Budget de l’Ontario 2014
Chapitre II : Perspectives économiques et plan financier de l’Ontario

Section C : Perspectives économiques de l’Ontario

Les risques touchant la croissance économique mondiale, notamment la vulnérabilité des marchés financiers, ont perduré malgré la reprise et se sont traduits par une croissance plus faible que prévu. N’étant pas à l’abri de l’évolution de la situation mondiale, l’Ontario doit continuer à bâtir une économie concurrentielle à l’échelle internationale, résiliente et diversifiée.

L’économie ontarienne continue sa progression à un rythme modéré dans un contexte mondial difficile. La croissance plus forte aux États-Unis et la dépréciation du dollar canadien contribueront à stimuler le niveau des exportations et des investissements des entreprises en Ontario. Les dépenses des ménages, qui représentent près de 60 % de l’activité économique, devraient aussi se raffermir.

Le ministère des Finances prévoit que le produit intérieur brut (PIB) réel va doubler pour passer de 1,3 % en 2013 à 2,6 % d’ici 20171.

TABLEAU 2.5 Perspectives économiques de l’Ontario
(en pourcentage)
   2011 2012 2013 2014p 2015p 2016p 2017p
Croissance du PIB réel 2,2 1,3 1,3 2,1 2,5 2,5 2,6
Croissance du PIB nominal 4,0 3,0 2,7 3,5 4,4 4,4 4,6
Croissance de l’emploi 1,8 0,8 1,4 1,1 1,5 1,6 1,4
Inflation de l’IPC 3,1 1,4 1,0 1,5 1,9 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Si la gestion et les prévisions sont prudentes dans le présent budget afin de refléter le consensus du secteur privé concernant la croissance, le gouvernement est d’avis que les investissements effectués dans l’acquisition de compétences et de connaissances, dans l’infrastructure et dans les entreprises rapporteront de réels dividendes économiques à court comme à long terme, ayant pour effet de stimuler la croissance.

Depuis la récession mondiale en 2008-2009, l’Ontario a su se relever et devenir encore plus fort. Les principaux indicateurs, y compris le PIB réel, l’emploi, les exportations, le revenu et la consommation des ménages, ont enregistré des gains importants depuis la récession.

Évolution récente de l’économie

Même si elle est modérée, la croissance soutenue de l’économie de l’Ontario a contribué aux gains réalisés au chapitre de l’emploi. En 2013, le niveau de l’emploi en Ontario affichait de robustes gains de 1,4 %, soit 95 700 nouveaux emplois – une amélioration par rapport aux gains de 52 400 emplois en 2012. L’année dernière, 64,7 % des gains réalisés dans le secteur de l’emploi étaient des postes à temps plein et 68,2 % provenaient du secteur privé.

Grâce à la croissance soutenue dans le secteur de l’emploi, le taux de chômage en Ontario a affiché en 2013 une baisse pour s’établir à 7,5 %, soit bien au-dessous du sommet de 9,4 % atteint lors de la récession en juin 2009.

Le PIB réel de l’Ontario a progressé de 1,3 % en 2013, égalant la hausse de 2012. De solides gains au chapitre des dépenses de consommation et des échanges commerciaux nets ont contribué à la croissance économique de l’Ontario l’année dernière.

Si l’on se fie aux perspectives des économistes du secteur privé, l’Ontario est en bonne voie de continuer sa croissance économique durant la période de prévision.

Reprise de l’économie ontarienne

Toutes les grandes économies du monde ont fait face à des reculs pendant la récession de 2008-2009. En Ontario, le PIB réel a baissé de 4,8 % entre le deuxième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2009. Le niveau de l’emploi a affiché une perte de 265 800 emplois nets entre septembre 2008 et le creux de la récession en juin 2009.

La province continue à prendre des mesures visant à renforcer l’économie et à appuyer le secteur de l’emploi en investissant stratégiquement dans des domaines compétitifs à l’échelle internationale. Les dépenses des ménages et la construction résidentielle, ainsi que les investissements publics dans l’infrastructure et ceux des entreprises dans les immobilisations de production, ont favorisé la reprise économique de l’Ontario. Les principaux indicateurs, y compris le PIB réel et le niveau de l’emploi, se situent maintenant bien au-delà des niveaux d’avant la récession. Au quatrième trimestre de 2013, le PIB réel de l’Ontario avait augmenté de 10,3 % par rapport au creux de la récession et était supérieur de 5,1 % au taux record enregistré avant la récession.

Depuis le creux survenu pendant la récession en juin 2009, 459 500 emplois nets ont été créés. La totalité des gains dans le secteur de l’emploi depuis la fin de la récession est attribuable aux 463 400 emplois à temps plein récupérés. La majorité des nouveaux emplois nets a été créée dans le secteur privé et dans des industries où le salaire est supérieur à la moyenne. En mars 2014, on comptait en Ontario 193 700 plus d’emplois qu’au pic avant la récession, en septembre 2008. Le taux de chômage a baissé en Ontario, passant du sommet de 9,4 % atteint au plus fort de la récession en juin 2009 à 7,3 % en mars 2014.

Depuis la récession mondiale, l’Ontario crée des emplois à un rythme supérieur à celui de la plupart des économies développées, y compris les États-Unis et la plupart des pays de l’OCDE2, dont la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon. De plus, depuis juin 2009, des emplois se créent à un rythme plus rapide en Ontario que dans tous les États des Grands Lacs et le reste du Canada.


Évolution et perspectives de l’économie mondiale

L’économie mondiale a affiché une croissance de 3,0 % en 2013, suivant un gain de 3,2 % en 2012. Aux États-Unis, la croissance économique a regagné de la vigueur tout au long de 2013, grâce au soutien des exportations et des dépenses des ménages. En Europe, la croissance modeste a repris au cours du deuxième trimestre de 2013, faisant suite à une récession d’un an et demi. La croissance des économies émergentes et en développement s’est atténuée en 2013, alors que les sorties de capitaux étrangers et la volatilité des marchés des capitaux ont occasionné de fortes dévaluations de la devise de plusieurs pays.

