Ce document a été publié sous un gouvernement précédent et il est disponible à des fins d’archivage et de recherche seulement.

Introduction

Au cours des trois derniers exercices, le rythme de croissance de l’économie de l’Ontario a été plus rapide que celui du Canada et de tous les autres pays du G7. Aujourd’hui, un plus grand nombre d’Ontariennes et d’Ontariens ont un emploi et le taux de chômage est de 5,9 %, un niveau qui se maintient sous la moyenne canadienne depuis 31 mois consécutifs. Depuis la récession, 800 000 emplois nets ont été ajoutés.

Un nombre trop important d’Ontariennes et d’Ontariens qui travaillent fort sont obligés de jongler avec les responsabilités à l’égard de leurs études ou de leur emploi, tout en ayant à s’occuper au foyer de leurs enfants, de leurs parents et d’autres êtres chers. Le rôle du gouvernement consiste à créer un climat où chacun peut tirer parti de la croissance que la province a générée, notamment en exécutant un plan qui a des retombées avantageuses sur la vie quotidienne de la population.

Au fond, l’égalité des chances commence par la santé. Afin de garantir que la population de l’Ontario obtient les soins dont elle a besoin, le gouvernement investit 7 milliards de dollars de plus sur trois ans dans le système de santé. Par ailleurs, l’Ontario écrit une page d’histoire en étant la première province du Canada à offrir gratuitement des médicaments sur ordonnance aux enfants et aux jeunes de moins de 25 ans. Il s’agit de l’une des plus importantes bonifications du régime d’assurance-maladie effectuée depuis une génération et une étape importante vers un régime universel d’assurance-médicaments au Canada.

Une économie stable et de bons emplois sont des conditions essentielles pour améliorer les chances de réussir de la population. La nature du travail évolue : en effet, les départs à la retraite augmentent et la demande d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée est en hausse. Les investissements effectués par le gouvernement dans le secteur des services de garde d’enfants et de l’éducation permettent à l’Ontario de relever ce défi. L’Ontario double la capacité actuelle des garderies agréées pour les enfants jusqu’à l’âge de quatre ans et exonère des frais de scolarité plus de 210 000 étudiants du palier postsecondaire. Le gouvernement prend aussi des mesures pour rendre plus abordables l’acquisition d’une maison et la location d’un appartement.

Le gouvernement continuera de faciliter le quotidien de la population en majorant le salaire horaire minimum pour le faire passer à 15 $ l’heure d’ici 2019 et en mettant en oeuvre la plus importante réduction des tarifs d’électricité de l’histoire de l’Ontario.

L’Ontario s’engage aussi à combler les besoins variés des personnes âgées et à garantir le bien-être général de cette population qui connaît une croissance rapide, notamment en augmentant les services et les soutiens à leur intention, dont l’accès amélioré aux lits de soins de longue durée.

Dans le cadre de son plan, le gouvernement est déterminé à créer des débouchés et à garantir un traitement équitable pour les personnes qui en ont le plus besoin.

Assurer l’équité pour les patients

L’accès équitable et en temps opportun aux soins de santé de qualité est essentiel au bon fonctionnement et au bien-être d’une société équitable. La population de l’Ontario compte sur la disponibilité universelle des soins de santé quand elle en a besoin.

Afin de répondre aux besoins des patients aujourd’hui et à l’avenir, l’Ontario a annoncé, dans le budget de 2017, son intention, au cours des trois prochains exercices, d’investir dans le secteur de la santé 7 milliards de dollars de plus que les fonds prévus dans le budget de 2016. Ces investissements accroîtront l’accès aux soins, réduiront les temps d’attente et amélioreront l’expérience des patients ainsi que leur rétablissement.

Accroître les investissements dans les hôpitaux à l’échelle de la province

Les hôpitaux de l’Ontario constituent le pilier central du système de santé de la province et ont donné l’exemple au Canada en affichant les temps d’attente parmi les plus courts en ce qui concerne l’accès par les patients aux arthroplasties de la hanche et du genou, ainsi que pour les services d’IRM et les tomodensitométries1.

Dans les hôpitaux à travers l’Ontario, les patients tirent parti des investissements ciblés qui appuient l’accès amélioré à un plus grand nombre d’interventions, à de nouvelles initiatives et aux progrès en matière de technologie numérique.

En 2017, l’Ontario investit 618 millions de dollars de plus dans les hôpitaux. Afin d’améliorer l’accès aux soins pour les patients et leur famille, et de réduire les temps d’attente dans les hôpitaux, le gouvernement a prévu plus de 1 200 lits d’hôpital supplémentaires à travers la province cette année en investissant 100 millions de dollars. L’Ontario aidera aussi les patients à continuer à recevoir les soins dont ils ont besoin quand ils quittent l’hôpital pour rentrer chez eux, par les mesures suivantes :

  • mise à disposition de 207 logements abordables à l’intention des personnes âgées qui ont besoin de soutiens communautaires supplémentaires à la sortie de l’hôpital;
  • création de 503 places transitoires à l’extérieur des hôpitaux pour jusqu’à 1 700 patients qui n’ont pas besoin de recevoir leurs soins en milieu hospitalier;
  • réouverture de 150 lits dans l’ancien pavillon Finch de l’Hôpital Humber River et de 75 lits dans l’ancien pavillon Hillcrest du Réseau universitaire de santé (UHN) à Toronto pour les personnes qui font la transition de l’hôpital au domicile.

Construire, rénover et agrandir les hôpitaux

La province effectue des investissements dans l’infrastructure de la santé pour construire des hôpitaux et en réaménager d’autres, contribuant ainsi à élargir l’offre de services et à améliorer les soins aux patients dans des domaines prioritaires. Au cours des 10 prochaines années, la province a l’intention d’accorder plus de 20 milliards de dollars en subventions d’immobilisation aux hôpitaux. Ce montant inclut l’engagement annoncé dans le budget de 2017 d’approximativement 9 milliards de dollars pour appuyer la construction d’importants projets hospitaliers à travers la province. En outre, la province entend fournir aux patients des soins de haute qualité dans un milieu sûr et sanitaire en investissant 175 millions de dollars en 2017-2018 pour effectuer des travaux de réparation et de rénovation dans 131 hôpitaux cette année par l’entremise du Fonds pour le réaménagement de l’infrastructure du système de santé (FRISS).

Graphique 1.1 : Exemples d’hôpitaux construits et rénovés en 2017-2018

Graphique 1.1: Exemples d’hôpitaux construits et rénovés en 2017-2018
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Améliorer les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances

Environ 30 % des Ontariennes et des Ontariens présenteront un problème de santé mentale ou d’usage de substances psychotropes à un moment ou un autre de leur vie. Reconnaissant qu’il n’y a pas de santé sans la santé mentale, le gouvernement est déterminé à faire en sorte que toutes les personnes vivant avec une maladie mentale ou un problème lié à l’usage de substances psychotropes aient accès aux soins et aux soutiens de qualité dont ils ont besoin pour jouir d’une vie en santé, se rétablir et s’épanouir.

Dans le souci d’améliorer les services et les soins à l’intention de toute personne aux prises avec une maladie mentale ou des dépendances, et afin d’appuyer la transition entre les services destinés aux jeunes et ceux pour adultes, la province a collaboré avec le Conseil consultatif pour le leadership en santé mentale et en lutte contre les dépendances de l’Ontario à la mise en place de la Stratégie ontarienne globale de santé mentale et de lutte contre les dépendances.

Élargir les services de santé mentale à l’intention des enfants et des jeunes

Approximativement un enfant ou un jeune sur cinq en Ontario est aux prises avec un trouble de santé mentale, tandis que sept problèmes de santé mentale sur 10 font leur apparition pendant l’enfance ou l’adolescence. Si elles sont précoces, les interventions peuvent prévenir ou atténuer les difficultés qui peuvent être associées à la maladie mentale – itinérance, chômage ou emprisonnement – permettant aux personnes de vivre une vie saine et enrichissante dans leur milieu de vie.

Le gouvernement est résolu à mettre en place des démarches innovantes et intégrées pour dépister les problèmes de santé mentale et de dépendance et intervenir précocement chez les jeunes ou les jeunes adultes qui présentent ces troubles. À cet effet, la province élargit et améliore les services dispensés dans les centres de services intégrés pour les jeunes, où les jeunes de 12 à 25 ans peuvent recevoir des services sans rendez-vous de santé mentale et de lutte contre les dépendances, ainsi que d’autres services sociaux et de soutien à la santé et à l’emploi regroupés dans un guichet unique axé sur les jeunes.

Élargir les services de santé mentale destinés aux étudiants des collèges et des universités

L’Ontario reconnaît que les étudiants du palier postsecondaire ont besoin de soutiens et de services en matière de santé mentale, et que ces besoins vont continuer à croître. Un sondage mené en Ontario auprès de plus de 25 000 étudiants du palier postsecondaire a révélé une hausse de 50 % des cas d’anxiété et une augmentation de 47 % des cas de dépression entre 2013 et 20162. Pour faire en sorte que chaque étudiant de niveau collégial ou universitaire ait accès à des services et des soutiens en matière de santé mentale, quand et où ils en ont besoin, le gouvernement investit une enveloppe totale de 45 millions de dollars sur trois ans. Ce montant inclut le financement supplémentaire de 6 millions de dollars par année, annoncé dans le budget de 2017 et destiné à appuyer ou à élargir les services de santé mentale sur les campus.

Élargir l’accès à la psychothérapie financée par les deniers publics

Les formes légères à modérées d’anxiété et de dépression sont parmi les troubles de santé mentale les plus répandus. De concert avec Qualité des services de santé Ontario, le gouvernement a conclu que la psychothérapie structurée réduit les symptômes, contribue au rétablissement des patients et améliore leur qualité de vie.

