine également les composantes de la croissance démographique de l'Ontario, la structure par âge pour l'Ontario ainsi que la croissance démographique et la structure par âge pour les régions. La section IV contient une description de la méthodologie et des hypothèses qui sous-tendent chaque scénario mis à jour.
Une annexe statistique détaillée qui regroupe les tableaux les plus fréquemment utilisés est annexée à ce rapport. Les personnes intéressées peuvent ainsi disposer de données détaillées et à jour sur les projections.
II. Points saillants
Voici les points saillants des projections à jour de 2007 à 2031 pour le scénario de référence :
- Les projections prévoient une croissance robuste de la population de l'Ontario pendant la période de projection 2007-2031. La population ontarienne augmentera de 27,8 %, soit 3,56 millions de personnes au cours des 24 prochaines années, et passera d'environ 12,8 millions le 1er juillet 2007 à 16,37 millions le 1er juillet 2031.
- Pendant la période de projection, le taux annuel de croissance démographique diminue, passant de 1,1 % en moyenne durant les cinq premières années des projections à 0,8 % la dernière année.
- Au cours de la première décennie, puisque le nombre de naissances et le nombre de décès augmentent environ au même rythme, l'accroissement naturel de la population reste pratiquement constant, à environ 43 500 par année. Pour le reste de la période de projection, à mesure que les membres de la génération du baby-boom vieillissent et le nombre de décès augmente plus rapidement que les naissances, l'accroissement naturel ralentit rapidement pour se chiffrer à environ 18 000 en 2030-2031.
- Au cours de la période de projection, la migration nette représentera 74 % de la croissance démographique totale. La part de la croissance annuelle de la population attribuable à la migration nette augmentera graduellement au cours de la période de projection, passant de 61 % en 2007-2008 à plus de 86 % d'ici 2030-2031. L'immigration est de loin la principale composante de la migration nette.
- L'âge médian de la population ontarienne passe à 43 ans en 2031, contre 39 ans en 2007. L'âge médian des femmes passe de 39 à 44 ans et celui des hommes, de 38 à 42 ans.
- Selon les projections, la population âgée de 65 ans et plus fera plus que doubler, passant de 1,7 million de personnes ou 13,2 % de la population totale en 2007 à 3,6 millions ou 21,9 % en 2031. La population âgée de 75 ans et plus doublera également, passant de 802 000 personnes ou 6,3 % de la population totale en 2007 à 1,6 million ou 10 % en 2031. L'accroissement du pourcentage de personnes âgées s'accélère après 2011, lorsque les membres de la génération du baby-boom commencent à atteindre l'âge de 65 ans.
- Le nombre d'enfants âgés de moins de 15 ans augmente d'à peine 288 000 ou 12,9 % au cours de la période de projection, passant de 2,24 à 2,53 millions, tandis que la part de la population qu'ils représentent diminue, passant de 17,5 % en 2007 à 15,5 % en 2031.
- Selon les projections, la population d'âge actif (15 à 64 ans) augmentera de 15,5 %, passant de 8,9 millions de personnes en 2007 à 10,3 millions en 2031. Au sein de cette population, c'est le groupe des personnes de plus de 45 ans qui connaît la progression la plus rapide. La part de la population d'âge actif passera graduellement de 69,3 % en 2007 à un niveau record de 69,6 % en 2011, pour diminuer lentement à 62,7 % d'ici 2031.
- Selon les projections, le taux de croissance démographique des régions de l'Ontario variera. La région du grand Toronto (RGT), qui comprend la ville de Toronto et les municipalités régionales de Durham, Halton, Peel et York, sera de loin la région à plus forte croissance. Elle passera de 6 millions d'habitants en 2007 à plus de 8,3 millions en 2031. La part de la RGT dans la population de l'Ontario augmentera pour passer de 46,8 % en 2007 à 50,8 % en 2031, soit plus de la moitié de la population de l'Ontario. La part de la RGT de la croissance démographique nette de l'Ontario jusqu'en 2031 s'élèvera à 65,5 %. La migration internationale constitue un facteur très important dans l'augmentation prévue de la population et de la part de la RGT.
- Au sein de la RGT, la population de Toronto augmentera pour passer de 2,65 millions en 2007 à 3,05 millions en 2031. La croissance des autres régions de la RGT (Durham, Halton, Peel et York) se traduira par une augmentation de presque 2 millions d'habitants dans la RGT. Au sein de la RGT, seule Toronto connaîtra une croissance moins rapide que l'ensemble de l'Ontario, à 15 % contre 27,8 %. Durham, Halton, Peel et York afficheront une croissance variant de 44 à 63 % au cours des 24 prochaines années.
- La population du Centre de l'Ontario augmentera pour passer de 2,77 millions en 2007 à 3,46 millions en 2031. Quatre divisions de recensement entourant la RGT, soit Simcoe, Dufferin, Wellington et Waterloo, continueront à connaître une croissance démographique supérieure à la moyenne.
- La population de l'Est de l'Ontario augmentera pour passer de 1,67 million à 2 millions en 2031. Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide. Sa population passera de 846 000 en 2007 à 1,06 million en 2031. Le reste de l'Est de l'Ontario connaîtra une croissance inférieure à la moyenne provinciale de 27,8 %.
- La population du Sud-Ouest de l'Ontario passera de 1,58 million en 2007 à 1,8 million en 2031. Le Sud-Ouest affichera des taux de croissance variés. Elgin connaîtra la croissance la plus rapide à 22,2 % et Chatham-Kent connaîtra une légère décroissance.
- La population du Nord de l'Ontario diminuera de 2,9 % au cours de la période, pour passer de 801 000 en 2007 à 778 000 en 2031. Cette baisse prévue s'explique par les tendances migratoires et la structure par âge dans le Nord de l'Ontario. Une diminution de population est projetée pour sept des onze divisions de recensement du Nord. Cochrane, Rainy River et Timiskaming connaîtront les plus importants taux de décroissance. Toutes les divisions de recensement du Nord où la population continuera de s'accroître sont situées dans la région du Nord-Est.
