: Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario
CHAPITRE 3 : ÉVOLUTION DE L’ÉCONOMIE DE L’ONTARIO

INTRODUCTION

Les économies s’adaptent continuellement aux forces changeantes du marché. En Ontario, les entreprises et les travailleurs s’adaptent en fonction des défis auxquels l’économie a été soumise récemment, tels que la force du dollar canadien, les prix élevés du pétrole et l’évolution de la structure des échanges commerciaux à l’échelle mondiale.

L’économie ontarienne poursuivra sa transformation en fonction des défis et des possibilités qui se présenteront. Le gouvernement a déployé des efforts pour que les facteurs économiques fondamentaux, dont un climat d’affaires profitant de taux d’imposition compétitifs, un système de réglementation efficace, une main‑d’oeuvre qualifiée et en santé et une infrastructure moderne, atténuent les défis et permettent aux entreprises et aux travailleurs de saisir les occasions qui se présenteront.

Malgré les défis auxquels il a fait face récemment, le secteur de la fabrication de l’Ontario s’adapte déjà aux réalités de l’économie mondiale en évolution. Il continuera de jouer un rôle important pour la production et l’emploi dans la province. Le secteur de la fabrication de pointe, axé sur les technologies novatrices, les investissements de capitaux privés considérables et les travailleurs hautement qualifiés, est en mesure de tirer parti des solides facteurs économiques de l’Ontario pour demeurer concurrentiel à l’échelle internationale.

Restructuration de l’économie mondiale : L’avenir du secteur de la fabrication dans les économies avancées

L’économie ontarienne a subi une importante restructuration au cours de la dernière décennie. Le changement le plus marqué a été la diminution relative de la production et de l’emploi dans le secteur de la fabrication. Ce phénomène caractérise un virage de plus longue durée à l’échelle mondiale qui a entraîné une hausse de la production et de l’emploi dans les industries de services. Cette transformation s’est aussi produite dans d’autres économies avancées, les activités de production à plus faible valeur ajoutée de certaines industries s’étant déplacées vers des territoires où les coûts sont moindres, tendance qui s’est accélérée durant la récession mondiale. En outre, voyant leur revenu augmenter, les consommateurs commencent à consacrer relativement plus d’argent aux services.

La fabrication est généralement une activité très productive et, grâce aux progrès technologiques, il faut moins de main-d’oeuvre pour produire plus de biens. La valeur nominale des ventes du secteur de la fabrication a augmenté de 67,7 % entre 1993 et 2013 pour atteindre près de 270 milliards de dollars, soit un taux de croissance annuel composé de 2,6 %.

Cette réduction de la main-d’oeuvre dans le secteur de la fabrication est comparable, par exemple, à celle qui s’est produite dans le secteur de l’agriculture à l’échelle mondiale grâce aux innovations technologiques permettant à un nombre réduit de travailleurs du secteur de l’agriculture de nourrir la population croissante dans le monde. Dans les économies avancées, cette situation a permis aux secteurs agricoles de produire plus de nourriture de haute qualité avec un pourcentage moins élevé de la main-d’oeuvre. Au Canada, plus de 40 % de la main-d’oeuvre travaillait dans le secteur agricole en 1901 par rapport à moins de 2 % en 2013.

À court terme, ces changements peuvent entraîner une diminution de l’emploi dans les industries touchées ou encore la hausse du taux de chômage pendant un certain temps. Cependant, à long terme, les améliorations liées à la productivité et à la technologie permettent d’accroître le bien-être économique.

La vigueur du secteur des ressources du Canada a contribué à la hausse des salaires partout au pays et à l’appréciation du taux de change du dollar canadien. L’augmentation du prix relatif des ressources a contribué à la hausse du revenu national au Canada, mais elle a aussi été une des causes du déplacement plus rapide des emplois du secteur de la fabrication vers des territoires où les coûts sont moindres.

En examinant de plus près les secteurs de l’économie dans les tableaux 3.1 et 3.2, on constate que la baisse de la part de la production et de l’emploi attribuable au secteur de la fabrication a été contrebalancée par des gains dans un large éventail de secteurs de services publics et privés, dont les industries du savoir, telles que les services professionnels, scientifiques et techniques, financiers et de soins de santé, un grand nombre d’entre eux faisant l’objet d’échanges internationaux1.

