: Mise à jour de mi-exercice sur les résultats économiques et financiers de l’Ontario

DOCUMENT D'INFORMATION

Ministère des Finances

Mise à jour de mi-exercice sur les résultats économiques et financiers de l’Ontario

Le 17 novembre 2014

Le gouvernement est résolu à équilibrer le budget d’ici 2017-2018, et ce, d’une manière qui est à la fois équitable et responsable sur le plan financier. La province continuera à investir dans les compétences et le talent de la population ontarienne, à construire une infrastructure et des réseaux de transport modernes, à créer un environnement favorable et dynamique pour les affaires et à consolider la sécurité du revenu de retraite pour l’ensemble de la population. Ces mesures favoriseront la croissance économique, protégeront les revenus et créeront des emplois. Le gouvernement continuera aussi à gérer les dépenses de façon responsable. Pendant les exercices allant de 2013-2014 jusqu’à l’équilibre budgétaire en 2017-2018, les charges de programmes devraient augmenter en moyenne à un rythme de 0,8 % par année.

Les priorités établies par le gouvernement, conjuguées aux mesures prises par celui-ci pour s’assurer que chaque dollar est dépensé judicieusement, contribueront à éliminer le déficit et à améliorer la viabilité financière de la province.

Pour la cinquième année de suite, le gouvernement a dépassé les objectifs de diminution du déficit qu’il avait établis après la récession mondiale de 2008-2009. L’Ontario est l’une des seules administrations au Canada à avoir atteint ce degré de réussite. Ayant surpassé ses objectifs financiers, la province affiche un déficit accumulé de 25 milliards de dollars inférieur à ce qu’il aurait été autrement.

Si la conjoncture mondiale est toujours difficile, il semble néanmoins que l’expansion économique de l’Ontario s’accélère en 2014, à la suite d’une période de faible croissance en 2013. Toutefois, au cas où les conditions économiques entraîneraient un recul plus prononcé des perspectives de revenus par rapport aux prévisions du budget de 2014, le gouvernement envisagera d’autres outils, au besoin, pour atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2017-2018. Le gouvernement prendrait de telles mesures tout en continuant ses investissements cruciaux dans les programmes et services sur lesquels compte la population ontarienne, tels que la santé et l’éducation.

Rendement financier de 2014-2015

On prévoit actuellement que le déficit de 2014-2015 sera de 12,5 milliards de dollars, soit un montant inchangé par rapport aux projections du budget de 2014.

Au total, les perspectives de revenus de la province en 2014-2015 se chiffrent à 118 362 millions de dollars, soit 509 millions de dollars de moins que ce qui était prévu dans le budget de 2014. Ce résultat est surtout attribuable à la diminution des revenus fiscaux en 2013-2014 par rapport aux prévisions, et qui se poursuivra à moyen terme, ainsi qu’à la diminution ponctuelle des revenus tirés de l’impôt des sociétés qui est liée aux cotisations fiscales d’années antérieures.

Au total, les perspectives de dépenses de la province en 2014-2015 se chiffrent à 130 168 millions de dollars, soit 208 millions de dollars de moins que ce qui était projeté dans le budget de 2014, en raison de charges liées à l’intérêt sur la dette plus faibles que prévu. Les charges de programmes devraient demeurer essentiellement inchangées par rapport aux chiffres du budget de 2014, ce qui est attribuable à l’engagement du gouvernement de contrôler les dépenses et de faire en sorte que chaque dollar compte.

Dans le budget de 2014, une réserve de 1,0 milliard de dollars avait été prévue pour 2014-2015 afin de protéger le plan financier des variations défavorables des revenus et des charges de la province. La réserve a été réduite de 300 millions de dollars afin d’atténuer le reste des répercussions de la baisse des perspectives de revenus. Par conséquent, la réserve se chiffre à 700 millions de dollars en 2014-2015.

