Perspectives économiques et revue financière de l'Ontario 2016
Chapitre III : Perspectives économiques et financières

Section A : Perspectives économiques de l’Ontario

L’économie ontarienne poursuit sa croissance malgré l’incertitude qui règne dans l’économie mondiale. Le taux de chômage est à son plus bas en huit ans et plus de 641 000 nouveaux emplois nets ont été créés depuis le creux de la récession mondiale de 2008-2009. La croissance économique de l’Ontario des deux dernières années a été supérieure à celle de l’ensemble du Canada et les économistes du secteur privé s’attendent à ce que l’Ontario mène le bal pour ce qui est de la croissance au cours des deux prochaines années. Malgré les défis économiques qui persistent à l’échelle mondiale, l’Ontario continue de tirer profit de la croissance économique soutenue aux États-Unis, des faibles prix du pétrole et du dollar canadien concurrentiel. Les perspectives économiques de l’Ontario sont caractérisées par un ensemble de risques équilibrés.

Le ministère des Finances prévoit que le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario augmentera en moyenne de 2,2 % au cours de la période allant de 2016 à 2019. Par souci de prudence dans la planification financière, ces projections de croissance du PIB réel sont légèrement inférieures à la moyenne des prévisions du secteur privé1.

TABLEAU 3.1 Perspectives économiques de l’Ontario
(en pourcentage)
  2013 2014 2015 2016p 2017p 2018p 2019p
Croissance du PIB réel 1,5 2,7 2,5 2,5 2,2 2,1 1,9
Croissance du PIB nominal 2,2 4,7 4,9 3,4 4,1 4,1 3,9
Croissance de l’emploi 1,8 0,8 0,7 1,0 1,2 1,2 1,1
Inflation de l’IPC 1,0 2,4 1,2 1,9 2,0 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

La croissance économique stable aux États-Unis ainsi que l’incidence continue d’un dollar canadien plus concurrentiel et des bas prix du pétrole appuient toujours la croissance économique de l’Ontario. Les exportations affichent une tendance à la hausse, les entreprises embauchent davantage de travailleurs, la productivité s’est améliorée et le revenu des ménages augmente. On s’attend à ce que l’économie de l’Ontario continue à mener le bal pour ce qui est de la croissance au niveau provincial au cours des deux prochaines années, ce qui correspond en grande partie aux prévisions du budget de 2016.

Récents résultats économiques de l’Ontario

En 2015, le PIB réel de l’Ontario a augmenté de 2,5 %, ce qui est comparable au taux enregistré aux États-Unis et dépasse celui du Canada et de tous les autres pays du G7. La croissance de l’Ontario s’explique par une augmentation des dépenses des consommateurs, une intensification des exportations et la vigueur de l’investissement des entreprises.

L’Ontario a continué d’afficher une forte croissance durant le premier trimestre de 2016. Le PIB réel a augmenté de 0,8 %, ce qui est attribuable à la hausse des exportations et des dépenses des ménages. Au cours du deuxième trimestre, la croissance économique a ralenti, passant à 0,2 %, en raison principalement de la diminution des exportations, faisant suite à une forte hausse au cours des quatre trimestres précédents. Cependant, les indicateurs économiques récents démontrent que la croissance de l’Ontario retrouve son dynamisme dans la deuxième moitié de 2016.

Le marché de l’emploi continue de progresser en Ontario

Une progression constante de l’emploi depuis la récession mondiale de 2008-2009 a entraîné une amélioration continue du taux de chômage de l’Ontario, qui est à son plus bas en huit ans. En octobre, le taux de chômage en Ontario se situait à 6,4 %, un taux plus bas que celui de 7,4 % enregistré dans le reste du Canada.

Les exportations ontariennes demeurent vigoureuses

En 2015, la croissance des exportations de l’Ontario était attribuable à l’augmentation considérable des exportations internationales de marchandises, où des gains appréciables ont été enregistrés auprès des trois principaux partenaires commerciaux de l’Ontario (les États-Unis, le Royaume-Uni et le Mexique).

Contexte économique externe

Le tableau qui suit résume les prévisions liées aux facteurs externes clés dont le ministère des Finances se sert pour faire ses prévisions de croissance économique de l’Ontario.

