Rapport sur les perspectives économiques à long terme de l’Ontario
CHAPITRE II : TENDANCES ET PROJECTIONS ÉCONOMIQUES

INTRODUCTION

Il est important d’examiner l’avenir économique de l’Ontario dans une perspective à long terme pour évaluer les répercussions des politiques du gouvernement et sa viabilité financière. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) conseille aux gouvernements d’inclure des perspectives à long terme dans leur cadre budgétaire, recommandation qui a d’ailleurs été adoptée par un certain nombre de gouvernements nationaux. Les projections à long terme présentées ici reposent sur un ensemble d’hypothèses raisonnables permettant d’établir des prévisions quant aux tendances futures concernant la production économique potentielle de l’Ontario. Les projections sont en grande partie conformes aux prévisions courantes faites par le secteur privé à l’égard de l’Ontario. Si l’économie subira vraisemblablement des fluctuations cycliques tout au long de la période de prévision, les projections présentées ici ne visent pas à prédire ces fluctuations, mais plutôt à fournir un aperçu de la croissance moyenne à long terme.

Voici les principales tendances qui ont été établies :

  • On s’attend à ce que la croissance économique de l’Ontario soit un peu plus faible que par le passé, comme c’est le cas pour d’autres économies avancées, surtout à cause du ralentissement de la croissance de la population en âge de travailler.
  • La croissance de la productivité du travail est un important moteur de la prospérité de l’Ontario et elle devrait se poursuivre au même rythme à long terme.
  • La structure de l’économie de l’Ontario continuera à se transformer et à s’appuyer davantage sur le secteur des services que sur celui de la fabrication de biens, mais à un rythme légèrement plus lent.
  • Les exportateurs de l’Ontario font face à une forte concurrence sur la scène mondiale, mais les marchés émergents en expansion rapide présentent de nouvelles occasions de croissance.

Le gouvernement améliore la prospérité économique à long terme de l’Ontario et accroît la productivité des entreprises de la façon suivante :

  • en investissant dans l’éducation de la main-d’oeuvre pour préparer les travailleurs à profiter des débouchés économiques de demain au moyen des mesures suivantes : soutiens pour les jeunes apprenants, investissement pour élargir l’accès à l’éducation postsecondaire et mise en oeuvre de la Stratégie pour une main-d’oeuvre hautement qualifiée;
  • en encourageant l’innovation, telle que les technologies nouvelles et transformatrices, et en mettant en oeuvre l’Initiative pour la croissance des entreprises pour aider ces dernières à saisir les occasions et à prendre de l’expansion pour profiter de la croissance future;
  • en investissant dans l’infrastructure publique pour soutenir les emplois existants, en créer de nouveaux et améliorer la circulation des personnes et des marchandises;
  • en maintenant un environnement fiscal concurrentiel au moyen de réformes du régime d’imposition des sociétés incluant la réduction des taux d’impôt sur les sociétés et l’élimination de l’impôt sur le capital;
  • en élaborant la stratégie d’expansion commerciale Visées mondiales pour aider les entreprises à accroître leurs exportations et à avoir accès à de nouveaux travailleurs;
  • en investissant le produit du programme de plafonnement et d’échange dans des mesures qui inciteront les entreprises et les industries à réduire leurs émissions en adoptant des technologies propres et à rester concurrentielles.
TABLEAU 2.1 Points saillants des projections à long terme : Scénario de référence
Croissance moyenne (en pourcentage)
  Chiffres réels
(moyenne)
1982-2015
Projections
(moyenne)
2016-2020
Projections
(moyenne)
2021-2025
Projections
(moyenne)
2026-2030
Projections
(moyenne)
2031-2035
Projections
(moyenne)
2036-2040
Projections
(moyenne)
2016-2040
PIB nominal 5,3 3,9 4,0 4,0 4,0 4,0 4,0
PIB réel 2,6 2,2 2,0 2,0 2,0 2,0 2,1
Main-d’oeuvre 1,4 1,0 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
Emploi 1,4 1,2 0,8 0,8 0,8 0,8 0,9
Productivité du travail 1,2 1,0 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2
Indice des prix à la consommation 2,9 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0
Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Économie mondiale et conjoncture extérieure

L’économie de l’Ontario est liée, par les marchés commerciaux et financiers, avec les économies dans le reste du Canada, l’Amérique du Nord et le monde. La présente section analyse les facteurs externes qui ont une incidence sur la demande des exportations de l’Ontario, notamment le rendement de l’économie mondiale, américaine et du reste du Canada, les prix du pétrole, le taux de change Canada-États-Unis et les taux d’intérêt. Une variation importante de l’un ou l’autre de ces facteurs pourrait avoir une incidence majeure sur l’économie de la province.

TABLEAU 2.2 Hypothèses concernant les facteurs externes clés
Éléments Hypothèses
Éléments Hypothèses
Économie mondiale Le PIB mondial réel augmentera d’en moyenne 3,1 % par année pendant la période de 2016 à 2040.
Économie américaine Le taux de croissance du PIB réel devrait atteindre 2,0 % en moyenne pendant la période de 2016 à 2040.
Reste du Canada Le taux de croissance du PIB réel à long terme devrait se situer en moyenne à 1,9 % par année pendant la période de 2016 à 2040.
Prix du pétrole Le cours du pétrole devrait atteindre environ 130 $ le baril (cours nominal en dollars américains) d’ici 2040. Cette projection suppose une hausse modeste des prix réels à long terme.
Dollar canadien La valeur du dollar canadien devrait monter pour atteindre en moyenne 90 cents américains d’ici 2040.
Taux d’intérêt Les taux d’intérêt nominaux devraient augmenter par rapport aux creux enregistrés en 2017, mais n’atteindront pas les moyennes à long terme affichées avant la crise financière mondiale de 2008-2009.

Croissance économique mondiale

Deux grandes tendances devraient influencer les perspectives macroéconomiques mondiales à long terme. La première est la part grandissante de la région de l’Asie-Pacifique (principalement la Chine et l’Inde) sur le plan de la production économique mondiale totale.

La seconde tendance est le ralentissement important du rythme de la croissance économique dans plusieurs régions, sauf en Afrique et au Moyen-Orient, en raison de la croissance plus lente de la population en âge de travailler. Depuis plusieurs décennies, l’expansion démographique a été responsable d’une proportion considérable de la croissance économique mondiale. Dans les pays qui ne sont pas en mesure d’accompagner cette croissance démographique d’une hausse de la productivité du travail, les perspectives économiques seront considérablement moins bonnes1.

TABLEAU 2.3 Perspectives économiques mondiales
Croissance du PIB réel 1997-2015 2016-2020 2021-2040
Échelle mondiale 3,6 3,4 3,0
Union européenne 1,7 1,6 1,1
États-Unis 2,3 2,0 2,0
Japon 0,7 0,6 0,2
Chine 9,4 6,0 4,2
Inde 6,9 6,9 5,3
Sources : Oxford Economics, Blue Chips Economic Indicators et Congressional Budget Office des États-Unis.

Cette projection repose sur l’hypothèse selon laquelle la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel mondial à long terme sera en moyenne de 3,4 % par année entre 2016 et 2020, puis diminuera pour s’établir à 3,0 % par année de 2021 à 2040.

Marchés de l’énergie et des produits de base

Le prix du pétrole brut est demeuré relativement stable, s’établissant à près de 95 $ US le baril entre 2011 et 2014 avant de plonger sous 50 $ US le baril, en raison de la hausse considérable de l’approvisionnement nord-américain provenant des schistes bitumineux, de l’affaiblissement de la demande mondiale et de l’accroissement de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Le prix du pétrole a récemment connu un redressement pour atteindre environ 50 $ US le baril.

À long terme, le cours du pétrole devrait connaître une augmentation modeste en chiffres réels, selon l’hypothèse voulant que les activités d’extraction deviennent de plus en coûteuses et que la demande des marchés émergents demeure relativement forte. D’ici 2040, on prévoit que le prix du pétrole s’établira à environ 130 $ US le baril.

Ces prévisions présentent des risques considérables. L’expérience récente montre que la planète pourrait se retrouver avec un approvisionnement de pétrole nettement plus important et à un prix moindre que prévu. En outre, la croissance de la demande de pétrole à long terme sera tempérée par les efforts accrus en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Taux d’intérêt

Les taux d’intérêt ont une incidence sur le coût de l’argent que les gens empruntent pour acheter un nouveau logement ou démarrer une entreprise. Ils ont également des répercussions sur la capacité des particuliers d’épargner pour la retraite et des gouvernements de faire des emprunts pour investir dans l’infrastructure.

En réponse à la crise financière mondiale de 2008-2009, les banques centrales ont abaissé les taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas et les ont laissés inchangés pendant une longue période. Toutefois, les taux étaient déjà sur une pente descendante dans les décennies précédant la crise. Ce déclin structurel à long terme s’explique par un certain nombre de facteurs, notamment la croissance potentielle moindre de la productivité et de la production, les changements démographiques et l’« excès d’épargne » à l’échelle mondiale. Si l’on se fie à ces développements, il est possible que le taux d’intérêt neutre – c.-à-d. le taux correspondant au taux d’inflation stable à long terme – ait diminué de façon permanente2.