Afin d’appuyer plus de 100 000 personnes atteintes d’anxiété ou de dépression, ou les deux, le gouvernement investit près de 73 millions de dollars sur trois ans, tel qu’annoncé dans le budget de 2017, pour élargir les programmes de psychothérapie structurée. Par suite de ces investissements, l’Ontario est la première province à fournir des services de psychothérapie structurée qui sont financés par les deniers publics. Ces services, qui incluent la thérapie individuelle et de groupe ainsi que des soutiens en ligne, seront dispensés par une gamme de professionnels réglementés de la santé mentale, notamment des psychologues, des physiothérapeutes, des travailleurs sociaux, des ergothérapeutes et du personnel infirmier.

Fournir plus de logements dotés de soutiens en matière de santé mentale

Selon certaines estimations, 25 % à 50 % des sans-abri vivent avec un problème de santé mentale. Les études montrent qu’un logement stable et doté de services de soutien est essentiel au maintien de la santé mentale et peut favoriser la participation à la vie communautaire. C’est pour cela que l’Ontario investit plus de 45 millions de dollars sur trois ans pour fournir jusqu’à 1 150 logements supplémentaires dotés de services de soutien à l’intention des personnes atteintes de graves problèmes de santé mentale et de dépendance.

Remédier à la crise des opioïdes

L’usage abusif d’opioïdes est la troisième cause de décès accidentels en Ontario. Soucieux de renforcer la coordination des mesures de lutte contre cette urgence sanitaire, le gouvernement a lancé une stratégie relative aux opioïdes, qui inclut l’établissement du Groupe d’intervention d’urgence face aux opioïdes. Le gouvernement a aussi annoncé qu’il avait l’intention de financer plusieurs sites d’injection supervisés.

L’Ontario investit 222 millions de dollars sur trois ans dans la lutte contre la crise des opioïdes pour fournir, entre autres, les soutiens suivants :

  • améliorer la gestion du sevrage et accélérer l’accès aux services visant les dépendances ainsi qu’aux aiguillages urgents à l’échelle communautaire vers des soins de santé intégrés de plus longue durée;
  • investissements immédiats pour aider les organismes communautaires de lutte contre les dépendances, notamment à recruter plus de travailleurs de première ligne pour dispenser les services suivants : counseling, gestion des cas et autres soutiens globaux;
  • créer des postes liés à la réduction des méfaits et aux interventions par des pairs pour faciliter la mise en rapport des personnes vulnérables avec les mesures de soutien nécessaires en matière de réduction des méfaits;
  • élargir la distribution gratuite des trousses de naloxone.

Favoriser l’accès aux soins de santé primaires

En Ontario, un nombre croissant de personnes sont atteintes de problèmes de santé complexes. L’Ontario continue à investir dans les équipes de soins primaires interprofessionnelles pour répondre à ces besoins complexes, et à ceux de l’ensemble de la population. Ces équipes sont composées de divers professionnels de la santé, dont des médecins, du personnel infirmier praticien, du personnel infirmier, des travailleurs en santé mentale, des pharmaciens, des physiothérapeutes et d’autres professionnels paramédicaux. Elles sont en mesure d’accélérer l’accès pour leurs patients aux bons soins par le bon fournisseur, ce qui améliore considérablement les résultats de santé des patients. L’accès en temps opportun aux soins de santé et la surveillance continue de l’état de santé du patient peut contribuer à diminuer la fréquence des visites inutiles aux urgences ou d’autres hospitalisations.

Le gouvernement reconnaît la valeur des services que ces équipes de soins primaires interprofessionnelles dispensent actuellement à plus de quatre millions de personnes à travers la province. L’Ontario investit 248,4 millions de dollars sur trois ans afin d’augmenter la capacité et d’accroître le nombre des équipes de soins primaires interprofessionnelles et, par conséquent, d’aider un plus grand nombre de personnes à travers la province à avoir accès à des soins de santé coordonnés. Pour l’heure, la population de l’Ontario est desservie par diverses équipes de santé : 82 maillons santé, soit des équipes locales de fournisseurs qui assurent la coordination des soins à l’intention de patients atteints de multiples affections complexes, surtout des personnes âgées; 184 équipes Santé familiale; 75 centres de santé communautaire; 25 cliniques dirigées par des infirmières et infirmiers praticiens; 10 centres d’accès aux services de santé pour les Autochtones.

Appuyer les soins de santé pour la population du Nord de l’Ontario

Plus de la moitié des habitants du Nord de l’Ontario vivent dans des localités qui comptent 2 500 personnes ou moins. Les collectivités du Nord méritent d’avoir le même accès aux soins de santé de qualité que les autres habitants de l’Ontario. Si les habitants doivent se déplacer pour les obtenir, la province contribue à couvrir ces dépenses dans le cadre du Programme de subventions aux résidents du Nord pour frais de transport à des fins médicales. Ce programme a reçu des demandes de la part de plus de 600 000 personnes au cours des trois dernières années. Dans le budget de 2017, la province a annoncé une bonification de ce programme à hauteur de 10 millions de dollars.

Voici des mesures mises en place par la province pour appuyer davantage les soins de santé à l’intention des habitants du Nord de l’Ontario :

  • depuis 2009, 526 nouveaux médecins ont obtenu leur diplôme de l’École de médecine du Nord de l’Ontario;
  • huit cliniques dirigées par des infirmières et infirmiers praticiens, 43 équipes de santé familiale, 11 centres de santé communautaire et six centres d’accès aux services de santé pour les Autochtones desservent tout le Nord de l’Ontario;
  • le financement des soins de santé du Nord de l’Ontario comprend 84,6 millions de dollars au titre des bureaux de santé publique et 76 millions de dollars au titre des services d’ambulances terrestres.

Soins de santé équitables pour les peuples autochtones

En 2016, la province a commencé la mise en oeuvre du Plan d’action pour la santé des Premières Nations doté d’un budget de près de 222 millions de dollars sur trois ans pour garantir aux peuples autochtones un accès à des soins de santé équitables et mieux adaptés sur le plan culturel. Si ce plan d’action vise particulièrement les Premières Nations du Nord de l’Ontario, une partie des fonds est néanmoins consacrée aux prestations de santé à l’intention des Autochtones du reste de la province, notamment les soins à domicile et en milieu communautaire, les soins primaires ainsi que la prévention et la gestion du diabète, à l’intérieur comme à l’extérieur des réserves.

Répondre aux besoins de santé de la communauté francophone

La province améliore l’accès aux services de santé de qualité qui sont dispensés en français, en favorisant la collaboration en matière de planification entre les réseaux locaux d’intégration des services de santé, les organismes francophones de planification de la santé et la collectivité, en améliorant la collecte et la surveillance des données, et en renforçant la reddition de comptes à l’égard de la prestation active de services de santé en français.

Depuis octobre 2017, un nouveau « carrefour de santé » à Limoges (Ontario), le Centre de santé communautaire de l’Estrie/Centre de santé de Limoges, offre des services intégrés pour la santé physique, la santé mentale et la santé communautaire, desservant la population des collectivités rurales des comtés de Stormont, Dundas, Glengarry, Prescott et Russell, qui sont majoritairement francophones. Visant particulièrement la prestation de soins préventifs de haute qualité, la promotion de la santé, les maladies chroniques, la santé mentale et les dépendances ainsi que l’éducation en matière de diabète, le Centre de santé dispense ces services en français et en anglais.

Appuyer les patients pris en charge à long terme

Les personnes âgées ayant des besoins complexes attribuables à leur déclin cognitif et physique, et à des affections comme la démence, nécessiteront un niveau plus élevé de soutien à mesure qu’elles vieillissent. Nombre de ces aînés auront besoin de soins continus et intensifs, qui sont prodigués, à l’heure actuelle, dans les foyers de soins de longue durée.

Reconnaissant qu’en raison du vieillissement de la population, la demande de soins de longue durée augmente, l’Ontario établira 5 000 lits de soins de longue durée d’ici 2022. À l’égard de ces lits, le gouvernement donnera la priorité aux personnes ayant les plus grands besoins ainsi qu’à celles qui sont hospitalisées, mais sur le point de quitter l’hôpital, et nécessitent un hébergement en foyer de soins de longue durée. La priorité sera aussi accordée aux nouveaux lits qui sont adaptés aux besoins culturels des patients, dont ceux d’origine autochtone. Au cours des dix prochaines années, le gouvernement créera plus de 30 000 lits de soins de longue durée afin de tenir compte des besoins croissants et changeants de la population vieillissante.

Les besoins des résidents de foyers de soins de longue durée deviennent aussi plus complexes. La province a donc décidé d’augmenter la moyenne provinciale du nombre d’heures de soins prodigués aux pensionnaires, pour la faire passer à quatre heures de soins directs par pensionnaire et par jour. Après la mise en oeuvre intégrale de cette mesure, les pensionnaires de centres de soins de longue durée à travers l’Ontario recevront 15 millions d’heures supplémentaires de soins infirmiers, de soutien à la personne et de thérapie.

D’autres discussions et une planification supplémentaire seront nécessaires pour déterminer la meilleure manière de doter en personnel les services à l’intention des résidents aux besoins divers et complexes. Le gouvernement a l’intention de rendre compte de l’issue de ces discussions dans le budget de 2018.

Tel qu’annoncé dans le budget de 2017, l’Ontario a aussi affecté un montant additionnel de 10 millions de dollars au Projet ontarien de soutien en cas de troubles du comportement afin de mieux répondre aux besoins des personnes âgées qui présentent des comportements difficiles et complexes en lien avec la démence ou d’autres troubles cognitifs. Dans le cadre de ce programme, des équipes spécialisées dépistent les facteurs qui peuvent déclencher l’agitation ou l’agressivité afin de mieux gérer ces comportements.

Élargir et renforcer les soins à domicile et en milieu communautaire

Afin de garantir que les patients quittant l’hôpital pour retourner à leur domicile ont une transition facile, le gouvernement investit un montant supplémentaire de 40 millions de dollars en 2017 afin d’aider les patients à recevoir des services post-hospitalisation et des soins communautaires à domicile qui leur seront dispensés par du personnel infirmier autorisé, des coordonnateurs de soins, des préposés aux services de soutien à la personne et d’autres fournisseurs de soins.

