: Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario
CHAPITRE 1 : POPULATION ET MAIN-D’OEUVRE – TENDANCES ET PROJECTIONS

INTRODUCTION

À long terme, les perspectives démographiques de l’Ontario auront d’importantes répercussions économiques et financières. Le présent chapitre présente les tendances en matière de démographie et de main-d’oeuvre qui se profilent à l’échelle de la province et traite de leurs retombées. Six grandes tendances se dégagent :

  1. la croissance démographique modérée;
  2. le rôle constant de l’immigration dans la croissance démographique;
  3. le vieillissement de la population;
  4. le ralentissement de la croissance du segment de la population en âge de travailler;
  5. la diminution du taux d’activité global;
  6. la concentration de la croissance démographique dans la région du grand Toronto (RGT).

Ces tendances démographiques ont d’importantes répercussions économiques et financières :

  • Le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance du segment de la population en âge de travailler pourraient freiner la croissance économique future si la productivité ne s’améliore pas.
  • Au fur et à mesure que l’immigration devient la source principale de croissance de la
    main-d’oeuvre, il sera essentiel d’aider les nouveaux arrivants à s’intégrer harmonieusement au marché du travail. Le gouvernement fédéral devra apporter un plus grand appui pour atteindre cet objectif.
  • Il faudra encourager la participation accrue au marché du travail des travailleurs âgés, des jeunes et des autres groupes sous-représentés afin d’atténuer les conséquences du départ à la retraite des baby-boomers.
  • La croissance et le vieillissement de la population exerceront des pressions accrues sur les dépenses du gouvernement, notamment dans les domaines de la santé, de l’infrastructure, des programmes de transfert et des services aux personnes âgées.
  • Les différences régionales en matière de croissance démographique et de structure d’âge poseront un défi pour la prestation des services gouvernementaux et nécessiteront des interventions politiques ciblées.

Tendances et projections démographiques

La présente section aborde six tendances importantes en matière de population et de main-d’oeuvre qui se profilent en Ontario. Les projections démographiques sur lesquelles les perspectives démographiques se fondent sont les plus récentes du ministère des Finances de l’Ontario (printemps 2013). Les hypothèses qui sous-tendent ces projections reposent, d’une part, sur les tendances antérieures dans tous les courants migratoires et, d’autre part, sur l’évolution continue des tendances à long terme en matière de fécondité et de mortalité. Même si ces hypothèses sont jugées raisonnables, les projections sont assujetties à une marge d’incertitude. Le présent rapport fait état d’un scénario moyen, mais eu égard à l’incertitude, on y présente aussi des projections démographiques de faible croissance et de forte croissance.

1. Croissance démographique modérée

Depuis 1971, l’Ontario affiche une croissance démographique qui s’établit en moyenne à 1,3 % par année. La population de la province est passée de 7,8 millions d’habitants en 1971 à 13,5 millions en 2013, soit une augmentation moyenne de plus de 135 000 personnes par année. La proportion de la population canadienne qui vit en Ontario a également augmenté, passant de 35,7 % en 1971 à 38,5 % en 2013.

D’ici 2035, on prévoit que la population de l’Ontario continuera sa croissance modérée, à un rythme annuel proche de 1,1 %. La population de la province devrait passer de 13,5 millions d’habitants en 2013 à 17,2 millions en 2035, soit un ajout de 3,7 millions d’habitants.

Migration interprovinciale

Historiquement, la contribution de la migration interprovinciale à la croissance démographique de l’Ontario est négligeable, les cycles de gains succédant habituellement à des périodes de pertes, selon un rythme étroitement lié aux cycles économiques. Toutefois, quelle que soit l’année, les pertes ou gains nets de personnes en provenance ou à destination d’autres provinces ont eu une incidence significative sur les taux annuels de croissance démographique en Ontario.

2. Rôle constant de l’immigration dans la croissance démographique

La croissance démographique est attribuable à l’accroissement naturel (les naissances moins les décès) et au solde migratoire (solde migratoire international plus solde migratoire interprovincial). Au cours des quatre dernières décennies, la part de la croissance démographique attribuable à l’accroissement naturel a diminué, et ce, en raison de la baisse du taux de fécondité et du vieillissement de la population.

Au cours des années 1970, l’accroissement naturel de la population représentait environ les deux tiers de la croissance démographique de l’Ontario alors que, plus récemment, il comptait pour moins de 40 % de la croissance démographique.

Au cours des deux prochaines décennies, alors que le taux de fertilité demeurera relativement faible et que le vieillissement de la population se poursuivra, ce fléchissement devrait continuer. D’ici 2035, seulement environ un cinquième de la croissance démographique devrait provenir de l’accroissement naturel.

En raison du déclin de l’accroissement naturel, le solde migratoire devrait prendre de plus en plus d’importance pour la croissance démographique en Ontario.

L’immigration est la composante la plus importante du solde migratoire. L’immigration annuelle en tant que pourcentage de la population devrait légèrement croître au cours des prochaines années et atteindre 0,9 % de la population d’ici 2020, puis rester à ce niveau jusqu’en 2035. Ces prévisions sont comparables au taux moyen d’immigration en Ontario qui, depuis 20 ans, s’établit à environ 1 %.

