Introduction

Le gouvernement prévoit rétablir l’équilibre budgétaire de la province pour la première fois depuis la récession mondiale de 2008-2009. De plus, l’économie de l’Ontario a regagné le terrain perdu durant la récession et sa croissance a non seulement dépassé celle du Canada, mais aussi celle de tous les autres pays du G7 au cours des trois dernières années.

Dans le budget de 2010, le gouvernement s’était engagé à avoir éliminé le déficit et équilibré le budget en 2017-2018, engagement qu’il a réitéré année après année.

Grâce à des décisions ciblées, mesurées et responsables sur le plan financier, l’Ontario a retrouvé sa vigueur financière et économique. Non seulement l’Ontario a éliminé son déficit, qui se chiffrait à plus de 19 milliards de dollars au plus fort de la récession, mais il l’a aussi fait sans sabrer les programmes et services cruciaux. Les avantages de budgets équilibrés et d’une économie qui prend de la vigueur donnent déjà au gouvernement la marge de manoeuvre financière nécessaire pour venir davantage en aide à la population de la province.

Retour à l’équilibre budgétaire de l’Ontario

La récession mondiale de 2008-2009 a frappé durement l’Ontario. Les principaux secteurs, tels que la fabrication et la foresterie, ont fait face à des pertes d’emplois considérables et à des baisses de production économique. Après une période de budgets équilibrés, l’Ontario s’est retrouvé aux prises avec un défi de taille. Le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario a diminué plus rapidement que dans le reste du Canada et aux États-Unis. En effet, la baisse des revenus tirés de l’impôt des sociétés par l’Ontario a été la plus marquée au pays durant la récession.

S’attaquant avec détermination aux défis de la récession, le gouvernement a refusé de mettre les services publics cruciaux en péril ou de sabrer arbitrairement les programmes. Il a plutôt choisi de réduire l’impact de la récession pour les familles ontariennes en faisant des investissements de stimulation à court terme, qui ont permis de préserver et de créer des emplois, tout en contribuant à rétablir la croissance économique. Le gouvernement a aussi choisi de protéger les soins de santé, l’éducation et d’autres services publics. Ce faisant, l’Ontario a affiché un déficit, comme ce fut le cas ailleurs au Canada et dans le monde.

Soutenir la population et les entreprises de l’Ontario était la bonne chose à faire. Pour que la province se sorte de la récession mondiale et retrouve de solides assises financières, le gouvernement a établi un plan visant à stimuler la création d’emplois et la croissance économique. Un principe fondamental de ce plan était d’avoir atteint l’équilibre budgétaire en 2017-2018.

Le plan visant à équilibrer le budget était réaliste et responsable. Le gouvernement a géré la croissance des dépenses de programmes et entrepris un processus de réorganisation dans le but d’améliorer l’efficience et l’efficacité des services publics. Les charges de programmes, relativement au PIB, ont ainsi été ramenées aux niveaux d’avant la récession. Par exemple, grâce au gouvernement, des milliers d’Ontariennes et d’Ontariens mis à pied à cause de la récession ont eu la chance de se recycler, se préparant ainsi à une nouvelle carrière au sein de l’économie ontarienne qui se diversifiait. Le gouvernement a aussi incité les entreprises à rester dans la province en réduisant l’impôt sur le revenu des sociétés et en adoptant la taxe de vente harmonisée (TVH), une taxe sur la valeur ajoutée qui a éliminé des milliards de dollars de coûts enchâssés que payaient les entreprises.

Le plan était aussi adapté aux changements du climat économique et aux besoins de la population de l’Ontario. À compter de 2012, les perspectives de croissance économique à l’échelle mondiale étant moins reluisantes, le gouvernement a pris des mesures pour revitaliser l’économie et aider l’Ontario à saisir les nouvelles possibilités de croissance et de création d’emplois. Il fait des investissements historiques dans l’infrastructure, qui, selon les projections actuelles, devraient totaliser plus de 190 milliards de dollars sur une période de 13 ans, à partir de 2014-2015. Les investissements prévus devraient soutenir 125 000 emplois, en moyenne, par année. La province a aussi mis sur pied le Fonds pour l’emploi et la prospérité, doté de 2,7 milliards de dollars sur 10 ans, en vue d’attirer d’importants investissements de la part des entreprises et de créer ou de conserver plus de 37 600 emplois depuis 2013.

