Budget de l’Ontario 2014
Chapitre I : La décennie de l’Ontario – Un plan sur 10 ans pour l’économie

Introduction

L’Ontario est l’un des meilleurs endroits au monde où vivre, travailler et investir. Son système d’éducation est de calibre international, c’est l’un des territoires les plus concurrentiels du monde industrialisé pour faire des affaires et, malgré les défis qui plombent encore l’économie mondiale, l’Ontario continue de créer des emplois. Bien que la reprise à la suite de la récession mondiale se poursuive, elle n’est pas aussi vigoureuse qu’elle pourrait l’être.

La province a publié récemment son rapport économique à long terme qui décrit un certain nombre de défis et d’occasions. L’Ontario a une population vieillissante, la pression sur l’infrastructure des transports dans la région du grand Toronto et de Hamilton s’accroît, la concurrence, en particulier des économies émergentes, s’intensifie, et sa croissance économique est plus lente que dans le passé.

C’est pourquoi l’Ontario présente un nouveau plan économique sur 10 ans qui continuera de stimuler l’économie, de créer des emplois, d’accroître la prospérité et de favoriser l’équité pour toute la population. Grâce au nouveau plan du gouvernement, l’Ontario s’assurera de posséder la main-d’oeuvre qualifiée et productive dont il a besoin pour répondre aux exigences du XXIe siècle. Il compte investir plus de 130 milliards de dollars dans l’infrastructure publique au cours des 10 prochaines années, principalement dans les hôpitaux, les écoles et l’infrastructure des transports. Il continuera de créer un climat d’affaires dynamique et innovant, de manière à tirer parti des investissements des entreprises, à stimuler l’innovation et à susciter des emplois de qualité bien rémunérés pour aujourd’hui et pour demain.

La détermination de la province à investir dans les gens, à édifier une infrastructure moderne et à favoriser un climat d’affaires dynamique et propice à l’innovation s’inscrit dans le cadre de son plan en six points pour l’emploi. L’investissement dans les gens s’exprime par une volonté ferme de développer le talent et les compétences de la population de la province. Cela se traduit aussi par un engagement soutenu envers une Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes qui a déjà permis à plus de 10 000 jeunes de faire des stages liés à leur carrière. L’investissement dans la construction d’une infrastructure moderne soutient plus de 110 000 emplois en moyenne par année et établit les fondations de l’économie de la province. Pour favoriser un climat d’affaires dynamique et propice à l’innovation, le gouvernement s’associe aux industries clés, soutient les petites entreprises et maintient son engagement envers une gestion financière responsable. Ce plan permettra à l’économie de la province de poursuivre sa croissance afin d’offrir à toute la population de l’Ontario plus de possibilités et de sécurité.

Le plan sur 10 ans pour l’économie de l’Ontario

D’ici 2025 :

  • Les Ontariennes et Ontariens sauront que l’avenir leur réserve une retraite sûre.
  • La main-d’oeuvre hautement qualifiée et adaptable de l’Ontario livrera concurrence à l’échelle mondiale et répondra aux exigences d’une économie en évolution.
  • Le marché de l’emploi dynamique et innovateur en Ontario permettra à tous les secteurs de la société de participer équitablement au marché de l’emploi diversifié de la province.
  • Plus de 75 % de tous les élèves au palier élémentaire dépasseront les normes provinciales en matière de littératie et de numératie.
  • Plus de 70 % de la population adulte de l’Ontario détiendra une attestation d’études postsecondaires.
  • L’Ontario élargira la gamme des nouvelles modalités d’apprentissage, telles que les stages d’éducation coopérative et l’apprentissage intégré au travail, afin que les futurs étudiants ontariens dans les collèges et les universités soient plus que jamais prêts à détenir des emplois et à faire carrière.
  • Les infrastructures publiques de calibre mondial de l’Ontario contribueront à la qualité de vie de la population, soutiendront la croissance économique, amélioreront la productivité et répondront aux besoins démographiques futurs.
  • Les entreprises de l’Ontario augmenteront leurs investissements dans des secteurs qui rehaussent la productivité, tels que la technologie de l’information et des communications, la formation et la recherche-développement (R-D), au même rythme que les entreprises comparables aux États-Unis.
  • L’ensemble des exportations ontariennes doublera et les exportations vers la Chine, l’Inde et le Brésil plus que tripleront.
  • L’Ontario sera parmi les cinq premiers territoires en Amérique du Nord pour les investissements en capital de risque.
  • Le secteur agroalimentaire de l’Ontario sera l’un des plus innovateurs au monde.
  • Tous les travailleurs à faible revenu auront droit à des régimes d’assurance-santé et de soins dentaires, ce qui désamorcera le piège de l’aide sociale, procurera la tranquillité d’esprit aux familles et aux particuliers, et permettra aux travailleurs d’être plus productifs.

Le plan économique sur 10 ans pour l’Ontario repose sur l’avis d’experts

Le Groupe d’étude sur la compétitivité, la productivité et les progrès économiques, dirigé par Roger Martin, titulaire de chaire, Institute for Competitiveness & Prosperity, a été créé en 2001 afin de formuler des recommandations sur l’amélioration de la compétitivité et de la prospérité à l’intention du gouvernement, des entreprises, des organisations et de la population de l’Ontario.

Au fil des ans, le groupe d’étude a insisté sur l’importance du développement des compétences, de la réforme de l’impôt pour encourager les investissements des entreprises, des politiques sociales pour améliorer la qualité de vie et des mesures de soutien pour encourager l’innovation. Ces domaines d’importance sont aussi visés par les initiatives du gouvernement dans le cadre du plan économique sur 10 ans, ainsi que par certaines mesures déjà prises par le gouvernement.

Le gouvernement a pris des mesures en ce qui concerne les initiatives suivantes :

  • faire du régime fiscal de l’Ontario l’un des plus concurrentiels des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en réformant la taxe de vente et en réduisant l’impôt des sociétés;
  • rééquiper la main-d’oeuvre par des investissements dans l’éducation et le développement des compétences, tels que la maternelle et le jardin d’enfants à temps plein, la formation plus performante des travailleurs et des programmes d’apprentissage plus efficaces;
  • agir pour soutenir l’emploi, transformer l’aide sociale, améliorer le soutien offert aux familles à faible revenu et aux communautés autochtones, ainsi que protéger les éléments les plus vulnérables.

Dans le cadre du plan économique sur 10 ans, l’Ontario :

  • concentrera les efforts pour générer des occasions dans le secteur des minéraux et des ressources du Nord de l’Ontario, notamment dans le Cercle de feu;
  • investira plus de 130 milliards de dollars dans l’infrastructure publique au cours des 10 prochaines années, en visant des secteurs tels que les hôpitaux, les écoles, les transports en commun, les routes et les ponts;
  • encouragera l’innovation et l’entrepreneuriat, notamment par des initiatives récentes comme le fonds Northleaf Venture Catalyst Fund et le Fonds d’accélération des investissements pour les jeunes entreprises.

Points saillants

  • La maternelle et le jardin d’enfants à temps plein seront offerts à tous les enfants de quatre et de cinq ans d’ici septembre 2014, ce qui permettra aux familles d’économiser annuellement jusqu’à 6 500 $ par enfant pour les frais de garderie.
  • L’Ontario mettra en oeuvre une nouvelle vision de l’éducation en reformulant ses objectifs d’atteindre l’excellence, d’assurer l’équité, de promouvoir le bien-être et d’améliorer la confiance de la population en un système moderne qui prépare les apprenants à évoluer dans un contexte mondialisé, axé sur la technologie et en rapide transformation.
  • L’Ontario est en bonne voie d’atteindre son objectif d’élever à 70 % le taux d’accession aux études postsecondaires d’ici 2020.
  • L’Ontario investira plus de 750 millions de dollars d’ici 2016-2017 pour offrir du financement additionnel aux services de soins dispensés à domicile et en milieu communautaire, y compris plus de 270 millions de dollars en 2014-2015 qui serviront à renforcer l’accès aux soins à domicile et dans la collectivité, là où les gens les veulent.
  • L’Ontario aide les personnes âgées à vivre en sécurité, à demeurer actives et à s’engager dans leurs communautés en doublant l’enveloppe du Programme de subventions aux projets communautaires pour l’inclusion des personnes âgées.

