Budget de l’Ontario 2016
Chapitre III : Perspectives économiques et financières

Section A : Perspectives économiques

Le ministère des Finances prévoit que le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario augmentera en moyenne de 2,2 % au cours de la période 2016-2019. Par souci de prudence dans la planification financière, ces projections de croissance du PIB réel sont légèrement inférieures à la moyenne des prévisions du secteur privé1.

TABLEAU 3.1 Perspectives économiques de l’Ontario
(en pourcentage)
  2013 2014 2015p 2016p 2017p 2018p 2019p
Croissance du PIB réel 1,3 2,7 2,5 2,2 2,4 2,2 2,0
Croissance du PIB nominal 1,9 4,1 3,6 4,0 4,6 4,2 4,0
Croissance de l’emploi 1,8 0,8 0,7 1,1 1,2 1,2 1,1
Inflation de l’IPC 1,0 2,4 1,2 1,8 2,0 2,0 2,0
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
Nota : La croissance de l’emploi et l’inflation de l’IPC en 2015 sont des chiffres réels.
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

L’économie de l’Ontario profite d’une solide croissance économique aux États-Unis ainsi que d’importants changements subis par les principaux facteurs clés externes, comme la baisse des prix du pétrole, un dollar canadien plus concurrentiel et de faibles taux d’intérêt. Toutefois, le ralentissement de la croissance des économies émergentes et la chute des prix des matières premières ont contribué à une volatilité accrue des marchés financiers et des marchés des changes dans le monde, et ont miné la confiance dans l’économie canadienne globale.

Transformation du contexte économique mondial

Au cours des dix-huit derniers mois, le contexte économique mondial s’est nettement transformé. La croissance des économies émergentes et en développement, notamment la Chine, a ralenti, tandis que la croissance de certaines économies avancées, en particulier aux États-Unis, reste vigoureuse.

Ces changements, conjugués à une incertitude concernant les perspectives économiques mondiales, ont contribué à réduire considérablement les prix des matières premières, en particulier du pétrole brut, l’augmentation de l’offre contribuant à accentuer les pressions à la baisse. Parallèlement à la chute des prix du pétrole, le dollar canadien a reculé par rapport à la devise américaine, les taux d’intérêt ont baissé et les marchés boursiers ont perdu de la valeur. Cette situation a ébranlé la confiance des entreprises et créé un sentiment d’incertitude parmi les ménages en Ontario qui ne savent pas très bien quelles seront les répercussions sur leurs budgets et leurs plans de dépenses.

Ainsi, si la baisse des prix du pétrole a profité aux ménages, la chute du dollar canadien a poussé à la hausse le prix des produits alimentaires importés et d’autres marchandises. Dans l’ensemble, on s’attend à ce que la transformation du contexte économique mondial soit un avantage pour l’économie de l’Ontario puisque les entreprises tirent parti d’une compétitivité accrue. Les ménages sauront également trouver un soutien solide dans l’amélioration du marché du travail, mais la transformation en cours du contexte économique mondial pourrait présenter des défis.

Effets de la variation des prix à la consommation sur les dépenses des ménages de l’Ontario

L’évolution des facteurs économiques n’a pas le même impact sur les prix des différentes catégories de dépenses des ménages. Ainsi, la baisse du dollar canadien a contribué en général à la hausse des prix des denrées alimentaires et d’autres produits importés, tandis que la chute des prix du pétrole à l’échelle mondiale a donné lieu à une réduction des prix de l’essence. Compte tenu des habitudes de dépenses en 2014 et des fluctuations des prix à la consommation l’an dernier, les ménages de l’Ontario auraient en moyenne payé 237 $ de plus pour acheter des denrées alimentaires dans les magasins et économisé 457 $ sur l’essence.

Récents résultats économiques de l’Ontario

Malgré les défis engendrés par un contexte économique mondial instable, la croissance de l’économie de l’Ontario se poursuit.

Le PIB réel de l’Ontario a augmenté de 2,7 % en 2014, marquant une amélioration par rapport à la croissance de 1,3 % enregistrée en 2013 et dépassant la moyenne nationale pour la première fois depuis 2002.

Après un début lent en 2015, alors que l’économie était touchée par un certain nombre de facteurs temporaires, dont un hiver inhabituellement rigoureux, des fermetures d’usine automobile aux fins de réoutillage et des grèves dans les ports de la côte Ouest pesant sur les exportations, la croissance économique de l’Ontario s’est accélérée aux deuxième et troisième trimestres de 2015, faisant progresser le PIB réel de 0,4 % et 0,9 % respectivement. L’accélération de la croissance s’explique par une poussée des exportations et une croissance soutenue des dépenses des ménages.

L’économie de l’Ontario s’est complètement rétablie de la récession mondiale des années 2008-2009. Au troisième trimestre de 2015, le PIB réel était supérieur de 15,5 % au taux le plus bas enregistré pendant la récession et de 10,1 % au taux le plus élevé enregistré avant la récession. Lorsqu’on tient compte des rajustements attribuables à la population, le PIB réel a également enregistré des gains substantiels, dépassant de 8,5 % le taux le plus bas enregistré pendant la récession et de 2,5 % le taux le plus élevé enregistré avant la récession.

L’emploi en Ontario, qui a été durement touché pendant la récession, a retrouvé depuis de sa vigueur à un rythme soutenu. Quelque 600 000 nouveaux emplois nets ont été créés depuis le creux de la récession en 2009, surtout dans le secteur privé et dans des secteurs où les salaires sont supérieurs à la moyenne.

Le redressement économique de l’Ontario après la récession mondiale s’explique par de solides facteurs économiques fondamentaux, soutenus par des efforts de relance de l’emploi à long terme engagés par le gouvernement, comprenant :

  • le Plan fiscal de l’Ontario pour stimuler la création d’emplois et la croissance, ce qui contribue à favoriser un climat d’affaires plus innovateur et dynamique;
  • l’appui à la main-d’oeuvre d’aujourd’hui par la modernisation et la transformation du système d’emploi et de formation, la Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes et des investissements dans l’enseignement postsecondaire;
  • d’importants investissements dans l’infrastructure qui stimulent la capacité économique et la compétitivité à long terme de l’Ontario.

Non seulement ces mesures ont permis de soutenir l’emploi et l’économie, à la fois pendant et immédiatement après la récession mondiale, mais elles ont également établi des bases plus solides pour assurer la croissance future en Ontario.

Face à la pire crise économique mondiale depuis la grande dépression, le gouvernement de l’Ontario avait prévu des déficits budgétaires et des emprunts pour les immobilisations dans son plan pour soutenir l’emploi et l’économie. Pour stimuler l’économie et contrer les effets de la récession, le gouvernement a augmenté sa contribution nette aux dépenses tant pour les immobilisations que pour les programmes, qui s’est élevée à 19,5 milliards de dollars au cours de l’exercice 2009‑2010. Au fur et à mesure que la récession s’atténuait, le gouvernement gérait de façon responsable les charges de programmes tout en continuant à soutenir les dépenses d’immobilisations afin d’améliorer la compétitivité à long terme de l’Ontario.

