Budget de l’Ontario 2015
Chapitre II : Perspectives économiques et plan financier de l’Ontario

Section D : Perspectives économiques de l’Ontario

L’économie ontarienne devrait continuer à progresser à un rythme soutenu. Contrairement à la plupart des économies avancées, qui ont du mal à se remettre de la récession mondiale, l’Ontario devrait connaître une forte croissance économique, et ce, malgré la volatilité des marchés des capitaux et des produits de base. La majorité des prévisionnistes estiment qu’au cours des deux prochaines années, l’Ontario figurera parmi les chefs de file provinciaux sur le plan de la croissance économique, dépassant la moyenne nationale.

Il règne un climat de confiance dans le milieu des affaires en Ontario étant donné la plus forte croissance aux États-Unis, la baisse des prix du pétrole et une devise canadienne plus compétitive, ces facteurs renforçant la croissance de la province. De plus, le virage vers une économie dont la croissance dépend davantage des exportations et des investissements devrait se poursuivre et s’accélérer à mesure que les entreprises tirent parti de la meilleure conjoncture.

Le ministère des Finances prévoit que le produit intérieur brut (PIB) réel passera de 2,2 % en 2014 à 2,7 % en 2015, puis s’établira à 2,2 %, en moyenne, entre 2016 et 20181.

TABLEAU 2.5 Perspectives économiques de l'Ontario
(en pourcentage)
  2012 2013 2014 2015p 2016p 2017p 2018p
Croissance du PIB réel 1,7 1,3 2,2 2,7 2,4 2,2 2,1
Croissance du PIB nominal 3,2 2,4 3,6 4,2 4,2 4,2 4,1
Croissance de l'emploi 0,7 1,8 0,8 1,1 1,3 1,4 1,3
Inflation de l'IPC 1,4 1,0 2,4 1,2 2,0 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l'Ontario.

Dans le cadre de la gestion budgétaire prudente du gouvernement, les perspectives de croissance économique utilisées dans le présent budget se situent légèrement sous la moyenne de celles du secteur privé. Cependant, la province estime que son plan économique, prévoyant des investissements axés sur l’acquisition de compétences et de connaissances, l’infrastructure et les entreprises, rapportera de réels dividendes économiques ayant pour effet de stimuler davantage la croissance économique.

L’économie de l’Ontario s’accélère

Les indicateurs économiques signalent le retour à une plus forte croissance en Ontario pour 2014 et on s’attend à ce que cela se poursuive. Ainsi, la chute des prix du pétrole, le repli du dollar canadien et le renforcement de l’économie américaine en favoriseront l’accélération pendant la période de prévision.

Voilà qui constitue un progrès par rapport à la croissance modeste enregistrée en Ontario en 2013 lorsque le PIB réel n’avait augmenté que de 1,3 %, soit au rythme le plus faible depuis la récession mondiale. Ce faible taux de croissance traduisait le ralentissement de la construction résidentielle, des investissements des entreprises et de la croissance des exportations.

En 2014, l’économie de l’Ontario a affiché un taux de croissance très respectable de 2,2 % grâce aux gains importants provenant des échanges commerciaux et des dépenses de consommation.

L’expansion économique de l’Ontario s’est intensifiée en 2014, dépassant actuellement de 8,6 points de pourcentage son niveau d’avant la récession.

Si l’on se fie aux perspectives des économistes du secteur privé, que viennent corroborer les récentes données économiques, l’économie de l’Ontario devrait continuer de croître.

Nouveaux gains au chapitre de l’emploi

Depuis la récession, le rythme de la reprise de l’emploi en Ontario a dépassé celui des États-Unis et la moyenne enregistrée dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Depuis le creux survenu pendant la récession en juin 2009, plus de 500 000 nouveaux emplois nets ont été créés, principalement dans le secteur privé. Tous les emplois perdus depuis la récession de 2008 en Ontario ont été récupérés, et la majeure partie des nouveaux emplois nets ont été créés dans des secteurs où les salaires sont supérieurs à la moyenne.

Le taux de chômage continue à s’améliorer en Ontario, étant passé de 7,6 % en 2013 à 7,3 % en 2014, le taux le plus bas depuis 2008.

Évolution de l’économie mondiale et perspectives

La croissance économique demeure modérée et inégale dans le monde. Dans beaucoup de pays, les taux d’intérêt et la valeur des devises sont volatils. Par ailleurs, l’effondrement des prix du pétrole a stimulé les perspectives de croissance des économies importatrices de pétrole comme les États-Unis et l’Europe. En 2014, l’économie mondiale a affiché une croissance de 3,3 %, soit le même taux qu’en 2013. Quant à l’économie américaine, elle s’est fortement redressée après une contraction au premier trimestre de 2014, causée par les conditions météorologiques. En Europe, la croissance économique demeure anémique, surtout à cause de la demande intérieure quasi stagnante. Le rythme de croissance des économies émergentes a ralenti principalement en raison des faibles prix des produits de base et de la croissance plus modeste de la Chine.

En 2015, la croissance économique devrait s’accélérer à l’échelle mondiale sous l’effet d’une croissance accrue aux États-Unis. L’Europe vit une période de reprise modeste et inégale; elle devrait cependant tirer parti des récentes mesures stratégiques et des prix du pétrole peu élevés.

