Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario
CHAPITRE I : TENDANCES ET PROJECTIONS DÉMOGRAPHIQUES

INTRODUCTION

Le présent chapitre traite des tendances démographiques de l’Ontario et des mesures prises par le gouvernement pour composer avec leurs vastes répercussions.

Voici les principales tendances qui ont été établies :

  • La croissance démographique se poursuivra, mais à un rythme plus lent.
  • L’immigration constituera une partie prédominante et de plus en plus grande de la croissance démographique.
  • Les personnes âgées représenteront une part beaucoup plus grande de la population.
  • Il y aura un ralentissement de la croissance du segment de la population en âge de travailler (15 à 64 ans).
  • La croissance démographique sera la plus forte dans la région du grand Toronto (RGT)1.

Les projections de population sur lesquelles ces perspectives démographiques se fondent sont les plus récentes du ministère des Finances de l’Ontario (printemps 2016). Les hypothèses qui sous-tendent ces projections reposent, d’une part, sur les tendances antérieures dans tous les courants migratoires et, d’autre part, sur l’évolution continue des tendances à long terme en matière de fécondité et de mortalité. Même si ces hypothèses sont jugées raisonnables, les projections sont toujours assujetties à une marge d’incertitude. Par conséquent, le présent rapport met l’accent sur le scénario moyen, mais eu égard à l’incertitude, on y présente aussi des projections démographiques de faible et de forte croissance2.

Tableau 1.1 Points saillants des projections démographiques à long terme, scénario de référence
Mesures Données historiques
2011
Données historiques
2016
Projections
2021
Projections
2026
Projections
2031
Projections
2036
Projections
2040
Population (en milliers) 13 264 13 983 14 788 15 614 16 428 17 205 17 802
Croissance annuelle moyenne par rapport à l’année précédente (%) 1,1 1,3 1,1 1,0 0,9 0,9
Répartition par âge (%) - 0 à 14 ans 16,6 15,9 15,8 15,7 15,7 15,3 15,0
Répartition par âge (%) - 15 à 64 ans 69,1 67,8 65,6 63,0 60,7 59,9 59,8
Répartition par âge (%) - 65 ans et plus 14,2 16,4 18,7 21,3 23,6 24,7 25,2
Ratio de dépendance totale1 45 48 53 59 65 67 67
[1] Mesuré en fonction du nombre d’enfants (0 à 14 ans) et de personnes âgées (65 ans et plus) par 100 personnes faisant partie du segment de population en âge de travailler (15 à 64 ans).
Sources : Statistique Canada, 2006-2016 et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

Les approches suggérées à l’égard des politiques et les initiatives actuelles prises par le gouvernement pour faire face aux principaux défis que constituent ces tendances démographiques englobent des mesures pour inciter les groupes sous-représentés à participer au marché du travail, pour moderniser et améliorer la prestation de soins de santé de qualité aux personnes âgées, pour soutenir le revenu des personnes âgées et favoriser l’épargne-retraite, ainsi que pour améliorer la situation économique dans toutes les régions de la province.

Rythme de croissance démographique plus lent

Depuis 1971, l’Ontario affiche une croissance démographique qui s’établit en moyenne à 1,3 % par année. La population de la province est passée de 7,8 millions d’habitants en 1971 à 14,0 millions en 2016, soit une augmentation moyenne de plus de 136 000 personnes par année. La part de la population canadienne que représente l’Ontario a également augmenté, étant passée de 35,7 % en 1971 à 38,5 % en 2016.

On prévoit qu’entre 2016 et 2040, la population de l’Ontario continuera d’augmenter, mais à un rythme de plus en plus lent, passant de 1,3 % en 2016 à 0,8 % en 2040. Dans l’ensemble, la population de la province devrait passer de 14,0 millions d’habitants en 2016 à 17,8 millions en 2040, ce qui représente 3,8 millions de personnes de plus.

Croissance démographique soutenue par l’immigration

La croissance démographique est attribuable à l’accroissement naturel (les naissances moins les décès) et au solde migratoire (solde migratoire international plus solde migratoire interprovincial). Au cours des quatre dernières décennies, la part de la croissance démographique attribuable à l’accroissement naturel a diminué, et ce, en raison des faibles taux de fécondité et de l’augmentation de l’immigration. Au cours des années 1970, l’accroissement naturel de la population représentait environ les deux tiers de la croissance démographique de l’Ontario. Plus récemment, il comptait pour moins de 40 % de cette croissance.

De 2016 à 2040, comme les taux de fertilité devraient demeurer relativement faibles et que le vieillissement de la population se poursuivra, ce fléchissement devrait continuer. D’ici 2040, seulement 13 % de la croissance démographique devrait être attribuable à l’accroissement naturel.

En raison du fléchissement de l’accroissement naturel, le solde migratoire devrait prendre de plus en plus d’importance pour la croissance démographique en Ontario.

L’immigration est la composante la plus importante du solde migratoire. On prévoit que l’immigration annuelle en Ontario demeurera élevée. La part de la population que représente l’immigration annuelle devrait continuer à se situer à environ 0,8 % jusqu’en 2040. Cela est conforme à la hausse récente de la cible en matière d’immigration établie par le gouvernement fédéral et résulte du consensus obtenu quant à l’importance de l’immigration pour la croissance démographique et économique du Canada et de l’Ontario3.

Migration interprovinciale

Historiquement, la contribution de la migration interprovinciale à la croissance démographique de l’Ontario a été faible, les périodes de gains étant habituellement suivis de périodes de pertes, selon un rythme étroitement lié aux cycles économiques. Toutefois, quelle que soit l’année, les pertes ou gains nets de personnes en provenance ou à destination d’autres provinces ont eu une incidence significative sur la croissance démographique annuelle en Ontario.

Vieillissement de la population

Pendant des décennies, les faibles taux de fécondité et la hausse de l’espérance de vie ont contribué au vieillissement de la population. L’espérance de vie à la naissance pour les hommes est passée de 72,0 ans en 1980 à 79,8 ans en 2011 et, pour les femmes, de 78,9 ans à 84,0 ans. D’ici 2040, on prévoit que l’espérance de vie sera de 86,4 ans pour les hommes et de 88,5 ans pour les femmes.

En Ontario, cette tendance s’est intensifiée en raison du vieillissement de la génération des baby-boomers, les personnes nées entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1960.