La croissance économique mondiale devrait s’améliorer en 2014, sous l’effet de la vigueur des économies avancées. En particulier, la forte activité économique aux États-Unis devrait être un moteur important de la croissance mondiale. On prévoit que l’Europe affichera aussi une modeste reprise, même si la croissance demeurera inégale d’un pays à l’autre au sein de la zone euro. Au Japon, les politiques monétaires musclées et l’augmentation des dépenses d’infrastructure du gouvernement devraient compenser l’incidence des hausses d’impôt.

Quant à la croissance économique en Chine, elle devrait continuer d’être relativement robuste, malgré la transition d’une économie tributaire des exportations et des investissements vers une économie plus équilibrée, caractérisée par la hausse de la consommation intérieure. On prévoit également un raffermissement de l’économie dans d’autres marchés émergents, qui profiteront de la hausse de la demande à l’échelle mondiale. Par contre, les difficultés économiques, les sorties de capitaux et l’instabilité politique dans certaines économies émergentes pourraient conduire à une croissance plus lente et à une plus grande volatilité.

L’économie américaine

Les États-Unis sont le premier partenaire commercial de l’Ontario, vu leur proximité géographique et l’abondance de liens d’affaires entre les deux territoires. Plus de 160 millions de consommateurs sont joignables en un jour de route à partir du Sud de l’Ontario. Particulièrement important pour plusieurs secteurs industriels de l’Ontario, le marché américain est la destination de 80 % des exportations ontariennes de véhicules automobiles, de meubles, de produits en plastique et d’acier.

L’économie américaine s’est accélérée au deuxième semestre de 2013, et la croissance du PIB réel affichait un taux annualisé moyen de 3,4 % alors que la croissance moyenne s’établissait à 1,8 % au cours des deux premiers trimestres. Les gains dans le secteur de l’emploi se chiffraient à environ 194 000 emplois par mois en 2013, tandis que le taux de chômage a diminué, pour passer de 7,9 % en janvier 2013 à 6,7 % en fin d’année.

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a jugé que les conditions économiques sous-jacentes étaient suffisamment robustes pour commencer à relâcher les mesures de relance monétaire. Parallèlement, la politique budgétaire des États-Unis devrait avoir un effet moins défavorable sur la croissance économique en 2014. Qui plus est, l’incertitude politique entourant le budget fédéral américain et le plafond de la dette s’est atténuée, situation qui contribue à soutenir la confiance des consommateurs et celle des entreprises, un appui grandement nécessaire.

Le déficit de la balance commerciale avec les États-Unis s’est considérablement rétréci en 2013, surtout sous l’effet de la réduction des importations d’énergie. Les exportations nettes plus vigoureuses devraient donner un autre coup de pouce à la croissance américaine en 2014, tout comme l’amélioration des perspectives économiques à l’échelle mondiale.

L’avoir net des ménages américains s’est plus que remis des pertes encourues pendant la récession, grâce aux gains importants réalisés par les marchés boursiers et à l’augmentation du prix des maisons. L’enrichissement accru des ménages, conjugué à la croissance du taux d’emploi et à l’augmentation des salaires, fera monter les revenus des ménages et contribuera à la croissance des dépenses de consommation.

La croissance économique aux États-Unis devrait se raffermir, pour passer de 1,9 % en 2013 à 2,7 % en 2014 et à 3,0 % en 2015. Aux États-Unis, les ventes de véhicules automobiles devraient atteindre 16,0 millions d’unités en 2014, une hausse de 3,3 % comparativement à 2013, et 16,4 millions d’unités en 2015, une hausse de 2,5 % par rapport à 2014.

Le prix du pétrole

Le prix du pétrole a fluctué tout au long de 2013, en raison de ruptures d’approvisionnement et de tensions géopolitiques. Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) s’élevait en moyenne à 98 $US le baril en 2013, soit une hausse par rapport à 94 $US en 2012.

La production de pétrole brut devrait augmenter davantage en 2014, grâce à la capacité accrue des transports par pipeline et par chemin de fer en Amérique du Nord. Toutefois, malgré la croissance de la production, on s’attend à ce que le prix du pétrole demeure relativement élevé pendant la période de prévision, sous l’effet du raffermissement de la croissance économique mondiale, des troubles politiques en vigueur et des coûts élevés de la récupération des hydrocarbures. En 2014, le prix du pétrole devrait s’établir en moyenne à 97 $US le baril, tandis que les prévisions du secteur privé se situent dans une fourchette allant de 95 $US à 104 $US le baril.

Le dollar canadien

Récemment, le taux de change du dollar canadien s’établissait aux alentours de 90 cents américains, soit son niveau le plus bas en plus de quatre ans. La dépréciation du dollar canadien est attribuable à plusieurs facteurs, dont l’amélioration des perspectives de croissance aux États-Unis et la diminution de « l’effet de monnaie refuge », qui ont contribué à faire monter la devise canadienne après la crise financière mondiale.

Grâce à la baisse de la valeur du dollar, les entreprises canadiennes seront plus compétitives et les exportations afficheront une croissance plus soutenue. Par contre, la valeur du dollar se situe bien au-dessus du taux de change moyen de 79 cents américains en vigueur pendant la période allant de 2000 à 2009. Par ailleurs, la faiblesse de la devise canadienne fera augmenter le prix des marchandises importées, ce qui aura des conséquences tant pour les entreprises que pour les consommateurs.

Les opinions divergent quant à l’orientation future du taux de change Canada–États-Unis. Certains prévisionnistes du secteur privé s’attendent à une nouvelle dépréciation du dollar au cours des trimestres à venir, tandis que d’autres prévoient un raffermissement de la devise. Les prévisions pour 2014 se situent dans une fourchette allant de 88 à 92 cents américains. Le dollar devrait se raffermir modestement au cours de la période de prévision, pour passer de 90 cents américains en 2014 à 93 cents américains en 2017.

Marchés des capitaux

La Banque du Canada, à l’instar des banques centrales aux quatre coins du globe, a continué à poursuivre des politiques accommodantes dans le but de soutenir la croissance économique. Depuis septembre 2010, la Banque maintient au faible niveau de 1,0 % son taux cible de financement à un jour. Dans des déclarations récentes, la Banque du Canada a exprimé ses préoccupations touchant la délicatesse de l’inflation des prix à la consommation et la faiblesse des investissements des entreprises et de la balance commerciale du Canada. En conséquence, les économistes sont d’avis que la Banque reportera à plus tard toute augmentation des taux d’intérêt directeurs. Les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à ce que le taux d’intérêt des bons du Trésor canadiens de trois mois s’établisse en moyenne à 1,0 % cette année, presque inchangé depuis 2013, passe à 1,3 % en 2015 et atteigne 3,3 % d’ici 2017.