Croissance de l’économie de l’Ontario supérieure à celle du Canada

Les principaux indicateurs économiques ont affiché en 2015 des gains plus marqués en Ontario comparativement au reste du Canada. Par exemple, les indicateurs de l’activité dans le secteur des entreprises, comme les ventes du secteur de la fabrication et le commerce de gros, ont progressé plus rapidement que la moyenne enregistrée dans les autres provinces. Sur le plan de la consommation, l’Ontario a enregistré des gains plus forts que la moyenne au chapitre de la vente au détail et du marché du logement.

Le taux de chômage continue à s’améliorer en Ontario à mesure que l’économie génère des emplois. Ainsi, il est passé de 7,3 % en 2014 à 6,8 % en 2015, ce qui représente la baisse la plus prononcée parmi toutes les provinces. Par conséquent, en 2015, le taux de chômage en Ontario est tombé, pour la première fois depuis 2005, en dessous de la moyenne nationale.

Création d’emplois de grande qualité en Ontario

Les gains d’emploi en Ontario depuis la récession se sont concentrés dans les industries où le salaire dépasse la moyenne. En outre, la plupart des nouveaux emplois nets ont été créés dans le secteur privé et ils étaient tous à temps plein.

En 2015, le taux de chômage en Ontario s’est établi en moyenne à 6,8 %, une baisse par rapport au taux de 9,1 % enregistré en 2009. Toutes les régions de la province ont connu un recul du taux de chômage au cours de cette période, bien qu’à des degrés divers.

Forte hausse des exportations de l’Ontario

La chute du dollar canadien a contribué à améliorer la compétitivité du secteur des exportations en Ontario. Jumelée à la forte demande des États-Unis, elle a soutenu la performance commerciale de l’Ontario. Les exportations internationales ont progressé de 7,1 % en 2014, soit la hausse la plus rapide enregistrée depuis 2011. Les gains au chapitre des exportations ont été enregistrés dans bon nombre de secteurs et reposaient notamment sur la forte croissance des biens de consommation, des machines et de l’équipement industriels et des produits automobiles.

Contexte économique externe

La croissance économique mondiale a ralenti en raison surtout de la décélération de l’activité économique dans les marchés émergents, et plus particulièrement en Chine. On estime qu’en 2015, la croissance du PIB réel dans ces marchés est tombée à 4,0 %, après avoir affiché une croissance moyenne de 6,0 % au cours des années 2000-2014.

Les effets du ralentissement de la croissance des marchés émergents se font largement sentir par la baisse des prix des matières premières et la hausse de la volatilité des marchés financiers. Les marchés des actions ont reculé dans bon nombre de pays. Les gros exportateurs de matières premières, tels que le Canada, ont également enregistré de fortes dépréciations de leur monnaie par rapport au dollar américain.

En revanche, la croissance dans les économies avancées non tributaires des matières premières s’est accélérée de façon modérée en 2015. La zone euro est sortie d’un ralentissement inégal et prolongé, tandis que l’économie américaine continue de croître à un rythme vigoureux.

On s’attend à ce que la croissance mondiale s’améliore légèrement en 2016, maintenant que les faibles taux d’intérêt et prix du pétrole profitent aux économies avancées. La performance économique de la Chine devrait encore fléchir puisque ce pays continue d’être confronté à une instabilité financière et à un rééquilibrage économique. Les prix des matières premières devraient augmenter légèrement, mais demeurer bien en deçà des sommets récents, et peser sur la croissance économique des régions qui dépendent des exportations de ces matières.

Le prix du pétrole

Le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) a chuté de plus de 70 %, passant d’un sommet de 108 $ US le baril en juin 2014 à moins de 30 $ US le baril au début de 2016. La production de pétrole aux États-Unis a atteint un sommet inégalé depuis près de trois décennies auquel la nouvelle production issue des formations schisteuses a largement contribué. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a également augmenté sa production. Par ailleurs, la demande mondiale des matières premières a ralenti, ce qui est largement attribuable au ralentissement économique en Chine.

Les prévisions du secteur privé pour le prix du pétrole WTI varient de 37 $ US à 48 $ US le baril en 2016, soit une moyenne de 42 $ US le baril. Les prévisionnistes estiment que le prix du baril augmentera graduellement à moyen terme pour atteindre 67 $ US d’ici 2019.

La chute du prix moyen du pétrole s’est traduite par une diminution des prix au détail de l’essence, du diesel et d’autres produits raffinés en 2015, ce qui a profité aux consommateurs et aux entreprises de l’Ontario. En supposant que la demande en essence et autres produits pétroliers demeure stable et en tenant compte de la dépréciation du dollar canadien, les consommateurs et les entreprises de l’Ontario ont économisé environ 6,6 milliards de dollars en 2015 répartis comme suit : environ 3,8 milliards pour les entreprises et 2,7 milliards pour les ménages2. Cela représente des économies d’environ 500 $ pour le ménage ontarien moyen.

Outre les dépenses consacrées aux biens et services, les consommateurs utilisent en général une partie de leurs économies en carburant pour rembourser des dettes avant d’économiser ce qui leur reste. Parallèlement, les économies que réalisent les entreprises en Ontario réduisent les coûts et augmentent les flux de trésorerie, ce qui contribue à soutenir des dépenses d’investissement plus élevées.

Marchés des capitaux

À l’échelle internationale, bon nombre de banques centrales se sont orientées vers une politique monétaire plus expansionniste, étant donné que les pays sont aux prises avec une faible inflation et une lente croissance économique. La Banque du Canada a baissé les taux d’intérêt à deux reprises en 2015, alors que l’économie s’ajustait aux faibles prix du pétrole. La Banque centrale européenne a mis en place à la fin de l’année dernière un certain nombre de nouvelles mesures de relance, notamment la prolongation de son programme d’assouplissement quantitatif introduit en janvier 2015. En revanche, la Réserve fédérale américaine a jugé la croissance économique suffisamment soutenue pour commencer à relever les taux d’intérêt vers la fin de 2015, même si ce resserrement devrait s’opérer graduellement.

Au Canada, on s’attend à ce que les taux d’intérêt se stabilisent en 2016. On prévoit que le rendement des bons du Trésor canadiens de trois mois se maintiendra à 0,5 % en 2016, après avoir accusé une baisse et être passé de 0,9 % à 0,5 % en 2015, et qu’il atteindra 2,8 % d’ici 2019. Le rendement des bons du Trésor canadiens de dix ans a également reculé en 2015, passant de 2,2 % à 1,5 %. Le taux de rendement des obligations à long terme du gouvernement du Canada devrait progresser régulièrement pour atteindre 3,6 % en 2019.

La chute brutale des prix du pétrole et une politique monétaire divergente entre le Canada et les États-Unis ont contribué à une dépréciation du dollar canadien qui se situe en moyenne à 78,2 cents américains en 2015, alors qu’il était à 90,5 cents américains en 2014. En comparaison avec le récent sommet enregistré au milieu de l’année 2014, le dollar s’est dévalorisé d’environ 25 % pour s’établir sous la barre des 70 cents américains en janvier 2016. Le dollar canadien devrait reprendre de la valeur au cours de la deuxième moitié de l’année et se situer en moyenne à 72 cents américains en 2016, puis s’apprécier graduellement pour atteindre 83 cents américains d’ici 2019.