Tableau 3.1 Variation de la part du PIB nominal selon les principaux secteurs de l’Ontario
(en pourcentage)
Secteur  2002 2007 2012
Secteur producteur de biens 30,7 25,6 23,2
Fabrication 21,7 16,0 12,7
Autres industries productrices de biens 8,9 9,6 10,5
Secteur producteur de services privés 53,8 55,7 56,2
Commerce de gros et de détail 11,0 11,6 11,2
Transport et entreposage 4,0 3,7 3,8
Information et culture 3,8 3,7 3,8
Services financiers 9,2 8,9
Services immobiliers et services de location et de location à bail 12,4 13,0
Services professionnels, scientifiques et techniques 5,4 6,2 6,6
Gestion, services administratifs et de soutien 4,2 4,0
Arts, spectacles et loisirs 1,0 0,8 0,8
Hébergement et services de restauration 2,3 1,8 1,9
Autres services 2,4 2,0 2,0
Services du secteur parapublic 15,5 18,7 20,7
Éducation 4,5 5,4 5,9
Soins de santé et aide sociale 5,9 6,5 7,1
Administration publique 5,1 6,8 7,7
Nota : Le poste Autres industries productrices de biens englobe les secteurs de l’agriculture, de la pêche, des forêts, des mines, des services publics et de la construction.
« – » indique qu’on ne dispose pas de données ventilées pour ce secteur pour l’année en question.
Source : Statistique Canada.
Tableau 3.2 Variation de la part de l’emploi selon les principaux secteurs de l’Ontario
(en pourcentage)
Secteur  1993 2003 2013
Secteur producteur de biens 26,3 26,4 20,6
Fabrication 16,6 17,7 11,3
Autres industries productrices de biens 9,7 8,7 9,3
Secteur producteur de services privés 50,2 52,7 55,0
Commerce de gros et de détail 15,6 15,0 14,8
Transport et entreposage 4,4 4,7 4,8
Information et culture 2,6 2,5 2,3
Services financiers 5,0 4,9 5,6
Services immobiliers et services de location et de location à bail 2,4 1,8 2,0
Services professionnels, scientifiques et techniques 5,4 7,2 8,3
Gestion, services administratifs et de soutien 3,1 4,3 4,6
Arts, spectacles et loisirs 1,6 2,3 2,3
Hébergement et services de restauration 5,5 5,9 6,2
Autres services 4,5 4,2 4,1
Services du secteur parapublic 23,5 20,9 24,4
Éducation 7,1 6,1 7,5
Soins de santé et aide sociale 10,0 9,8 11,4
Administration publique 6,4 5,0 5,4
Nota : Le poste Autres industries productrices de biens englobe les secteurs de l’agriculture, de la pêche, des forêts, des mines, des services publics et de la construction.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active.

L’économie ontarienne a subi ces transformations structurelles et affiché une croissance au cours des deux dernières décennies. Le produit intérieur brut (PIB) réel de la province en 2012 se chiffrait à environ 620 milliards de dollars, soit une augmentation de 14,9 % par rapport à 2002, et de 69,1 % par rapport à 1992. Le marché de l’emploi en Ontario comptait quelque 6,9 millions de travailleurs en 2013, ce qui est supérieur de 10,7 % aux chiffres de 2003 et de 39,3 % à ceux de 1993.

La diminution relative de l’activité dans le secteur de la fabrication de l’Ontario est comparable à celle qu’a subie ce secteur aux États-Unis (voir le graphique 3.3). Des facteurs tels que la faible valeur du dollar canadien ont contribué à freiner cette diminution à partir du milieu des années 1990 jusqu’à 2002 environ. Le taux de change a chuté, le dollar canadien représentant à peine 60 cents américains à son point le plus faible, ce qui a donné aux fabricants un avantage marqué en matière de coûts par rapport aux concurrents du sud de la frontière. Même si cet avantage n’existe plus, le secteur de la fabrication représente toujours une plus grande part de l’économie en Ontario qu’aux États-Unis.

D’autres pays industrialisés ont aussi vu la part de l’emploi attribuable à leur secteur de la fabrication diminuer. Le graphique 3.4 illustre l’emploi relatif du secteur de la fabrication dans certains pays faisant partie de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La part de l’emploi du secteur de la fabrication de l’Ontario a diminué. Elle était légèrement supérieure à la moyenne de l’OCDE en 2006, soit avant le début de la récession, et est passée à juste au-dessous de la moyenne en 2012.

Les entreprises et les syndicats de l’Ontario subiront des pressions constantes les forçant à s’adapter pour faire face à la concurrence.

Des innovations, qui pourraient être perturbatrices, telles que l’impression tridimensionnelle et la robotique de pointe, risquent d’entraîner d’autres changements dans l’économie ontarienne. Elles représentent aussi des occasions pour les entreprises de la province et pourraient contribuer à maintenir la croissance économique de l’Ontario à l’avenir.

Les fabricants s’adaptent aux nouvelles réalités en matière de concurrence en mettant l’accent sur des produits et des procédés qui leur permettent d’être concurrentiels à l’échelle mondiale. Parallèlement, de nombreuses entreprises du secteur des services en Ontario trouvent des moyens de faire face à la concurrence internationale. Les industries productrices de biens et de services continueront à jouer des rôles importants dans l’économie diversifiée de l’Ontario à l’avenir.