Le plan de l’Ontario visant à stimuler l’économie et à protéger les services a donné des résultats. Malgré l’incertitude qui règne à l’échelle internationale, l’économie ontarienne poursuit sa croissance. Les exportations augmentent, les entreprises embauchent plus de travailleurs et les revenus des ménages sont à la hausse. En fait, le PIB réel de l’Ontario est maintenant de 19,1 % supérieur au taux le plus bas affiché durant la récession et le taux de chômage de la province, qui a été ramené à 6,5 % en 2016, soit le taux annuel le plus bas enregistré depuis 2007, a été inférieur à la moyenne nationale au cours des deux dernières années. Le renforcement de l’économie a aussi entraîné l’augmentation des revenus de la province, appuyant ainsi le plan de l’Ontario visant à rétablir l’équilibre budgétaire.

Budget équilibré de l’Ontario

Dans le plan budgétaire de 2017, le gouvernement respecte l’engagement pris dans son budget de 2010 de rétablir l’équilibre budgétaire en 2017-2018. En outre, la province prévoit des budgets équilibrés en 2018-2019 et en 2019-2020.

Pour 2016-2017, le gouvernement prévoit un déficit de 1,5 milliard de dollars. Il s’agit donc de la huitième année de suite où il projette de dépasser son objectif de réduction du déficit.

Graphique 1.1 : Retour de l’Ontario à l’équilibre budgétaire

Retour de l’Ontario à l’équilibre budgétaire
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Description accessible du graphique 1.1

Grâce au fait que la province a dépassé constamment ses objectifs financiers, son déficit accumulé est de 29,0 milliards de dollars inférieur aux prévisions du budget de 2010. En outre, les économies au titre de l’intérêt sur la dette au cours de la période menant à l’équilibre budgétaire totalisent 24,0 milliards de dollars par rapport aux prévisions du budget de 2010.

Conjointement à la croissance de l’économie, l’approche stratégique du gouvernement à l’égard des investissements et de la réorganisation des services publics a permis de ramener le ratio des charges de programmes au PIB à son niveau d’avant la récession. Ce résultat a été obtenu en gérant prudemment les ressources et en freinant de façon responsable l’augmentation des charges de programmes, lorsque cela était approprié, ce qui a permis à l’Ontario de demeurer la province dont les charges de programmes par habitant sont les moins élevées. Des taux d’intérêt historiquement bas ont aussi aidé le gouvernement à dépasser ses objectifs financiers et l’ont appuyé dans les efforts déployés pour équilibrer le budget, tout en gérant la dette de façon efficiente.

Comme cela est décrit dans le Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario, qui a été rendu public récemment, le retour à l’équilibre budgétaire stabilise les finances de l’Ontario et permet au gouvernement de mieux relever les défis démographiques et de faire face à des chocs économiques mondiaux inattendus au cours des dix prochaines années. Grâce aux efforts qu’il a déployés pour stimuler l’économie, réorganiser les services publics et gérer les dépenses de façon responsable au cours des dernières années, le gouvernement provincial est en mesure d’étoffer les investissements faits pour appuyer les soins de santé, l’éducation publique et l’infrastructure moderne, et diminuer les coûts pour les entreprises. Un budget équilibré signifie que les Ontariennes et Ontariens continueront de profiter d’une aide et de services accrus pour assumer leurs dépenses courantes, notamment grâce à un régime d’assurance-médicaments pour les enfants et les jeunes, à l’allégement des coûts de l’électricité et à une aide pour permettre à 100 000 enfants de plus de bénéficier de services de garde agréés abordables et de qualité.