TABLEAU 3.2
Prévisions liées aux facteurs externes
  2013 2014 2015 2016p 2017p 2018p 2019p
Croissance du PIB réel mondial (en pourcentage) 3,3 3,4 3,2 3,1 3,4 3,6 3,7
Croissance du PIB réel des É.-U. (en pourcentage) 1,7 2,4 2,6 1,5 2,2 2,1 2,1
Pétrole brut West Texas Intermediate (en $ US/baril) 98 93 49 43 53 59 64
Dollar canadien (en cents américains) 97,1 90,5 78,2 75,6 77,0 80,0 82,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 1,0 0,9 0,5 0,5 0,5 1,0 1,6
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement2 (en pourcentage) 2,3 2,2 1,5 1,2 1,5 2,2 2,8
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des prévisions du secteur privé.
[1], [2] Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Fonds monétaire international, Perspectives de l’économie mondiale (octobre 2016), U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2016), U.S. Energy Information Administration, Banque du Canada, enquête du ministère des Finances de l’Ontario menée auprès des prévisionnistes (octobre 2016) et ministère des Finances de l’Ontario.

La conjoncture externe demeure favorable à la poursuite de la croissance économique en Ontario, grâce à la compétitivité du dollar canadien, à la faiblesse du prix du pétrole et au renforcement de la croissance économique mondiale.

Perspectives de croissance économique en Ontario

On prévoit que l’économie ontarienne prendra de la vigueur, la croissance s’étendant aux principaux secteurs, dont les dépenses des ménages et les exportations.

On prévoit que le niveau d’emploi augmentera de 1,0 % en 2016, ce qui représente 68 000 nouveaux emplois nets, soit une hausse comparativement au taux de croissance de 0,7 % enregistré en 2015. On s’attend à une progression du niveau de l’emploi au cours de la période allant de 2017 à 2019, lequel devrait enregistrer en moyenne des gains de 1,2 % par an. Le taux de chômage en Ontario devrait s’établir à 6,6 % cette année, par rapport au taux de 6,8 % affiché en 2015. Il devrait par la suite baisser régulièrement jusqu’en 2019 pour se situer à 6,2 %.

Marché du logement de l’Ontario

L’abordabilité des logements dans la plupart des régions de l’Ontario depuis 2015 se situait dans les récentes plages historiques, tandis que les récentes hausses de prix ont eu des répercussions sur l’abordabilité dans la région du grand Toronto et, dans une moindre mesure, dans la région de Hamilton-Burlington. Les augmentations de prix sont attribuables à plusieurs facteurs, dont les revenus à la hausse, la croissance du nombre de ménages et les faibles coûts des emprunts. Cependant, les sources de données disponibles ne fournissent pas une explication exhaustive de tous les facteurs ayant une incidence sur les prix des logements. Le gouvernement de l’Ontario prend des mesures pour mieux comprendre le marché du logement de l’Ontario et est déterminé à appuyer l’abordabilité des logements pour les acquéreurs (pour de plus amples renseignements, voir la section E du chapitre I, Vers une société équitable, et la section B du chapitre V, Modernisation des droits de cession immobilière et autres mesures fiscales).

Risques ayant trait aux perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau 3.3 présente les estimations actuelles des répercussions des changements subis par les principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario, en supposant que les autres facteurs externes restent inchangés. L’écart relativement important entre les estimations est attribuable au degré d’incertitude entourant les réactions de l’économie à ces variations des conditions externes.

TABLEAU 3.3
Répercussions des changements subis par les principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario
(variation en points de pourcentage)
  Première année Deuxième année
Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $ US +0,1 à +0,7 +0,2 à +0,8
Baisse du prix du pétrole brut de 10 $ US le baril +0,1 à +0,3 +0,1 à +0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel américain de 1 point de pourcentage +0,2 à +0,6 +0,3 à +0,7
Hausse des taux d’intérêt canadiens de 1 point de pourcentage –0,1 à –0,5 –0,2 à –0,6
Source : ministère des Finances de l’Ontario.

Les faibles prix du pétrole favorisent l’économie ontarienne grâce aux coûts réduits du carburant pour les entreprises et les ménages. Si ces prix restent bas, cela pourrait stimuler l’économie ontarienne plus que prévu. De plus, les taux d’intérêt pourraient rester faibles plus longtemps que prévu, ce qui favoriserait les dépenses et l’investissement intérieurs, dont le marché du logement de l’Ontario.

