Introduction

L’économie de l’Ontario fait face à des défis démographiques à long terme : la population de la province vieillit tandis que le rythme de croissance de la population de base en âge de travailler ralentit. La mondialisation de l’économie, quant à elle, exercera des pressions concurrentielles de plus en plus fortes sur l’Ontario. En outre, les enjeux environnementaux comme le changement climatique influenceront la prospérité future de la province.

Se préparer aux défis de l’avenir

Le présent chapitre décrit les mesures que la province prend pour préparer l’Ontario aux défis des décennies à venir. Le vaste ensemble de politiques élaborées par le gouvernement a pour but de favoriser les investissements des entreprises, d’éliminer les obstacles réglementaires, d’investir dans l’infrastructure ainsi que dans l’acquisition de connaissances et de compétences, et de veiller à ce que l’économie de l’Ontario soit suffisamment souple pour innover et saisir les occasions découlant des progrès technologiques et du développement de nouveaux marchés. Ces politiques favoriseront également la hausse de la productivité, qui peut contrebalancer le ralentissement de la croissance de la main‑d’oeuvre.

L’Ontario joue un rôle clé en vue de relever le défi lié au changement climatique. Les politiques du gouvernement visant à écologiser l’économie et à favoriser la transition à un avenir caractérisé par de faibles émissions de carbone aideront l’Ontario à atteindre ses objectifs en matière de changement climatique et à mettre la province sur la voie d’un avenir prospère et durable.

Plan fiscal pour créer des emplois et stimuler la croissance

Mesures fiscales renforçant l’économie

Le budget de 2009 présentait un train détaillé de mesures visant à moderniser le régime fiscal de l’Ontario. Ces mesures fiscales renforcent la compétitivité à long terme de l’économie ontarienne, ce qui se traduira par un plus grand nombre d’emplois et des revenus plus élevés.

La taxe de vente au détail (TVD) actuelle sera remplacée par une taxe sur la valeur ajoutée, qui sera combinée à la taxe fédérale sur les produits et services (TPS) pour créer une taxe de vente harmonisée (TVH). La TVH entrera en vigueur le 1er juillet 2010 à un taux combiné de 13 %. La composante provinciale sera de 8 % (le même taux que le taux général de la TVD) et la composante fédérale, de 5 %.

De plus, on accorde des réductions d’impôt temporaires et permanentes aux particuliers et aux entreprises totalisant 15 milliards de dollars sur trois ans.

  • Ainsi, 93 % des contribuables auront droit à une réduction d’impôt sur le revenu permanente à compter de janvier 2010 et les crédits d’impôts fonciers et de taxe de vente seront bonifiés pour les particuliers et les familles à revenu faible et moyen.
  • Les taux d’impôt sur le revenu des sociétés seront réduits à compter du 1er juillet 2010.
  • Les particuliers et les entreprises recevront un soutien provisoire pour les aider à s’adapter à la TVH.

Des études prévoient que le train détaillé de mesures fiscales aura des avantages considérables

Selon une étude récente1, les mesures fiscales annoncées dans le budget de 2009 seront très avantageuses pour la population de l’Ontario. En effet, en 10 ans, ces mesures et les autres modifications fiscales apportées récemment augmenteront les investissements des entreprises de 47 milliards de dollars, créeront 591 000 emplois nets et hausseront les revenus annuels d’un pourcentage pouvant atteindre 8,8 %.

Pour des précisions sur les mesures fiscales, voir le chapitre 4, Moderniser le régime fiscal de l’Ontario pour stimuler la création d’emplois et la croissance.

Réduire les obstacles réglementaires à l’innovation et à la croissance économique

Soucieux d’accroître la productivité et de stimuler la croissance économique à long terme, le gouvernement de l’Ontario continue de simplifier et de moderniser les rapports qu’il entretient avec les entreprises.

Des services gouvernementaux plus rapides, plus intelligents et plus simples

En mars 2009, le gouvernement de l’Ontario a annoncé la stratégie « L’Ontario propice aux affaires », un plan permanent visant à rendre les services gouvernementaux plus rapides, plus intelligents et plus simples pour les familles et les entreprises tout en continuant de protéger l’intérêt public. À cette fin, le gouvernement prendra les mesures suivantes :

  • Modernisation des services : La province entend transformer les structures, les capacités et les processus requis pour dispenser des services modernes grâce aux grandes initiatives suivantes :
    • améliorer l’accès des entreprises aux services grâce à un guichet unique;
    • mettre en oeuvre un identificateur unique pour les entreprises afin de simplifier leur accès, de diminuer le chevauchement et de faciliter le partage de l’information;
    • établir des services de qualité supérieure, uniformes et prévisibles au moyen de normes et de garanties de service;
    • fournir des services de facilitateur pour aider les entreprises.
  • Modernisation du gouvernement : La province entend également moderniser son fonctionnement. Elle collaborera avec les entreprises afin d’élaborer des règlements, de changer son approche en matière de conformité et d’aider les entreprises à se conformer aux mesures législatives.

Combler le déficit d’infrastructure

Investir dès aujourd’hui pour répondre aux besoins de demain en matière d’infrastructure

Une infrastructure fiable, bien entretenue et moderne est importante pour maintenir l’avantage concurrentiel dont jouit l’Ontario en raison de son emplacement, accroître la productivité et permettre la croissance. Le vieillissement et l’augmentation de la population de la province exerceront des pressions supplémentaires sur l’important déficit d’infrastructure créé au cours des dernières décennies.

Dans le budget de 2009, le gouvernement a affecté 32,5 milliards de dollars à des investissements dans l’infrastructure sur deux ans dans tous les secteurs clés, y compris les services de santé, l’éducation, la culture, le tourisme, les sports et les loisirs, le logement social et abordable, et les projets ayant trait à l’eau et à l’environnement. Ces investissements continuent sur la lancée du plan d’investissement dans l’infrastructure ReNouveau Ontario. Ce plan, doté de 30 milliards de dollars, a été mis en oeuvre en entier en 2008-2009, un an plus tôt que prévu.

Pour plus de renseignements sur les investissements dans l’infrastructure, voir le chapitre 5, Combler le déficit d’infrastructure de l’Ontario.