Les faibles taux d’intérêt ont stimulé une hausse des dépenses des consommateurs, notamment pour des produits coûteux comme les véhicules automobiles. L’affaiblissement du dollar canadien a contribué à attirer plus de touristes américains en Ontario, tout en encourageant plus d’Ontariennes et d’Ontariens à dépenser dans la province. Les entreprises en Ontario profitent aussi de la dépréciation du dollar canadien grâce à une compétitivité accrue et au renforcement de la croissance des exportations, en particulier dans les secteurs où les exportations sont sensibles aux variations du taux de change. Par contre, la faiblesse de la devise fera aussi augmenter le prix des marchandises importées, ce qui aura une incidence tant sur les entreprises que sur les consommateurs.

L’économie américaine

Les États-Unis demeurent le plus grand partenaire commercial de l’Ontario : ce pays représente la destination pour près de 80 % des exportations de marchandises de la province. Le marché américain est particulièrement déterminant pour bon nombre de secteurs industriels de l’Ontario, notamment les fabricants de véhicules automobiles, d’équipement mécanique, de produits en plastique et d’acier ainsi que de produits pharmaceutiques.

La croissance du PIB réel des États-Unis a enregistré une hausse solide de 2,4 % en 2015. La création d’emplois demeure robuste, et s’est accélérée au quatrième trimestre de 2015, tandis que le taux de chômage a lentement reculé. Un marché du travail vigoureux devrait continuer à stimuler la demande intérieure à court terme. En revanche, il est prévu que les exportations nettes freinent l’économie américaine, ce qui témoigne d’une demande mondiale plus faible et d’un dollar américain plus fort. En tout, on s’attend à ce que le PIB réel des États-Unis affiche une hausse de 2,1 % en 2016 et de 2,4 % en 2017. Le taux de chômage aux États-Unis devrait reculer, passant de 5,3 % en 2015 à 4,8 % en 2016 et à 4,5 % en 2017.

Principales hypothèses de prévision

Le tableau qui suit résume les prévisions liées aux facteurs externes clés dont le ministère des Finances se sert pour faire ses prévisions de croissance économique de l’Ontario.

TABLEAU 3.2 Prévisions liées aux facteurs externes
  2013 2014 2015 2016p 2017p 2018p 2019p
Croissance du PIB réel mondial (en pourcentage) 3,3 3,4 3,1e 3,4 3,6 3,9 4,0
Croissance du PIB réel des États-Unis (en pourcentage) 1,5 2,4 2,4 2,1 2,4 2,4 2,2
Pétrole brut West Texas Intermediate ($ US/baril) 98 93 49 42 53 60 67
Dollar canadien (cents américains) 97,1 90,5 78,2 72,0 75,5 81,0 83,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 1,0 0,9 0,5 0,5 0,8 2,2 2,8
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 (en pourcentage) 2,3 2,2 1,5 1,6 2,3 3,3 3,6
e = estimation.
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario fondée sur des sources externes.
1 Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Perspectives de l’économie mondiale du FMI (octobre 2015 et janvier 2016), U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2015 et février 2016), U.S. Energy Information Administration, Banque du Canada et enquête du ministère des Finances de l’Ontario auprès des prévisionnistes (janvier 2016) et ministère des Finances de l’Ontario.

Perspectives de croissance économique en Ontario

La province prévoit que l’économie ontarienne continuera de croître à un rythme soutenu et que le PIB réel affichera en moyenne une hausse de 2,2 % par an, au cours de la période 2016-2019.

La baisse des prix du pétrole, la valeur plus concurrentielle du dollar canadien et une économie américaine robuste devraient mener à une généralisation de la croissance économique en Ontario alors que les exportateurs investissent pour répondre à la demande constante.

On s’attend à ce que les exportations et les investissements des entreprises constituent les principaux moteurs de la croissance économique de l’Ontario au cours de la période de prévision. L’Ontario devrait voir ses exportations croître en moyenne de 3,0 % par an, au cours de la période 2016-2019. Même si les exportations entre provinces devaient rester stables à court terme, sous l’effet des difficultés éprouvées par les provinces riches en ressources naturelles, les exportations internationales de biens et services devraient continuer d’être avantagées par la dépréciation du dollar canadien et la forte demande aux États-Unis. En outre, la stratégie d’expansion commerciale Visées mondiales du gouvernement continuera d’aider les entreprises ontariennes à rivaliser avec la concurrence et à devenir plus productives en leur donnant accès à des renseignements sur les possibilités d’exportation et l’évolution des marchés à l’échelle mondiale.

On prévoit que le niveau d’emploi augmentera de 1,1 % en 2016, ce qui représente 78 000 nouveaux emplois nets, soit une hausse comparativement au taux de croissance de 0,7 % enregistré en 2015. On s’attend à une progression constante du niveau de l’emploi au cours de la période 2017-2019, lequel devrait enregistrer en moyenne des gains de 1,2 % par an. Le taux de chômage devrait s’améliorer en Ontario pour s’établir à 6,6 % cette année, par rapport au taux de 6,8 % affiché en 2015. Il devrait par la suite baisser régulièrement jusqu’en 2019 pour se situer à 6,1 %.

On prévoit que la structure de la croissance du PIB réel aux États-Unis, liée à une demande robuste des consommateurs et à un fort niveau d’investissement de la part des entreprises, stimule la demande pour les exportations dans les secteurs sensibles aux variations du taux de change de l’Ontario. Ces secteurs3 tirent déjà profit d’une forte demande aux États-Unis et d’un taux de change plus faible. D’après les tendances, les exportations dans ces secteurs enregistrent depuis le début de 2015 de meilleurs résultats que les autres catégories d’exportation en Ontario.

La hausse des exportations, attribuable à une forte demande aux États-Unis et à l’affaiblissement du dollar canadien, constituera de plus en plus un argument de poids pour accroître les investissements, surtout depuis que les entreprises ontariennes tournent presque à plein régime. Le régime fiscal concurrentiel de l’Ontario continuera par ailleurs à favoriser les investissements des entreprises.

La croissance des revenus, portée par la poursuite de la croissance de l’emploi et de la hausse des salaires, mais aussi par de faibles taux d’intérêt, devrait stimuler les dépenses de consommation en Ontario. Celles-ci ont bénéficié récemment de l’effet de richesse positif créé par la hausse des prix des logements à la revente, ce qui a vraisemblablement compensé l’incidence défavorable du repli des marchés des actions4. Après une croissance estimative de 3,0 % en 2015, on prévoit une hausse modérée de 1,9 % par an de la consommation réelle des ménages de 2016 à 2019.

Le marché immobilier en Ontario s’est raffermi en 2015, en raison d’un mouvement à la hausse tant sur le marché de la revente que du côté des mises en chantier de logements. La reprise des activités peut être reliée à de faibles taux d’emprunt, à une progression constante de l’emploi et à une augmentation du nombre de ménages. On prévoit une baisse des reventes de logements au cours des prochaines années et une atténuation de l’appréciation des prix à mesure que les taux d’intérêt grimperont. En général, des évaluations et des dettes hypothécaires élevées mettent un frein à une forte demande générée par les facteurs démographiques. La progression de la construction résidentielle réelle devrait ralentir, passant de 5,5 % en 2015 à 1,9 % en 2016, avant de remonter progressivement jusqu’à 2,5 % en 2019.