Depuis les dernières années, les exportateurs ontariens font face à des défis sur leur plus important marché, celui des États-Unis. En 2013, 78 % des exportations ontariennes de marchandises étaient destinées au marché américain. La vigueur du dollar canadien de même que la concurrence de plus en plus forte exercée par des marchés émergents, tout spécialement celui de la Chine, ont entraîné une baisse marquée de la part ontarienne de tous les biens importés aux États-Unis (voir le graphique 3.5). La valeur des exportations de l’Ontario vers les États-Unis est passée de 153 milliards de dollars en 2003 à 129 milliards de dollars en 2013.

Les entreprises de la province s’adaptent à ces changements en diversifiant leurs marchés, ce qui réduit leur dépendance à l’endroit des États-Unis. Comme l’illustre le graphique 3.6, la part des exportations de biens de l’Ontario tant vers les marchés traditionnels, comme celui de l’Union européenne, que vers les marchés en forte croissance, tels que ceux de la Chine et de l’Inde, a augmenté entre 2003 et 2013.

Adaptation et transformation

L’Ontario réagit aux nouvelles réalités économiques et fait preuve de la souplesse nécessaire pour s’adapter et se transformer. Dans un monde en évolution rapide, ce dynamisme doit être maintenu. À cette fin, il est important que la productivité de l’Ontario augmente, que ses entreprises soient compétitives et puissent réussir dans de nouveaux marchés prometteurs, et que sa main-d’oeuvre soit souple et dotée des compétences recherchées.

Comme on l’a indiqué dans le chapitre 5, La productivité en Ontario : Défis et possibilités, l’amélioration de la productivité du secteur des entreprises n’a pas été aussi marquée en Ontario qu’aux États-Unis. L’accroissement de la productivité contribuera à maintenir les revenus élevés et à améliorer le niveau de vie à l’avenir. Cela est particulièrement important en raison du vieillissement de la population, qui ralentit la croissance de la population active et exerce une plus grande pression sur le système de santé.

Les possibilités de faire des progrès et d’apporter des améliorations sont nombreuses. Par exemple, une étude récente de Deloitte a révélé que de nombreuses entreprises canadiennes ne reconnaissent pas qu’elles n’investissent pas suffisamment dans les activités susceptibles d’augmenter la productivité, telles que la recherche‑développement (R-D), et que, ce faisant, elles risquent de manquer des occasions d’afficher une croissance rentable2.

Au cours des 20 prochaines années, la demande mondiale provenant des économies émergentes augmentera rapidement et l’Ontario peut en tirer profit. Les dépenses de la classe moyenne, particulièrement celle de la région de l’Asie-Pacifique, devraient plus que doubler partout dans le monde pour passer à 56 billions de dollars américains en 2030. En outre, le Canada tente actuellement de conclure de nouvelles ententes commerciales qui contribueront à ouvrir et développer de nouveaux marchés à l’étranger, notamment en Amérique du Sud, en Inde, au Japon et en Corée du Sud.

Dans les principales économies développées, telles que les États-Unis et l’Europe, il y aura une augmentation de la demande, par les entreprises et les consommateurs, de produits et de services toujours plus complexes. L’Ontario continuera d’être un endroit attrayant pour la fabrication de pointe, ce qui aura pour effet d’augmenter les exportations de matériel et de services, et d’élargir les liens internationaux au sein des chaînes d’approvisionnement. En outre, l’Ontario demeurera une voie d’accès au marché nord‑américain de plus de 139 millions de consommateurs qui sont accessibles en moins d’une journée de route.

Industries du savoir

Les industries du savoir représentent une part de plus en plus grande de l’économie provinciale. Selon la définition de l’OCDE, il s’agit d’industries dont les activités s’appuient sur un recours important à la R-D, à la technologie de pointe et à un capital humain hautement qualifié. Les industries du savoir représentent quelque 30 % du PIB et de l’emploi en Ontario, et sont plus axées sur les exportations que d’autres industries. On trouve des industries du savoir tant dans le secteur de la fabrication de pointe (p. ex., aérospatiale) que dans celui des services (p. ex., services financiers).

La croissance de la main-d’oeuvre scientifique est une tendance positive de l’économie ontarienne. Les scientifiques et les ingénieurs jouent un rôle crucial dans une économie du savoir, car ils sont étroitement liés à l’innovation, qu’il s’agisse de nouveaux biens ou services. La main‑d’oeuvre scientifique englobe des professionnels et des techniciens dans les sciences physiques et de la vie, les mathématiques, l’ingénierie, l’architecture et la technologie de l’information. En Ontario, elle comptait plus de 530 000 personnes en 2013, affiche une croissance plus rapide que l’emploi dans son ensemble depuis 1997, et représentait 40 % de tous les travailleurs scientifiques canadiens en 2013.