En 1970, près de 30 % de la population ontarienne était âgée de moins de 15 ans, et les personnes âgées ne représentaient que 8 % de la population. En 2016, il y avait plus de personnes âgées que d’enfants âgés de 0 à 14 ans (ces enfants représentaient 15,9 % de la population totale par rapport à 16,4 % pour les personnes âgées).

D’ici 2040, le nombre de personnes âgées en Ontario devrait presque doubler pour atteindre 4,5 millions, comparativement à 2,3 millions en 2016. On prévoit, pendant cette période, une croissance encore plus rapide pour le groupe des personnes âgée de 85 ans et plus, leur nombre devant presque tripler. D’ici 2040, les personnes âgées représenteront 25,2 % de la population de l’Ontario.

Perspectives sur le vieillissement de la population

Le rythme du vieillissement de la population varie d’un pays à l’autre. En 2015, la proportion de personnes âgées en Ontario et au Canada se situait légèrement sous la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui s’établissait à 16,2 %, mais elle était nettement plus faible que celle de la zone euro (19,2 %). En Italie et en Allemagne, plus de un habitant sur cinq est déjà âgé de 65 ans ou plus. Au Japon, la proportion de personnes âgées en 2015, qui s’établissait à 26,3 %, était déjà plus élevée que celle prévue pour l’Ontario en 2040 (25,2 %).

Ralentissement de la croissance du segment de la population en âge de travailler

Historiquement, la croissance du segment de la population en âge de travailler (15 à 64 ans) de l’Ontario était principalement due aux jeunes atteignant l’âge de 15 ans et à l’immigration. Au cours des 40 dernières années, la population ontarienne en âge de travailler a augmenté à un rythme annuel de 1,3 %. Dans les années 1960 et 1970, les baby-boomers ont rejoint le groupe d’âge des 15 à 64 ans, pour en grossir les rangs. Au cours des années 2000, les enfants des baby-boomers, soit la « génération écho », ont atteint l’âge de travailler.

De 2016 jusqu’à la fin des années 2020, le passage d’importantes cohortes de baby-boomers à l’âge de la retraite constituera le principal facteur de ralentissement de la croissance du segment de la population en âge de travailler. D’ici 2031, une fois que l’ensemble des baby-boomers aura dépassé l’âge de travailler, le rythme de croissance s’accélérera, mais sera inférieur à ce qu’on a connu par le passé.

Au cours de la période allant de 2016 à 2040, la population en âge de travailler devrait augmenter de 12 %, soit 0,5 % en moyenne par année. D’ici 2040, le nombre de personnes en âge de travailler en Ontario devrait se chiffrer à près de 10,7 millions, soit 59,8 % de la population, comparativement à 67,8 % en 2016.

Puisque, chaque année, plus de personnes atteignent l’âge de 65 ans que l’âge de 15 ans, la croissance du segment en âge de travailler sera exclusivement attribuable au solde migratoire.

Concentration de la croissance démographique dans la région du grand Toronto

Puisque le vieillissement de la population se poursuit et que l’augmentation de la population découlant de l’accroissement naturel est plus faible, de nombreuses régions de la province où la croissance démographique reposait surtout ou exclusivement sur l’accroissement naturel ont déjà commencé à constater un ralentissement de cette croissance. Par contre, on prévoit que le rythme de croissance continuera d’être rapide dans les grands centres urbains, qui accueillent la plupart des immigrants internationaux en Ontario. Cela est particulièrement vrai dans la région du grand Toronto (RGT).

La RGT enregistre l’une des plus fortes croissances parmi les régions métropolitaines d’Amérique du Nord. Sa population a plus que doublé depuis le milieu des années 1970, passant de 3,2 millions de personnes en 1976 à plus de 6,6 millions en 2015 (les données régionales les plus récentes disponibles), et a affiché une croissance considérablement plus rapide que le reste de la province au cours de cette période. En 2015, 48 % des Ontariennes et des Ontariens résidaient dans la RGT, comparativement à 38 % en 1976. L’immigration est le moteur principal de cette croissance régionale.

La RGT demeure attrayante pour les nouveaux arrivants. À preuve, plus de 80 000 personnes immigrent vers la région chaque année, et on prévoit que cette tendance se poursuivra. La population totale de la RGT devrait augmenter de 2,7 millions d’habitants d’ici 2040 pour atteindre près de 9,4 millions. La région représentera plus des deux tiers de la croissance de la population provinciale au cours de la période. On prévoit que, d’ici 2040, 52,6 % de la population ontarienne habitera dans la RGT.

On prévoit aussi que la RGT restera la région où la structure par âge est la plus jeune. Tous les principaux groupes d’âge y afficheront une croissance plus rapide que partout ailleurs dans la province. La RGT est, et demeurera, la région ayant la plus forte proportion de personnes en âge de travailler et la plus faible part de personnes âgées en Ontario. La proportion de la population de la RGT qui fait partie de ce dernier groupe devrait passer de 14,1 % en 2015 à 22,5 % en 2040, tandis que celle du groupe des personnes en âge de travailler devrait passer de 69,7 % à 62,2 %. Dans la RGT, la proportion des personnes âgées augmentera plus rapidement dans les banlieues que dans la ville de Toronto.

Dans le reste de la province, la croissance démographique devrait se poursuivre, mais à un rythme plus lent. D’ici 2040, les régions du Centre et de l’Est de l’Ontario devraient connaître une croissance démographique de plus de 20 %. Dans le Sud Ouest de l’Ontario, la population devrait augmenter d’environ 10 %, tandis que dans le Nord, la population devrait demeurer relativement stable. À l’échelle de la province, la croissance démographique dans les grandes régions urbaines devrait être plus rapide en général, tandis que dans certaines régions éloignées et rurales, la tendance à la baisse devrait se poursuivre à long terme.

Centre de l’Ontario

On prévoit que la population du Centre de l’Ontario augmentera de 705 000, ou de 23,8 %, pour passer de 2,96 millions en 2015 à 3,66 millions de personnes d’ici 2040, mais la part de la population provinciale que représente la région devrait diminuer légèrement pour passer de 21,4 % à 20,6 %.