Section A : Investir dans les gens

Investir dans les Ontariennes et Ontariens qui se dévouent au travail

L’avantage concurrentiel de l’Ontario dépend de plus en plus d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée, diversifiée et adaptable.

Avec son plan économique sur 10 ans, l’Ontario se concentre sur le développement de l’économie de demain en investissant aujourd’hui dans la population et en dotant les Ontariennes et Ontariens du soutien qui leur est nécessaire pour acquérir les bonnes compétences et trouver les meilleurs emplois. Ainsi, tous les citoyens auront la chance de détenir de bons emplois bien rémunérés et de contribuer à la prospérité de la province. Les récentes initiatives comprennent :

  • des investissements de 295 millions de dollars dans la Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes qui donne à ce groupe la possibilité d’accéder au marché du travail;
  • des investissements dans le système d’éducation de l’Ontario afin de doter les jeunes des compétences et des connaissances nécessaires pour créer et occuper les emplois de l’avenir;
  • la hausse du salaire minimum qui passe à 11 $ l’heure et le projet de loi visant son indexation à l’inflation pour assurer que les travailleurs reçoivent un salaire adéquat;
  • la réforme de l’aide sociale qui atténuera les obstacles à l’intégration au marché du travail.

Le nouveau plan de l’Ontario continuera de miser sur un solide réseau d’emploi et de formation offrant aux apprenants, aux chercheurs d’emploi et aux employeurs un accès harmonieux aux programmes et aux services dont ils ont besoin pour répondre efficacement à l’évolution des exigences du marché du travail. L’Ontario continuera à bâtir un système d’éducation innovant et axé sur les élèves et les étudiants, qui encourage la pensée critique, la résolution de problèmes, la collaboration et l’esprit d’entreprise, et ce, de la maternelle jusqu’aux études postsecondaires. De plus, la province poursuivra l’augmentation du nombre de places dans les établissements postsecondaires pour assurer que, à mesure qu’augmente le nombre d’inscriptions, la population étudiante ontarienne ait accès à une éducation postsecondaire de la plus haute qualité plus près d’où elle vit.

Nouvelle vision de l’éducation en Ontario

L’Ontario possède l’un des meilleurs systèmes d’éducation du monde anglophone. Ces 10 dernières années, la province a effectué plusieurs investissements cruciaux dans le secteur de l’éducation qui ont jeté des assises solides pour une prospérité soutenue. Comme l’effectif des classes est inférieur à ce qu’il était il y a une décennie, les enseignants ont plus de temps à consacrer à leurs élèves. De nouveaux programmes pour les élèves du palier secondaire, tels que la Majeure Haute Spécialisation et les cours à double reconnaissance de crédit, rattachent davantage les compétences à l’éducation afin que les étudiants soient mieux préparés à entrer sur le marché du travail lorsqu’ils obtiennent leur diplôme. La mise en oeuvre de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein a été le changement le plus profond qui ait été apporté au système d’éducation de la province en une génération.

Par suite de ces investissements et du travail acharné des élèves, des éducateurs, des parents et des collectivités, plus d’élèves que jamais auparavant obtiennent leur diplôme d’études secondaires et plus d’élèves atteignent les normes provinciales élevées qu’il y a une décennie.

Cependant, le monde change. Les diplômés d’aujourd’hui se retrouvent dans un univers compétitif, connecté à l’échelle planétaire et technologiquement évolué plus qu’à toute autre période de l’histoire. Il importe plus que jamais que les diplômés possèdent les connaissances, les compétences et les caractéristiques requises pour réussir au XXIe siècle.

Voilà pourquoi, à l’automne de 2013, le gouvernement a rassemblé des personnes et des organismes de partout en Ontario pour se pencher sur les besoins futurs de la population en matière de compétences et de connaissances. La province a reçu les commentaires de parents, d’étudiants, d’enseignants, de membres du personnel de soutien et de chefs de file du système scolaire, ainsi que d’entreprises et d’organismes sans but lucratif. Leur réflexion a mené à l’élaboration d’une nouvelle vision pour le système d’éducation de l’Ontario décrite dans le document intitulé Atteindre l’excellence.

Avec la mise en oeuvre d’Atteindre l’excellence, les étudiants de l’Ontario acquerront les connaissances et les compétences de plus haut niveau, telles que la pensée critique et la résolution de problèmes, qui les aideront à devenir les innovateurs motivés, les travailleurs qualifiés, les entrepreneurs et les chefs de file de demain.

Les objectifs renouvelés de l’Ontario en matière d’éducation sont les suivants :

  • Atteindre l’excellence : les enfants et les élèves de tous les âges atteindront un rendement scolaire élevé, acquerront des compétences précieuses et feront preuve de civisme. Les éducateurs seront encouragés à poursuivre sans cesse leur formation et seront reconnus comme étant parmi les meilleurs au monde.
  • Assurer l’équité : tous les enfants et les élèves seront inspirés afin d’atteindre pleinement leur potentiel, ayant accès à de riches expériences d’apprentissage dès la naissance et jusqu’à l’âge adulte.
  • Promouvoir le mieux-être : tous les enfants et les élèves jouiront d’une meilleure santé mentale et physique, développeront un sentiment d’identité et d’appartenance, et acquerront les compétences nécessaires pour faire des choix positifs.
  • Accroître la confiance du public : les Ontariennes et Ontariens maintiendront leur confiance dans un système d’éducation financé par les deniers publics qui contribue au développement de nouvelles générations de citoyens confiants, capables et bienveillants.

Pour soutenir cette nouvelle vision en matière d’éducation, la province investira 150 millions de dollars sur trois ans dans la technologie et les outils d’apprentissage tels que les tablettes numériques, les miniportables, les caméras, les logiciels et le perfectionnement professionnel pour les enseignants.

D’ici 2025, le système d’éducation de l’Ontario assurera une intégration harmonieuse des services, de la petite enfance à l’âge adulte. L’Ontario sera un chef de file mondial dans le domaine des compétences de plus haut niveau, telles que la pensée critique et la résolution de problèmes, ce qui lui permettra de prospérer dans un marché de plus en plus compétitif à l’échelle internationale.

L’Ontario sera cité mondialement pour son système d’éducation à haut rendement regroupant des éducateurs engagés, du personnel bienveillant ainsi que des administrateurs et d’autres professionnels qui croient en l’apprentissage permanent.

Investissements soutenus dans l’apprentissage des jeunes enfants

La province continue de moderniser et de renforcer le système de garde d’enfants pour s’assurer que les plus jeunes citoyens de l’Ontario prennent le meilleur départ possible sur le plan éducatif. Ces quatre dernières années, l’Ontario a fait des investissements considérables pour soutenir cette modernisation et préserver les places de garderie, assurant la stabilité des frais payés par les parents et appuyant les parents et les services de garde d’enfants pendant l’implantation graduelle de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein. Ce financement a aussi aidé à stabiliser le secteur en contribuant à prévenir la fermeture de garderies et en permettant de rénover plus de garderies en milieu scolaire.

En déposant le projet de loi 143, Loi de 2014 sur la modernisation des services de garde d’enfants, la province prend des mesures pour renforcer la surveillance du secteur des services non agréés de garde d’enfants en Ontario, tout en donnant aux familles plus de choix en matière de services agréés de garde d’enfants. Si elle est adoptée, la nouvelle loi :
  • permettra à la province de mettre immédiatement fin aux activités d’un fournisseur de services de garde d’enfants lorsque la sécurité des enfants est menacée;
  • permettra à la province d’imposer aux fournisseurs de services de garde d’enfants des pénalités administratives pouvant atteindre 100 000 $ par infraction;
  • augmentera la peine maximale pour une infraction en vertu de la loi proposée, la passant de 2 000 $ à 250 000 $;
  • exigera que toutes les écoles privées prenant soin de plus de cinq enfants de moins de quatre ans soient titulaires d’un permis;
  • imposera aux conseils scolaires de prévoir, eux-mêmes ou par l’intermédiaire de tierces parties, des programmes scolaires avant et après les heures d’école aux jeunes de six à 12 ans, lorsque la demande le justifie.