III. Résultats des projections
Scénarios de référence, de croissance faible et de croissance forte
Les projections fournissent une fourchette de scénarios de croissance plausibles pour la population de l'Ontario. Le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence est considéré comme le plus probable. Il combine un taux de fécondité légèrement à la hausse jusqu'en 2011, une diminution modérée du taux de mortalité et un niveau de migration nette diminuant lentement. Les graphiques inclus dans ce rapport illustrent le scénario de référence, à moins d'indication contraire.
Le scénario de croissance faible est fondé sur un taux de fécondité à la baisse ainsi que sur une diminution plus lente du taux de mortalité et un niveau net de migration plus bas par rapport au scénario de référence.
Le scénario de croissance forte conjugue un taux de fécondité à la hausse ainsi qu'une baisse plus rapide du taux de mortalité et un niveau net de migration plus élevé par rapport au scénario de référence.
Ces trois scénarios prévoient que la population de l'Ontario connaîtra une croissance relativement robuste au cours de la période de projection, de 2007 à 2031. Estimée à 12,8 millions de personnes en juillet 2007, la population de la province devrait atteindre 16,37 millions selon le scénario de référence, ce qui représente une croissance de 27,8 %. Elle devrait passer à 14,7 millions selon le scénario de croissance faible et à presque 18 millions selon le scénario de croissance forte.
La croissance démographique sur l'ensemble de la période de projection se chiffre à 3,6 millions de personnes selon le scénario de référence, 1,9 million selon le scénario de croissance faible et 5,2 millions selon le scénario de croissance forte.
Au cours des cinq premières années de la période de projection, le taux de croissance annuel dans le scénario de référence s'établit en moyenne à 1,1 %, le même taux de croissance observé au cours des cinq années précédentes. Le taux moyen de croissance annuelle diminuera pour se chiffrer à 0,8 % lors de la dernière année de projection. Selon le scénario de croissance faible, le taux de croissance annuel se situe en moyenne à 0,7 % au cours des cinq premières années pour diminuer à 0,3 % en 2030-2031. Les taux de croissance annuels pour les mêmes périodes selon l'hypothèse de croissance forte s'établissent à 1,5 % et 1,2 % respectivement.

Les composantes de la croissance démographique
La diminution de l'accroissement naturel est le principal facteur qui contribue au ralentissement de la croissance démographique pendant la période de projection. Cette diminution est la conséquence d'une faible fécondité et du vieillissement des importantes cohortes de la génération du baby-boom (plus grand nombre de décès).
Le nombre de naissances, projeté à 134 000 durant la première année de projection, augmente graduellement pour atteindre 157 000 en 2024-2025. Cette augmentation découle du plus grand nombre de femmes en âge de procréer et de la légère hausse des taux de fécondité dans le scénario de référence. Le nombre annuel de naissances commence à diminuer lentement en 2025-2026 pour se chiffrer à 155 000 à la fin de la période de projection. Selon l'hypothèse d'une baisse de la fécondité (scénario de croissance faible), il recule à 119 000 à la fin de la période de projection, tandis qu'il atteint 194 000 selon le scénario de croissance forte.
Le nombre annuel de décès continuera d'augmenter avec le vieillissement de la génération du baby-boom. De 90 000 durant la première année de projection, le nombre de décès passe à 137 000 par année au terme de la période de projection dans le scénario de référence, alors qu'il atteint respectivement 145 000 et 128 000 dans les scénarios de croissance faible et de croissance forte.

Au cours de la première moitié de la période de projection, puisque le nombre de naissances et le nombre de décès augmentent environ au même rythme, l'accroissement naturel de la population reste pratiquement constant, à environ 43 500 par année. Pour le reste de la période de projection, comme les décès augmentent plus rapidement que les naissances, l'accroissement naturel diminue rapidement pour se chiffrer à un peu plus de 18 000 en 2030-2031. Selon le scénario de croissance faible, un phénomène de décroissance naturelle (nombre de décès supérieur à celui des naissances) s'amorce en 2024-2025. Selon le scénario de croissance forte, l'accroissement naturel augmente rapidement pour atteindre 74 000 en 2022-2023 et diminue lentement par la suite pour se chiffrer à 66 000 en 2030-2031.
La migration contribue de façon considérable à la croissance démographique de l'Ontario. Sur l'ensemble de la période de projection, le scénario de référence prévoit que la migration nette représentera 74 % de la croissance démographique et fera augmenter la population de l'Ontario d'environ 2,6 millions de personnes. Pendant la même période, la population s'accroîtra de 3,6 millions de personnes selon le scénario de croissance forte et de moins de 1,7 million selon le scénario de croissance faible, grâce à la migration nette. L'immigration est de loin la composante la plus importante de la migration nette.

Structure par âge
Au cours de la période de projection, la structure par âge de la population ontarienne subira des changements, avec une hausse du nombre de personnes âgées.

La population âgée de 65 ans et plus augmentera considérablement, passant de 1,7 million de personnes ou 13,2 % de la population totale en 2007 à 3,6 millions ou 21,9 % en 2031. Selon le scénario de croissance faible, ce groupe d'âge passera à 3,4 millions de personnes ou 23,2 % de la population en 2031 tandis que selon le scénario de croissance forte, il passera à 3,8 millions de personnes ou 21,2 %.

