Perspectives économiques et revue financière de l'Ontario de 2011

Chapitre I : Créer des emplois en Ontario en période d’incertitude économique mondiale

Points saillants

Emplois et économie

  • Le gouvernement propose un crédit d’impôt pour l’aménagement du logement axé sur le bien-être qui favoriserait une activité économique de 800 millions de dollars et la création de 10 500 emplois.
  • Avec plus de 150 métiers et professions, l’Ontario soutient le plus vaste système d’apprentissage du Canada.

Bâtir un avenir axé sur l’énergie propre en Ontario

  • Le gouvernement favorise la création d’emplois dans la province grâce à des investissements dans l’énergie propre et verte. La Loi de 2009 sur l’énergie verte et l’économie verte a contribué à créer plus de 20 000 emplois jusqu’à présent et est en voie d’en créer 50 000.

Plan fiscal pour stimuler la création d’emplois et la croissance

  • Les dépenses réelles dans les machines et le matériel en Ontario ont augmenté de plus de 22 %, soit 9,0 milliards de dollars, depuis juillet 2010 à la suite de la mise en oeuvre du Plan fiscal pour stimuler la création d’emplois et la croissance. Les nouveaux investissements des entreprises créent des emplois.
  • Depuis l’entrée en vigueur de la taxe de vente harmonisée, l’Ontario a créé 63 100 emplois.

Secteur de l’automobile

  • La restructuration de cet important secteur ontarien se poursuit afin de rendre la province plus compétitive. L’Ontario occupe le premier rang parmi les provinces canadiennes et les États américains sur le plan de l’assemblage de véhicules.
  • L’Ontario investit dans la technologie des véhicules hybrides et électriques afin de maintenir sa position et d’assurer des emplois pour l’avenir.

Infrastructure

  • En juin 2011, le gouvernement de l’Ontario a rendu public son plan d’investissement à long terme dans l’infrastructure appelé Construire ensemble. Par l’entremise de ce plan, le gouvernement continuera d’investir dans l’infrastructure, ce qui permettra de créer et de préserver plus de 300 000 emplois au cours des trois prochaines années.

Services financiers

  • Le secteur des services financiers de l’Ontario est stable et compétitif et favorise la croissance de l’économie. Quelque 360 000 personnes travaillent dans ce secteur.

Promouvoir l’exploitation minière et le développement économique dans le Nord de l’Ontario

  • Le Cercle de feu de l’Ontario offre d’importantes possibilités d’exploitation minière et de développement économique. Le gouvernement collabore avec les communautés autochtones et les intervenants afin que le Nord de l’Ontario connaisse une nouvelle ère de croissance et de développement économique durables.
  • Plus de 1 500 emplois ont été créés dans le secteur minier du Nord de l’Ontario entre 2010 et 2011.

Préparer la population de l’Ontario à l’emploi

  • Le programme de maternelle et de jardin d’enfants à temps plein aide les enfants de l’Ontario à partir du bon pied le plus tôt possible. Lorsque le programme aura été entièrement mis en oeuvre, en 2014, 247 000 enfants et leur famille en bénéficieront.
  • Davantage d’élèves satisfont aux normes d’examen provinciales – 69 % en 2010-2011 comparativement à 54 % en 2002-2003. Depuis 2003‑2004, le taux d’obtention du diplôme d’études secondaires est passé de 68 % à 81 %.
  • Quelque 200 000 étudiants de plus qu’en 2002-2003 sont inscrits à un programme d’études postsecondaires ou apprennent un métier. De plus, le gouvernement créera 60 000 places supplémentaires dans les établissements d’enseignement postsecondaire au cours des cinq prochaines années.
  • Emploi Ontario fournit des services à plus de 1 million de personnes par année, notamment des services d’orientation professionnelle, de la formation et de l’aide pour trouver un emploi. Depuis 2008, le programme Deuxième carrière a aidé plus de 50 000 travailleurs mis à pied à suivre une formation en vue de faire une nouvelle carrière.