Ratio de la dette nette au PIB à la baisse

À l’instar de nombreux territoires de compétence au monde, le gouvernement a réagi à la récession mondiale en choisissant d’investir dans l’économie pour stimuler la croissance économique, en soutenant les emplois pour la population de la province et en renforçant les possibilités pour les familles et les entreprises. Ces investissements ont accru le nombre d’écoles et d’hôpitaux, et ont permis de moderniser l’infrastructure grâce à l’amélioration des routes, des ponts et des réseaux de transport en commun pour augmenter la compétitivité de l’Ontario et stimuler sa croissance économique. Ces investissements de stimulation ont permis de sortir l’Ontario de la récession, mais ils ont aussi entraîné la hausse du ratio de la dette nette au PIB à compter de 2008-2009.

Depuis le sommet atteint en 2014-2015, le ratio de la dette nette au PIB est en baisse grâce à la croissance économique de l’Ontario et aux progrès réalisés par le gouvernement pour équilibrer le budget. On prévoit que ce ratio sera de 37,8 % en 2016-2017 et on s’attend à ce qu’il continue de diminuer. Le gouvernement établit un objectif provisoire de 35 % pour le ratio de la dette nette au PIB d’ici 2023-2024 et vise toujours à le ramener au niveau de 27 % enregistré avant la récession. Selon les prévisions actuelles, cela se produira d’ici 2029-2030.

Graphique 1.2 : Ratio de la dette nette au PIB

Ratio de la dette nette au PIB
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Description accessible du graphique 1.2

Environ 61 % de l’augmentation de la dette nette affichée entre 2008-2009 et 2016-2017 est due au déficit. Le reste de l’accroissement de la dette nette est attribuable aux investissements dans les immobilisations. Des budgets équilibrés à partir de 2017-2018 feront en sorte que les hausses de la dette nette découlent uniquement des investissements nets dans les immobilisations. Ces investissements contribueront à stimuler la croissance économique, le PIB augmentant plus rapidement que la dette, ce qui aidera à ramener le ratio de la dette nette au PIB à ce qu’il était avant la récession.

Graphique 1.3 : La hausse de la dette nette après l’équilibre découle uniquement des investissements dans les immobilisations

La hausse de la dette nette après l’équilibre découle uniquement des investissements dans les immobilisations
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Description accessible du graphique 1.3

Grâce à un ratio de la dette nette au PIB à la baisse, conjugué à des frais d’intérêt sur la dette plus faibles, en pourcentage des revenus, un plus grand pourcentage des dépenses du gouvernement pourra être investi dans les programmes et les services.

Résultats économiques de l’Ontario

L’économie ontarienne affiche de bons résultats, la production et les emplois étant à la hausse.

La province a été frappée durement par la récession mondiale, ce qui a entraîné une baisse de 4,7 % du PIB réel et la perte de plus de 270 000 emplois.

Depuis la récession, l’économie de la province s’est redressée, comme en témoignent l’augmentation de son PIB réel de 19,1 % et la création de près de 700 000 emplois.

L’Ontario : un chef de file en matière de croissance

Depuis 2014, l’Ontario est le chef de file en matière de croissance économique au Canada et les économistes du secteur privé s’attendent à ce qu’il continue à être l’une des provinces enregistrant la croissance la plus rapide pour les deux prochaines années. Au cours de la période de 2014 à 2016, la croissance du PIB réel de l’Ontario a dépassé celle du Canada et de tous les autres pays du G7.

Graphique 1.4 : L’économie ontarienne croît plus vite que celle du G7

L’économie ontarienne croît plus vite que celle du G7
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Description accessible du graphique 1.4

Création d’emplois de grande qualité en Ontario

La majorité des emplois créés depuis la récession l’ont été dans des industries où les salaires sont supérieurs à la moyenne dans le secteur privé et pour des postes à temps plein. Le taux de chômage de la province est passé de 9,6 % durant la récession mondiale à 6,4 % en mars 2017, ce qui est inférieur à la moyenne nationale pour le 24e mois de suite.