Résultats financiers en cours d’exercice 2014-2015
(en millions de dollars)
  Plan budgétaire Perspectives actuelles Variation en cours d’exercice
Revenus 118 871 118 362 (509)
Charges      
Programmes 119 366 119 374 8
Intérêt sur la dette 11 010 10 794 (216)
Total des charges 130 376 130 168 (208)
Réserve 1 000 700 (300)
Excédent/(Déficit) (12 505) (12 507) (1)
Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Plan de redressement de l’Ontario

Le gouvernement prévoit des déficits se chiffrant à 12,5 milliards de dollars en 2014-2015, 8,9 milliards de dollars en 2015-2016 et 5,3 milliards de dollars en 2016-2017, ces prévisions demeurant inchangées depuis la publication du budget de 2014.

À moyen terme, les perspectives de revenus ont baissé depuis la publication du budget de 2014, en raison de la révision à la baisse des projections des revenus fiscaux.

On prévoit maintenant que le total des charges sera inférieur aux prévisions publiées dans le budget de 2014, ce qui s’explique par la diminution prévue des charges liées à l’intérêt sur la dette.

Une réserve annuelle se chiffrant à 1,2 milliard de dollars est maintenue pour les exercices 2015-2016, 2016‑2017 et 2017-2018 afin de protéger les perspectives financières de changements négatifs relatifs aux revenus et aux charges de la province.

Malgré la baisse des perspectives de revenus, le gouvernement est déterminé à atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2017-2018, et ce, en prenant des mesures financièrement responsables et équitables.

Plan de redressement de l’Ontario
(en milliards de dollars)
  Perspectives actuelles Perspectives à moyen terme Perspectives à long terme
  2014–2015 2015–2016 2016–2017 2017–2018
Revenus 118,4 124,2 129,0 134,5
Charges        
Programmes 119,4 120,1 120,2 119,4
Intérêt sur la dette 10,8 11,8 12,9 13,9
Total des charges 130,2 131,9 133,2 133,3
Réserve 0,7 1,2 1,2 1,2
Excédent/(Déficit) (12,5) (8,9) (5,3)
Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Résultats et perspectives économiques

Les perspectives économiques de l’Ontario ont évolué essentiellement comme prévu au moment du budget de 2014. La croissance est de moins en moins dépendante de l’activité dans le secteur du logement et des dépenses des ménages et elle s’appuie davantage sur les exportations et les investissements des entreprises stimulant la productivité. La transition devrait s’accélérer à mesure que l’économie mondiale s’améliore et qu’elle contribue à une croissance plus forte et plus équilibrée.

Aux fins de l’élaboration du plan financier de l’Ontario, le ministère des Finances suppose que le produit intérieur brut (PIB) réel croîtra de 1,9 % en 2014 et de 2,4 % par an de 2015 à 2017. Par comparaison, au moment du dépôt du budget de 2014, on avait prévu que la croissance du PIB réel serait de 2,1 % en 2014, de 2,5 % en 2015 et en 2016, et de 2,6 % en 2017.

Perspectives économiques de l’Ontario
(en pourcentage)
  2011 2012 2013 2014p 2015p 2016p 2017p
Croissance du PIB réel 2,6 1,7 1,3 1,9 2,4 2,4 2,4
Croissance du PIB nominal 4,6 3,2 2,4 3,5 4,4 4,4 4,4
Croissance de l’emploi 1,8 0,8 1,4 0,8 1,3 1,4 1,5
Inflation de l’IPC 3,1 1,4 1,0 2,1 2,0 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

En Ontario, l’endettement élevé des ménages et le marché du logement constituent toujours des risques majeurs pour l’économie. L’économie ontarienne a toutefois montré des signes de raffermissement. Les principaux indicateurs, dont le PIB réel, les exportations et la consommation des ménages, ont connu de fortes hausses depuis le début de l’année 2014. En outre, le taux de chômage en Ontario a diminué, passant de 7,5 % en janvier 2014 à 6,5 % en octobre, soit le taux de chômage le plus bas depuis 2008. La récente baisse du cours du dollar canadien et du prix du pétrole améliorera la compétitivité de l’Ontario et pourrait renforcer davantage la croissance de la province.