Accroître l’accès aux soins et prévenir les maladies

  • Le gouvernement a investi 1,5 milliard de dollars afin d’accroître le nombre de chirurgies, d’examens IRM et de tomodensitogrammes, d’améliorer le flux des patients et de rendre publics les résultats obtenus. Ces mesures ont réduit les temps d’attente en Ontario, qui sont maintenant les plus courts au Canada pour certaines interventions chirurgicales clés.
  • Depuis 2003, près de 2 900 médecins de plus exercent leur profession dans la province et plus de 12 000 postes d’infirmières et d’infirmiers ont été créés. Cela signifie qu’environ 1,3 million d’Ontariennes et d’Ontariens de plus ont accès à un médecin de famille.

Aperçu

Nous vivons en des temps incertains. Les Ontariennes et Ontariens observent l’évolution de la crise économique qui secoue la planète. L’économie mondiale affiche un taux de croissance modeste. Des pressions importantes et persistantes s’exercent sur l’économie américaine, notamment un marché du logement déprimé, un taux de chômage qui demeure élevé et une paralysie politique.

Ces troubles ont lieu dans le contexte de la mondialisation et d’une concurrence de plus en plus forte de la part des économies émergentes. Ces tendances exercent des pressions sur la capacité de l’économie ontarienne de créer des emplois et celle des gouvernements d’atteindre leurs objectifs financiers tout en protégeant les services publics comme l’éducation et la santé.

Malgré l’incertitude économique sur la scène mondiale, l’économie de l’Ontario a affiché une croissance modérée au cours de la majeure partie des deux dernières années. À bien des égards, l’Ontario s’est remis de la récession mondiale. Depuis le plus fort de la récession, en mai 2009, il s’est créé près de 267 000 emplois nets en Ontario, soit près de la moitié de tous les nouveaux emplois créés au Canada. La grande majorité des emplois nets créés au cours des deux dernières années offrent une rémunération supérieure à la moyenne. Le taux de chômage de la province est passé du sommet de 9,4 % atteint pendant la récession à 8,1 % récemment.

Pour diverses raisons, l’Ontario et le Canada se sont mieux tirés de la récession qu’un grand nombre d’autres territoires. Le système financier est bien réglementé et encadré. De plus, l’Ontario, le gouvernement fédéral et les autres provinces étaient en bonne position sur le plan financier lorsque le ralentissement économique a débuté. Les deux ordres de gouvernement ont ainsi pu atténuer les effets de la récession en stimulant la croissance économique ainsi qu’en protégeant et en créant des emplois.

Graphique 1 : Prévisions de croissance de l'économie mondiale revues à la baisse

Incidence de la situation mondiale sur le rendement de l’Ontario

Les économies mondiales sont de plus en plus interdépendantes. Le rendement économique de l’Ontario est tributaire de l’évolution des marchés mondiaux et est vulnérable à l’incertitude présente dans le monde. Les exportateurs de l’Ontario ont besoin d’une demande vigoureuse aux États‑Unis. Or, la croissance économique est faible dans ce pays, ce qui réduit les exportations ontariennes de produits manufacturés. Le tremblement de terre et le tsunami tragiques qui ont frappé le Japon en mars dernier ont créé une onde de choc ayant entraîné une baisse de la production en Ontario au cours du deuxième trimestre de 2011. Cette baisse est en grande partie attribuable aux perturbations de l’approvisionnement en pièces d’automobiles. Tout laisse croire que la croissance a repris au troisième trimestre. Toutefois, dans le contexte actuel, il est plus important que jamais d’avoir un plan sensé tenant compte de la conjoncture, pour pouvoir faire face à l’avenir.