Les trois principaux groupes d’âge devraient afficher une croissance dans le Centre de l’Ontario jusqu’en 2040, les personnes âgées représentant l’augmentation la plus rapide dans la province (+97 %), après la RGT. La proportion de la population de la RGT qui fait partie de ce groupe devrait passer de 17,8 % en 2015 à 28,3 % en 2040. La proportion du segment de population en âge de travailler dans la région diminuera pour passer de 66,6 % en 2015 à 57,3 % d’ici 2040.

Est de l’Ontario

Dans la région de l’Est, la population devrait afficher une croissance de 23,2 %, ou de 417 000 personnes, le nombre d’habitants passant de 1,80 million à 2,22 millions de personnes en 2040. On prévoit que la population de la ville d’Ottawa passera de 957 000 personnes en 2015 à 1,32 million en 2040. Le reste de la région dans l’ensemble devrait aussi afficher une croissance, mais elle sera inférieure à la moyenne provinciale.

On s’attend à ce que l’Est de l’Ontario demeure la région dont la part de la population en âge de travailler arrive au deuxième rang dans la province en 2040 (58,7 %), après la RGT. Tous les principaux groupes d’âge devraient continuer à afficher une croissance dans l’Est de l’Ontario. Le groupe des personnes âgées représentera 26,8 % de la population de la région en 2040, comparativement à 17,2 % en 2015.

Sud-Ouest de l’Ontario

La population de la région du Sud-Ouest de l’Ontario devrait augmenter de 169 000 personnes ou de 10,5 %, passant de 1,61 million de personnes en 2015 à 1,75 million de personnes d’ici 2040. Dans le Sud-Ouest, le nombre d’enfants devrait rester stable dans l’ensemble jusqu’en 2040, tandis que la population en âge de travailler devrait diminuer quelque peu (-5,7 %). On prévoit que le nombre de personnes âgées dans la région augmentera plus lentement que la moyenne provinciale (+78 %). Toutefois, la proportion de la population de la région que représentent les personnes âgées continuera de se situer au deuxième rang en Ontario, après le Nord-Est, passant de 18,1 % en 2015 à 29,1 % d’ici 2040. Le segment de population en âge de travailler représentait 65,7 % de la population de la région en 2015, mais cette part ne sera que de 56,1 % d’ici 2040.

Nord de l’Ontario

La population du Nord de l’Ontario, pour sa part, devrait rester relativement stable jusqu’en 2040, diminuant légèrement de 2,1 %, pour passer de 798 000 personnes en 2015 à 781 000 personnes d’ici 2040. Dans la région du Nord, le Nord-Est devrait voir sa population diminuer de 19 800 personnes, ou de 3,5 %, passant de 559 000 à 539 000 personnes. Dans la région du Nord-Ouest, on prévoit que la population affichera une légère croissance de 1,4 %, ou de 3 300 personnes, et le nombre d’habitants passera de 239 000 à 242 000 personnes.

Par le passé, l’accroissement naturel positif dans le Nord de l’Ontario a contrebalancé en partie les pertes causées par la migration nette. Cependant, l’accroissement naturel est désormais négatif dans cette région. Par conséquent, la population vieillit plus rapidement dans le Nord que dans le reste de la province.

On prévoit que la proportion de la population de la région que représentent les enfants diminuera pour passer de 14,4 % à 13,4 % et de 16,9 % à 15,6 % pour le Nord-Est et le Nord-Ouest, respectivement. Pour le segment de population en âge de travailler, la proportion devrait diminuer pour passer de 65,7 % à 55,3 % pour le Nord-Est et de 66,2 % à 56,6 % pour le Nord-Ouest. La proportion de la population du Nord-Ouest qui fait partie du groupe de personnes âgées devrait passer de 16,9 % à 27,8 %. En 2015, le Nord-Est avait la plus grande proportion de personnes âgées dans la province, soit 19,9 %, et la région continuera d’avoir la structure par âge la plus vieille jusqu’en 2040, la part de personnes âgées atteignant 31,3 %.

Mesures prises à l’égard des répercussions des perspectives démographiques de l’Ontario

La présente section analyse les mesures prises par le gouvernement de l’Ontario pour faire face aux vastes répercussions économiques et financières découlant des perspectives démographiques de l’Ontario jusqu’en 2040.

Appuyer la croissance future de la main-d’oeuvre

En raison du vieillissement de la population et du ralentissement du rythme de croissance du segment en âge de travailler, la population active de l’Ontario n’augmentera pas autant que par le passé. Ce ralentissement pourrait entraîner une décélération de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de la province. Par conséquent, il est important de mettre en place des politiques qui favorisent la croissance future de la population active. En encourageant la hausse accélérée de la productivité, on pourrait atténuer les effets du ralentissement de la croissance de la population active. Le chapitre II, Tendances et projections économiques, traite de cette question de façon détaillée.

Immigration

L’immigration a toujours contribué considérablement à la croissance économique de l’Ontario et continuera d’être une source de croissance de plus en plus importante pour la population active. Les immigrants hautement qualifiés favorisent aussi le développement d’une économie du savoir et contribuent à stimuler les échanges internationaux de l’Ontario par l’entremise de liens commerciaux et culturels avec les pays d’origine.

En 2015, 103 621 personnes ont immigré en Ontario, 55 % d’entre elles étant des immigrants de la catégorie économique. Il s’agissait de la plus forte proportion parmi les provinces. L’Ontario est une destination prisée par les immigrants internationaux parce que la société est ouverte, inclusive et diversifiée sur le plan culturel, et que son milieu des affaires est compétitif. Cependant, les niveaux d’immigration de la province sont en grande partie déterminés par les cibles et les politiques fédérales. Par exemple, la diminution du nombre d’immigrants entre 2005 et 2011 (voir le graphique 1.10) découle de la politique du gouvernement fédéral visant à mieux répartir les immigrants à l’échelle du pays, principalement grâce à l’élargissement de la portée du programme des candidats des provinces.

Bien que le quota de désignations dans le cadre du Programme ontarien des candidats à l’immigration ait augmenté pour passer de 1 000 personnes en 2012 à 5 500 en 2016, ce nombre représente seulement 5 % environ des immigrants en Ontario en 2015. Pour faire en sorte que sa main-d’oeuvre possède les compétences et les qualifications dont les employeurs ont besoin, l’Ontario doit collaborer avec le gouvernement fédéral pour que les immigrants choisis dans le cadre de certains programmes fédéraux et provinciaux répondent davantage aux besoins du marché du travail de la province et soient en mesure de trouver un emploi correspondant à leur expérience. La Loi de 2015 sur l’immigration en Ontario aidera la province à travailler avec le gouvernement fédéral pour recruter, choisir et accepter des immigrants qualifiés.