Depuis 2003, l’Ontario a plus que doublé le financement accordé aux soins à domicile et en milieu communautaire afin de réagir aux pressions démographiques exercées par le vieillissement de la population et pour aider davantage de gens à recevoir les soins nécessaires, à proximité de leur domicile et en milieu communautaire. En plus du financement en cours de plus de 5 milliards de dollars par année, le gouvernement a augmenté l’investissement dans les soins à domicile et en milieu communautaire d’environ 250 millions de dollars par année depuis 2013. Grâce à ces investissements, la population de l’Ontario a un meilleur accès aux soins infirmiers, aux services de soutien à la personne et aux soutiens à l’intention des proches aidants, lesquels sont prodigués chez eux ou à proximité de leur domicile.

Graphique 1.2 : Services de soins à domicile pour les patients et les fournisseurs de soins en 2017-2018

Graphique 1.2 : Services de soins à domicile pour les patients et les fournisseurs de soins en 2017-2018
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Appuyer les personnes atteintes de démence

On estime qu’approximativement 194 000 personnes en Ontario ont reçu un diagnostic de démence. Ce nombre devrait s’accroître pour passer à 206 000 personnes d’ici 2020 et à plus de 300 000 d’ici 2038. Les répercussions de la démence peuvent être profondes, non seulement pour les personnes atteintes de la maladie, mais aussi pour leur famille, leurs amis et leurs soignants.

En 2017, le gouvernement a lancé une nouvelle Stratégie en matière de démence dotée de 100 millions de dollars sur trois ans. Cette stratégie vise à garantir que toutes les personnes vivant avec une démence en Ontario, leur famille et leurs soignants obtiennent les soutiens, le financement et les outils en place afin de prendre des décisions éclairées sur les soins nécessaires et à garantir qu’elles sont traitées avec la dignité et le respect qui leur sont dus. À cet effet, le gouvernement prend, entre autres, les mesures suivantes :

  • fournir aux personnes atteintes de démence un accès aux soins de santé, aux soins à domicile et à d’autres mesures de soutien qui leur conviennent le mieux et le plus tôt possible après qu’un diagnostic a été posé, de sorte que ces personnes et leur famille puissent faire des projets et continuer à mener une vie enrichissante et active;
  • améliorer la formation et l’éducation en matière de soins liés à la démence pour les préposés aux services de soutien à la personne, les médecins, le personnel infirmier et d’autres intervenants de première ligne, afin que ces professionnels puissent contribuer à la coordination de services appropriés et conviviaux permettant aux gens de continuer à vivre chez eux et à participer à la vie communautaire;
  • accroître l’accès aux programmes de jour pour adultes et aux programmes en soirée pour les personnes atteintes de démence;
  • créer davantage de campagnes d’information afin de sensibiliser la population aux facteurs de risque de la démence et de réduire la stigmatisation entourant la maladie.

Soutien à l’intention des soignants

Les soignants s’occupant de personnes atteintes de démence, souvent des proches, des amis ou des voisins bénévoles, déclarent subir fréquemment un haut niveau de stress, manquer de sommeil et être déprimés. Les autres obligations des soignants, comme un emploi ou une jeune famille, peuvent aggraver le stress physique, affectif et financier qu’ils vivent.

L’Ontario prend des mesures pour faciliter la vie des soignants, dont voici des exemples :

  • nombre supplémentaire d’heures de soins et de transport à destination de programmes dispensés localement;
  • services améliorés de répit pour les aidants, à domicile ou toute la nuit, afin de permettre à ceux-ci de prendre une pause;
  • meilleure coordination des soins en renforçant les liens entre les fournisseurs de soins primaires, spécialisés et communautaires;
  • une proposition de formule simplifiée du crédit d’impôt de l’Ontario pour les aidants naturels;
  • au printemps 2018, inauguration d’un organisme ayant pour mandat de fournir du soutien et des ressources à travers la province, tout en constituant un point unique d’accès aux informations, aux ressources et aux services destinés à aider les soignants à s’acquitter de leur tâche.

Appuyer les soins de compassion en fin de vie

Dans le but de fournir à davantage de personnes et leur famille des soins palliatifs en fin de vie empreints de compassion, l’Ontario forge des partenariats avec les communautés locales afin d’établir des lits de soins palliatifs à travers la province. Dans le cadre d’un nouveau programme que le gouvernement a annoncé à l’automne 2017, les centres admissibles de soins palliatifs peuvent faire une demande de financement d’immobilisations, en complément des campagnes locales de financement, afin d’appuyer l’établissement ou l’agrandissement de maisons de soins palliatifs à travers l’Ontario. Ce financement contribuera aux coûts de construction ou de rénovation de centres pouvant accueillir plus de 190 lits qui, chaque année, permettront à plus de 2 000 clients supplémentaires d’être desservis plus près de leur domicile et de leur famille.

Les maisons de soins palliatifs dispensent des soins spécialisés dans un milieu rappelant le domicile, accordant aux familles et aux proches l’espace et les soins dont ils ont besoin pour se retrouver avec les êtres qui leur sont chers, à un des moments les plus difficiles de leur vie.

L’équité pour les aînés

À mesure que la génération du baby-boom avance en âge et que l’espérance de vie continue à augmenter, le nombre de personnes de plus de 65 ans doublera presque au cours des prochaines décennies en Ontario. En fait, la population des personnes âgées en Ontario et au Canada est plus importante que celle de leurs enfants pour la première fois de l’histoire.

Graphique 1.3 : Vieillissement de la population de l’Ontario, 1980-2040

Graphique 1.3 : Vieillissement de la population de l’Ontario, 1980-2040
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Les personnes âgées sont une population aussi diversifiée que les autres segments démographiques de l’Ontario, et leurs besoins évoluent à mesure qu’elles vieillissent. La moitié des aînés de l’Ontario affirment qu’ils auront besoin d’aide au cours des 5 à 10 prochaines années pour accéder à des services cruciaux, dont le transport, ainsi qu’à des solutions sécuritaires et abordables en matière de logement; presque la moitié de ces personnes s’inquiètent d’être isolées sur le plan social; plus du tiers ont de la difficulté à accéder à des renseignements sur les services communautaires destinés aux personnes âgées. Par ailleurs, avec l’âge, une personne est plus susceptible d’être frappée d’infirmité, son état de santé peut se dégrader et ses capacités fonctionnelles risquent de diminuer.

Les investissements effectués récemment par le gouvernement dans les soins de longue durée ainsi que les soins à domicile et en milieu communautaire, et les soutiens destinés aux personnes atteintes de démence ou nécessitant des soins de compassion prodigués en fin de vie, reflètent ces défis démographiques et besoins variés.

Vieillir en confiance : le Plan d’action de l’Ontario pour les personnes âgées

L’Ontario a pris l’engagement d’aider les personnes âgées à vieillir en toute sérénité et avec confiance, en reconnaissant leur diversité et en leur offrant des choix, à la faveur de plusieurs initiatives.

C’est pourquoi le gouvernement a lancé Vieillir avec confiance : un plan d’action pour les personnes âgées, un engagement permanent à l’égard des personnes âgées qui s’ajoute aux initiatives concluantes lancées en 2013 dans le cadre du Plan d’action de l’Ontario pour les personnes âgées. Ce plan est destiné à aider les aînés à demeurer autonomes, en santé, actifs, en sécurité et intégrés sur le plan social.

Appuyer toutes les personnes âgées, quels que soient leurs besoins

L’Ontario met en place plusieurs initiatives dans le but d’appuyer toutes les personnes âgées, dont les suivantes :

  • amélioration des moyens de transport communautaire dans les collectivités mal desservies pour que les personnes âgées puissent accéder aux services et aux soutiens dont elles ont besoin;
  • un nouveau site Web convivial à guichet unique et une ligne téléphonique ouverte 24 h sur 24, dispensant des renseignements en plus de 150 langues à propos des services du gouvernement et des mesures de soutien à l’intention des personnes âgées;
  • tolérance zéro à l’égard des mauvais traitements envers les aînés en renforçant les mesures de prévention, la sensibilisation et les interventions;
  • à compter de l’automne 2018, immunisation gratuite contre la grippe avec un vaccin à dose élevée qui est plus efficace pour les personnes plus âgées.

Aider les personnes âgées à vivre de manière autonome dans la communauté

L’Ontario aide les personnes âgées à demeurer actives, en santé et socialement intégrées en prenant les initiatives suivantes :

  • 40 nouveaux centres communautaires de vie active qui offriront une vaste gamme de programmes sociaux, récréatifs et de santé. Le nombre total de ces centres passera à plus de 300 à l’échelle de la province.
  • projet spécial visant à mettre en rapport des jeunes bénévoles et des aînés pour les aider à mieux comprendre la technologie;
  • élargissement du Programme de subventions aux projets communautaires pour l’inclusion des personnes âgées qui financera un plus grand nombre de projets communautaires novateurs permettant aux personnes âgées de demeurer actives, en santé et investies dans la vie communautaire.

Aider les personnes âgées qui ont besoin de soutiens supplémentaires à domicile

Pour les personnes âgées qui pourraient avoir besoin de soutiens afin de continuer à vivre en sécurité et de manière autonome à la maison, la province fournira ce qui suit :

  • un accès accru tant aux soins de santé de qualité qu’aux soins gériatriques dispensés à domicile;
  • élargissement des soins à domicile grâce à environ 2,6 millions d’heures pour prodiguer, entre autres, des services de soutien à la personne, des soins infirmiers, des services de physiothérapie et d’orthophonie, et des services de relève à l’intention des fournisseurs de soins;
  • soutiens supplémentaires pour les communautés de retraités naturels, comme les immeubles d’appartements ou les complexes résidentiels, qui amélioreront l’accès des aînés aux soins coordonnés à domicile en fonction des besoins locaux;
  • un nouvel organisme dispensant aux soignants des soutiens et des ressources facilement accessibles.