La croissance économique mondiale plus faible que prévu pourrait freiner la demande d’exportations de l’Ontario et accroître la volatilité sur les marchés des capitaux. Cela pourrait avoir un effet négatif sur la confiance des entreprises et des consommateurs, ainsi que sur les activités d’investissement et les dépenses de consommation en Ontario. La concurrence mondiale croissante et l’augmentation du protectionnisme commercial à l’échelle internationale pourraient aussi représenter un défi pour le secteur des exportations de la province. La détérioration de l’abordabilité et l’endettement hypothécaire élevé pourraient contribuer à un ralentissement sur le marché du logement.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau suivant fournit des précisions sur les perspectives économiques du ministère des Finances pour la période de 2016 à 2019.

TABLEAU 3.4
Économie de l’Ontario, de 2014 à 2019
(variation en pourcentage)
  Chiffres réels
2014
Chiffres réels
2015
Projection
2016
Projection
2017
Projection
2018
Projection
2019
Produit intérieur brut réel 2,7 2,5 2,5 2,2 2,1 1,9
Consommation des ménages 2,8 2,7 3,0 2,1 1,8 1,6
Construction résidentielle 0,7 7,2 7,0 1,5 1,2 1,8
Construction non résidentielle 7,7 9,7 (0,8) 2,0 5,0 4,1
Machines et matériel 4,3 6,8 (2,4) 3,8 6,5 6,0
Exportations 4,4 2,8 2,4 2,5 2,5 2,4
Importations 4,0 3,7 1,8 2,5 2,4 2,2
Produit intérieur brut nominal 4,7 4,9 3,4 4,1 4,1 3,9
Revenu primaire des ménages 3,6 4,4 3,9 3,9 4,1 4,1
Rémunération des employés 3,5 4,2 3,8 4,0 4,4 4,5
Excédent net d’exploitation – sociétés 14,9 9,1 1,3 7,5 6,3 4,5
Autres indicateurs économiques - Ventes au détail 5,0 4,2 4,7 3,6 4,1 4,1
Autres indicateurs économiques - Mises en chantier de logements (en milliers) 59,1 70,2 73,0 68,0 68,0 72,0
Autres indicateurs économiques - Reventes de logements 4,0 9,6 6,9 (2,0) 0,9 2,7
Autres indicateurs économiques - Indice des prix à la consommation 2,4 1,2 1,9 2,0 2,0 2,0
Autres indicateurs économiques - Emploi 0,8 0,7 1,0 1,2 1,2 1,1
Autres indicateurs économiques - Création d’emplois (en milliers) 55 45 68 85 88 81
Autres indicateurs économiques - Taux de chômage (en pourcentage) 7,3 6,8 6,6 6,5 6,4 6,2
Principaux facteurs externes - Produit intérieur brut réel américain 2,4 2,6 1,5 2,2 2,1 2,1
Principaux facteurs externes - Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 93 49 43 53 59 64
Principaux facteurs externes - Dollar canadien (en cents américains) 90,5 78,2 75,6 77,0 80,0 82,0
Principaux facteurs externes - Taux des bons du Trésor de trois mois1 0,9 0,5 0,5 0,5 1,0 1,6
Principaux facteurs externes - Taux des obligations de 10 ans du gouvernement2 2,2 1,5 1,2 1,5 2,2 2,8
[1], [2] Taux d’intérêt du gouvernement du Canada (en pourcentage).
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Association canadienne de l’immeuble, Banque du Canada, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2016), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l’Ontario.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte les économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de poser les hypothèses de planification du gouvernement. De plus, dans le cadre du processus d’élaboration du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2016, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour discuter de leur point de vue sur l’économie.

Les économistes du secteur privé envisagent une croissance continue pour l’Ontario au cours de la période de prévision. Ils s’attendent, en moyenne, à un taux de croissance du PIB réel de 2,6 % en 2016, 2,3 % en 2017, 2,2 % en 2018 et 2,0 % en 2019. Le ministère des Finances, soucieux de faire preuve de prudence dans sa planification financière, prévoit une croissance du PIB réel légèrement inférieure à la moyenne projetée par les économistes du secteur privé.