Investir dans les connaissances et les compétences

Taux d’études postsecondaires plus élevé en Ontario

Une main-d’oeuvre hautement qualifiée et instruite est essentielle pour assurer un avenir prospère et durable. Les entreprises ontariennes disposent déjà d’une main-d’oeuvre très talentueuse. En Ontario, environ 62 % des personnes âgées de 25 à 64 ans ont un certificat ou un diplôme d’études postsecondaires ou un grade universitaire ou ont suivi un autre programme de formation, ce qui est le taux le plus élevé de scolarisation postsecondaire parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pour demeurer compétitif à l’avenir, il faudra miser de plus en plus sur cet avantage et améliorer constamment les systèmes d’éducation et de formation professionnelle de l’Ontario.

Au cours des six dernières années, le gouvernement a mis en oeuvre divers programmes et politiques afin de relever les défis à long terme en matière de compétences. Les principales initiatives qui ont été prises comprennent les suivantes :

  • Mise en oeuvre du Plan d’action pour des résultats supérieurs, doté de 6,2 milliards de dollars. Ce plan d’investissement dans l’éducation postsecondaire permet d’améliorer considérablement l’accès et le nombre d’inscriptions aux programmes d’enseignement supérieur.
  • Mise sur pied d’Emploi Ontario, le réseau de services d’emploi et de formation établi dans plusieurs collectivités de la province.
  • Soutien supplémentaire accordé aux travailleurs touchés par la récession mondiale, notamment par l’entremise du programme Deuxième carrière, qui aide les travailleurs mis à pied à obtenir la formation dont ils ont besoin pour décrocher un nouvel emploi.
  • Soutien aux immigrants formés à l’étranger pour qu’ils aient accès plus rapidement et plus facilement au marché du travail de l’Ontario grâce à des programmes de formation relais et de mentorat et à d’autres mesures permettant d’éliminer les obstacles à la reconnaissance des titres de compétences.

Incitatifs encourageant la formation en milieu de travail

  • Mise en oeuvre d’incitatifs fiscaux pour encourager les employeurs à offrir des programmes de formation en milieu de travail, notamment des programmes d’apprentissage.

Par ailleurs, l’Ontario mettra en oeuvre graduellement un programme d’apprentissage à temps plein dans le cadre d’un plan global visant à améliorer le rendement des élèves et à accroître les capacités de la main-d’oeuvre. Ce programme devrait être entièrement mis en oeuvre en 2015-2016.

Le programme s’inscrit dans le cadre de la vision à long terme de la province qui consiste à améliorer l’éducation des enfants jusqu’à l’âge de 12 ans. II fait fond sur les recommandations du rapport présenté au premier ministre par le conseiller spécial en apprentissage préscolaire, M. Charles E. Pascal2.

L’Ontario a déjà réalisé des progrès considérables en ce qui concerne le rendement des élèves des paliers élémentaire et secondaire, notamment les suivants :

  • 90 % des classes du palier élémentaire comptent 20 élèves ou moins et la totalité de ces classes comptent 23 élèves ou moins;
  • 67 % des élèves ontariens de 3e et de 6e année obtiennent des résultats qui sont conformes ou supérieurs aux normes provinciales en lecture, en écriture et en mathématiques, une augmentation de 13 points de pourcentage par rapport à 2002-2003;
  • le taux d’obtention d’un diplôme d’études secondaires est passé de 68 % en 2003‑2004 à 77 % en 2007-2008, ce qui représente une hausse de 36 000 du nombre d’élèves qui ont obtenu ce diplôme comparativement au nombre qui aurait été enregistré si le taux était demeuré au niveau de 2003-2004.

Préparer les jeunes de l’Ontario aux carrières de l’avenir

Ces mesures, et d’autres, conjuguées à la mise en oeuvre du programme d’apprentissage à temps plein, devraient contribuer à améliorer le rendement des élèves et à faire en sorte que tous les jeunes de l’Ontario soient mieux préparés à faire carrière au sein de la nouvelle économie du savoir.

Favoriser l’innovation

L’innovation et le changement technologique sont des facteurs importants pour la prospérité et la durabilité futures de l’Ontario. Le changement technologique a une profonde influence sur la société, notamment sur la santé et le bien-être de la population, l’environnement et la conception, la fabrication et la distribution de produits. Les mesures favorisant l’innovation demeureront une priorité clé pour le gouvernement.
Au cours des 20 prochaines années, certaines des tendances technologiques suivantes pourraient transformer l’économie de l’Ontario :

  • les technologies de l’information qui accroissent les capacités informatiques (p. ex., l’informatique en nuage et l’informatique quantique);
  • les nouvelles sources d’énergie renouvelable, le stockage d’énergie et les techniques de production durables;
  • les technologies biomédicales fondées sur les progrès réalisés en génomique et les résultats de recherches sur les cellules souches;
  • les technologies intelligentes qui marient les capteurs, les ordinateurs et les technologies de communication (p. ex., les réseaux d’électricité intelligents).

Importance d’appuyer les investissements des entreprises dans l’innovation

À mesure que le changement technologique continuera de s’accélérer au cours des décennies à venir, il importera que l’Ontario maintienne un milieu favorable aux investissements des entreprises dans l’innovation.

La recherche-développement (R-D) industrielle est cruciale, car elle amène les entreprises à investir dans l’innovation (p. ex., en achetant des machines et du matériel neufs) et la formation, à embaucher des employés hautement qualifiés et à créer des emplois, des produits et des services de plus grande valeur.

Près de la moitié de la R-D industrielle réalisée au Canada en 2007 a été effectuée en Ontario

En 2007, 48 % (quelque 7,6 milliards de dollars) de la R-D industrielle réalisée au Canada a été effectuée en Ontario3. Environ 60 % de la R-D industrielle réalisée en Ontario est effectuée dans le secteur manufacturier, notamment dans le domaine de la fabrication de matériel de communications, de semiconducteurs et de composantes électroniques, de pièces d’automobiles, de produits pharmaceutiques et de machines4.

Dans le monde entier, un plus faible pourcentage des travaux de R‑D ont lieu dans les laboratoires d’entreprises traditionnels et une plus grande partie de ces travaux est confiée à d’autres entreprises et à des universités au pays et à l’étranger. Pour l’Ontario, « l’internationalisation » de la R‑D est une occasion d’attirer davantage de chercheurs de talent et d’investissements dans la R‑D provenant de plusieurs pays en collaborant avec le secteur universitaire dynamique de la R‑D de la province.