La population âgée de 75 ans et plus doublera, passant de 802 000 personnes ou 6,3 % de la population en 2007 à 1,6 million ou 10 % en 2031. Selon le scénario de croissance faible, ce groupe d'âge passera à 1,5 million de personnes ou 10,5 % de la population en 2031 tandis que selon le scénario de croissance forte, il passera à 1,8 million de personnes ou 9,9 %. L'accroissement du pourcentage de personnes âgées s'accélère après 2011, lorsque les membres de la génération du baby-boom commencent à atteindre l'âge de 65 ans.
En revanche, le nombre d'enfants de moins de 15 ans n'augmentera que de 288 000 selon le scénario de référence, passant de 2,24 millions en 2007 à 2,53 millions en 2031, tandis que la part de la population qu'ils représentent reculera de 17,5 % à 15,5 %. Selon le scénario de croissance faible, le nombre d'enfants de moins de 15 ans tombe à 2 millions d'ici 2031, traduisant la baisse du taux de fécondité, et leur proportion démographique tombe à 13,8 % d'ici 2031. Selon l'hypothèse de la hausse du taux de fécondité du scénario de croissance forte, le nombre d'enfants passe à 3 millions et leur proportion démographique tombe à 16,9 % d'ici 2031.
La population d'âge actif, soit de 15 à 64 ans, augmente de 15,5 % dans le scénario de référence et passe de 8,9 millions de personnes en 2007 à 10,3 millions en 2031. Au sein de cette population, c'est le groupe des personnes de 45 à 64 ans qui connaît la progression la plus rapide. La part de la population d'âge actif passera graduellement de 69,3 % en 2007 à 62,7 % d'ici 2031. Dans les scénarios de croissance faible et de croissance forte, la population d'âge actif atteindra 9,3 millions et 11,1 millions de personnes respectivement d'ici 2031, et représentera environ 63 % et 62 % de la population totale, comme c'est le cas dans le scénario de référence.

Selon le scénario de référence, l'âge médian de la population ontarienne passera de 39 ans en 2007 à 43 ans en 2031. L'âge médian des femmes passera de 39 à 44 ans et celui des hommes, de 38 à 42 ans. Selon les scénarios de croissance faible et de croissance forte, l'âge médian de la population ontarienne passera respectivement à 44 et 42 ans d'ici 2031.
À des âges plus avancés, le nombre de femmes continuera de dépasser celui des hommes dû à l'espérance de vie plus élevée des femmes. Actuellement, on dénombre 67 hommes pour 100 femmes parmi les personnes âgées de 75 ans et plus. D'ici 2031, ce rapport sera de 79 hommes pour 100 femmes. Le ratio augmentera en raison du resserrement de l'écart entre l'espérance de vie des hommes et celle des femmes, hypothèse qui sous-tend ces projections.
Croissance démographique régionale
Les principaux facteurs de la croissance démographique régionale en Ontario sont la structure par âge actuelle, l'accroissement naturel et les mouvements migratoires d'entrée et de sortie de chaque région.
La structure par âge régionale actuelle influe directement sur les naissances et les décès projetés, c'est-à-dire sur l'accroissement naturel. Une région ayant une part plus élevée de sa population formée de personnes âgées enregistrera vraisemblablement un plus grand nombre de décès dans l'avenir qu'une région de taille comparable où la population est plus jeune. De même, une région ayant une grande part de jeunes adultes dans sa population devrait connaître un plus grand nombre de naissances proportionnellement qu'une région de taille comparable ayant une structure par âge formée de personnes plus âgées. En outre, étant donné que les taux de migration varient non seulement par région et par division de recensement, mais aussi par âge, la structure par âge d'une région ou d'une division de recensement aura une incidence sur la migration de sa population.
L'accroissement naturel contribuera de façon positive à la croissance démographique au cours de la période complète de projection dans toutes les régions sauf dans le Nord de l'Ontario, une région affichant déjà un accroissement naturel négatif qui, selon les projections, devrait diminuer encore davantage. Toutefois, le vieillissement général de la population ontarienne signifie que l'accroissement naturel diminuera au cours de la période dans toutes les régions et, sauf dans la région du grand Toronto (RGT), qu'il deviendra en fait négatif au cours des dernières années de projection. Cette diminution ou tendance négative de l'accroissement naturel signifie que dans nombre de divisions de recensement en Ontario où la croissance naturelle était habituellement le principal, sinon le seul facteur de croissance démographique, la croissance démographique ralentit, une tendance qui se poursuivra vraisemblablement au fur et à mesure que la population vieillira davantage.
La migration est le plus important facteur de croissance démographique pour l'Ontario dans son ensemble et pour la plupart des régions. Les gains migratoires nets, qu'ils soient de sources internationales, d'autres parties du Canada ou d'autres régions de l'Ontario, constitueront la principale source de croissance démographique dans presque toutes les régions. Les grandes régions urbaines comme la RGT, qui accueillent la majorité des migrants internationaux en Ontario, connaîtront une forte croissance. Dans d'autres régions comme le Centre de l'Ontario, les gains migratoires continus provenant des autres régions de la province seront une source clé de croissance. D'autres endroits comme certaines divisions de recensement du Nord de l'Ontario ne reçoivent qu'une petite partie de la migration internationale et subissent une migration nette négative de jeunes, ce qui réduit leur croissance démographique actuelle et future.
La RGT, qui comprend la ville de Toronto et les municipalités régionales de Durham, Halton, Peel et York, sera de loin la région à plus forte croissance. Sa croissance sera de 39 % pour la période, comparativement à 18 % pour le reste de l'Ontario. Sa population passera de 6,0 millions d'habitants en 2007 à 8,3 millions en 2031. La part de la RGT de la population totale de l'Ontario augmentera pour passer de 46,8 % en 2007 à 50,8 % en 2031, soit plus de la moitié de la population de l'Ontario. La part de la RGT de la croissance démographique nette de l'Ontario jusqu'en 2031 s'élèvera à 65,5 %.