Aider les personnes âgées qui ont besoin de soutiens intensifs

Les personnes âgées ayant des besoins complexes, en raison de leur déclin sur le plan cognitif et physique, ont besoin de soutiens permanents et intensifs à mesure qu’elles avancent en âge. La province leur fournira les soutiens suivants :

  • moderniser les foyers de soins de longue durée en réaménageant plus de 30 000 lits de soins de longue durée dans plus de 300 foyers de soins de longue durée d’ici 2025;
  • créer 5 000 lits de longue durée d’ici 2022, à titre de première étape vers la création de plus de 30 000 lits au cours des dix prochaines années;
  • réaliser des travaux de planification sur les méthodes visant à majorer la moyenne provinciale du nombre d’heures de soins directs dispensés par jour et par pensionnaire, pour la faire passer à 4 heures après la mise en oeuvre intégrale de cette mesure;
  • élargir les soins palliatifs et les prestations de compassion prodiguées en fin de vie;

Soutenir les familles ayant des enfants

Il est essentiel d’investir dans la santé, le bien-être et l’éducation des enfants pour leur donner le meilleur départ possible dans la vie. À cette fin, le gouvernement effectue des investissements cruciaux pour soutenir l’équité envers les familles de l’Ontario.

Pour les familles, il est indispensable d’avoir des services de garde d’enfants abordables et de qualité. Les parents ont besoin de la tranquillité d’esprit que leur procure l’offre de services de garde près de chez eux et à un prix abordable. Pourtant, un trop grand nombre de ménages soit n’ont pas accès à ces services, soit ne peuvent se les permettre ou encore font face à de longues listes d’attente. L’Ontario est déterminé à faire en sorte que les moyens financiers des familles ne soient pas l’assise sur laquelle repose l’accès à des services fiables de garde d’enfants.

Les parents ne devraient jamais être forcés de choisir entre payer les médicaments sur ordonnance de leurs enfants et acheter le nécessaire vital. Le gouvernement demeure résolu à fournir un accès équitable aux soins de santé pour l’ensemble de la population de l’Ontario, ce qui inclut éliminer les obstacles financiers pour les personnes qui n’ont pas les moyens de se procurer des médicaments sur ordonnance.

Le gouvernement s’engage aussi à dispenser à tous les étudiants la meilleure éducation possible, à l’aide des meilleurs soutiens qui soient, afin d’améliorer le bien-être de tous les élèves, de veiller à leur équité et de les aider à obtenir des résultats encore meilleurs.

Rendre les services de garde d’enfants plus accessibles et plus abordables

La province aide 100 000 enfants de plus à profiter de services de garde agréés et vise à offrir l’accès universel à ces services aux familles ontariennes. En 2017-2018, l’Ontario a dégagé 200 millions de dollars, ce qui a permis à 24 000 autres enfants, jusqu’à l’âge de 4 ans, de bénéficier de services de garde agréés. Cette mesure a notamment contribué à créer 16 000 places subventionnées pour les enfants jusqu’à l’âge de quatre ans, ce qui aura pour effet de réduire les listes d’attente pour les familles à revenu faible et moyen.

L’Ontario continue de collaborer avec ses partenaires autochtones dans le but de fournir des programmes pertinents sur le plan culturel pour les enfants et les familles, et des places dans des services de garde agréés. Il s’agit notamment d’augmenter le nombre de places dans les garderies hors réserve et d’élargir cinq programmes existants s’adressant aux enfants et aux familles sur les réserves.

Proposer plus de programmes avant et après l’école

Dans la plupart des cas, les horaires des parents et des aidants naturels ne correspondent pas à celui de la journée scolaire, d’où la nécessité d’avoir des programmes avant et après l’école. Reconnaissant ce besoin, le gouvernement s’engage à ce que les enfants jusqu’à l’âge de douze ans aient accès à des programmes sécuritaires et de qualité.

Assurance-santé Plus : Assurer l’équité pour les parents, les enfants et les jeunes

À compter du 1er janvier 2018, le gouvernement lancera Assurance-santé Plus : Assurance-médicaments pour les enfants et les jeunes, ce qui fera de l’Ontario la première province au Canada à offrir l’assurance-médicaments à toutes les personnes de moins de 25 ans, sans égard au revenu familial.

Pour plus de quatre millions d’enfants et de jeunes, il suffira de présenter leur numéro de carte Santé et une ordonnance afin d’obtenir gratuitement des médicaments sur ordonnance. Ils auront ainsi accès à plus de 4 400 médicaments figurant actuellement au Programme de médicaments de l’Ontario, comme les antibiotiques pour traiter les infections, les inhalateurs contre l’asthme, les insulines, les autres antidiabétiques, ainsi que certains remèdes pour le traitement du cancer et les maladies rares.

Améliorer le mieux-être et le rendement des jeunes

L’Ontario continue de déployer des efforts soutenus pour assurer l’excellence du système d’éducation, et il reste du travail à faire pour que tous les élèves réussissent. Les enfants qui entretiennent des relations solides et qui ont une image positive d’eux-mêmes sont mieux à même de réaliser leur plein potentiel. C’est pourquoi le gouvernement mettra davantage l’accent sur le mieux-être des élèves et des jeunes.

Mettre l’accent sur le bien-être

L’Ontario s’engage à offrir des programmes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la salle de classe pour favoriser le bien-être des élèves. Ainsi, le budget de 2017 prévoyait un investissement de 49 millions de dollars sur trois ans pour l’élaboration et le renforcement des programmes visant à améliorer le développement cognitif, affectif, social et physique des élèves. En septembre 2017, la province a annoncé l’octroi de fonds pour les nouveaux programmes et les programmes élargis qui suivent :

  • le transport actif, notamment les autobus scolaires pédestres et les programmes encourageant le vélo comme moyen de transport pour se rendre à l’école, qui favorisent les occasions d’activités physiques pour les élèves;
  • le financement doublé pour les conseils scolaires qui soutiennent les priorités en matière de bien-être, notamment les programmes de petit-déjeuner, la prévention de l’intimidation, les activités récréatives et le perfectionnement professionnel du personnel;
  • le financement accru accordé à l’Équipe d’appui pour la santé mentale dans les écoles, un groupe provincial qui fournit du leadership, des ressources et d’autres soutiens dans le but d’aider les conseils scolaires à promouvoir la santé mentale et le bien-être des élèves partout en Ontario.

Aider les élèves à réussir

L’Ontario renouvelle ses programmes d’enseignement afin d’améliorer la réussite des élèves dans les compétences de base et d’accroître l’importance accordée aux compétences de vie transférables. Par ailleurs, la province passera en revue les pratiques d’évaluation, faisant en sorte qu’elles soient pertinentes sur le plan culturel, mesurent un plus vaste éventail d’apprentissages et prennent mieux en compte le bien-être des élèves et l’équité envers eux. Pour mieux communiquer les résultats des élèves à leurs parents, de nouveaux bulletins scolaires sont en voie d’élaboration; ils seront mis en circulation dès la rentrée prochaine.

Assurer l’équité et l’inclusion

L’Ontario rend le système d’éducation plus équitable et plus inclusif pour tous les élèves en cernant et en éliminant les obstacles systémiques ainsi qu’en offrant de meilleurs soutiens aux jeunes dans le choix de leurs cheminements. La province s’est engagée à verser plus de 7 millions de dollars en 2017-2018 pour la mise en oeuvre du Plan d'action ontarien pour l'équité en matière d'éducation, la feuille de route dont elle s’est dotée pour cerner et éliminer les pratiques discriminatoires et systémiques ainsi que les obstacles et les préjugés dans les écoles et les salles de classe.

Voici certains des champs d’action clés :

  • adopter une nouvelle approche pour la 9e année, qui permettra aux élèves de mieux explorer les cheminements possibles vers le travail, la formation en apprentissage, le collège ou l’université;
  • repérer et aplanir les inégalités dans les taux de suspension, d’expulsion et d’exclusion parmi certains groupes;
  • assurer que les pratiques dans les écoles et les salles de classe tiennent compte de la diversité des élèves et du personnel de manière à ce qu’elles cadrent avec les besoins et les réalités de tous les élèves;
  • veiller à ce que la diversité des élèves se reflète dans celle du corps enseignant, du personnel administratif et des leaders du système scolaire en Ontario grâce au mode de recrutement, d’embauche et de promotion du personnel enseignant et de direction dans les écoles et le système scolaire.

Aider les parents et les enfants par l’amélioration des soutiens aux autistes dans les écoles

L’Ontario a considérablement élargi la gamme de soutiens spécialisés fournis en milieu scolaire aux élèves atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA), notamment : plus de 30 000 éducatrices et éducateurs ont suivi une formation spécialisée sur les méthodes d’analyse comportementale appliquée afin de soutenir les élèves atteints de TSA, des équipes dédiées ont été établies pour faciliter la transition des enfants atteints de TSA qui reçoivent des soutiens intensifs pour passer des services communautaires à l’école à temps plein, et de nouveaux programmes de développement des compétences sont dispensés après l’école. Grâce à ces investissements, le nombre d’élèves atteints de TSA qui suivent des cours au palier postsecondaire a quadruplé depuis 2009. Toutefois, il reste encore beaucoup à faire au chapitre des soutiens à l’égard des élèves, des familles et des éducateurs.

C’est pourquoi l’Ontario améliore les soutiens dispensés aux élèves en milieu scolaire en lançant un projet pilote qui se déroulera au cours de l’année scolaire 2017-2018. Ce projet, qui sera mené dans 18 conseils scolaires, vise à améliorer l’expérience des enfants et de leur famille. Le projet comporte aussi un volet formation et expertise professionnelle qui favorisera l’amélioration de la capacité des équipes scolaires à offrir du soutien spécialisé aux élèves atteints de TSA.

