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Transcription : L'état de l'économie de l'Ontario Notes pour l'allocution de l'Honorable Dwight Duncan Ministre des Finances

Le 26 mars 2008

Bonjour,

Hier, j'ai présenté le budget de l'Ontario de 2008-2009 à l'Assemblée législative.

J'ai fourni en toute franchise des renseignements sur l'état de notre économie.

En 2007, malgré d'importants défis externes, nous avons affiché un taux de croissance de 2,1 pour 100, ce qui est supérieur à ce qui était prévu.

Toutefois, comme vous le savez bien, selon les prévisions du secteur privé, la croissance devrait être modeste en 2008.

Cette croissance devrait se raffermir et être de 2,8 pour 100 d'ici 2010.

Certains secteurs de notre économie sont en bonne posture pour faire face à ce ralentissement de la croissance.

Par contre, d'autres secteurs et certaines collectivités et familles se retrouvent dans une situation difficile.

Le ralentissement de la croissance aux États-Unis, les prix élevés du pétrole et le dollar canadien plus fort que prévu ont des effets à la baisse sur les prévisions de croissance et créent de l'incertitude.

Nos industries du secteur manufacturier axées sur les exportations et celles du secteur forestier ont réduit leur production et éliminé des emplois.

Nous allons continuer à faire preuve de prudence dans notre planification financière et notre gestion.

Et nous projetons d'investir dans nos assises économiques en instaurant notre plan économique en cinq points qui permettra à l'Ontario de traverser cette période difficile.  

Dans le cadre de ce plan, on investit dans les compétences et l'éducation de la population de l'Ontario, on accélère nos investissements dans l'infrastructure, on appuie l'innovation, on réduit les coûts des entreprises et on renforce les partenariats clés afin de maximiser notre potentiel.

Hier, j'ai décrit les mesures que nous prenons pour que ce plan aille de l'avant.

Pour ce qui est des compétences, nous effectuons de nouveaux investissements de quelque 1,5 milliard de dollars dans notre Plan d'action pour la connexion compétences-emplois.

Ces investissements permettront de former des travailleurs au chômage en vue d'une nouvelle carrière, d'élargir la portée des programmes d'apprentissage, d'augmenter le nombre de places dans les collèges et les universités et d'aider les étudiants à assumer les frais de leurs études.

Une main-d'œuvre hautement spécialisée constitue un avantage économique clé, ce qui est crucial à ce moment-ci.

Nous affectons également 1 milliard de dollars de plus à l'infrastructure municipale, ce qui englobe des fonds pour les routes, les ponts, les transports en commun et le logement social.

Nous investissons depuis belle lurette dans les innovateurs ontariens.

Comme vous le savez peut-être, je n'ai pas acheté de chaussures neuves avant de déposer le budget hier.

J'ai plutôt acheté un nouveau BlackBerry pour illustrer mon engagement envers les innovateurs de la province.  

Je suis particulièrement excité par notre nouvelle exonération de l'impôt sur le revenu des sociétés pendant 10 ans pour les entreprises naissantes, qui aiderait à commercialiser les résultats de recherche des universités et des collèges du Canada.

Il s'agit de la première exonération du genre au pays.

Les entreprises admissibles, soit celles qui sont établies entre le 24 mars 2008 et le 25 mars 2012, seront exonérées de l'impôt ontarien sur le revenu des sociétés et de l'impôt minimum sur les sociétés pendant leurs dix premières années d'existence.

Nous espérons ainsi stimuler la croissance de nouvelles sociétés dans les domaines de la bioéconomie et des technologies propres, des technologies de pointe de la santé, des télécommunications, et des technologies informatiques et numériques.

Mais nous désirons favoriser toutes sortes d'innovations, la conception de prototypes et la commercialisation de nouveaux produits.

Cette nouvelle mesure proposée, conjuguée à notre nouveau Fonds de capital-risque, aidera à lancer la nouvelle vague d'entreprises innovatrices en Ontario.

Ces mesures incitatives aideraient également à commercialiser de nouvelles idées, transformant ainsi des concepts en produits et profits.

Nos investissements dans l'innovation aideront un large éventail d'entreprises qui ont des idées révolutionnaires.

Pensons par exemple à la société Atreo Medical à Hamilton, dirigée par quelques diplômés de l'Université McMaster, qui a inventé un gant pour la réanimation cardio-respiratoire. 

Ce gant est conçu pour aider la réanimation cardio-respiratoire, qui pose des difficultés, même pour les professionnels.