L’immigration jouant un rôle encore plus important pour la croissance de la population active en Ontario, la province continuera à fournir du soutien par l’entremise de politiques sur le choix, l’établissement, l’intégration et la formation des immigrants. L’Ontario a mis en place un certain nombre de programmes visant à aider les nouveaux arrivants à s’intégrer sans heurts sur le marché du travail. Mentionnons notamment : le Programme d’aide à l’établissement des nouveaux arrivants, qui aide jusqu’à 80 000 immigrants par année en leur fournissant des renseignements sur les services clés, tels que le logement, la langue, l’emploi et la formation en cours d’emploi; les programmes de formation relais de l’Ontario, qui aident les nouveaux arrivants qualifiés à s’intégrer sans heurts sur le marché du travail en obtenant la licence ou le certificat leur permettant d’exercer leur profession ou leur métier; les programmes gratuits d’apprentissage de la langue à l’intention des adultes, qui aident les immigrants à améliorer leurs compétences linguistiques en français ou en anglais.

Travailleurs âgés

De nombreux travailleurs âgés font face à des obstacles lorsqu’ils désirent rester sur le marché du travail. Le maintien en poste de travailleurs âgés, même à temps partiel, présente plusieurs avantages pour l’économie. On conserve ainsi des gens qui ont des talents en matière de leadership, et qui peuvent faire du mentorat et transmettre leurs connaissances aux travailleurs plus jeunes. Cela permet aussi de combler les besoins en matière de gens de métier qualifiés, spécialement dans les domaines où il y a une forte proportion de travailleurs plus âgés. Les politiques visant à aplanir les obstacles auxquels fait face la main-d’oeuvre comprennent l’appui aux formules souples pour la retraite, telles que la réduction progressive des heures de travail des salariés qui continuent de cotiser aux régimes de retraite; la mise en place d’horaires de travail variables; l’offre de possibilités de perfectionnement professionnel aux travailleurs âgés; l’adoption de mesures visant à équilibrer vie professionnelle et vie personnelle; la promotion de la santé et du bien-être des employés sur le lieu de travail.

Jeunes

Les initiatives qui sont axées sur la hausse de l’emploi des jeunes et l’adoption de mesures incitatives pour permettre une entrée plus rapide sur le marché du travail peuvent contribuer à grossir les rangs de la main-d’oeuvre de l’Ontario. Étant donné qu’à l’avenir un plus grand nombre d’emplois exigeront probablement des études et une formation postsecondaires, il est important que l’Ontario continue à adopter des mesures d’aide visant à stimuler les études supérieures. En mettant en oeuvre la Subvention ontarienne d’études, à compter de l’année scolaire 2017 2018, l’Ontario rend l’éducation postsecondaire encore plus accessible pour les jeunes, faisant en sorte que tous ceux qui sont admissibles puissent y avoir accès, sans égard au revenu familial. La province déploie aussi des efforts pour accroître les possibilités d’apprentissage par l’expérience au sein du système d’éducation afin que les diplômés postsecondaires soient mieux préparés à entrer sur le marché du travail. Pour un complément d’information sur les investissements du gouvernement dans l’éducation postsecondaire, voir le chapitre II, Tendances et projections économiques.

Bien que l’Ontario ait un système d’éducation de calibre mondial, le chômage des jeunes reste élevé et un grand nombre de jeunes n’ont toujours pas les compétences requises pour participer avec succès au marché du travail actuel. La province continue d’instaurer des programmes pour leur venir en aide. Par exemple, le Programme d’accès à l’emploi pour les jeunes offre aux jeunes marginalisés des soutiens intensifs en dehors des services traditionnels de recherche d’emploi et de placement. Ceux-ci englobent de la formation préparatoire à l’emploi, du jumelage travailleur-emploi et des stages rémunérés, ainsi que des incitatifs d’embauche pour les employeurs. Le Programme d’orientation en matière d’emploi pour les jeunes de l’Ontario aide les étudiants et les jeunes qui ne se heurtent pas à d’importants obstacles à l’emploi, mais qui pourraient tirer profit d’une aide supplémentaire pour planifier leur carrière et faire la transition vers le marché du travail, en leur donnant accès aux ressources pour la recherche d’un emploi et en les aidant à trouver un emploi, notamment un emploi d’été.

Accroître la participation des femmes au marché du travail

Il est important d’abolir les obstacles à l’égalité des sexes afin que les femmes puissent participer pleinement au marché du travail et que leur travail soit rémunéré équitablement. La participation au marché du travail des femmes de 25 à 54 ans a augmenté considérablement au cours des 30 dernières années, étant passée de moins de 60 % en 1976 à plus de 80 % en 2015. L’écart entre les taux de participation des hommes et des femmes s’est aussi rétréci avec le temps. Cependant, il est resté stable au cours des 10 dernières années et était de 9,7 points de pourcentage en 2015.

Pour un complément d’information sur la façon de favoriser la participation des femmes au marché du travail, dont l’engagement du gouvernement d’ajouter 100 000 places en garderie agréée au cours des cinq prochaines années, voir le chapitre III, Tendances en emploi.

Personnes handicapées

Des recherches révèlent que les personnes handicapées représentent un bassin de main-d’oeuvre non exploité4. En 2011, le taux d’emploi des personnes handicapées en Ontario était de 45,5 % comparativement à 72,8 % pour le reste de la population de la province5. Il est clair que même si certaines personnes handicapées ont réussi à intégrer le marché du travail de l’Ontario, un grand nombre d’entre elles font toujours face à des obstacles à l’emploi, dont la discrimination fondée sur la capacité physique, les mythes omniprésents entourant les habiletés des personnes handicapées, les perceptions fautives d’employeurs et les renseignements erronés qu’ils reçoivent, les obstacles quant aux procédures dans le cadre du processus de recrutement, et les services d’emploi et de formation fragmentés qui ne répondent pas toujours aux besoins diversifiés des personnes handicapées.