Graphique 1.5 : Emplois créés depuis juin 2009 : en majorité des emplois à plein temps dans le secteur privé

Emplois créés depuis juin 2009 : en majorité des emplois à plein temps dans le secteur privé
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Économie diversifiée de l’Ontario

La diversité des secteurs constitue un des points forts de l’économie de l’Ontario et procure à la province des assises solides pour une croissance constante généralisée. Un grand nombre des secteurs clés sont devenus des chefs de file au Canada et en Amérique du Nord.

TABLEAU 1.1 Secteurs dynamiques de l’économie ontarienne

Item Secteur Fait saillant Importance
Aérospatiale picture of airplane L’Ontario est le deuxième centre de production aérospatiale en importance au Canada. La fabrication de produits et de pièces pour l’industrie aérospatiale emploie plus de 12 000 personnes et génère environ 0,3 % du PIB provincial.
Agro-alimentaire picture of barn La province est l’un des plus importants producteurs d’aliments et de boissons en Amérique du Nord. Le secteur agroalimentaire, qui comprend l’agriculture, la transformation des aliments et des boissons, et les services de restauration, emploie plus de 800 000 personnes et génère plus de 6 % du PIB.
Automobile picture of car L’Ontario est la principale région infranationale d’assemblage de véhicules en Amérique du Nord. L’assemblage de véhicules et la fabrication de pièces automobiles emploient près de 107 000 personnes et génèrent plus de 2 % du PIB.
Produits chimiques picture of beakers L’Ontario abrite le plus gros regroupement d’entreprises de fabrication de produits chimiques au Canada. L’industrie de la fabrication de produits chimiques, comme les substances organiques et inorganiques de base, les résines synthétiques et les engrais, ainsi que les entreprises du nouveau secteur biochimique emploient près de 45 000 personnes et génèrent plus de 1 % du PIB.
Services financiers picture of bank Le secteur des services financiers de Toronto est le deuxième en importance en Amérique du Nord au chapitre de l’emploi. Les entreprises de services financiers de l’Ontario emploient plus de 400 000 personnes et représentent près de 10 % du PIB.
Produits forestiers picture of trees En 2016, les exportations ontariennes de produits forestiers étaient évaluées à près de 5,2 milliards de dollars. L’industrie forestière primaire, des produits du bois et de la fabrication de papier emploie plus de 38 000 personnes et génère presque 0,7 % du PIB.
TIC picture of person L’Ontario se situe au deuxième rang en Amérique du Nord pour le nombre d’entreprises de technologies de l’information et des communications (TIC). Le secteur de la fabrication liée aux TIC et de divers services de TIC, dont l’édition de logiciels, les télécommunications et la conception de systèmes informatiques, emploie presque 231 000 personnes et génère plus de 5 % du PIB.
Sciences de la vie picture of double helix L’industrie des sciences de la vie de l’Ontario est la plus importante au Canada. En 2016, le secteur des sciences de la vie, qui comprend la fabrication de produits pharmaceutiques et d’appareils médicaux, a attiré environ le quart des investissements en capital-risque en Ontario.
Mines picture of tractor L’Ontario est l’un des dix principaux producteurs de nickel et de métaux du groupe platine. L’industrie minière de l’Ontario, qui est le plus gros producteur de minéraux au pays, emploie environ 25 000 personnes et génère environ 1 % du PIB.
Divertissement et création picture of theatre masks L’industrie du divertissement et de la création de la province est la plus importante au Canada et l’une des plus importantes en Amérique du Nord. Ce secteur, qui comprend l’édition, la production cinématographique et musicale, ainsi que le divertissement et les loisirs, emploie plus de 320 000 personnes et génère plus de 2 % du PIB.