Compte tenu de tous ces facteurs, à long terme, le rendement des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada devrait s’établir à 4,6 % en moyenne et celui des bons du Trésor de trois mois du gouvernement du Canada devrait se situer à 3,5 % en moyenne.

Dollar canadien

Le taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain, qui a enregistré des baisses récemment, devrait se raffermir quelque peu avant de remonter la pente progressivement à long terme, suivant en cela la hausse modeste du prix réel des produits de base.

Comparativement à la période de 2006 à 2014, les perspectives concernant le dollar canadien sont relativement favorables pour les exportateurs ontariens. Cependant, cette amélioration relative sur le plan de la compétitivité survient au moment où l’on observe une augmentation de la concurrence sur la scène mondiale conjuguée à une baisse du prix des produits de base, ce qui pourrait quelque peu amoindrir les avantages à long terme d’un dollar canadien affaibli pour les exportations3.

Reste du Canada

Le reste du Canada continuera d’être un important marché pour les exportations de l’Ontario; ce marché devrait continuer à croître à un rythme modeste, ayant remonté la pente suivant la chute récente du prix du pétrole.

Production économique potentielle de l’Ontario

Les principaux déterminants de la croissance économique à long terme sont la main-d’oeuvre disponible et la croissance de sa productivité, facteurs qui reposent à leur tour sur l’innovation et la croissance du stock de capital.

Population et main-d’oeuvre disponible

L’un des principaux défis auxquels l’Ontario fait face à long terme est le ralentissement de la croissance de sa population en âge de travailler.

Le déclin global du taux de participation au marché du travail, combiné à une croissance plus lente du segment de la population en âge de travailler pendant presque toute la période de projection, se traduit par une croissance de la population active beaucoup moindre que par le passé pour l’Ontario. (Le chapitre I, Tendances et projections démographiques, fournit des renseignements supplémentaires sur les sources sous-jacentes des projections utilisées pour établir les perspectives concernant la population active.)

Productivité

Le taux de croissance de la productivité est un élément clé pour déterminer la production potentielle à long terme de l’Ontario. On accorde une importance particulière à ce facteur compte tenu du déclin prévu de la croissance de la population en âge de travailler durant la période de projection.

Cette projection repose sur l’hypothèse selon laquelle la croissance de la productivité de l’Ontario sera en moyenne de 1,2 % par année entre 2016 et 2040, soit la même que la moyenne pour la période de 1982 à 2015.

Détails des perspectives économiques de l’Ontario

Le ministère des Finances prévoit qu’à long terme, en raison de la croissance plus faible que prévu de la population active, le produit intérieur brut (PIB) réel augmentera en moyenne à un rythme de 2,1 % par année entre 2016 et 2040 en Ontario, ce qui constitue un ralentissement comparativement à la croissance moyenne de 2,6 % enregistrée de 1982 à 2015.

Le PIB réel par habitant devrait augmenter étant donné la croissance soutenue du PIB réel. Le PIB réel par habitant a affiché une hausse de 50 %, passant de 32 000 $ en 1981 à 48 000 $ en 2015. Le ministère des Finances prévoit que le PIB réel par habitant augmentera encore de 29 %, pour atteindre 62 000 $ d’ici 2040.

Le nombre total de personnes occupant un emploi en Ontario devrait augmenter en moyenne pour passer d’environ 6,8 millions entre 2010 et 2015 à environ 8,5 millions entre 2036 et 2040. Le taux de chômage devrait baisser en moyenne pour passer d’environ 7,7 % entre 2010 et 2015 à environ 5,5 % entre 2036 et 2040. La hausse au chapitre des revenus et de l’emploi favorisera la croissance des dépenses des ménages pendant la période de projection.

On prévoit que la part de l’économie que représentent les dépenses de consommation finale diminuera légèrement par rapport aux sommets enregistrés récemment, mais demeurera supérieure à la moyenne historique à long terme.

La formation brute de capital fixe devrait augmenter à un rythme légèrement plus rapide que le PIB durant la période de projection. La croissance des investissements publics et privés constitue un volet important de la croissance de la production potentielle, surtout compte tenu du ralentissement de la croissance de la population en âge de travailler. Comme on l’indique plus loin dans le chapitre, le gouvernement a pris des mesures pour stimuler la croissance du stock de capital dans le secteur privé en diminuant fortement le taux effectif marginal d’imposition sur les nouveaux investissements dans les immobilisations. La province s’est aussi engagée à continuer à faire d’importants investissements dans le secteur public.

Commerce extérieur et économie de l’Ontario

La croissance économique dans le reste du Canada, aux États-Unis et sur la scène mondiale continuera à favoriser la hausse des exportations de l’Ontario.

Le commerce international de marchandises de l’Ontario, qui avait subi les contrecoups du ralentissement économique aux États-Unis et dans le reste du monde à la suite de la crise financière de 2008-2009, a rebondi et est presque revenu au sommet d’avant la récession. Au cours des 10 dernières années, les exportations internationales de services de l’Ontario ont grimpé de 46 %.

Les États-Unis, qui reçoivent 80,5 % des marchandises de l’Ontario, demeurent le principal marché des exportations de la province. Une part croissante de produits et de services exportés sont intégrés dans la production d’autres produits, et l’Ontario contribue de façon importante à ces chaînes de valeur mondiales.

Le Canada est également une destination de choix pour les exportations des États-Unis. Selon le bureau de recensement américain, le Canada est le plus important partenaire de 35 États sur le plan des exportations, l’Ontario étant le principal marché d’exportation pour bon nombre de ces États.

Si les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial international de l’Ontario, la province a, au cours des 10 dernières années, diversifié ses débouchés sur les marchés étrangers. Par exemple, le volume des exportations ontariennes à destination de la Chine, un marché en expansion rapide, a doublé entre 2005 et 2015. De plus, la part des exportations de l’Ontario vers l’Union européenne, le Mexique et Hong Kong a continué de croître.

Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne

L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE) est l’une des initiatives commerciales les plus importantes du Canada. Il établit de nouvelles normes en ce qui a trait au commerce des biens et des services, aux investissements, aux barrières non tarifaires et aux activités d’approvisionnement des gouvernements, ainsi que dans d’autres domaines tels que la main-d’oeuvre et l’environnement.

L’accès préférentiel au vaste et dynamique marché de l’UE offre des débouchés considérables. L’UE est la deuxième économie en importance au monde et le deuxième partenaire économique du Canada après les États-Unis. En outre, elle représente le deuxième marché pour l’importation de biens globalement, ses importations annuelles dépassant la taille du PIB du Canada.

Secteurs assujettis à l’AECG

L’AECG s’applique essentiellement à tous les secteurs et aspects du commerce entre le Canada et l’UE afin d’éliminer ou de réduire les barrières. Il traite entre autres des tarifs, des normes de produit, des investissements et de la certification professionnelle.

Un meilleur accès aux marchés de l’UE offre de nouvelles occasions pour les producteurs, fabricants et exportateurs de l’Ontario ainsi qu’une plus grande certitude, transparence et protection sur le plan des investissements, ce qui procure d’importants avantages pour la population ontarienne et contribue à la prospérité à long terme.

Le reste du Canada demeure une importante destination pour les biens et services de l’Ontario et a reçu 34 % des exportations totales de la province en 2015. Les exportations interprovinciales réelles de services, en particulier, ont pratiquement doublé ces 20 dernières années.

D’une année à l’autre, le volume des exportations et des importations peut être très variable. La province a pris des mesures dans le but d’augmenter les exportations dans le cadre de sa stratégie d’expansion commerciale Visées mondiales. Les échanges commerciaux nets devraient avoir une modeste incidence positive sur la croissance du PIB réel à long terme.

Évolution sectorielle de l’économie

Étant donné l’importance croissante des exportations de services, l’économie de l’Ontario a évolué en conséquence et, autrefois productrice de biens, elle repose dorénavant sur les secteurs producteurs de services. La part du marché de l’emploi de l’Ontario que représente le secteur des services a augmenté, passant de 73,6 % en 1996 à presque 80 % en 2016.

En examinant de plus près la structure de l’économie ontarienne, on constate que la baisse de la part de l’emploi attribuable au secteur de la fabrication a été contrebalancée par des gains dans un large éventail de secteurs de services publics et privés. On prévoit que cette tendance se poursuivra à long terme, quoiqu’à un rythme plus lent.