Ce gant a remporté le prix de Time Magazine décerné aux meilleures innovations de 2007.

Voilà un exemple du genre d'innovation dont nous avons besoin en Ontario.

Par conséquent, pour stimuler l'innovation, nous appuyons aussi l'acquisition de compétences et réduisons les coûts pour les entreprises.  

C'est exactement ce que nous devrions faire pour favoriser la croissance de l'Ontario.

Hier, j'ai annoncé également que nous poursuivons le plan de notre gouvernement visant à réduire le coût de faire des affaires dans la province.

Dans le budget de 2007, le gouvernement de l'Ontario a annoncé qu'il accélérerait l'élimination de l'impôt sur le capital pour qu'elle soit en vigueur le 1er juillet 2010 et réduirait les taux de l'impôt scolaire pour les entreprises de 540 millions de dollars, une fois l'initiative entièrement en oeuvre.

À l'automne, j'ai proposé un ensemble d'allégements fiscaux d'une valeur de 1,1 milliard de dollars sur trois ans à l'intention principalement des fabricants et des entreprises du secteur des ressources.

Dans le budget d'hier, j'ai proposé une nouvelle réduction rétroactive de l'impôt sur le capital pour les fabricants et les entreprises du secteur des ressources. Grâce à cette mesure, ils auraient droit à des remboursements de 190 millions de dollars pour les aider à investir et à prendre de l'expansion.

Nous planifions en outre de bonifier la déduction pour amortissement, ce qui permettrait aux entreprises ontariennes de réaliser des économies d'environ 433 millions de dollars sur trois ans et d'investir dans de nouvelles machines et du nouveau matériel.

Le train de mesures proposées dans le budget représente un allégement fiscal de 750 millions de dollars pour les entreprises ontariennes.

Et nous avons mis en œuvre notre plan visant à moderniser les règlements régissant les secteurs commerciaux et financiers afin de réduire la paperasserie pour les entrepreneurs qui travaillent fort.

Parallèlement, notre gouvernement continue à faire des investissements record dans l'infrastructure, les soins de santé et l'éducation.

Tous ces investissements aident à faire de l'Ontario un endroit de prédilection pour vivre et investir.

J'aimerais parler aujourd'hui d'une des grandes réussites de l'économie de la province.

Les services financiers et les services professionnels aux entreprises sont d'importants moteurs de l'économie du savoir de l'Ontario.

La vigueur des services financiers est l'une des raisons pour lesquelles l'économie ontarienne a été résiliente malgré les défis extérieurs que constituent les prix élevés du pétrole et le taux de change.

Notre secteur des services financiers emploie à lui seul 350 000 personnes. Il s'agit d'une hausse de 12 pour 100 par rapport à 2003.

Toronto vient derrière New York et Chicago pour ce qui est de la concentration d'emplois dans les services financiers en Amérique du Nord.

Selon des enquêtes internationales, Toronto se classe au 15e rang à l'échelle mondiale en tant que centre financier.

Elle est la capitale nationale des affaires, des finances et de la culture.

La région de Toronto abrite un peu moins de 1 000 sièges sociaux, soit près de deux fois plus qu'à Montréal et trois fois plus qu'à Calgary.

L'Ontario compte près de 1 500 sièges sociaux, soit 39 pour 100 du nombre total au Canada. Cette proportion est similaire à la part du PIB du Canada qui est attribuable à l'Ontario.

Les services financiers illustrent le fait que la province est un très bon endroit pour investir.

En fait, deux des plus grandes banques d'investissement au monde, Merrill Lynch et UBS, ont investi des montants considérables à Toronto en vue d'offrir des services à leurs exploitations mondiales.

Elles ont fait ces investissements en raison de la main-d'œuvre spécialisée dans le domaine financier qu'on trouve à Toronto et parce que l'Ontario est un endroit compétitif où faire des affaires.

Nous devrions être très fiers, je le suis d'ailleurs, de la réussite du secteur financier de la province.

Alors, aujourd'hui, j'annonce l'établissement d'un Centre d'excellence pour l'éducation dans le domaine des services financiers afin de favoriser les progrès dans le domaine des services financiers en Ontario.

On vise ainsi à établir un réseau virtuel, à l'échelle des régions, d'éducateurs, de chercheurs, de professionnels des services financiers, de partenaires gouvernementaux et d'experts en innovation et en technologie.