Conformément à l’annonce faite dans le budget de 2016, l’Ontario adopte une approche à l’échelle du gouvernement, travaillant avec des ministères et des personnes handicapées, des employeurs, des éducateurs, des fournisseurs de services et d’autres partenaires clés en vue de mettre au point une stratégie provinciale d’emploi pour les personnes handicapées. Se fondant sur les avis fournis par le Conseil de partenariat pour les perspectives d’emploi des personnes handicapées, la stratégie aidera un plus grand nombre de personnes handicapées à accéder aux occasions d’emploi et un plus grand nombre d’entreprises à puiser dans un bassin de main-d’oeuvre talentueuse. Il s’agira d’un vaste plan adapté à l’Ontario qui améliorera l’expérience des gens en matière de services grâce à un accès rationalisé à des services d’emploi et de formation qui reconnaissent les besoins et les objectifs diversifiés des personnes. Les employeurs seront aussi mis à contribution en tant que partenaires actifs pour abolir les obstacles auxquels font face les personnes handicapées et favoriser un milieu de travail inclusif.

Peuples autochtones

Comparativement au reste de la population de l’Ontario, la population autochtone affiche une croissance beaucoup plus rapide et elle est plus jeune. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans représentent 19 % des Autochtones qui ont un emploi par rapport à 13 % pour le reste de la population. Entre 2007 et 2016, l’emploi des Autochtones en Ontario a augmenté de 39 %, comparativement à un taux de 6 % pour les personnes qui ne font pas partie de ce groupe. La province investit pour appuyer les apprenants autochtones aux neuf instituts autochtones de l’Ontario. Le Fonds de développement économique pour les Autochtones vise à accroître l’accès aux possibilités d’emploi et de formation pour les peuples autochtones.

Le gouvernement appuie aussi la croissance future et le renforcement de la qualité de la main-d’oeuvre de la province grâce à des investissements continus dans l’éducation, l’acquisition de compétences et la formation. Pour un complément d’information sur la façon dont ces investissements contribuent à la productivité de l’Ontario et au niveau de vie de sa population, voir le chapitre II, Tendances et projections économiques.

Mesures prises pour faire face au vieillissement de la population

Comme la population devrait augmenter de 3,8 millions de personnes d’ici 2040 et que le nombre de personnes âgées devrait presque doubler dans la province, une pression croissante sera exercée sur la capacité du gouvernement à dispenser les services et programmes appropriés.

Politiques relatives à la santé pour appuyer le vieillissement de la population

Le gouvernement continuera à faire des progrès quant à son plan Priorité aux patients : Plan d’action en matière de soins de santé, en mettant l’accent sur les patients, en accélérant l’accès aux soins et en investissant dans le système de santé de l’Ontario à long terme. De nombreuses personnes âgées préfèrent recevoir des soins à domicile ou à proximité de celui-ci. La province continuera donc d’investir dans des soins de santé à domicile ou en milieu communautaire de qualité, qui sont souvent moins coûteux que les soins dispensés dans les hôpitaux ou les foyers de soins de longue durée et qui peuvent être tout aussi efficaces.

Depuis 2003, l’Ontario a presque doublé le financement des foyers de soins de longue durée en le portant à environ 4 milliards de dollars par année et a versé des fonds pour inciter les exploitants à accélérer le réaménagement de plus de 30 000 lits dans ces foyers d’ici 2025.

La province a mis sur pied un certain nombre de programmes visant à moderniser et à améliorer la prestation de soins de qualité aux personnes âgées. Par exemple, en 2016, on a entrepris une consultation à l’échelle de la province en vue de l’élaboration d’une nouvelle stratégie sur la démence de façon à améliorer l’accès à des soins de qualité pour les personnes vivant avec la démence et accroître le soutien à leurs aidants.

La province a aussi accru l’accès au Programme de médicaments de l’Ontario, permettant à un plus grand nombre de personnes âgées à faible revenu de demander une réduction du prix de leurs médicaments sur ordonnance. En plus de mettre le vaccin contre la grippe à la disposition de toute la population, l’Ontario a élargi la portée de son programme d’immunisation de façon à offrir gratuitement le vaccin contre le zona à toutes les personnes de 65 à 70 ans, ce qui contribuera à réduire le nombre de visites aux salles des urgences et d’hospitalisations.

Afin d’aider les personnes âgées à demeurer dans leur collectivité et à rester actives, l’Ontario continue à investir dans des programmes, tels que le Programme de subventions aux projets communautaires pour l’inclusion des personnes âgées, le Programme de subventions pour la planification communautaire amie des aînés et le réseau des centres pour personnes âgées.

Soutien du revenu de la population vieillissante

En raison du vieillissement de la population, il sera important d’avoir des programmes en place pour favoriser l’épargne-retraite et soutenir le revenu des personnes âgées. On allégera ainsi la pression exercée sur les futurs travailleurs pour qu’ils soutiennent le revenu des personnes âgées à long terme.

La population de l’Ontario et du Canada peut être fière de son système de sécurité du revenu de retraite. À l’âge de 65 ans, les personnes ont droit à des programmes de soutien du revenu, tels que la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti (SRG) du gouvernement fédéral et le Régime de revenu annuel garanti de l’Ontario. Ces programmes aident la majorité des personnes âgées, tout spécialement celles qui n’ont pas suffisamment d’économies, à éviter de vivre dans la pauvreté. Un revenu supplémentaire tiré du Régime de pensions du Canada (RPC), des régimes de retraite d’employeur et des économies personnelles permet actuellement à la plupart des personnes âgées de vivre avec dignité à la retraite.

Cependant, en raison des tendances actuelles, comme le fait que moins de travailleurs ont accès à un régime de retraite d’employeur et que la longévité est croissante, il est plus difficile pour les travailleurs d’économiser assez pour prendre une retraite confortable.

Pour favoriser l’épargne-retraite, l’Ontario met en oeuvre une stratégie à multiples volets visant à améliorer la sécurité de la retraite (voir le chapitre III, Tendances en emploi). Les progrès réalisés en vertu de cette stratégie englobent une entente historique conclue par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux en vue de bonifier le RPC, dans le cadre de laquelle l’Ontario a joué un rôle central.