La croissance économique en Chine devrait demeurer relativement vigoureuse, même si on prévoit un ralentissement pendant la période de transformation de son économie, dont la croissance rapide reposait sur le crédit et l’investissement, pour devenir une économie plus équilibrée dont la croissance tient d’une consommation durable. On s’attend aussi à un raffermissement d’autres économies émergentes en 2015, quoique les pays producteurs de pétrole subiront les contrecoups de la baisse des prix de cette matière et seront vulnérables aux sorties de capitaux et à la dévaluation de leur devise.

La croissance relativement forte de l’Ontario, jumelée à son secteur bancaire stable, à sa politique de saines pratiques financières et à son environnement commercial concurrentiel, contribuera à attirer les investissements des entreprises dans ce contexte mondial difficile.

L’économie américaine

Avec plus de 160 millions de consommateurs américains qui vivent à moins d’une journée de route du sud de l’Ontario, les États-Unis demeurent le partenaire commercial le plus important de la province. Le marché américain est particulièrement déterminant pour bon nombre de secteurs industriels de l’Ontario, notamment les fabricants de véhicules automobiles, d’équipement mécanique, de produits en plastique et d’acier ainsi que de produits pharmaceutiques.

Le PIB réel des États-Unis a augmenté de 2,4 % en 2014 par rapport à 2,2 % en 2013. On s’attend à ce que le PIB réel de ce pays affiche une hausse de 3,1 % en 2015 et de 2,9 % en 2016, soit la plus forte période de croissance économique depuis 2005-2006.

Aux États-Unis, le nombre d’emplois a augmenté d’environ 260 000 par mois en 2014, par rapport à 199 000 en 2013, faisant reculer le taux de chômage qui est passé de 6,6 % en janvier 2014 à 5,6 % en fin d’année.

On prévoit que la Réserve fédérale américaine, qui a mis fin au programme d’assouplissement quantitatif à l’automne 2014, augmentera les taux d’intérêt à court terme plus tard cette année. Par ailleurs, les taux d’intérêt à long terme, qui sont demeurés historiquement bas en raison de la sécurité relative des biens du gouvernement des États-Unis, devraient augmenter graduellement pendant la période de prévision.

Le dollar américain continue de se raffermir, ce qui traduit l’amélioration relative de l’économie des États-Unis et le fait qu’on s’attend à ce que les taux d’intérêt soient supérieurs à ceux des autres économies importantes. La vigueur de la devise américaine, conjuguée aux faibles prix du pétrole, aux gains soutenus sur le plan de l’emploi et aux salaires plus élevés, favorisera les dépenses de consommation, qui devraient être un puissant moteur de la croissance aux États-Unis en 2015.

Le prix du pétrole

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) a chuté d’environ 60 % par rapport au sommet de 108 $ US le baril enregistré en juin 2014. En mars 2015, le pétrole WTI se négociait sous la barre des 50 $ US le baril, soit le prix le plus faible en six ans. La production américaine de pétrole a atteint un sommet inégalé depuis près de trois décennies auquel la nouvelle production issue des formations schisteuses a largement contribué. Parallèlement, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a maintenu ses niveaux de production, exerçant des pressions accrues à la baisse sur les prix du pétrole.

La production de pétrole brut devrait demeurer élevée pendant la première moitié de 2015, ce qui contribuera à maintenir la pression à la baisse sur les prix. Cependant, à moyen terme, les prix devraient remonter à mesure que les pays producteurs à
main-d’oeuvre coûteuse diminuent leur production.

En 2015, le prix du pétrole WTI devrait s’établir en moyenne à 55 $ US le baril, tandis que les prévisions du secteur privé se situent dans une fourchette allant de 45 $ US à 70 $ US le baril. Dans l’ensemble, les prévisionnistes estiment que le prix de cette matière augmentera graduellement à moyen terme pour atteindre 84 $ US d’ici 2018. Comme l’Ontario importe son pétrole, les prix moins élevés de cette matière ont pour effet de réduire le coût des intrants pour le secteur industriel et de faire réaliser des économies aux consommateurs.

La baisse des prix du pétrole permettra aux consommateurs et aux entreprises de réaliser des économies

On prévoit que le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) s’établira en moyenne à 55 $ US le baril en 2015, une baisse par rapport au cours de 93 $ US en 2014. La chute de 40 % du prix moyen du baril se traduira par une diminution des prix au détail de l’essence, du diesel et d’autres produits raffinés en 2015, ce qui profitera aux consommateurs et aux entreprises de l’Ontario.

En supposant que la demande en essence et autres produits pétroliers demeure relativement stable, les consommateurs et les entreprises de l’Ontario pourraient économiser environ 5,1 milliards de dollars en 2015 répartis comme suit : environ 2,6 milliards pour les entreprises et 2,4 milliards pour les ménages*.

Économies estimées découlant de la baisse des prix du pétrole en 2015

Grâce aux coûts du carburant moins élevés, le ménage ontarien moyen pourrait s’attendre à économiser près de 500 $ en 2015. Il pourrait choisir d’en mettre une partie de côté ou de l’affecter au remboursement de sa dette et d’utiliser le solde pour se procurer des biens et des services. Pour leur part, les entreprises ontariennes verront le coût de leurs intrants diminuer et leurs flux de trésorerie augmenter, ce qui devrait contribuer à stimuler l’investissement.

Les États-Unis, qui sont le principal partenaire commercial de l’Ontario, devraient aussi profiter de retombées positives de la baisse des prix du pétrole, ce qui favorisera la demande en exportations de la province.

* Cette division des économies repose sur les tableaux entrées-sorties provisoires provinciaux de 2011 de Statistique Canada pour l’Ontario. Le gouvernement et le secteur sans but lucratif se partageraient une petite partie de ces économies (140 millions de dollars).