Au sein de la RGT, la population de Toronto augmentera de 15 % pour passer de 2,65 millions d'habitants en 2007 à 3,05 millions en 2031. La croissance dans les autres régions de la RGT (Durham, Halton, Peel et York) se traduira par une augmentation d'environ 2 millions d'habitants dans la RGT. Seule Toronto connaîtra une croissance moins rapide que l'ensemble de l'Ontario (27,8 % pour la période). Durham, Halton, Peel et York afficheront une croissance supérieure à la moyenne provinciale, soit de 44 à 63 % au cours des 24 prochaines années.
La population du Centre de l'Ontario augmentera de 25,2 %, passant de 2,77 millions en 2007 à 3,46 millions en 2031. La part de la population de l'Ontario que représente la région diminuera légèrement, demeurant supérieure à 21 %. Quatre divisions de recensement entourant la RGT continueront à connaître une croissance démographique supérieure à la moyenne, allant de 28,4 % pour Waterloo, 28,1 % pour Wellington, 39,8 % pour Dufferin à 45,7 % pour Simcoe.
La population de l'Est de l'Ontario augmentera pour passer de 1,67 million à 2 millions au cours de la période de projection, un taux de croissance de 20,1 %. Ottawa connaîtra la croissance la plus rapide, soit 24,9 %, et sa population passera de 846 000 en 2007 à 1,06 million en 2031. Le reste de l'Est de l'Ontario connaîtra une croissance inférieure à la moyenne provinciale, et Frontenac et Prescott et Russell afficheront les meilleurs taux de croissance, 20,9 % et 19,9 % respectivement.
La population du Sud-Ouest de l'Ontario passera de 1,58 million en 2007 à 1,8 million en 2031, soit un taux de croissance de 14 %. Le Sud-Ouest affichera des taux de croissance variés; Elgin connaîtra la croissance la plus rapide (22,2 %), tandis que Chatham-Kent verra sa population décroître (-2,5 %).
La population du Nord de l'Ontario diminuera de 2,9 % au cours de la période, pour passer de 801 000 en 2007 à 778 000 en 2031. Dans le passé, l'accroissement naturel positif dans le Nord de l'Ontario compensait en partie les pertes causées par la migration nette. Toutefois, selon ces projections démographiques, l'accroissement naturel deviendra négatif dans le Nord dû au vieillissement de la population. Une diminution de population est projetée pour sept des onze divisions de recensement du Nord. Cochrane, Rainy River et Timiskaming connaîtront les plus importants taux de décroissance. Toutes les divisions de recensement du Nord où la population continuera de s'accroître sont situées dans la région du Nord-Est.
Structure par âge régionale
Dans toutes les régions, la structure par âge subira un vieillissement. Et ce sont les régions où l'accroissement naturel et la migration nette prévus deviendront ou demeureront négatifs qui connaîtront les changements les plus marqués.
La RGT demeurera la région où la structure par âge est la plus jeune, ce qui est attribuable à une forte migration internationale et à un accroissement naturel positif. L'âge moyen dans la RGT augmentera pour passer de 37,1 ans en 2007 à 41,0 ans en 2031. La région du Nord-Est continuera d'avoir la structure par âge la plus vieille, et l'âge moyen y augmentera pour passer de 42,6 ans en 2007 à 48,7 ans en 2031. Dans les autres régions, l'âge moyen devrait atteindre environ 45 ans d'ici 2031.
En 2007, la proportion des personnes âgées (65 ans et plus) dans la population de chaque région allait de 11,5 % dans la RGT à 16,2 % dans le Nord-Est. D'ici 2031, les aînés formeront 18,7 % de la population de la RGT et 29,2 % de celle du Nord-Est. De même, la proportion de personnes âgées dans la population augmentera pour passer de 14,7 % à 24,9 % dans le Centre de l'Ontario, de 14,1 % à 24,7 % dans l'Est, de 14,6 % à 24,9 % dans le Sud‑Ouest, et de 13,7 % à 26,3 % dans le Nord-Ouest.
Selon les projections, la part de la population d'âge actif (15-64 ans), laquelle variait de 68 % dans le Sud-Ouest à 70,4 % dans la RGT en 2007, diminuera pendant la période de projection dans chaque région. Ce groupe d'âge représentera 65,2 % de la population de la RGT et 60 % de celle du Sud-Ouest en 2031.

Le Nord-Est connaîtra la plus grande diminution de la part de sa population âgée de 15 à 64 ans, qui passera de 68,3 % en 2007 à 57,8 % en 2031. La part de ce groupe d'âge diminuera aussi pour passer de 68,1 % à 60,3 % dans le Centre de l'Ontario, de 69,3 % à 60,6 % dans l'Est, et de 68,1 % à 58,3 % dans le Nord-Ouest.
De même, la part des enfants de moins de 15 ans dans la population totale de chaque région diminuera au cours de la période de projection, en particulier au cours des dix premières années. En 2007, c'est le Nord-Ouest qui, avec son taux de fécondité relativement plus élevé, était la région ayant la part la plus élevée d'enfants de 0 à 14 ans, soit 18,2 %. Le Nord-Est était la région ayant la plus faible part d'enfants de 0 à 14 ans, soit 15,6 %. En 2031, les enfants de 0 à 14 ans formeront 13,0 % de la population du Nord-Est, et 15,3 % de celle du Nord-Ouest. Pour ce qui est des autres régions, les parts diminueront entre 2007 et 2031, passant de 18,1 % à 16,1 % dans la RGT, de 17,2 % à 14,8 % dans le Centre de l'Ontario, de 16,6 % à 14,7 % dans l'Est, et de 17,4 % à 15,1 % dans le Sud-Ouest.