Améliorer l’accès aux services à l’intention des enfants ayant des besoins particuliers

L’Ontario s’emploie à mettre sur pied des services et des soutiens pour aider les enfants et les jeunes ayant des besoins particuliers à obtenir des services, au moment de leur passage à l’âge adulte, de façon efficace et rapide. Cette année, la province a annoncé un investissement pouvant atteindre 31 millions de dollars pour soutenir la construction de nouvelles installations au centre pour enfants Grandview dans la région de Durham. Ce nouvel aménagement permettra de créer des espaces de traitement, de réduire les listes d’attente et de favoriser et d’accélérer l’accès des familles aux soins dont elles ont besoin. La province soutient 21 centres de traitement pour enfants et aide plus de 76 000 enfants et jeunes à recevoir des services de réadaptation, comme des services de physiothérapie, d’ergothérapie et d’orthophonie.

Soutenir l’éducation dans les collectivités rurales et du Nord de l’Ontario

D’avril à juin 2017, le gouvernement a tenu des consultations auprès des élèves, parents, éducatrices et éducateurs et collectivités sur la manière de renforcer le système d’éducation dans les collectivités rurales et du Nord de l’Ontario. Le gouvernement a immédiatement réagi en étoffant les soutiens clés, notamment par la création du Fonds pour l’éducation en milieu rural et dans le Nord, doté de 20 millions de dollars. Ce fonds subventionnera les améliorations suivantes : l’immersion en français, l’éducation des arts et les conseils d’orientation des élèves, l’accès à l’enseignement en ajoutant des moyens de transport, comme le transport par autobus scolaire à des heures tardives, ainsi que l’apprentissage électronique mobile à l’aide de tablettes ou du Wi-Fi.

De plus, le gouvernement réforme le processus utilisé par les conseils scolaires pour procéder à l’examen des écoles en vue de fermetures éventuelles, ce qui permettra d’élargir le processus d’engagement collectif. Il fournira un financement additionnel de 1,2 million de dollars pour encourager les conseils scolaires à partager des installations scolaires et permettre aux partenaires communautaires de les utiliser afin de maintenir une présence dans les collectivités. Pour de plus amples renseignements sur les carrefours communautaires, voir le chapitre II, Créer des débouchés pour tous.

Investir dans l’infrastructure de l’éducation

L’Ontario investit quelque 16 milliards de dollars sur dix ans, à l’échelle de la province, en subventions pour bâtir de nouvelles écoles et rénover les écoles existantes pour permettre d’offrir des programmes de haute qualité et d’améliorer les résultats et le bien-être des élèves. Ces investissements dans les immobilisations sont essentiels pour répondre à la croissance des effectifs, rénover les écoles en mauvais état et veiller à ce que les élèves de toute la province aient un accès équitable à une infrastructure d’enseignement de qualité.

En septembre, les élèves de plus de 50 écoles ont repris les cours dans des locaux neufs ou rénovés à travers la province. Ces investissements fourniront aux élèves un environnement plus propice à leur apprentissage et à leur croissance dès cette année scolaire et à l’avenir.

Graphique 1.4 : Exemples d’écoles qui ouvriront ou seront en construction en 2017-2018

Graphique 1.4 : Exemples d’écoles qui ouvriront ou seront en construction en 2017-2018
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Une meilleure façon d’avancer : l’engagement pris par l’Ontario pour lutter contre le racisme systémique

Mettre en oeuvre le Plan ontarien d’action pour les jeunes noirs

En mars 2017, le gouvernement a mis en oeuvre le Plan ontarien d’action pour les jeunes noirs, le premier du genre au Canada, pour soutenir plus de 10 000 enfants et jeunes noirs et leur famille. Dans le cadre de ce plan, la province a annoncé la création de programmes axés sur la culture visant les enfants et les jeunes noirs. Ces programmes leur fourniront des possibilités de mentorat et de carrière et leur permettront d’acquérir les compétences nécessaires pour réussir à l’école et dans le monde du travail. De nouveaux itinéraires seront aussi créés dans les domaines des sciences, de la technologie, du génie et des mathématiques (STGM). Le plan soutiendra jusqu’à 30 programmes de mentorat et de formation qui sont élaborés de concert avec les partenaires communautaires et les entreprises dans les collectivités prioritaires, notamment la région du grand Toronto et de Hamilton, Ottawa et Windsor.

Aider les étudiantes et les étudiants

L’équité pour les étudiantes et étudiants du palier postsecondaire

L’accès aux études postsecondaires ne devrait pas être fonction de la capacité à payer, mais plutôt de la volonté d’apprendre. Il importe que tous ceux et celles qui veulent poursuivre des études supérieures puissent y parvenir sans trop s’endetter. C’est pourquoi l’Ontario abaisse les obstacles financiers pour les étudiantes et étudiants de la province issus de familles à revenu faible et moyen.

Cette année, plus de 210 000 étudiantes et étudiants de l’Ontario profiteront de la gratuité des frais de scolarité moyens et de nombreux autres paieront des frais réduits. La plupart des étudiantes et des étudiants de l’Ontario reçoivent plus d’aide que ce à quoi ils étaient admissibles auparavant.

Jusqu’ici, dans l’année scolaire 2017-2018, comparativement à pareille date dans l’année scolaire 2016-2017 :

  • le nombre total de bourses du RAFEO a augmenté de presque 20 %;
  • le nombre de boursiers à faible revenu du RAFEO a augmenté d’environ 20 %;
  • le nombre de boursiers du RAFEO qui s’identifient comme Autochtones a augmenté de 35 %;
  • le nombre d’étudiants adultes qui reçoivent une bourse du RAFEO a augmenté de 32 %.

Pour de plus amples renseignements sur les modifications au RAFEO, voir le chapitre II, Créer des débouchés pour tous.

L’équité pour les travailleurs

Ces trois dernières années, l’économie ontarienne a poursuivi son expansion, des emplois ont été créés, les revenus ont augmenté et le taux de chômage a baissé pour s’établir à 5,9 % en octobre. Cependant, tout le monde ne profite pas de la situation. Le monde du travail a changé et certains travailleurs sont aux prises avec de faibles salaires, des heures irrégulières, peu d’avantages sociaux ou peu de protection. Certains ont de la difficulté à pourvoir aux besoins de leur famille en travaillant à temps partiel, à contrat ou au salaire minimum.

Le gouvernement a déposé la Loi de 2017 pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois qui prend appui sur l’engagement énoncé dans le budget de 2017 de moderniser les lois de l’Ontario sur l’emploi et le travail afin d’aider à protéger les employés, à rendre les lieux de travail plus équitables et à soutenir de meilleurs emplois. Si elle était adoptée, cette loi :

  • ferait passer le salaire horaire minimum à 14 $ le 1er janvier 2018 et à 15 $ le 1er janvier 2019, ce qui assurerait une augmentation salariale à des centaines de milliers de travailleurs;
  • ferait en sorte que les travailleurs à temps partiel touchent le même taux horaire que les travailleurs à temps plein;
  • établirait que tous les travailleurs ont droit à des congés de maladie payés;
  • ferait en sorte que tous les employés aient droit à 10 jours de congé d’urgence personnelle par année;
  • assurerait au moins trois semaines de vacances après cinq ans de travail chez le même employeur;
  • renforcerait la mise en application des lois régissant le travail.

Le gouvernement reconnaît que ces avantages sociaux importants s’accompagnent aussi de certains coûts. Il est déterminé à collaborer avec ses partenaires de prestation de services, comme ceux qui oeuvrent dans le secteur parapublic et le secteur à but non lucratif, afin de s’assurer qu’ils gèrent bien la transition menant au 1er janvier 2018 et après cette date.

Renforcer et actualiser la sécurité de la retraite

Puisque les deux tiers des travailleurs ontariens ne bénéficient pas d’un régime de retraite d’employeur et que de nombreuses familles s’inquiètent de la façon dont elles pourront maintenir leur niveau de vie à la retraite, le renforcement et l’actualisation de la sécurité de la retraite continuent d’être un objectif prioritaire du gouvernement. En outre, les réalités économiques actuelles exercent des pressions sur les promoteurs de régimes de retraite à prestations déterminées, d’où la nécessité de se pencher sur la viabilité et la sécurité des prestations des régimes.

Pour actualiser et renforcer la sécurité de la retraite, l’Ontario entreprend des transformations en prenant notamment les initiatives suivantes :

  • Le leadership de l’Ontario à l’égard de la conception et de la mise en oeuvre du Régime de retraite de la province de l’Ontario a été déterminant pour l’aboutissement de l’entente historique relative à la bonification du Régime de pensions du Canada (RPC). Cette bonification, une fois qu’elle sera mise en oeuvre intégralement, améliorera la sécurité de la retraite et la qualité de vie future de nombreux travailleurs actuels, particulièrement ceux qui ne bénéficient pas d’un régime de retraite d’employeur, en leur permettant d’obtenir une augmentation significative permanente de leur revenu de retraite. Par exemple, grâce à la bonification, des personnes touchant un revenu annuel de 40 000 $ pendant leur carrière cotiseront seulement 1 $ de plus par jour, mais recevront 3 222 $ de plus par année à la retraite. Les nouvelles prestations seront indexées annuellement pour aider les personnes retraitées à faire face aux hausses du coût de la vie.
  • L’Ontario a annoncé un nouveau cadre pour les régimes de retraite à prestations déterminées qui englobe certaines mesures visant à protéger les prestations de retraite des travailleurs tout en permettant aux entreprises de prendre de l’expansion et d’être plus concurrentielles. Par ailleurs, un cadre pour les régimes de retraite interentreprises à prestations cibles a été annoncé pour assurer la pérennité de ces régimes.

En outre, le gouvernement envisage de nouvelles approches pour aider les personnes retraitées à puiser dans leurs économies de façon efficace et efficiente pour qu’elles en aient pendant toute leur retraite.