Le dollar canadien

Le taux de change du dollar canadien s’établissait en moyenne à 91 cents américains en 2014, soit un repli comparativement à 2013, lorsqu’il équivalait à 97 cents américains. Récemment, la devise canadienne s’échangeait aux alentours de 80 cents américains, soit son niveau le plus bas depuis le début de 2009. Le recul marqué des prix du pétrole depuis le mois de juin 2014 a exercé des pressions à la baisse sur le dollar et assombri les perspectives de croissance du Canada. Par conséquent, la Banque du Canada a réduit les taux d’intérêt, ce qui a accentué les pressions à la baisse sur la devise.

En revanche, la baisse du dollar canadien contribuera à améliorer la compétitivité des entreprises ontariennes et favorisera une croissance plus vigoureuse des exportations. Par contre, la faiblesse de la devise fera augmenter le prix des marchandises importées, ce qui aura une incidence tant sur les entreprises que sur les consommateurs.

Le dollar canadien devrait se situer en moyenne autour de 80 cents américains en 2015, puis s’apprécier modestement au cours de la période de prévision pour passer à 89 cents américains d’ici 2018.

Marchés des capitaux

En janvier, la Banque du Canada a fait passer de 1,0 % à 0,75 % son taux cible du financement à un jour qu’elle n’avait pas changé depuis septembre 2010. La Banque a expliqué qu’elle a pris cette décision en raison de l’effondrement des prix du pétrole et des risques qu’il représente pour la croissance de l’économie canadienne et l’inflation.

Pour sa part, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, en janvier, l’instauration d’un nouveau programme important d’assouplissement quantitatif, visant la souscription d’environ 1,2 mille milliards de dollars américains d’obligations d’État en vue de stimuler l’économie européenne. Par contre, la Réserve fédérale américaine a mis fin à son programme d’assouplissement quantitatif en octobre 2014, étant donné les signes manifestes d’une amélioration soutenue de la situation économique aux États-Unis. Bon nombre des participants au marché s’attendaient à ce que la Réserve fédérale commence à augmenter son taux d’intérêt directeur avant le milieu de 2015, mais le ralentissement de la croissance mondiale, la vigueur de la devise américaine et le taux d’inflation anémique de l’IPC pourraient retarder cette annonce.

On prévoit que le rendement des bons du Trésor canadiens de trois mois s’établira en moyenne à 0,6 % en 2015 et qu’il atteindra 1,1 % en 2016 et 3,4 % d’ici 2018.

Dans de nombreuses économies avancées, les taux d’intérêt à long terme ont fléchi en raison de la croissance mondiale anémique et des perspectives d’inflation. En 2014, le rendement des bons du Trésor canadiens de dix ans s’est établi en moyenne à 2,2 %, en baisse par rapport au taux de 2,3 % enregistré l’année précédente. En 2015, le taux de rendement des obligations à long terme du gouvernement du Canada devrait reculer à 1,8 %, puis progresser en 2016 pour s’établir à 2,7 % et atteindre 3,8 % et 4,2 % en 2017 et 2018 respectivement.

Le tableau qui suit résume les prévisions liées aux facteurs externes clés dont le ministère des Finances se sert pour faire ses prévisions concernant la croissance économique de l’Ontario.

TABLEAU 2.6 Perspectives liées aux facteurs externes
  2012 2013 2014 2015p 2016p 2017p 2018p
Croissance du PIB réel mondial (en pourcentage) 3,4 3,3 3,3e 3,5 3,7 4,1 4,0
Croissance du PIB réel des États-Unis (en pourcentage) 2,3 2,2 2,4 3,1 2,9 2,7 2,6
Pétrole brut West Texas Intermediate ($ US/baril) 94 98 93 55 70 79 84
Dollar canadien (en cents américains) 100,1 97,1 90,5 79,5 80,0 85,0 89,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 0,9 1,0 0,9 0,6 1,1 2,5 3,4
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 (en pourcentage) 1,9 2,3 2,2 1,8 2,7 3,8 4,2
e = estimation.
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario fondée sur des sources externes.
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : FMI, Perspectives de l'économie mondiale (octobre 2014 et janvier 2015), U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars 2015), U.S. Energy Information Administration, Banque du Canada, enquête du ministère des Finances de l'Ontario menée auprès des prévisionnistes (mars 2015) et ministère des Finances de l'Ontario.

Le tableau 2.7 présente les estimations actuelles des répercussions des modifications soutenues aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario, en supposant que les autres facteurs externes restent inchangés. L’écart relativement important des répercussions est attribuable au degré d’incertitude entourant les réactions de l’économie à cette variation des conditions externes.

TABLEAU 2.7 Répercussions des modifications soutenues aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l'Ontario
(variation en points de pourcentage)
  Première année Deuxième année
Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $ US +0,1 à +0,7 +0,2 à +0,8
Baisse du prix du pétrole brut de 10 $ US le baril +0,1 à +0,3 +0,1 à +0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel des É.-U. de 1 point de pourcentage +0,2 à +0,6 +0,3 à +0,7
Hausse des taux d'intérêt canadiens de 1 point de pourcentage -0,1 à -0,5 -0,2 à -0,6
Source : ministère des Finances de l'Ontario.

Perspectives de croissance économique en Ontario

Le ministère des Finances prévoit que le PIB réel de l’Ontario affichera une hausse très respectable de 2,7 % en 2015, puis de 2,4 %, 2,2 % et 2,1 % en 2016, 2017 et 2018 respectivement.