Modifications subies par l’économie

L’économie de l’Ontario a été prospère pendant plusieurs décennies. La vigueur économique reposait surtout sur trois facteurs principaux :

  • la vigueur de l’économie américaine;
  • la valeur moindre du dollar canadien;
  • le faible prix du pétrole.

Eu égard aux changements subis par l’économie mondiale, on ne peut plus compter sur ces facteurs. La structure de l’économie mondiale – et de celle de la province – a changé et continue d’évoluer.

La croissance économique sera plus modeste dans la plupart des pays du monde. Le gouvernement provincial doit donc, plus que jamais, se concentrer sur les moyens de gérer la croissance des dépenses. La situation économique et financière de l’Europe témoigne de l’importance de se doter d’un plan financier sensé et durable. Entre 2007 et 2009, les taux d’intérêt des obligations des gouvernements de l’Espagne et de l’Italie étaient semblables à ceux versés par l’Ontario. Au début de novembre 2011, les taux de ces pays étaient de 2,4 à 3,2 points de pourcentage plus élevés pour les obligations de 10 ans du gouvernement. C’est donc dire qu’une plus grande partie des deniers publics sert à assurer le service de la dette plutôt qu’à protéger les systèmes d’éducation et de santé. Une gestion financière disciplinée empêchera cette situation de se produire en Ontario.

Graphique 2 : Rendement des obligations de 10 ans des gouvernements

Les finances de l’Ontario doivent reposer sur des assises viables à long terme. Le gouvernement demeure déterminé à atteindre les objectifs énoncés dans son plan visant à équilibrer le budget tout en protégeant le système d’éducation et les services de santé. L’expérience nous a appris que les compressions majeures faites sans distinction ne fonctionnent pas, car elles ne mènent pas à la viabilité budgétaire. De plus, elles élimineraient les progrès réalisés par la population de l’Ontario en vue d’améliorer les écoles et les hôpitaux et de préparer la province à l’économie de l’avenir.

Le budget de 2011 décrivait un plan visant à maintenir la croissance moyenne des charges de programmes à 1,4 % par année jusqu’à ce que le budget soit équilibré en 2017-2018. Étant donné que la croissance des économies ontarienne et mondiale devrait demeurer faible, on s’attend à ce que la Commission de réforme des services publics de l’Ontario recommande de fixer l’objectif de croissance des dépenses à 1 %. Le gouvernement tiendra compte de cette recommandation et des autres conseils qu’il recevra lorsqu’il préparera le budget de 2012.

Le gouvernement McGuinty s’inspirera des résultats de sa réforme novatrice du système d’éducation, du système de santé, du régime fiscal et du réseau d’électricité. Il mettra l’accent, plus que jamais, sur la façon d’optimiser toutes les activités du secteur public de l’Ontario afin d’obtenir les meilleurs résultats possible. Faisant suite aux mesures de réforme qu’il a mises en oeuvre, notamment celles visant le secteur de la santé et celles qui ont été annoncées dans le budget de 2011, le gouvernement éliminera les chevauchements et le double emploi, adoptera de nouveaux modes de prestation des services et veillera à optimiser la valeur des biens publics.

Pour relever ce défi, le gouvernement doit être novateur et ouvert au changement. Ce n’est pas parce qu’un ministère dispense un programme actuellement qu’il devrait continuer de le faire. Le gouvernement doit se tourner vers l’innovation, soumettre la prestation de services gouvernementaux à de nouvelles formes de concurrence et former de nouveaux partenariats dans les secteurs public, privé et bénévole.

Soucieux de répondre aux besoins des Ontariennes et des Ontariens de façon novatrice, le gouvernement propose un nouveau crédit d’impôt pour l’aménagement du logement axé sur le bien-être, qui entrerait en vigueur le 1er octobre 2011. Ce crédit d’impôt aiderait les personnes âgées à continuer de vivre chez elles ou chez un membre de leur famille en toute sécurité en couvrant une partie des coûts de rénovations comme l’installation de baignoires à accès latéral ou de rampes d’accès pour fauteuils roulants. Ce crédit d’impôt, d’un montant maximal de 1 500 $ par année, favoriserait des travaux de rénovation domiciliaire évalués à 800 millions de dollars et créerait environ 10 500 emplois par année dans la province.