Transition pour les services aux entreprises et la fabrication

En raison de la transformation de l’économie ontarienne, d’autres secteurs, tels que celui des services financiers, prennent de plus en plus d’importance.

Secteurs des services financiers et des services aux entreprises

Les secteurs des services financiers et des services aux entreprises illustrent bien la façon dont l’Ontario s’adapte et se transforme. L’Ontario continue de prospérer en tant que centre canadien des sièges sociaux pour les services financiers et les services aux entreprises, la région du grand Toronto et de Hamilton venant en tête. Les services financiers et aux entreprises sont les deux secteurs ontariens faisant l’objet d’échanges internationaux qui fournissent le plus d’emplois au total, établissant des liens avec d’autres villes et marchés à l’échelle mondiale, tant au Canada qu’à l’étranger, notamment en vue de les desservir. Le pourcentage des emplois totaux attribuable à ces secteurs est passé de 12,8 % en 1993 à 16,4 % en 2013.

La part de l’emploi des services aux entreprises, qui englobent les services professionnels, tels que l’architecture et l’ingénierie, et un large éventail d’autres services de soutien, est passée de 7,8 % en 1993 à 10,8 % en 2013. La croissance de ce secteur continuera d’être stimulée par le virage vers les services axés sur les compétences et le savoir, tandis que la mondialisation et la distribution numérique à distance élargissent les débouchés sur les marchés partout dans le monde.

Le secteur des services financiers, qui englobe les activités bancaires et celles des assurances et des valeurs mobilières, est un important moteur de l’économie ontarienne. Il représente 8,9 % du PIB et 5,6 % de l’emploi. Sa part de la production de l’ensemble de l’économie est presque deux fois plus importante que sa part des emplois, ce qui indique que sa productivité est au-dessus de la moyenne.

Entre 1997 et 2012, la croissance de la production réelle du secteur des services financiers a été supérieure à celle de l’ensemble de l’économie. L’accroissement de la production continuera d’être stimulé par une demande intérieure et étrangère croissante, ainsi que par de nouvelles technologies novatrices, telles que les paiements électroniques et mobiles. L’évolution démographique contribuera aussi à l’accroissement de la demande de services financiers liés à l’épargne et à la retraite, et à un plus grand recours à des services consultatifs plutôt qu’à des services de prêts et d’emprunts.

Le Canada jouit toujours d’une solide réputation à l’échelle internationale et est reconnu par le Forum économique mondial comme le pays regroupant les banques les plus sûres au monde, pour la sixième année de suite. En outre, Toronto continue d’être la capitale financière du Canada et un centre financier de calibre mondial. La ville abrite un grand nombre de banques, de maisons de courtage, de compagnies d’assurances et de caisses de retraite importantes. En tant que centre financier international, Toronto occupe un rang important et se classe neuvième dans le monde selon le magazine The Banker et quatorzième selon le Global Financial Centres Index du Royaume-Uni.

Les exportations canadiennes de services financiers ont plus que doublé au cours des 10 dernières années, le meilleur rendement de tout secteur pour cette période3. Les investissements directs étrangers (IDE) du secteur des services financiers représentent les IDE sortants du Canada les plus importants, avec 40 % du total, suivi de ceux des secteurs de la fabrication et des mines.

Le gouvernement continuera de travailler avec le secteur des services financiers pour conserver et rehausser sa réputation et son classement à l’échelle internationale, améliorant ainsi ses perspectives en matière de compétitivité et de croissance.

Un secteur financier solide, résilient et efficace joue un rôle important pour la croissance à long terme du PIB et la productivité. Non seulement il canalise l’épargne en vue de procurer des fonds aux entreprises à des fins d’investissement, mais il favorise aussi la répartition efficiente du capital et de la richesse en plus d’assurer des opérations financières modernes et efficaces, ce qui contribue à la productivité. Le secteur financier de l’Ontario est toujours solide et stable. Il regroupe les banques les plus sûres au monde et une bourse, la Bourse de Toronto, qui se classe au septième rang internationalement sur le plan de la capitalisation boursière.

Les marchés des capitaux de l’Ontario sont bien réglementés et favorisent les investissements sûrs, stables et attrayants. Le gouvernement a toujours à coeur de moderniser les lois sur les valeurs mobilières et le cadre réglementaire pour assurer la solidité et l’efficacité des marchés. L’Ontario est un champion de longue date de la création d’un organisme commun de réglementation des valeurs mobilières au Canada, élément essentiel au maintien et à la croissance de l’industrie des services financiers au pays. En 2013, l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Canada ont annoncé qu’un accord de principe avait été conclu en vue d’établir un régime coopératif en matière de réglementation des marchés financiers devant être mis en place d’ici le 1er juillet 2015. Ce régime protégera mieux les investisseurs, favorisera l’efficience des marchés financiers canadiens et gérera des risques systémiques.