Selon les projections, la part de jeunes âgés de 18 à 24 ans devrait également diminuer dans chaque région au cours de la période de projection. En 2007, les jeunes formaient une part sensiblement semblable de la population dans toutes les régions. Le Sud-Ouest affichait la part la plus élevée, soit 9,9 %, tandis que la RGT avait la part la plus faible, soit 9,4 %. D'ici 2031, les jeunes formeront 7,6 % de la population dans le Sud-Ouest et 8,2 % dans la RGT. La part des jeunes diminuera aussi pour passer de 9,6 % dans le Centre de l'Ontario en 2007 à 7,4 % en 2031, de 9,4 % à 7,3 % dans l'Est, de 9,7 % à 6,8 % dans le Nord-Est, et de 9,8 % à 7,3 % dans le Nord-Ouest.
IV. Méthodologie et hypothèses
Méthodologie
La méthodologie utilisée dans ces projections démographiques à long terme est celle des composantes et cohortes. Cette méthodologie s'apparente essentiellement à un système de comptabilité démographique. Le calcul commence par la répartition de la population de l'année de base (2007) selon l'âge et le sexe.
La méthodologie prévoit chaque année une analyse et une projection distinctes de chaque composante de la croissance démographique, en commençant par les naissances. Les décès et les niveaux annuels prévus pour les cinq composantes de la migration (l'immigration, l'émigration nette, le changement net de résidents non permanents, la migration interprovinciale d'entrée et de sortie et la migration intraprovinciale d'entrée et de sortie) sont ensuite générés et ajoutés aux cohortes démographiques pour obtenir la population de l'année subséquente, par âge et par sexe.
On réalise cette étape pour chacune des 49 divisions de recensement. On obtient ensuite la population de l'Ontario en additionnant les populations projetées des divisions de recensement (scénario de référence seulement).
Il convient de noter que les projections ont un caractère démographique, dans la mesure où elles reposent sur des hypothèses relatives aux naissances, aux décès et à la migration durant la période visée. Les hypothèses sont basées sur l'analyse des tendances historiques de ces composantes et sur l'orientation future prévue. Pour l'Ontario, le degré d'incertitude inhérent aux projections est représenté par l'écart entre les scénarios de croissance faible et de croissance forte et le scénario de croissance moyenne ou scénario de référence représentant le résultat le plus probable.
Population de base
L'année de base ayant servi aux projections démographiques mises à jour correspond aux estimations postcensitaires provisoires du 1er juillet 2007, publiées par Statistique Canada en septembre 2007 pour l'Ontario et en janvier 2008 pour les divisions de recensement. Elle s'établit à 12,8 millions de personnes pour l'Ontario. Ces projections mises à jour ne sont pas fondées sur les chiffres du recensement de 2006, car ces chiffres n'ont pas encore été ajustés par Statistique Canada en fonction du sous-dénombrement net. Les estimations démographiques ajustées en fonction du sous-dénombrement net devraient être disponibles à l'automne 2008.
En plus de fournir un nouveau point de départ, une nouvelle année de base pour les projections modifie légèrement la structure d'âge et la croissance démographique prévues dans chaque division de recensement. Cela a aussi une incidence sur de nombreuses composantes de la croissance démographique qui sont prévues à l'aide de taux par âge, tels que les naissances, les décès et plusieurs courants migratoires.
Fécondité
On obtient la projection des naissances pour une année donnée en appliquant les taux de fécondité par âge aux cohortes de femmes en âge de procréer, le groupe des 15 à 49 ans. Le modèle de projection utilise une courbe de Pearson à quatre paramètres pour déterminer le nombre annuel de naissances. Le premier de ces paramètres, l'indice synthétique de fécondité (ISF), réfère au niveau de fécondité tandis que les trois autres (l'âge moyen de fécondité, l'asymétrie et la variance de la répartition) concernent l'âge auquel les femmes ont leurs enfants. Tous les paramètres utilisés sont réglés de façon à obtenir des taux de fécondité par âge qui suivent de près les tendances récentes.
Les hypothèses ont découlé d'une analyse soigneuse des tendances relatives à la fécondité par âge observées en Ontario et d'un examen des tendances relatives à la fécondité ailleurs au Canada et dans d'autres pays. Les tendances générales observées au cours des 30 dernières années sont que les femmes ont moins d'enfants et les ont à un âge plus avancé.
La diminution du taux de fécondité parmi les jeunes femmes s'accompagne d'une augmentation des taux de fécondité parmi les femmes plus âgées. C'est parmi les adolescentes et les femmes au début de la vingtaine que la diminution des taux de fécondité a été la plus marquée. Les femmes de la fin de la vingtaine et du début de la trentaine ont vu leurs taux de fécondité diminuer à la fin des années 1990 et au début des années 2000, mais les données récentes indiquent une stabilisation. Les taux de fécondité des femmes de la mi-trentaine et plus sont à la hausse.
Après environ un demi-siècle de déclin presque continuel, l'indice synthétique de fécondité (ISF) en Ontario a atteint son plus bas niveau jamais enregistré en 2002, soit 1,48 enfant par femme. Plus récemment, les valeurs annuelles de l'ISF ont oscillé autour de 1,50. Ceci représente moins de la moitié du taux enregistré au plus fort du baby-boom, en 1960, lorsque l'indice synthétique de fécondité en Ontario a grimpé à 3,8 avec un record de 159 000 naissances cette année-là. En 1972, le taux de fécondité a franchi le seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme.
La plupart des chercheurs s'accordent à dire qu'une résurgence des taux de fécondité élevés observés dans les années 50 et au début des années 60 est peu probable. Il est plutôt envisagé que de légères fluctuations autour de valeurs inférieures au seuil de remplacement et à l'intérieur d'une fourchette relativement étroite sont plus probables.