Risques pesant sur les perspectives économiques de l’Ontario

Les perspectives économiques de l’Ontario comportent à la fois des risques d’amélioration et de détérioration. Mis ensemble, les risques entourant les perspectives semblent demeurer équilibrés.

Les prix du pétrole qui restent faibles pourraient stimuler plus que prévu l’économie ontarienne grâce à la baisse des coûts pour les entreprises et les ménages.

En revanche, la croissance mondiale inégale et incertaine pourrait aggraver la volatilité des marchés des capitaux. Cela pourrait freiner l’enthousiasme des investisseurs à l’échelle mondiale et nuire aux activités d’investissement dans la province.

Le secteur des exportations de l’Ontario se heurte encore à des difficultés malgré un contexte externe plus favorable. Cette situation est attribuable en partie au fait que l’Ontario a perdu des parts de marché aux États-Unis, au profit du Mexique et de la Chine, ce qui donne à penser que la croissance des exportations de l’Ontario vers les États-Unis n’est peut-être pas aussi robuste qu’elle l’était au cours de périodes antérieures de dépréciation de la monnaie. En outre, le dollar américain a pris de la valeur par rapport à la plupart des devises, limitant ainsi l’avantage concurrentiel que l’Ontario a acquis.

Le marché du logement en Ontario menace également les perspectives économiques. En général, les corrections du marché du logement tiennent à une hausse abrupte des taux d’intérêt ou du taux de chômage. Selon les perspectives actuelles, les taux d’intérêt devraient augmenter de façon modérée, tandis que le taux de chômage devrait continuer à s’améliorer progressivement. Par conséquent, on s’attend à un ralentissement de l’appréciation du prix moyen des logements en Ontario.

Au cours des dernières années, la hausse du prix sur le marché de la revente des logements a été plus forte que les augmentations de revenu, ce qui a exacerbé l’accumulation de dettes hypothécaires. De plus, malgré des taux hypothécaires historiquement bas, les coûts hypothécaires mensuels sont modérément élevés par rapport aux tendances à long terme. Le fort taux d’endettement conjugué à des prix à la revente en hausse a rendu les ménages ontariens potentiellement plus vulnérables en cas de repli économique. Il ressort de récents travaux effectués à la Banque du Canada que la part de la dette des ménages canadiens détenue par des ménages surendettés a augmenté. Ces ménages sont en général plus jeunes et ont des revenus plus faibles, ce qui les rend plus susceptibles de subir un choc économique défavorable5.

Le tableau 3.3 présente les estimations actuelles des répercussions des modifications soutenues aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario, en supposant que les autres facteurs externes restent inchangés. L’écart relativement important entre les estimations est attribuable au degré d’incertitude entourant les réactions de l’économie à cette variation des conditions externes.

TABLEAU 3.3 Répercussions des modifications soutenues aux principaux facteurs externes sur la croissance du PIB réel de l’Ontario
(variation en points de pourcentage)
  Première année Deuxième année
Dépréciation du dollar canadien de 0,05 $ US +0,1 à +0,7 +0,2 à +0,8
Baisse du prix du pétrole brut de 10 $ US le baril +0,1 à +0,3 +0,1 à +0,3
Augmentation de la croissance du PIB réel de 1 point de pourcentage +0,2 à +0,6 +0,3 à +0,7
Hausse des taux d’intérêt canadiens de 1 point de pourcentage –0,1 à –0,5 –0,2 à –0,6
Source : ministère des Finances de l’Ontario.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le tableau suivant fournit des précisions sur les perspectives économiques du ministère des Finances pour la période de 2015 à 2019.

TABLEAU 3.4 Économie de l’Ontario, de 2014 à 2019
(variation en pourcentage)
Produit intérieur brut réel Chiffres réels
2014
Projection
2015
Projection
2016
Projection
2017
Projection
2018
Projection
2019
Produit intérieur brut réel 2,7 2,5 2,2 2,4 2,2 2,0
Consommation des ménages 2,5 3,0 2,4 2,2 1,5 1,6
Construction résidentielle 0,4 5,5 1,9 1,4 2,1 2,5
Construction non résidentielle 1,6 8,4 2,0 5,0 3,6 2,4
Machines et matériel 6,9 7,7 0,5 4,6 4,9 5,0
Exportations 1,9 0,7 2,8 3,3 3,0 2,8
Importations 1,1 1,1 1,1 2,8 2,5 2,3
Produit intérieur brut nominal Chiffres réels 2014 Projection 2015 Projection 2016 Projection 2017 Projection 2018 Projection 2019
Produit intérieur brut nominal 4,1 3,6 4,0 4,6 4,2 4,0
Revenu primaire des ménages 3,5 3,3 4,5 4,4 4,2 4,2
Rémunération des employés 3,4 3,3 4,4 4,5 4,5 4,4
Excédent net d’exploitation – sociétés 12,7 2,1 3,7 8,5 5,7 3,9
Autres indicateurs économiques1 Chiffres réels 2014 Projection 2015 Projection 2016 Projection 2017 Projection 2018 Projection 2019
Ventes au détail 5,0 4,7 4,8 3,7 3,4 3,2
Mises en chantier de logements (en milliers) 59,1 70,2 64,0 65,0 68,0 72,0
Reventes de logements 3,7 9,6 (2,9) (5,8) 2,0 3,8
Indice des prix à la consommation 2,4 1,2 1,8 2,0 2,0 2,0
Emploi 0,8 0,7 1,1 1,2 1,2 1,1
Création d’emplois (en milliers) 55 45 78 85 82 79
Taux de chômage (en pourcentage) 7,3 6,8 6,6 6,4 6,3 6,1
Principaux facteurs externes1 Chiffres réels 2014 Projection 2015 Projection 2016 Projection 2017 Projection 2018 Projection 2019
Produit intérieur brut réel américain 2,4 2,4 2,1 2,4 2,4 2,2
Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 93 49 42 53 60 67
Dollar canadien (cents américains) 90,5 78,2 72,0 75,5 81,0 83,0
Taux des bons du Trésor de trois mois2 0,9 0,5 0,5 0,8 2,2 2,8
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement2 2,2 1,5 1,6 2,3 3,3 3,6
1 Chiffres réels en 2015, sauf pour les ventes au détail.
2 Taux d’intérêt du gouvernement du Canada (en pourcentage).
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Association canadienne de l’immeuble, Banque du Canada, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2015 et février 2016), U.S. Energy Information Administration et ministère des Finances de l’Ontario.

Prévisions du secteur privé

Le ministère des Finances consulte les économistes du secteur privé et suit leurs prévisions afin de poser les hypothèses de planification du gouvernement. Dans le cadre du processus d’élaboration du budget de 2016, le ministre des Finances a rencontré des économistes du secteur privé pour obtenir leur point de vue sur l’économie. En outre, trois experts en économie ont revu les hypothèses économiques utilisées par le ministère des Finances en février 2016 et les ont jugées raisonnables. Les trois experts retenus sont des représentants du programme d’analyse politique et économique du Rotman Institute for International Business (Rotman School of Management) de l’Université de Toronto, du Centre for Spatial Economics et du Conference Board du Canada.