Les taux d’intérêt à long terme ont commencé leur ascension en mai 2013 alors que les marchés financiers mondiaux anticipaient le retrait progressif par la Réserve fédérale des mesures de relance monétaire. En janvier, la Réserve fédérale a commencé à réduire graduellement ses achats de bons du Trésor des États-Unis et de titres adossés à des créances hypothécaires, et cette tendance devrait se poursuivre tout au long de 2014. Cependant, le rendement des obligations à long terme a baissé depuis décembre, étant donné que les inquiétudes concernant les économies émergentes ont entraîné une augmentation de la demande d’actifs sécuritaires. Dans la conjoncture actuelle, il est probable que les taux d’intérêt à long terme demeurent volatils. Le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada devrait aussi afficher une ascension graduelle, pour passer d’une moyenne de 2,3 % en 2013 à 2,8 % en 2014 et à 3,5 % en 2015, et atteindre 4,3 % d’ici 2017.

Le tableau qui suit résume les prévisions liées aux facteurs externes clés dont le ministère des Finances se sert pour faire ses prévisions concernant la croissance économique de l’Ontario.

TABLEAU 2.6 Perspectives liées aux facteurs externes
   2011 2012 2013 2014p 2015p 2016p 2017p
Croissance du PIB réel mondial
(en pourcentage)
3,9 3,2 3,0e 3,6 3,9 4,0 3,9
Croissance du PIB réel des États-Unis
(en pourcentage)
1,8 2,8 1,9 2,7 3,0 2,9 2,8
Pétrole brut
West Texas Intermediate ($US/baril)
95 94 98 97 96 96 98
Dollar canadien (cents américains) 101,1 100,1 97,1 90,0 91,0 92,0 93,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 0,9 0,9 1,0 1,0 1,3 2,4 3,3
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 (en pourcentage) 2,8 1,9 2,3 2,8 3,5 3,9 4,3
e = estimation.
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario fondée sur des sources externes.
1 Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Perspectives de l’économie mondiale du FMI (avril 2014), U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars et avril 2014), U.S. Energy Information Administration, Banque du Canada, enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l’Ontario (avril 2014) et ministère des Finances de l’Ontario.

Le tableau 2.7 présente les estimations actuelles touchant les répercussions des modifications durables aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario, en supposant que les autres facteurs externes restent inchangés. L’écart relativement important des répercussions est attribuable au degré d’incertitude entourant les réactions de l’économie à cette variation des conditions externes.

TABLEAU 2.7 Répercussions des modifications durables aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario
(variation en points de pourcentage)
  Première année Deuxième année
Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $US +0,1 à +0,8 +0,2 à +0,9
Hausse du prix du pétrole brut de 10 $US le baril -0,1 à -0,3 -0,1 à -0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel des É.-U. de 1 point de pourcentage +0,3 à +0,7 +0,4 à +0,8
Hausse des taux d’intérêt canadiens de 1 point de pourcentage -0,1 à -0,5 -0,2 à -0,6
Source : ministère des Finances de l’Ontario.

Perspectives de croissance économique en Ontario

Le ministère des Finances prévoit que l’économie ontarienne continuera de croître progressivement à un rythme soutenu et que le PIB réel affichera une hausse de 2,1 % en 2014, de 2,5 % en 2015 et en 2016, et de 2,6 % en 2017. Par comparaison, au moment du dépôt du budget de 2013, on avait prévu que la croissance du PIB réel serait de 2,3 % en 2014 et de 2,4 % en 2015 et en 2016.

Si les prévisions annonçant une croissance modérée soutenue sont une base raisonnable pour la planification, il existe toujours la possibilité que la croissance soit plus vigoureuse, mais aussi le risque que le rendement économique soit inférieur aux prévisions. Par ailleurs, la nouvelle volatilité des marchés des capitaux internationaux pourrait constituer un risque pour l’économie mondiale. Sur le plan positif, l’économie américaine pourrait être plus vigoureuse que prévu, ce qui aurait pour effet de stimuler les exportations de l’Ontario ainsi que sa croissance économique. Pour les économies de l’Ontario et du Canada, la possibilité que le marché du logement subisse un rajustement important constitue un risque intérieur clé.

Les choix et les investissements énoncés dans le présent budget permettront à l’Ontario de tirer pleinement parti de ses atouts, à mesure que la conjoncture mondiale retourne à sa croissance normale à court terme et que l’économie affiche de profondes transformations à moyen et à long terme. En attirant les multinationales et en investissant dans la santé et l’éducation de la population ontarienne, la province sera en position de tirer parti des transformations fondamentales de l’économie.

La croissance économique avant la récession mondiale de 2008-2009 était dominée par les gains importants au chapitre des dépenses des ménages et du gouvernement. En revanche, surtout par suite de l’appréciation du dollar canadien, les échanges commerciaux nets ont considérablement freiné la croissance au cours de cette période. Entre 2013 et 2017, la croissance devrait être relativement équilibrée, les gains au chapitre des dépenses des ménages, des investissements des entreprises et des échanges nets favorisant tous la croissance globale du PIB.

Depuis deux ans, l’inflation des prix à la consommation s’est affaiblie dans nombre d’économies avancées. En Ontario, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 1,0 % en 2013, soit le taux inflationniste le plus faible en quatre ans. Le rythme modeste de l’inflation des prix à la consommation en Ontario est attribuable à la croissance relativement modérée du prix des aliments ainsi qu’à la vive concurrence qui règne dans le secteur du commerce au détail. La vigueur de la croissance économique ainsi que la dépréciation du dollar canadien, qui fera augmenter le prix des marchandises importées, devraient entraîner une hausse modérée de l’inflation des prix à la consommation. On prévoit que le taux d’inflation des prix à la consommation affichera une hausse de 1,5 % en 2014, de 1,9 % en 2015 et de 2,0 % en 2016 et en 2017.