Pour soutenir davantage le fonctionnement et la modernisation du système de garde d’enfants, l’Ontario annonce un financement additionnel de 33,6 millions de dollars au cours des trois prochaines années. Ce financement aidera à protéger les gains accomplis dans le secteur de la garde des enfants grâce à l’investissement de 346 millions de dollars sur quatre ans annoncé précédemment, contribuant à préserver les places de garderie et à assurer la stabilité des frais payés par les parents. De plus, ce financement soutiendra une augmentation des activités relatives à la délivrance des permis et une amélioration des capacités d’enquête et d’application des exigences de la province. Cette augmentation des activités et des capacités est le résultat de changements apportés aux politiques et de modifications législatives et réglementaires proposées afin de protéger le bien-être et la sécurité des enfants.

Ces nouveaux investissements, de concert avec la Loi de 2014 sur la modernisation des services de garde d’enfants projetée, faciliteront la transition de l’Ontario à un système de garde d’enfants modernisé qui protège et favorise mieux le développement, l’apprentissage, la santé et le bien-être des enfants.

Mise en oeuvre intégrale de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein d’ici septembre 2014

Depuis l’implantation de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein en 2010, la province a poursuivi le déploiement de ce programme de sorte que d’ici septembre 2014, tous les jeunes de quatre et de cinq ans auront la possibilité d’en bénéficier. Pour l’année scolaire en cours, il est ouvert à 184 000 enfants dans 2 600 écoles de toutes les régions de la province. Lorsqu’il aura été mis en oeuvre intégralement, environ 265 000 enfants auront accès à la maternelle et au jardin d’enfants à temps plein, ce qui permettra aux familles d’économiser annuellement jusqu’à 6 500 $ par enfant en frais de garderie et aux jeunes élèves de l’Ontario de partir du bon pied dans leur cheminement scolaire.

L’implantation de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein a été le changement le plus significatif et le plus profondément transformateur qui ait été apporté au système d’éducation en plus d’une décennie. Ses avantages comprennent, entre autres, l’amélioration des compétences sociales, l’acquisition du langage, le développement cognitif, les habiletés de communication et les connaissances générales. Certains préconisent l’élimination de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein. Cependant, des études menées notamment aux universités Queen’s et McMaster démontrent qu’une telle décision compromettrait les gains réalisés et l’avenir des apprenants les plus jeunes de l’Ontario1.

Soutien pour le personnel de première ligne des services de garde d’enfants

Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance et les autres membres du personnel des services de garde d’enfants jouent un rôle clé durant ces années cruciales du développement d’un enfant. Cependant, il existe un écart salarial considérable entre les éducatrices et éducateurs de la petite enfance du système d’éducation financé par les deniers publics et ceux du secteur des services de garde d’enfants. Cet écart pose un problème aux exploitants de garderies qui veulent offrir des services de haute qualité et abordables et retenir des professionnels de l’enseignement.

Afin de stabiliser les exploitants de garderies, d’aider à garder en poste les éducatrices et éducateurs de la petite enfance et de réduire l’écart salarial, la province fournira des fonds supplémentaires de 269 millions de dollars sur trois ans afin de soutenir une hausse salariale moyenne de 1 $ l’heure en 2015 et une hausse supplémentaire moyenne de 1 $ l’heure en 2016 pour le personnel de première ligne des services de garde d’enfants qui travaille dans des garderies agréées, des garderies gérées par les Premières Nations et des organismes offrant des services de garderie en résidences privées titulaires d’un permis. À l’heure actuelle, les éducatrices et éducateurs de la petite enfance dans le secteur des services de garde d’enfants gagnent en moyenne 16,34 $ l’heure. Celles et ceux relevant d’un conseil scolaire font en moyenne plus de 22 $ l’heure, un salaire qui continue à augmenter au fur et à mesure de leur progression sur l’échelle salariale.

Les résultats aux tests et les taux de diplomation des élèves ontariens continuent de s’améliorer

Les élèves de l’Ontario continuent d’exceller. Des organisations internationales respectées comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), McKinsey and Company et le National Center on Education and the Economy des États-Unis ont louangé l’Ontario, ses programmes et ses résultats.

Il y a une décennie, seulement 54 % des élèves de 3e et de 6e année atteignaient la norme provinciale en littératie et en numératie. Ce nombre a grimpé de façon significative et, maintenant, 71 % des élèves de 3e et de 6e année satisfont à la norme élevée de la province, soit une hausse de 17 points de pourcentage2. De plus, seulement 68 % des élèves obtenaient leur diplôme d’études secondaires il y a 10 ans. Maintenant, 83 % des élèves l’obtiennent, soit une augmentation de 15 points de pourcentage. C’est donc grâce aux réformes de l’éducation menées ces 10 dernières années que l’Ontario compte 138 000 diplômés du secondaire de plus – un nombre qui correspond globalement à la population de la ville de Guelph.

On a aussi resserré et, dans certains cas, comblé les écarts de rendement entre les groupes d’élèves. Par exemple, le rendement des élèves du palier élémentaire participant aux programmes d’anglais langue seconde (ALS) est maintenant presque comparable à celui de la population étudiante générale. De plus, 92 % des élèves atteignent ou dépassent les normes internationales en lecture, peu importe leur origine socioéconomique ou leur langue maternelle.

Plan d’action pour les mathématiques

L’Ontario s’est engagé à ce que 75 % des élèves des écoles élémentaires de l’Ontario atteignent les normes élevées de la province aux tests de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE). Pour atteindre cet objectif, on cherchera notamment à trouver un équilibre entre la compréhension des concepts fondamentaux en mathématiques et une approche centrée sur la créativité et la pensée critique, la résolution innovatrice de problèmes et l’efficacité de la communication. La province continuera de travailler avec ses partenaires du milieu de l’éducation pour concentrer les efforts sur l’amélioration des résultats en mathématiques.

Progression de l’éducation postsecondaire

Au cours des 10 dernières années, la province a accru de 80 % le financement de l’éducation postsecondaire. Ces fonds soutiennent l’objectif du gouvernement de créer des places dans les établissements pour tous les étudiants admissibles, peu importe leur situation financière, et de rendre l’éducation postsecondaire plus accessible grâce à des programmes tels que le Programme de réduction de 30 % des frais de scolarité en Ontario.

L’Ontario demeure parmi les meilleurs territoires d’Amérique du Nord en ce qui concerne le talent, la formation et le développement des compétences. Comme plus d’Ontariennes et d’Ontariens poursuivent des études postsecondaires, la province s’efforce de soutenir les programmes qui permettent aux jeunes d’acquérir les meilleures compétences et la formation la plus pertinente pour créer et combler les emplois de l’avenir.

Pour faire de l’Ontario un chef de file dans le domaine de l’éducation postsecondaire, la province a récemment mis en oeuvre certaines initiatives qui aideront à transformer ce secteur du système d’éducation, dont voici des exemples :

  • travailler avec les universités et les collèges de l’Ontario pour conclure des conventions de mandat stratégiques afin d’assurer que chaque établissement se concentre et mise sur ses forces et offre les meilleurs programmes possible dans ses domaines de spécialisation. Ces conventions de mandat :
    • amélioreront l’expérience d’apprentissage des étudiants;
    • réduiront le double emploi dans le système d’éducation postsecondaire;
    • accroîtront la compétitivité mondiale du système d’éducation postsecondaire de l’Ontario;
    • créeront des centres d’excellence dans des domaines particuliers.
  • poursuivre l’amélioration du système de transfert de crédits, de sorte que les étudiants qui changent d’établissement postsecondaire puissent emporter leurs crédits et ne soient pas obligés de suivre à nouveau les mêmes cours;
  • investir 42 millions de dollars sur trois ans pour la mise en oeuvre de l’Institut ontarien de l’enseignement en ligne, un nouveau centre d’excellence pour l’enseignement en ligne. Cet institut offrira aux étudiants de toute la province un guichet unique donnant accès à des cours en ligne, transférables et de haute qualité, et contribuant à réduire le double emploi dans le système. L’Institut ontarien de l’enseignement en ligne sera entièrement fonctionnel et commencera à offrir des cours en ligne en 2015-2016;
  • continuer d’offrir aux étudiants une gamme d’options en matière de titres de compétences, afin de répondre aux exigences de l’économie d’aujourd’hui et de demain;
  • multiplier les stages d’éducation coopérative, les stages en milieu de travail et les stages d’apprentissage par l’expérience pour les étudiants, et soutenir les jeunes entrepreneurs afin qu’ils aient les compétences et l’expérience requises pour décrocher un emploi ou fonder leur propre entreprise à la fin de leurs études.