Si les prévisions annonçant une croissance modérée soutenue sont une base raisonnable pour la planification, il existe toujours la possibilité que la croissance soit plus vigoureuse, mais aussi le risque que le rendement économique soit inférieur aux prévisions. Par exemple, en raison de la baisse des prix du pétrole, de la compétitivité accentuée de la devise canadienne et de la plus forte croissance de l’économie américaine, les exportations de l’Ontario pourraient augmenter plus que ce qui était prévu. En revanche, la volatilité des produits de base et des marchés des capitaux ainsi que la croissance modérée dans les grands pays émergents constituent les principaux risques qui pèsent sur l’économie mondiale.

En Ontario, la croissance qui reposait sur les dépenses du gouvernement et les investissements dans le secteur du logement est de plus en plus axée sur les exportations et les investissements des entreprises. Ainsi, la croissance des exportations a presque doublé en 2014 et devrait s’intensifier de nouveau en 2015 en raison du regain de l’économie américaine, d’un dollar canadien plus faible et de la compétitivité accrue. En outre, la faiblesse des taux d’intérêt ajoutée à l’amélioration marquée de la situation de l’emploi contribuera à soutenir les dépenses de consommation, ce qui favorisera une expansion économique plus équilibrée.

Bien que les faibles prix du pétrole et la valeur compétitive du dollar canadien stimulent l’économie de l’Ontario, le gouvernement ne compte pas uniquement sur ces éléments, vu leur nature temporaire. Par conséquent, l’Ontario poursuit ses investissements dans le secteur de la fabrication de pointe et continue d’inciter les entreprises à être plus efficaces, innovatrices et concurrentielles.

En Ontario, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,4 % en 2014, comparativement à 1,0 % en 2013. Cette progression est partiellement attribuable à la hausse des prix des importations découlant de la dépréciation du dollar canadien. Par ailleurs, on s’attend à ce que les faibles prix du carburant contribuent à modérer le taux d’inflation de l’IPC qui devrait être de 1,2 % en 2015. À moyen terme, ce taux devrait renouer avec sa tendance à long terme, atteignant en moyenne 2,0 % par année.

Le marché du travail de l’Ontario devrait continuer de se renforcer en 2015 et croître à un rythme stable pendant la période de prévision. On prévoit que le niveau de l’emploi augmentera de 1,1 % cette année, ce qui correspond à 78 000 nouveaux emplois nets, et de 1,4 % par année entre 2016 et 2018. Grâce à l’amélioration progressive de la situation de l’emploi, le taux de chômage dans la province diminuera pour passer d’une moyenne annuelle de 7,3 % en 2014 à 6,3 % en 2018.

Le revenu des ménages a augmenté de 3,4 % en 2014; on estime qu’il progressera en moyenne de 4,2 % par année entre 2015 et 2018. Pendant cette période, la croissance des dépenses réelles des ménages devrait s’établir en moyenne à 2,4 % par année.

En 2014, on comptait 59 100 mises en chantier de logements en Ontario, soit une légère baisse par rapport au nombre de 61 100 enregistré en 2013. Les ventes de logements existants ont augmenté de 3,7 % l’an dernier, le prix de revente moyen des logements en Ontario affichant une hausse de 7,0 %.

La demande de logements neufs en Ontario continuera d’être stimulée par la croissance stable du nombre de nouveaux ménages. Il devrait y avoir en moyenne 66 300 mises en chantier de logements annuellement entre 2015 et 2018.

Au cours des dernières années, les hausses relativement importantes des prix des logements en Ontario et au Canada s’expliquent par des taux d’intérêt plus bas que jamais et les gains soutenus réalisés au chapitre de l’emploi. Bien que les économistes du secteur privé s’attendent à ce que les taux d’intérêt augmentent par rapport à leur creux historique, la demande de logements sera soutenue par les gains sur le plan de l’emploi, des revenus plus élevés et l’accroissement continu du nombre de familles ontariennes. Ensemble, ces facteurs contribueront à la stabilité relative des prix des logements au cours de la période de prévision.

Au quatrième trimestre de 2014, le ratio de la dette au revenu des ménages au Canada a augmenté pour un troisième trimestre de suite passant à 163,3 %. Bien que ce ratio n’ait pas beaucoup changé d’une année à l’autre, le niveau d’endettement des ménages au pays demeure élevé.

Les coûts du service de la dette exprimés en pourcentage du revenu disponible des ménages, une mesure de la capacité des personnes de payer l’intérêt sur leur dette, sont tombés du sommet de 9,2 % atteint au cours du dernier trimestre de 2007 à 6,9 % pendant le quatrième trimestre de 2014, soit autour du niveau le plus bas jamais observé au cours des trois derniers trimestres, en raison des taux d’intérêt historiquement faibles.

Bien que les entreprises dégagent des bénéfices appréciables, leurs investissements déçoivent depuis les trois dernières années. Cependant, les hausses des investissements dans les machines et le matériel effectués au deuxième semestre de 2014 signalent que les entreprises ont repris confiance et recommencent à investir. Pour stimuler davantage l’essor économique, les entreprises doivent accroître leurs investissements et saisir les occasions fournies par des bénéfices appréciables et des marchés du crédit sains.

On s’attend à ce que les entreprises accroissent leurs investissements dans les machines et le matériel de 5,1 % en 2015 et de 5,9 % annuellement en moyenne au cours des trois prochaines années. Des taux d’intérêt anémiques, un taux de change plus concurrentiel, une économie américaine plus vigoureuse envoient un signal clair : le moment est venu d’avoir confiance dans l’économie de l’Ontario.