Amélioration du système de sécurité du revenu et mise en oeuvre de solutions communautaires pour réduire la pauvreté

Dans le cadre de ses efforts pour édifier un Ontario plus juste, le gouvernement est déterminé à offrir des services sociaux efficaces et à s’assurer que tout le monde profite de la croissance économique de la province.

Lancement d’un projet pilote portant sur le revenu de base

Un large éventail d’études montrent que vivre dans la pauvreté et occuper un emploi précaire peuvent avoir des incidences négatives sur la santé et le bien-être de la personne et de la famille. Afin de mettre au point des méthodes fondées sur des données probantes pour soutenir les personnes à faible revenu dans un contexte économique changeant, la province a instauré, au printemps 2017, un projet pilote d’une durée de trois ans portant sur le revenu de base.

Ce projet cherche à vérifier si un revenu de base serait un moyen plus simple et plus efficace d’offrir un soutien au revenu, tout en améliorant la sécurité alimentaire, la stabilité du logement, la santé physique et mentale ainsi que l’accès aux soins de santé. On veut aussi connaître les effets d’un revenu de base sur la participation aux études et à l’emploi.

Afin de tenir compte de la diversité des collectivités ontariennes, on a choisi trois endroits représentatifs des profils socioéconomique et démographique de la province.

Depuis le lancement du projet pilote, plus de 500 participants à Hamilton, dans la région de Brantford et du comté de Brant, à Thunder Bay et dans les environs, ainsi qu’à Lindsay ont commencé à recevoir un revenu de base. Le traitement des demandes se poursuit.

On poursuivra le dialogue avec les Premières Nations et les organismes autochtones provinciaux et territoriaux en vue de la mise sur pied d’un projet pilote portant sur le revenu de base pour les Premières Nations.

Bonification des prestations d’aide sociale

Les programmes d’aide sociale de l’Ontario constituent un volet important du système de sécurité du revenu. Depuis 2013, le gouvernement a apporté des améliorations au programme Ontario au travail et au Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, notamment la majoration des taux, particulièrement pour les personnes ayant les plus faibles revenus et celles qui vivent dans les communautés éloignées et du Nord où les coûts sont plus élevés. D’autres améliorations ont été apportées, comme en témoignent les mesures suivantes :

  • faire en sorte que les familles monoparentales profitent pleinement des pensions alimentaires pour enfants qu’elles peuvent recevoir, en plus de l’aide sociale;
  • majorer l’exemption du revenu pour les cadeaux en espèces afin de reconnaître que les gens peuvent aussi compter sur le soutien de membres de leur famille ou d’amis;
  • hausser les plafonds de l’avoir afin que les particuliers puissent éviter d’épuiser leur avoir avant d’obtenir de l’aide.

Faisant fond sur ces progrès, le gouvernement a pris l’engagement, dans le budget de 2017, d’investir plus de 480 millions de dollars sur quatre ans afin de bonifier encore davantage les prestations. Ce financement contribuera à offrir un meilleur soutien à plus de 900 000 Ontariennes et Ontariens dans toute la province.

En outre, l’Ontario a reçu le rapport intitulé Sécurité du revenu : Feuille de route pour le changement rédigé par le Groupe de travail sur la réforme en matière de sécurité du revenu. Le gouvernement est en train d’examiner le rapport qui servira, tout comme les commentaires du public, à orienter les décisions portant sur la réforme pluriannuelle de la sécurité du revenu.

Mise en oeuvre de solutions communautaires grâce au Fonds pour les initiatives locales de réduction de la pauvreté

Des recherches ont démontré que la sécurité alimentaire améliore la santé mentale, réduit les risques de maladies chroniques et diminue globalement les dépenses en soins de santé. Avec un investissement de plus de 16 millions de dollars, l’Ontario soutient 48 projets communautaires additionnels dans le cadre de la troisième phase du Fonds pour les initiatives locales de réduction de la pauvreté. Ce fonds, dont la création a été annoncée cette année, soutient 14 programmes qui renforceront la sécurité alimentaire tout en améliorant les moyens de subsistance et en favorisant l’inclusion sociale. Ces projets reposent sur des partenariats communautaires locaux, ce qui aidera les communautés à élaborer de meilleures solutions pour accroître la sécurité alimentaire, réduire la pauvreté infantile et l’itinérance, ainsi qu’aider les gens à se préparer aux occasions d’emploi.

Amélioration de l’abordabilité du logement

Mise en oeuvre du Plan pour le logement équitable

Le gouvernement s’efforce de rendre l’achat ou la location d’un logement plus abordable pour la population de l’Ontario.

Bien que la hausse des prix des logements découle de la vigueur de l’économie et procure un avantage net aux propriétaires, elle crée des inégalités et pose un problème d’abordabilité pour les personnes et les familles qui essaient d’acheter une habitation ou sont à la recherche d’un logement locatif.

Réagissant à ces défis, le gouvernement a annoncé, le 20 avril 2017, l’instauration du Plan de l’Ontario pour le logement équitable, un vaste train de mesures visant à aider plus de gens à trouver un logement abordable, à augmenter l’offre, à protéger les acheteurs et les locataires, et à stabiliser le marché immobilier.

Selon les données les plus récentes, le marché du logement se stabilise et les mesures du Plan pour le logement équitable commencent à avoir l’effet voulu, soit rendre le logement plus abordable.

Après avoir atteint un sommet en mars, le prix moyen des logements revendus et le nombre de reventes de logements en Ontario ont diminué pendant quelques mois, puis se sont stabilisés peu de temps après. Le prix moyen des logements revendus en Ontario s’établissait à 556 000 $ en septembre 2017, par rapport à 642 000 $ en mars. Pour de plus amples détails, se reporter à la section B du chapitre III, Perspectives économiques.

Graphique 1.5 : Marché de la revente de logements en Ontario

Graphique 1.5 : Marché de la revente de logements en Ontario
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Description accessible du graphique 1.5

Le vaste train de mesures annoncées dans le Plan pour le logement équitable comprend, entre autres :

  • l’instauration de l’impôt sur la spéculation pour les non-résidents afin d’aider à rendre le logement plus abordable dans la région élargie du Golden Horseshoe;
  • l’élargissement du contrôle des loyers à tous les logements locatifs sur le marché privé, et ce, à l’échelle de la province, afin de protéger les locataires contre les hausses de loyer inéquitables.
  • l’amélioration de l’équité de l’imposition foncière applicable aux immeubles d’habitation à usage locatif;
  • la collaboration avec les municipalités et les intervenants afin de doter celles-ci d’outils additionnels pour accroître l’offre de logements, y compris de nouveaux projets de logements locatifs;
  • la mise à profit des biens-fonds provinciaux excédentaires pour créer plus de 2 000 logements locatifs en combinant logements à la valeur du marché et logements abordables;
  • la mise à jour du Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe 2017, avec de nouvelles exigences pour la densification, les cibles de densité et la mixité des logements afin de soutenir l’offre de logements, de manière à répondre aux besoins des personnes de tous les âges;
  • le renforcement de la protection des consommateurs, par l’amélioration des pratiques immobilières.

Dans le cadre du Plan pour le logement équitable, le gouvernement a aussi mis sur pied des forums pour cerner des occasions de traiter de questions cruciales relativement à l’offre de logements, entre autres :

  • un groupe de facilitation en matière de logement – qui travaille avec les promoteurs et les municipalités afin de réduire les tracasseries administratives et d’accélérer la réalisation de projets immobiliers particuliers;
  • une table ronde sur l’approbation des demandes d’aménagement – à laquelle participent des cadres supérieurs représentant les promoteurs et le secteur municipal afin de cerner des occasions de soutenir la création de plus de logements, de préparer un plan d’action3 axé sur la modernisation et la simplification des processus d’approbation dans le secteur résidentiel, d’élaborer du nouveau matériel d’orientation et d’encourager un meilleur partage de données communes et normalisées dans le domaine du logement;
  • un forum sur le logement – qui collabore avec des partenaires dans le domaine du logement afin d’évaluer les répercussions du Plan pour le logement équitable et de discuter de toute autre mesure additionnelle possible.

Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables

Mettre en oeuvre la plus importante réduction des tarifs d’électricité de l’histoire de l’Ontario

L’électricité fait partie intégrante de la vie quotidienne. Après des années d’investissements insuffisants, il a fallu apporter d’importantes améliorations au système. Depuis 2003, près de 70 milliards de dollars ont été investis dans l’infrastructure d’électricité à l’échelle de la province pour veiller à ce que les personnes et les entreprises profitent d’un réseau plus propre, plus moderne et plus fiable.

L’indispensable reconstruction d’un réseau d’électricité vieillissant a entraîné une augmentation rapide des tarifs pour les particuliers et les entreprises partout en Ontario. Le gouvernement a reconnu que les consommateurs actuels ne devraient pas avoir à assumer une part disproportionnée des investissements qui procureront des avantages pendant des décennies.

Ainsi, le gouvernement a annoncé, en mars 2017, la création du Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables. Une partie du rajustement global, qui aide à payer les investissements dans l’approvisionnement et la conservation, est refinancée et le recouvrement des coûts auprès des utilisateurs sera échelonné sur une plus longue période. L’échelonnement du refinancement et le recouvrement des coûts auprès des utilisateurs futurs, sur une plus longue période, tiennent compte du plus long cycle de vie prévu des installations en place et permettent d’obtenir sur-le-champ un allégement considérable des tarifs, aidant ainsi à assurer l’équité intergénérationnelle.

La réduction moyenne de 25 % de la facture d’électricité découle aussi d’un certain nombre d’autres éléments, qui sont financés par le gouvernement, notamment : le rabais de 8 % des factures d’électricité, équivalant à la portion provinciale de la taxe de vente harmonisée (TVH), qui est entré en vigueur le 1er janvier 2017; l’élimination de la facture d’électricité des consommateurs du coût du Programme ontarien d’aide relative aux frais d’électricité et de la plupart des coûts du Programme de protection des tarifs dans les régions rurales ou éloignées.