TABLEAU 2.4 Variation de la part de l’emploi selon les principaux secteurs de l’Ontario
(en pourcentage)
Secteur 1996 2006 2016
Secteur producteur de biens (y compris les éléments 1 à 2 ci-dessous) 26,4 24,6 20,3
1. Fabrication 17,5 15,4 10,7
2. Autres industries productrices de biens 8,9 9,1 9,5
Secteur producteur de services privés (y compris les éléments 1 à 10 ci-dessous) 51,7 53,8 55,5
1. Commerce de gros et de détail 15,0 15,7 14,8
2. Transport et entreposage 4,7 4,6 4,7
3. Information et culture 2,7 2,7 2,1
4. Services financiers 5,2 5,4 5,8
5. Services immobiliers et services de location et de location à bail 2,0 1,9 2,1
6. Services professionnels, scientifiques et techniques 6,1 7,0 8,5
7. Gestion, services administratifs et de soutien 3,4 4,5 4,7
8. Arts, spectacles et loisirs 1,8 2,2 2,4
9. Hébergement et services de restauration 6,0 5,8 6,5
10. Autres services 4,7 4,0 3,9
Services du secteur public (y compris les éléments 1 à 3 ci-dessous) 21,9 21,6 24,2
1. Éducation 6,6 6,9 7,2
2. Soins de santé et aide sociale 9,7 9,8 12,0
3. Administration publique 5,6 4,8 5,0
Nota : Le poste Autres industries productrices de biens englobe les secteurs de l’agriculture, de la pêche, des forêts, des mines, des services publics et de la construction.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active.

Autres scénarios concernant la productivité

La présente section présente des scénarios de croissance économique qui reposent sur diverses possibilités touchant la productivité. On explique pourquoi la croissance de la productivité pourrait être supérieure ou inférieure à celle prévue dans la projection économique de référence. L’annexe présente de plus amples détails sur les scénarios de forte et de faible croissance de l’économie.

Scénario de forte croissance

Dans le scénario de forte croissance, des investissements plus élevés, de meilleurs résultats obtenus grâce aux progrès technologiques et un commerce de plus en plus diversifié vers des marchés émergents en expansion rapide stimulent la productivité qui, en moyenne, est de 0,3 % supérieure chaque année à celle prévue dans le scénario de référence au cours de la période de projection de 2016 à 2040.

Scénario de faible croissance

Dans le scénario de faible croissance, les efforts déployés par l’Ontario pour encourager les entreprises à investir et pour diversifier ses activités commerciales face à la concurrence croissante sur la scène internationale sont moins fructueux. On présume ici que la productivité du travail augmentera à un taux moyen de 0,3 % inférieur à celui prévu dans le scénario de référence.

Conséquences des autres hypothèses en matière de croissance de la productivité

D’ici la fin de la période de prévision, le PIB réel de l’Ontario devrait s’établir à 1 105 milliards de dollars (en dollars de 2007). Selon le scénario de forte productivité, le PIB réel devrait atteindre 1 253 milliards de dollars en 2040, tandis que selon le scénario de faible productivité, le PIB réel devrait augmenter pour s’établir à 992 milliards de dollars. Les scénarios de rechange illustrent le fait que de petites variations du taux annuel de croissance de la productivité peuvent engendrer des différences considérables quant à la taille de l’économie à long terme.

Risques pour les perspectives

La recrudescence du protectionnisme récemment observée dans un certain nombre de pays risque de contrecarrer les intentions de l’Ontario d’accroître et de diversifier ses exportations sur la scène mondiale. On songe notamment au Royaume-Uni, qui a choisi de se retirer de l’Union européenne, et aux États-Unis, où la nouvelle administration entretient des sentiments protectionnistes. L’éventualité de telles barrières commerciales est particulièrement inquiétante compte tenu des faibles perspectives de croissance qui persistent à l’échelle mondiale.

Les projections de croissance plus faibles que prévu aux États-Unis constituent un autre risque important pour les perspectives de croissance et les exportations à long terme de l’Ontario. Un certain nombre de prévisionnistes américains, dont le Congressional Budget Office (CBO), ont récemment abaissé leurs projections à long terme en ce qui a trait à la croissance économique potentielle des États-Unis. Le CBO a notamment baissé ses projections à long terme sur le plan de la croissance de la main-d’oeuvre et de la productivité.

Il est possible que les récentes avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle permettent d’automatiser le travail traditionnellement fait par des humains. Si cette technologie peut engendrer des avantages économiques considérables, elle peut aussi perturber le gagne-pain de nombreux Ontariens et Ontariennes. Ce risque est examiné plus loin dans le chapitre lll, Tendances en emploi.

Autres perspectives concernant la croissance à long terme

À l’heure actuelle, dans le secteur privé, seuls Le Conference Board du Canada et l’Institute for Policy Analysis de l’Université de Toronto établissent des prévisions à long terme concernant l’économie de l’Ontario.

TABLEAU 2.5 Comparaison des projections du ministère des Finances avec d’autres prévisions, de 2016 à 2040, Croissance annuelle moyenne
(en pourcentage)
Prévisions de l’Ontario PIB réel Emploi Production /
employé
Population
source
Le Conference Board of Canada 2,0 0,8 1,1 0,9
Institute for Policy Analysis de l’Université de Toronto 2,1 1,0 1,2 1,1
Ministère des Finances de l’Ontario 2,1 0,9 1,2 1,1

Si les prévisions de ces deux organismes varient quelque peu, les projections du ministère des Finances sont en grande partie conformes aux perspectives exprimées par ces entités sur la croissance à long terme de l’économie de l’Ontario.

Stimuler la croissance de la productivité

La croissance de la productivité est essentielle pour faire avancer la prospérité économique et hausser le niveau de vie. La croissance de la productivité est importante pour l’économie de l’Ontario puisqu’elle est liée à des augmentations plus rapides de la rémunération en chiffres absolus, à des prix plus bas pour les consommateurs, à des bénéfices plus importants pour les entreprises et à des revenus fiscaux plus élevés pour appuyer les services publics clés.

La province continue à prendre des mesures pour améliorer la prospérité économique à long terme de l’Ontario et pour accélérer la croissance de la productivité dans le secteur des entreprises.

Main-d’oeuvre hautement qualifiée

Une main-d’oeuvre hautement scolarisée, dotée des connaissances et des compétences nécessaires pour soutenir la concurrence économique à l’échelle mondiale, est cruciale pour stimuler la productivité de l’Ontario et augmenter le niveau de vie de sa population. Les talents et les compétences des travailleurs de l’Ontario sont invariablement reconnus comme étant l’un des meilleurs atouts de la province pour continuer à attirer les investissements et stimuler la croissance économique. En Ontario, d’importants investissements ont été réalisés dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, à partir de la maternelle et du jardin d’enfants à temps plein jusqu’au palier postsecondaire. Ces investissements sont essentiels pour maintenir les avantages que l’Ontario tire de sa main-d’oeuvre hautement scolarisée. En 2016, la province affichait un taux d’accession aux études postsecondaires plus élevé (68 %) que tous les pays de l’OCDE, y compris le Canada.

Assurer la réussite de l’apprentissage préscolaire

Le gouvernement a mis en place le programme de maternelle et de jardin d’enfants à temps plein (MJE-TP) pour tous les enfants de quatre ans et de cinq ans en Ontario. En outre, il augmentera le nombre de places dans les garderies agréées pour aider les plus jeunes apprenants de la province à profiter du meilleur départ possible dans la vie tout en garantissant leur future réussite scolaire.

La stratégie du gouvernement « Atteindre l’excellence – Une vision renouvelée de l’éducation en Ontario » met l’accent sur des objectifs comme atteindre l’excellence, assurer l’équité et promouvoir le bien-être, ainsi que sur l’adoption de méthodes modernes d’enseignement et d’acquisition des compétences pour les élèves des paliers élémentaire et secondaire. En vue d’atteindre ces objectifs, la province a lancé plusieurs programmes, dont la formation en innovation, en créativité et en entrepreneuriat dans le cadre du programme Majeure Haute Spécialisation (MHS), qui donne aux élèves l’occasion de se concentrer sur un secteur économique précis tout en suivant les cours nécessaires à l’obtention du diplôme d’études secondaires. Cette formation dispensée dans le cadre du programme MHS permettra aux élèves de comprendre le monde selon le point de vue des autres, de générer de nouvelles idées et de leur donner l’assurance nécessaire pour mettre au point des stratégies visant à concrétiser leurs idées tout en tenant compte des répercussions que leurs innovations auront sur le monde qui les entoure.

Investir dans l’éducation postsecondaire

En plus d’augmenter la productivité, le niveau de scolarisation est étroitement associé au revenu individuel des travailleurs. Les travailleurs d’âge moyen (25 à 64 ans) dotés d’un diplôme universitaire gagnent en moyenne 1 310 $ par semaine, soit 51 % de plus que ceux qui n’ont qu’un diplôme d’études secondaires (voir le graphique 2.19).

La province continue à investir dans l’éducation postsecondaire afin de préparer les étudiants d’aujourd’hui aux emplois bien rémunérés de la future économie du savoir. Dans le budget de 2016, la province s’est engagée à investir 3 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour améliorer l’infrastructure de l’éducation postsecondaire et élargir l’accès à une éducation de grande qualité dans les collèges et les universités. De plus, l’Ontario a travaillé en collaboration avec le gouvernement fédéral ainsi qu’avec les collèges et les universités afin de mettre en oeuvre le Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires. Cette initiative mènera à des investissements communs de plus de 1,9 milliard de dollars pour financer les infrastructures de recherche, d’innovation et de formation des établissements d’enseignement postsecondaire de l’Ontario.