Les économistes du secteur privé envisagent une croissance continue pour l’Ontario au cours de la période de prévision. Ils s’attendent, en moyenne, à un taux de croissance du PIB réel de l’Ontario de 2,3 % en 2016, 2,5 % en 2017, 2,3 % en 2018 et 2,1 % en 2019. Le ministère des Finances, soucieux de faire preuve de prudence dans sa planification financière, prévoit une croissance du PIB réel légèrement inférieure à la moyenne projetée par les économistes du secteur privé.

TABLEAU 3.5 Prévisions du secteur privé concernant la croissance du PIB réel de l’Ontario
(en pourcentage)
  2016 2017 2018 2019
BMO Marchés des capitaux (janvier) 2,2 2,3
Central 1 Credit Union (janvier) 2,7 3,1
Centre for Spatial Economics (janvier) 2,4 2,6 2,2 2,2
Marchés mondiaux CIBC (janvier) 2,2 2,6
Le Conference Board du Canada (janvier) 2,3 2,3 2,1 2,1
Groupe Desjardins (janvier) 2,2 2,3 2,0 1,5
IHS Global Insight (janvier) 2,0 2,0 2,3 2,4
Valeurs mobilières Banque Laurentienne (janvier) 2,4 2,5
Banque Nationale (janvier) 2,0 2,0
RBC Groupe Financier (décembre) 2,5 2,7
Groupe Banque Scotia (février) 2,2 2,7
Groupe financier Banque TD (janvier) 2,2 2,0
Université de Toronto (janvier) 2,3 2,8 2,7 2,2
Moyenne selon l’enquête sur les prévisions du secteur privé 2,3 2,5 2,3 2,1
Hypothèse de planification de l’Ontario 2,2 2,4 2,2 2,0
Source : enquête du ministère des Finances de l’Ontario auprès des prévisionnistes (2 février 2016).

Comparaison avec le budget de 2015

La croissance estimative du PIB réel de l’Ontario pour 2015 est légèrement inférieure aux prévisions du budget de 2015. L’année dernière, la croissance économique enregistrée s’est affaiblie en raison d’un début d’année hésitant, marqué par un certain nombre de facteurs tels qu’un hiver inhabituellement rigoureux, des fermetures d’usine automobile aux fins de réoutillage et des grèves dans les ports de la côte Ouest qui ont durement pesé sur les exportations.

Voici les principaux changements depuis le budget de 2015 :

  • légère baisse de la croissance du PIB réel en 2015 et en 2016, suivie d’une croissance légèrement plus élevée en 2017 et en 2018;
  • croissance plus faible du PIB nominal en 2015 et en 2016, suivie d’une croissance plus marquée en 2017 et en 2018;
  • croissance de l’emploi plus faible que prévu pendant la période de prévision;
  • révisions à la baisse de facteurs externes clés, notamment le PIB réel aux États‑Unis, les prix du pétrole, le dollar canadien et les taux d’intérêt.
TABLEAU 3.6 Changements apportés aux principales hypothèses économiques du ministère des Finances : comparaison entre le budget de 2015 et le budget de 2016
(variation en pourcentage)
  2015p :
Budget 2015
2015p :
Budget 2016
2016p :
Budget 2015
2016p :
Budget 2016
2017p :
Budget 2015
2017p :
Budget 2016
2018p :
Budget 2015
2018p :
Budget 2016
Produit intérieur brut réel 2,7 2,5 2,4 2,2 2,2 2,4 2,1 2,2
Produit intérieur brut nominal 4,2 3,6 4,2 4,0 4,2 4,6 4,1 4,2
Ventes au détail 4,2 4,7 4,2 4,8 4,0 3,7 3,6 3,4
Mises en chantier de logements (en milliers) 61,0 70,2 65,0 64,0 69,0 65,0 70,0 68,0
Revenu primaire des ménages 3,9 3,3 4,3 4,5 4,4 4,4 4,2 4,2
Rémunération des employés 4,0 3,3 4,3 4,4 4,4 4,5 4,5 4,5
Excédent net d’exploitation – sociétés 5,0 2,1 4,8 3,7 4,7 8,5 4,4 5,7
Emploi 1,1 0,7 1,3 1,1 1,4 1,2 1,3 1,2
Création d’emplois (en milliers) 78 45 93 78 99 85 96 82
Indice des prix à la consommation 1,2 1,2 2,0 1,8 2,0 2,0 2,0 2,0
Principaux facteurs externes 2015p :
Budget 2015
2015p :
Budget 2016
2016p :
Budget 2015
2016p :
Budget 2016
2017p :
Budget 2015
2017p :
Budget 2016
2018p :
Budget 2015
2018p :
Budget 2016
Produit intérieur brut réel américain 3,1 2,4 2,9 2,1 2,7 2,4 2,6 2,4
Pétrole brut WTI (en $ US le baril) 55 49 70 42 79 53 84 60
Dollar canadien (cents américains) 79,5 78,2 80,0 72,0 85,0 75,5 89,0 81,0
Taux des bons du Trésor de trois mois1 (en pourcentage) 0,6 0,5 1,1 0,5 2,5 0,8 3,4 2,2
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement1 (en pourcentage) 1,8 1,5 2,7 1,6 3,8 2,3 4,2 3,3
p = projection de planification du ministère des Finances de l’Ontario.
1 Taux d’intérêt du gouvernement du Canada.
Sources : Statistique Canada, Société canadienne d’hypothèques et de logement, Banque du Canada, U.S. Energy Information Administration, U.S. Bureau of Economic Analysis, Blue Chip Economic Indicators (octobre 2015 et février 2016) et ministère des Finances de l’Ontario.

1 Selon les renseignements disponibles au 2 février 2016.

2 Cette division des économies repose sur les tableaux des entrées-sorties de 2011 préparés par Statistique Canada pour l’Ontario.

3 André Binette, Daniel de Munnik et Julie Melanson, An Update — Canadian Non-Energy Exports: Past Performance and Future Prospects, Document d’analyse de la Banque du Canada 2015–10 (octobre 2015).

4 Lise Pichette, Les effets de richesse sont-ils importants au Canada?, étude de la Banque du Canada, printemps 2004. Le rapport montre que les dépenses de consommation réagissent très peu aux variations du cours des actions, mais qu’elles sont sensibles à celles des prix de l’immobilier.

5 Banque du Canada, Revue du système financier, décembre 2015. Un ménage surendetté est défini comme un ménage dont le ratio de la dette totale par rapport au revenu brut du ménage est d’au moins 350 %.

Description des graphiques

Graphique 3.1 : Transformation du contexte économique mondial

Cette infographie montre les principaux éléments des changements économiques mondiaux et leurs répercussions sur l’économie de l’Ontario.

La première moitié de l’infographie décrit les principaux éléments des changements économiques. Au cours des dix-huit derniers mois, le contexte économique mondial s’est nettement transformé. Cela comprend un accroissement de l’offre de pétrole et un ralentissement de la croissance économique dans les économies émergentes, mais aussi une forte croissance économique aux États-Unis et un renforcement de la croissance dans certains pays avancés. Ces changements conjugués à un sentiment d’incertitude généralisé au sujet des perspectives économiques mondiales ont contribué à la chute des cours pétroliers, passés de plus de 100 $ US le baril à 30 $ US récemment; à la dévaluation d’environ 25 % du dollar canadien par rapport au dollar américain; à la baisse des valeurs des marchés des actions; et à la baisse prévue des taux d’intérêt.