Le crédit d’impôt pour l’aménagement du logement axé sur le bien-être aiderait les personnes âgées à rester en santé et à continuer de vivre chez elles de façon autonome et dans la dignité. Les soins dispensés dans un foyer de soins de longue durée sont plus coûteux pour les contribuables que ceux dispensés à domicile lorsque les personnes âgées vivent chez elles ou chez un membre de leur famille. De plus, en aidant les personnes âgées à vivre à la maison, on libère des places dans les foyers de soins de longue durée pour les mettre à la disposition des patients qui occupent des lits d’hôpitaux, lesquels sont coûteux, et qui recevraient ainsi des soins et des services mieux adaptés à leurs besoins.

Bâtir un avenir axé sur l’énergie propre en Ontario

Lorsque le gouvernement est arrivé au pouvoir en 2003, il a hérité d’un réseau d’électricité pour lequel il n’y avait pas de plan à long terme. La capacité de production ne permettait pas de répondre à la demande de façon fiable. Les lignes de transport étaient vieilles et certaines installations étaient en mauvais état. De plus, l’Ontario dépendait largement des centrales au charbon polluantes. Depuis des années, les experts de la santé exhortaient les gouvernements à fermer ces centrales, car une telle mesure améliorerait sensiblement la qualité de l’air et la santé publique et permettrait de faire des économies grâce à la réduction du nombre de visites dans les hôpitaux.

L’Ontario est en voie de fermer ses centrales au charbon d’ici 2014. Il a déjà mis hors service huit groupes électrogènes alimentés au charbon et il accélère la mise hors service de deux autres d’ici la fin de 2011. De plus, l’Ontario envisage d’accélérer la mise hors service des six groupes électrogènes restants des centrales de Lambton et Nanticoke.

Par l’entremise de la Loi de 2009 sur l’énergie verte et l’économie verte, l’Ontario incite le secteur privé à investir dans la création d’une nouvelle génération d’emplois dans le secteur de l’énergie propre, tout en protégeant l’environnement. La Loi a contribué à créer plus de 20 000 emplois jusqu’à présent et est en voie d’en créer 50 000.

Depuis 2009, plus de 30 entreprises ont annoncé qu’elles construiraient ou agrandiraient des usines en Ontario afin de fabriquer des pièces pour les industries des éoliennes et des panneaux solaires. Plus de 2 000 projets de production d’énergie renouvelable de moyenne et de grande envergure ont été annoncés dans le cadre du Programme de tarifs de rachat garantis, ce qui représente des investissements de plus de 16 milliards de dollars de la part du secteur privé.

Grâce aux changements que les Ontariennes et Ontariens ont apportés en unissant leurs efforts, la province dispose désormais d’un réseau d’électricité plus propre et fiable qui crée des emplois et a fait de l’Ontario un chef de file mondial dans le secteur de l’énergie propre. Les investissements effectués à cette fin sont absolument nécessaires et entraînent des hausses de coûts.

Pour faciliter cette transition vers un réseau propre et fiable, le gouvernement McGuinty a mis en oeuvre la Prestation ontarienne pour l’énergie propre, qui réduit les factures d’électricité mensuelles de 10 % pour la plupart des particuliers et des petites entreprises.

Plan fiscal pour stimuler la création d’emplois et la croissance

En 2009, le gouvernement a annoncé la mise en oeuvre du Plan fiscal pour stimuler la création d’emplois et la croissance, qui est en voie de transformer le régime fiscal de la province afin de rendre l’économie ontarienne plus compétitive. Ce plan a réduit l’impôt sur le revenu des particuliers et diminué de près de la moitié le taux effectif marginal d’imposition applicable aux nouveaux investissements des entreprises.