Aider les étudiants à payer le coût de leurs études

L’Ontario continue aussi à élargir et à garantir l’accès aux études postsecondaires et à aider les étudiants à assumer le coût de ces études, de sorte que tous les étudiants admissibles qui souhaitent faire des études dans un collège ou une université soient en mesure de les financer. Le gouvernement continue à moderniser le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO), notamment en instaurant dès 2018 un processus intégré d’inscription qui permettra aux étudiants d’adresser leur demande d’inscription au collège ou à l’université en même temps que leur demande de soutien au RAFEO. Par ailleurs, cette mesure leur permettra de recevoir le montant estimatif de leurs droits de scolarité nets en même temps que leur offre d’acceptation.

Investir dans la main-d’oeuvre de l’Ontario

Reconnaissant qu’il est important sur le plan stratégique de continuer à investir dans la main-d’oeuvre de l’Ontario afin que la population soit préparée pour des emplois qui sont de plus en plus centrés sur la technologie et fondés sur le savoir, le gouvernement a formé le Comité d’experts de la première ministre pour le développement d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée. Le rapport final publié en juin 2016 par le Comité d’experts contient plusieurs recommandations pour aider la main-d’oeuvre de la province à s’adapter aux exigences de l’économie du savoir.

Le gouvernement et ses partenaires mettent dorénavant en oeuvre une Stratégie pour une main-d’oeuvre hautement qualifiée afin d’établir une meilleure correspondance entre, d’une part, les programmes d’éducation, de formation et de développement des compétences et, d’autre part, les exigences d’une économie mondiale en évolution et les possibilités d’innovation citées plus loin. Cette stratégie vise à faire des progrès dans des domaines clés, et notamment à améliorer l’accès aux renseignements sur le marché du travail, à accroître les occasions d’apprentissage expérientiel et à stimuler les investissements dans le développement des compétences des travailleurs.

Conformément aux recommandations du Comité d’experts de la première ministre pour le développement d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée, les gouvernements, les employeurs, les syndicats et les établissements d’éducation et de formation doivent se concerter pour augmenter les possibilités de formation en milieu de travail. Les études démontrent que les employeurs au Canada investissent moins par personne dans la formation en milieu de travail que ceux d’autres pays concurrents, dont les États-Unis. Selon Le Conference Board du Canada, le montant affecté par les employeurs canadiens aux activités d’apprentissage et de perfectionnement professionnel de leurs effectifs a baissé, pour passer de 1 249 $ en 1993 à 800 $ en 2015, même si l’on a constaté une légère hausse au cours des dernières années4.

Stimuler l’innovation

Selon la définition de l’OCDE, l’innovation est la mise en oeuvre d’un produit, d’un procédé, d’une méthode de commercialisation ou d’une méthode organisationnelle, soit à caractère neuf, soit considérablement amélioré5. L’innovation et le changement technologique sont importants pour l’économie, car ils sont les principaux moteurs à long terme de la croissance économique et de la prospérité.

Les discussions sur l’innovation font souvent la distinction entre les améliorations progressives de la technologie et les technologies transformatrices, qui créent de nouveaux marchés ou perturbent les activités existantes. Parmi des exemples modernes de technologies transformatrices, citons l’ordinateur personnel et Internet, qui ont refaçonné les activités productives de l’économie et métamorphosé la vie quotidienne des gens.

Au cours des prochaines décennies, les technologies transformatrices pourraient avoir un effet perturbateur sur l’économie de l’Ontario, en touchant notamment les emplois existants et en réorganisant le marché du travail (voir le chapitre III, Tendances en emploi). Voici des exemples de ces technologies :

  • intelligence artificielle;
  • informatique quantique;
  • progrès soutenus dans le secteur des télécommunications mobiles;
  • médecine régénérative et personnalisée;
  • technologies intelligentes qui permettent de mettre en rapport des objets, des ordinateurs et des appareils de communication (« Internet des objets »);
  • technologies propres qui améliorent la production de produits existants, génèrent de nouveaux produits ou créent des sources durables d’énergie.

L’Ontario possède une longue histoire en matière de développement de technologies pionnières telles que l’insuline, le stimulateur cardiaque et le téléphone. Ces réussites ont été appuyées par les institutions de recherche de calibre mondial de la province et un climat d’affaires attrayant qui favorise la recherche-développement (R-D) ainsi que l’entrepreneuriat. Par conséquent, l’économie de l’Ontario est bien placée pour tirer parti du développement, de l’adoption et de la diffusion des technologies transformatrices.

Malgré ce potentiel, les possibilités offertes par les technologies transformatrices et d’autres formes d’innovation sont entravées par les défis liés à l’écosystème d’innovation de la province. Ces défis incluent notamment le faible niveau de dépenses que les entreprises consacrent à la R-D, le sous-investissement dans la technologie de l’information et des communications, la faible croissance de la productivité multifactorielle par rapport aux autres économies avancées comme les États-Unis, ainsi que la faible protection de la propriété intellectuelle.

Afin de mieux réunir les conditions favorables à la concrétisation des possibilités que présentent les technologies transformatrices, la province continue à soutenir l’innovation dans tous les secteurs de l’économie. Entre 2003 et 2013, le gouvernement a dépensé presque 5,5 milliards de dollars à l’appui des activités de R-D partout dans la province; 80 % de ce montant a été affecté à la R-D effectuée dans les universités, les collèges et les hôpitaux universitaires6. Cet investissement s’ajoute aux crédits d’impôt pour la R-D que la province a prévus pour appuyer les entreprises ontariennes.

Initiative pour la croissance des entreprises

Afin de promouvoir un climat d’affaires plus dynamique, l’Ontario met aussi en oeuvre l’Initiative pour la croissance des entreprises, un plan quinquennal doté d’une enveloppe de 400 millions de dollars. Ce plan est destiné à appuyer la mise au point et l’adoption d’innovations et de technologies de pointe dans tous les secteurs de l’économie et à aider les entreprises novatrices à se développer en entreprises de moyenne ou grande envergure.

Un certain nombre de programmes ont été lancés dans le cadre de l’Initiative pour la croissance des entreprises, dont voici des exemples :

  • Le fonds Démarrage et expansion, qui vise à atteindre une enveloppe de 75 millions de dollars, y compris un engagement de la part de la province à hauteur de 25 millions de dollars pour appuyer un nouveau fonds de capital-risque qui fournira aussi du mentorat aux entreprises en démarrage et aux entrepreneurs établis en Ontario.
  • Le Programme de bons pour le démarrage et l’expansion des entreprises, doté de 32,4 millions de dollars. Les bons seront affectés au financement d’activités comme le recrutement et la formation de talents spécialisés, ainsi qu’aux services de protection de la propriété intellectuelle.
  • Doté de 28,8 millions de dollars, le programme pilote Défi pour des petites entreprises innovatrices vise à aider les petites et moyennes entreprises participantes à développer et à faire la démonstration de solutions technologiques novatrices.
  • Le Défi pour la réduction des formalités administratives a pour vocation d’amener les entreprises, les parties prenantes et le grand public à cerner les possibilités d’amélioration réglementaire et à alléger les fardeaux réglementaires des entreprises.

Fonds pour l’emploi et la prospérité

L’Ontario continue de travailler avec les entreprises dans le cadre du Fonds pour l’emploi et la prospérité, doté de 2,7 milliards de dollars sur 10 ans et visant à appuyer les investissements stratégiques pour les entreprises et les secteurs d’activité de l’Ontario. Augmenter les initiatives innovantes et améliorer la croissance de la productivité sont deux des critères clés du programme. Le Fonds a suscité des investissements considérables à travers l’Ontario dans des secteurs tels que la fabrication de pointe, la technologie de l’information et des communications, et les sciences de la vie.

Investissement dans l’infrastructure

Une infrastructure publique, moderne et fiable se traduit par des avantages à long terme pour l’économie de l’Ontario. Elle favorise la croissance, contribue à stimuler la productivité du secteur privé et conforte la position concurrentielle de l’Ontario à l’échelle mondiale. L’infrastructure améliore aussi la qualité de vie de la population ontarienne en fournissant un accès à des écoles et à des hôpitaux améliorés, en facilitant la circulation des personnes et des marchandises, et en reliant les collectivités les unes aux autres.

L’Ontario bénéficie d’un vaste portefeuille d’infrastructures publiques – y compris des ponts, des hôpitaux, des bâtiments publics et des collèges – ayant une valeur de remplacement de près de 550 milliards de dollars. Le gouvernement possède approximativement 40 % de ces biens, soit directement, soit par l’entremise d’organismes du secteur parapublic comme les hôpitaux, les établissements scolaires et les collèges communautaires. Bon nombre de ces biens prennent de l’âge. En effet, l’âge moyen des hôpitaux est de 45 ans et celui des écoles de 38 ans. Il est nécessaire d’améliorer continuellement la planification de la gestion de biens pour faire en sorte que l’infrastructure existante soit adéquatement entretenue et que les nouveaux biens immobiliers soient construits en fonction des besoins.