La deuxième partie de l’infographie décrit l’évolution mondiale et les perspectives économiques de l’Ontario. Une croissance économique soutenue aux États-Unis, de faibles prix du pétrole et un dollar canadien affaibli sont tous des facteurs propices à la croissance économique de l’Ontario. Les répercussions sont les suivantes : prix moins élevés pour les consommateurs par suite d’une baisse de 17,9 % des prix de l’essence en 2015; amélioration de la compétitivité des exportations, confirmée par une hausse des exportations internationales de marchandises de 10,5 % en 2015; hausse de 8,9 % des entrées de touristes internationaux en Ontario en 2015; et vigueur du marché immobilier avec une hausse de 9,6 % des reventes de logements en 2015. Toutefois, des coûts d’importation plus élevés et une perte de confiance pourraient avoir un effet modérateur sur les perspectives : les prix des fruits et légumes ont augmenté de 14,3 % d’une année à l’autre au 4e trimestre de 2015; un plus faible dollar signifie aussi une hausse des coûts des produits importés pour les consommateurs; des frais de voyage plus élevés pour les Ontariens ont contribué à une réduction de 9,6 % du nombre de voyages à l’étranger en 2015; une perte de confiance et une concurrence accrue peuvent limiter les investissements – en baisse pour les machines et le matériel durant trois trimestres consécutifs.

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Graphique 3.2 : Taux de croissance du PIB réel en Ontario dépassant celui du Canada

Ce graphique à barres montre la croissance annuelle du PIB réel en Ontario et au Canada pendant trois ans, de 2013 à 2015. En 2013, la croissance de l’Ontario, établie à 1,3 %, accusait  du retard par rapport celle du Canada, établie à 2,2 %. En 2014, la croissance du PIB réel de l’Ontario est passée à 2,7 %, dépassant pour la première fois depuis 2002 la moyenne nationale de 2,5 %. En 2015, la croissance prévue du PIB réel de l’Ontario de 2,5 % devrait continuer de devancer celle du Canada, estimée à 1,2 %.

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Graphique 3.3 : Forte reprise en Ontario après la récession

Deux graphiques ont été regroupés pour montrer que l’économie de l’Ontario s’est complètement rétablie de la récession des années 2008-2009. Le premier graphique, un graphique linéaire, suit la progression trimestrielle du PIB réel de l’Ontario par habitant. Ce graphique montre que le PIB réel par habitant au deuxième trimestre de 2008, juste avant la récession, s’établissait à 47 200 $. Au troisième trimestre de 2015, le PIB réel par habitant de l’Ontario était passé à 48 400 $.

Le deuxième graphique suit la progression mensuelle du taux d’emploi et de chômage en Ontario de janvier 2008 à janvier 2016. L’emploi atteint son sommet d’avant la récession de 6,65 millions en octobre 2008, avant de tomber à 6,38 millions en juin 2009, au creux de la récession. L’emploi affiche par la suite une croissance régulière, jusqu’à dépasser le sommet atteint avant la récession au milieu de 2011. À l’heure actuelle, le nombre d’emplois en Ontario frôle les 7,0 millions. La ligne du taux de chômage montre une forte hausse à la fin de 2008 et au début de 2009, culminant à 9,6 % en juin 2009. Depuis cette date, le taux de chômage a affiché une tendance à la baisse, s’établissant à 6,7 % en janvier 2016.

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Graphique 3.4 : Contribution financière nette du gouvernement de l’Ontario

Ce graphique montre la contribution financière nette du gouvernement de l’Ontario en milliards de dollars de 2009-2010 à 2014-2015.

La contribution financière nette estime les sommes allouées aux charges de programmes et aux dépenses d’immobilisations. Ce graphique montre la contribution financière nette aux programmes et services d’appui (c’est-à-dire le solde global déduction faite de l’intérêt sur la dette) et aux dépenses d’immobilisations.

Le graphique montre que la contribution fiscale nette du gouvernement de l’Ontario était de 19,5 milliards de dollars en 2009-2010.  Par la suite, le gouvernement a réduit le montant des fonds injectés pour les charges de programmes, mais a continué à consacrer des fonds aux immobilisations.

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Graphique 3.5 : Les principaux indicateurs économiques devancent ceux du Canada en 2015

Ce graphique à barres montre la performance des indicateurs économiques clés en Ontario et dans le reste du Canada en 2015. Les mises en chantier de logements ont augmenté de 18,6 % en Ontario, comparativement à une chute de 3,7 % dans le reste du Canada. Les reventes de logements ont augmenté de 9,6 % en Ontario, comparativement à une hausse de 2,4 % dans le reste du Canada. Le commerce de gros a progressé de 6,8 % en Ontario, comparativement à 1,5 % dans le reste du Canada. Le commerce de détail a augmenté de 4,5 % en Ontario comparativement à 0,9 % dans le reste du Canada. Les gains hebdomadaires moyens ont affiché une hausse de 2,5 % en Ontario, comparativement à 1,3 % dans le reste du Canada. Les ventes de biens manufacturés ont progressé de 1,6 % en Ontario, comparativement à une baisse de 4,4 % dans le reste du Canada. L’emploi dans le secteur privé a augmenté de 0,5 % en Ontario, comme dans le reste du Canada.

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Graphique 3.6 : Baisse du taux de chômage en Ontario

Ce graphique linéaire montre le taux de chômage en Ontario et au Canada de 1995 au début de 2016. De 1995 à 2005, le taux de chômage en Ontario était inférieur à celui du Canada. Toutefois, en raison de la récession mondiale, le taux de chômage en Ontario est passé de 6,3 % en 2006 à 9,1 % en 2009, et était supérieur au taux au Canada entre 2007 et 2014. En 2015, le taux de chômage en Ontario a reculé jusqu’à 6,8 %, en deçà du taux au Canada de 6,9 %. En janvier 2016, le taux de chômage de l’Ontario était de 6,7 %, en deçà du taux au Canada de 7,2 %.

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Graphique 3.7 : Les emplois créés sont surtout des emplois à temps plein dans le secteur privé offrant un salaire supérieur à la moyenne

Ce graphique à barres montre les différentes caractéristiques des gains dans le secteur de l’emploi en Ontario depuis juin 2009. Le nombre total de postes a augmenté de 608 000 depuis juin 2009, marqué par un gain de 617 000 postes à temps plein et une baisse de 9 000 postes à temps partiel. Le nombre d’emplois a augmenté de 439 000 dans le secteur privé et de 77 000 dans le secteur public, alors que le nombre de travailleurs autonomes s’accroissait de 92 000. Parmi ces nouveaux emplois, 463 000 se trouvaient dans des secteurs affichant des salaires supérieurs à la moyenne, tandis que 145 000 étaient dans des secteurs où les salaires sont inférieurs à la moyenne.