3. Vieillissement de la population

La baisse du taux de fécondité et la hausse de l’espérance de vie contribuent depuis des années au vieillissement de la population. L’espérance de vie à la naissance pour les hommes est passée de 72,0 ans en 1980 à 79,8 ans en 2010 et, pour les femmes, de 78,9 ans à 83,9 ans. D’ici 2035, l’espérance de vie sera de 85,1 ans pour les hommes et de 87,7 ans pour les femmes.

Dans le monde occidental, le vieillissement des grandes cohortes de baby‑boomers, les personnes nées entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1960, exacerbe le phénomène du vieillissement de la population.

En 1971, près de la moitié de la population ontarienne était âgée de 25 ans ou moins, et les personnes âgées ne représentaient que 8 % de la population. Aujourd’hui, moins du tiers de la population a moins de 25 ans et les personnes âgées comptent pour 15 % du total.

C’est en 2011 que les premiers baby-boomers ont atteint l’âge de 65 ans. D’ici 2035, le nombre de personnes âgées devrait presque doubler pour atteindre 4,1 millions, comparativement à 2,1 millions en 2013. Une croissance encore plus rapide est prévue pendant cette période pour le groupe le plus âgé, la population âgée d’au moins 90 ans devant presque tripler (+189 %). D’ici 2035, les personnes âgées représenteront 23,8 % de la population de l’Ontario.

Perspectives sur le vieillissement de la population

Le rythme du vieillissement de la population varie d’un pays à l’autre. En 2012, la proportion de personnes âgées en Ontario et au Canada se situait légèrement en dessous de la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui s’établissait à 15,3 %, mais elle était nettement plus faible que celle de la zone euro (18,9 %). En Italie et en Allemagne, un habitant sur cinq est déjà âgé d’au moins 65 ans. Le Japon, dont la proportion de personnes âgées s’établissait à 24,4 % en 2012, enregistrait déjà une proportion plus élevée que celle prévue pour l’Ontario en 2035 (23,8 %).

4. Ralentissement de la croissance du segment de la population en âge de travailler

Comme dans nombre de pays occidentaux, la croissance du segment de la population en âge de travailler (15 ans à 64 ans) était principalement due aux jeunes atteignant l’âge de 15 ans et à l’immigration. Au cours des années 1960 et 1970, les baby‑boomers ont rejoint le groupe d’âge des 15 à 64 ans, pour en grossir les rangs. Au cours des années 2000, les enfants des baby-boomers, soit la « génération écho », ont atteint l’âge de travailler. Au cours des 40 dernières années, la population ontarienne en âge de travailler a presque doublé, augmentant à un rythme annuel de 1,5 %.

Jusqu’à la fin des années 2020, le passage d’importantes cohortes de baby‑boomers à l’âge de la retraite constituera le principal facteur de modération de la croissance du segment de la population en âge de travailler. D’ici 2031, une fois que l’ensemble des baby-boomers aura dépassé l’âge de travailler, le rythme de croissance s’accélérera, mais sera inférieur à ce qu’on a connu par le passé.

D’ici 2035, la population en âge de travailler (15 ans à 64 ans) devrait augmenter de 12 %, un taux d’augmentation de 0,5 % en moyenne par année. D’ici 2035, le nombre de personnes en âge de travailler en Ontario devrait s’élever à 10,4 millions, soit 60,5 % de la population, contre 68,6 % en 2013.

À compter de 2015, plus de personnes atteindront l’âge de 65 ans que de jeunes atteindront l’âge de 15 ans, ce qui signifie que la croissance démographique du segment en âge de travailler proviendra exclusivement du solde migratoire.

5. Diminution du taux d’activité global

Alors que la croissance démographique de la population en âge de travailler accuse un ralentissement, la population active de l’Ontario s’accroît aussi à un rythme plus lent. Le vieillissement de la population devrait entraîner un ralentissement du taux d’activité global en Ontario.

L’un des principaux moteurs du taux global d’activité depuis les années 1970 a été l’augmentation du nombre de femmes dans la population active. Le taux d’activité des femmes a connu une augmentation spectaculaire, passant de 57 % en 1976 à 82 % en 2013. En revanche, cette tendance est à la baisse dès que le taux d’activité des femmes en âge de travailler se rapproche de celui des hommes du même âge. D’ici 2035, le taux d’activité des femmes de 25 ans à 54 ans devrait augmenter pour atteindre 89 %, soit juste sous le niveau des hommes du même âge.

Malgré la hausse continue de leur taux d’activité, les femmes sont toujours sous‑représentées dans des fonctions de direction, comme dans les conseils d’administration et dans les postes de direction. C’est une des raisons pour lesquelles la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a proposé des modifications aux règles, à des fins de commentaires, qui obligeraient notamment certaines entreprises publiques à faire état chaque année de leurs politiques régissant la représentation des femmes aux conseils d’administration et, si aucune politique n’est en vigueur, les entreprises seraient tenues d’en faire connaître la raison. Par ailleurs, les entreprises seraient tenues d’indiquer l’importance qu’elles accordent à la représentation des femmes aux postes de direction dans le cadre de la nomination des dirigeants, ou d’expliquer l’absence de telles considérations.

Le taux d’activité des jeunes de l’Ontario, entre 15 ans et 24 ans, est en baisse depuis la fin des années 1980. Après avoir atteint le sommet de 74,6 % en 1989, il a atteint un creux de 60,1 % en 2012 avant de regrimper modestement en 2013.