Forbes souligne les modifications fiscales apportées par l’Ontario

« Le Canada est passé de la quatrième à la première position dans notre classement des meilleurs pays où faire des affaires en raison de l’amélioration de sa situation fiscale. [...] Il se classe au 9e rang sur le plan du fardeau fiscal alors qu’il se classait en 23e position en 2010. Ce résultat s’explique par la réforme de la structure fiscale, qui comprend la mise en oeuvre d’une taxe de vente harmonisée en Ontario et en Colombie-Britannique en 2010 dans le but d’améliorer la compétitivité des entreprises canadiennes. La réduction des taux d’imposition des sociétés et des employés a elle aussi contribué à améliorer la situation fiscale du Canada. »

Kurt Badenhausen, « The Best Countries for Business », Forbes.com, 3 octobre 2011.

Malgré l’incertitude économique qui règne dans le monde, les entreprises continuent d’accroître leurs investissements dans la province, ce qui crée des emplois.

En Ontario, les investissements réels dans les machines et le matériel ont augmenté de plus de 22 %, soit 9,0 milliards de dollars, depuis juillet 2010 à la suite de la mise en oeuvre du Plan fiscal pour stimuler la création d’emplois et la croissance. On prévoit que ces investissements demeureront vigoureux et augmenteront de 63 %, passant de 37 milliards de dollars en 2009 à plus de 60 milliards d’ici 2014.

Ces investissements importants dans des machines et du matériel neufs stimuleront la croissance de la productivité au cours des prochaines années, créeront des emplois et favoriseront la compétitivité et la prospérité de l’économie ontarienne.

Graphique 3 : Hausse soutenue des dépenses des entreprises dans les machines et le matériel

Secteur de l’automobile

L’industrie automobile demeure un secteur clé de l’économie ontarienne. En effet, cinq grandes entreprises d’assemblage de véhicules et plus de 400 usines de fabrication de pièces sont établies dans la province. Les efforts de restructuration de cet important secteur se poursuivent et ont permis d’accroître la compétitivité de l’Ontario, qui se classe au premier rang au chapitre de l’assemblage d’automobiles et occupe une place de choix dans le domaine de la production de pièces en Amérique du Nord.

Graphique 4 : Production de véhicules en Ontario (en milliers)

En 2009, l’Ontario a versé une aide totalisant environ 4,8 milliards de dollars à General Motors (GM) et à Chrysler Canada Inc. afin d’aider la province à conserver sa part de la production de véhicules en Amérique du Nord et de protéger les centaines de milliers d’emplois que soutient le secteur de l’automobile. GM et Chrysler ont remboursé les prêts consentis par l’Ontario. Le gouvernement provincial ne possède plus d’intérêts dans la société Chrysler et vendra les intérêts qu’il lui reste dans GM au moment opportun.

Infrastructure

Une infrastructure publique moderne et efficiente est essentielle pour assurer la croissance économique et la compétitivité de l’Ontario, ainsi que la qualité de vie de sa population. Les investissements dans l’infrastructure de l’Ontario favorisent également la hausse de la productivité du secteur privé en réduisant les coûts des entreprises et les temps de déplacement tout en améliorant les services publics. En cette période d’incertitude économique, il est encore plus important d’investir dans l’infrastructure. En moyenne, les investissements de la province dans l’infrastructure ont créé ou préservé près de 100 000 emplois par année au cours des six dernières années.

Services financiers

Le secteur ontarien des services financiers continue de favoriser la création d’emplois et la diversification de l’économie. Malgré la récession mondiale, l’emploi a augmenté dans ce secteur en 2009. Il a diminué légèrement en 2010, mais la croissance a repris en 2011, ce qui a favorisé la croissance des autres secteurs de l’économie.