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Graphique 3.8 : Baisse du taux de chômage dans toutes les régions de l’Ontario

Ce graphique à barres montre les taux de chômage dans les régions de l’Ontario en 2009 et en 2015. Les taux de chômage de toutes les régions étaient en recul en 2015 par rapport à 2009. Le taux de chômage en Ontario était de 9,1 % en 2009 et de 6,8 % en 2015. Le taux de chômage dans la région du Nord a chuté, passant de 9,0 % en 2009 à 7,2 % en 2015. La région de l’Est a affiché un taux de chômage de 6,8 % en 2009 et de 6,7 % en 2015. Le taux de chômage dans la région du grand Toronto était de 9,6 % en 2009 et de 7,1 % en 2015. Le taux de chômage dans la région du Sud-Ouest a régressé, passant de 10,3 % en 2009 à 6,9 % en 2015. Le taux de chômage dans la région du Centre s’élevait à 9,1 % en 2009 et à 5,9 % en 2015.

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Graphique 3.9 : Forte hausse des exportations de l’Ontario

Ce graphique à deux barres illustre la variation de la valeur nominale des exportations de l’Ontario de 2003 à 2013, exprimée comme un taux de croissance annuel moyen sur la période de 10 ans, comparativement à 2014. Les exportations totales de l’Ontario ont augmenté de 5,3 % en 2014, dépassant le taux de croissance annuel moyen de 1,5 % entre 2003 et 2013. Les exportations de l’Ontario vers d’autres pays (en hausse de 7,1 % en 2014 par rapport à 0,7 % au cours de la période de 2003-2013) ont crû à un rythme plus rapide que les exportations vers d’autres provinces (en hausse de 2,0 % en 2014 par rapport à 3,2 % au cours de la période de 2003-2013) en 2014, ce qui est en sens inverse de la croissance au cours de la période de 2003-2013. Les exportations de biens de l’Ontario ont augmenté de 7,1 % en 2014, après avoir été inchangées (en moyenne) entre 2003 et 2013. Les exportations de services ont grimpé de 2,2 % en 2014, après avoir augmenté de 4,8 % de 2003 à 2013.

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Graphique 3.10 : Les marchés émergents pèsent sur la croissance mondiale

Il y a deux graphiques. Le graphique à barres sur le côté gauche montre la croissance du PIB réel dans le monde, les marchés émergents et la Chine au cours de la période de 2000-2014 ainsi que les prévisions pour 2015, 2016 et 2017. La croissance du PIB réel dans le monde a été en moyenne de 3,9 % de 2000 à 2014 et devrait progresser pour se chiffrer à 3,1 % en 2015, 3,4 % en 2016 et 3,6 % en 2017. La croissance du PIB réel pour les marchés émergents s’établissait en moyenne à 6,0 % de 2000 à 2014 et devrait progresser pour se chiffrer à 4,0 % en 2015, 4,3 % en 2016 et 4,7 % en 2017. La croissance du PIB réel en Chine avoisinait en moyenne 9,7 % de 2000 à 2014 et devrait progresser pour s’établir à 6,9 % en 2015, 6,3 % en 2016 et 6,0 % en 2017.

Le graphique linéaire sur le côté droit montre les prix du pétrole WTI et de ceux des métaux et des minéraux de 2000 à 2016. Les prix ont été indexés à 100 en janvier 2000. Les prix du pétrole ont affiché une croissance soutenue entre 2003 et 2006, passant d’environ 100 à 300. En 2008, les prix du pétrole ont fait un bond pour atteindre un niveau indexé d’environ 520, avant de retomber brusquement à environ 120 à la fin de l’année. Les prix ont grimpé jusqu’au milieu de l’année 2014, atteignant des niveaux proches de 400. Depuis, les prix ont chuté de façon spectaculaire, et s’établissent à environ 115 selon les données les plus récentes. Les prix des métaux et des minéraux suivent une courbe semblable, mais plus atténuée. Les niveaux indexés ont avoisiné 270 en 2008 avant de retomber au-dessous de 200 à la fin de l’année. Les prix ont grimpé jusqu’à 300 en 2011, mais ont depuis suivi une tendance à la baisse pour se situer actuellement à environ 180.

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Graphique 3.11 : Volatilité des produits de base et des marchés des capitaux

Il y a deux graphiques. Du côté gauche, un graphique linéaire montre la valeur du dollar canadien et les prix du pétrole WTI de janvier 2014 à février 2016. Les deux lignes se suivent de près, le dollar commençant sa trajectoire au-dessus de 90 cents américains et les prix du pétrole WTI commençant la leur aux alentours de 95 dollars américains par baril. Depuis le milieu de 2014, les deux lignes accusent une chute, le dollar s’établissant à environ 72 cents américains et le pétrole à environ 32 dollars américains par baril, en février 2016.

Du côté droit, un graphique linéaire montre le S&P 500 et le S&P/TSX indexés à 100 le 2 janvier 2014. Le S&P 500 a enregistré une hausse assez constante jusqu’en juillet 2015, puis a chuté en août et septembre 2015 avant de reprendre du terrain. Puis, au début de 2016, le S&P 500 a chuté abruptement à un niveau indexé d’environ 100, avant de se relever graduellement. Le S&P/TSX se trouvait à un niveau indexé supérieur à 110 au milieu de 2015 avant d’amorcer sa descente. Une baisse abrupte au début de 2016 a fait passer le niveau sous la barre des 90, avant une reprise partielle.

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Graphique 3.12 : La baisse des prix du pétrole permet de réaliser des économies en Ontario

Ce graphique à barres montre une estimation des économies attribuables à la baisse des prix du pétrole en 2015. Les économies sont évaluées à 3,8 milliards de dollars pour l’industrie, à 2,7 milliards de dollars pour les ménages et à 0,2 milliard de dollars pour « autres », ce qui représente une économie totale de 6,6 milliards de dollars. Une note se lit comme suit : le calcul des économies réalisées compare les prix moyens en 2014 et en 2015, rajustés en fonction du taux de change. Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Le gouvernement et le secteur sans but lucratif (« Autre ») se partagent également une petite partie de ces économies.

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Graphique 3.13 : La baisse du dollar canadien a des répercussions

Ce graphique linéaire compare le taux de change Canada–États-Unis avec les visites de voyageurs américains en Ontario et les visites d’Ontariens aux États-Unis, entre le premier trimestre de 2011 et le troisième trimestre de 2015. Le nombre de visites est indexé de sorte que le premier trimestre de 2011 est égal à 100.

Le graphique montre que les visites d’Ontariens aux États-Unis ont augmenté modestement pour atteindre près de 110 sur l’index au milieu de 2013, avant de diminuer au niveau actuel en deçà de 85. Les visites de voyageurs américains connaissent peu de changement entre 2011 et la fin de 2014, puis augmentent abruptement aux deuxième et troisième trimestres de 2015, pour terminer au-dessus de 110 sur l’index.

Pendant cette période, le taux de change a chuté, passant d’environ 102 cents américains au premier trimestre de 2011 à près de 75 cents américains au troisième trimestre de 2015.

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Graphique 3.14 : La forte croissance du PIB aux États-Unis se poursuivra

Ce graphique à barres montre la croissance du PIB réel des États-Unis de 2010 à 2019. Le PIB réel des États-Unis s’est accru de 2,5 % en 2010, de 1,6 % en 2011, de 2,2 % en 2012, de 1,5 % en 2013 et de 2,4 % en 2014 et en 2015. Selon Blue Chip Economic Indicators, le PIB réel des États-Unis devrait s’accroître de 2,1 % en 2016, de 2,4 % en 2017, de 2,4 % en 2018 et de 2,2 % en 2019.