Tableau 1.1 note :

Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Liens étroits de l’Ontario avec les États-Unis en matière de commerce

Les échanges avec les États-Unis sont cruciaux pour l’économie ontarienne, les exportations internationales de biens et de services représentant 36 % du PIB de la province. Bien que les marchés d’exportation de l’Ontario se soient diversifiés au cours des dix dernières années, les États-Unis demeurent la principale destination des exportations internationales de marchandises de la province, comptant pour 81 % du total en 2016.

De bons échanges commerciaux entre l’Ontario et les États-Unis profitent aux deux économies. En 2016, l’Ontario était la première destination pour les exportations de 20 États et la deuxième pour huit autres. Il est important de protéger les avantages de ce partenariat intégré.

Graphique 1.6 : L’Ontario est un marché d’exportation clé pour les États-Unis

L’Ontario est un marché d’exportation clé pour les États-Unis
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Description accessible du graphique 1.6

Les exportations de produits et de services sont de plus en plus intégrées dans la fabrication de produits, et l’Ontario contribue considérablement à ces chaînes de valeur mondiales.

La province continuera à renforcer les partenariats avec la nouvelle administration américaine et différents États, notamment ses partenaires de la région des Grands Lacs, reconnaissant que le commerce entre l’Ontario et les États-Unis, et une politique fiscale équitable, présentent des avantages pour les travailleurs et les entreprises des deux côtés de la frontière.

Maintien de la compétitivité fiscale

Les réformes de l’impôt des sociétés mises en oeuvre par le gouvernement ont allégé le fardeau fiscal et réduit les coûts d’observation, aidant les entreprises ontariennes à devenir plus compétitives à l’échelle mondiale et contribuant à la création de plus d’emplois pour la population de l’Ontario. Des experts ont souligné récemment que l’Ontario jouit d’un avantage concurrentiel par rapport à un certain nombre d’États américains grâce aux mesures prises par les gouvernements provincial et fédéral quant à l’imposition du revenu des sociétés au cours des 20 dernières années1.

L’Ontario a mis en oeuvre plusieurs réformes qui ont beaucoup amélioré la compétitivité fiscale de la province et son climat d’investissement par les entreprises, ce qui a permis aux entreprises d’économiser plus de 10 milliards de dollars par année. Ces économies ont été souvent réinvesties dans les entreprises de l’Ontario, aidant à stimuler la croissance et la création d’emplois pour la population ontarienne. Ces réformes englobent ce qui suit :

  • Adoption de la taxe de vente harmonisée (TVH);
  • Maintien de faibles taux de l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS);
  • Élimination de l’impôt sur le capital;
  • Réduction des taux de l’impôt scolaire applicable aux entreprises (ISE).

Le taux général de l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS) de l’Ontario a diminué graduellement pour passer de 14,0 % en 2009 au taux actuel de 11,5 % et de 12 % à 10 % pour les sociétés du secteur des ressources et les entreprises de fabrication et de transformation.

Le taux général combiné fédéral-ontarien d’IRS de la province, qui est de 26,5 %, est concurrentiel à l’échelle nationale et internationale. Le taux combiné de l’Ontario est inférieur au taux comparable de n’importe quel État américain, à la moyenne des provinces canadiennes et à la moyenne des pays membres du G7 (voir le graphique 1.7).

Graphique 1.7 : Le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés de l’Ontario est compétitif à l’échelle internationale

Le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés de l’Ontario est compétitif à l’échelle internationale
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Description accessible du graphique 1.7

Il est aussi important de prendre en considération d’autres éléments du régime fiscal lorsqu’on évalue les répercussions de l’imposition des entreprises sur les investissements.

Le taux effectif marginal d’imposition (TEMI) permet de mesurer le fardeau fiscal lié aux nouveaux investissements des entreprises en tenant compte de l’IRS fédéral et provincial ou d’État, de l’impôt sur le capital et de la taxe de vente.

Grâce à la réduction du taux général de l’IRS, ainsi qu’aux autres réductions d’impôt, le TEMI de l’Ontario sur les nouveaux investissements faits par les entreprises a diminué considérablement au cours des sept dernières années.