Fabrication

L’Ontario est le centre de fabrication du Canada, représentant 45 % des emplois et 46 % du PIB de ce secteur au pays. Comme on l’a mentionné plus tôt, les tendances à l’échelle mondiale ont entraîné une réduction de la taille relative des secteurs de la fabrication des pays avancés, dont le Canada.

L’Ontario fait aussi face à des défis sur le plan de la concurrence dans certaines industries traditionnelles à forte intensité de main-d’oeuvre ou d’énergie. Dans certains des territoires qui lui font concurrence, tels que les États des Grands Lacs, le secteur de la fabrication a aussi fait l’objet d’une importante restructuration, englobant la mise en oeuvre de mesures de contrôle des coûts. Quelques-uns ont pris des mesures pour affaiblir le pouvoir de négociation du mouvement syndical, en instaurant notamment des lois sur le droit de travailler. Bien que plusieurs États américains aient adopté des lois antisyndicales depuis de nombreuses décennies, ces lois ne correspondent pas aux valeurs de la société ontarienne et ne constituent pas nécessairement un facteur de réussite pour le secteur de la fabrication.

En outre, le début de la production du gaz de schiste a contribué à limiter les coûts de l’énergie. Certains de ces territoires jouissent actuellement d’une reprise de l’activité manufacturière.

Les solides facteurs économiques fondamentaux de l’Ontario aideront à maintenir la résilience et la productivité du secteur de fabrication de pointe. De nouvelles technologies, telles que l’impression tridimensionnelle et la robotique de pointe, pourraient accélérer l’évolution de la structure du secteur de la fabrication à l’avenir.

La mondialisation continue de favoriser une plus grande spécialisation dans le secteur de la fabrication, les entreprises mettant l’accent sur les éléments de la chaîne de valeur d’un produit ou service qu’elles peuvent produire le plus efficacement ou auxquels elles peuvent ajouter le plus de valeur grâce à l’amélioration des technologies et des procédés.

Les entreprises ontariennes qui disposent de technologies novatrices et de travailleurs hautement qualifiés auront la possibilité d’accroître leur spécialisation dans les activités de fabrication à forte valeur ajoutée pour renforcer leur potentiel en matière d’exportations. La stratégie ontarienne d’expansion commerciale Visées mondiales peut aider les compagnies à accroître et diversifier leur accès aux marchés d’exportation, permettant ainsi une plus grande intégration dans les chaînes de valeur mondiales. La croissance des industries primaires dans l’Ouest canadien offrira aussi des possibilités aux entreprises ontariennes, qui pourront notamment fournir des biens et des services à la chaîne d’approvisionnement pour la production de sable bitumineux.

Le gouvernement continuera aussi de s’assurer que les règlements ontariens régissant les entreprises sont judicieux et imposent le fardeau le plus léger possible aux entreprises afin qu’elles puissent atteindre leurs objectifs.

Secteur automobile

L’Ontario demeure un des principaux territoires en Amérique du Nord pour la fabrication de véhicules automobiles, même si la production de véhicules se fait de plus en plus dans des territoires où les coûts sont moindres, dont le Mexique et les États américains du sud. Pour conserver une solide base d’usines de montage de véhicules et de fabrication de pièces automobiles dans la province, le gouvernement continue de collaborer avec les principaux fabricants automobiles pour les aider à obtenir des investissements considérables en Ontario. Les intervenants, dont les syndicats, déploient aussi des efforts en vue de s’attaquer à des enjeux liés à la compétitivité de l’industrie dans la province.

Outre ces investissements en Ontario, l’entente de principe conclue récemment entre le Canada et l’Union européenne en vue de la signature de l’Accord économique et commercial global permettra aux fabricants ontariens de véhicules et de pièces automobiles d’accéder à de nouveaux marchés grâce à des mesures de réduction des tarifs.

Technologies de l’information et des communications (TIC)

Les technologies de l’information et des communications sont des technologies habilitantes ou des plates-formes clés. Elles continueront donc de sous-tendre la compétitivité et l’efficacité des industries des secteurs public et privé au sein de l’économie, tout en comblant les besoins croissants découlant des consommateurs et des activités de loisirs, au pays et à l’étranger. La dépendance de plus en plus grande à l’endroit des TIC d’un grand nombre d’industries ainsi que des pays industrialisés et des économies émergentes en expansion rapide continuera de stimuler la croissance de ce secteur au cours des prochaines décennies.