La province est aussi résolue à combler les écarts de rendement pour les groupes sous-représentés, notamment les étudiants autochtones, les étudiants handicapés et les étudiants arrivant au Canada. Le gouvernement offre aux étudiants francophones davantage de possibilités d’étudier en français. Ces initiatives amélioreront l’accès et le taux de succès pour les groupes sous-représentés.

L’Ontario instaurerait un nouveau système permettant la collecte et l’utilisation d’information sur les étudiants afin de suivre les progrès et d’évaluer l’efficacité du financement provincial relativement aux rendements scolaires. Cette initiative exploiterait celle de l’application élargie récemment du numéro d’immatriculation scolaire de l’Ontario (NISO) (un identificateur unique des élèves utilisé dans les écoles élémentaires et secondaires de l’Ontario depuis 2003) aux étudiants des collèges et des universités, afin d’harmoniser les dossiers scolaires de la maternelle aux études postsecondaires. À l’automne de 2013, les établissements postsecondaires avaient étendu l’utilisation du NISO à plus de 447 000 nouveaux étudiants.

Par suite de ces initiatives, d’ici 2025, l’Ontario aura :

  • un taux d’accession aux études postsecondaires de plus de 70 % et sera toujours en tête de peloton par rapport à tous les pays de l’OCDE;
  • un secteur de l’éducation postsecondaire moderne et tourné vers l’avenir, qui offrira aux étudiants plus de choix quant à la manière d’apprendre, tant en ligne que plus près de chez eux;
  • un système d’apprentissage qui assure la transition harmonieuse des apprentis de la formation au monde du travail;
  • de l’information plus détaillée sur le marché du travail, afin que les étudiants sachent où trouver des emplois dans leur domaine de spécialisation.

Le développement du talent et des compétences des Ontariennes et des Ontariens est le fondement du plan de création d’emplois de la province. En mars 2014, la province a été l’hôte d’un sommet auquel ont participé des représentants du monde de l’éducation, du travail et des affaires ainsi que du secteur sans but lucratif, dans le but d’établir des partenariats et d’améliorer la collaboration en matière de développement du talent et des compétences. La première ministre Kathleen Wynne a invité chaque participant à relever le défi de mettre en oeuvre une nouvelle initiative susceptible de contribuer à cet objectif dans la province.

Construire le système d’emploi et de formation intégré de l’Ontario

La main-d’oeuvre qualifiée et adaptable de l’Ontario est l’un de ses plus grands avantages concurrentiels. La province continue d’investir dans sa population afin de l’aider à soutenir la concurrence mondiale et de satisfaire les exigences d’une économie en rapide évolution.

La province investit plus de 1 milliard de dollars par année dans Emploi Ontario, qui fournit des programmes d’emploi, de formation, d’apprentissage et du marché du travail, et qui sert plus de un million d’Ontariennes et d’Ontariens. Emploi Ontario offre des services tels que Services de formation pour un réemploi rapide (SFRR) et Deuxième carrière, qui procurent de l’aide et du soutien lié à la formation aux chômeurs touchés par des mises à pied et des fermetures d’usines. Depuis la mise en oeuvre de SFRR en janvier 2007, plus de 192 000 personnes en ont bénéficié. Deuxième carrière a aidé plus de 76 000 travailleurs à se recycler depuis 2008.

Cependant, les services et le soutien destinés aux chercheurs d’emploi et aux employeurs sont présentement offerts par plusieurs ministères et par l’intermédiaire de nombreux systèmes de prestation. Pour qu’il soit plus facile d’avoir accès à ces services, la province va de l’avant avec l’intégration à l’échelle du gouvernement des programmes d’emploi et de formation.

Grâce à l’intégration et à la modernisation du système d’emploi et de formation, toute la population ontarienne aura accès à des programmes et des services correspondant à ses besoins particuliers et les employeurs pourront faire une utilisation plus rationnelle des programmes gouvernementaux pour le recrutement et la formation en milieu de travail.

Le système intégré remplira les objectifs suivants :

  • Aiguiller les personnes vers des programmes d’emploi et de formation qui refléteront plus précisément et plus fidèlement les besoins particuliers, ainsi que cerner et mesurer les obstacles à l’emploi au moyen de pratiques d’évaluation de pointe.
  • Grâce à une meilleure coordination, offrir des liens avec d’autres soutiens économiques et sociaux tels que des programmes de soutien du revenu pour les bénéficiaires de l’aide sociale et/ou des programmes de formation relais ou de langue pour les nouveaux arrivants.
  • Livrer des programmes de formation personnalisés en milieu de travail qui donneront aux particuliers de l’expérience pertinente dans des professions très recherchées.
  • Présenter une formule améliorée et plus cohérente pour évaluer les besoins des clients, mieux jumeler les clients aux services en fonction des besoins des particuliers et de leur préparation à l’emploi.
  • Mieux servir les populations les plus vulnérables de l’Ontario, notamment les bénéficiaires de l’aide sociale, les personnes handicapées, les Néo-Canadiennes et Néo-Canadiens, les Autochtones et les jeunes à risque.
  • Offrir une gamme de services et de soutiens modernes, y compris des nouveaux programmes de formation professionnelle développés en partenariat avec les employeurs locaux et adaptés aux besoins de l’industrie. Ceux-ci comprennent l’acquisition de compétences propres à un secteur et la formation postsecondaire en vue de l’obtention de titres de compétence reconnus par l’industrie, ainsi que de la formation comportant des mesures de soutien antérieures et postérieures à l’emploi pour les personnes en chômage.

Pour assurer que le nouveau système réponde aux besoins divers des clients et des partenaires clés dans le domaine de l’emploi et de la formation, la province continuera à faire appel à un large éventail d’intervenants à des moments clés de cette transformation, dont notamment les Autochtones, des groupes de revendication ciblés et des regroupements d’organisations, des municipalités et des employeurs.

Promouvoir les métiers spécialisés

Les gens de métier qualifiés de l’Ontario sont essentiels à la croissance économique soutenue de la province. La nouvelle structure de l’emploi et de la formation comprendra un système d’apprentissage moderne pour aider les Ontariennes et Ontariens qui veulent faire carrière dans les métiers spécialisés à s’orienter, soit obtenir l’information appropriée, recevoir de l’aide financière et établir contact le avec des employeurs dans les métiers qui les intéressent. Ce système, qui répondra aux besoins des industries en émergence et en croissance, veillera à ce que les entreprises jouent un rôle actif dans la formation professionnelle, en collaboration étroite avec les établissements de formation.

Au cours des 10 dernières années, la province a considérablement élargi le système d’apprentissage :

  • Environ 120 000 apprentis apprennent actuellement un métier en Ontario, soit deux fois plus qu’en 2002-2003.
  • Le nombre de nouveaux apprentis inscrits chaque année a presque doublé, passant de 17 000 en 2002-2003 à plus de 30 000 en 2012-2013.

Cibler le crédit d’impôt pour la formation en apprentissage (CIFA)

  • Le CIFA offre un crédit d’impôt ciblé et remboursable touchant le revenu de 35 % (45 % pour les petites entreprises) aux entreprises qui embauchent des apprentis admissibles dans les secteurs de la construction, de la force motrice, de l’industrie et de certains services.
  • En Ontario, environ 80 % des métiers comportant un apprentissage sont soutenus par le CIFA.
  • Le soutien accordé par le CIFA s’élève à plus de 250 millions de dollars en 2013-2014.
Dans le cadre de l’examen continu des programmes de soutien aux entreprises, le soutien accordé aux grandes entreprises dans le cadre du CIFA sera passé en revue (pour de plus amples renseignements, voir le chapitre V, Un régime fiscal équitable et efficient).

La province apporte également des améliorations au modèle ontarien de diversification des modes de financement et d’approvisionnement (DMFA) en s’assurant que, en commençant par le projet de transport en commun rapide d’Eglinton Crosstown, les projets d’infrastructure futurs comportent des plans pour offrir des occasions d’emploi aux apprentis et soutiennent l’achèvement des programmes d’apprentissage, avec des programmes ciblés pour les jeunes à risque, les collectivités locales et les anciens combattants.