Ce déclin s’explique par divers facteurs, notamment la hausse des taux d’inscription dans les établissements d’enseignement postsecondaire, qui permettent aux jeunes d’acquérir des compétences utiles notamment pour améliorer leurs perspectives d’emploi et de revenus.

Les investissements du gouvernement dans le domaine de l’emploi des jeunes, notamment la Stratégie ontarienne d’emploi pour les jeunes, conjugués aux améliorations continues du marché du travail, devraient contribuer à une augmentation modeste du taux d’activité des jeunes au cours des années à venir.

À l’autre extrémité du spectre de l’âge, on constate que l’âge moyen de la retraite a augmenté, passant de 61 ans en 2002 à 64 ans en 2013, ce qui devrait contribuer à la hausse du taux d’activité des personnes de plus de 65 ans. Le taux d’activité des travailleurs âgés entre 60 ans et 64 ans a connu une progression, passant d’un creux de 35,4 % enregistré en 1998, à 54,9 % récemment. Au cours de la même période, le taux d’activité du segment des personnes de 65 ans à 69 ans a affiché une hausse, passant de 12,5 % à 27,4 %. Par ailleurs, il arrive que des travailleurs à la retraite choisissent de maintenir, d’une façon ou d’une autre, des liens avec le marché du travail notamment en occupant des postes à temps partiel. Toutefois, même si ce segment prend de l’ampleur, il devrait avoir une incidence relativement modeste sur l’ensemble de la main-d’oeuvre.

Tout compte fait, et en dépit de la hausse du taux d’activité pour bon nombre de segments de la main-d’oeuvre, le vieillissement de la population se traduira par une baisse du taux global d’activité, qui devrait passer de 66,4 % en 2013 à 63,3 % d’ici 2035.

6. Concentration de la croissance démographique dans la région du grand Toronto

La région du grand Toronto (RGT) enregistre l’une des plus fortes croissances parmi les régions métropolitaines d’Amérique du Nord. La population de la RGT a doublé en nombre depuis le milieu des années 1970, passant de 3,2 millions d’habitants en 1976 à plus de 6,4 millions en 2013. La région a affiché une croissance nettement plus rapide que le reste de la province au cours de cette période, à tel point qu’aujourd’hui 48 % des Ontariennes et des Ontariens résident dans la RGT, comparativement à 38 % en 1976. Le moteur principal de la croissance régionale est l’immigration.

La RGT demeure attrayante pour les immigrants : à preuve, plus de 80 000 personnes immigrent vers la région chaque année. Cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir. La population totale de la RGT devrait augmenter de 2,5 millions d’habitants d’ici 2035 pour atteindre 8,8 millions. La région représentera plus des deux tiers de la croissance de la population provinciale au cours de la période. On prévoit que d’ici 2035, 51,4 % de la population ontarienne résidera dans la RGT.

Dans le reste de la province, la croissance démographique devrait se poursuivre, mais à un rythme plus lent. Les régions du Centre et de l’Est de l’Ontario devraient connaître d’ici 2035 une croissance démographique de plus de 20 %. Dans le Sud-Ouest de l’Ontario, la population devrait augmenter d’environ 10 %, tandis que dans le Nord, la population, dans l’ensemble, devrait demeurer relativement stable. À l’échelle de la province, on prévoit que la croissance démographique dans les grandes régions urbaines sera plus rapide en général, tandis que dans certaines régions éloignées et rurales, la tendance à la baisse devrait se poursuivre à long terme.

Répercussions des perspectives démographiques de l’Ontario

La présente section analyse les importantes conséquences économiques et financières découlant des perspectives démographiques de l’Ontario jusqu’à 2035.

La croissance économique future risque d’être limitée par suite du ralentissement de la croissance de la population active

Alors que la population vieillit et que le rythme de croissance démographique du segment en âge de travailler ralentit, la population active de l’Ontario n’affichera pas la même croissance vigoureuse qu’elle a connue dans le passé. Ce ralentissement pourrait entraîner une décélération de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de la province.

Les premiers baby-boomers ont atteint l’âge de la retraite et, chaque année d’autres auront 65 ans, dépassant le nombre de jeunes arrivant sur le marché du travail. Étant donné que le taux d’activité des personnes âgées est considérablement plus faible, le vieillissement de la population contribuera au ralentissement de la croissance de la population active d’ici 2035. Les politiques visant à encourager un taux d’activité plus élevé, y compris les politiques favorisant les retraites souples, devraient partiellement contrer les effets du vieillissement sur le taux global d’activité, ce qui pourrait aussi atténuer les coûts pour le gouvernement résultant du vieillissement de la population.

En encourageant la hausse accélérée de la productivité, on pourrait réduire au minimum les conséquences du ralentissement de la croissance de la population active. Les investissements des entreprises représentent l’un des principaux moteurs de la hausse de la productivité du travail. Les nouvelles usines, le nouveau matériel et les nouvelles technologies permettent aux entreprises et aux travailleurs de fabriquer des produits en plus grande quantité et de meilleure qualité.

Les investissements publics dans l’infrastructure peuvent aussi améliorer la productivité à long terme. Par exemple, l’infrastructure des transports réduit les coûts des entreprises qui essaient d’accéder aux marchés émergents et aux autres marchés, tandis que les transports en commun contribuent à relier les travailleurs à plus d’emplois et de débouchés.