La part du marché de l’emploi de l’Ontario attribuable aux TIC est passée de 3,3 % en 1993 à 4,0 % en 2013. Cette augmentation est attribuable aux innovations constantes et à l’éventail de nouvelles technologies, dont la numérisation de renseignements de toutes sortes grâce aux téléphones cellulaires et à d’autres dispositifs destinés aux consommateurs et aux entreprises. L’industrie des logiciels représente près de la moitié des emplois du secteur et continuera de prendre de l’expansion.

Le secteur croissant des TIC de l’Ontario a de nombreux atouts qui favorisent sa compétitivité, dont une solide base de R-D et un bassin de travailleurs qualifiés talentueux. Cela permettra au secteur de continuer à augmenter sa part du marché de l’emploi au cours des décennies à venir. Le gouvernement appuie la croissance du secteur ontarien des TIC en investissant dans la formation, l’éducation et une infrastructure moderne. La province appuie aussi la R-D et l’investissement grâce à des subventions, des crédits d’impôt et d’autres programmes de financement.

Sciences de la vie

Les industries des sciences de la vie, qui englobent la recherche et la production pharmaceutiques, les appareils médicaux ainsi que les services scientifiques et les services de laboratoire, continuent de repousser les limites pour la recherche et la fabrication de produits et la prestation de services qui aident à maintenir et à améliorer la santé, et à lutter contre la maladie.

Les industries des sciences de la vie représentent environ 3 % de l’emploi du secteur des entreprises de l’Ontario et jouent un rôle important au sein de l’économie. L’emploi au sein de ces industries a augmenté considérablement entre 1993 et 2013.

La croissance de l’emploi a été la plus marquée dans le secteur des services scientifiques et de laboratoire. L’emploi y a augmenté de 127 % entre 1993 et 2013; il s’est accru de 41 % dans le domaine des appareils médicaux et de 70 % dans le domaine de la production pharmaceutique. À l’échelle mondiale, le secteur pharmaceutique est en train de se restructurer et on assiste à un regroupement des activités en raison de la baisse de la productivité liée à la recherche, des pressions de plus en plus fortes pour la réduction des coûts et de la concurrence accrue.

Le gouvernement de l’Ontario aide à accroître la capacité de production et de recherche et à établir de précieux partenariats avec d’autres territoires pour la mise au point et la promotion de produits et services de grande valeur dans la province.

Industries primaires

Les industries primaires jouent un rôle relativement moins grand dans l’économie de l’Ontario que dans celle d’autres provinces, mais leur apport à l’économie reste important, tout particulièrement dans le Nord de l’Ontario.

Mines

L’Ontario demeure un chef de file au Canada en matière d’exploration minière et de production minérale, ainsi qu’un acteur important à l’échelle mondiale pour le financement d’entreprises minières. La province se classe parmi les 10 premiers producteurs mondiaux de platine, de nickel et de cobalt et est aussi un important producteur d’or, d’argent, de cuivre et de zinc. La province fait aussi partie d’un groupe restreint de territoires qui produit, traite et met en marché des diamants.

L’Ontario est un centre international de financement d’entreprises minières, plus de la moitié des sociétés minières au monde étant cotées à la Bourse de Toronto (TSX) et à la Bourse de croissance TSX, représentant une capitalisation boursière de près de 250 milliards de dollars en 2013.

Les prix des ressources toujours élevés devraient favoriser considérablement l’augmentation de l’exploration et de l’exploitation minières au cours des prochaines décennies. Le Cercle de feu est un territoire du Grand Nord de l’Ontario riche en ressources minérales avec des gisements connus de chromite et de nickel, d’une valeur pouvant atteindre 50 milliards de dollars. Ce territoire créera d’énormes possibilités d’affaires et de croissance pour les industries minières et dérivées locales.

Foresterie

Le secteur forestier, pierre angulaire de l’économie du Nord de l’Ontario, a fait face à d’importants défis au cours des dernières années en raison de changements structurels subis par la demande de nombreux produits forestiers, tels que le papier journal, ainsi que des effets de la récession mondiale et de la faiblesse du marché du logement aux États-Unis. Cependant, la demande accrue de bois d’oeuvre découlant de la reprise de la construction domiciliaire aux É.-U. et de la forte demande mondiale de pâtes de bois font augmenter les prix et créent d’importants débouchés pour les sociétés ontariennes. Il existe des débouchés supplémentaires dans la production de produits ayant une plus grande valeur ajoutée comme la fibre de rayonne faite à partir de pâte de bois. En plus de la bioénergie, ces nouvelles possibilités devraient stimuler la croissance du secteur au cours des années à venir.