Toronto est la ville où les banques canadiennes, qui sont considérées comme les plus solides au monde depuis quatre ans, ont établi leur siège social. On y trouve également des sociétés d’assurance, des entreprises d’investissement et des caisses de retraite qui ont très bien réussi sur la scène internationale. Par ailleurs, la ville de Toronto s’est hissée au dixième rang du classement des centres financiers internationaux selon le Global Financial Centres Index.

Le gouvernement collabore avec le secteur des services financiers pour stimuler la croissance future tout en modernisant la réglementation financière afin d’appuyer des marchés pouvant soutenir la concurrence internationale et de protéger les investisseurs. Le gouvernement provincial s’est associé au Conseil des chefs de file des services financiers et à la Toronto Financial Services Alliance afin de mettre en oeuvre la stratégie des services financiers dans le but de rendre le secteur plus compétitif, de créer des milliers d’emplois bien rémunérés et de mettre sur pied l’institut mondial de gestion des risques du secteur financier.

Tableau 1
Classement selon le Global Financial Centres Index :
Toronto parmi les dix premiers
Année Rang occupé par Toronto
2011 10
2010 12
2009 13
  • Source : Z/Yen Group Ltd. Chiffres annuels en date de septembre 2011.

Exploitation minière et possibilités offertes par le Cercle de feu de l’Ontario

Le secteur minier est un employeur important dans plusieurs localités du Nord de l’Ontario. De plus, il se classe au deuxième rang dans la province, derrière le secteur de l’automobile, sur le plan des exportations de marchandises. Plus de 1 500 emplois ont été créés dans le secteur minier du Nord de l’Ontario (à l’exclusion du pétrole et du gaz) entre 2010 et 2011 (cumul annuel).

Le Cercle de feu de l’Ontario, une région du Grand Nord qui pourrait contenir de vastes gisements de minéraux importants comme la chromite, le nickel, le cuivre et le platine, offre des possibilités d’exploitation minière et de développement économique uniques. La coordonnatrice du développement du Cercle de feu collabore activement avec l’industrie et les résidents du Nord de l’Ontario afin de faciliter l’exploitation durable des ressources. Diverses entreprises poursuivent la planification avancée des mines et de l’infrastructure. Par ailleurs, le gouvernement travaille de concert avec les communautés des Premières nations afin d’améliorer ses relations avec elles et de renforcer leurs capacités.

Produire des résultats

Le gouvernement McGuinty a été élu en 2003 avec pour mandat de rebâtir les écoles et les hôpitaux après que le gouvernement précédent eut fait des compressions majeures sans distinction. Le gouvernement actuel a embauché du personnel infirmier et enseignant et investi dans l’infrastructure et les services publics.

La province est en train de créer la main-d’oeuvre la plus instruite au monde. Les écoles ontariennes sont des chefs de file sur la scène internationale pour ce qui est de préparer les étudiants à faire face à la concurrence sur le marché du travail. Le gouvernement doit maintenant se concentrer plus que jamais sur les moyens de veiller à ce que les étudiants décrochent un emploi adapté à leur formation.

Le taux de chômage chez les jeunes en Ontario, qui est de 16,5 %, reste élevé. Bien que ce taux soit beaucoup plus haut ailleurs dans le monde, les jeunes de la province craignent néanmoins d’être laissés pour compte. Le manque de possibilités d’emploi nuit à leurs finances personnelles, ce qui a une incidence sur les familles lorsque les jeunes sans emploi hésitent à quitter la maison ou sont incapables de le faire. Ce n’est là qu’une des raisons pour lesquelles le gouvernement McGuinty met l’accent sur l’emploi et l’économie.

Préparer la population de l’Ontario à l’emploi

La chose la plus importante que puisse faire la population de l’Ontario afin de créer des emplois et d’assurer sa prospérité est de veiller à ce que les travailleurs soient les plus instruits au monde. Une main-d’oeuvre instruite attirera des investissements de la part d’entreprises et permettra à celles-ci de trouver les travailleurs instruits et qualifiés dont elles ont besoin pour croître.