En 2014, l’excédent net d’exploitation des sociétés s’est accru de 8,0 %, et l’on s’attend à ce qu’il augmente de 4,7 % par année en moyenne pendant la période de 2015 à 2018. En pourcentage du PIB de l’Ontario, l’excédent net d’exploitation des sociétés a progressé pour atteindre 12,5 % en 2014, soit sa valeur la plus élevée depuis 2011.

Depuis le début des années 2000, où la devise canadienne a commencé à s’apprécier et, plus récemment, depuis le ralentissement économique mondial, les exportateurs ontariens éprouvent des difficultés. Malgré ces défis, la part des exportations de l’Ontario destinée aux pays autres que les États-Unis a plus que doublé au cours de la dernière décennie. En diversifiant leurs exportations, les entreprises ontariennes trouvent des débouchés sur de nouveaux marchés, ce qui stimule la croissance économique et la création d’emplois.

Même si les marchés d’exportation de l’Ontario se sont diversifiés au cours des dernières années, les États-Unis demeurent de loin le partenaire commercial le plus important de la province. Pendant la période de 2011 à 2014, les exportations de l’Ontario vers les États-Unis ont augmenté de 17,5 %. La reprise de l’économie américaine et, en particulier, le regain de la demande des consommateurs américains, notamment quant aux véhicules automobiles, stimulera davantage la croissance des exportations ontariennes. Aux États-Unis, on s’attend à ce que les ventes de véhicules automobiles s’accroissent de 3,0 % en 2015.

Le récent recul du dollar canadien profite aux exportateurs et aux secteurs de l’Ontario concurrençant les importations comme l’hôtellerie et le tourisme. Mais pour tirer pleinement parti du renforcement économique des États-Unis et de la faiblesse du dollar canadien, il faudra intensifier les investissements pour stimuler la capacité des exportateurs de la province.

Dans l’ensemble, on prévoit que les exportations totales réelles de l’Ontario ralentiront pour passer de 5,0 % en 2015 à 3,3 % par année, en moyenne, entre 2016 et 2018. Cela s’explique surtout par le ralentissement de la reprise aux États-Unis et l’appréciation du dollar canadien.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau suivant fournit des précisions sur les perspectives économiques du ministère des Finances pour les années 2015 à 2018.

TABLEAU 2.8 Économie de l'Ontario, de 2013 à 2018
(variation en pourcentage)
  Chiffres réels Projection
  2013 2014 2015 2016 2017 2018
Produit intérieur brut réel 1,3 2,2 2,7 2,4 2,2 2,1
Consommation des ménages 2,1 2,5 2,6 2,4 2,3 2,2
Construction résidentielle (2,3) 0,7 1,8 1,6 2,0 2,4
Construction non résidentielle (5,2) (1,8) 4,5 3,1 3,5 2,8
Machines et matériel (8,2) 0,7 5,1 6,0 5,6 6,1
Exportations 1,8 3,5 5,0 3,5 3,2 3,2
Importations 0,1 2,1 2,9 2,5 2,1 2,7
Produit intérieur brut nominal 2,4 3,6 4,2 4,2 4,2 4,1
Autres indicateurs économiques            
Ventes au détail 2,3 4,8 4,2 4,2 4,0 3,6
Mises en chantier de logements (en milliers) 61,1 59,1 61,0 65,0 69,0 70,0
Reventes de logements 0,5 3,7 1,1 (2,5) 1,4 2,0
Revenu primaire des ménages 2,9 3,4 3,9 4,3 4,4 4,2
Rémunération des employés 2,8 3,1 4,0 4,3 4,4 4,5
Excédent net d'exploitation – sociétés 0,0 8,0 5,0 4,8 4,7 4,4
Indice des prix à la consommation 1,0 2,4 1,2 2,0 2,0 2,0
Emploi 1,8 0,8 1,1 1,3 1,4 1,3
Création d'emplois (en milliers) 121 55 78 93 99 96
Taux de chômage (en pourcentage) 7,6 7,3 6,9 6,7 6,5 6,3
Facteurs externes importants            
Produit intérieur brut réel américain 2,2 2,4 3,1 2,9 2,7 2,6
Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 98 93 55 70 79 84
Dollar canadien (cents américains) 97,1 90,5 79,5 80,0 85,0 89,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 1,0 0,9 0,6 1,1 2,5 3,4
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 2,3 2,2 1,8 2,7 3,8 4,2
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada (en pourcentage).
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Association canadienne de l'immeuble, Banque du Canada, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars 2015), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l'Ontario.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte des économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de poser les hypothèses de planification du gouvernement. Dans le cadre du processus d’élaboration du budget de l’Ontario de 2015, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour obtenir leur point de vue sur l’économie. En outre, le Conseil ontarien des prévisions économiques, qui a été créé aux termes de la Loi de 2004 sur la transparence et la responsabilité financières, a examiné les hypothèses économiques du ministère des Finances en février 2015. Les membres du Conseil ont convenu à l’unanimité que les hypothèses sont raisonnables.

Les économistes du secteur privé envisagent une croissance continue pour l’économie ontarienne au cours de la période de prévision. Ils s’attendent, en moyenne, à un taux de croissance du PIB réel de l’Ontario de 2,8 % en 2015, 2,5 % en 2016, 2,3 % en 2017 et 2,2 % en 2018. Le ministère des Finances, soucieux de faire preuve de prudence dans sa planification financière, prévoit une croissance du PIB réel légèrement inférieure à la moyenne projetée par les économistes du secteur privé.