« Si elles étaient dotées de meilleurs réseaux de transport, les villes pourraient mieux tirer parti des avantages associés à l’agglomération urbaine, et les entreprises deviendraient plus concurrentielles. » [Traduction libre]

David Dodge et Richard Dion
Infrastructure Investment for Longer Term Growth in Ontario

Il est important pour une économie hautement efficace de prévoir suffisamment de fonds à investir dans le renouvellement de l’infrastructure. S’ils sont bien entretenus, les ouvrages d’infrastructure comme les routes, les autoroutes et les ponts durent plus longtemps, ce qui, à long terme, fait économiser de l’argent aux contribuables. En plus des investissements visant à renouveler l’infrastructure de la province, d’autres fonds seront nécessaires pour répondre aux futurs besoins démographiques et économiques. Sont prévus les investissements importants suivants : augmenter le nombre de places en garderie, investir dans les soins de santé et l’éducation postsecondaire, et poursuivre l’intégration du réseau de transport de la province.

Dans le document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2016, le gouvernement s’est engagé à continuer d’investir dans l’infrastructure publique à hauteur de plus de 160 milliards de dollars sur 12 ans, à compter de 2014-2015. À court terme, ces investissements appuieront des emplois dans les entreprises qui construisent, entretiennent et desservent les actifs et celles qui fournissent des services connexes. À moyen terme, l’économie bénéficiera d’une amélioration des routes et des transports en commun, accélérant ainsi la circulation des produits vers les marchés, combattant l’engorgement routier et réduisant la durée des déplacements. À long terme, ces investissements appuieront une économie plus productive, stimuleront la compétitivité et attireront les investissements des entreprises et les éléments talentueux nécessaires à la prospérité économique.

Les avantages économiques des dépenses consacrées à l’infrastructure publique en Ontario

Le gouvernement a retenu les services du Centre for Spatial Economics (C4SE) pour mener une étude visant à évaluer les retombées économiques globales du plan d’infrastructure de l’Ontario. L’étude analyse les répercussions des investissements directs effectués entre 2016-2017 et 2025-2026 et, fait important, se penche sur les effets de la croissance économique et de la productivité à long terme. Compte tenu de l’incertitude associée aux éventuelles réductions de coûts pour les entreprises et à la croissance de la productivité résultant du plan, l’étude évalue les autres scénarios de réduction potentielle des coûts.

L’étude indique qu’à long terme, la valeur actualisée du PIB réel en Ontario augmente d’un montant pouvant aller jusqu’à presque 6 $ en moyenne par dollar consacré à l’infrastructure publique.

La compétitivité des entreprises privées en Ontario est liée à la qualité de l’infrastructure publique. Le plan de la province appuiera un niveau de vie élevé grâce à l’infrastructure publique.

Reconnaissant l’importance des investissements stratégiques dans l’infrastructure publique, le gouvernement a adopté la Loi de 2015 sur l’infrastructure au service de l’emploi et de la prospérité qui exige qu’une attention particulière soit portée aux besoins et à la gestion des éléments d’actif existants. En conformité avec les exigences de la Loi, la province va élaborer un plan d’infrastructure à long terme au cours de l’année prochaine. En voici les principaux objectifs :

  • Définir au sens large les besoins et les priorités de l’Ontario en matière d’infrastructure et énoncer la stratégie du gouvernement pour répondre à ces besoins.
  • Démontrer l’excellence de la gestion des biens de l’Ontario et de la planification de l’infrastructure.
  • Incorporer les occasions d’innovation dans un processus robuste et fondé sur les données probantes pour la planification de l’infrastructure.
  • Jeter les assises de l’analyse technique des plans de gestion des biens.

En janvier 2017, la province a publié une mise à jour sur l’infrastructure qui sert de première étape à la mise en oeuvre du prochain plan d’infrastructure à long terme. En même temps que cette mise à jour, l’Ontario a lancé un site Web interactif présentant, pour l’heure, un échantillon de plus de 500 projets clés déjà en cours d’exécution dans la province.

Les décisions en matière d’infrastructure doivent aussi tenir compte d’un certain nombre de tendances profondes, comme la technologie. Dans le secteur de la santé, cela se traduit par l’utilisation des technologies les plus modernes, comme dans le nouvel hôpital Humber River, le premier hôpital entièrement numérique en Ontario. Dans le secteur de l’éducation, les connexions Internet à large bande permettent aux étudiants en région éloignée de suivre en ligne des cours qui ne sont pas offerts à l’échelle locale. Un meilleur accès à l’Internet à large bande permet à l’ensemble des étudiants d’accéder à des ressources à jour, d’établir des liens un peu partout dans le monde, notamment avec des spécialistes, et de rendre plus équitable la situation de ceux qui ont des besoins particuliers et doivent recourir à la technologie pour leur apprentissage.

Le changement climatique est un autre facteur important dont il faut tenir compte dans les décisions relatives à l’infrastructure. La Stratégie de l’Ontario en matière de changement climatique encourage l’intégration de considérations comme les répercussions et la résilience environnementales lors de la planification et de la prise de décisions portant sur l’infrastructure. Le fait d’incorporer la résilience climatique à la planification infrastructurelle peut générer d’importantes réductions de coût à long terme, et les investissements infrastructurels peuvent contribuer à atténuer les changements climatiques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment au moyen de l’infrastructure verte dont l’émergence s’avère être un moyen efficient d’aboutir à cet objectif.

Compétitivité du régime d’imposition

Le gouvernement de l’Ontario est déterminé à réduire les coûts pour les entreprises en maintenant un régime d’imposition concurrentiel. Les réformes suivantes de l’impôt des sociétés ont allégé le fardeau fiscal et réduit les coûts d’observation, ce qui a eu pour effet d’améliorer considérablement la compétitivité du régime d’imposition et le climat d’investissement dans la province.

  • Le passage à la taxe de vente harmonisée (TVH), combiné à la réduction des taux de l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS) et à l’élimination de l’impôt sur le capital, représente pour les entreprises un allègement fiscal d’environ 9,6 milliards de dollars par année.
  • Les importantes réductions apportées aux taux élevés de l’impôt scolaire applicable aux entreprises engendrent des économies de plus de 200 millions de dollars par an pour les entreprises de l’Ontario.
  • La TVH et la simplification de l’administration de l’IRS engendrent une réduction des coûts d’observation de plus de 635 millions de dollars par année pour les entreprises.

Le taux général de l’IRS de l’Ontario a été réduit par étapes, passant de 14 % en 2009 à 11,5 % en 2011, ce qui le classe au deuxième rang parmi les taux d’imposition les moins élevés au Canada. Affichant un taux général provincial de l’IRS de 11,5 % et un taux général combiné fédéral-provincial de l’IRS de 26,5 %, l’Ontario offre un taux général d’imposition des sociétés qui est concurrentiel à l’échelle du Canada et du monde.

Pour déterminer l’incidence des impôts des sociétés sur les investissements de capitaux, il est aussi important de tenir compte d’autres éléments du régime fiscal.

Le taux effectif marginal d’imposition (TEMI) permet de mesurer le fardeau fiscal lié aux nouveaux investissements des entreprises. Il tient compte de l’IRS, des impôts sur le capital et des taxes de vente au palier fédéral et provincial/de l’État.

Les réductions du taux de l’IRS apportées jusqu’à maintenant par l’Ontario et le gouvernement fédéral, tout comme l’adoption de la TVH et l’élimination de l’impôt sur le capital, ont considérablement réduit le TEMI de l’Ontario applicable aux nouveaux investissements des entreprises depuis 2009.

Le TEMI de l’Ontario, qui était de 33 % en 2009, est passé à 16,9 % en 2016 et continuera à baisser une fois que les restrictions relativement aux crédits d’impôt sur les intrants auront été éliminées. Le TEMI de l’Ontario est plus faible que la moyenne du TEMI aux États-Unis (34,0 %) et l’un des plus faibles parmi les pays du G7.

Cette amélioration considérable de la compétitivité fiscale de l’Ontario à l’égard des nouveaux investissements des entreprises encouragera ces dernières à s’établir dans la province ou à y accroître leurs activités, ce qui créera des emplois et haussera les revenus des Ontariennes et des Ontariens.

Le gouvernement accorde aussi son appui aux entreprises ontariennes par le biais de divers crédits d’impôt liés à la formation, à la R-D, à la fabrication et à la transformation, aux petites entreprises et aux industries culturelles (comme le cinéma et la télévision et les produits multimédias interactifs numériques).