Le TEMI de l’Ontario est passé de 33,0 % en 2009 à 16,9 % en 2016, et il continuera à baisser une fois que les restrictions relatives aux crédits d’impôt sur les intrants ayant trait à la TVH auront été éliminées. Il est désormais inférieur au TEMI moyen des États-Unis de 34,0 % et est l’un des taux les plus faibles parmi les pays du G7.

L’amélioration significative de la compétitivité fiscale de l’Ontario pour les nouveaux investissements d’entreprises incite les sociétés à s’établir ou à élargir leurs activités en Ontario, ce qui stimule la création d’emplois et la croissance économique.

Perspectives positives pour l’économie ontarienne

Lorsque les prix des produits de base et le dollar canadien étaient élevés, soit entre 2003 et 2013, l’économie ontarienne a affiché un rythme de croissance plus lent que la moyenne nationale. Cependant, au cours des trois dernières années, sa croissance a été supérieure à la moyenne canadienne. Une économie en croissance aux États-Unis, la faiblesse des prix du pétrole et un dollar canadien concurrentiel constituent des assises solides pour la croissance future et la vigueur soutenue de l’économie ontarienne. L’Ontario devrait demeurer l’une des provinces où la croissance économique est la plus forte au cours des deux prochaines années.

Graphique 1.8 : La croissance de l’Ontario continuera de dépasser celle du Canada

La croissance de l’Ontario continuera de dépasser celle du Canada
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Description accessible du graphique 1.8

L’Ontario doit aussi composer avec un climat économique et politique mondial en pleine mutation. L’incertitude accrue, surtout en ce qui a trait au commerce international, s’est intensifiée à la suite d’événements récents aux États-Unis et au Royaume-Uni. Cette situation accroît le risque que le protectionnisme croissant dresse de plus grands obstacles au commerce, ce qui pourrait compromettre la croissance économique. La province continuera de prôner le libre-échange et un accès ouvert et compétitif aux contrats du gouvernement. De plus, toutes les options raisonnables seront envisagées en vue de protéger les emplois de l’Ontario malgré l’adoption aux États-Unis de politiques ou de mesures législatives privilégiant l’achat de biens produits aux États-Unis.

En outre, les changements économiques des quelques dernières décennies ont été attribuables à de nombreux facteurs, dont les progrès technologiques et la mondialisation. Si ces facteurs ont engendré des avantages économiques considérables, ils ont aussi perturbé la vie de certains Ontariens et Ontariennes. Pour plus d’information sur les perspectives économiques, voir la section B du chapitre VI, Détails des finances et des perspectives économiques de l’Ontario.

La voie à suivre pour tous

L’Ontario respecte son engagement d’équilibrer le budget en 2017-2018 de manière équitable et responsable.

Ce ne sont pas tous les Ontariens et Ontariennes qui profitent de la même façon du fait que l’économie de la province a repris de la vigueur. Le taux de chômage de l’Ontario en 2016 était le plus bas enregistré en neuf ans et l’économie de la province est parmi les plus vigoureuses au pays, mais il y a encore trop d’Ontariennes et d’Ontariens qui sont sans travail ou qui peinent à joindre les deux bouts. Même les personnes qui ont un revenu stable se préoccupent des coûts qu’elles ont à assumer pour vivre au quotidien. Les vaillants travailleurs ontariens des quatre coins de la province méritent tous de bénéficier de la croissance.

Pour faire en sorte que tout le monde tire parti de la prospérité, le gouvernement continuera à travailler avec des partenaires de toutes les régions et de tous les secteurs pour créer des emplois et renforcer les collectivités. Grâce à une économie vigoureuse, conjuguée à un budget équilibré, les personnes et les entreprises de l’Ontario auront plus de possibilités d’améliorer leur sort. Un budget équilibré signifie que les gens continueront de profiter de services accrus dans les secteurs de la santé et de l’éducation, et recevront plus d’aide pour assumer les coûts de la vie quotidienne.