Agriculture et agroalimentaire

Le secteur de l’agriculture est le fondement de l’économie des régions rurales de l’Ontario, tandis que le secteur de la transformation des aliments et des boissons est l’un des secteurs de la fabrication les plus dynamiques de la province.

Des gens de partout dans le monde recherchent de plus en plus les aliments diversifiés d’excellente qualité produits en Ontario, ce qui crée des occasions d’accroître les échanges internationaux. La première ministre Kathleen Wynne a mis le secteur agroalimentaire, englobant les services de restauration de gros et de détail, au défi de doubler ses exportations et de créer 120 000 emplois d’ici 2020.

Les marchés intérieurs offrent aussi des possibilités de croissance. L’intérêt accru que suscitent les aliments locaux et l’évolution de la demande à l’endroit de produits de meilleure qualité plus spécialisés créent également de nouvelles occasions. La stratégie relative aux produits alimentaires locaux de l’Ontario, englobant la Loi de 2013 sur les aliments locaux, qui a été adoptée récemment, contribuera à sensibiliser la population ontarienne aux produits cultivés ici, à accroître l’accès à ces produits et à en stimuler les ventes.

La future vigueur de l’industrie repose sur un secteur agricole stable et innovateur. Le soutien accordé aux entreprises agricoles ontariennes, notamment dans le cadre de l’ensemble de programmes de soutien agricole Cultivons l’avenir 2, s’échelonnant sur cinq ans, mis sur pied en association avec le gouvernement fédéral, continuera à fournir aux agriculteurs des programmes de gestion des risques ainsi que des programmes visant à améliorer la productivité et l’innovation.

1 Les données sur la part du PIB nominal par province et secteur ne sont disponibles qu’à partir de 2002 (Tableau CANSIM 379-0028). Les données à plus long terme sur l’emploi de l’Enquête sur la population active fournissent une perspective sur 20 ans.

2 Deloitte Canada, L’avenir de la productivité : L’heure du réveil pour les entreprises canadiennes, 2013.

3 K. Audet, M. Burt et G. Sutherland, Ensuring the Future: Understanding the Importance of Toronto’s Financial Services Sector, Le Conference Board du Canada, novembre 2013.

Description des graphiques

Graphique 3.1 : Hausse de la part de l’emploi que détient le secteur des services en Ontario

Ce graphique linéaire simple montre la part de l’emploi en Ontario détenue par le secteur de la fabrication, le secteur des autres biens, le secteur parapublic et les services privés entre 1976 et 2013. Le secteur « Autres biens » comprend l’agriculture, les pêches, la foresterie, l’industrie minière, les services publics et la construction. Les services du secteur parapublic comprennent les services d’éducation, les soins de santé, l’aide sociale et l’administration publique.

La part de l’emploi détenue par le secteur de la fabrication a diminué et est passée de 23,2 % en 1976 à 11,3 % en 2013.

La part de l’emploi détenue par le secteur des autres biens a diminué et est passée de 12,3 % en 1976 à 9,3 % en 2013.

La part de l’emploi détenue par le secteur parapublic a augmenté et est passée de 21,5 % en 1976 à 24,4 % en 2013.

La part de l’emploi détenue par le secteur des services privés a augmenté et est passée de 43,0 % en 1976 à 55,0 % en 2013.

Retourner au graphique 3.1

Graphique 3.2 : Hausse de la part du PIB de l’Ontario que détient le secteur des services

Ce graphique linéaire simple montre la part du PIB de l’Ontario détenue par le secteur de la fabrication, le secteur des autres biens, le secteur parapublic et les services privés entre 2002 et 2012. Le secteur « Autres biens » comprend l’agriculture, les pêches, la foresterie, l’industrie minière, les services publics et la construction. Les services du secteur parapublic comprennent les services d’éducation, les soins de santé, l’aide sociale et l’administration publique.

La part du PIB détenue par le secteur de la fabrication a diminué et est passée de 21,7 % en 2002 à 12,7 % en 2012.

La part du PIB détenue par le secteur des autres biens a augmenté et est passée de 8,9 % en 2002 à 10,5 % en 2012.

La part du PIB détenue par le secteur parapublic a augmenté et est passée de 15,5 % en 2002 à 20,7 % en 2012.

La part du PIB détenue par le secteur des services privés a augmenté et est passée de 53,8 % en 2002 à 56,2 % en 2012.

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Graphique 3.3 : Baisse de la part de l’emploi que détient le secteur de la fabrication en Ontario comparable à ce qui se passe aux États-Unis

Ce graphique linéaire simple montre la part de l’emploi total détenue par le secteur de la fabrication en Ontario et aux États-Unis entre 1976 et 2013. Les données des États-Unis correspondent à la part de l’emploi que représente le secteur de la fabrication sauf pour l’agriculture tandis que celles de l’Ontario correspondent à la part de l’emploi total que représente le secteur de la fabrication.