Le marché du travail de l’Ontario continuera à faire preuve de résilience, les gains soutenus sur le plan de l’emploi devant se maintenir au cours de la période de prévision. Le niveau de l’emploi devrait afficher une augmentation de 1,1 % en 2014, ce qui correspond à 73 000 nouveaux emplois, et une croissance moyenne de 1,5 % par année entre 2015 et 2017. D’ici 2017, l’Ontario aura créé plus de 1 million d’emplois nets par rapport à 2003. Grâce à l’amélioration progressive de la situation de l’emploi, le taux de chômage en Ontario diminuera pour passer de 7,5 % en 2013 à 6,2 % d’ici 2017.

Le revenu des ménages devrait augmenter de 3,3 % en 2014; ce taux de croissance à la hausse devrait se stabiliser à 4,6 % en moyenne par année, de 2015 à 2017. On prévoit que les dépenses réelles des ménages augmenteront de 2,1 % en 2014 et de 2,5 %, en moyenne, entre 2015 et 2017, ce qui correspond à la croissance du revenu réel.

En 2013, on comptait 61 100 mises en chantier de logements, soit une baisse par rapport au niveau de 76 700 enregistré en 2012. La vente de logements existants a affiché une légère hausse, de 0,5 %, en 2013, tandis que le prix de revente moyen des maisons en Ontario a augmenté de 4,7 %.

La construction de logements est un secteur important en Ontario qui représentait environ 120 000 emplois en 2013. La demande de logements neufs en Ontario continuera d’être stimulée par la croissance démographique soutenue. Il devrait y avoir en moyenne 63 500 mises en chantier de logements par année entre 2014 et 2017. La revente d’habitations en Ontario devrait augmenter en moyenne de 0,8 % entre 2014 et 2017. Plus équilibré, le marché pour la revente d’habitations devrait contribuer à la stabilité du prix des habitations au cours des prochaines années.

D’aucuns craignent que les prix actuels des logements en Ontario et au Canada soient élevés par rapport au revenu des ménages et aux loyers. Au début des années 1990, le prix des maisons s’est effondré en moyenne de près de 15 %, suivant une période à la fin des années 1980 où les prix ont presque triplé. La correction du prix des habitations au début des années 1990 était associée tant au niveau élevé du taux d’intérêt hypothécaire, soit de plus de 13 % en 1990, qu’à la hausse du taux de chômage (passant d’un creux de 5,0 % en 1988 à 9,5 % en 1991).

Selon les perspectives actuelles, les taux d’intérêt devraient demeurer relativement faibles tandis que le taux de chômage devrait continuer à s’améliorer progressivement. Par ailleurs, en dépit du niveau modérément plus élevé des taux d’intérêt, les coûts hypothécaires proportionnellement au revenu disponible par ménage devraient demeurer à moins de 30 %, soit nettement inférieurs au niveau record de presque 38 % atteint au début des années 1990. Le prix des logements en Ontario devrait donc demeurer relativement stable pendant la période de prévision.

Le ratio de la dette au revenu des ménages au Canada s’élevait à 164,0 % au quatrième trimestre de 2013. Si le taux de croissance a ralenti, le niveau d’endettement des ménages au Canada demeure élevé. Les coûts du service de la dette exprimés en pourcentage du revenu disponible par ménage sont une mesure de la capacité des personnes de verser les paiements d’intérêt sur leur dette. Ce ratio est tombé du sommet de 9,2 % atteint au cours du dernier trimestre de 2007 à 7,1 % au cours du quatrième trimestre de 2013, soit le niveau le plus bas jamais observé et reflétant le faible niveau des taux d’intérêt. Même si l’on prévoit une modeste augmentation des taux d’intérêt, les coûts du service de la dette devraient demeurer abordables alors que les revenus continuent leur ascension.

Les investissements des entreprises contribuent à la croissance économique, à la création d’emplois et à la prospérité de la province. Le Plan fiscal de l’Ontario pour stimuler la création d’emplois et la croissance, qui comprend la taxe de vente harmonisée, a amélioré la position concurrentielle de la province et a contribué à stimuler les investissements des entreprises. En revanche, la cadence des investissements des entreprises en Ontario tend à accuser un retard par rapport aux États-Unis. La création d’emplois et la croissance économique pourraient être encore plus fortes si les entreprises tiraient parti du climat d’affaires concurrentiel et investissaient davantage. On prévoit que les entreprises augmenteront leurs investissements en machines et en matériel de 3,5 % cette année et d’une moyenne de 5,7 % par année pendant la période de 2015 à 2017. Cependant, de 2014 à 2017, la croissance de ces investissements devrait être plus lente qu’aux États-Unis.

La composition et la destination des exportations ontariennes se sont diversifiées, en partie grâce aux initiatives prises par le gouvernement en matière de politiques commerciales. Cette évolution se caractérise par des gains importants liés aux exportations vers les autres provinces comme aux exportations de services à forte valeur ajoutée. Cette situation est avantageuse pour les exportateurs ontariens, qui peuvent jouir de croissance et de prospérité dans d’autres marchés sans qu’ils aient à dépendre d’un seul partenaire commercial.

Entre 2003 et 2013, le total des exportations ontariennes vers les autres provinces a augmenté de plus de 36 %, tandis que les exportations internationales ont progressé d’environ 3 %. Au cours de la même période, les exportations de services, notamment les services financiers, professionnels, informatiques et culturels, ont bondi d’environ 49 %, la plupart d’entre eux étant à destination d’autres provinces. Les exportations de biens sont demeurées essentiellement inchangées au cours de cette période.

L’actuelle diversification des exportations part d’une base qui est dominée par les exportations de marchandises vers les États-Unis. La valeur des marchandises que l’Ontario exporte vers les États-Unis, son principal partenaire commercial, a diminué de 16 % en 10 ans. En conséquence, la proportion de marchandises que l’Ontario exporte vers les États-Unis a baissé, pour passer de 91,5 % en 2003 à 78,4 % en 2013. Au cours de la même période, la part des exportations ontariennes vers l’Union européenne et d’autres pays, y compris les économies en essor rapide, a plus que doublé.