S’assurer que les entreprises honnêtes ont une chance égale de réussir fait aussi partie du plan du gouvernement visant à maintenir l’équilibre budgétaire. Le gouvernement prend des mesures pour lutter contre l’économie souterraine, renforcer l’intégrité du régime fiscal et faire en sorte que toutes les personnes assument leur juste part des taxes et des impôts. D’autres moyens de s’attaquer aux échappatoires fiscales et aux méthodes sophistiquées de planification fiscale seront élaborés.

Lorsque des entreprises ne déclarent pas tous leurs revenus aux fins d’impôt ou évitent de payer les taxes de vente, il y a moins de fonds disponibles pour financer les services publics. Le gouvernement continuera de prendre des mesures pour mieux coordonner et renforcer la conformité dans les secteurs à risques élevés en vue d’assurer un milieu des affaires juste et équitable.

En dernier lieu, le gouvernement continuera à passer en revue ses programmes en vue d’obtenir les meilleurs résultats possible au plus bas coût. La prise de décisions fondées sur des données probantes appuie l’utilisation des ressources publiques limitées pour améliorer les résultats obtenus et assurer la viabilité à long terme des programmes et des services provinciaux afin de répondre aux besoins de la population de l’Ontario à l’ère numérique.

Notes

1 Assemblée législative de l’Ontario, Journal des débats (Hansard), 41e législature, 2e session, 18 janvier 2017, 1340.

Description des graphiques

Graphique 1.1 : Retour de l’Ontario à l’équilibre budgétaire

Ce graphique à barres indique les déficits réels enregistrés de 2009-2010 à 2015-2016 comparativement aux déficits prévus pour cette période, ainsi que les perspectives fiscales pour la période allant de 2016-2017 à 2019-2020.

Dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2009, on prévoyait pour l’Ontario un déficit de 24,7 milliards de dollars pour 2009-2010. Or, le déficit réel pour 2009-2010 a été de 19,3 milliards de dollars.

Dans le Budget de 2010, les déficits prévus pour l’Ontario étaient de 19,7 milliards de dollars en 2010-2011, de 17,3 milliards de dollars en 2011-2012, de 15,9 milliards de dollars en 2012-2013 et de 13,3 milliards de dollars en 2013-2014. Les déficits réels ont été de 14,0 milliards de dollars en 2010-2011, de 13,0 milliards de dollars en 2011-2012, de 9,2 milliards de dollars en 2012-2013 et de 10,5 milliards de dollars en 2013-2014.

Dans le Budget de 2014, le déficit prévu pour 2014-2015 était de 12,5 milliards de dollars. Le déficit réel a été de 10,3 milliards de dollars.

Dans le Budget de 2015, le déficit prévu pour 2015-2016 était de 8,5 milliards de dollars. Le déficit réel a été de 3,5 milliards de dollars.

Dans le Budget de 2016, le déficit prévu pour 2016-2017 était de 4,3 milliards de dollars.

Le gouvernement prévoit provisoirement un déficit de 1,5 milliard de dollars pour 2016-2017 et des budgets équilibrés de 2017-2018 à 2019-2020.

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Graphique 1.2 : Ratio de la dette nette au PIB

Ce graphique linéaire montre le ratio de la dette nette au PIB en Ontario pour les années allant de 1990-1991 à 2019-2020.

Le ratio de la dette nette au PIB a atteint un point culminant de 39,1 % en 2014-2015 et il diminue depuis. Selon les prévisions, il devrait être de 37,8 % en 2016-2017, de 37,5 % en 2017-2018, de 37,3 % en 2018-2019 et de 37,2 % en 2019-2020.

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Graphique 1.3 : La hausse de la dette nette après l’équilibre découle uniquement des investissements dans les immobilisations

Ce graphique à barres indique les facteurs de croissance de la dette pour les années allant de 2008-2009 à 2019-2020.