« Le Secrétariat ontarien à la construction appuie l’initiative d’Infrastructure Ontario de fournir de bons emplois maintenant, tout en développant une main-d’oeuvre qualifiée pour l’avenir. Puisque les entrepreneurs sont tenus d’avoir recours au maximum aux apprentis inscrits, les jeunes travailleurs auront davantage la possibilité d’acquérir les compétences nécessaires pour terminer leur formation avec succès et améliorer la compétitivité de l’économie ontarienne. »

Sean W. Strickland, directeur général, Secrétariat ontarien à la construction, décembre 2013.

Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes

Les jeunes de l’Ontario ont été le plus durement touchés par les pertes d’emplois durant la récente récession et ils continuent de faire face à un taux de chômage beaucoup trop élevé. Bien que le taux de chômage des jeunes, qui s’est établi en moyenne à 15,4 % en 2014 (cumul annuel), soit moins élevé qu’il ne l’a été lors du pic de 17,5 % atteint en 2009, il demeure considérablement plus élevé que celui du segment de la population en âge de travailler (de 25 à 54 ans), qui est de 6,5 %.

Ces données mettent en lumière l’importance d’aider les jeunes de l’Ontario dès maintenant. De longues périodes de chômage peuvent laisser des « cicatrices » comme le risque d’occuper des emplois mal rémunérés et de subir d’autres périodes de chômage plus tard dans la vie. Aider les jeunes à acquérir les compétences et l’expérience nécessaires pour obtenir des emplois stables soutient également la Stratégie de réduction de la pauvreté de l’Ontario et donne à chacun l’occasion de réaliser pleinement son potentiel.

Emploi Ontario offre aux jeunes de la province une gamme de programmes d’emploi et de formation. En 2012-2013, environ 35 % des clients d’Emploi Ontario avaient moins de 30 ans.

Reconnaissant que les jeunes sont aux prises avec un taux de chômage élevé persistant, la province a annoncé en 2013 un investissement additionnel de 295 millions de dollars sur deux ans dans la Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes. Cette mesure aide les jeunes Ontariennes et Ontariens à trouver un emploi, à lancer leur propre entreprise et à acquérir de précieuses compétences.

Le Fonds ontarien d’aide à l’emploi pour les jeunes, l’un des éléments essentiels de la stratégie, a été lancé en Ontario au mois de septembre 2013 par l’entremise du réseau provincial de services d’emplois. Jusqu’à présent, le fonds a aidé plus de 10 000 jeunes à acquérir de l’expérience de travail et à trouver un emploi. Il est aussi sur la bonne voie pour atteindre son objectif de créer 25 000 possibilités d’emploi sur deux ans.

De plus, l’Ontario investit dans trois autres fonds afin de soutenir sa Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes. Il s’agit notamment du Fonds ontarien d’innovation pour les jeunes, du Fonds ontarien d’aide aux jeunes entrepreneurs et du Fonds de formation ciblée pour les jeunes, qui ont été lancés en octobre 2013.

Dans le cadre du Fonds ontarien d’aide aux jeunes entrepreneurs, la province a aussi créé le Fonds d’accélération des investissements pour les jeunes entrepreneurs et investit jusqu’à 250 000 $ par société à vocation technologique admissible fondée par des entrepreneurs de moins de 30 ans. Cette initiative aidera un plus grand nombre de jeunes, d’étudiants et de chercheurs qui choisissent l’entrepreneuriat, et soutiendra le développement de sociétés innovantes.

La province évaluera ses engagements à long terme en faisant dorénavant un examen de l’efficacité de ces programmes d’emploi pour les jeunes.

Pour aider les jeunes et les employeurs à obtenir plus d’information sur l’accès aux programmes d’emploi pour les jeunes, l’Ontario a lancé un nouveau site Web : Ontario.ca/À vos marques.Prêts.Travaillez.

Aider les jeunes à lancer des entreprises de haute technologie

En février 2014, le gouvernement a annoncé les premiers bénéficiaires du Fonds d’accélération des investissements pour les jeunes entrepreneurs (FAI pour les jeunes entrepreneurs) :

  • PUSH – entreprise débutante axée sur la technologie et les sciences sportives qui aide à optimiser l’entraînement sportif en fournissant une rétroaction immédiate concernant les mouvements de l’athlète.
  • Rubikloud – plateforme qui traite des données de commerce électronique et permet de comprendre l’incidence de divers facteurs sur le rendement d’une entreprise.
  • Soapbox – outil de gestion des innovations qui aide à maximiser l’engagement des employés par le biais des idées.
  • Greengage Mobile – plateforme basée sur l’utilisation d’un appareil mobile pour aider les organisations à atteindre leurs objectifs de développement durable, notamment celui de réduire leur empreinte environnementale ou celui d’apporter des améliorations à leur collectivité.

Attirer des immigrants qualifiés

L’Ontario demeure la destination de prédilection des nouveaux arrivants au Canada qui désirent travailler et élever une famille. Au cours des 10 dernières années, l’Ontario a reçu près de 1,2 million d’immigrants admis, soit près de la moitié de tous ceux qui se sont installés au Canada. Plusieurs choisissent l’Ontario pour son économie diversifiée, sa qualité de vie élevée ainsi que la solidité des services publics et des avantages sociaux dont jouissent tous ceux qui y vivent aujourd’hui.

Le Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario souligne que, selon les projections, l’immigration représentera à elle seule l’ensemble des augmentations nettes de la population ontarienne en âge de travailler et devrait constituer la principale source de croissance future du marché du travail. Voilà pourquoi il est important que le gouvernement fédéral travaille avec l’Ontario pour élargir son rôle dans le processus de sélection des immigrants.

Programmes aidant les immigrants à s’établir et à intégrer le marché du travail

Pour favoriser une intégration harmonieuse des immigrants qualifiés en Ontario, la province continue d’offrir toute une gamme de programmes incluant :

  • plus de 300 programmes de formation relais, dans plus de 100 professions et métiers, qui ont aidé quelque 50 000 immigrants à s’intégrer au marché du travail ontarien depuis 2003;
  • des programmes de formation linguistique gratuits pour les adultes afin d’aider les immigrants à améliorer leurs compétences en anglais et en français;
  • le Programme d’aide à l’établissement des nouveaux arrivants, qui aide chaque année plus de 80 000 personnes en leur donnant de l’information sur les services clés, notamment en matière de logement, de langue, d’emploi et de formation professionnelle.

La capacité de l’Ontario à attirer des immigrants hautement qualifiés contribue au degré de scolarisation élevé de la province et à la productivité de sa main-d’oeuvre. Plus des deux tiers des immigrants en âge de travailler (de 25 à 64 ans) qui arrivent en Ontario ont fait des études postsecondaires.

La province comprend que l’immigration joue un rôle important dans l’économie ontarienne et apprécie véritablement la contribution sociale, culturelle et économique faite par les immigrants. C’est pourquoi elle a établi sa première Stratégie en matière d’immigration à l’automne de 2012.

La Stratégie en matière d’immigration permet à l’Ontario de continuer à attirer les plus talentueux et les plus brillants éléments. Cette stratégie cadre avec la vision de l’Ontario, notamment d’avoir un plus grand rôle dans la sélection des immigrants et de créer un système de soutien et de formation étendu et harmonisé pour les immigrants, après leur arrivée. L’Ontario déposera cette année son premier rapport provisoire sur sa Stratégie en matière d’immigration.

Le gouvernement a déposé récemment la Loi de 2014 sur l’immigration en Ontario, un élément clé de sa Stratégie en matière d’immigration. La volonté de tirer le meilleur parti de la main-d’oeuvre diversifiée de la province est un élément qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie en matière d’immigration de l’Ontario et qui soutient les efforts du gouvernement pour bâtir une économie prospère et une société équitable. Si elle est adoptée, cette loi aiderait la province à travailler avec le gouvernement fédéral afin de maximiser les avantages sociaux, culturels et économiques de l’immigration :

  • en permettant à la province d’établir des objectifs en matière d’immigration afin d’attirer plus d’immigrants qualifiés;
  • en habilitant l’Ontario à travailler plus étroitement avec le gouvernement fédéral relativement au recrutement, à la sélection et à l’admission d’immigrants qualifiés dans la province;
  • en prévenant la fraude par le renforcement des mesures d’observation et d’application de la loi dans le processus de sélection des immigrants, notamment l’imposition de sanctions pour les requérants qui présentent des renseignements personnels trompeurs ou les gens qui exploitent les immigrants.