L’Ontario met en oeuvre des politiques et des programmes pour attirer des investissements et de l’expertise dans les nouvelles technologies et garder l’économie à la pointe du changement technologique. Par exemple, les entreprises ontariennes continuent de bénéficier d’un climat fiscal parmi les plus propices à la R‑D industrielle au monde. De plus, entre 2003-2004 et 2007-2008, le gouvernement a dépensé quelque 2,6 milliards de dollars en R-D; 81 % de ce montant a été affecté à la R-D effectuée dans les universités et les hôpitaux de l’Ontario5.

Transformer le fruit des recherches en nouveaux produits et services

Le Programme d’innovation de l’Ontario vise à transformer les nouvelles connaissances des secteurs stratégiques en entreprises et en emplois pour l’avenir6. Le gouvernement de l’Ontario a mis en oeuvre des programmes qui fournissent aux entrepreneurs et aux entreprises émergentes l’aide dont ils ont besoin pour transformer le fruit de leurs recherches et leurs idées en nouveaux produits et services destinés au marché mondial. Ces programmes comprennent les suivants :

  • Le Fonds pour les projets pilotes d’innovation, qui aide les entreprises à commercialiser les nouvelles technologies propres. Dans le budget de 2009, le gouvernement y a affecté 50 millions de dollars de plus sur quatre ans.
  • Le Fonds ontarien de capital-risque, doté de 205 millions de dollars, qui contribue à accroître la capacité du secteur provincial du capital-risque d’appuyer les entreprises novatrices à forte croissance en Ontario. Ce fonds est le fruit d’un partenariat regroupant le gouvernement de l’Ontario et de grands investisseurs.
  • Le Fonds de développement des technologies émergentes de l’Ontario. Par l’entremise de ce fonds d’investissement direct, doté de 250 millions de dollars, la province se joindra à des investisseurs admissibles pour investir dans des entreprises novatrices à forte croissance de l’Ontario.

De plus, par l’entremise du Réseau ontarien d’excellence (Réseau EXCEL), le gouvernement appuie un système d’innovation adapté aux besoins des chercheurs, des entrepreneurs et des entreprises axées sur l’innovation de calibre mondial qui se trouvent en Ontario. En misant sur les capacités d’organismes partenaires clés, notamment les centres d’excellence de l’Ontario et le District de la découverte MaRS, le Réseau EXCEL peut offrir un large éventail de programmes et de services aux innovateurs pour les aider à commercialiser leurs idées.

Saisir les occasions offertes par l’économie verte

L’écologisation de l’économie et les mesures favorisant la transition vers un avenir caractérisé par de faibles émissions de carbone sont essentielles pour la durabilité et la prospérité à long terme de l’Ontario. Le gouvernement s’est fixé des objectifs en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et prend des mesures pour s’assurer que ces objectifs sont atteints.

L’Ontario prévoit devenir un chef de file en matière d’économie verte

La Loi de 2009 sur l’énergie verte et l’économie verte aide à bâtir l’infrastructure de l’économie verte en Ontario en attirant de nouveaux investissements dans les projets d’énergie renouvelable et en favorisant la conservation. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de l’Ontario visant à faire de la province un chef de file de l’économie verte en Amérique du Nord. Elle haussera les investissements dans les projets d’énergie renouvelable, encouragera la conservation d’énergie, créera des emplois verts et stimulera la croissance économique. En outre, on prévoit que la Loi :

  • favorisera le développement des sources d’énergie propres et renouvelables comme le vent, le soleil, l’hydroélectricité, la biomasse et le biogaz en Ontario;
  • créera des possibilités de réaliser des économies et de mieux gérer les coûts de l’énergie des ménages grâce à diverses mesures de conservation;
  • créera 50 000 emplois pour la population de l’Ontario au cours des trois premières années.

Plus de 5,2 milliards de dollars investis dans des projets d’énergie renouvelable depuis 2003

L’Ontario a ajouté plus de 1 300 mégawatts d’électricité provenant de nouvelles sources renouvelables depuis octobre 2003. Les nouveaux projets d’énergie renouvelable terminés ou en cours en Ontario depuis 2003 représentent un investissement total de plus de 5,2 milliards de dollars. En 2009, la production d’électricité par des éoliennes a augmenté de plus de 60 % comparativement à 2008.

La Loi de 2009 sur l’énergie verte et l’économie verte fait fond sur d’autres initiatives du gouvernement, notamment son plan visant à mettre fin à la production d’électricité par les centrales au charbon, qui sont la plus importante source de pollution atmosphérique en Ontario. La fermeture de ces centrales est la plus vaste initiative liée au changement climatique au Canada. En 2009, la production d’électricité par des centrales au charbon a diminué d’environ 70 % comparativement à 2003.

Par ailleurs, le 3 décembre 2009, le gouvernement a adopté une loi qui permettra de concevoir et de mettre en oeuvre un système de plafonnement et d’échange en Ontario pouvant être relié aux nouveaux systèmes nord-américains et internationaux. Le système de plafonnement et d’échange est un mécanisme souple axé sur le marché qui facilite la réduction des émissions de GES et encourage la transition à une économie verte en favorisant l’innovation technologique.

La crise économique n’est pas une excuse pour remettre à plus tard les mesures de lutte contre le changement climatique. Au contraire, c’est une excellente occasion de « redémarrer » nos économies en misant sur une nouvelle vague de « croissance verte ». Des politiques ambitieuses visant à faire la transition à une économie à faibles émissions de carbone devraient faire partie intégrante de la stratégie de reprise économique.

Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE (allocution prononcée le 24 août 2009 à Mexico lors du forum national sur les politiques en matière d’énergie, d’environnement et de changement climatique).

L’innovation technologique favorisera la transition à un avenir caractérisé par de faibles émissions de carbone

La transition à un avenir caractérisé par de faibles émissions de carbone entraînera une réduction des dépenses liées aux GES grâce à la conservation de l’énergie et à l’adoption de nouvelles technologies.

Selon le Centre ontarien de l’avancement des techniques écologiques (COATE), plus de 100 entreprises ontariennes spécialisées dans les technologies propres conçoivent, mettent au point et fabriquent des technologies atténuant l’impact sur l’environnement7. Ces entreprises évoluent au sein de neuf secteurs industriels, bon nombre dans les domaines de l’eau et des eaux usées, de l’infrastructure énergétique et du recyclage et des déchets. Le secteur ontarien des technologies et des services environnementaux vaut déjà 7 milliards de dollars. Il compte plus de 2 400 entreprises qui emploient 62 500 professionnels8. Des secteurs comme les modes de transport écologiques et l’efficacité énergétique ont un potentiel de croissance économique à long terme considérable.