Le RPC n’a pratiquement pas changé depuis des décennies. En 2013, lorsque le gouvernement fédéral de l’époque a mis fin unilatéralement aux discussions nationales sur la bonification du RPC, l’Ontario a décidé de relever le défi que constitue l’épargne-retraite en élaborant le Régime de retraite de la province de l’Ontario (RRPO). Cependant, la bonification du RPC a toujours été l’approche privilégiée par la province. Grâce aux pressions exercées par l’Ontario pour la bonification du RPC et à l’élaboration du RRPO, la bonification du RPC est demeurée au programme national. À l’automne 2015, le nouveau gouvernement fédéral a repris les discussions à l’échelle nationale et, en juin 2016, un accord national a été conclu en vue de bonifier le RPC. C’est en grande partie grâce au leadership et à l’engagement de l’Ontario, qui souhaitait s’attaquer au problème de l’épargne-retraite, que l’accord a pu être conclu en moins d’un an.

La bonification du RPC améliorera considérablement la sécurité de la retraite de nombreux travailleurs actuels en leur fournissant une hausse significative de leur revenu de retraite pour le reste de leur vie, ce qui aidera aussi à diminuer les coûts liés au vieillissement de la population pour les futurs travailleurs.

Bien que la pauvreté des personnes âgées ait diminué considérablement au cours des trois dernières décennies, certaines d’entre elles, surtout les personnes vivant seules, sont toujours aux prises avec cette réalité. Pour aider à soutenir les personnes âgées qui vivent dans la pauvreté, le gouvernement fédéral a augmenté récemment les prestations du SRG pour les personnes âgées qui vivent seules et dont les revenus sont les plus bas.

Faire face à la situation dans les régions

Les différences régionales relativement au rythme de croissance démographique et du vieillissement de la population contribueront aux différences économiques parmi les régions de l’Ontario. D’autres facteurs auront aussi une incidence sur la croissance économique régionale, dont la présence de ressources naturelles et d’autres dotations en ressources naturelles, la combinaison d’entreprises et d’industries, et la disponibilité des compétences nécessaires.

Les cinq régions de l’Ontario varient quant à leur taille, à leur géographie, ainsi qu’à leur structure et à leur rendement économiques. La RGT représente près de 50 % du PIB et de l’emploi de la province. Par contre, le Nord de l’Ontario représente environ 90 % de la masse terrestre de la province, mais environ 5 % de la population, de l’emploi et de l’activité économique. Même si les économies du Centre, de l’Est et du Sud-Ouest de l’Ontario sont beaucoup plus diversifiées que celle du Nord de l’Ontario, elles sont moins diversifiées et de moins grande envergure que celle de la RGT.

Planification de la croissance provinciale

La province s’est engagée à améliorer la situation économique de toutes les régions de l’Ontario. La Déclaration de principes provinciale de 2014, faite en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire, oriente la politique sur l’aménagement du territoire et jette les bases de la réglementation de l’aménagement du territoire partout en Ontario.

La Loi de 2005 sur les zones de croissance autorise la détermination et la désignation des zones de croissance planifiées dans toute la province et l’élaboration de plans de croissance provinciaux. Les décisions concernant la croissance peuvent ainsi être prises de manière à maintenir une économie robuste, à bâtir des collectivités fortes, et à favoriser un environnement sain et une culture axée sur la conservation. Jusqu’ici, deux plans de croissance ont été rendus publics, le Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe en 2006 et le Plan de croissance du Nord de l’Ontario en 2011, qui orientent les investissements faits et les mesures prises par la province dans ces régions.

Dans la région élargie du Golden Horseshoe, quatre plans d’aménagement provinciaux, soit le Plan de croissance de la région élargie du Golden Horseshoe, le Plan de la ceinture de verdure, le Plan de conservation de la moraine d’Oak Ridges et le Plan d’aménagement de l’escarpement du Niagara, permettent ensemble de gérer la croissance, de bâtir des communautés complètes, de freiner l’étalement et de protéger le milieu naturel de cette région.

En 2016, la province a rendu publiques des mises à jour proposées aux quatre plans en vue d’obtenir les commentaires du public. Si les modifications proposées sont approuvées, on obtiendra une orientation plus ferme pour la planification de communautés qui offrent une bonne qualité de vie, qui favorisent les transports en commun et qui seront en mesure de soutenir une croissance économique continue. Les plans proposés devraient être établis définitivement en 2017.

Développement économique régional

Les entreprises locales jouent un rôle important dans la prospérité des régions et des collectivités en créant des emplois pour la population ontarienne. Le gouvernement continue aussi à appuyer les entreprises et les collectivités partout en Ontario par l’entremise de ses fonds de développement économique régionaux, dont :

  • le Fonds de développement du Sud-Ouest de l’Ontario (FDSOO);
  • le Fonds de développement de l’Est de l’Ontario (FDEO);
  • la Société de gestion du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario (SGFPNO);
  • le Fonds de développement économique pour les Autochtones (FDEA).

En vue de bâtir des régions concurrentielles pour l’économie future, l’Ontario s’est engagé à élaborer des plans de développement économique régional d’ici 2017. Ces plans engloberaient des stratégies visant à miser sur les atouts uniques de chaque région et à relever leurs défis sur le plan économique.

Investir dans l’infrastructure

Selon les projections, tous les types d’infrastructure seront fortement sollicités par la croissance démographique de l’Ontario, qu’on pense notamment aux transports, aux soins de santé, à l’éducation, à la gestion des eaux et au réseau d’électricité. Par exemple, une population vieillissante et un nombre croissant de personnes âgées vivant seules auront probablement des incidences sur les besoins en logement, transports en commun et services communautaires. Les mesures de soutien peuvent englober des carrefours communautaires, qui réunissent un éventail de services publics sous un même toit, ainsi que de nouvelles technologies qui améliorent l’accès aux renseignements et le partage de l’information au sein des communautés, des entreprises et des institutions.

La province prend des mesures pour renforcer le système de santé en vue de permettre à la population de l’Ontario d’avoir accès plus rapidement aux bons soins; elle prévoit en effet investir 12 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années dans l’infrastructure de la santé pour aider les patients à recevoir des soins de qualité. Les élèves des quatre coins de la province profitent aussi d’installations modernes qui améliorent leur expérience d’apprentissage et favoriseront le rendement et le bien-être des futures générations d’élèves. Au cours des 10 prochaines années, la province projette de fournir 12 milliards de dollars en subventions d’immobilisations dans le secteur de l’éducation pour répondre aux besoins locaux tout en établissant des milieux d’apprentissage modernes pour les élèves.