Le scénario de référence prévoit que l'ISF augmentera légèrement pour passer de 1,51 à 1,53 enfant par femme d'ici 2011 à mesure que les taux de fécondité des femmes plus jeunes se stabilisent et que ceux des femmes plus âgées continuent d'augmenter. Après 2011, l'ISF prévu demeure constant jusqu'à la fin de la période de projection.

Le scénario de croissance faible prévoit que le taux de fécondité aura une tendance à la baisse jusqu'à ce que l'ISF atteigne 1,3 à la fin de la période. Le scénario de croissance forte suppose une augmentation graduelle de l'ISF jusqu'à 1,75 d'ici la fin de la période de projection.
Hypothèses sur la fécondité à l'échelle des divisions de recensement
Les plus récentes données (2005) montrent que l'indice synthétique de fécondité varie selon les divisions de recensement, allant de 1,19 pour Haliburton à 2,06 pour Manitoulin. Une étude de l'évolution de l'ISF dans chaque division de recensement au cours des dix dernières années n'indique pas que les ISF convergent. Pour cette raison, les paramètres de la courbe de Pearson pour la fécondité à l'échelle des divisions de recensement sont modélisés de façon à maintenir les différences régionales du comportement de fécondité des femmes. Le rapport entre la division de recensement et la province pour ce qui est de l'âge moyen de fécondité des femmes pour la période la plus récente demeure constant dans ces projections. La variance et l'asymétrie de la répartition de la fécondité à l'échelle des divisions de recensement évoluent au cours de la période de projection en suivant les mêmes changements absolus que ces mêmes paramètres à l'échelle de l'Ontario.
Mortalité
La projection du nombre de décès annuels est obtenue en appliquant les taux de mortalité par âge aux cohortes démographiques des âges correspondants. Une méthode de projection de la mortalité proposée par Lee et Carter (voir Ronald D. Lee et Lawrence R. Carter, 1992)1 pour générer des taux annuels de mortalité par âge pour chaque année des projections est utilisée.
Selon le modèle Lee-Carter, la décomposition d'une matrice des taux de mortalité par âge de la période de 1971-1972 à 2005-2006 est effectuée pour obtenir : 1) la tendance quant au changement du taux de mortalité avec le temps; 2) la tendance quant au changement du taux de mortalité à chaque âge. Les paramètres obtenus à partir de l'estimation du modèle sont ensuite intégrés à l'hypothèse en matière d'espérance de vie afin de déduire la mortalité par âge pour les années à venir.
Pour les scénarios de croissance faible et de croissance forte, on établit d'abord les hypothèses d'espérance de vie à la naissance jusqu'à la fin de la période de projection. Les hypothèses pour les années intermédiaires sont établies par interpolation linéaire. Les hypothèses obtenues pour les trois scénarios de la province dans son ensemble illustrent toutes une continuité quant à l'amélioration continue (gains) enregistrée de la durée moyenne de vie.
L'espérance de vie en Ontario figure parmi les plus élevées au Canada et dans les pays du monde industrialisé. Actuellement, l'espérance de vie à la naissance des femmes ontariennes est de 82,7 ans tandis que celle des hommes est de 78,5 ans (données de 2005). Au cours de la dernière décennie, les gains annuels moyens d'espérance de vie ont été de l'ordre de 0,16 année pour les femmes et de 0,29 année pour les hommes.
Cependant, les gains quant à l'espérance de vie ont diminué quelque peu et on s'attend à ce que toute amélioration future continue à se produire à ce rythme plus lent. Les gains se concentreront davantage à des âges plus avancés et devraient être plus modestes chez les nouveau-nés.
Dans le scénario de référence, l'espérance de vie en Ontario augmente graduellement à partir de ses niveaux récents pour atteindre 82,6 ans chez les hommes et 85 ans chez les femmes d'ici 2031. Cela représente des gains totaux de 4,1 années pour les hommes et de 2,3 années pour les femmes, entre 2005 et 2031.

Selon le scénario de croissance faible, l'espérance de vie augmente plus lentement, atteignant 80,9 et 83,6 ans pour les hommes et les femmes, respectivement. Le scénario de croissance forte suppose une espérance de vie atteignant 84,5 et 86,3 ans pour les hommes et les femmes, respectivement.
Selon chacune des trois hypothèses relatives à la mortalité, l'espérance de vie des hommes devrait augmenter plus rapidement que celle des femmes. Cela concorde avec les tendances récentes indiquant que les hommes enregistrent des gains légèrement supérieurs à ceux des femmes. Ainsi, l'écart global entre les hommes et les femmes a diminué, et cette tendance devrait se poursuivre.
Hypothèses sur la mortalité à l'échelle des divisions de recensement
À l'échelle des divisions de recensement, les hypothèses sur la mortalité ont été établies à l'aide d'une méthodologie de ratios. La structure de mortalité à l'échelle de l'Ontario a été appliquée à la structure par âge de chaque division de recensement au cours des trois dernières années, et le nombre de décès anticipés calculé. Ce nombre a ensuite été comparé au nombre annuel de décès au cours de la même période pour chaque division de recensement pour créer les ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés. Ces ratios ont été multipliés par les taux de mortalité provinciaux pour créer les taux de mortalité pour chaque division de recensement. Ceux-ci ont ensuite été appliqués aux populations correspondantes pour établir le nombre de décès pour chaque division de recensement.
Une analyse des ratios de décès réels par rapport aux décès anticipés pour chaque division de recensement n'a pas révélé de tendance constante ni d'évolution vers une réduction ou une intensification des variances régionales avec le temps. Pour cette raison, les plus récents ratios moyens sur trois ans dans chaque division de recensement ont été maintenus constants pendant toute la période de projection.
Migration internationale
Immigration
Les niveaux d'immigration au Canada sont déterminés par les politiques du gouvernement fédéral. Chaque année, le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada annonce le niveau-cible d'immigration pour l'année suivante. Au cours des dernières années, le niveau‑cible a augmenté significativement. Pour l'année civile 2008, le niveau national visé se situait entre 240 000 et 265 000 immigrants.