Pour assurer la prospérité de demain en Ontario, il est crucial que les gouvernements, les employeurs et les travailleurs continuent de collaborer pour accroître la productivité.

Faciliter l’intégration des immigrants au marché du travail contribuera à la croissance économique

L’immigration a toujours contribué de façon appréciable aux perspectives économiques et sociales de l’Ontario. L’arrivée d’immigrants hautement qualifiés est une condition essentielle pour favoriser le développement d’une économie du savoir. L’immigration contribue aussi à stimuler les échanges internationaux de l’Ontario par l’entremise de liens commerciaux et culturels avec les pays d’origine.

Afin de préserver sa compétitivité et de favoriser l’essor économique, l’Ontario doit continuer à attirer et à retenir les éléments les plus brillants du monde entier. Il est essentiel d’intensifier le rôle provincial dans la sélection des immigrants, notamment leur nombre et leur composition, afin d’assurer que ces derniers contribuent mieux à la prospérité économique de l’Ontario.

L’Ontario adopte des mesures pour aider les immigrants qualifiés à s’établir dans la province et à intégrer avec succès le marché du travail. Le 5 novembre 2012, l’Ontario a lancé sa première stratégie en matière d’immigration, Une nouvelle orientation : Stratégie ontarienne en matière d’immigration, qui vise trois objectifs :

  1. attirer une main-d’oeuvre qualifiée et édifier une économie plus forte;
  2. aider les nouveaux arrivants et leurs familles à réussir;
  3. tirer parti des relations internationales forgées par les membres de nos collectivités diversifiées.

Dans la Stratégie ontarienne en matière d’immigration, le gouvernement de l’Ontario demande au gouvernement fédéral d’accroître le nombre de candidats afin de pouvoir accueillir 5 000 immigrants dans le cadre du Programme des candidats des provinces en 2014. Ceci pourrait contribuer à renverser la tendance à la baisse qu’affiche la proportion d’immigrants de la composante économique venant s’établir en Ontario. Cette proportion est passée de 61,1 % en 2001 à 30,5 % en 2012. L’Ontario devrait jouir de la même latitude et des mêmes pouvoirs que d’autres provinces pour être en mesure de s’adapter à l’évolution des besoins du marché du travail et de stimuler sa croissance économique.

Pour profiter pleinement des avantages liés au taux d’activité des immigrants, le gouvernement fédéral et celui de l’Ontario doivent se concerter pour faciliter l’intégration économique des nouveaux arrivants. Si on leur fournit la formation nécessaire et des mesures de soutien, les immigrants pourront mieux se préparer à intégrer le marché du travail et contribuer plus vite à la prospérité de l’Ontario. C’est pour cela que la province demande au gouvernement fédéral d’apporter un soutien financier approprié afin de contribuer à l’établissement et l’intégration des néo‑Canadiennes et des néo‑Canadiens.

Pour mettre à profit la valeur de l’immigration, l’Ontario devrait aider les personnes formées à l’étranger à obtenir un emploi dans leur domaine. La province offre toute une gamme de programmes, y compris des programmes de formation relais, qui aident les immigrants à s’établir et à se préparer à intégrer le marché du travail. Or, ces personnes continuent à faire face à divers défis liés à la reconnaissance de leurs titres de compétence et de leur expérience. Le gouvernement travaille avec les organismes de réglementation et le commissaire à l’équité de l’Ontario afin de continuer à améliorer la reconnaissance des qualifications professionnelles acquises à l’étranger.

Il faudra stimuler le taux d’activité des segments sous‑représentés

Les répercussions du départ à la retraite des baby-boomers et de la perte de leur expérience de travail peuvent être atténuées, en partie, en stimulant le taux d’activité au sein de tous les segments de la population active de l’Ontario.

Si le taux d’activité des jeunes a diminué avec le temps, comme il a été question précédemment, celui des travailleurs âgés a augmenté. Cette tendance est particulièrement marquée parmi les travailleurs âgés de 65 ans à 69 ans, segment dans lequel le taux d’activité a plus que doublé pour passer de 12,4 % en 1989 à 27,4 % en 2013.

La promotion de politiques et d’initiatives en milieu de travail qui encouragent les régimes de travail flexibles peut contribuer à augmenter le taux d’activité de tous les segments de la population active.

Il importe également de répondre aux besoins en matière d’emploi et de formation des personnes entretenant de faibles liens avec le marché du travail afin d’augmenter le taux d’activité. Il s’agit de dispenser les services et les mesures de soutien qui sont les mieux adaptés aux besoins des personnes pour venir à bout plus efficacement des obstacles à l’emploi et arriver à de meilleurs résultats.

Les travailleurs âgés

Des politiques visant à réduire davantage les obstacles auxquels font face les travailleurs âgés sur le marché du travail sont plus que jamais nécessaires. Ces mesures comprennent les régimes de départ à la retraite souples tels que la réduction progressive des heures de travail des salariés que l’on autorise à continuer de cotiser aux régimes de retraite; des horaires de travail variables; des possibilités de perfectionnement professionnel; des mesures visant à équilibrer vie professionnelle et vie personnelle; des mesures de promotion de la santé et du bien-être des travailleurs sur le lieu de travail.