Accroître les exportations internationales

L’Ontario est confronté à un climat économique et politique mondial en pleine mutation. L’économie américaine reprend de la vigueur, le paysage géopolitique se transforme, le niveau d’incertitude en Europe et aux États-Unis est en hausse, et les marchés émergents enregistrent des résultats variables. Vu ces défis et ces nouvelles occasions à exploiter, le ministère du Commerce international a été établi en 2016 à titre de ministère autonome afin d’aider les entreprises ontariennes à développer et à diversifier leurs exportations. En outre, des efforts seront déployés afin de forger des liens et d’explorer les occasions d’établir et d’améliorer la place que tient l’Ontario au sein des réseaux de commerce international, notamment en organisant davantage de missions commerciales et d’activités de commercialisation.

La province mettra aussi en oeuvre une stratégie d’expansion commerciale visant plus particulièrement à aider les entreprises ontariennes, y compris les PME, à exporter leurs produits ou à stimuler leurs exportations et à devenir plus productives. Voici les mesures prévues pour y parvenir : fournir une gamme de services et de programmes consultatifs pour les exportateurs, tant nouveaux qu’existants; déployer des missions commerciales stratégiques à l’échelle internationale; mettre en rapport les PME avec des acheteurs, des partenaires et des distributeurs potentiels; collaborer avec des intervenants stratégiques comme les associations de l’industrie et le gouvernement fédéral.

De concert avec le gouvernement fédéral, la province continue à négocier et à mettre en oeuvre des ententes commerciales d’envergure pour procurer à l’Ontario un avantage compétitif et un accès aux marchés internationaux. Les mesures visant à stimuler le commerce international appuient la prospérité à long terme de l’Ontario par la création d’emplois de grande qualité et bien rémunérés dans le secteur des exportations. La province continuera à dynamiser les exportations en exploitant les créneaux émergents tout en conservant les États-Unis à titre de marché d’exportation clé.

Une économie sobre en carbone

L’économie du futur se caractérisera par l’évolution et l’adoption de méthodes sobres en carbone pour la production des biens et des services. Appuyé par des politiques proactives et des technologies innovatrices, le virage vers l’économie sobre en carbone misera sur les points forts du secteur de la fabrication et des industries axées sur le savoir pour assurer la prospérité économique de l’Ontario dans le futur et pour relever les divers défis associés au changement climatique. Les mesures stratégiques énoncées dans le cadre du Plan d’action contre le changement climatique permettent à l’Ontario d’être en première place pour tirer parti du virage mondial vers une économie hautement productive et sobre en carbone. C’est en concrétisant la vision à long terme de l’Ontario pour les secteurs de la fabrication de pointe et des services évolués, axés sur la création et l’utilisation de biens et de services sobres en carbone, que la province assurera un avenir économique durable et prospère pour sa population.

En mai 2016, l’Ontario a adopté la Loi de 2016 sur l’atténuation du changement climatique et une économie sobre en carbone, établissant ainsi les fondements de son programme de plafonnement et d’échange. Il s’en est suivi un nouveau règlement sur le plafonnement et l’échange qui est entré en vigueur le 1er juillet 2016 et qui comprend des exigences détaillées visant la participation des entreprises au programme. En juin 2016, le gouvernement a publié son Plan d’action contre le changement climatique, qui présente les importantes mesures que la province adoptera pour lutter contre le changement climatique et réduire la pollution causée par les GES tout en contribuant à la croissance économique et à la création d’emplois bien rémunérés.

La première période de conformité du programme de plafonnement et d’échange de l’Ontario entrant en vigueur le 1er janvier 2017, la province tiendra sa première vente aux enchères de quotas d’émissions en mars 2017. Fidèle à sa démarche collaborative à l’égard de la mise en oeuvre du programme de plafonnement et d’échange, l’Ontario consultera les parties prenantes dans le cadre de la conception du programme au-delà de 2020.

En établissant un prix pour le carbone, l’Ontario a créé un incitatif pour investir dans les technologies propres et pour adopter ces technologies, tout en aidant les Ontariennes et Ontariens à faire le passage vers une économie efficace, durable et sobre en carbone. L’engagement de la province à l’égard d’une méthode efficiente de réduction des émissions stimulera les innovations puisqu’il favorisera la mise au point et l’adoption de technologies propres. Par ailleurs, cela permet à l’Ontario de stimuler son économie en exploitant les créneaux du secteur des technologies propres en croissance à l’échelle mondiale. Au Canada, c’est l’Ontario qui affiche la plus grande concentration d’entreprises environnementales et de technologies propres. Ces entreprises évoluent dans des champs d’activité extrêmement variés allant de l’énergie renouvelable aux technologies hydriques, en plus d’être dispersées géographiquement.

La tarification du carbone : plafonnement et échange

Le recours à des mécanismes axés sur le marché pour établir le prix du carbone, comme le programme de plafonnement et d’échange, est le moyen le plus rentable de réduire de façon substantielle les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’accorder des incitatifs robustes aux entreprises et aux ménages afin qu’ils investissent dans des technologies propres innovantes et adoptent de telles technologies.

Pour l’heure, environ 40 territoires nationaux et plus de 20 villes, États et régions ont déjà mis en oeuvre la tarification du carbone ou prévoient de le faire. Selon la Banque mondiale, ces territoires, qui comprennent sept des 10 plus importantes économies du monde, sont responsables de près de 25 % des émissions de GES à l’échelle mondiale.

Au Canada, quatre provinces (Ontario, Alberta, Colombie-Britannique et Québec), représentant presque 81 % des émissions de GES au pays, ont instauré des mécanismes de tarification du carbone. En vertu du mécanisme pancanadien de tarification du carbone annoncé par le gouvernement fédéral en octobre 2016, toutes les provinces auront adopté un mécanisme de tarification du carbone associé aux émissions de GES d’ici 2018.

L’Accord de Paris, entré en vigueur en novembre 2016, marque une étape importante dans la lutte internationale contre le changement climatique. Il témoigne de l’engagement de la majorité des dirigeants mondiaux de prendre des mesures pour freiner la hausse de la température moyenne sur notre planète. Dans la foulée de la lutte contre les changements climatiques, le nombre d’initiatives de tarification du carbone continue à monter un peu partout dans le monde.

Miser sur la Stratégie pour la culture de l’Ontario

Dans sa première Stratégie pour la culture, lancée en 2016, la province a énoncé sa vision, ses objectifs et plus de 40 mesures spécifiques visant à stimuler l’économie créative et à miser sur son incidence économique dans les collectivités des quatre coins de la province. Cette stratégie veillera aussi à favoriser la participation et l’inclusion culturelles en plus de renforcer la culture dans toutes les collectivités ontariennes.

La Stratégie pour la culture appuie la croissance et la prospérité à long terme de l’Ontario en créant des emplois et en favorisant un climat d’affaires dynamique. Elle vise surtout à optimiser la contribution de la culture et de la créativité à la vigueur et à la compétitivité de l’économie du savoir, à miser sur les succès des secteurs de croissance clés, à favoriser l’innovation, à contribuer à l’expansion des entreprises oeuvrant dans le secteur des arts et de la culture, à stimuler le tourisme culturel et à promouvoir les talents et les aptitudes de la main-d’oeuvre culturelle. En Ontario, le secteur de la culture apporte plus de 25 milliards de dollars à l’économie provinciale, appuyant environ 280 000 emplois dans divers secteurs clés : arts, production cinématographique et télévisuelle, multimédias numériques interactifs, édition de livres, publication de magazines, enregistrement et spectacles de musique.

La toute première Stratégie pour la culture du gouvernement embrasse la diversité de l’Ontario et mise sur les initiatives culturelles déjà en place dans la province. L’engagement en matière culturelle exerce un effet stimulant sur la réflexion créative et sur l’innovation, éléments essentiels à l’économie du savoir.