Ce virage des exportations ontariennes devrait se poursuivre, sous l’effet d’une économie mondiale en expansion et de l’entrée en vigueur de nouvelles ententes commerciales. Par exemple, l’accord économique conclu avec l’Union européenne rendra les entreprises ontariennes plus concurrentielles sur le marché européen, qui compte plus de 500 millions de consommateurs et affiche un PIB de près de 17 billions de dollars. La reprise de l’économie américaine et, en particulier, le regain de la demande des consommateurs américains, notamment pour les véhicules automobiles, stimulera aussi la croissance des exportations ontariennes. Les exportations de l’Ontario vers les économies émergentes en expansion rapide, comme la Chine et l’Inde, devraient aussi s’accélérer. De fait, une part de plus en plus importante d’exportations ontariennes est intégrée aux chaînes d’approvisionnement mondiales, ce qui contribuera à la croissance des exportations au cours de la période de prévision. Grâce à la diversification des exportations ontariennes, les entreprises pourront joindre de nouveaux créneaux qui stimuleront la croissance économique et la création d’emplois. Globalement, les exportations réelles de l’Ontario devraient augmenter en moyenne de 3,5 % par année entre 2014 et 2017, soit à un rythme supérieur à celui de 2,5 % prévu pour les importations.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau suivant fournit des précisions sur les perspectives économiques du ministère des Finances pour les années 2014 à 2017.

TABLEAU 2.8 Économie de l’Ontario, de 2012 à 2017
(variation en pourcentage)
  Chiffres réels Projection
Produit intérieur brut réel 1,3 1,3 2,1 2,5 2,5 2,6
Consommation des ménages 1,4 1,8 2,1 2,2 2,6 2,7
Construction résidentielle 4,7 (2,2) 0,0 0,9 1,2 2,0
Construction non résidentielle (1,6) (8,0) 2,0 5,6 3,0 3,4
Machines et matériel 2,0 (3,8) 3,5 6,0 5,8 5,4
Exportations 1,7 1,1 3,2 4,1 3,4 3,3
Importations 2,0 (0,6) 2,0 2,7 2,7 2,5
Produit intérieur brut nominal 3,0 2,7 3,5 4,4 4,4 4,6
Autres indicateurs économiques            
Ventes au détail 1,6 1,8 4,1 4,0 4,4 4,4
Mises en chantier de logements (en milliers) 76,7 61,1 58,0 60,0 67,0 69,0
Reventes de logements (2,1) 0,5 1,0 (0,5) 0,5 2,1
Revenu primaire des ménages 3,4 2,9 3,3 4,4 4,7 4,7
Rémunération des employés 3,2 2,6 3,5 4,6 4,6 4,7
Excédent net d'exploitation – sociétés (1,0) (1,3) 4,4 4,2 5,0 4,7
Indice des prix à la consommation 1,4 1,0 1,5 1,9 2,0 2,0
Emploi 0,8 1,4 1,1 1,5 1,6 1,4
Création d’emplois (en milliers) 52 96 73 107 110 102
Taux de chômage (en pourcentage) 7,8 7,5 7,3 6,9 6,5 6,2
Facteurs externes importants            
Produit intérieur brut réel américain 2,8 1,9 2,7 3,0 2,9 2,8
Pétrole brut WTI (en $US le baril) 94 98 97 96 96 98
Dollar canadien (cents américains) 100,1 97,1 90,0 91,0 92,0 93,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 0,9 1,0 1,0 1,3 2,4 3,3
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 1,9 2,3 2,8 3,5 3,9 4,3
1 Taux d’intérêt du gouvernement du Canada (en pourcentage).
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Association canadienne de l’immeuble, Banque du Canada, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars et avril 2014), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l’Ontario.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte des économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de poser les hypothèses de planification du gouvernement. Dans le cadre du processus d’élaboration du budget de 2014, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour obtenir leur point de vue. En outre, le Conseil ontarien des prévisions économiques, qui a été créé aux termes de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, a examiné les hypothèses économiques du ministère des Finances en février 2014. Les membres du Conseil ont convenu à l’unanimité que les hypothèses sont raisonnables.

Les économistes du secteur privé envisagent une croissance continue pour l’économie ontarienne au cours de la période de prévision. Selon la moyenne des prévisions du secteur privé, l’économie ontarienne devrait afficher une croissance de 2,2 % en 2014, de 2,6 % en 2015 et en 2016, et de 2,7 % en 2017. Le ministère des Finances, soucieux de faire preuve de prudence dans sa planification financière, prévoit une croissance du PIB réel légèrement inférieure à la moyenne projetée par les économistes du secteur privé.

TABLEAU 2.9 Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario
(en pourcentage)
  2014 2015 2016 2017
BMO Marchés des capitaux (mars) 2,3 2,5
Central 1 Credit Union (mars) 1,9 2,4 2,7 3,0
Centre for Spatial Economics (janvier) 2,2 2,7 2,5 2,9
Marchés mondiaux CIBC (avril) 2,0 2,3 2,2
Le Conference Board du Canada (février) 2,1 2,4 2,5 2,4
Groupe Desjardins (mars/janvier) 2,1 2,6 2,5 2,5
IHS Global Insight (janvier) 2,3 2,7 2,7 2,6
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (janvier) 2,3 2,5
Banque Nationale (janvier) 2,1 2,5
RBC Groupe financier (mars) 2,5 2,9
Groupe Banque Scotia (mars) 1,9 2,2
Groupe financier Banque TD (avril) 2,2 2,7
Université de Toronto (janvier) 2,2 3,0 2,9 2,9
Moyenne selon l’enquête sur les prévisions du secteur privé 2,2 2,6 2,6 2,7
Hypothèse de planification de l’Ontario 2,1 2,5 2,5 2,6
Sources : enquête sur les prévisions du ministère des Finances de l’Ontario (avril 2014) et ministère des Finances de l’Ontario.

Révision des perspectives économiques

En 2013, la croissance du PIB réel s’est avérée plus faible que prévu au moment de la publication du budget de 2013, et ce, en raison de la faiblesse des investissements des entreprises et celle des exportations par rapport aux prévisions. Cette situation est attribuable à plusieurs facteurs, notamment la croissance irrégulière aux États-Unis, le prix du pétrole dont la valeur dépassait les prévisions et les augmentations des taux d’intérêt à long terme.