Il sera particulièrement important d’encourager les travailleurs qualifiés à demeurer plus longtemps en activité, à plein temps ou à temps partiel, dans les secteurs d’emploi où l’âge moyen est élevé et où le recrutement pose de défis, notamment certains métiers spécialisés et les professions de la santé. Par exemple, afin d’atténuer les effets du départ anticipé à la retraite du personnel infirmier, la Stratégie ontarienne pour les soins infirmiers encourage le maintien en poste en fin de carrière du personnel infirmier qui exerce dans les hôpitaux et dans les foyers de soins de longue durée par l’attribution de fonctions moins exigeantes sur le plan physique et de rôles différents pendant une partie des heures de travail.

Les jeunes

Le taux d’activité des jeunes est particulièrement tributaire de la situation économique. Durant et après les périodes de récession, les jeunes et, en particulièrement ceux qui sont âgés entre 15 ans et 19 ans, affichent une baisse nettement plus prononcée au chapitre du taux d’activité que les autres groupes d’âge.

Si, à la suite de la récente récession, les jeunes de l’Ontario étaient en bien meilleure position que ceux de la plupart des pays de l’OCDE, il n’en demeure pas moins qu’ils font face à un taux de chômage élevé. En 2013, le taux de chômage des jeunes s’élevait à 16,1 %, comparativement à 13,0 % en 2007. La précarité de l’emploi est inquiétante, car les études indiquent que des périodes de chômage chez les jeunes peuvent avoir des répercussions sociales et économiques à long terme. Qui plus est, les jeunes risquent davantage d’occuper de façon chronique des emplois mal rémunérés et de subir d’autres périodes de chômage plus tard dans la vie.

Les initiatives qui sont axées sur la hausse de l’emploi des jeunes et l’adoption de mesures incitatives pour abaisser l’âge d’accès des jeunes au marché du travail peuvent contribuer à faire grossir les rangs de la population active de l’Ontario.

Étant donné qu’à l’avenir un plus grand nombre d’emplois exigeront probablement une formation postsecondaire, il est important que l’Ontario continue à adopter des mesures d’aide visant à stimuler les études supérieures. L’Ontario a mis en oeuvre des initiatives pour élargir l’accès aux études postsecondaires et à accroître le taux de diplomation dans les collèges et les universités. Grâce à ces mesures, le pourcentage d’étudiants obtenant un diplôme collégial est passé de 57 % en 2002‑2003 à 65 % en 2011‑2012. Par ailleurs, le pourcentage d’étudiants de premier cycle qui achèvent leurs études universitaires s’élève à 77 %, comparativement à 74 % en 2002‑2003.

Les politiques et les programmes visant à améliorer la transition de l’école au travail peuvent contribuer à rendre meilleurs les résultats au chapitre de l’emploi pour les jeunes. Il s’agit notamment de partenariats entre les établissements d’enseignement, les employeurs et le gouvernement; l’intégration du développement de carrière aux programmes d’études secondaires; l’élargissement des occasions d’apprentissage par l’expérience dans le cadre des études collégiales et universitaires.

Reconnaissant les défis liés à l’emploi auxquels font face les jeunes en Ontario, la province a prévu dans le budget de 2013 une enveloppe de 295 millions de dollars à investir sur deux ans dans une stratégie globale d’emploi pour les jeunes. Dans le cadre de la stratégie, le Fonds d’aide à l’emploi pour les jeunes a été établi en vue de créer 25 000 possibilités d’emploi sur deux ans. Le Fonds a déjà aidé les employeurs à offrir plus de 9 000 emplois et stages aux jeunes de toutes les régions de la province. D’autres programmes d’emploi et de formation soutiennent aussi les jeunes de l’Ontario. En 2012-2013, environ 35 % des clients d’Emploi Ontario étaient âgés de 29 ans ou moins.

Les investissements dans l’éducation et la formation professionnelle

Les investissements dans l’éducation et la formation professionnelle jouent un rôle de premier plan dans la préparation des travailleurs à occuper les emplois disponibles qui assureront la prospérité future dans une économie du savoir.

Par l’entremise d’Emploi Ontario, le réseau provincial de services d’emploi et de formation professionnelle, la province investit annuellement plus de 1 milliard de dollars dans les compétences et la formation des travailleurs, desservant ainsi chaque année environ 1 million d’Ontariennes et d’Ontariens.

Le gouvernement de l’Ontario s’est engagé à améliorer les programmes d’emploi et de formation en vue de favoriser l’intégration au marché du travail des segments de la population qui y sont sous-représentés. Voici les mesures préconisées :

  • mettre en oeuvre la vaste stratégie d’emploi pour les jeunes;
  • réaliser, à l’échelle du gouvernement, l’intégration avec Emploi Ontario de tous les services d’emploi et de formation en vue d’améliorer la prestation des services aux clients;
  • éliminer les obstacles pour les personnes handicapées;
  • promouvoir l’inscription aux programmes d’apprentissage et l’achèvement de ces programmes pour accroître le bassin de main-d’oeuvre qualifiée;
  • rendre l’éducation postsecondaire abordable, notamment par l’instauration en 2011-2012 du Programme de réduction de 30 % des frais de scolarité de l’Ontario qui a amélioré l’accès aux études des familles à faible revenu et à revenu moyen.

Le gouvernement demeure aussi déterminé à préparer les plus jeunes élèves à un avenir productif. Ainsi, le Programme d’apprentissage des jeunes enfants à temps plein de l’Ontario donne aux enfants un meilleur départ scolaire et les prépare au succès.