Un plan d’action pour la santé

La province tient absolument à ce que le système de santé donne la priorité aux patients, réponde à leurs besoins et facilite aux fournisseurs de soins la coordination des services qu’ils dispensent. Elle poursuit la mise en oeuvre du Plan d’action de l’Ontario en matière de soins de santé, qui dresse les grandes lignes de la transformation des soins de santé pour en arriver à un système plus viable et de plus grande qualité.

Les bons soins, au bon moment, au bon endroit

L’Ontario veut s’assurer que les patients accèdent en temps voulu aux soins qui leur conviennent le mieux, à l’endroit le plus approprié. Cela signifie, entre autres, fournir des soins de santé mieux intégrés en milieu communautaire si possible, pour que les patients puissent demeurer chez eux tant qu’ils le peuvent, plutôt que d’être admis sans que cela soit nécessaire dans un hôpital ou un foyer de soins de longue durée. Cela signifie aussi aider les patients à passer harmonieusement d’un fournisseur de soins à l’autre.

L’Ontario investit des fonds pour fournir plus de services de santé à domicile et en milieu communautaire afin d’élargir l’offre de soins dans la collectivité, quand et là où les patients en ont besoin. Dans le budget de 2013, la province s’est engagée à accroître de 5 % par année en moyenne les investissements dans les services de soins à domicile et dans la communauté afin de soutenir un certain nombre d’initiatives, comme le service des patients à domicile dans un délai de cinq jours. Ces investissements comprennent de nouveaux fonds de 15 millions de dollars par année pour fournir des services infirmiers dans un délai de cinq jours aux patients présentant des besoins complexes. La moitié des réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) de l’Ontario atteignent déjà régulièrement le résultat cible du service en cinq jours dans le cas des patients en milieu communautaire. L’Ontario continue à concrétiser cet engagement en injectant dans ces services plus de 750 millions de dollars supplémentaires d’ici 2016-2017, y compris plus de 270 millions de dollars en 2014-2015. Ces investissements amélioreront la capacité générale du système de santé et sa capacité d’offrir des soins aux patients à la fin d’une hospitalisation ainsi que, dans la mesure du possible, d’éviter de coûteuses hospitalisations ou des visites aux urgences. Toutes ces mesures contribueront à libérer des lits dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée pour les patients qui en ont besoin.

Dans le cadre de la stratégie visant à renforcer les capacités à l’échelon communautaire, l’Ontario investit dans les soins de première ligne. De nombreux préposés et préposées aux services de soutien à la personne (PSSP) sont en première ligne de la prestation de soins de santé à domicile et en milieu communautaire, s’occupant des personnes les plus vulnérables. Toutefois, ils font partie des travailleurs le plus faiblement rémunérés du secteur parapublic et gagnent bien moins que leurs homologues dans les hôpitaux et les foyers de soins de longue durée. Il est donc difficile d’attirer et de garder des PSSP de haute qualité. Dans ce secteur d’emploi, le taux de roulement s’élève actuellement à 60 %.

Pour soutenir la haute qualité des soins prodigués par les PSSP, le gouvernement provincial propose d’accorder, aux PSSP dans le secteur des soins à domicile et en milieu communautaire qui sont financés par les deniers publics, une hausse salariale de 1,50 $ l’heure en 2014-2015 et des hausses supplémentaires de 1,50 $ l’heure en 2015-2016 et de 1 $ l’heure en 2016-2017. Cette augmentation le porterait à 16,50 $ l’heure d’ici 2017. En améliorant le recrutement et la rétention des PSSP dans ce secteur, l’Ontario renforce les capacités afin d’aider le système de santé à se transformer pour offrir des soins de grande qualité là où cela convient le mieux.

Soins autogérés

La province tient à aider le plus grand nombre possible d’Ontariennes et d’Ontariens à vivre chez eux aussi longtemps que possible. Il est donc important, entre autres choses, d’offrir aux gens les moyens nécessaires pour personnaliser leurs propres soins.

Dans le cadre de l’investissement du gouvernement auprès des collectivités, l’Ontario s’engage à soutenir des projets de démonstration qui habilitent les gens – ou leurs mandataires – à choisir les soins qui répondent le mieux à leurs besoins, plutôt que de laisser le système choisir pour eux. Cette initiative, qui donne suite au rapport intitulé Vivre bien et plus longtemps, préparé par le Dr Samir Sinha, directeur de la gériatrie à l’Hôpital Mount Sinai et aux hôpitaux du Réseau universitaire de santé, constitue la prochaine étape importante de la stratégie de l’Ontario pour les personnes âgées.

Soutiens communautaires directs

Le secteur des services de soutien communautaires – qui comprend aussi bien les programmes de repas que les services d’aides familiales – procure les services essentiels dont ont besoin les Ontariennes et Ontariens pour vieillir chez eux. La province habilitera les organismes communautaires de soutien afin qu’ils évaluent et servent directement les patients présentant des besoins moins complexes. Ceux-ci recevront ainsi à domicile des soins plus rapides, plus appropriés et plus souples.

Services paramédicaux communautaires

Les ambulanciers paramédicaux de l’Ontario jouent un rôle important pour assurer que les patients reçoivent les bons soins, au bon moment et au bon endroit.

La province investira 6 millions de dollars pour aider les ambulanciers paramédicaux de toutes les régions de l’Ontario à élargir la prestation de soins proactifs aux usagers fréquents des services d’urgence et à les diriger vers les services de soutien communautaires appropriés.

Soins palliatifs/de fin de vie

Le gouvernement veut améliorer la qualité des soins de fin de vie offerts à la population ontarienne en encourageant la planification préalable des soins et le soutien des soins palliatifs. À cet effet, nous accorderons du soutien aux fournisseurs de soins en milieu communautaire, aux aidants naturels officiels et officieux ainsi qu’aux patients pour favoriser la prestation de soins palliatifs dans la dignité.

Foyers de soins de longue durée

L’Ontario continue à moderniser les foyers de soins de longue durée (SLD) afin d’assurer le maintien de la sécurité des résidents.

Afin de mieux concrétiser son engagement à l’égard de la sécurité et de la viabilité des foyers pour personnes âgées, le gouvernement a modifié le Code de prévention des incendies et le Code du bâtiment en 2013 afin d’exiger que tous les foyers de SLD actualisent leurs systèmes de gicleurs.

Le gouvernement propose des investissements supplémentaires dans le secteur des foyers de SLD afin d’étoffer l’actuelle Stratégie de renouvellement des foyers de soins de longue durée grâce aux mesures suivantes :

  • fournir du financement afin d’encourager les exploitants de foyers de SLD à accélérer le réaménagement d’environ 30 000 lits de soins de longue durée;
  • déposer des modifications à la Loi de 2007 sur les foyers de soins de longue durée qui, si elles étaient adoptées, prolongeraient la durée maximale des permis des foyers de SLD, la faisant passer de 25 à 30 ans.

En outre, le gouvernement propose une modification de la Loi sur l’évaluation foncière qui, si elle était adoptée, instaurerait un traitement fiscal uniforme et équitable en exemptant de l’impôt foncier tous les foyers de SLD administrés à des fins caritatives et sans but lucratif, afin de permettre aux foyers de consacrer une plus grande part de leurs ressources aux soins de première ligne.

L’ensemble de ces améliorations contribuera à la stabilité et à la capacité du secteur des foyers de SLD de l’Ontario.

Améliorer l’accès et renforcer les liens dans le secteur de la santé familiale

Les soins de santé familiale forment le carrefour de l’ensemble du système de santé et améliorent la manière dont les soins sont prodigués. Lorsque les patients ont plus rapidement accès aux soins de santé familiale, ils demeurent en meilleure santé, sont aiguillés vers les soins adéquats et risquent moins d’être hospitalisés. Cela s’applique tout particulièrement aux aînés et aux personnes qui nécessitent des soins complexes ou qui ont besoin d’aide pour s’y retrouver dans le système.