S’associer à l’industrie pour favoriser la création d’emplois et les investissements

À l’instar des économies d’importants pays industrialisés, l’économie ontarienne continue de délaisser le secteur de la production de biens pour se concentrer sur le secteur des services. La hausse de la productivité et la croissance économique dans ces deux secteurs reposent de plus en plus sur le savoir et la créativité. Les politiques du gouvernement de l’Ontario favorisent le développement d’une économie du savoir, particulièrement dans les domaines de la fabrication de pointe, de la technologie de l’information et des communications, des services commerciaux et financiers, du divertissement et de la création, et des sciences de la vie.

Renforcer les industries établies pour assurer la prospérité à long terme

Par ailleurs, la province déploie des efforts afin de bâtir un avenir dynamique pour les industries établies comme l’automobile, le tourisme, l’agroalimentaire, la foresterie et les produits forestiers, et l’exploitation minière. Ces industries sont importantes pour maintenir la diversité économique et maintenir la prospérité à long terme. Pour ce faire, le gouvernement de l’Ontario collabore avec les industries établies pour les aider à pénétrer de nouveaux marchés et à concevoir des activités à valeur ajoutée plus élevée.

Croissance du secteur des services

En 2008, le secteur des services (privé et public) employait 77 % des travailleurs ontariens comparativement à 69 % en 1988. Près des trois quarts du produit intérieur brut (PIB) réel de l’Ontario ont été générés par ce secteur en 2008. Cette proportion était d’environ les deux tiers en 1988.

Une économie de plus en plus axée sur les services

La transition à une économie axée davantage sur les services au cours des 20 dernières années découle de la hausse de la demande des consommateurs et de l’évolution de leurs préférences, ainsi que de l’augmentation de la demande de services au sein du secteur de la production de biens. En outre, le changement technologique a transformé un grand nombre de services, notamment les services financiers et les soins de santé, et a permis la croissance de nouveaux secteurs d’activité économique.

La R-D est souvent associée aux progrès réalisés dans le domaine de la fabrication. Dans les secteurs à forte croissance comme ceux de la biotechnologie et des logiciels, la R-D est associée au secteur des services. En 2006, environ 57 % de la R-D dans le domaine des logiciels et 69 % de la R-D dans le domaine de la biotechnologie ont été effectuées dans le secteur des services du Canada9.

Graphique 1, diagramme à barres : Répartition de l’emploi par secteur industriel en Ontario

On prévoit que la part de l’emploi attribuable au secteur des services continuera d’augmenter au cours des 20 prochaines années. On prévoit également que les pressions concurrentielles favoriseront la hausse de la productivité au sein de l’industrie des services du secteur privé, car les entreprises continueront de s’intégrer à l’économie mondiale, et que les exportations internationales de services s’accroîtront. Cette situation contribuera à la croissance de l’économie et de la production des services canadiens à valeur ajoutée.

Les entreprises manufacturières de l’Ontario s’adaptent à la transition

La transition à une économie axée sur les services a une incidence sur la façon dont les entreprises manufacturières font des affaires. Ces entreprises s’adaptent à la nouvelle réalité en fabriquant davantage de composantes spécialisées et en fournissant des services avec les produits finis. Le gouvernement aide les entreprises et les employés du secteur manufacturier à faire cette transition, notamment grâce aux initiatives suivantes :

  • les programmes Deuxième carrière et Emploi Ontario, qui aident les travailleurs à suivre la formation dont ils ont besoin pour trouver un nouvel emploi;
  • la Stratégie d’investissement dans le secteur de la fabrication de pointe, qui encourage les entreprises manufacturières à créer des produits et des processus innovateurs;
  • le Fonds pour les emplois dans les secteurs émergents, qui encourage les investissements dans les domaines ayant un potentiel de croissance élevé comme la recherche sur les automobiles propres et la production et l’assemblage écologiques de pièces; les technologies environnementales; les technologies de pointe en santé; la recherche et la fabrication dans les domaines des produits pharmaceutiques et de la biotechnologie; et la technologie de l’information et des communications.

Une nouvelle économie du savoir

Les activités axées sur le savoir devraient favoriser la croissance à long terme

La réussite de l’Ontario sur le plan économique repose de plus en plus sur le savoir, la créativité et l’innovation. Les activités axées sur le savoir dans les domaines comme la fabrication de pointe, la technologie de l’information et des communications, les services commerciaux et financiers, le divertissement et les services de création, ainsi que les sciences de la vie entraîneront sans doute la création d’emplois et une hausse de la production à long terme.

Fabrication de pointe

Les entreprises du secteur de la fabrication de pointe ont recours à des méthodes de production techniquement avancées pour fabriquer des produits à forte valeur ajoutée10. Ces méthodes sont utilisées dans toutes les industries manufacturières de la province, particulièrement dans les secteurs de la fabrication d’ordinateurs, de produits électroniques et de communications, de produits et de pièces liés à l’aérospatiale, de véhicules et de pièces d’automobiles, de machinerie industrielle, ainsi que de produits chimiques et pharmaceutiques.

Les industries de fabrication de pointe sont innovatrices et axées sur la recherche. Elles ont donc besoin de travailleurs ayant fait des études postsecondaires et ayant suivi une formation poussée. La croissance du secteur de la fabrication de pointe stimule aussi les exportations vers des marchés internationaux et la demande dans les marchés intérieurs, notamment pour des services de plus grande valeur.

Au cours des 20 prochaines années, les produits ou les opérations à plus forte valeur ajoutée pouvant faire appel à des systèmes de fabrication avancés seront toujours une importante source de croissance pour l’Ontario. Au sein de l’industrie automobile, par exemple, les systèmes de propulsion perfectionnés, les matériaux légers et les capteurs électroniques continueront à faire l’objet de recherches et à être conçus en Ontario. Il se peut que les normes et les prix liés aux émissions de carbone créent de nouvelles possibilités pour le secteur ontarien de la fabrication de pointe. En fait, les technologies propres et les systèmes pour l’énergie verte ont déjà une importance croissante dans la province.