TABLEAU 2.9 Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l'Ontario
(en pourcentage)
  2015 2016 2017 2018
BMO Marchés des capitaux (mars) 2,5 2,3
Central 1 Credit Union (mars) 2,8 3,2
Centre for Spatial Economics (janvier) 2,7 2,4 2,3 2,3
Marchés mondiaux CIBC (février) 2,8 2,8
Le Conference Board du Canada (février) 2,9 2,6 2,1 2,1
Groupe Desjardins (mars/janvier) 2,9 2,4 1,9 1,6
IHS Global Insight (janvier) 2,5 2,1 2,6 2,5
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (mars) 2,6 2,6
Banque Nationale (février) 2,8 2,1
RBC Groupe financier (mars) 3,3 2,7
Groupe Banque Scotia (février) 2,7 2,4
Groupe financier Banque TD (janvier) 2,8 2,5
Université de Toronto (février) 2,8 2,9 2,8 2,4
Moyenne selon l'enquête sur les prévisions du secteur privé 2,8 2,5 2,3 2,2
Hypothèse de planification de l'Ontario 2,7 2,4 2,2 2,1
Source : enquête du ministère des Finances de l'Ontario auprès des prévisionnistes (31 mars 2015).

Comparativement aux prévisions du budget de 2014, les perspectives moyennes actuelles du secteur privé quant à la croissance du PIB réel de l’Ontario indiquent que celle-ci devrait être supérieure en 2015, mais inférieure en 2016 et 2017. À moyen terme, la hausse des taux d’intérêt et des prix du pétrole, jumelée au fléchissement de la croissance économique des États-Unis, devrait contribuer à modérer l’allure de la croissance économique en Ontario.

Comparaison avec le budget de 2014

La croissance estimative du PIB réel de l’Ontario pour 2014 est légèrement supérieure aux prévisions du dernier budget. La croissance économique enregistrée l’année dernière a été soutenue par une demande américaine forte, un dollar canadien affaibli et des prix du pétrole moins élevés.

Voici les principaux changements depuis le budget de 2014 :

  • hausse de la croissance du PIB réel de l’Ontario en 2015, suivie d’une croissance plus marquée en 2016 et en 2017;
  • taux d’inflation de l’IPC plus élevé en 2014, suivi d’un taux d’inflation plus faible en 2015;
  • croissance de l’emploi sous les prévisions de 2014 à 2016;
  • croissance du PIB nominal plus élevée en 2014, mais légèrement inférieure de 2015 à 2017.
TABLEAU 2.10
Changements aux principales hypothèses économiques du ministère des Finances : comparaison entre le budget de 2014 et le budget de 2015
(variation en pourcentage)
  2014 2015p 2016p 2017p
  Budget
2014
Chiffres réels Budget
2014
Budget
2015
Budget
2014
Budget
2015
Budget
2014
Budget
2015
Produit intérieur brut réel 2,1 2,2 2,5 2,7 2,5 2,4 2,6 2,2
Produit intérieur brut nominal 3,5 3,6 4,4 4,2 4,4 4,2 4,6 4,2
Ventes au détail 4,1 4,8 4,0 4,2 4,4 4,2 4,4 4,0
Mises en chantier de logements
(en milliers)
58,0 59,1 60,0 61,0 67,0 65,0 69,0 69,0
Revenu primaire des ménages 3,3 3,4 4,4 3,9 4,7 4,3 4,7 4,4
Rémunération des employés 3,5 3,1 4,6 4,0 4,6 4,3 4,7 4,4
Excédent net d'exploitation – sociétés 4,4 8,0 4,2 5,0 5,0 4,8 4,7 4,7
Emploi 1,1 0,8 1,5 1,1 1,6 1,3 1,4 1,4
Création d'emplois (en milliers) 73 55 107 78 110 93 102 99
Indice des prix à la consommation 1,5 2,4 1,9 1,2 2,0 2,0 2,0 2,0
Facteurs externes importants                
Produit intérieur brut réel américain 2,7 2,4 3,0 3,1 2,9 2,9 2,8 2,7
Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 97 93 96 55 96 70 98 79
Dollar canadien (cents américains) 90,0 90,5 91,0 79,5 92,0 80,0 93,0 85,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1
(en pourcentage)
1,0 0,9 1,3 0,6 2,4 1,1 3,3 2,5
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1
(en pourcentage)
2,8 2,2 3,5 1,8 3,9 2,7 4,3 3,8
p = projection de planification du ministère des Finances de l'Ontario.
1 Taux d'intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Energy Information Administration, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (mars 2015) et ministère des Finances de l'Ontario.

1 Selon les données disponibles le 31 mars 2015.

Description des graphiques

Graphique 2.6 : Rendement des indicateurs économiques clés de l’Ontario en 2014

Ce graphique à barres illustre la variation en pourcentage de cinq indicateurs économiques clés en 2014. Les ventes d’automobiles neuves en Ontario ont augmenté de 11,5 % en 2014; les exportations de marchandises internationales se sont accrues de 8,0 % en 2014; le commerce de gros a connu une hausse de 7,5 % en 2014; les ventes des fabricants ont augmenté de 6,1 % en 2014; et les ventes au détail ont progressé de 4,8 % en 2014.