TABLEAU 3.5
Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario
(en pourcentage)
  2016 2017 2018 2019
BMO Marchés des capitaux (octobre) 2,6 2,3 1,7 1,7
Central 1 Credit Union (octobre) 2,3 2,2 2,4 2,8
Centre for Spatial Economics (août) 2,6 2,3 1,7 1,6
Marchés mondiaux CIBC (octobre) 2,5 2,2 2,3
Le Conference Board du Canada (juillet) 2,8 2,2 1,9 1,9
Mouvement Desjardins (octobre) 2,6 2,3 2,2 1,5
IHS Global Insight (juillet) 2,5 2,5 2,5 2,1
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (août) 2,7 2,4 2,4
Banque Nationale (septembre) 2,3 2,1
RBC Groupe financier (septembre) 2,7 2,4
Groupe Banque Scotia (octobre) 2,6 2,3 2,2
Groupe financier Banque TD (septembre) 2,7 2,0 1,7
Université de Toronto (octobre) 2,7 2,6 2,7 2,2
Moyenne selon l’enquête sur les prévisions du secteur privé 2,6 2,3 2,2 2,0
Hypothèse de planification de l’Ontario 2,5 2,2 2,1 1,9
Source : enquête du ministère des Finances de l’Ontario auprès des prévisionnistes (26 octobre 2016).

Comparaison avec le budget de 2016

Selon les perspectives moyennes du secteur privé, la croissance du PIB réel de l’Ontario se situe à 2,6 % en 2016, une hausse par rapport au taux de 2,3 % prévu lors de la publication du budget de 2016. Les perspectives plus favorables découlent de la croissance économique relativement forte enregistrée en Ontario au cours de la deuxième moitié de 2015 et au début de 2016. Les perspectives pour la période allant de 2017 à 2019 ont légèrement fléchi comparativement à celles du budget de 2016.

Voici les principaux changements depuis le budget de 2016 :

  • Croissance du PIB réel plus élevée en 2016, mais légèrement inférieure pour la période allant de 2017 à 2019;
  • Croissance du PIB nominal plus faible au cours de la période de prévision;
  • Niveau plus élevé de mises en chantier de logements en 2016-2017;
  • Révisions à la hausse du dollar canadien au cours de la période 2016-2017;
  • Révisions à la baisse de la croissance du PIB réel aux É.-U. ainsi que des taux d’intérêt au cours de la période de prévision.
TABLEAU 3.6
Changements apportés aux principales hypothèses économiques du ministère des Finances : Comparaison entre le budget de 2016 et l’exposé économique d’automne (EEA) de 2016
(variation en pourcentage)
  2016p :
Budget
2016
2016p :
EEA
2016
2017p :
Budget
2016
2017p :
EEA
2016
2018p :
Budget
2016
2018p :
EEA
2016
2019p :
Budget
2016
2019p :
EEA
2016
Produit intérieur brut réel 2,2 2,5 2,4 2,2 2,2 2,1 2,0 1,9
Produit intérieur brut nominal 4,0 3,4 4,6 4,1 4,2 4,1 4,0 3,9
Ventes au détail 4,8 4,7 3,7 3,6 3,4 4,1 3,2 4,1
Mises en chantier de logements (en milliers) 64,0 73,0 65,0 68,0 68,0 68,0 72,0 72,0
Revenu primaire des ménages 4,5 3,9 4,4 3,9 4,2 4,1 4,2 4,1
Rémunération des employés 4,4 3,8 4,5 4,0 4,5 4,4 4,4 4,5
Excédent net d’exploitation – sociétés 3,7 1,3 8,5 7,5 5,7 6,3 3,9 4,5
Emploi 1,1 1,0 1,2 1,2 1,2 1,2 1,1 1,1
Création d’emplois (en milliers) 78 68 85 85 82 88 79 81
Indice des prix à la consommation 1,8 1,9 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0
Principaux facteurs externes - Produit intérieur brut réel américain 2,1 1,5 2,4 2,2 2,4 2,1 2,2 2,1
Principaux facteurs externes - Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 42 43 53 53 60 59 67 64
Principaux facteurs externes - Dollar canadien (en cents américains) 72,0 75,6 75,5 77,0 81,0 80,0 83,0 82,0
Principaux facteurs externes - Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 0,5 0,5 0,8 0,5 2,2 1,0 2,8 1,6
Principaux facteurs externes - Taux des obligations de 10 ans du gouvernement2 (en pourcentage) 1,6 1,2 2,3 1,5 3,3 2,2 3,6 2,8
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
[1], [2] Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Energy Information Administration, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2016) et ministère des Finances de l’Ontario.

[1] D’après les renseignements disponibles le 26 octobre 2016. Le 9 novembre 2016, Statistique Canada a publié les Comptes économiques provinciaux pour 2015, y compris les révisions remontant à 2013. On a tenu compte de ces chiffres dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2016. Cependant, les prévisions économiques pour la période 2016-2019 sont fondées sur les estimations antérieures du PIB qui figurent dans les Comptes économiques de l’Ontario.