La formation sur le tas et l’apprentissage continu

Gouvernements, employeurs, syndicats et établissements d’enseignement et de formation doivent se concerter pour examiner des mesures incitatives et d’autres initiatives qui augmenteraient les possibilités de formation sur le tas. Les études démontrent que les employeurs au Canada investissent moins par personne dans la formation sur le tas que d’autres pays concurrents dont les États-Unis1.

Dans le contexte de l’économie du savoir d’aujourd’hui, la formation sur le tas et l’acquisition continue du savoir sont de plus en plus importantes pour s’adapter aux changements technologiques et à l’évolution des exigences en matière de compétences. Compte tenu du vieillissement de la population et du ralentissement de la croissance de la population active en Ontario, la formation sur le tas et l’acquisition continue du savoir sont encore plus importantes pour la productivité, la compétitivité et la croissance de l’Ontario. Par ailleurs, il est essentiel de prévoir un bassin de compétences qui réponde aux besoins des industries émergentes ou en croissance.

La croissance et le vieillissement de la population exerceront des pressions sur les dépenses du gouvernement

Comme d’ici 2035 le nombre de personnes âgées sera presque multiplié par deux, les pressions sur les dépenses du gouvernement, notamment les dépenses de santé, ne feront que s’accroître.

Santé

Le système de santé de l’Ontario doit se préparer à l’évolution démographique, car le nombre de personnes âgées vivant en Ontario doublera presque d’ici 2035. Le gouvernement provincial dépense en moyenne trois fois plus de fonds par habitant pour la santé des personnes âgées que pour celle de la population générale.

Au cours des trois dernières décennies, le vieillissement de la population a exercé des pressions sur la demande de services de santé et représenté entre 0,5 et 1 point de pourcentage des inducteurs de coût sous-jacents des dépenses de santé du gouvernement provincial. On prévoit qu’avec l’accélération du vieillissement de la population, ce facteur démographique, toutes choses étant par ailleurs égales, aurait pour effet de faire augmenter les pressions financières sur les dépenses publiques de santé d’un peu plus de 1 % par année.

Ces changements démographiques se manifestent en même temps que la mise en oeuvre par le gouvernement d’un plan visant à gérer le rythme de croissance des dépenses de santé. Voir le chapitre 4, Perspectives financières à long terme, pour de plus amples renseignements sur les inducteurs de coût et les stratégies d’atténuation dans le secteur de la santé.

Programmes de transfert et services aux personnes âgées

Le vieillissement de la population exercera aussi des pressions de plus en plus fortes sur d’autres programmes destinés aux personnes âgées, dont notamment les transferts, les services sociaux et communautaires et les soins de longue durée. Ces coûts s’accéléreront probablement dans les années 2020 alors que les premières cohortes de baby-boomers deviendront septuagénaires en grand nombre. De plus, l’épargne-retraite des travailleurs d’aujourd’hui, y compris les baby-boomers, qui actuellement devraient être en âge de réaliser de fortes économies, est insuffisante. Les études montrent invariablement qu’aujourd’hui de nombreux travailleurs ne mettent pas suffisamment d’argent de côté pour conserver un niveau de vie comparable après leur retraite, et que ce problème va vraisemblablement s’exacerber de cohorte en cohorte.

L’intersection entre le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la population active ayant une épargne-retraite insuffisante aurait un effet négatif sur les dépenses de programmes et la croissance économique future. Une population à forte proportion de personnes âgées dont les revenus sont inadéquats comptera davantage sur les programmes de transfert et les services du gouvernement, avec pour conséquence que les pressions attribuables au seul vieillissement de la population devraient s’exacerber.

Ces coûts additionnels pourraient devenir un fardeau que les travailleurs de demain auront à porter, soit directement en fournissant un soutien accru aux personnes âgées de leur famille, soit indirectement en payant des impôts plus élevés. Afin d’atténuer ces risques, le gouvernement est résolu à améliorer la sécurité du revenu de retraite pour que les travailleurs soient mieux préparés pour leurs années de retraite.

Infrastructure

L’augmentation de la population prévue pour l’Ontario d’ici 2035 (3,7 millions d’habitants) exercera des pressions importantes sur tous les types d’infrastructure, allant des transports, de la santé et l’éducation au système électrique et à la gestion de l’eau. Par exemple, la population vieillissante et le nombre croissant de personnes âgées vivant seules auront vraisemblablement des conséquences pour les besoins en matière de logement, les transports en commun et la prestation de services communautaires. Voir le chapitre 4, Perspectives financières à long terme, pour de plus amples renseignements sur l’infrastructure publique.

Les différences régionales en matière de croissance démographique et de structure par âge exigent des réponses ciblées du gouvernement

Les différences régionales relativement au rythme de croissance démographique soulèveront des défis en matière de prestation de services gouvernementaux.

Alors que la croissance démographique de la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH) se poursuit à un rythme soutenu, la demande en matière d’infrastructure urbaine, notamment pour les transports en commun, demeurera importante. Les investissements consacrés aux transports en commun stimuleront la croissance économique et contribueront à la qualité de vie de la population ontarienne en facilitant la connectivité entre quartiers résidentiels et centres d’affaires et en s’attaquant à l’engorgement. La Loi de 2005 sur les zones de croissance permet au gouvernement de créer des plans visant la croissance à l’échelle provinciale qui constituent le cadre de mise en oeuvre de la vision du gouvernement consistant à édifier des collectivités prospères et plus fortes. Le Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe, qui inclut la RGTH, continuera à orienter les décisions relatives à un vaste éventail d’enjeux, dont les transports, la planification de l’infrastructure, l’aménagement du territoire, la forme urbaine, le logement, et la protection du patrimoine naturel et des ressources naturelles.