En moyenne, les économistes ont révisé leurs prévisions à la baisse pour la croissance de l’Ontario en 2014. Actuellement, selon les perspectives moyennes du secteur privé, la croissance du PIB réel de l’Ontario devrait se situer à 2,2 % en 2014, ce qui est légèrement moins élevé que le taux de 2,4 % prévu lors de la publication du budget de 2013. Cependant, les prévisions du secteur privé pour 2015 à 2017 ont été révisées à la hausse depuis le dépôt du budget de 2013.

Comparaison avec le budget de l’Ontario de 2013

Voici les principaux changements depuis le budget de 2013 :

  • baisse de la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2013 et en 2014, suivie d’une croissance plus marquée en 2015 et en 2016;
  • inflation de l’IPC plus modérée à partir de 2013 et jusqu’en 2015;
  • croissance de l’emploi plus forte que prévu en 2013, suivie d’une croissance légèrement plus faible en 2014;
  • croissance plus faible du PIB nominal de l’Ontario en 2013 et en 2014, suivie d’une croissance plus marquée en 2015 et en 2016.
TABLEAU 2.10 Changements aux principales hypothèses économiques du ministère des Finances : comparaison entre le budget de 2013 et le budget de 2014
(variation en pourcentage)
  2013 2014p 2015p 2016p
Budget
2013
Chiffres
réels
Budget
2013
Budget
2014
Budget
2013
Budget
2014
Budget
2013
Budget
2014
Produit intérieur brut réel 1,5 1,3 2,3 2,1 2,4 2,5 2,4 2,5
Produit intérieur brut nominal 3,0 2,7 4,1 3,5 4,2 4,4 4,2 4,4
Ventes au détail 2,5 1,8 3,8 4,1 3,8 4,0 3,8 4,4
Mises en chantier de logements (en milliers) 61,0 61,1 60,0 58,0 65,0 60,0 68,0 67,0
Revenu primaire des ménages 2,8 2,9 3,9 3,3 4,2 4,4 4,5 4,7
Rémunération des employés 2,8 2,6 3,7 3,5 4,3 4,6 4,3 4,6
Excédent net d’exploitation – sociétés 3,3 (1,3) 5,0 4,4 4,0 4,2 4,0 5,0
Emploi 1,2 1,4 1,4 1,1 1,5 1,5 1,5 1,6
Création d’emplois (en milliers) 83 96 98 73 107 107 107 110
Indice des prix à la consommation 1,5 1,0 2,0 1,5 2,0 1,9 2,0 2,0
Facteurs externes importants                
Produit intérieur brut réel américain 2,1 1,9 2,7 2,7 3,1 3,0 2,9 2,9
Pétrole brut WTI (en $US le baril) 94 98 98 97 99 96 100 96
Dollar canadien (cents américains) 98,0 97,1 99,5 90,0 100,0 91,0 99,5 92,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1
(en pourcentage)
1,0 1,0 1,2 1,0 1,9 1,3 3,1 2,4
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1
(en pourcentage)
2,0 2,3 2,6 2,8 3,2 3,5 3,9 3,9
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Energy Information Administration, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars et avril 2014) et ministère des Finances de l’Ontario.

1 Selon les données disponibles le 8 avril 2014.

2 Organisation de coopération et de développement économiques.

Description des graphiques

Graphique 2.3 : L’Ontario ressort plus fort de la récession de 2008-2009

Ce graphique montre que le PIB réel de l’Ontario avait atteint un sommet de 602,0 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2008 avant la récession pour chuter et s’établir à 573,3 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009, soit son niveau le plus bas durant la récession. Le PIB réel s’élevait à 632,6 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2013, dépassant de 10,3 % celui enregistré au creux de la récession.

Les exportations de l’Ontario ont atteint leur sommet d’avant la récession, soit 337,1 milliards de dollars, au troisième trimestre de 2008, puis ont baissé pour s’établir à 274,9 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009, au creux de la récession. Le niveau des exportations de l’Ontario atteignait 353,8 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2013, dépassant de 28,7 % le niveau enregistré au creux de la récession.

Le niveau de l’emploi en Ontario a atteint son sommet d’avant la récession, soit 6 708 600 emplois, en septembre 2008 pour descendre et s’établir à 6 442 800 emplois en juin 2009, au creux de la récession. Le niveau d’emploi se situait à 6 902 300 emplois en mars 2014, dépassant de 7,1 % celui enregistré au creux de la récession.

Le revenu des ménages en Ontario a atteint un sommet de 414,3 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2008 avant la récession, puis est descendu pour s’établir à 410,3 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009, au creux de la récession. Le niveau de revenu des ménages se situait à 476,2 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2013, dépassant de 16,1 % celui enregistré au creux de la récession.

La consommation des ménages en Ontario a atteint un sommet de 342,3 milliards de dollars au troisième trimestre de 2008 avant la récession, puis est descendu pour s’établir à 335,6 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009, au creux de la récession. Le niveau de consommation des ménages se situait à 394,8 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2013, dépassant de 17,6 % celui enregistré au creux de la récession.

Les politiques de l’Ontario favorisant la reprise comprennent, entre autres, des taux d’impôt concurrentiels, les investissements dans l’infrastructure, le soutien aux entreprises et aux régions, le perfectionnement des compétences, la Stratégie d’emploi pour les jeunes et la Stratégie de réduction de la pauvreté.

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Graphique 2.4 : PIB réel de l’Ontario depuis la récession de 2008-2009

Ce graphique linéaire simple montre le PIB réel de l’Ontario entre le premier trimestre de 2008 et le quatrième trimestre de 2013. Avant la récession, le PIB réel de l’Ontario avait atteint un pic de 602,0 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2008 pour descendre, pendant la récession, et s’établir à un creux de 573,3 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2009. Au quatrième trimestre de 2013, le PIB réel de l’Ontario avait augmenté pour passer à 632,6 milliards de dollars.