Ces personnes collaboreront en vue de faire en sorte que le secteur attire et forme les personnes les plus talentueuses et les plus brillantes dans le domaine des services financiers en Ontario.

Ce centre appuierait la recherche postsecondaire dans les services financiers en aidant à financer des chaires de recherche.

Sept universités et collèges de la région de Toronto travaillent avec nous afin de faire de ce centre une réalité.

Les compétences et les talents des Ontariennes et des Ontariens constituent l'atout le plus important de notre économie.

Le centre d'excellence aidera à renforcer notre avantage en matière de talents et à fournir des ressources considérables au secteur.

Nous savons qu'il permettra de consolider la position de Toronto en tant que centre mondial pour l'éducation et la formation dans le domaine des services financiers.

Nous projetons d'investir 4 millions de dollars sur trois ans dans le centre d'excellence. 

Cette initiative sera appuyée par le ministère de la Formation et des Collèges et Universités en collaboration avec la Toronto Financial Services Alliance.

J'aimerais remercier tout particulièrement mon ancienne collègue à l'Assemblée législative et ancienne ministre des Finances, Janet Ecker. 

Comme un grand nombre d'entre vous le savent, Janet Eker est la présidente de la Toronto Financial Services Alliance.

Janet est à la tête de ce projet depuis ses débuts. Son enthousiasme a été contagieux.

Les efforts qu'elle a déployés sans relâche pour démontrer l'importance de ce secteur illustrent son engagement permanent d'améliorer la situation de l'Ontario.

Merci, Janet.

Le centre d'excellence constitue un bon exemple de la façon dont des partenaires, peu importe qu'ils proviennent du secteur public ou du secteur privé et quelle que soit leur allégeance politique, peuvent travailler ensemble pour réaliser de grandes choses.

Les partenariats ne sont jamais une formule facile. Ils exigent de gros efforts et des compromis, mais donnent de véritables résultats.

La population de l'Ontario s'attend à ce que le gouvernement fédéral soit un partenaire à part entière pour qu'on puisse faire face aux défis d'aujourd'hui et bâtir en vue de la prospérité de demain.

Nous avons un plan pour relever les défis avec lesquels l'Ontario est aux prises. Mais nous obtiendrions de meilleurs résultats, et ce, plus rapidement dans le cadre d'un partenariat avec le gouvernement fédéral.

Nous avons besoin d'un partenaire fédéral qui traite notre secteur manufacturier de la même façon qu'il traite d'autres secteurs ailleurs au pays.

Les Ontariennes et Ontariens sont de fiers Canadiens. Nous ne cherchons pas un traitement de faveur; nous voulons un traitement équitable.  

Je crois qu'il est temps de cesser la rhétorique partisane, de s'éloigner des caméras, de s'asseoir et de chercher les formules les plus avantageuses pour la population de la province.

M. Flaherty, faisons abstraction de nos différences et parlons directement de ce qui compte : l'économie de l'Ontario et quoi faire pour lui donner le meilleur soutien qui soit.

Les partenariats ne sont pas faciles. Il n'est pas toujours facile de travailler ensemble. Mais c'est ce que les gens attendent de nous. Et c'est ce que nous avons le devoir de faire.

Ainsi, mesdames et messieurs, j'aimerais conclure en disant que nous sommes ouverts à la formule des partenariats. C'est ainsi que nous aimons procéder.

Le gouvernement McGuinty a fait d'énormes progrès.

Nous avons posé des assises solides pour la province.

Nous avons adopté une approche pragmatique et équilibrée à l'égard des finances de la province.

En investissant dans les soins de santé et l'éducation, nous assurons la solidité des plus importants services gouvernementaux.

Nos investissements dans l'acquisition de compétences et l'éducation postsecondaire feront en sorte que nous disposerons de la main-d'œuvre nécessaire pour réussir.

Nos investissements dans l'infrastructure aideront les entreprises ontariennes à aller de l'avant.

Grâce à nos initiatives en matière d'innovation, l'Ontario restera à la fine pointe de la nouvelle technologie.

Nos investissements visant à réduire les coûts pour les entreprises favoriseront la croissance et l'innovation dans la province.

Et, en dernier lieu, notre investissement dans le Centre d'excellence pour l'éducation dans le domaine des services financiers renforcera notre avantage en tant que centre financier.

La résilience de l'économie ontarienne se poursuivra à l'avenir grâce à l'ingéniosité, à la persévérance et à la compassion de personnes comme vous.

Merci.

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