Tandis que les grandes zones urbaines en Ontario continueront à afficher une croissance démographique, un certain nombre de petites collectivités, de collectivités rurales et de collectivités éloignées font actuellement face au déclin de leur population sur le long terme. Le maintien d’un niveau équilibré de services gouvernementaux dans ces collectivités deviendra une politique de plus en plus importante.

D’une région à l’autre, on assistera à des taux de croissance hétérogènes selon le groupe d’âge qui nécessiteront des réponses adaptées de la part de la province. Certes, le nombre d’enfants devrait augmenter dans l’ensemble en Ontario jusqu’en 2035, mais il devrait diminuer dans bien des régions. En conséquence, les effectifs scolaires seront à la hausse dans certaines régions, mais à la baisse dans d’autres. Les investissements prévus pour les futures infrastructures d’enseignement primaire et secondaire devraient miser sur cette répartition géographique en évolution qui influencera l’expansion de nouvelles écoles dans des zones mal desservies et la consolidation d’établissements scolaires sous-utilisés.

Par ailleurs, le rythme du vieillissement de la population ne sera pas le même dans toutes les régions. Les zones rurales et éloignées, comme le Nord-Est de l’Ontario, où le nombre de personnes âgées est déjà plus élevé que la moyenne, afficheront l’augmentation la plus lente du nombre de personnes âgées. Les plus grandes pressions sur les dépenses de santé s’exerceront probablement dans les banlieues, notamment celles de la RGTH, où le nombre de personnes âgées devrait plus que doubler d’ici 2035.

1 C. Lavis, Learning and Development Outlook 2011 – Are Organizations Ready for Learning 2.0?, Le Conference Board du Canada, 2011. P.D. Hughes et A. Campbell, Learning and Development Outlook 2009: Learning in Tough Times, Le Conference Board du Canada, 2009.

Description des graphiques

Graphique 1.1 : Taux de croissance démographique de l’Ontario, 1971 à 2035

Ce graphique à barres illustre le taux annuel de croissance démographique de l’Ontario de 1971 à 2035, selon les données historiques et les projections. Les taux de croissance démographique étaient plus élevés par le passé qu’ils ne le sont dans les projections. Au cours de la période de 1971 à 2013, le taux moyen annuel de croissance démographique s’établissait à 1,3 %, ce qui est plus élevé que le taux moyen annuel de croissance démographique de 1,1 % prévu pour la période de 2013 à 2035.

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Graphique 1.2 : Solde migratoire interprovincial net vers l’Ontario, 1971 à 2013

Ce graphique à barres illustre le solde migratoire interprovincial net vers l’Ontario par année de 1971 à 2013. Plusieurs années de pertes succèdent habituellement à plusieurs années de gains, selon le rythme des cycles économiques de l’Ontario. Après une période de gains nets annuels de 1996 à 2003, pendant laquelle l’Ontario a accueilli au total 75 000 immigrants interprovinciaux, le solde net est devenu déficitaire. Au cours de la dernière décennie, l’Ontario a perdu 127 000 personnes en raison de la migration interprovinciale.

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Graphique 1.3 : Contribution de l’accroissement naturel et du solde migratoire à la croissance démographique de l’Ontario, 1971 à 2035

Ce graphique en aires illustre la contribution annuelle de l’accroissement naturel et du solde migratoire net à la croissance démographique totale de l’Ontario de 1971 à 2013 et montre les projections jusqu’à 2036. Au cours des années 1970, la croissance démographique en Ontario était surtout attribuable à l’accroissement naturel. Par contre, aujourd’hui, l’accroissement naturel représente seulement 39 % de la croissance démographique totale, et on prévoit que cette proportion va diminuer pour passer à 21 % d’ici 2035.

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Graphique 1.4 : Évolution des cohortes de baby-boomers à travers la structure d’âge de l’Ontario, 1965 à 2035

Ce graphique montre les pyramides des âges de la population de l’Ontario par groupe d’âge, et met en évidence la génération du baby‑boom. En 1965, les baby‑boomers fréquentaient l’école. En 1985, ils étaient de jeunes adultes. En 2005, ils étaient des travailleurs âgés. En 2015, ils seront de jeunes retraités et, d’ici 2035, ils auront atteint l’âge de la vieillesse.

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Graphique 1.5 : Répartition par âge de la population ontarienne, 1975 à 2035       

Ce graphique illustre la répartition par âge de la population ontarienne selon des grands groupes d’âge en 1975, 1995, 2015 et 2035. En 1975, la population ontarienne était constituée pour 25,6 % d’enfants jusqu’à l’âge de 14 ans, pour 65,7 % de personnes en âge de travailler de 15 à 64 ans, et pour 8,7 % de personnes âgées de 65 ans et plus. En 2015, les enfants représenteront 20,4 % de la population totale de l’Ontario, le groupe en âge de travailler représentera 68,2 % du total et les personnes âgées, 15,8 %. D’ici 2035, la population ontarienne sera constituée pour 15,7 % d’enfants jusqu’à l’âge de 14 ans, 60,5 % de la population sera en âge de travailler et 23,8 % seront des personnes âgées.