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Graphique 2.7 : Expansion de l’économie ontarienne

Ce graphique à barres illustre la variation en pourcentage du PIB réel de l’Ontario ainsi que la variation en pourcentage des principales catégories de dépenses enregistrées entre le sommet atteint avant la récession au deuxième trimestre de 2008 et le trimestre le plus récent, soit le quatrième trimestre de 2014. Depuis le sommet atteint avant la récession au deuxième trimestre de 2008, le PIB réel a augmenté de 8,6 %; les dépenses des ménages se sont accrues de 12,9 %; les dépenses du gouvernement, qui comprennent les dépenses et les investissements actuels, ont augmenté de 8,1 %; les investissements des entreprises, qui comprennent les investissements résidentiels, les investissements non résidentiels, les investissements dans les machines et le matériel et les investissements liés à la propriété intellectuelle, ont diminué de 2,7 %; les exportations se sont accrues de 7,0 %; et les importations ont augmenté de 7,1 %.

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Graphique 2.8 : La reprise de l’emploi en Ontario devance celle aux É.-U. et la moyenne des pays de l’OCDE

Ce graphique linéaire compare les variations en pourcentage du taux d’emploi par rapport au sommet atteint avant la récession en Ontario avec la moyenne affichée par les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) et les États-Unis entre le premier trimestre de 2008 et le quatrième trimestre de 2014. Au quatrième trimestre de 2014, l’emploi avait repris en Ontario pour dépasser de 4,3 % le sommet affiché avant la récession tandis que l’emploi aux États-Unis dépassait de 1,4 % ce sommet. Au troisième trimestre de 2014, la reprise des pays membres de l’OCDE dépassait de 2,5 % le sommet atteint pendant la récession.

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Graphique 2.9 : Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne

Ce graphique à barres illustre les gains dans le secteur de l’emploi en Ontario depuis juin 2009. L’emploi total a augmenté de 523 000, soit un gain de 494 000 emplois à temps plein et de 29 000 emplois à temps partiel. Depuis juin 2009, le nombre d’emplois a augmenté de 351 000 dans le secteur privé et de 87 000 dans le secteur public, alors que le nombre de travailleurs autonomes s’accroissait de 85 000. Les secteurs affichant des salaires supérieurs à la moyenne ont enregistré une hausse de 389 000 emplois, tandis que les secteurs où les salaires sont inférieurs à la moyenne ont enregistré 134 000 emplois supplémentaires.

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Graphique 2.10 : La croissance économique mondiale devrait s’améliorer

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel de l’économie mondiale, des économies avancées et des économies émergentes et en développement de 2012 à 2016. La croissance du PIB réel pour l’économie mondiale était de 3,4 % en 2012 et de 3,3 % en 2013 et en 2014. Selon le Fonds monétaire international, le taux de croissance devrait être de 3,5 % en 2015 et de 3,7 % en 2016. La croissance du PIB réel des économies avancées était de 1,2 % en 2012, de 1,3 % en 2013 et de 1,8 % en 2014. Selon le Fonds monétaire international, le taux de croissance devrait être de 2,4 % en 2015 et en 2016. La croissance du PIB réel des économies émergentes et en développement était de 5,1 % en 2012, de 4,7 % en 2013 et de 4,4 % en 2014. Selon le FMI, le taux de croissance devrait être de 4,3 % en 2015 et de 4,7 % en 2016.

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Chart 2.11 : Raffermissement de la reprise aux É.-U.

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel des États-Unis de 2010 à 2018. Le PIB réel des États-Unis s’est accru de 2,5 % en 2010 et a augmenté de 1,6 % en 2011, de 2,3 % en 2012, de 2,2 % en 2013 et de 2,4 % en 2014. Selon l’édition de mars 2015 de Blue Chip Economic Indicators, le PIB réel des États-Unis devrait s’accroître de 3,1 % en 2015, de 2,9 % en 2016, de 2,7 % en 2017 et de 2,6 % en 2018.

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Graphique 2.12 : Les prix du pétrole devraient augmenter graduellement

Ce graphique linéaire montre le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) de 2000 à 2018. Le prix du pétrole brut WTI est passé de 30 dollars américains le baril en 2000 à 98 dollars américains le baril en 2013, puis est descendu pour s’établir à 93 dollars américains le baril en 2014. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que les prix du pétrole vont descendre pour se situer à 55 dollars américains le baril en 2015, puis vont remonter pour s’établir à 70 dollars américains le baril en 2016, 79 dollars américains le baril en 2017 et 84 dollars américains le baril en 2018. Ces données se fondent sur la moyenne des prévisions du secteur privé disponibles jusqu’au 31 mars 2015.

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Graphique 2.13 : Le dollar canadien devrait demeurer sous la parité

Ce graphique linéaire montre le taux de change du dollar canadien de 1990 à 2018 ainsi que les projections faibles et élevées du secteur privé pour la période allant de 2015 à 2018. Le taux de change du dollar canadien est passé de 87 cents américains en 1991 à un plancher de 64 cents américains en 2002. Il a affiché une tendance à la hausse au cours de la période de 2003 à 2012, atteignant la parité avec le dollar américain en 2012. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le dollar canadien se dépréciera, pour passer à 80 cents américains en 2015, puis remontera à 89 cents américains en 2018. Selon les projections du secteur privé, la valeur du dollar canadien se situera en 2018  entre 86 cents américains et 92 cents américains.

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Graphique 2.14 : Les taux d’intérêt devraient augmenter à moyen terme

Ce graphique linéaire montre le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada et le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois, de 1990 à 2018. Le taux de rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada a diminué, passant de plus de 10 % en 1990 à 1,9 % en 2012, soit son taux le plus bas. Le taux de rendement des obligations de 10 ans devrait continuer à descendre et passer de 2,2 % en 2014 à 1,8 % en 2015, puis remonter graduellement pour atteindre 4,2 % en 2018. Le taux d’intérêt des bons du Trésor de trois mois a chuté, passant de près de 13 % en 1990 à 0,9 % en 2014. On prévoit qu’il descendra à 0,6 % en 2015 puis remontera pour atteindre 3,4 % en 2018.