Pour améliorer l’accès aux soins, l’Ontario élargit le modèle des maillons santé communautaires, qui rassemblent des fournisseurs de services de santé afin de coordonner mieux et plus rapidement les soins offerts aux patients ayant de grands besoins, comme les personnes âgées et celles atteintes de troubles complexes. Innovation propre à l’Ontario, ces maillons santé aideront les patients à évoluer dans le système de santé et leur assureront des soins qui répondent davantage à leurs besoins particuliers, grâce au soutien d’une équipe de fournisseurs de soins. Jusqu’ici, 54 maillons santé ont été créés et on en prévoit plus de 90 au total.

Les autres mesures prises par l’Ontario pour améliorer l’accès aux soins comprennent les suivantes :

  • accomplir des progrès vers l’objectif de rattacher un médecin de famille à chaque personne âgée qui en désire un. En date de février 2014, 91 % des aînés ayant de grands besoins qui se sont inscrits à Accès Soins ont été aiguillés vers un fournisseur de soins de santé familiale;
  • élargir le champ d’exercice de certains fournisseurs de soins de santé, par exemple permettre aux pharmaciennes et pharmaciens d’administrer le vaccin contre la grippe et habiliter les infirmières autorisées et les infirmières auxiliaires autorisées à délivrer des médicaments dans certaines circonstances.

Élargissement de la Stratégie de santé mentale et de lutte contre les dépendances

On estime que 20 % des Ontariennes et des Ontariens connaissent un problème de santé mentale à un moment de leur vie, et que 2,5 % des gens présentent une maladie mentale grave. Les efforts pour régler ces problèmes se compliquent du fait que les services de santé mentale et de traitement des dépendances étaient offerts dans un système fragmenté. Différents ministères offraient divers programmes dans de nombreux secteurs de services. Les personnes et les familles ont de la difficulté à obtenir des services bien coordonnés et en temps opportun.

En 2011, l’Ontario a dévoilé une stratégie globale sur 10 ans, Esprit ouvert, esprit sain, afin de fournir des services de santé mentale et de traitement des dépendances à la population ontarienne d’une manière efficace, intégrée et coordonnée. Pendant les trois premières années, la stratégie s’est concentrée sur les enfants et les jeunes, et son financement va atteindre 93 millions de dollars lorsqu’elle aura été intégralement mise en oeuvre. On estime que 35 000 enfants et jeunes de plus bénéficient déjà du soutien et des services offerts dans le cadre de cette stratégie.

L’Ontario fait maintenant fond sur cette stratégie et l’élargit de manière à améliorer la transition entre les services destinés aux jeunes et aux adultes, ainsi qu’à inclure les personnes aux prises avec des dépendances et les adultes. La province fera des investissements supplémentaires de plus de 65 millions de dollars en 2014-2015, montant qui augmentera pour atteindre environ 83 millions de dollars par an d’ici 2016-2017. Grâce à la stratégie élargie, les Ontariens et leur famille ont un meilleur accès à des services et à des soutiens de qualité visant leur bien-être mental. Elle permettra aussi de mieux optimiser ces investissements en liant directement le financement à la qualité des soins nécessaires. Cette stratégie envisage un Ontario où chacun jouit toute sa vie d’une bonne santé mentale et d’un véritable bien-être et où toutes les personnes qui ont une maladie mentale ou des dépendances peuvent se rétablir et jouer un rôle dans des collectivités accueillantes et bienveillantes. Elle vise les objectifs suivants :

  • promouvoir la santé mentale et le bien-être pour tous les Ontariens en investissant dans des initiatives de prévention ayant fait leurs preuves sur les lieux de travail, dans les écoles et au sein des collectivités;
  • assurer le dépistage et l’intervention précoces en donnant aux fournisseurs de services et aux clients les moyens nécessaires pour réagir face aux symptômes et intervenir tôt et de façon appropriée;
  • élargir les soutiens au logement et à l’emploi, ce qui procurera une stabilité et des mesures de soutien qui habiliteront les gens à s’adapter à la vie au sein de la communauté;
  • élargir un modèle de coordination des services de santé et sociaux intégrés à l’intention des personnes atteintes de maladies mentales et de dépendances;
  • offrir du financement selon les besoins et la qualité, en mettant en place un nouveau modèle de financement qui rattache les besoins de la population, l’amélioration de la qualité et l’intégration du secteur à la prestation des services.

Soutenir l’édification des familles en Ontario — Financement des services de procréation assistée

Le gouvernement offrira du soutien additionnel aux résidents de la province qui veulent devenir parents en élargissant la couverture des services de procréation assistée pour un cycle de fécondation in vitro (FIV) par patiente, une fois au cours de sa vie, pour toutes les causes d’infertilité admissibles. La bonification de la couverture rend les services de procréation assistée plus abordables et permet à plus de 4 000 patientes additionnelles d’y avoir accès chaque année. Le gouvernement prend aussi l’engagement de développer un cadre réglementaire et d’assurance de la qualité plus solide visant les fournisseurs de services de procréation assistée pour assurer que les patientes reçoivent des soins sûrs et de haute qualité.

Soutien aux modes de vie sains

Les gens sont plus susceptibles d’atteindre tout leur potentiel lorsqu’ils ont des modes de vie sains et actifs. C’est la raison pour laquelle l’Ontario s’est engagé à promouvoir des modes de vie sains et à prévenir les maladies qui entraînent les coûts les plus élevés pour les contribuables. Les initiatives mises en place par le gouvernement pour garder la population ontarienne en santé comprennent entre autres :

  • proposer de renforcer la Loi favorisant un Ontario sans fumée par les mesures suivantes : doubler les amendes pour la vente de cigarettes aux jeunes; interdire le tabac aromatisé destiné aux enfants; élargir les restrictions sur l’usage du tabac dans les endroits publics, y compris les terrasses des bars et des restaurants; accroître le taux des taxes sur le tabac (pour de plus amples renseignements, voir le chapitre V, Un régime fiscal équitable et efficient);
  • accroître l’admissibilité au programme Beaux sourires Ontario afin de fournir des soins dentaires à un nombre supplémentaire de 70 000 enfants et jeunes de 17 ans et moins issus de familles à faible revenu. En août 2015, les programmes de soins dentaires existants qui sont financés par les deniers publics seront intégrés au programme Beaux sourires Ontario afin de rationaliser l’inscription, ce qui rendra plus facile pour les enfants et les jeunes admissibles de recevoir des soins dentaires au bon moment;
  • mettre en place des mesures de protection des jeunes contre le cancer de la peau par le truchement de la Loi de 2013 sur la prévention du cancer de la peau (lits de bronzage) qui régit l’utilisation des lits de bronzage par les jeunes de moins de 18 ans et interdit le marketing de services de bronzage auprès des jeunes;
  • élargir le programme Dépistage néonatal Ontario, le programme de dépistage le plus complet au Canada, qui dépiste 29 maladies héréditaires ou traitables chez tous les nouveau-nés en Ontario sans frais pour les familles;
  • mettre en oeuvre les recommandations du Comité d’experts pour la santé des enfants, par exemple :
    • dépôt d’un projet de loi afin d’exiger que toutes les grandes chaînes de restaurants affichent le nombre de calories des mets à leurs menus;
    • élargir la portée du Programme de bonne nutrition des élèves afin d’offrir davantage de collations et de repas nutritifs aux enfants et aux jeunes dans les écoles élémentaires et secondaires partout en Ontario;
    • élargir la portée du Programme d’activités après l’école de l’Ontario afin d’offrir à 650 enfants supplémentaires la chance de participer à des activités axées sur les sports, la vie active et les modes de vie sains.

Création d’un ombudsman des patients

Les patients ont parfois besoin d’une tierce partie vers qui se tourner après avoir eu recours sans succès à tous les processus locaux de résolution des plaintes. C’est la raison pour laquelle la province propose de créer un ombudsman des patients, qui favoriserait la résolution des plaintes et des préoccupations et contribuerait à l’amélioration de la qualité dans l’ensemble du système. L’ombudsman des patients aurait l’autorité d’entreprendre et de mener des enquêtes, de faire de la médiation, de formuler des recommandations et de faire rapport des plaintes des patients au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario.