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Graphique 2.5 : Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne

Ce graphique à barres montre les emplois qui se sont créés en Ontario depuis juin 2009. Le nombre total d’emplois s’est accru de 460 000 postes depuis juin 2009. Le nombre d’emplois à temps plein s’est accru de 463 000 postes, tandis que le nombre d’emplois à temps partiel a baissé de 4 000 postes. Le nombre d’emplois dans le secteur privé a augmenté de 330 000 postes, tandis que dans le secteur public, il s’est créé 75 000 postes, et le nombre de travailleurs autonomes a augmenté de 55 000. Les secteurs où les salaires sont supérieurs à la moyenne ont affiché une hausse de 319 000 emplois, tandis que les secteurs où les salaires sont inférieurs à la moyenne ont enregistré 140 000 postes supplémentaires.

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Graphique 2.6 : La reprise de l’emploi en Ontario devance celle des É.-U. et la moyenne des pays de l’OCDE

Ce graphique linéaire simple compare les variations en pourcentage de l’emploi par rapport au sommet atteint avant la récession en Ontario avec la moyenne affichée par les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) et les États-Unis, entre le premier trimestre de 2008 et le premier trimestre de 2014 (pour l’Ontario et les États-Unis) et le troisième trimestre de 2013 pour les pays de l’OCDE.

Au premier trimestre de 2014, l’emploi a repris en Ontario pour atteindre un niveau bien supérieur au sommet affiché avant la récession, tandis qu’aux États-Unis, le niveau se situe en deçà du sommet atteint avant la récession. Au troisième trimestre de 2013, l’emploi dans les pays membres de l’OCDE était légèrement supérieur au sommet atteint avant la récession.

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Graphique 2.7 : La reprise de l’emploi en Ontario devance celle des autres territoires

Ce graphique à barres montre la variation en pourcentage de l’emploi en Ontario depuis juin 2009 comparativement aux États des Grands Lacs, à la moyenne des pays membres de l’OCDE, à la moyenne des États-Unis et au reste du Canada. L’emploi en Ontario s’est accru de 7,1 % depuis juin 2009.

L’emploi a augmenté de 1,0 % dans l’Illinois, de 1,3 % dans l’État de New York, de 1,4 % dans l’Ohio, de 1,7 % au Wisconsin, de 2,3 % en Pennsylvanie, de 3,9 % au Michigan, de 4,7 % dans l’Indiana, de 5,3 % au Minnesota. La croissance moyenne de l’emploi était de 3,5 % dans les pays de l’OCDE et de 5,3 % aux États-Unis, tandis que dans le reste du Canada, l’emploi a augmenté de 6 %.

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Graphique 2.8 : La croissance économique mondiale devrait s’améliorer

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel de l’économie mondiale, des économies avancées ainsi que celle des économies émergentes et en développement, de 2011 à 2015.

La croissance du PIB réel de l’économie mondiale se chiffrait à 3,9 % en 2011, à 3,2 % en 2012 et à 3,0 % en 2013. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le taux de croissance devrait être de 3,6 % en 2014 et de 3,9 % en 2015.

La croissance du PIB réel des économies avancées était de 1,7 % en 2011, de 1,4 % en 2012 et de 1,3 % en 2013. Selon le FMI, le taux de croissance devrait être de 2,2 % en 2014 et de 2,3 % en 2015.

La croissance du PIB réel des économies émergentes et en développement s’élevait à 6,3 % en 2011, à 5,0 % en 2012 et à 4,7 % en 2013. Selon le FMI, le taux de croissance devrait être de 4,9 % en 2014 et de 5,3 % en 2015.

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Graphique 2.9 : Raffermissement de la reprise aux É.-U.

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel des États-Unis de 2009 à 2017. Le PIB réel des États-Unis a baissé de 2,8 % en 2009 pour remonter de 2,5 % en 2010, de 1,8 % en 2011, de 2,8 % en 2012 et de 1,9 % en 2013. Selon les données publiées dans le document Blue Chip Economic Indicators de mars et d’avril 2014, le taux de croissance du PIB réel des États-Unis devrait progresser de 2,7 % en 2014, de 3,0 % en 2015, de 2,9 % en 2016 et de 2,8 % en 2017.

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Graphique 2.10 : Les prix du pétrole devraient rester élevés

Ce graphique linéaire simple montre le prix du pétrole brut WTI de 2000 à 2017. Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) est passé de 30 dollars américains le baril en 2000 à 100 dollars américains le baril en 2008, puis est descendu pour s’établir à 62 dollars américains le baril en 2009 pour enfin remonter à 98 dollars américains le baril en 2013. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que les prix du pétrole vont descendre pour se situer à 97 dollars américains le baril en 2014, puis s’établir en moyenne à 96 dollars américains le baril en 2015 et en 2016, pour enfin remonter à 98 dollars américains le baril en 2017.

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Graphique 2.11 : Le dollar canadien devrait demeurer sous la parité

Ce graphique linéaire simple montre le taux de change du dollar canadien de 1990 à 2017 ainsi que les projections faibles et élevées du secteur privé pour la période allant de 2014 à 2017. Le taux de change du dollar canadien est passé de 87 cents américains en 1991 à un plancher de 64 cents américains en 2002. Il a affiché une tendance à la hausse au cours de la période de 2003 à 2011, pour atteindre 101 cents américains en 2011. En 2013, la valeur du dollar canadien s’établissait à 97 cents américains. Le ministère des Finances prévoit que le dollar canadien s’appréciera, pour passer de 90 cents américains en 2014 à 93 cents américains en 2017. Selon les projections du secteur privé, la valeur du dollar canadien se situera en 2017 dans une fourchette dont la limite supérieure est de 98 cents américains et la limite inférieure de 89 cents américains.

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Graphique 2.12 : Les taux d’intérêt devraient augmenter graduellement

Ce graphique linéaire simple montre le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois et le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada, de 1990 à 2017. Le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois a affiché une baisse, passant de près de 13 % en 1990 à 1,0 % en 2013. On prévoit qu’il remontera graduellement pour atteindre 3,3 % en 2017. Le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada a diminué, passant de plus de 10 % en 1990 à 1,9 % en 2012, soit son taux le plus bas. Le taux de rendement des obligations de 10 ans est remonté à 2,3 % en 2013 et devrait continuer à remonter graduellement pour atteindre 4,3 % en 2017.