Partenariats stratégiques avec des entreprises de fabrication de pointe

Le gouvernement de l’Ontario a préparé le terrain pour la croissance soutenue des entreprises de fabrication de pointe de la province en effectuant des investissements considérables dans la formation, l’éducation et l’infrastructure. De plus, il a établi des partenariats stratégiques avec des industries de fabrication de pointe clés, tout en renforçant la collaboration entre les industries et les instituts de recherche de calibre international de l’Ontario. Enfin, la province a pris des mesures pour moderniser les relations que le gouvernement entretient avec les entreprises et abaisser leurs coûts, notamment en réduisant leurs impôts.

Selon des études récentes, les mesures fiscales annoncées dans le budget de 2009 seront très avantageuses pour les entreprises manufacturières de l’Ontario, notamment celles de la fabrication de pointe. Selon une de ces études, la TVH et les réductions d’impôt créeront 103 000 emplois nets dans le secteur manufacturier en 10 ans11. Lorsqu’elles auront été entièrement mises en oeuvre, la TVH, les réductions d’impôt accordées aux entreprises et l’élimination de l’impôt sur le capital permettront à l’ensemble du secteur manufacturier d’économiser 1,2 milliard de dollars par année.

Technologie de l’information et des communications

Un chef de file dans le secteur de la technologie de l’information et des communications

L’Ontario est un des plus importants employeurs nord-américains dans le secteur de la technologie de l’information et des communications (TIC). La province possède trois centres principaux de TIC, soit Toronto, Ottawa et Kitchener‑Waterloo, chacun d’eux ayant son propre champ de spécialisation. Le secteur, qui est constitué de services, tels que les logiciels et les télécommunications, ainsi que de produits manufacturés, tels que les ordinateurs, est à l’avant-garde de l’évolution technologique et du virage vers une économie du savoir.

La TIC est une technologie habilitante ou une plate-forme qui soutient la compétitivité et le fonctionnement efficient de tous les secteurs de l’économie. Il est probable que le fait qu’on dépende de plus en plus de la TIC dans les secteurs industriel, des affaires, de la médecine et des loisirs continuera de stimuler la croissance du domaine d’activités au cours des prochaines décennies.

L’évolution rapide de la technologie de l’information continuera probablement de s’accentuer

La part du marché de l’emploi de l’Ontario attribuable à la TIC, reposant en grande partie sur les logiciels, est passée de 4,4 % en 1988 à 5,3 % en 2008. Cela découle de l’évolution rapide et de la diffusion de la technologie de l’information, qui continueront probablement à s’accentuer au cours des deux prochaines décennies. L’industrie des logiciels représente plus de 40 % des emplois du secteur et continuera à prendre de l’importance. En 2008, les services liés à la TIC ont représenté 4,1 % des emplois en Ontario, soit une augmentation par rapport au pourcentage de 2,5 % affiché en 1988. Ce changement est attribuable à l’usage généralisé de la TIC et des logiciels.

Grâce à ses nombreux avantages sur le plan de la compétitivité, tels que son vaste bassin d’experts, l’Ontario a la capacité d’attirer des nouveautés en TIC et d’en faire usage. Cela permettra au secteur de continuer à augmenter sa part du marché de l’emploi au cours des décennies à venir.

Graphique 2, diagramme à barres : Part de l’emploi attribuable à la technologie de l’information et des communications en Ontario

Le gouvernement appuie la croissance du secteur ontarien de la TIC en investissant dans la formation, l’éducation et une infrastructure moderne. La province appuie aussi la R-D et l’investissement grâce à des subventions, des crédits d’impôt et d’autres programmes de financement.

Services commerciaux et financiers

L’Ontario est la capitale canadienne des sièges sociaux d’entreprises du secteur des services commerciaux et financiers. Les services commerciaux et financiers sont les deux secteurs ontariens faisant l’objet d’échanges internationaux qui fournissent le plus d’emplois au total. Le pourcentage des emplois totaux attribuable à ce secteur est passé de 11,5 % en 1988 à 15,1 % en 2008.

Graphique 3, diagramme à barres : Part de l’emploi attribuable aux services commerciaux et financiers en Ontario

La transition vers les services axés sur le savoir favorise la croissance des services commerciaux

Le volet des services commerciaux englobe des services professionnels, tels que des services juridiques, comptables et de conseils en gestion, ainsi que d’autres services comme des centres d’appels. Sa part du marché de l’emploi total est passée de 6,6 % en 1988 à près de 10 % en 2008. La croissance des services commerciaux découle du virage vers des services axés sur le savoir et des possibilités accrues d’approvisionnement auprès d’autres entreprises au Canada et à l’étranger en raison de la spécialisation et des efforts déployés pour accroître l’efficience. La compétitivité des services commerciaux de l’Ontario sera favorisée par la main-d’oeuvre très scolarisée de la province.

Les services financiers, tels que les services bancaires, l’assurance-vie et de biens, et les activités liées aux valeurs mobilières, représentent plus de 5 % des emplois de l’Ontario. La croissance de la production dans ce secteur a été touchée par l’évolution de la technologie et les dépenses en immobilisations, dont l’utilisation accrue d’Internet et des guichets automatiques. Au cours des 20 prochaines années, les changements démographiques créeront une demande accrue de services financiers liés à l’épargne et à la retraite. La part du marché de l’emploi attribuable aux services financiers augmentera à mesure que le secteur délaissera les activités de prêts et d’emprunts pour se consacrer davantage aux services consultatifs.

On prévoit que l’Ontario demeurera un chef de file dans le secteur des services commerciaux et financiers

On s’attend à ce que l’Ontario demeure un chef de file national dans le secteur des services commerciaux et financiers à long terme. Les grandes sociétés de ce secteur établies en Ontario continueront de prendre de l’expansion et d’exercer une concurrence à l’échelle mondiale. De plus, on prévoit que le secteur deviendra plus spécialisé et s’intégrera davantage à l’économie nord-américaine.

Le gouvernement appuie la croissance du secteur des services commerciaux et financiers en Ontario en investissant dans la formation, l’éducation et une infrastructure moderne, et en établissant un régime fiscal concurrentiel ainsi qu’une réglementation provinciale efficiente. Dans cette optique, la province collabore avec le nouveau Financial Services Leadership Council, qui est formé notamment de directeurs généraux des grandes entreprises de services financiers du Canada. Ce conseil élabore une stratégie afin d’aider à faire de l’Ontario l’un des 10 principaux centres financiers au monde12. Le gouvernement investit 1 million de dollars dans les plans du Conseil.