TABLEAU 2.6 Principales variables économiques de l’Ontario (scénario de référence)
Croissance moyenne (%)
  Données historiques
1982-2015
Projections
2016-2020
Projections
2021-2025
Projections
2026-2030
Projections
2031-2035
Projections
2036-2040
Projections
2016-2040
Produit intérieur brut réel 2,6 2,2 2,0 2,0 2,0 2,0 2,1
Dépenses de consommation finale 2,6 2,0 1,9 1,9 1,9 1,9 1,9
Formation brute de capital fixe 3,2 2,8 2,3 2,4 2,1 2,1 2,4
Exportations 3,4 2,4 2,2 2,1 2,0 2,2 2,2
Importations 4,0 2,2 2,2 2,0 1,8 2,0 2,1
Produit intérieur brut nominal 5,3 3,9 4,0 4,0 4,0 4,0 4,0
Autres indicateurs économiques - Mises en chantier de logements (en milliers) 66,0 70,3 72,7 72,2 72,2 69,3 71,3
Autres indicateurs économiques - Revenu primaire des ménages 5,0 4,1 4,2 3,8 3,7 3,8 3,9
Marché du travail - Taux d’activité 67,3 64,8 64,0 63,0 62,3 61,7 63,2
Marché du travail - Main-d’oeuvre 1,4 1,0 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
Marché du travail - Emploi 1,4 1,2 0,8 0,8 0,8 0,8 0,9
Marché du travail - Taux de chômage 7,7 6,3 6,0 5,7 5,6 5,5 5,8
Productivité - PIB réel par heure 1,2 1,0 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2
Prix - Indice des prix à la consommation 2,9 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0
TABLEAU 2.7 Principales hypothèses concernant l’économie de l’Ontario (Projections du scénario de référence)
  Projections (moyenne)
2016-2020
Projections (moyenne)
2021-2025
Projections (moyenne)
2026-2030
Projections (moyenne)
2031-2035
Projections (moyenne)
2036-2040
Projections (moyenne)
2016-2040
PIB réel du reste du Canada (variation en pourcentage) 1,7 2,0 2,0 2,0 2,0 1,9
Déflateur du PIB du reste du Canada (variation en pourcentage) 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0
PIB réel des É.-U. (variation en pourcentage) 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0
Déflateur du PIB des É.-U. (variation en pourcentage) 1,9 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0
Taux de change (cents américains) 79,7 85,4 86,3 87,2 88,1 85,3
Taux des bons du Trésor de 90 jours (en pourcentage) 1,1 3,2 3,5 3,5 3,5 3,0
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement du Canada (en pourcentage) 2,1 4,3 4,6 4,6 4,6 4,0
Taux des bons du Trésor américain de 90 jours (en pourcentage) 1,5 3,3 3,4 3,4 3,4 3,0
Taux des obligations de 10 ans du gouvernement américain (en pourcentage) 2,6 4,4 4,5 4,5 4,5 4,1
Prix du pétrole WTI américain ($ US le baril) 57,2 73,9 87,7 104,2 123,7 89,4
TABLEAU 2.8 Principales variables économiques de l’Ontario (forte productivité)
Croissance moyenne (%)
  Données historiques
1982-2015
Projections
2016-2020
Projections
2021-2025
Projections
2026-2030
Projections
2031-2035
Projections
2036-2040
Projections
2016-2040
Produit intérieur brut réel 2,6 2,3 2,4 2,7 2,6 2,7 2,6
Dépenses de consommation finale 2,6 2,0 2,1 2,3 2,1 2,2 2,1
Formation brute de capital fixe 3,2 3,4 2,9 3,6 2,9 3,1 3,2
Exportations 3,4 2,5 2,7 2,8 2,7 2,9 2,7
Importations 4,0 2,4 2,4 2,4 2,0 2,3 2,3
Produit intérieur brut nominal 5,3 4,1 4,6 4,7 4,6 4,7 4,5
Autres indicateurs économiques - Mises en chantier de logements (en milliers) 66,0 70,5 77,2 78,8 80,3 78,8 77,1
Autres indicateurs économiques - Revenu primaire des ménages 5,0 4,3 4,7 4,5 4,1 4,4 4,4
Marché du travail - Taux d’activité 67,3 64,8 64,0 63,2 62,6 62,2 63,4
Marché du travail - Main-d’oeuvre 1,4 1,0 0,9 0,9 1,0 0,9 1,0
Marché du travail - Emploi 1,4 1,2 0,8 1,1 0,9 1,0 1,0
Marché du travail - Taux de chômage 7,7 6,3 5,8 5,7 5,6 5,4 5,8
Productivité - PIB réel par heure 1,2 1,0 1,5 1,6 1,7 1,7 1,5
Prix - Indice des prix à la consommation 2,9 2,0 2,2 2,0 2,0 2,0 2,0
TABLEAU 2.9 Principales variables économiques de l’Ontario (faible productivité)
Croissance moyenne (%)
  Données historiques
1982-2015
Projections
2016-2020
Projections
2021-2025
Projections
2026-2030
Projections
2031-2035
Projections
2036-2040
Projections
2016-2040
Produit intérieur brut réel 2,6 2,0 1,6 1,4 1,5 1,5 1,6
Dépenses de consommation finale 2,6 1,9 1,7 1,5 1,7 1,6 1,7
Formation brute de capital fixe 3,2 2,4 1,7 1,5 1,5 1,4 1,7
Exportations 3,4 2,3 1,8 1,5 1,4 1,6 1,7
Importations 4,0 2,1 2,1 1,7 1,7 1,8 1,9
Produit intérieur brut nominal 5,3 3,7 3,4 3,5 3,6 3,5 3,5
Autres indicateurs économiques - Mises en chantier de logements (en milliers) 66,0 70,2 68,6 65,9 64,3 60,3 65,9
Autres indicateurs économiques - Revenu primaire des ménages 5,0 3,9 3,8 3,2 3,3 3,3 3,5
Marché du travail - Taux d’activité 67,3 64,8 63,9 62,8 62,0 61,4 63,0
Marché du travail - Main-d’oeuvre 1,4 1,0 0,6 0,6 0,7 0,6 0,7
Marché du travail - Emploi 1,4 1,1 0,8 0,5 0,7 0,7 0,8
Marché du travail - Taux de chômage 7,7 6,4 6,0 5,7 5,6 5,6 5,8
Productivité - PIB réel par heure 1,2 0,9 0,8 0,9 0,8 0,8 0,9
Prix - Indice des prix à la consommation 2,9 2,0 1,9 2,0 2,1 2,1 2,0

Notes

1 The Economist Intelligence Unit, Long-Term Macroeconomic Forecasts : Key Trends to 2050, 2015.

2 Council of Economic Advisors, Long-Term Interest Rates: A Survey, juillet 2015.

3 André Binette, Daniel de Munnick et Julie Melanson, An Update — Canadian Non-Energy Exports : Past Performance and Future Prospects, Document d’analyse de la Banque du Canada (octobre 2015).

4 Le Conference Board du Canada, Learning and Development Outlook, 13th Edition, 2015.

5 Organisation de coopération et de développement économiques, Manuel d’Oslo : Principes directeurs proposés pour le recueil et l’interprétation des données sur l’innovation technologique, 3e édition, 2005.

6 Statistique Canada, Estimations des dépenses canadiennes au titre de la recherche et du développement au Canada, dans les provinces et les territoires (DIRD), no 88-221-X au catalogue, 2015.

Description des graphiques

Graphique 2.1 : Part régionale du PIB mondial

Une série de barres empilées illustre la part grandissante de la production économique mondiale totale que représente la région de l’Asie-Pacifique. En 2003, la région de l’Asie-Pacifique représentait environ 24,3 % du PIB mondial, les Amériques, 37,8 %, l’Europe, 34,4 %, et l’Afrique et le Moyen-Orient, 3,5 %. D’ici 2040, on prévoit que la part du PIB mondial de la région de l’Asie-Pacifique augmentera à 49,2 %, celle des Amériques diminuera pour atteindre 25,6 %, celle de l’Europe fléchira pour passer à 18,5 %, et celle de l’Afrique et du Moyen-Orient augmentera pour s’établir à 6,7 %.

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Graphique 2.2 : Prix du pétrole brut – Valeur nominale et réelle

Ce graphique linéaire illustre le prix d’un baril de pétrole brut West Texas Intermediate, en dollars américains, entre 1990 et 2040. Le prix du pétrole brut est demeuré relativement stable, à près de 95 $ US le baril, entre 2011 et 2014, avant de plonger sous la barre de 50 $. Le prix du pétrole a ensuite remonté quelque peu la pente pour s’établir à environ 50 $ US le baril. On s’attend à ce que le prix du pétrole augmente progressivement à long terme pour atteindre environ 130 $ le baril d’ici 2040.

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Graphique 2.3 : Taux d’intérêt

Ce graphique linéaire illustre les taux d’intérêt d’une obligation de 10 ans du gouvernement du Canada et d’un bon du Trésor de trois mois du gouvernement du Canada entre 1990 et 2040. Les taux d’intérêt à court et à long terme avaient commencé à diminuer avant la crise financière de 2008-2009 et avaient atteint des niveaux historiquement bas par la suite. Le taux d’intérêt d’une obligation de 10 ans du gouvernement du Canada devrait augmenter et s’établir à 4,6 % d’ici 2023 et demeurer stable jusqu’en 2040. Le taux d’intérêt d’un bon du Trésor de trois mois du gouvernement du Canada, quant à lui, devrait augmenter pour atteindre 3,5 % d’ici 2023 et demeurer stable jusqu’en 2040.

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Graphique 2.4 : Dollar canadien

Ce graphique linéaire illustre le taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain entre 1990 et 2040. Après avoir grimpé pour atteindre la quasi-parité entre 2011 et 2013, le dollar a ensuite chuté pour s’établir autour de 75 cents américains. Le taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain devrait se redresser peu à peu, passant des bas niveaux affichés récemment pour s’établir à environ 90 cents américains d’ici 2040.

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Graphique 2.5 : PIB réel du reste du Canada

Ce graphique à barres indique le PIB réel du reste du Canada entre 1982 et 2040. Entre 1982 et 2015, le PIB réel du reste du Canada a augmenté de 2,3 % en moyenne. Entre 2016 et 2020, il devrait augmenter en moyenne de 1,7 %. Entre 2021 et 2040, on s’attend à ce que le PIB réel du reste du Canada augmente en moyenne de 2,0 % par année.