Au cours des 30 dernières années, une moyenne de 52 % des immigrants au Canada ont choisi de s'installer en Ontario. Cette proportion a été relativement stable à long terme, mais sujette aux variations du cycle économique. En 2007, la proportion de l'Ontario a été plus faible qu'en moyenne, à 47 %.
Le niveau d'immigration prévu pour l'Ontario chaque année est obtenu en faisant l'hypothèse que les cibles du gouvernement fédéral demeureront inchangées, que les niveaux d'immigration annuels atteindront le milieu de la fourchette-cible chaque année et que la part historique d'immigrants au Canada s'installant en Ontario demeure constante à long terme.
Selon le scénario de référence, le niveau d'immigration en Ontario est établi à 110 000 la première année, reflétant les niveaux d'immigration plus bas observés dernièrement. Ce niveau augmente graduellement à 131 000 d'ici 2010-2011, ce qui équivaut à 52 % du milieu de la fourchette-cible actuelle du gouvernement fédéral pour le Canada. Ce niveau demeure par la suite constant pour le reste de la période de projection.

Le niveau d'immigration est établi à 79 000 la première année dans le scénario de croissance faible, augmentant à 100 000 d'ici 2010-2011 et demeurant constant par la suite. Dans le scénario de croissance forte, le niveau d'immigration s'établit à 139 000 la première année et augmente graduellement à 160 000.
L'écart entre la limite supérieure de 160 000 immigrants par année dans le scénario de croissance forte et la limite inférieure de 100 000 dans le scénario de croissance faible traduit les fluctuations importantes observées par le passé.
Hypothèses sur l'immigration à l'échelle des divisions de recensement
Les parts de l'immigration allant à chaque division de recensement ont été fondées sur la distribution des immigrants par division de recensement au cours des cinq dernières années. Les parts restent les mêmes pendant toute la période de projection. La distribution des immigrants par âge et par sexe observée récemment dans chaque division de recensement demeure également constante.
Émigration
L'émigration totale est une mesure de l'émigration nette, c'est-à-dire le flux d'émigration internationale brut moins les émigrants de retour, plus la variation nette du nombre d'Ontariens temporairement à l'étranger. Le niveau total d'émigration de l'Ontario a été d'environ 20 500 au cours des trois dernières années.
Le nombre d'émigrants est difficile à évaluer avec exactitude parce que le Canada n'a pas de système global d'enregistrement des personnes qui traversent la frontière. Statistique Canada publie des estimations annuelles de ces mouvements migratoires d'après diverses sources indirectes (fichiers de données administratives et enquêtes postcensitaires).
Selon les trois scénarios, le nombre d'émigrants est établi à 21 000 en 2007-2008. La croissance démographique projetée générera avec le temps un plus grand bassin d'émigrants potentiels. C'est pourquoi, selon les trois scénarios, on projette une augmentation linéaire du niveau d'émigration, qui atteindra 30 000 d'ici 2030-2031.
Hypothèses sur l'émigration à l'échelle des divisions de recensement
Les parts projetées d'émigration pour chaque division de recensement, de même que la distribution par âge et par sexe, ont été fondées en large mesure sur la part moyenne de chaque division au cours des cinq dernières années.
Résidents non permanents
Statistique Canada estime qu'il y avait environ 189 000 résidents non permanents en Ontario en 2007 (p. ex., des étudiants étrangers, des travailleurs temporaires, des demandeurs du statut de réfugié). Ces résidents étrangers sont inclus dans la population de base puisqu'ils sont dénombrés dans le recensement, et les variations annuelles du nombre total de ces résidents doivent être comptabilisées en tant que composante de la croissance démographique. L'établissement d'hypothèses pour cette composante est une tâche complexe en raison des fluctuations considérables d'une année à l'autre et de la nature transitoire du groupe.
Au cours des 30 dernières années, le nombre de résidents non permanents en Ontario a augmenté en moyenne de 4 600 par année. Selon le scénario de référence, le changement du nombre de résidents non permanents est établi à zéro la première année. À partir de 2008-2009, le gain annuel de résidents non permanents est maintenu constant à 4 000.
Selon les scénarios de croissance faible et forte, le changement du nombre de résidents non permanents est fixé à -4 000 et 4 000 respectivement pour 2007-2008. À partir de 2008-2009 et pour le reste de la période de projection, le gain annuel est fixé à 0 dans le scénario de croissance faible et à 8 000 dans le scénario de croissance forte.

Hypothèses sur les résidents non permanents à l'échelle des divisions de recensement
La part de chaque division de recensement pour ce qui est des résidents non permanents selon le recensement de 2001 devrait selon les projections demeurer constante pour toute la période de projection. La distribution des résidents non permanents par âge et par sexe est fondée sur les plus récentes estimations révisées. Cette distribution demeure constante pour toute la période de projection.
Migration interprovinciale
La migration interprovinciale est une composante qui varie énormément d'une année à l'autre. Même si l'Ontario continue à attirer de nombreuses personnes provenant d'autres provinces, l'analyse des tendances des trois dernières décennies révèle une répartition inégale de plusieurs années de gains suivies de plusieurs années de pertes. Ces tendances suivent habituellement les cycles économiques.
La migration interprovinciale nette a contribué positivement à la croissance démographique de l'Ontario avec un total de 102 000 migrants au cours des 30 dernières années, soit une moyenne de 3 400 par année. La fin des années 90 a été une période de gains importants pour l'Ontario en ce qui a trait à la migration interprovinciale nette. Ces gains nets ont atteint un sommet annuel de 22 400 en 1999-2000. Depuis, les gains nets annuels ont diminué graduellement pour se transformer en perte, découlant largement des pertes nettes avec l'Alberta.