Secteur du divertissement et de la création

Le secteur du divertissement et de la création est constitué entre autres d’entreprises se consacrant à la production de musique, à l’édition de livres, à la publication de magazines, au cinéma et à la télévision, aux médias interactifs numériques et au théâtre. Entre 1988 et 2008, l’emploi dans ce secteur a augmenté d’environ 46 %, comparativement à un taux de croissance d’environ 32 % dans l’ensemble de l’économie ontarienne13.

Le secteur ontarien du divertissement et de la création est le troisième en importance en Amérique du Nord

Le secteur ontarien du divertissement et de la création exerce une forte concurrence à l’échelle mondiale. Il se classe au troisième rang en importance en Amérique du Nord pour ce qui est de l’emploi, après celui de la Californie et de New York. Au pays, l’Ontario est un noyau d’activités dans de nombreux domaines, dont les médias interactifs numériques, la production de musique et la production cinématographique.

Médias numériques

L’Ontario est un foyer d’activités liées aux médias numériques grâce notamment aux trois domaines dans lesquels la province excelle déjà : contenu créatif, informatique et télécommunications. Il y a environ 1 000 entreprises spécialisées dans les médias interactifs numériques en Ontario14. Ces entreprises ont accès à un vaste bassin de personnel hautement qualifié issu des programmes d’études sur les médias numériques dispensés par les établissements d’enseignement postsecondaire de l’Ontario.

On prévoit que les secteurs des jeux numériques et de la publicité sur Internet et les appareils mobiles continueront de croître rapidement à l’échelle mondiale au cours des prochaines années15. Grâce à l’appui qu’elles obtiennent par l’entremise des initiatives du gouvernement de l’Ontario comme l’expansion du crédit d’impôt de l’Ontario pour les produits multimédias interactifs numériques et la simplification de l’aide accordée aux grandes entreprises spécialisées dans la conception de jeux, les entreprises ontariennes du secteur des médias numériques sont bien placées pour saisir les occasions qui se présentent sur la scène internationale.

Production de musique

Toronto est un important centre de production de musique

Un grand nombre d’artistes ontariens sont salués par la critique. De plus, l’industrie provinciale de l’enregistrement sonore et de l’édition de musique est la plus vaste au Canada. En 2007, l’Ontario a généré environ 73 % des revenus d’exploitation totaux des maisons de disques du Canada16. La ville de Toronto, en particulier, s’est taillée une très bonne réputation dans l’industrie mondiale de la musique qui rivalise avec celle de Nashville et de Los Angeles, les deux plus importants noyaux de production de musique en Amérique du Nord.

Le gouvernement de l’Ontario aide l’industrie provinciale de la production de musique à accroître sa capacité et à devenir plus compétitive en mettant en oeuvre des initiatives comme le crédit d’impôt de l’Ontario pour l’enregistrement sonore.

Production cinématographique

Les productions cinématographiques ontariennes continuent d’attirer l’attention tant au Canada qu’à l’étranger en raison de leur excellence. L’industrie provinciale du cinéma est bien développée, puisque l’Ontario est la capitale canadienne-anglaise de la production cinématographique. L’industrie ontarienne offre toute la gamme des services requis pour produire et distribuer des oeuvres cinématographiques.

Favoriser la croissance soutenue de l’industrie ontarienne du cinéma

Le gouvernement de l’Ontario a créé récemment un Fonds pour le développement de la propriété intellectuelle afin d’appuyer la croissance soutenue de l’industrie cinématographique ontarienne. Il s’agit d’un projet pilote de 10 millions de dollars qui aidera les entreprises de création de contenu pour écran à transformer leurs idées en productions et à en faire la commercialisation. Ce projet contribuera à accroître le nombre de films créés par des entreprises de production cinématographique ontariennes et appartenant à ces entreprises, ce qui favorisera leur croissance à long terme. Par ailleurs, le crédit d’impôt de l’Ontario pour les services de production et le crédit d’impôt pour la production cinématographique et télévisuelle ontarienne aident eux aussi l’industrie cinématographique de la province à prendre de l’expansion et à demeurer compétitive.

Sciences de la vie

Des scientifiques ontariens du secteur des sciences de la vie ont fait d’importantes découvertes, dont l’insuline, les cellules souches, et l’identification des gènes liés à la fibrose kystique, à l’épilepsie, au cancer du sein et à la maladie d’Alzheimer. Ces découvertes ont permis de sauver des vies en Ontario et partout dans le monde. 

Les industries des sciences de la vie regroupent une très vaste gamme de secteurs. Toutefois, on associe généralement ces secteurs à ceux qui favorisent la santé humaine, par exemple dans les domaines des appareils médicaux, des produits pharmaceutiques et des services scientifiques et de laboratoire.

Croissance importante de l’emploi dans le secteur des sciences de la vie

Le nombre d’emplois dans le secteur des sciences de la vie de l’Ontario a considérablement augmenté au cours des 20 dernières années. Il s’est accru de 83 % entre 1988 et 2008 dans le domaine pharmaceutique, de 30 % dans le domaine des appareils médicaux et de 93 % dans celui des services scientifiques et de laboratoire.

Avec le soutien solide du gouvernement, le secteur des sciences de la vie de l’Ontario livre concurrence à l’échelle mondiale dans un certain nombre de domaines dont les appareils médicaux et les appareils et accessoires fonctionnels, les services de santé, la bioinformatique, l’imagerie médicale, les diagnostics et les produits pharmaceutiques. En outre, les entreprises du solide secteur ontarien de la TIC découvrent de nouveaux débouchés dans le secteur des sciences de la vie en raison du besoin croissant de recueillir, de conserver et d’interpréter des données, notamment des données génomiques, et du besoin de préparer des rapports à l’aide de ces données diverses.

Graphique 4, diagramme à barres : Croissance de l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Ontario

Produits et services novateurs dans le secteur des sciences de la vie

Au cours des deux prochaines décennies, de nouveaux produits et services novateurs seront la clé de la compétitivité et de la croissance du secteur des sciences de la vie de l’Ontario. Dans le budget de 2009, le gouvernement a annoncé l’octroi de nouveaux fonds qui stimuleront la recherche et l’innovation dans le domaine des sciences de la vie :

  • 250 millions de dollars sur cinq ans pour la création du Fonds de développement des technologies émergentes, qui met l’accent sur les sciences de la vie et les technologies de pointe dans le domaine de la santé;
  • 100 millions de dollars sur quatre ans au titre du fonctionnement pour la recherche biomédicale, particulièrement la recherche sur la génomique et les gènes.