Le programme de maternelle et de jardin d’enfants à temps plein, qui a été mis en oeuvre en 2010, aide les enfants de l’Ontario à partir du bon pied le plus tôt possible. Les élèves qui réussissent tôt à l’école sont plus susceptibles d’avoir de bons résultats plus tard et de faire des études postsecondaires. En date de septembre 2011, près de 800 écoles de l’Ontario offraient ce programme, dont bénéficiaient quelque 50 000 enfants. Le programme sera entièrement mis en oeuvre en septembre 2014, ce qui permettra à 247 000 enfants et à leur famille d’en profiter.

Le gouvernement a réduit la taille des classes de sorte que, en 2008‑2009, toutes les classes du primaire comptaient au plus 23 élèves. En 2003-2004, seulement 64 % des classes du primaire comptaient 23 élèves ou moins.

Le gouvernement investit également dans les programmes qui aident les élèves à améliorer leurs habiletés en lecture, en écriture et en mathématiques. Selon les résultats des examens provinciaux administrés par l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) au cours de l’année scolaire 2010-2011, 69 % des élèves ontariens de 3e et de 6e année atteignent ou dépassent la norme provinciale en lecture, en écriture et en mathématiques. Cela représente une augmentation de 15 points de pourcentage, car ce pourcentage était de 54 % en 2002-2003.

Graphique 5 : Élèves de 3e et 6e année (%) atteignant la norme provinciale en lecture, écriture et mathématiques
The Economist et McKinsey & Company estiment que le système d’éducation de l’Ontario est l’un des meilleurs au monde

« Cette province canadienne compte un pourcentage élevé d’immigrants et, pour un grand nombre d’entre eux, l’anglais n’est pas la langue maternelle. Pourtant, son système scolaire est devenu un des plus performants au monde après que l’on eut procédé à une réforme qualifiée de ' sans rancoeur ' par un de ses artisans ».

Reforming Education: The Great Schools Revolution, The Economist, 17 septembre 2011.

« Le système scolaire de l’Ontario est parmi les plus performants au monde. Il se classe régulièrement dans le premier quartile pour ce qui est des résultats en mathématiques et dans le premier décile pour les résultats en lecture selon le PISA*. »

How the World’s Most Improved School Systems Keep Getting Better, McKinsey & Company, novembre 2010.

* Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA).

En raison de l’intense concurrence qui existe au sein de l’économie mondiale actuelle, l’éducation postsecondaire est plus importante que jamais. C’est pour cette raison que le gouvernement McGuinty a créé 200 000 places de plus dans les établissements d’enseignement postsecondaire et les programmes d’apprentissage. Selon les données internationales comparables les plus récentes (2009), 63 % des adultes ontariens âgés entre 25 et 64 ans avaient un diplôme d’études postsecondaires, le pourcentage le plus élevé parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le nombre d’étudiants inscrits dans les collèges et les universités de l’Ontario a augmenté de 36 % depuis 2002-2003. Cette année, le nombre d’étudiants de première année au premier cycle dans les universités ontariennes a atteint un niveau record. Le gouvernement a décidé de créer 60 000 places supplémentaires dans les établissements d’enseignement postsecondaire au cours des cinq prochaines années.

Graphique 6 : Davantage d'adultes ont un diplôme d'études postsecondaires

Par l’entremise d’Emploi Ontario, le gouvernement provincial soutient divers services d’emploi et de formation afin d’aider des Ontariennes et des Ontariens à trouver un emploi et à le conserver. Des investissements supplémentaires ont été faits pour venir en aide aux travailleurs et aux collectivités touchés par la récession mondiale récente. Par exemple, le programme Deuxième carrière a aidé plus de 50 000 travailleurs mis à pied à suivre une formation afin d’entreprendre une nouvelle carrière dans des secteurs offrant de bonnes possibilités d’emploi.