La part de l’emploi que représente le secteur de la fabrication de l’Ontario a diminué et est passée de 23,2 % en 1976 à 11,3 % en 2013.

La part de l’emploi que représente le secteur de la fabrication aux États-Unis a diminué et est passée de 22,1 % en 1976 à 8,8 % en 2013.

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Graphique 3.4 : Part de l’emploi total que détient le secteur de la fabrication dans certains pays de l’OCDE et en Ontario

Ce graphique à barres montrent 19 paires de barres représentant la part de l’emploi détenue par le secteur de la fabrication en 2006 et 2012 en Ontario, en Australie, au Canada, au Danemark, en Finlande, en France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, au Japon, en Corée du Sud, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne, en Suède, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis, ainsi qu’une moyenne pour l’OCDE.

Dans tous les cas, la barre de l’année 2012 est inférieure à celle de 2006.

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Graphique 3.5 : Les exportateurs de l’Ontario perdent une part du marché aux États-Unis

Ce graphique à barres montre la baisse, en pourcentage, des importations américaines de marchandises en provenance de l’Ontario, qui sont passées de 8,7 % en 2003 à 5,5 % en 2013.

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Graphique 3.6 : L’Ontario élargit ses marchés d’exportation pour ses biens

Ce graphique à barres comprenant quatre paires de barres montre la part de biens de l’Ontario exportés à quatre différentes régions en 2003 et 2013. Ces régions sont les États-Unis, l’Union européenne, les économies à croissance rapide et le reste du monde. Les économies à croissance rapide comprennent l’Argentine, le Brésil, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Turquie.

La part des biens de l’Ontario exportés aux États-Unis a diminué et est passée de 91,5 % en 2003 à 78,4 % en 2013.

La part des biens de l’Ontario exportés vers l’Union européenne a augmenté et est passée de 3,8 % en 2003 à 9,5 % en 2013.

La part des biens de l’Ontario exportés vers les économies à croissance rapide a augmenté et est passée de 1,8 % en 2003 à 6,4 % en 2013.

La part des biens de l’Ontario exportés vers le reste du monde a augmenté et est passée de 2,9 % en 2003 à 5,7 % en 2013.

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Graphique 3.7 : Scientifiques et ingénieurs composant la main-d’oeuvre de l’Ontario

Ce graphique linéaire simple présente les changements survenus chez les scientifiques et les ingénieurs au chapitre de l’emploi par rapport à l’emploi total entre 1990 et 2013. Les données sont indexées à 100 sur l’année 1990.

L’emploi chez les scientifiques et les ingénieurs a augmenté plus rapidement que l’emploi total; il s’est établi à 182,6 et 132,4 respectivement en 2013.

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Graphique 3.8 : Services financiers et services aux entreprises : Part de l’emploi en Ontario

Ce graphique à barres montre la part de l’emploi détenue par les services financiers et les services aux entreprises en Ontario en 1993 et 2013.

En 1993, l’emploi dans les services financiers et les services aux entreprises représentait 5,0 % et 7,8 % de l’emploi respectivement.

En 2013, l’emploi dans les services financiers et les services aux entreprises représentait 5,6 % et 10,8 % de l’emploi respectivement.

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Graphique 3.9 : Technologies de l’information et des communications (TIC) : Part de l’emploi en Ontario

Ce graphique à barres montre la part de l’emploi détenue par le secteur des logiciels, des autres services de TIC et de la fabrication dans le domaine des TIC en 1993 et 2013.

En 1993, l’emploi dans le secteur des logiciels représentait 0,8 % de l’emploi en Ontario, dans les autres services de TIC, 1,5 %, et dans le secteur de la fabrication dans le domaine des TIC, 1,0 %.

En 2013, l’emploi dans le secteur des logiciels représentait 2,1 % de l’emploi en Ontario, dans les autres services de TIC, 1,6 %, et dans le secteur de la fabrication dans le domaine des TIC, 0,3 %.

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Graphique 3.10 : Croissance de l’emploi en Ontario dans les industries des sciences de la vie

Ce graphique à barres montre le niveau de l’emploi dans les appareils médicaux, les services scientifiques et les services de laboratoire ainsi que dans la recherche et la production pharmaceutiques en 1993 et 2013.

Le secteur des appareils médicaux employait 13 768 travailleurs en 1993 et 19 358 en 2013.

Le secteur des services scientifiques et des services de laboratoire employait 41 250 travailleurs en 1993 et 93 755 en 2013.

Le secteur de la recherche et de la production pharmaceutiques employait 15 902 travailleurs en 1993 et 26 977 en 2013.

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