L’avantage de la diversité économique

La diversité de l’économie de l’Ontario constitue un avantage clé et le fondement de la croissance. Le gouvernement s’est engagé à créer des partenariats avec les secteurs établis, tels que le tourisme, l’agroalimentaire, la foresterie et les produits forestiers, et l’exploitation minière, pour les aider à pénétrer de nouveaux marchés et à faire la transition à des activités à forte valeur ajoutée. Cela leur permettra de continuer à être compétitifs à l’échelle mondiale et de contribuer de façon importante à l’économie ontarienne à long terme.

Tourisme

Potentiel inexploité du secteur touristique

Le secteur touristique de l’Ontario est un atout clé sur le plan économique et est réputé avoir un potentiel inexploité. On prévoit qu’il y aura 1,6 milliard de touristes dans le monde d’ici 2020, plus du double du nombre enregistré en 199717. Le gouvernement collabore avec ce secteur pour l’aider à tirer profit de cette croissance.

Le tourisme culturel est un des domaines où l’Ontario a beaucoup de potentiel. Le gouvernement a fait des investissements en vue de maintenir et d’améliorer les organismes et les attractions culturels de la province comme le Musée royal de l’Ontario, le Musée des beaux-arts de l’Ontario et le Royal Conservatory of Music. De plus, le gouvernement a engagé des dépenses en immobilisations considérables qui profiteront à l’industrie touristique de l’Ontario. Par exemple, on a annoncé dans le budget de 2009 l’octroi de 41 millions de dollars sur trois ans pour appuyer des projets de revitalisation liés aux Parcs historiques de la Huronie et à la Commission des parcs du Saint-Laurent, ainsi que des projets d’amélioration de l’infrastructure du parc historique du Fort William.

Plan de 10 ans pour stimuler le tourisme en Ontario

En vue de renforcer davantage le secteur touristique de la province, le gouvernement a demandé au député provincial Greg Sorbara d’élaborer une stratégie visant à maximiser les avantages touristiques de l’Ontario. Le rapport final de l’Étude sur la compétitivité de l’industrie du tourisme de l’Ontario, qui a été présenté au gouvernement en février 2009, proposait un plan de 10 ans pour stimuler le tourisme dans la province. Pour donner suite à ce rapport, le gouvernement de l’Ontario appuie la création de 13 régions touristiques et organismes touristiques régionaux afin d’aider le secteur ontarien du tourisme à mieux coordonner les initiatives de gestion et de commercialisation, ce qui entraînera une hausse du nombre de visiteurs et de l’activité économique attribuable au tourisme dans la province.

« Le secteur du tourisme apporte actuellement, avec ses recettes annuelles d’environ 22 milliards de dollars, une contribution économique importante. Il se classe au septième rang parmi les industries exportatrices ontariennes. En renforçant son dynamisme et sa vigueur, le secteur du tourisme pourrait devenir l’un des piliers de l’économie ontarienne de l’avenir [...] Plus important encore, les destinations, les attractions et les expériences dans lesquelles nous investissons et que nous mettons en valeur pour éveiller l’intérêt des touristes améliorent la qualité de vie des 13 millions d’Ontariens. »

L’Étude sur la compétitivité de l’industrie du tourisme de l’Ontario, À la découverte de l’Ontario : Rapport sur l’avenir du tourisme, février 2009.

 
Agriculture et conditionnement des aliments

Des assises solides pour l’expansion du secteur agroalimentaire

L’agriculture est importante pour l’économie de la province et constitue le pilier de l’économie de nombreuses collectivités rurales. Les exploitations agricoles de l’Ontario génèrent davantage de revenus grâce à la vente de produits agricoles que ne le font celles des autres provinces. De plus, les rentrées de fonds du secteur ontarien du bétail et des produits connexes sont les plus élevées au pays. En outre, l’industrie ontarienne du conditionnement des aliments est la plus vaste au Canada. Elle se classe au premier rang au pays dans des secteurs aussi variés que le conditionnement des fruits et légumes, des produits laitiers et des produits de viande. Ces assises solides aideront les entreprises agroalimentaires de l’Ontario à se lancer sur de nouveaux marchés industriels comme ceux des bioproduits et de la bioénergie. La réussite future du secteur agroalimentaire de l’Ontario repose sur le maintien des efforts visant à accroître la productivité et à améliorer l’accès aux marchés internationaux.

Plusieurs programmes du gouvernement de l’Ontario mis sur pied en vertu de l’accord Cultivons l’avenir, conclu avec le gouvernement fédéral, aident les agriculteurs ontariens à intégrer des pratiques exemplaires et favorisent l’innovation et la commercialisation de nouveaux produits. Le gouvernement de l’Ontario a également octroyé 25 millions de dollars pour appuyer l’Institut de recherche agricole de l’Ontario et le Centre de recherche et d’innovation de Vineland. En outre, les transformateurs de produits agricoles profitent des programmes du gouvernement, notamment la Stratégie d’investissement dans le secteur de la fabrication de pointe, qui stimulent les dépenses en immobilisations dans de nouvelles activités à valeur ajoutée.

Foresterie et produits forestiers

Le secteur de la foresterie et des produits forestiers de la province est dans une période de transition, les marchandises à faible valeur ajoutée traditionnelles de l’Ontario (p. ex., le papier journal) accusant une baisse de la demande. La concurrence de plus en plus forte exercée par des producteurs ayant de faibles coûts dans des marchés émergents a aussi eu une grande incidence sur ce secteur.

Transition du secteur de la foresterie à des produits à valeur ajoutée plus élevée

Le gouvernement de l’Ontario aide le secteur à mettre au point des produits à plus forte valeur ajoutée. Grâce à la création du Centre de recherche et d’innovation en bioéconomie à Thunder Bay, on effectue déjà des travaux de recherche‑développement en Ontario en vue de trouver de nouveaux usages novateurs pour les biomatériaux forestiers. La bioénergie présente de nouvelles possibilités pour le secteur de la foresterie et des produits forestiers, et donne l’occasion aux entreprises de se servir d’une partie de leurs résidus pour produire de l’énergie, ce qui leur permet de réduire les coûts liés à leurs intrants énergétiques. L’utilisation accrue de granules de bois pour la production d’énergie stimulera la demande intérieure pour ce secteur.