Par ailleurs, l’Ontario a pris des mesures pour élargir et moderniser ses programmes d’apprentissage. Le système d’apprentissage ontarien, qui regroupe plus de 150 métiers et professions, est le plus vaste du Canada. On prévoit que la création de l’Ordre des métiers de l’Ontario, un organisme de réglementation dirigé par l’industrie, permettra de poursuivre la modernisation du système d’apprentissage et des métiers spécialisés de la province.

Il faudra que l’Ontario dispose de travailleurs hautement qualifiés à mesure que le nouveau secteur de l’énergie propre créera 50 000 emplois et que les réformes fiscales mises en oeuvre par le gouvernement provincial contribueront à créer près de 600 000 emplois nets d’ici 20201.

Soins de santé

Le gouvernement a amélioré l’accès des Ontariennes et des Ontariens à un médecin de famille et réduit les temps d’attente tout en faisant la promotion de la santé et en misant sur la prévention des maladies.

Il a mis l’accent sur la réduction des temps d’attente, qui n’avaient jamais été mesurés auparavant. Dans son bulletin de 2011, l’Alliance sur les temps d’attente a accordé la note A à l’Ontario pour la troisième année consécutive pour ce qui est de la réduction des temps d’attente pour l’arthroplastie de la hanche et du genou, les chirurgies du cancer et de la cataracte et les chirurgies cardiaques. L’Ontario a obtenu de meilleurs résultats que toutes les autres provinces.

Depuis 2003, environ 1,3 million d’Ontariennes et d’Ontariens de plus ont accès à un médecin de famille et près de 2 900 médecins supplémentaires exercent leur profession dans la province.

Le gouvernement a appuyé la création de plus de 12 000 postes supplémentaires d’infirmières et d’infirmiers depuis 2003 et a plus que doublé le nombre de places dans les programmes de formation des infirmières praticiennes et des infirmiers praticiens en soins primaires, qui est passé de 75 à 176. De plus, le gouvernement provincial garantit un emploi à temps plein à toutes les personnes qui terminent un programme de formation en soins infirmiers.

L’Ontario a été la première province à créer des cliniques dirigées par du personnel infirmier praticien. D’ici 2011-2012, 25 cliniques seront opérationnelles. Elles aideront plus de 40 000 Ontariennes et Ontariens à recevoir les soins dont ils ont besoin.

Depuis 2005, le gouvernement a amélioré l’accès aux services de santé dispensés par des médecins et du personnel infirmier en créant 200 équipes de santé familiale, dont 42 dans le Nord de l’Ontario. Ces équipes réunissent divers professionnels de la santé qui unissent leurs efforts afin de fournir un large éventail de soins primaires à près de trois millions d’Ontariennes et d’Ontariens.

Dans le cadre de la Stratégie ontarienne de lutte contre le diabète, le gouvernement provincial a élargi la portée des programmes et des services liés au diabète afin d’améliorer les soins de santé et les résultats en matière de santé pour les personnes vivant avec cette maladie ou qui risquent d’en souffrir. Depuis juin 2010, toutes les personnes ayant le diabète en Ontario qui souhaitaient avoir un fournisseur de soins primaires ont maintenant accès à un tel fournisseur. Par ailleurs, l’Ontario a été la première province à payer la totalité du coût des pompes à insuline pour les enfants et les jeunes atteints de diabète de type 1, ce qui a permis aux familles d’économiser jusqu’à 18 300 $ par enfant au cours des cinq premières années.

Depuis 2003, l’Ontario a ajouté cinq vaccins à la liste des vaccins dont il paie le coût, ce qui a permis aux familles d’économiser environ 1 400 $ par enfant.

  • 1 Jack M. Mintz, Les mesures audacieuses de l’Ontario pour créer des emplois et stimuler la croissance, School of Public Policy, Université de Calgary, novembre 2009.