Selon le scénario de référence, la migration interprovinciale nette annuelle pour l'Ontario reflète les tendances récentes à court terme. Elle est fixée à -18 000 en 2007-2008, retournant graduellement à des valeurs positives d'ici 2011-2012 avec 5 000 et demeurant à ce niveau pour le reste de la période de projection.

La migration interprovinciale nette pour l'Ontario est établie à -33 000 pour 2007-2008 dans le scénario de croissance faible et à -3 000 dans le scénario de croissance forte. Dans les deux scénarios, la migration interprovinciale nette s'améliore graduellement pour atteindre 0 et 10 000 respectivement d'ici 2011-2012, demeurant constante par la suite.
Les flux d'entrée correspondant aux niveaux de migration nette à long terme prévus dans les scénarios de croissance faible, de référence et de croissance forte s'établissent respectivement à 65 000, 67 500 et 70 000. Les flux de sortie correspondants se chiffrent à 65 000, 62 500 et 60 000.
Migration interprovinciale à l'échelle des divisions de recensement
La migration interprovinciale de sortie à l'échelle des divisions de recensement est établie à l'aide des taux de migration spécifiques par âge et par sexe observés au cours des cinq dernières années. Il s'ensuit qu'avec le temps, la structure par âge de chaque division de recensement influe sur son niveau de migration de sortie.
Le niveau de migration interprovinciale d'entrée de chaque division de recensement est maintenu constant tout au long de la période de projection. Le niveau de migration interprovinciale d'entrée pour chaque année de la période de projection est réparti entre les divisions de recensement en fonction des parts moyennes de chacune des divisions de recensement par rapport au total de la migration interprovinciale d'entrée de la province au cours des cinq dernières années.
Migration intraprovinciale
À l'échelle des divisions de recensement, la migration intraprovinciale ou le mouvement de la population dans la province constitue un facteur significatif de croissance démographique. Ce facteur influe sur la croissance démographique uniquement à l'échelle des divisions de recensement. À l'échelle de tout l'Ontario, les mouvements intraprovinciaux nets constituent une donnée nulle.
Le nombre annuel de migrants intraprovinciaux en Ontario a fluctué entre 350 000 et 450 000 au cours des 20 dernières années. Au cours de la période de projection, le nombre annuel de migrants intraprovinciaux augmentera progressivement, passant de 423 000 en 2007-2008 à 474 000 en 2030-2031. Étant donné que le total pour l'Ontario ne fait pas l'objet d'une projection en tant que telle (il s'agit de la somme de tous les mouvements entre les divisions de recensement), cette augmentation progressive est entièrement attribuable à la croissance démographique et à l'évolution de la structure par âge à l'échelle des divisions de recensement.
Migration intraprovinciale à l'échelle des divisions de recensement
Aux fins des projections, on établit le nombre de personnes par âge qui partent de chaque division de recensement pour chaque année des projections, ainsi que leur destination dans la province en utilisant la moyenne des taux migratoires origine-destination des cinq dernières années par âge pour chaque division de recensement. Étant donné que les taux de migration par groupes d'âge diffèrent pour chaque division de recensement, et puisque les différents groupes d'âge ont des comportements différents dépendant de leur origine et affectant leur destination, la méthodologie fournit un outil puissant pour projeter les déplacements de personnes en fonction de leur âge et de leur comportement migratoire en termes d'origine et de destination. La modélisation est dynamique, elle tient compte des changements annuels de la structure par âge dans les divisions de recensements.
L'évolution des tendances de migration intraprovinciale dans chaque division de recensement a été étudiée afin de repérer des tendances particulières, et les hypothèses sur les taux de migration intraprovinciale ont été modifiées pour tenir compte de ces tendances.
ANNEXE DE TABLEAUX STATISTIQUES
Mise à jour des projections
démographiques pour l'Ontario
2007-2031
Printemps 2008
Liste des tableaux statistiques
Carte des divisions de recensement de l'Ontario
Tableau 1 Projection de la population de l'Ontario selon trois scénarios, 2001-2031
Tableau 2 Caractéristiques de la population de l'Ontario en 2031 selon trois scénarios
Tableau 3 Population de l'Ontario selon certaines caractéristiques, 2001-2031 (scénarios de référence et de croissance faible et forte)
Tableau 4 Population de l'Ontario par groupe d'âge de cinq ans et selon le sexe, 1996-2031 projections quinquennales (scénarios de référence et de croissance faible et forte)
Tableau 5 Hypothèses de référence et autres hypothèses relatives aux flux migratoires en Ontario, 2007-2031
Tableau 6 Données démographiques historiques et projections quinquennales pour l'Ontario, 1996-2031, par division de recensement – Scénario de référence
Tableau 7 Données historiques et projections quinquennales de la répartition démographique en Ontario, 1996-2031, par division de recensement – Scénario de référence
Tableau 8 Population de l'Ontario selon certaines caractéristiques, pour chaque année, 2007-2031 – Scénario de référence
Tableau 9 Population par groupe d'âge de cinq ans, pour chaque année, 2007-2031 Ontario – Scénario de référence
Tableaux
9.1-9.49 Population par groupe d'âge de cinq ans par division de recensement,
pour chaque année, 2007-2031 – Scénario de référence
Divisions de recensement de la région du grand Toronto
Divisions de recensement du Centre de l'Ontario
Divisions de recensement de l'Est de l'Ontario
Divisions de recensement du Sud-Ouest de l'Ontario
Divisions de recensement du Nord-Est de l'Ontario
Divisions de recensement du Nord-Ouest de l'Ontario
Voir également la carte des divisions de recensement de l'Ontario

1 « Modeling and Forecasting U.S. Mortality », Journal of the American Statistical Association 87(419) : 659-671.