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Graphique 1.6 : Pourcentage de la population âgée de 65 ans et plus, Ontario et certains pays, 2012

Ce graphique montre la proportion de la population âgée de 65 ans et plus en 2012 dans certains pays. Les personnes âgées sont les mieux représentées au Japon où elles constituent 24,4 % de la population totale et en Allemagne où elles représentent 21,1 % de la population. On enregistre les proportions les plus faibles de personnes âgées au Mexique, soit  6,3 %, et au Brésil, soit 7,3 %. En Ontario, cette proportion était de 14,7 % tandis qu’au Canada, elle était de 14,8 %.

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Graphique 1.7 : Taux de croissance de la population ontarienne en âge de travailler, 1971 à 2035

Ce graphique à barres illustre le taux annuel de croissance de la population ontarienne en âge de travailler, soit les personnes âgées de 15 à 64 ans, de 1971 à 2035. Il montre à quel point les taux de croissance future devraient diminuer radicalement à l’avenir. Le taux moyen annuel de croissance de la population ontarienne en âge de travailler était de 1,5 % pendant la période de 1971 à 2013. Ce taux devrait progresser en moyenne de seulement 0,5 % entre 2013 et 2035.

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Graphique 1.8 : Taux de participation au marché du travail parmi les groupes d’âge de 25 à 54 ans et de 55 à 64 ans, Ontario, 1976 à 2035

Ce graphique linéaire simple illustre le taux annuel de participation au marché du travail parmi les hommes et les femmes de 25 à 54 ans et de 55 à 64 ans en Ontario entre 1976 et 2035. Chez les hommes de 25 à 54 ans, le taux de participation a progressivement baissé, pour passer de 96 % en 1976 à 91 % en 2013. On prévoit que ce taux demeurera relativement stable jusqu’en 2035. Chez les femmes âgées de 25 à 54 ans, le taux de participation a rapidement augmenté, passant de 57 % en 1976 à 79 % en 1990, puis a continué à augmenter progressivement pour atteindre 82 % en 2013; cette hausse devrait se poursuivre jusqu’en 2035 pour atteindre 89 %. Chez les hommes âgés de 55 à 64 ans, le taux de participation a rapidement diminué, passant de 79 % en 1976 à un creux de 59 % en 1995. Par la suite, ce taux de participation, qui a augmenté pour atteindre 70 % en 2013, devrait être relativement constant jusqu’en 2035. Chez les femmes âgées de 55 à 64 ans, le taux de participation au marché du travail a augmenté très lentement, passant de 37 % en 1976 à 45 % en 2000, puis la croissance s’est accélérée pour atteindre 61 % en 2013. Ce taux de participation devrait continuer à monter pour atteindre 66 % en 2035.

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Graphique 1.9 : Taux de participation au marché du travail parmi les jeunes en Ontario, 1976 à 2035

Ce graphique linéaire simple illustre le taux annuel de participation au marché du travail chez les hommes et chez les femmes de 15 à 24 ans en Ontario de 1976 à 2035. Le taux de participation des jeunes hommes a enregistré une hausse pour passer de 69 % en 1976 à 77 % en 1989, puis une diminution pour passer à 61 % en 2013. De même, le taux de participation des jeunes femmes a enregistré une augmentation, passant de 62 % en 1976 à 73 % en 1988, suivie d’une diminution pour passer à 60 % en 2013. Le taux de participation au marché du travail chez les jeunes en général devrait augmenter progressivement pour atteindre 67 % d’ici 2035.

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Graphique 1.10 : Taux de participation au marché du travail parmi les personnes âgées en Ontario, 1976 à 2035

Ce graphique linéaire simple illustre le taux annuel de participation au marché du travail chez les hommes et chez les femmes de 65 ans et plus en Ontario de 1976 à 2035. Chez les hommes âgés, le taux de participation a enregistré une diminution, passant de 17 % en 1976 au creux de 9,6 % en 1993 et en 1996, pour ensuite remonter vers le sommet de 18 % en 2013. Le taux de participation des femmes âgées est demeuré inférieur à 5 % de 1976 à environ 2000, puis il a augmenté plutôt rapidement pour atteindre le niveau de 10 % en 2013. Le taux de participation au marché du travail chez les personnes âgées devrait continuer à augmenter de 2013 à 2035, pour atteindre 12 % chez les femmes et 19 % chez les hommes.

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Graphique 1.11 : Population de la région du grand Toronto, 1976 à 2035

Ce graphique à barres illustre la population totale de la région du grand Toronto de 1976 à 2035. La population de la RGT s’élevait à 3,2 millions d’habitants en 1976 et passait à 6,4 millions d’habitants en 2013. D’ici 2035, la population devrait s’élever à 8,8 millions d’habitants.

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Graphique 1.12 : Taux de participation au marché du travail par groupe d’âge, Ontario, 1989 et 2013

Dans ce graphique linéaire simple, on a superposé les taux de participation à la population active, par groupe d’âge, en Ontario en 1989 et en 2013. Le graphique montre que le taux de participation des personnes de moins de 30 ans était plus élevé en 1989 qu’en 2013. Le taux de participation à la population active est environ le même pour les personnes âgées entre 30 et 49 ans. Les taux de participation sont plus élevés en 2013 qu’en 1989 pour tous les groupes d’âge de plus de 50 ans.

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