Favoriser l’activité et l’engagement chez les aînés

Selon le Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario, le nombre de personnes âgées en Ontario va en augmentant et il devrait doubler au cours des deux prochaines décennies. Aider cette population croissante afin de favoriser son engagement et son intégration au sein de la communauté représente un élément important du Plan d’action pour les personnes âgées, récemment dévoilé. Ce plan se concentre sur les besoins grandissants de la population vieillissante de la province et donne aux aînés un meilleur accès aux soins de santé et à des ressources de qualité. Il vise aussi à améliorer leur sécurité.

La province a déjà concrétisé bon nombre des engagements du Plan d’action :

  • Collaborer avec les municipalités locales afin de favoriser des collectivités adaptées aux aînés qui sont accessibles et inclusives, socialement et physiquement. Le guide Trouver la bonne adéquation : pour des collectivités-amies des aînés est conçu pour aider les municipalités à appuyer les modes de vie autonomes et actifs, afin que les aînés puissent maintenir leur intégration sociale.
  • Offrir aux aînés plus de possibilités de rester actifs, en santé et socialement engagés par l’intermédiaire des centres pour personnes âgées (CPA). L’Ontario compte environ 270 CPA qui servent 250 000 aînés dans toute la province et forment des carrefours communautaires cruciaux proposant des programmes de santé, de socialisation et de loisirs afin de promouvoir le mieux-être au troisième âge.
  • Investir plus de 8 millions de dollars pour prévenir la violence envers les personnes âgées, y compris la fraude.
  • Créer l’Office de réglementation des maisons de retraite pour faire des suivis sur les plaintes d’abus, de négligence ou de soins ou de traitements inadéquats dans les maisons de retraite.

Programme de subventions aux projets communautaires pour l’inclusion des personnes âgées

L’Ontario aide les personnes âgées à vivre en sécurité, à demeurer actives et à s’engager dans leurs communautés en doublant la valeur du Programme de subventions aux projets communautaires pour l’inclusion des personnes âgées, pour le porter à 1 million de dollars par année. Ce programme aide les aînés à poursuivre leur apprentissage dans des domaines comme la technologie et la littératie financière, et à mieux comprendre l’importance de l’inclusion sociale. Cette initiative concourt à l’objectif de faire de l’Ontario le meilleur endroit pour vieillir activement et en santé, vivre plus longtemps et jouir du mieux-être.

1 Université Queen’s, « Final Report: Evaluation of the Implementation of the Ontario Full-Day Early Learning Kindergarten Program », The Social Program Evaluation Group (automne 2012), et Université McMaster, « The Full Day Kindergarten Early Learning Program Final Report », The Offord Centre for Child Studies (octobre 2012).

2 La norme provinciale de l’Ontario correspond à la note B.

Description des graphiques

Graphique 1.1 : Soutien de la petite enfance à l’âge adulte

Ce graphique présente une liste des soutiens de la petite enfance à l’âge adulte qui sont offerts par le gouvernement de l’Ontario à la population de la province.

Moins de 6 ans

  • Programmes d’apprentissage et de littératie pour les jeunes enfants
  • Centres de formation au rôle parental et de littératie pour les familles
  • Services de garderie de qualité, y compris des subventions
  • Maternelle et jardin d’enfants à temps plein
  • Crédit d’impôt pour les activités des enfants (moins de 16 ans)
  • Programmes de santé et de développement des enfants
  • Beaux sourires Ontario
  • Prestation ontarienne pour enfants (moins de 18 ans)
  • 18 vaccins payés à partir de l’âge de 2 mois

De 6 à 13 ans (Enseignement élémentaire)

  • Programmes qui encouragent la créativité et la pensée critique
  • 90 % des classes du cycle primaire ont 20 élèves ou moins
  • Amélioration des résultats en littératie et en numératie
  • Le Programme de bonne nutrition des élèves offre un petit déjeuner, une collation et un déjeuner santé

De 13 à 18 ans (Enseignement secondaire)

  • Initiatives pour accroître les taux de diplomation
  • Stratégie visant la réussite des élèves de l’Ontario
  • Options d’apprentissage, y compris de plus vastes programmes d’éducation coopérative, la Majeure Haute Spécialisation, les cours à double reconnaissance de crédit et les programmes d’apprentissage électronique

De 18 à 24 ans (Enseignement postsecondaire)

  • Subventions pour l’accès aux études, Programme de réduction de 30 % des frais de scolarité en Ontario, nouveau cadre pour les frais de scolarité et crédit d’impôt pour l’éducation coopérative
  • Stratégie Emplois d’été Ontario
  • Institut ontarien de l’enseignement en ligne

De 15 à 29 ans

  • Stratégie d’emploi pour les jeunes (emploi, entrepreneuriat et innovation)
  • Services d’emploi Ontario
  • Soutiens à l’apprentissage

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Graphique 1.2 : Mise en oeuvre de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein

Ce graphique à barres indique le nombre d’enfants inscrits à des programmes de maternelle et de jardin d’enfants à temps plein entre 2011 et 2014. Pendant l’année scolaire 2011, environ 50 000 enfants fréquentaient la maternelle et le jardin d’enfants à temps plein. Au fur et à mesure que le programme a été mis en oeuvre à l’échelle de la province, le nombre d’enfants est passé à 122 000 en 2012 et à 184 000 en 2013. Le nombre d’inscriptions devrait s’élever à 265 000 en septembre 2014, lorsque le programme aura été mis en oeuvre intégralement.

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Graphique 1.3 : Principales réalisations

Ce graphique présente une liste des principales réalisations survenues dans le domaine de l’éducation postsecondaire en Ontario.

  • Augmentation de 41 % du nombre d’étudiants inscrits dans des établissements postsecondaires, soit plus de 160 000, depuis 2002-2003.
  • Hausse de 59 % des inscriptions à des programmes universitaires de deuxième et troisième cycles entre 2002-2003 et 2012-2013.
  • Plus de 370 000 étudiants ont reçu de l’aide financière en 2012-2013, le gouvernement ayant accordé plus de 1 milliard de dollars sous forme de bourses et de prêts, y compris la Réduction de 30 % des frais de scolarité en Ontario.
  • 77 % des étudiants universitaires de premier cycle obtiennent leur diplôme, une hausse par rapport à un taux de 74 % en 2002-2003.
  • 65 % des étudiants des collèges obtiennent un diplôme, une hausse par rapport à un taux de 57 % en 2002-2003.
  • 87 % des diplômés universitaires et 83 % des diplômés collégiaux détenaient un emploi six mois après avoir obtenu leur diplôme en 2010-2011.

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Graphique 1.4 : Le nombre d’apprentis inscrits a presque doublé depuis 2003

Ce graphique à barres indique que le nombre de nouvelles inscriptions par année à des programmes d’apprentissage a presque doublé, passant de 17 000 en 2002-2003 à plus de 30 000 en 2012-2013.

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Graphique 1.5 : Taux de chômage par groupe d’âge, Ontario, 2006-2014 (cumul annuel)

Ce graphique linéaire indique les taux de chômage pour les jeunes (de 15 à 24 ans) et pour la population en âge de travailler (de 25 à 54 ans) entre 2006 et 2014 (cumul annuel). Les taux de chômage sont plus élevés pour les jeunes que pour la population en âge de travailler à chaque année, la moyenne pour les jeunes s’élevant à 15,4 % en 2014 (cumul annuel), un pourcentage supérieur à celui pour la population en âge de travailler, qui a atteint 6,5 %.

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Graphique 1.6 : Offrir un soutien à domicile à davantage de patients

Ce graphique indique que plus de patients retournent chez eux après une hospitalisation et reçoivent du soutien et que moins de personnes sont transférées dans des foyers de soins de longue durée et reçoivent plutôt des soins à domicile.

  • Depuis 2009-2010, 18 % de patients de plus retournent chez eux après une hospitalisation et reçoivent du soutien, le nombre de patients étant passé de 8 223 en 2009-2010 à 9 674 en 2012-2013.
  • 37 % de personnes de moins sont transférées dans des foyers de soins de longue durée, le nombre de patients transférés dans des foyers de soins de longue durée étant passé de 9 080 en 2009-2010 à 5 680 en 2012-2013.

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