Les investissements dans l’infrastructure de l’Ontario tiennent compte de la croissance irrégulière prévue de la population et de l’économie dans les régions de la province. Afin d’appuyer les emplois et de stimuler la croissance économique dans les régions moins populeuses, la province et le gouvernement fédéral auront recours au Fonds des petites collectivités pour affecter chacun 272 millions de dollars sur 10 ans à des projets d’infrastructure dans des municipalités comptant moins de 100 000 personnes. Par exemple, en puisant dans ce fonds, la province et le gouvernement fédéral accordent de l’argent pour que le service Internet ultra-rapide soit offert dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du projet du réseau Southwestern Integrated Fibre Technology, procurera la transmission par fibre optique à plus de 300 collectivités représentant au total 3,5 millions de personnes. La province octroie aussi des montants pour l’infrastructure dans le cadre du Fonds ontarien pour l’infrastructure communautaire, qui aide les petites municipalités et les collectivités du Nord à réaliser des projets cruciaux ayant trait aux routes, aux ponts, à l’eau potable et au traitement des eaux usées. Comme cela a été annoncé en 2016, ce fonds passera de 100 millions de dollars par année à 300 millions de dollars par année d’ici 2018 2019.

Pour un complément d’information sur les investissements dans l’infrastructure, voir le chapitre II, Tendances et projections économiques, Investissement dans l’infrastructure et le chapitre IV, Perspectives financières à long terme, Coût futur des investissements dans l’infrastructure.

TABLEAU 1.2 Composantes de la croissance démographique de l’Ontario, de 2011 à 2040
En milliers
Composante Données historiques
2011-2016
Projections
2016-2021
Projections
2021-2026
Projections
2026-2031
Projections
2031-2036
Projections
2036-2040
Population au départ 13 264 13 983 14 788 15 614 16 428 17 205
Naissances 720 777 819 830 826 668
Décès 479 501 547 598 661 581
Immigration 518 581 606 638 670 558
Émigration 88 85 90 93 96 78
Variation nette du nombre de résidents non permanents 89 42 37 38 38 30
Migration interprovinciale nette (42) 15 0 0 0 0
Population à la fin 13 983 14 788 15 614 16 428 17 205 17 802
Sources : Statistique Canada, 2006-2016, et projections du ministère des Finances de l’Ontario.
TABLEAU 1.3 Population des régions de l’Ontario, de 2015 à 2040
En milliers
Région Données historiques
2015
Projections
2021
Projections
2026
Projections
2031
Projections
2036
Projections
2040
Région du grand Toronto 6 626 7 289 7 843 8 397 8 938 9 361
Centre 2 958 3 132 3 279 3 424 3 560 3 662
Est 1 800 1 911 2 000 2 085 2 161 2 218
Sud-Ouest 1 611 1 658 1 696 1 730 1 759 1 780
Nord-Est 559 556 553 549 544 539
Nord-Ouest 239 242 243 244 243 242
Ontario 13 797 14 788 15 614 16 428 17 205 17 802
Nota : Estimation révisée de 2015 pour l’Ontario. Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres.
Sources : Statistique Canada, 2015, et projections du ministère des Finances de l’Ontario.
TABLEAU 1.4 Répartition par âge de la population de l’Ontario, de 2016 à 2040
Pourcentage du total (%)
Groupe d’âge Données historiques
2016
Projections
2021
Projections
2026
Projections
2031
Projections
2036
Projections
2040
0 à 14 ans 15,9 15,8 15,7 15,7 15,3 15,0
0 à 4 ans 5,2 5,3 5,3 5,1 4,9 4,8
5 à 14 ans 10,6 10,4 10,4 10,6 10,4 10,2
15 à 64 ans 67,8 65,6 63,0 60,7 59,9 59,8
15 à 24 ans 13,1 11,7 11,2 11,1 11,2 11,5
25 à 44 ans 26,7 27,0 26,7 25,8 24,8 24,1
45 à 64 ans 28,0 26,8 25,1 23,8 23,9 24,3
65 ans et plus 16,4 18,7 21,3 23,6 24,7 25,2
65 à 74 ans 9,2 10,5 11,5 12,1 11,4 10,4
75 à 84 ans 5,0 5,6 6,9 8,1 9,0 9,7
85 ans et plus 2,2 2,5 2,8 3,4 4,3 5,1
Sources : Statistique Canada, 2016, et projections du ministère des Finances de l’Ontario.

Notes

1 Dans le présent rapport, la région du grand Toronto englobe la ville de Toronto et les municipalités régionales de Halton, Peel, York et Durham.

2 Voir le site Web du ministère des Finances de l’Ontario à : www.fin.gov.on.ca/fr/economy/demographics/projections/index.html

3 Cette cible a été haussée pour passer de 279 200 en 2015 à 300 000 en 2016 et 2017.

4 Le chemin vers 2025 : Plan d’action sur l’accessibilité de l’Ontario.

5 Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2012.

Description des graphiques

Graphique 1.1 : Taux de croissance de la population de l’Ontario, de 1971 à 2040

Ce graphique à barres montre le taux de croissance annuelle de la population de l’Ontario, passé et prévu, de 1971 à 2040. Les taux de croissance passés étaient supérieurs aux prévisions. Pendant la période allant de 1971 à 2016, le taux moyen de croissance annuelle de la population était de 1,3 %, ce qui est supérieur au taux moyen prévu de croissance annuelle pour la période de 2016 à 2040, qui était de 1,0 %.

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Graphique 1.2 : Contribution de l’accroissement naturel et du solde migratoire à la croissance démographique de l’Ontario, de 1971 à 2040

Ce graphique en aires présente la contribution annuelle de l’accroissement naturel et du solde migratoire à la croissance de la population totale en Ontario de 1971 à 2016, et les projections jusqu’en 2040. La population de l’Ontario augmentait habituellement à partir de l’accroissement naturel dans les années 1970. Cependant, l’accroissement naturel représentait seulement 34 % de la croissance de la population totale dans les cinq dernières années et on prévoit que cette proportion devrait diminuer et s’établir à 13 % en 2040.