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Graphique 3.15 : La croissance économique en Ontario devrait se généraliser

Ce graphique à barres montre la composition de la croissance ontarienne pendant la période de prévision (2016-2019). L’économie dans son ensemble devrait connaître une croissance moyenne du PIB réel de 2,2 %, les investissements des entreprises et les exportations, respectivement de 3,4 % et de 3,0 %, venant en tête. On prévoit que la croissance moyenne entre 2016 et 2019 sera de 1,9 % pour les dépenses des ménages, de 1,1 % pour le gouvernement, de 2,0 % pour les investissements résidentiels et de 2,2 % pour les importations.

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Graphique 3.16 : Le marché du travail en Ontario devrait s’améliorer

Ce graphique linéaire et à barres illustre la croissance du taux d’emploi et du taux de chômage en Ontario de 2013 à 2019. Les lignes montrent une croissance de l’emploi de 1,8 % en 2013, de 0,8 % en 2014 et de 0,7 % en 2015. L’emploi devrait croître de 1,1 % en 2016, de 1,2 % en 2017 et 2018 et de 1,1 % en 2019. Une ligne montre que le taux de chômage a reculé, passant de 7,6 % en 2013, à 7,3 % en 2014 et à 6,8 % en 2015. Le taux de chômage devrait se comprimer davantage, et s’établir à 6,6 % en 2016, à 6,4 % en 2017, à 6,3 % en 2018 et à 6,1 % en 2019. Il est indiqué dans un encadré qu’on prévoit la création de 323 000 emplois nets entre 2016 et 2019.

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Graphique 3.17 : La baisse du dollar canadien profite déjà aux exportations de produits sensibles aux variations du taux de change

Ce graphique linéaire compare la croissance des exportations sensibles aux variations du taux de change et d’autres qui ne le sont pas, en termes nominaux, indexées à leur valeur respective en janvier 2014. En décembre 2015, les exportations sensibles aux variations du taux de change ont progressé de 3,4 % de plus que celles qui ne sont pas considérées comme sensibles à ces variations. Malgré un écart dans les taux de croissance, la tendance est à la hausse pour les deux types d’exportations depuis février 2015.

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Graphique 3.18 : L’industrie qui tourne à presque plein régime devrait mener à une hausse des activités d’investissement

Ce graphique linéaire montre la capacité totale des industries ontariennes au chapitre des taux d'utilisation trimestriels pour la période de 2002 au troisième trimestre de 2015. Ce taux varie de 82 à 86 % entre 2002 et 2007, mais se replie de façon marquée au deuxième trimestre de 2009, s’établissant à 72 %. Par la suite, il grimpe au-dessus de 80 % en 2011. Au troisième trimestre de 2015, il tourne autour de 83 %. Le texte d’accompagnement se lit comme suit : « Après la récession, les entreprises se sont retrouvées avec des installations sous-utilisées, réduisant ainsi les besoins en investissement. On s’attend à une reprise des investissements maintenant que la demande augmente et que les installations tournent presque à plein régime. »

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Graphique 3.19 : Les dépenses à la consommation seraient soutenues par des gains au chapitre de l’emploi et des salaires

Ce graphique à barres montre la variation annuelle moyenne en pourcentage de 2016 à 2019. Il est prévu que l’emploi augmentera en moyenne de 1,1 % et que les traitements et salaires afficheront une hausse moyenne de 4,5 %, ce qui contribuera à la croissance de la consommation réelle des ménages de 1,9 %.

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Graphique 3.20 : Les facteurs démographiques fondamentaux favoriseront les mises en chantier à moyen terme

Ce graphique linéaire et à barres compare le niveau annuel de formation de ménages en Ontario au niveau annuel de mises en chantier de logements en Ontario, de 2011 à 2019. La ligne représentant la formation des ménages part de 66 000 formations de ménages en 2011 et finit à 78 000 formations de ménages en 2019. Les barres, représentant les mises en chantier de logements, commencent à 68 000 mises en chantier de logements en 2011 et finissent à 72 000 mises en chantier de logements en 2019. Au cours de la période allant de 2011 à 2015, les formations de ménages s’élevaient en moyenne à 72 100 par an, tandis que les mises en chantier de logements s’établissaient en moyenne à 67 000 par an. Au cours de la période de prévision allant de 2016 à 2019, les formations de ménages devraient s’établir en moyenne à 77 200 par an, alors que les mises en chantier de logements devraient atteindre en moyenne 67 300 par an.

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Graphique 3.21 : Une concurrence accrue pourrait limiter les perspectives de croissance

Il y a deux graphiques. Celui de gauche montre la part des biens américains importés par l’Ontario, le Canada, la Chine et le Mexique entre 2004 et 2014. Ces parts ont diminué en Ontario (reculant de 8 % en 2004 contre 5 % en 2014) et au Canada (reculant de 17 % en 2004 contre 15 % en 2014). En revanche, elles ont augmenté en Chine (passant de 13 % en 2004 à 20 % en 2014) et au Mexique (passant de 11 % en 2004 à 13 % en 2014).

Le graphique linéaire de droite montre la valeur du dollar canadien et du peso mexicain par rapport à la valeur 100 de l’indice du dollar américain en janvier 2004 pour la période allant de janvier 2004 à janvier 2016. Les valeurs supérieures à 100 représentent une appréciation par rapport au dollar américain. Inversement, les valeurs inférieures à 100 représentent une dépréciation par rapport au dollar américain. La valeur du dollar canadien a dépassé de plus de 20 points l’indice du dollar américain à partir de juin 2007 et est restée à ce niveau pratiquement jusqu’à la moitié de 2014, à l’exception notable de la fin 2008 à la moitié de 2009 lorsqu’elle a frôlé la barre de 100. Depuis la deuxième moitié de 2014, le dollar canadien est en baisse constante; à l’échelle de l’indice, il se situe actuellement à environ 91. Le peso mexicain a avoisiné la valeur 100 jusqu’à la moitié de 2008 lorsqu’il a brutalement chuté à environ 80.

Cette monnaie s’est échangée à un taux variant de 80 cents à la parité avec le dollar américain jusqu'à la fin de 2014. Depuis, il vaut environ 60 cents américains.

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Graphique 3.22 : Les frais hypothécaires sont modérément élevés par rapport aux tendances à long terme

Ce graphique linéaire montre les coûts hypothécaires en proportion du revenu disponible par ménage en Ontario de 1981 à 2015. La ligne indique qu’un sommet de près de 40 % a été atteint en 1990 et un creux de 20 % en 1998. Depuis, on connaît une tendance à la hausse, la proportion s’élevant à 29 % en 2015. La moyenne à long terme s’établit à 26,6 %.

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Variation des dépenses des ménages en 2015 par rapport à 2014

Ce graphique à barres montre que, compte tenu des habitudes de dépenses en 2014 et des fluctuations des prix à la consommation l’an dernier, les ménages de l’Ontario auraient en moyenne payé 237 $ de plus pour les aliments achetés en magasin et économisé 457 $ sur l’essence.

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