Au 1er juillet 2017, les factures d’électricité des ménages admissibles ont été réduites de 25 % en moyenne, soit d’environ 41 $ par mois. Environ un demi-million de petites entreprises et d’exploitants agricoles admissibles bénéficient aussi de ce plan. Dans le cadre du plan, les hausses de tarifs sur quatre ans seront limitées au taux d’inflation. Même si les tarifs augmenteront graduellement au fil du temps, le gouvernement demeure résolu à éviter toute hausse abrupte.

En raison de plusieurs initiatives mises en oeuvre par le gouvernement – y compris le Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables, l’initiative de renouvellement du marché prise par la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité ainsi que d’autres mesures d’amélioration de l’efficience et de la productivité –, le Plan énergétique à long terme (PELT) de l’Ontario pour 2017 prévoit que les factures d’électricité des consommateurs résidentiels seront plus basses que prévu.

Graphique 1.6 : Perspective du prix de l’électricité – Consommateurs résidentiels

Graphique 1.6 : Perspective du prix de l’électricité – Consommateurs résidentiels
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Description accessible du graphique 1.6

Fournir un soutien supplémentaire dans le cadre du Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables

Les Ontariennes et Ontariens à faible revenu et ceux qui habitent dans des régions rurales ou éloignées admissibles bénéficient de réductions encore plus importantes, d’un pourcentage pouvant aller de 40 % à 50 %. Les clients résidentiels des Premières Nations vivant dans une réserve et faisant affaire avec des détaillants titulaires d’un permis reçoivent un crédit de 100 % des frais de livraison figurant sur leur facture.

En outre, en octobre 2017, la province a annoncé la mise en oeuvre du Fonds pour des frais abordables, doté de 100 millions de dollars, afin d’aider les personnes qui ne sont pas admissibles à des programmes d’économie d’énergie pour les personnes à faible revenu et qui, sans soutien, seront incapables d’améliorer leur efficacité énergétique.

Graphique 1.7 : Soutien supplémentaire offert par l’entremise du Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables

Graphique 1.7 : Soutien supplémentaire offert par l’entremise du Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables
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Description accessible du graphique 1.7

L’équité du système de justice

Le gouvernement transforme le système de justice de l’Ontario afin de protéger les intérêts de tous, c’est-à-dire les victimes, le public et les inculpés, tout en améliorant la sécurité des collectivités. L’Ontario poursuit ses efforts pour améliorer le système de justice et le rendre plus rapide, plus équitable et plus accessible aux Ontariennes et aux Ontariens.

Transformer le système de justice

Le gouvernement reconnaît qu’il est nécessaire d’apporter des changements au système de justice afin de renforcer la confiance du public, d’éliminer les obstacles systémiques et d’établir des liens plus positifs entre la police et le public. Voici les principales initiatives de transformation qui sont en cours d’exécution :

  • Renforcement de la surveillance policière – Le gouvernement déposera de nouvelles mesures législatives cette année en vue de renforcer l’indépendance du système de surveillance de la police de l’Ontario et de moderniser le cadre s’appliquant aux services policiers.
  • Réforme du système correctionnel – La province continue sa vaste réforme du système correctionnel de l’Ontario. Le gouvernement mène des consultations en vue de la rédaction d’un nouveau projet de loi sur le système correctionnel, planifie l’établissement de nouveaux centres correctionnels à Thunder Bay et à Ottawa, et recherche des modèles de surveillance indépendants qui accroîtraient la reddition de comptes à l’endroit des membres du public. Les réformes du système correctionnel seraient soutenues par la nouvelle directive de l’Ontario en matière de mise en liberté sous caution, qui vise à réduire la détention préventive.
  • Rationalisation et modernisation du système judiciaire
    • Le gouvernement dépose des mesures législatives visant à moderniser les cours des infractions provinciales, en procédant notamment à la rationalisation des procédures de règlement des différends quant à des contraventions et à d’autres infractions provinciales mineures.
    • Le gouvernement a nommé 13 nouveaux juges pour les cours provinciales, soit une augmentation de 5 %, afin de soutenir une progression plus efficace et plus rapide des affaires criminelles. Ainsi, la Cour de justice de l’Ontario comporte maintenant 299 juges à temps plein.
  • Transformer le système de justice pour la jeunesse – L’Ontario est passé d’un système de justice pour la jeunesse principalement axé sur la détention à un système qui offre un grand éventail de services communautaires et de garde fondés sur des données probantes en vue de répondre aux besoins des jeunes, de leur famille et de leur communauté. Grâce à l’accent mis sur la prévention et la déjudiciarisation, le taux de criminalité chez les jeunes a diminué de 48 % depuis 2003, le nombre d’incarcérations a diminué de 85 % et 9 jeunes sur 10 qui reçoivent des services juridiques peuvent désormais le faire dans leur collectivité.

Assurer la sûreté et la sécurité des femmes

La sûreté et la sécurité sont les fondements du soutien octroyé aux femmes par le gouvernement et la province s’est profondément engagée à mieux protéger les femmes en Ontario.

Protéger la liberté de choix des femmes

En Ontario, les femmes ont le droit de se prévaloir de services d’interruption volontaire de grossesse et d’y accéder sans crainte d’ingérence, d’intimidation ou de harcèlement. La province a adopté la Loi de 2017 sur l’accès sécuritaire aux services d’interruption volontaire de grossesse qui protège la sûreté, la sécurité, la santé et le droit à la vie privée des femmes et des fournisseurs de soins de santé en prévoyant la création de zones d’accès sécuritaire aux cliniques et établissements qui offrent des services d’interruption volontaire de grossesse, aux résidences des membres du personnel des cliniques, ainsi qu’aux résidences et bureaux d’autres professionnels de la santé réglementés qui fournissent ces services. Cette loi interdit les comportements de harcèlement dirigés contre le personnel des cliniques ou les professionnels de la santé réglementés qui fournissent des services d’interruption volontaire de grossesse. Le processus législatif comprenait des consultations pour faire en sorte que la voix des personnes touchées soit entendue et que le texte législatif tienne compte de leurs perspectives.

Protéger les femmes contre la violence et le harcèlement

L’Ontario est un chef de file de la lutte contre la violence faite aux femmes, ayant mis en oeuvre diverses initiatives clés. Le gouvernement a adopté la Loi de 2017 contre la traite de personnes qui est axée sur la protection des personnes survivantes. Cette mesure s’ajoute à la stratégie pour lutter contre la traite des personnes qui a été adoptée par le gouvernement. La province met aussi en oeuvre deux autres mesures intergouvernementales pour mettre fin à la violence contre les femmes, notamment : Plan d’action pour mettre un terme à la violence et au harcèlement à caractère sexuel, et Pas à pas ensemble : La stratégie de l’Ontario contre la violence envers les femmes autochtones.

Pour de plus amples renseignements, voir le chapitre II, Créer des débouchés pour tous.

Protéger les consommateurs

Réglementer les planificateurs financiers

Pour faire en sorte que les consommateurs aient accès à des services de qualité pour assurer leur bien-être à long terme sur le plan financier, le gouvernement prévoit élaborer des mesures législatives visant à réglementer les planificateurs financiers de l’Ontario. En vertu du cadre proposé, ceux-ci seraient tenus de remplir des exigences précises en matière de compétences professionnelles. Le gouvernement prendra aussi des mesures afin de réduire la confusion que la grande variété de titres utilisés dans l’industrie crée pour les consommateurs en réduisant l’utilisation des titres professionnels liés aux activités de planification financière. Il mènera de vastes consultations auprès des intervenants en vue d’élaborer le cadre proposé.

Prêts hypothécaires consortiaux

L’Ontario va de l’avant avec des modifications réglementaires qui renforceront la protection des investisseurs dans des prêts hypothécaires consortiaux. Il s’agit notamment de renforcer l’exigence pour les courtiers en hypothèques de fournir aux investisseurs les renseignements dont ceux-ci ont besoin pour bien évaluer le niveau de risque que représentent des placements dans ces produits.

Le gouvernement procède à l’examen des commentaires reçus au cours des derniers mois dans le cadre des consultations sur les modifications éventuelles aux règlements pris en application de la Loi de 2006 sur les maisons de courtage d’hypothèques, les prêteurs hypothécaires et les administrateurs d’hypothèques qui auraient les effets suivants :

  • établir des restrictions s’appliquant aux placements dans ces produits pour éviter que les petits épargnants du marché de détail ne fassent trop de placements dans ces produits à risque élevé;
  • exiger que les maisons de courtage d’hypothèque consignent les évaluations effectuées pour déterminer qu’un produit convient à leurs clients pour s’assurer que seuls les épargnants qui peuvent assumer le risque associé à ces produits y ont recours.

De plus, la province prévoit proposer des modifications à la Loi sur les valeurs mobilières afin de faciliter le transfert de la surveillance réglementaire des placements dans des prêts hypothécaires consortiaux de la Commission des services financiers de l’Ontario à l’organisme de réglementation des valeurs mobilières. Cette approche correspondrait à la façon dont ces produits sont réglementés dans d’autres provinces.