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Graphique 1.3 : Solde migratoire interprovincial de l’Ontario, de 1971 à 2016

Ce graphique à barres montre le solde migratoire interprovincial de l’Ontario pour la période allant de 1971 à 2016. De nombreuses années de gains sont habituellement suivies par de nombreuses années de pertes, selon le cycle économique de l’Ontario. De 1996 à 2003, l’Ontario a gagné, au total, 75 000 migrants interprovinciaux. Cette période a été suivie par 12 années de pertes nettes continues, totalisant 142 000 personnes. Le solde migratoire interprovincial de l’Ontario est redevenu positif au cours de la dernière année.

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Graphique 1.4 : Les baby-boomers et la structure par âge de l’Ontario, de 1965 à 2035

Ce graphique montre la pyramide d’âges de la population de l’Ontario par groupe d’âges, mettant en relief la génération des baby-boomers. En 1965, les baby-boomers étaient à l’école. En 1985, ils étaient de jeunes adultes. En 2005, ils étaient des travailleurs plus vieux. En 2015, ils étaient de jeunes retraités et d’ici 2035, ils seront des personnes âgées.

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Graphique 1.5 : Répartition selon l’âge de la population de l’Ontario, de 1980 à 2040

Ce graphique montre la répartition selon l’âge de la population de l’Ontario par grand groupe d’âges en 1980, 2000, 2020 et 2040. En 1980, 22,1 % des Ontariennes et Ontariens étaient des enfants âgés de 0 à 14 ans, 68,2 % étaient en âge de travailler (15 à 64 ans), et 9,7 % étaient des personnes âgées (65 ans et plus). En 2020, les enfants représenteront 15,8 % de la population totale de l’Ontario, le groupe de personnes en âge de travailler représentera 66,0 % du total et les personnes âgées, 18,2 %. En 2040, 15,0 % des Ontariennes et des Ontariens seront des enfants âgés de 0 à 14 ans, 59,8 % seront en âge de travailler et 25,2 % seront des personnes âgées.

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Graphique 1.6 : Part de la population âgée de 65 ans et plus, Ontario et certains pays, 2015

Ce graphique montre la part de la population âgée de 65 ans et plus en 2015 dans certains pays. C’est au Japon et en Italie que la proportion de personnes âgées était la plus imposante, avec 26,3 % et 22,4 % respectivement. Les proportions les plus basses se trouvaient au Mexique, avec 6,5 % et au Brésil avec 7,8 %. L’Ontario se situait à 16,0 %, comparativement à 16,1 % pour le Canada.

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Graphique 1.7 : Taux de croissance du segment de la population en âge de travailler en Ontario, de 1971 à 2040

Ce graphique à barres montre le taux de croissance annuelle du segment de la population en âge de travailler (15 à 64 ans) en Ontario de 1971 à 2040. Il montre une baisse spectaculaire des taux de croissance prévus. Le taux moyen de croissance annuelle du segment de la population en âge de travailler en Ontario était de 1,4 % pendant la période allant de 1971 à 2016. On prévoit qu’il sera de 0,5 % seulement en moyenne de 2016 à 2040.

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Graphique 1.8 : Population de la région du grand Toronto, de 1976 à 2040

Ce graphique montre la population totale de la région du grand Toronto de 1976 à 2040. La RGT avait une population de 3,2 millions de personnes en 1976, qui était passée à 6,6 millions de personnes en 2015, et on prévoit qu’elle atteindra 9,4 millions de personnes d’ici 2040.

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Graphique 1.9 : Population des régions de l’Ontario, 2015 et 2040

Ce graphique montre la carte des régions de l’Ontario et leur population réelle en 2015, ainsi que la population prévue en 2040. On prévoit que la population totale devrait augmenter et passer 6,6 millions de personnes en 2015 à 9,4 millions de personnes en 2040 dans la région du grand Toronto, de 3,0 millions à 3,7 millions dans le Centre, de 1,8 million à 2,2 millions dans l’Est, et de 1,6 million à 1,8 million dans le Sud-Ouest. Pendant la même période, la population du Nord-Ouest devrait être stable, s’établissant à 0,2 million, tandis que dans le Nord-Est, on prévoit que la population diminuera légèrement pour passer de 0,6 million à 0,5 million.

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Graphique 1.10 : Immigration annuelle en Ontario de 1971 à 2016

Ce graphique à barres montre le niveau d’immigration annuelle en Ontario de 1971 à 2016. Au cours de cette période, les flux d’immigration annuelle sont passés de 62 258 en 1971-1972 à 119 647 en 2015‑2016, fluctuant entre un creux de 40 252 en 1983-1984 et un sommet de 152 823 en 2001-2002.

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Graphique 1.11 : Taux de participation des personnes âgées de 25 à 54 ans, selon le sexe, de 1976 à 2015, Ontario

Ce graphique linéaire montre les taux de participation pour les hommes et les femmes de 25 à 54 ans de 1976 à 2015. Les taux de participation des hommes sont passés de 96,1 % à 90,4 % et chez les femmes, ils sont passés de 57,4 % à 80,7 % pendant la période de référence.

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Graphique 1.12 : Niveaux d’emploi dans les régions de l’Ontario, 1987 et 2016

Ce graphique montre une carte de l’Ontario divisée en cinq régions : Nord, Est, Centre, Sud-Ouest et région du grand Toronto (RGT), ainsi que le niveau d’emploi en 1987 comparé au niveau d’emploi en 2016 pour chaque région. 

Le graphique montre que la RGT est la plus grande région pour ce qui de l’emploi, suivie du Centre, de l’Est, du Sud-Ouest et du Nord de l’Ontario. Il montre également qu’entre 1987 et 2016, l’emploi a affiché une croissance dans chaque région. Dans la RGT, il est passé d’environ 2 154 000 emplois en 1987 à 3 337 000 emplois en 2016. Dans le Centre, le nombre d’emplois est passé d’environ 1 094 000 en 1987 à 1 598 000 en 2016. Dans l’Est, le nombre d’emplois est passé de quelque 658 000 en 1987 à 905 000 en 2016. Dans le Sud-Ouest, il est passé d’environ 647 000 en 1987 à 776 000 en 2016, et dans le Nord, il est passé d’environ 343 000 en 1987 à 348 000 en 2016.

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