Description des graphiques

Graphique 3.1 : Croissance du PIB réel en 2015, Ontario et G7

Ce graphique à barres illustre la variation annuelle en pourcentage du PIB réel pour tous les pays du G7 et l’Ontario en 2015. La variation du PIB réel dans chaque territoire de compétence est la suivante : Japon (+0,5 %), Italie (+0,7 %), Canada (+0,9 %), France (+1,3 %), Allemagne (+1,7 %), Royaume-Uni (+2,2 %), Ontario (+2,5 %) et États-Unis (+2,6 %).

Retourner au graphique 3.1

Graphique 3.2 : Progression de l’emploi surtout dans les postes à temps plein, dans le secteur privé et dans les industries offrant un salaire supérieur à la moyenne

Ce graphique à barres illustre les différentes caractéristiques de la progression du secteur de l’emploi en Ontario depuis juin 2009. Le nombre d’emplois total a augmenté de 641 000 depuis juin 2009, réparti comme suit : 577 000 emplois à temps plein et 64 000 emplois à temps partiel. Le nombre d’emplois a augmenté de 462 000 dans le secteur privé et de 81 000 dans le secteur public, alors que le nombre de travailleurs autonomes s’est accru de 98 000. Parmi ces nouveaux emplois, 489 000 se trouvaient dans des industries affichant des salaires supérieurs à la moyenne, tandis que 152 000 étaient dans des industries où les salaires sont inférieurs à la moyenne.

Retourner au graphique 3.2

Graphique 3.3 : Le commerce continue de soutenir l’économie en Ontario

Ce graphique linéaire et à barres indique les exportations réelles annuelles (ligne continue), les importations réelles (ligne pointillée) et la contribution de la balance commerciale positive au PIB (barres) en Ontario de 1981 à 2015. De 1981 à 2009, les exportations réelles ont été supérieures aux importations réelles, ce qui a donné lieu à une balance commerciale positive durant toute cette période. Après un bref revirement à partir de 2010, la balance commerciale de l’Ontario est redevenue positive en 2012 et continue de l’être depuis.

Retourner au graphique 3.3

Graphique 3.4 : La croissance économique de l’Ontario devrait s’amplifier

Ce graphique à barres montre la composition de la croissance de l’Ontario au cours de la période de prévision (de 2016 à 2019). Dans l’ensemble, l’économie devrait enregistrer une hausse moyenne du PIB réel de 2,2 %, soutenue par une augmentation annuelle des investissements résidentiels et des entreprises se situant en moyenne à 2,8 % respectivement. La croissance moyenne entre 2016 et 2019 devrait être de 2,1 % au titre des dépenses de consommation, de 1,4 % au titre du gouvernement, de 2,4 % au titre des exportations et de 2,2 % au titre des importations.

Retourner au graphique 3.4

Graphique 3.5 : Le marché du travail de l’Ontario devrait continuer à s’améliorer

Ce graphique linéaire montre les taux de chômage en Ontario de 2013 à 2019. Le taux de chômage a diminué, passant de 7,6 % en 2013 à 7,3 % en 2014, et à 6,8 % en 2015. Le taux de chômage devrait diminuer davantage pour se situer à 6,6 % en 2016, à 6,5 % en 2017, à 6,4 % en 2018 et à 6,2 % en 2019.

Retourner au graphique 3.5

Graphique 3.6 : Les frais hypothécaires sont élevés dans la RGT et à Hamilton-Burlington par rapport aux tendances historiques

Ce graphique à barres illustre les frais hypothécaires pour la période entre 2000 et 2014 ainsi que les frais hypothécaires estimés pour 2015 exprimés en pourcentage du revenu total en Ontario et dans ses régions. Les frais hypothécaires estimés pour 2015 exprimés en pourcentage du revenu total par région sont les suivants (en ordre décroissant) : RGT (39,9 %), Ontario (29,1 %), Hamilton-Burlington (26,2 %), Kitchener-Waterloo (20,8 %), St. Catharines-Niagara (20,6 %), Ottawa (18,8 %), London-St. Thomas (17,3 %), Grand Sudbury (13,8 %), Windsor-Essex (12,8 %) et Thunder Bay (12,7 %). La RGT, l’Ontario et Hamilton-Burlington sont les seules régions où les frais hypothécaires estimés sont supérieurs à ceux affichés durant la période de 2000 à 2014 dans leur région.

Retourner au graphique 3.6