Assurance-automobile

Le gouvernement poursuit ses efforts afin de réduire encore davantage les tarifs d’assurance-automobile en Ontario. En avril 2017, il a reçu le rapport intitulé Des indemnités justes accordées de façon équitable : Un examen du système d’assurance-automobile en Ontario de David Marshall, le conseiller de l’Ontario en matière d’assurance-automobile. Ce rapport fait ressortir les problèmes structurels du système d’assurance-automobile qui nuisent considérablement à la réduction durable des tarifs et le manque de gestion active des soins pour les victimes. Il renferme aussi un plan d’action à cinq volets et des recommandations clés visant ce qui suit :

  • améliorer la façon dont les blessures les plus communes sont traitées et gérées afin que les victimes d’un accident reçoivent des soins plus rapidement, évitant ainsi que d’autres problèmes ne surviennent parce que les traitements ont été retardés;
  • établir un système dans le cadre duquel on procède à des évaluations médicales neutres uniques pour offrir aux patients les meilleures solutions possibles pour leurs soins;
  • mettre sur pied un service de gestion des soins à vie destinés aux victimes d’accident ayant subi des blessures invalidantes;
  • créer un organisme de réglementation de l’assurance-automobile solide et indépendant qui est proactif et habilité à rectifier les problèmes du système;
  • passer en revue le cadre de réglementation des tarifs d’assurance-automobile en vue de favoriser l’innovation et la concurrence qui permettraient de donner un plus grand nombre d’options aux consommateurs.

En août et en septembre 2017, le gouvernement a mené des consultations au sujet des recommandations de ce rapport.

Dans les semaines à venir, le gouvernement annoncera de nouvelles mesures visant à transformer d’importants aspects de l’assurance-automobile en vue d’établir un système plus efficace axé sur des soins dispensés en temps opportun aux victimes et sur des économies soutenues pour les consommateurs.

Protéger les coassurés innocents

Les compagnies d’assurance de l’Ontario peuvent refuser le paiement des demandes de règlement pour perte de biens à la suite d’actes intentionnels ou criminels ou d’omissions par un titulaire de police. À l’heure actuelle, lorsque deux personnes ou plus sont coassurées en vertu de la même police, un assureur peut refuser de verser un paiement à toute personne assurée, qu’elle ait été ou non en cause ou au courant d’un événement ayant causé le dommage.

En vue d’offrir une protection accrue aux titulaires de police qui sont innocents, le gouvernement propose des changements visant à interdire aux compagnies d’assurance de refuser des demandes de règlement présentées par des titulaires de police coassurés innocents. Ces modifications auraient les effets suivants :

  • assurer le traitement équitable des coassurés innocents, dont les victimes de violence familiale et de mauvais traitements;
  • avoir peu d’impact sur les primes d’assurance ou pas d’impact du tout;
  • fournir un niveau de protection similaire à ce qui se fait au Québec, en Colombie-Britannique, en Alberta et au Manitoba.

Notes

[1] Institut canadien d’information sur la santé. Les temps d’attente pour les interventions prioritaires au Canada, 2017.

[2] American College Health Association – National College Health Assessment (Ontario Canada Reference Group), printemps 2016.

[3] http://www.mah.gov.on.ca/Page16625.aspx

Description des graphiques

Graphique 1.1 : Exemples d’hôpitaux construits et rénovés en 2017-2018

Le graphique indique les projets d’infrastructure terminés, en cours et prévus dans le domaine de la santé en Ontario.

Nord : Le Centre régional de santé de Dryden reçoit du financement pour les améliorations à l’infrastructure et des remplacements pour que les patients continuent de recevoir des soins de haute qualité dans un milieu sûr. L’Hôpital général d’Atikokan construit de nouveaux locaux et rénove les locaux existants afin d’offrir des soins actifs et de longue durée intégrés à la collectivité. Les travaux devraient être terminés à l’automne 2017. 

Est  : L’Hôpital Victoria de Renfrew reçoit du financement pour répondre à des besoins infrastructurels cruciaux, à savoir le remplacement des ascenseurs et des fenêtres. À l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, on construit une nouvelle tour et des rénovations sont en cours pour offrir plus de services et agrandir les installations de chirurgie cardiaque. On s’attend à ce que les travaux de construction soient terminés à l’automne 2019.

Centre : L’hôpital Hamilton Health Sciences reçoit des fonds pour rénover ses avertisseurs d’incendie et ses ascenseurs, pour améliorer la qualité de ses installations. Le réaménagement de l’Hôpital Michael Garron comprend la construction d’une nouvelle tour de soins et la rénovation de l’établissement existant. Le projet permettra d’offrir des soins de haute qualité grâce au remplacement des lits dans les départements de médecine, de chirurgie et de réadaptation, au remplacement des unités de santé mentale et à la consolidation des soins ambulatoires.

Sud-Ouest : L’Hôpital général de Strathroy-Middlesex reçoit des fonds pour des remplacements dans le système électrique. Le projet de réaménagement de l’Hôpital général de St. Thomas-Elgin donnera aux résidents accès à des programmes et des services élargis dans une nouvelle tour à la fine pointe qui abritera l’urgence, le bloc opératoire et les services de santé mentale (internes et clinique externe).

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Graphique 1.2 : Services de soins à domicile pour les patients et les fournisseurs de soins en 2017-2018

Le graphique indique la répartition des heures de soins que les patients et leurs fournisseurs de soins peuvent recevoir, soit :

  • 1,5 million d’heures de services de soutien à la personne, y compris pour le bain, l’habillage et l’exercice;
  • 600 000 heures de services de répit pour les fournisseurs de soins, y compris le soutien à la personne ou les soins infirmiers;
  • 390 000 heures de soins infirmiers;
  • 110 000 heures de thérapie, y compris en orthophonie, en ergothérapie et en physiothérapie.

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Graphique 1.3 : Vieillissement de la population de l’Ontario, 1980-2040

Ce graphique indique la proportion de la population totale de l’Ontario que représentent les enfants et les personnes âgées en 1980, 2000, 2020 et 2040. En 1980, les enfants entre 0 et 14 ans représentaient 22,1 % de la population, et les personnes âgées (65 ans et plus), 9,7 %.  En 2000, les enfants représentaient 19,6 % de la population, et les personnes âgées, 12,5 %. En 2020, les enfants représenteront 15,7 % de la population, et les personnes âgées, 18,0 %. D’ici 2040, les enfants de 0 à 14 ans constitueront 15,0  % de la population de la province, et les personnes âgées, 24,9 %.

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Graphique 1.4 : Exemples d’écoles qui ouvriront ou seront en construction en 2017-2018

Ce plan donne des exemples d’écoles qui ouvriront ou seront en construction en 2017-2018.

Nord : École élémentaire St. Basil Elementary School — Les réfections apportées à cette école à Sault Ste. Marie permettront d’accueillir 619 élèves de la maternelle à la 8e année. L’installation comporte aussi trois salles de garde d’enfants.

Est : École publique Vimy Ridge Public School — Cette nouvelle école élémentaire à Ottawa desservira 674 élèves de la maternelle à la 8e année. École élémentaire catholique St. Martin of Tours Catholic Elementary School — Cette école, dans la région South Algonquin, fera l’objet de rénovations d’envergure pour accueillir les élèves de l’école élémentaire Whitney Elementary School, située dans un conseil scolaire adjacent, et favorisera l’utilisation commune de locaux entre les deux conseils scolaires.

Centre : École élémentaire publique Le Flambeau — Cette nouvelle école élémentaire à Mississauga accueillera 366 élèves de la maternelle à la 6e année. L’installation comportera aussi trois salles de garde d’enfants. École secondaire catholique Père-Philippe-Lamarche — Dans cette nouvelle installation moderne et accessible à Toronto, 500 élèves recevront leur enseignement en français de la 7e à la 12e année. École élémentaire catholique St. Eugene Catholic Elementary School — Cette école de Toronto pourra accueillir 308 élèves de plus et a entrepris des rénovations pour répondre à la croissance des effectifs dans la région. Le projet comprend l’ajout d’un nouveau gymnase.

Sud-Ouest : École publique Sir Arthur Currie Public School — Cette nouvelle école élémentaire à London accueillera 533 élèves de la maternelle à la 8e année. L’installation comportera aussi cinq salles de garde d’enfants et quatre salles de soutien aux enfants et aux familles. École catholique secondaire Cardinal Carter Catholic Secondary School — Cette école à Leamington a fait l’objet d’importantes rénovations pour accueillir les élèves de 7e et 8e année des écoles élémentaires environnantes.

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Graphique 1.5 : Marché de la revente de logements en Ontario

Le premier graphique linéaire illustre le nombre de logements revendus en Ontario sur une base mensuelle de janvier 2010 à septembre 2017. Ce nombre est passé de 15 000 en janvier 2014 à plus de 22 500 en mars 2017. La revente de logements a depuis diminué, s’établissant à environ 16 400 en septembre 2017. Le deuxième graphique linéaire illustre le prix moyen de revente de logements en Ontario, en dollars, entre janvier 2010 et septembre 2017. Le prix moyen des logements revendus en Ontario est passé de 333 000 $ en juin 2000 à 642 000 $ en mars 2017. Il a ensuite diminué pour s’établir à 539 000 $ en juin 2017 et s’est depuis redressé pour atteindre environ 556 000 $ en septembre 2017.

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Graphique 1.6 : Perspective du prix de l’électricité – Consommateurs résidentiels

Selon le Plan énergétique à long terme (PELT) de 2017 de l’Ontario, les perspectives concernant la facture d’électricité résidentielle mensuelle sont meilleures que dans le PELT de 2010 et de 2013. Le prix de l’électricité prévu pour les consommateurs résidentiels dans le PELT 2017 demeure inférieur à celui prévu dans le PELT de 2013 pendant toute la période de prévision jusqu’en 2032 et au-delà.

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Graphique 1.7 : Soutien supplémentaire offert par l’entremise du Plan ontarien pour des frais d’électricité équitables

L’élargissement du programme de protection des tarifs de distribution engendre des économies pouvant aller jusqu’à 180 $ par année pour une consommation moyenne de 750 kWh par mois. Environ 800 000 clients pourraient en bénéficier.

L’élargissement du Programme ontarien d’aide relative aux frais d’électricité (POAFE) peut faire réaliser des économies moyennes d’environ 680 $ par année. Quelque 193 000 ménages bénéficient du POAFE.

Le crédit de livraison dans les réserves des Premières Nations permet de faire économiser en moyenne environ 1 020 $ par année. Quelque 21 500 ménages en bénéficient.

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