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Graphique 2.15 : L’inflation devrait demeurer modérée

Ce graphique à barres montre la variation en pourcentage de l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’Ontario, de 2010 à 2018. L’IPC de l’Ontario a augmenté de 2,5 % en 2010, de 3,1 % en 2011, de 1,4 % en 2012, de 1,0 % en 2013 et de 2,4 % en 2014. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le taux d’inflation de l’IPC s’établira à 1,2 % en 2015 et à 2,0 % en 2016, 2017 et 2018.

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Graphique 2.16 : L’emploi devrait s’accroître à moyen terme

Ce graphique à barres montre le niveau annuel de l’emploi en Ontario entre 2010 et 2018. Le nombre d’emplois en Ontario a augmenté, passant de 6,5 millions en 2010 à 6,9 millions en 2014. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que le nombre d’emplois montera graduellement pour s’établir à 7,2 millions en 2018.

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Graphique 2.17 : La hausse des ménages favorisera les mises en chantier de logements

Ce graphique linéaire et à barres compare le niveau annuel de formation de ménages en Ontario au niveau annuel de mises en chantier de logements en Ontario, de 2010 à 2018. La ligne représentant la formation des ménages part de 72 000 formations de ménages en 2010 et finit à 78 000 formations de ménages en 2018. Les barres, représentant les mises en chantier de logements, commencent à 60 000 mises en chantier de logements en 2010 et finissent à 70 000 mises en chantier de logements en 2018. Au cours de la période allant de 2010 à 2014, les formations de ménages s’élevaient à 71 900 par an, tandis que les mises en chantier de logements s’établissaient en moyenne à 65 000 par an. Au cours de la période de prévision allant de 2015 à 2018, les formations de ménages devraient s’établir en moyenne à 76 400 par an, alors que les mises en chantier de logements devraient atteindre en moyenne 66 300 par an, ces deux variables affichant une tendance à la hausse pendant la période de prévision.

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Graphique 2.18 : Bien qu’élevé, l’endettement des ménages canadiens demeure abordable

Ce graphique linéaire montre l’endettement des ménages et le coût du service de la dette en proportion du revenu disponible des ménages au Canada, du premier trimestre de 2000 au quatrième trimestre de 2014. La ligne représentant l’endettement des ménages en proportion de leur revenu disponible affiche une augmentation progressive, passant de 108,1 % au premier trimestre de 2000 à 163,3 % au quatrième trimestre de 2014. La ligne représentant le coût du service de la dette exprimé en pourcentage du revenu disponible des ménages s’établissait au-dessus de 8,5 % pour la période allant de 2000 au milieu de 2001, puis descend pour s’établir entre 7,5 % et 8 % pendant la période allant de 2002 à 2006. Ensuite, ce rapport a commencé à augmenter graduellement pour atteindre un sommet de 9,2 % au quatrième trimestre de 2007. À partir de ce pic, il redescend pour passer à 6,9 % au quatrième trimestre de 2014.

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Graphique 2.19 : Les investissements de l’Ontario dans les machines et le matériel devraient suivre la hausse des bénéfices

Ce graphique linéaire illustre les investissements des entreprises dans les machines et le matériel (en dollars indexés de 2007) et l’excédent net d’exploitation (en dollars non indexés) de 2009 à 2018. Les investissements des entreprises dans les machines et le matériel ont augmenté pour passer de 21,8 milliards de dollars en 2009 à 24,4 milliards de dollars en 2011, puis ont chuté pour passer à 22 milliards de dollars en 2014. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que les investissements des entreprises dans les machines et le matériel augmenteront pour passer à 27,4 milliards de dollars d’ici 2018. L’excédent net d’exploitation des sociétés a augmenté pour passer de 58,4 milliards de dollars en 2009 à 90,5 milliards de dollars en 2014. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit que l’excédent net d’exploitation des sociétés augmentera pour passer à 108,8 milliards de dollars d’ici 2018.

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Graphique 2.20 : La hausse importante des exportations stimulera la croissance

Ce graphique à barres montre le niveau annuel des exportations de l’Ontario (en dollars de 2007) de 2007 à 2018. Les exportations ont chuté, passant de 339 milliards de dollars en 2007 à un creux de 274 milliards de dollars en 2009. Les exportations ont augmenté graduellement pour s’établir à 341 milliards de dollars en 2014. Le ministère des Finances de l’Ontario prévoit qu’elles augmenteront pour atteindre 395 milliards de dollars d’ici 2018.

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Graphique 2.21 : Les perspectives de croissance établies par le secteur privé sont plus élevées pour 2015, mais plus faibles pour 2016 et 2017

Ce graphique à barres montre les prévisions du secteur privé relatives à la croissance moyenne du PIB réel au moment de déposer le budget de 2014 et le budget de 2015 (projection actuelle). Selon les projections moyennes actuelles du secteur privé, la croissance du PIB réel de l’Ontario pour 2015 se situe à 2,8 %, comparativement au taux de 2,6 % qui était prévu lors de la publication du budget de 2014. Comparativement aux prévisions publiées dans le budget de 2014, les projections moyennes actuelles du secteur privé relatives à la croissance du PIB réel de l’Ontario sont moins élevées en 2016 et en 2017.

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