Durant la période de prévision, la croissance économique sera soutenue par les gains dans le secteur des exportations et des investissements des entreprises. Les dépenses des ménages augmenteront de façon modérée, parallèlement à leur revenu.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte des économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de poser les hypothèses de planification du gouvernement. De plus, dans le cadre du processus d’élaboration du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario de 2014, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour discuter de leur point de vue sur l’économie. Tous les économistes du secteur privé envisagent une croissance continue pour l’économie ontarienne au cours de la période de prévision. Selon la moyenne des prévisions du secteur privé, l’économie ontarienne devrait afficher une croissance de 2,0 % en 2014 et de 2,5 % par année en 2015 et en 2016. Le ministère des Finances, soucieux de faire preuve de prudence dans sa planification financière, prévoit une croissance du PIB réel légèrement inférieure à la moyenne projetée par les économistes du secteur privé.

Emplois

Le marché de l’emploi a connu une forte remontée depuis le creux de la récession. Depuis juin 2009, il s’est créé plus d’un demi-million d’emplois nets en Ontario, la plupart étant des postes à temps plein et dans le secteur privé. En outre, cette augmentation s’est produite en majeure partie dans des secteurs où les salaires sont plus élevés que la moyenne, comme les services professionnels, scientifiques et techniques, et la construction. En octobre 2014, l’Ontario comptait 285 500 emplois de plus que lors du sommet atteint avant la récession, en septembre 2008. Le taux de chômage en Ontario a aussi baissé, passant du sommet de 9,4 % enregistré pendant la récession, en juin 2009, à 6,5 % en octobre 2014.

Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne

Depuis la fin de la récession, l’Ontario crée des emplois à un rythme supérieur à celui de la plupart des économies développées, y compris les États-Unis, ainsi qu’à la moyenne enregistrée dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La reprise de l'emploi en Ontario devance celle aux É.-U. et la moyenne des pays de l'OCDE

On prévoit qu’en 2014, 57 000 emplois seront créés en Ontario. La croissance de l’emploi devrait s’accélérer en 2015, en parallèle avec l’amélioration de l’accroissement de la production et de la confiance des entreprises. On prévoit que 90 000 emplois seront créés en 2015, soit une hausse de 1,3 %, et que 103 000 emplois supplémentaires en moyenne seront créés en 2016 et en 2017, ce qui représente une hausse de 1,4 % par année. On prévoit que le taux de chômage de l’Ontario se situera en moyenne à 7,3 % en 2014 et qu’il diminuera progressivement pour atteindre un taux annuel moyen de 6,3 % en 2017.

L'emploi devrait s'accroître à moyen terme

Dette

Le 2 octobre 2014, l’Ontario a mis sur pied avec succès un programme d’obligations vertes en procédant à une première émission d’obligations planétaires en dollars canadiens d’une valeur de 500 millions de dollars. Les premières obligations vertes de l’Ontario ont fait l’objet d’une forte demande, les commandes approchant les 2,4 milliards de dollars. Des investisseurs respectueux de l’environnement du Canada ainsi que des États-Unis, de l’Europe et de l’Asie y ont participé, ce qui a amené de nouveaux acheteurs internationaux à prendre part au marché du dollar canadien.

La dette totale, qui représente tous les emprunts sans inclure les actifs financiers, devrait s’élever à 310,5 milliards de dollars au 31 mars 2015, comparativement à 295,8 milliards de dollars au 31 mars 2014.

La dette nette de l’Ontario équivaut à la différence entre le total des passifs et le total des actifs financiers. Elle devrait atteindre 287,3 milliards de dollars au 31 mars 2015, soit 2,0 milliards de dollars de moins que ce qui était prévu dans le budget de 2014. La dette nette se chiffrait à 267,2 milliards de dollars au 31 mars 2014. On prévoit que le déficit accumulé sera de 189,1 milliards de dollars au 31 mars 2015, comparativement aux 189,8 milliards de dollars prévus dans le budget de 2014. La différence prévue de 98,1 milliards entre la dette nette et le déficit accumulé est attribuable à des investissements nets dans les immobilisations.

Le rapport dette nette-PIB de la province devrait atteindre un sommet de 40,4 % en 2015-2016, que l’on peut comparer au sommet de 40,8 % prévu dans le budget de 2014, à celui de 40,4 % prévu dans le budget de 2013 et à celui de 41,3 % prévu dans le budget de 2012.

RENSEIGNEMENTS POUR LES MÉDIAS SEULEMENT :
Susie Heath, bureau du ministre, 416 325-3645
Scott Blodgett, ministère des Finances, 416 325-0324

ontario.ca/finances-nouvelles
Available in English