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Graphique 2.13 : L’inflation devrait demeurer modérée

Ce graphique à barres montre la variation en pourcentage de l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’Ontario, de 2010 à 2017. L’IPC de l’Ontario a augmenté de 2,5 % en 2010, de 3,1 % en 2011, de 1,4 % en 2012 et de 1,0 % en 2013. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le taux d’inflation de l’IPC s’établira à 1,5 % en 2014, à 1,9 % en 2015 et à 2,0 % en 2016 et en 2017.

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Graphique 2.14 : L’emploi devrait s’accroître à moyen terme

Ce graphique à barres montre le niveau annuel de l’emploi en Ontario entre 2009 et 2017. Le nombre d’emplois en Ontario a augmenté, passant de 6,5 millions en 2009 à 6,9 millions en 2013. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le nombre d’emplois s’établira à 7,3 millions en 2017.

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Graphique 2.15 : Le prix des maisons en Ontario devrait se stabiliser

Ce graphique linéaire simple montre le prix moyen des maisons entre 1980 et 2017. Le prix des maisons a affiché une tendance soutenue à la hausse, passant d’une moyenne de 155 200 dollars en 1995 à 402 500 dollars en 2013. En 2014, le prix de revente moyen devrait monter, pour s’établir à 408 600 dollars, et demeurer près de ce niveau pendant le reste de la période de prévision.

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Graphique 2.16 : Le logement devrait demeurer abordable en Ontario

Ce graphique linéaire simple montre les coûts hypothécaires en proportion du revenu disponible par ménage en Ontario de 1981 à 2017. La ligne indique que cette proportion a atteint un sommet de plus de 37 % en 1990 pour s’établir, par la suite, à son taux le plus bas en 1998, soit 19 %. Depuis, on a connu une tendance à la hausse, la proportion s’élevant à presque 27 % en 2013. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que la proportion devrait demeurer proche de 27 % entre 2014 et 2017.

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Graphique 2.17 : Bien qu’élevé, l’endettement des ménages canadiens demeure abordable

Ce graphique linéaire simple montre l’endettement des ménages ainsi que le coût du service de la dette en proportion du revenu disponible des ménages au Canada, du premier trimestre de 2000 au quatrième trimestre de 2013.

La ligne représentant l’endettement des ménages en proportion de leur revenu disponible affiche une augmentation progressive, passant de 108 % au premier trimestre de 2000 à 164 % au quatrième trimestre de 2013. La ligne représentant le coût du service de la dette exprimé en pourcentage du revenu disponible des ménages affiche une baisse, passant de 8,5 % au premier trimestre de 2000 à 7,5 % au deuxième trimestre de 2002, reste à ce niveau jusqu’à la fin de 2005, remonte pour passer à 9,2 % au quatrième trimestre de 2007, puis redescend pour passer à 7,1 % au quatrième trimestre de 2013.

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Graphique 2.18 : Les investissements de l’Ontario dans les machines et le matériel sont à la traîne des États-Unis

Ce graphique linéaire simple illustre les investissements des entreprises dans les machines et le matériel exprimés en milliards de dollars de 2007 pour l’Ontario et en milliards de dollars de 2009 pour les États-Unis, de 2007 à 2017. Les investissements réels dans les machines et le matériel tant en Ontario qu’aux États-Unis ont diminué pendant la récession de 2008-2009. Depuis la récession, les investissements dans les machines et le matériel ont affiché une hausse dans les deux territoires. Cependant, depuis 2009, les investissements dans les machines et le matériel augmentent plus rapidement aux États-Unis qu’en Ontario. Au cours de la période de prévision, la cadence des investissements dans les machines et le matériel en Ontario devrait continuer à accuser un retard par rapport aux États-Unis.

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Graphique 2.19 : Les exportations vers d’autres provinces et les exportations de services ont fort augmenté

Les deux premières barres de ce graphique indiquent que le total des exportations de l’Ontario vers les autres provinces a augmenté, pour passer de 92,3 milliards de dollars en 2003 à 125,9 milliards de dollars en 2013, ce qui correspond à une hausse de 33,6 milliards de dollars, soit 36 %. Au cours de la même période, les exportations vers d’autres pays ont affiché une croissance, passant de 217,8 milliards de dollars en 2003 à 224,1 milliards de dollars en 2013.

Les deux dernières barres de ce graphique indiquent que les exportations de services de l’Ontario ont augmenté pour passer à 121,1 milliards de dollars en 2013 par rapport à 81,5 milliards de dollars en 2003, une augmentation de 39,6 milliards de dollars, soit 49 %. Les exportations de marchandises ont enregistré une hausse, passant à 228,9 milliards de dollars en 2013 par rapport à 228,6 milliards de dollars en 2003.

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Graphique 2.20 : Les marchandises de l’Ontario s’exportent vers de nouveaux marchés

Ce graphique à barres montre que la part des exportations de marchandises de l’Ontario vers les États-Unis est en baisse, passant de 91,5 % en 2003 à 78,4 % en 2013, tandis que la part des exportations de marchandises de l’Ontario vers l’Union européenne est en hausse, passant de 3,8 % en 2003 à 9,5 % en 2013. La part des exportations de marchandises de l’Ontario vers le reste du monde a affiché une hausse, passant à 12,1 % en 2013 par rapport à 4,7 % en 2003.

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Graphique 2.21 : Perspectives du secteur privé touchant la croissance : faible en 2014 mais amélioration de 2015 à 2017

Ce graphique à barres montre la moyenne des prévisions du secteur privé relatives à la croissance du PIB réel de l’Ontario au moment de la publication du budget de 2013 et du budget de 2014.

La moyenne des prévisions du secteur privé relatives à la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2013 était de 1,6 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 1,3 %.

La moyenne des prévisions du secteur privé relatives à la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2014 était de 2,4 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 2,2 %.

La moyenne des prévisions du secteur privé relatives à la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2015 et en 2016 était de 2,5 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 2,6 %.

La moyenne des prévisions du secteur privé relatives à la croissance moyenne du PIB réel de l’Ontario en 2017 était de 2,3 % dans le budget de 2013 et est actuellement de 2,7 %.

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