Entre 2008-2009 et 2016-2017, le gros de l’augmentation en pourcentage de la dette nette a été causé par le déficit et pour le reste, par les investissements en immobilisations. Dès le retour à un budget équilibré en 2017-2018 et par la suite, toute croissance de la dette nette découlera entièrement des investissements en immobilisations.

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Graphique 1.4 : L’économie ontarienne croît plus vite que celle du G7

Ce graphique à barres affiche la variation annuelle moyenne en pourcentage du PIB réel de tous les pays du G7 et de l’Ontario pour la période de 2014 à 2016. La variation du PIB réel pour ces territoires est la suivante : Italie + 0,6 %, Japon + 0,8 %, France + 1,0 %, Canada + 1,6 %, Allemagne + 1,7 %, États Unis + 2,2 %, Royaume-Uni + 2,4 % et Ontario + 2,6 %.

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Graphique 1.5 : Emplois créés depuis juin 2009 : en majorité des emplois à plein temps dans le secteur privé

Ce graphique linéaire montre l’évolution de l’emploi en Ontario de 2008 à 2017. Depuis le creux de la récession en juin 2009, près de 700 000 emplois ont été créés en Ontario. Il s’agit pour la majorité de postes à temps plein dans le secteur privé. Les graphiques circulaires fournissent plus de détails. Par exemple, depuis juin 2009, au plus fort de la récession, plus de 678 800 des nouveaux emplois (98 %) étaient des postes à temps plein, desquels 503 600 (73 %) ont été créés dans le secteur privé. Par ailleurs, 538 900 emplois ont été créés dans des industries offrant une rémunération au-dessus de la moyenne.

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Graphique 1.6 : L’Ontario est un marché d’exportation clé pour les États-Unis

Ce graphique montre tous les États américains pour lesquels l’Ontario est le premier ou le deuxième marché en importance pour les exportations internationales de marchandises en 2016. Ainsi l’Ontario était le premier marché d’exportation pour 20 États, soit l’Alabama, l’Arkansas, la Georgie, l’Indiana, le Kentucky, le Maryland, le Michigan, le Mississippi, le Missouri, le New Jersey, New York, la Caroline du Nord, le Dakota du Nord, l’Ohio, l’Oklahoma, la Pennsylvanie, le Tennessee, la Virginie-Occidentale et le Wisconsin. En outre, il était aussi le deuxième marché d’exportation en 2016 pour le Colorado, l’Illinois, l’Iowa, le Kansas, le Minnesota, le Nevada, le Rhode Island et le Dakota du Sud.

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Graphique 1.7 : Le taux de l’impôt sur le revenu des sociétés de l’Ontario est compétitif à l’échelle internationale

Ce graphique à barres indique qu’en 2017, le taux d’imposition général combiné (fédéral-provincial) sur le revenu des sociétés de l’Ontario (26,5 %) est bien en deçà du taux moyen équivalent en vigueur aux États-Unis (38,9 %) et inférieur au taux moyen des pays du G7 (30,8 %). Ce taux d’imposition sur le revenu des sociétés est également plus faible que la moyenne canadienne (27,0 %) et est concurrentiel avec le taux moyen des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (24,6 %).

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Graphique 1.8 : La croissance de l’Ontario continuera de dépasser celle du Canada

Ce graphique à barres affiche la variation en pourcentage du PIB réel de l’Ontario et du Canada pour les années allant de 2003 à 2020. De 2003 à 2013, la croissance annuelle moyenne de l’Ontario (1,3 %) a été inférieure à la moyenne annuelle canadienne (1,9 %). Par contre, 2014 à 2016, son taux de croissance annuel moyen estimatif (2,6 %) était supérieur à la moyenne nationale (1,6 %). En se basant sur la croissance moyenne du secteur privé, on prévoit que le taux de croissance annuel moyen de l’Ontario (2,1 %) devrait continuer à dépasser le taux de croissance canadien prévu (1,9 %) pour la période de 2017 à 2020.

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