Le gouvernement est aussi en voie d’établir un cadre de réglementation qui aidera les entreprises forestières à faire le meilleur usage possible des ressources forestières de la Couronne en améliorant le régime de tenure forestière et d’établissement des prix.

Exploitation minière

La demande soutenue de matières premières devrait se maintenir

L’Ontario est le plus important producteur de minéraux métallifères et de produits minéraux non métalliques au Canada et un important centre international de financement d’entreprises minières. La demande soutenue de matières premières, particulièrement au sein des marchés émergents, sera bénéfique pour le secteur minier de l’Ontario à long terme. De plus, ce secteur possède une expertise pouvant être exportée ailleurs dans le monde.

Le gouvernement a versé 10 millions de dollars pour appuyer le Centre d’excellence en innovation minière à Sudbury. Récemment, dans le budget de 2009, il a annoncé des mesures de soutien visant à accroître la capacité d’exportation des entreprises ontariennes spécialisées dans le matériel d’exploitation minière et les services connexes. Il a également annoncé un investissement de 40 millions de dollars sur trois ans pour mettre en oeuvre des initiatives appuyant la modernisation de la Loi sur les mines dans le but d’assurer le dynamisme et la viabilité de l’industrie ontarienne des minéraux.

CONCLUSION

Le présent document décrit certains des principaux enjeux auxquels la province sera confrontée au cours des prochaines années. Tel que décrit dans le chapitre 1, la population de la province vieillit et la croissance de la population en âge de travailler ralentit, ce qui pourrait avoir une incidence sur le rendement de l’économie et la hausse de la productivité. Tel qu’indiqué dans le chapitre 2, la situation démographique ainsi que l’évolution constante de la croissance de l’économie mondiale, notamment de l’économie américaine, des prix des produits de base et de la valeur du dollar canadien influenceront l’expansion de l’économie, sans oublier les effets de la mondialisation et les changements structurels de la composition de l’économie.

Le chapitre 3 porte sur l’augmentation de la demande à l’égard des services publics, particulièrement dans les secteurs de la santé et de l’éducation, qui aura des effets à long terme sur la viabilité financière. Le chapitre 4 décrit le train détaillé de mesures fiscales du gouvernement McGuinty visant à améliorer la compétitivité et à favoriser la croissance à long terme. Le chapitre 5 porte sur l’importance d’investir dans l’infrastructure pour assurer le bien-être économique de l’Ontario à long terme. Enfin, le chapitre 6 décrit divers programmes et politiques axés sur l’avenir que le gouvernement a adoptés pour préparer l’Ontario à faire face aux réalités de demain.

L’économie de l’Ontario a fait face à des changements considérables au cours des 20 dernières années, qu’il s’agisse de l’Accord de libre-échange nord-américain ou de la crise économique mondiale de 2008-2009. Elle est demeurée résiliente malgré ces défis. De nouvelles industries ont vu le jour, notamment dans les domaines des médias numériques et des sciences de la vie. Les industries déjà établies, comme celles des services financiers, ont continué de prospérer.

Au cours des 20 prochaines années, l’Ontario fera face à certains des défis décrits dans le présent rapport ainsi qu’à plusieurs défis imprévus qui ne manqueront pas d’avoir une incidence sur l’économie. Le gouvernement doit faire ce qu’il peut pour veiller à ce que l’Ontario demeure une province prospère où il fait bon vivre et faire des affaires.

En appuyant l’enseignement supérieur et la formation, les services de santé, l’infrastructure, l’énergie verte et un régime fiscal compétitif, on favorisera une hausse de la productivité, qui a une influence considérable sur la qualité de vie. En misant sur l’éducation, l’innovation et la modernisation du régime fiscal, comme il fait actuellement, le gouvernement tirera parti des principaux atouts de l’Ontario : une population instruite et une économie diversifiée. L’économie ontarienne pourra ainsi réaliser son potentiel tant aujourd’hui que demain.

1   Jack M. Mintz, Ontario’s Bold Move to Create Jobs and Growth, School of Public Policy, Université de Calgary, novembre 2009.

2   Charles E. Pascal, Dans l’optique de notre meilleur avenir : Mise en oeuvre de l’apprentissage des jeunes enfants en Ontario, juin 2009.

3   Statistique Canada, Estimations des dépenses canadiennes au titre de la recherche et du développement au Canada et dans les provinces (DIRD), no 88-221-X au catalogue, vol. 2, no 1, décembre 2009.

4   Statistique Canada, Recherche et développement industriels : perspective 2008, no 88-202-X au catalogue, mars 2009.

5   Statistique Canada, Scientific Activities of the Government of Ontario, 2005-06 to 2007-08 Survey Results, mai 2008; et Statistique Canada, Scientific Activities of the Governement of Ontario: 2007-08 and 2008-09 Survey Results, mai 2009.

6   Ministère de la Recherche et de l’Innovation de l’Ontario, Saisir les créneaux mondiaux : Programme d’innovation de l’Ontario, http://www.ontario.ca/innovation, avril 2008.

7   COATE, The 2009 OCETA SDTC Cleantech Growth and Go-to-Market Report, février 2009.

8   Ontario Environment Industry Association, www.oneia.ca/about.php#4.

9   Statistique Canada, Recherche et développement industriels : perspective 2008, no 88‑202‑X au catalogue, mars 2009.

10  Thomas Hatzichronoglou, Révision des classifications des secteurs et des produits de haute technologie, document de travail STI 1997/2, OCDE, 1997.

11 Jack M. Mintz, Ontario’s Bold Move to Create Jobs and Growth, School of Public Policy, Université de Calgary, novembre 2009.

12  Selon les recommandations du rapport publié en novembre 2009 intitulé « Partnership and Action: Mobilizing Toronto’s Financial Centre for Global Advantage », préparé par le Boston Consulting Group pour le Toronto Financial Services Working Group.

13  Statistique Canada (Enquête sur la population active) et ministère des Finances de l’Ontario, 2009.

14  Nordicité, 2008 Canadian Interactive Industry Profile, février 2009.

15  PricewaterhouseCoopers, Global Entertainment and Media Outlook: 2008-2012, juin 2008.

16  Statistique Canada, Bulletin de service : Enregistrement sonore et édition de musique, 2007, no 87F0008X au catalogue, juin 2009.

17  Organisation mondiale du tourisme, Faits saillants du tourisme Édition 2009, septembre 2009.

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