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Graphique 2.6 : Croissance de la main-d’oeuvre de l’Ontario

Ce graphique à barres illustre les taux de croissance de la main-d’oeuvre de l’Ontario entre 1982 et 2040. La main-d’œuvre de l’Ontario a connu une croissance moyenne de 1,4 % entre 1982 et 2015. Le ministère des Finances de l’Ontario projette que la main-d’oeuvre augmentera à un rythme de 1,0 % par année entre 2016 et 2020, et à un rythme de 0,8 % en moyenne par année entre 2021 et 2040.

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Graphique 2.7 : Croissance du PIB réel de l’Ontario

Ce graphique à barres indique les taux de croissance annuelle moyenne du PIB réel de l’Ontario entre 1982 et 2040. Le PIB réel de l’Ontario a augmenté à un rythme de 2,6 % en moyenne entre 1982 et 2015. Le ministère des Finances de l’Ontario projette que le PIB réel de la province augmentera à un rythme de 2,2 % par année entre 2016 et 2020, et de 2,0 % entre 2021 et 2040.

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Graphique 2.8 : PIB réel par habitant

Ce graphique linéaire illustre le niveau du PIB réel de l’Ontario par habitant entre 1981 et 2040 en dollars constants de 2007. Le PIB réel par habitant s’est accru pour passer de 32 000 $ en 1981 à 48 000 $ en 2015. Le ministère des Finances prévoit que le PIB réel par habitant augmentera davantage pour atteindre 62 000 $ d’ici 2040.

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Graphique 2.9 : Marché du travail de l’Ontario

Ce graphique linéaire et à barres illustre le niveau d’emploi et le taux de chômage en Ontario entre 2010 et 2040. On prévoit que le nombre total de personnes occupant un emploi en Ontario augmentera en moyenne pour passer de 6,8 millions entre 2010 et 2015 à environ 8,5 millions entre 2036 et 2040. Le taux de chômage devrait diminuer en moyenne pour passer de 7,7 % entre 2010 et 2015 à environ 5,5 % entre 2036 et 2040.

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Graphique 2.10 : Dépenses de consommation finale en tant que part du PIB

Ce graphique linéaire illustre les dépenses de consommation finale de l’Ontario en proportion du PIB nominal entre 1982 et 2040. La part du PIB que représentent les dépenses de consommation finale de l’Ontario a augmenté, passant de 74,9 % environ en 1982 à 78,6 % en 2015. Le ministère des Finances de l’Ontario projette que cette part diminuera légèrement pour se chiffrer à 77,2 % d’ici 2040.

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Graphique 2.11 : Formation brute de capital fixe en tant que part du PIB

Ce graphique linéaire illustre la formation brute de capital fixe de l’Ontario en proportion du PIB nominal entre 1982 et 2040. La part du PIB que représente la formation brute de capital fixe a augmenté, passant de 19,2 % environ en 1982 à 20,1 % environ en 2015. Le ministère des Finances de l’Ontario projette que cette part augmentera légèrement pour atteindre 21,3 % d’ici 2040.

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Graphique 2.12 : Exportations internationales de l’Ontario

Ce graphique linéaire illustre les exportations internationales de biens et de services de l’Ontario, en milliards de dollars de 2007, entre 1981 et 2015. Les exportations internationales de biens de l’Ontario ont augmenté, passant de 42,4 milliards de dollars en 1981 à 192 milliards de dollars en 2015. Les exportations internationales de services de l’Ontario ont augmenté, passant de 7,4 milliards de dollars en 1981 à 45,6 milliards de dollars en 2015.

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Graphique 2.13 : Plus important partenaire commercial de chacun des États américains sur le plan des exportations

Ce graphique des États-Unis indique le principal partenaire commercial de chaque État sur le plan des exportations internationales selon le bureau de recensement des États-Unis. Le Canada constitue le principal partenaire commercial de trente-cinq États sur le plan des exportations.

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Graphique 2.14 : Exportations interprovinciales de l’Ontario

Ce graphique linéaire illustre les exportations interprovinciales de biens et de services de l’Ontario entre 1981 et 2015. Les exportations interprovinciales de biens de l’Ontario ont diminué, passant de 43,3 milliards de dollars en 1981 à 34,8 milliards de dollars en 2015. Les exportations interprovinciales de services de l’Ontario ont augmenté pour passer de 27,4 milliards de dollars en 1981 à 83,6 milliards de dollars en 2015.

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Graphique 2.15 : Contribution des échanges commerciaux nets à la croissance du PIB réel

Ce graphique linéaire et à barres empilées illustre la contribution des exportations, des importations et des échanges commerciaux nets à la croissance du PIB réel de l’Ontario. Entre 1982 et 2015, la contribution des échanges commerciaux nets à la croissance du PIB réel de l’Ontario a fluctué. Le ministère des Finances de l’Ontario projette que la contribution des échanges commerciaux nets à la croissance du PIB réel sera modeste entre 2016 et 2040.

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Graphique 2.16 : Emploi lié aux biens et aux services

Ce graphique linéaire illustre la part du marché de l’emploi total de l’Ontario que représente l’emploi lié aux biens et aux services entre 1996 et 2016. Entre 1996 et 2016, l’emploi dans le secteur des biens en Ontario en proportion du marché de l’emploi total a diminué, passant de 26,4 % à 20,3 %. Durant la même période, l’emploi dans le secteur des services en Ontario en tant que part du marché de l’emploi total a augmenté, passant de 73,6 % à presque 80 %.

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Graphique 2.17 : Conséquences des scénarios de forte et de faible croissance de la productivité

Ce graphique linéaire illustre les répercussions des scénarios de forte et de faible croissance de la productivité sur le PIB réel de l’Ontario entre 2007 et 2040. D’ici 2040, le PIB réel de l’Ontario devrait atteindre 1 105 milliards de dollars (prix de 2007). Dans le scénario de forte croissance de la productivité, le PIB réel augmenterait pour atteindre 1 253 milliards de dollars (prix de 2007), tandis que dans le scénario de faible croissance de la productivité, le PIB réel se chiffrerait à 992 milliards de dollars (prix de 2007).

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Graphique 2.18 : Pourcentage de la population adulte ayant fait des études postsecondaires, Ontario et certains pays de l’OCDE, 2015

Le graphique montre le pourcentage de la population adulte détenant des titres de compétences postsecondaires, allant du premier rang, soit 67 % pour l’Ontario, jusqu’au dernier rang, soit 21 % pour le Chili. La moyenne pour les pays de l’OCDE est indiquée par une ligne horizontale qui correspond à 39 %.

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Graphique 2.19 : Gains hebdomadaires moyens par niveau de scolarité, travailleurs de 25 à 64 ans, Ontario, 2016

Le graphique montre le montant de gains hebdomadaires moyens, qui vont en ordre ascendant de 783 $ pour les personnes n’ayant pas terminé leurs études secondaires à 1 282 $ pour les personnes ayant un certificat ou diplôme postsecondaire.

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Graphique 2.20 : Investissements dans le secteur de l’éducation postsecondaire (EPS)

Moderniser le RAFEO :

  • Subvention ontarienne d’études (2017)
  • Facturation des frais de scolarité nets (2018)

Renforcer le secteur de l’éducation postsecondaire :

  • Nouvelles formules de financement des universités et des collèges (2017)
  • Renouvellement des ententes de mandat stratégiques (2017)

Construire l’infrastructure de l’EPS :

  • Subventions d’immobilisations (3 milliards de dollars sur 10 ans)
  • Fonds d’investissement stratégique (1,9 milliard de dollars)

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Graphique 2.21 : Dépenses en recherche-développement en Ontario comparativement au Canada et aux États-Unis

Ce graphique illustre le montant des dépenses affectées à la recherche-développement (R-D) en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) de 2000 à 2013 en Ontario, au Canada et aux États-Unis. En 2013, les entreprises en Ontario ont consacré à la R-D 1,0 % du PIB. Le montant consacré à la R-D par les entreprises au Canada et aux États-Unis en pourcentage du PIB était respectivement de 0,9 % et de 1,9 % en 2013.

Le graphique indique que la R-D des entreprises en Ontario en pourcentage du PIB est en déclin depuis le sommet de 1,7 % atteint en 2001. En Ontario, la R-D des entreprises est plus intense qu’ailleurs au Canada, mais plus faible qu’aux États-Unis au cours de la période de 2000 à 2013. 

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Graphique 2.22 : Dépenses infrastructurelles, historiques et prévues

Ce graphique illustre les dépenses infrastructurelles de la province, historiques et prévues, entre 2004-2005 et 2025-2026. Les chiffres ne tiennent pas compte des investissements de tiers dans les hôpitaux, les collèges et les écoles, ni des contributions fédérales non affectées aux investissements provinciaux dans l’infrastructure. Les chiffres prévisionnels (2016-2017 à 2025-2026) ont été tirés du document Perspectives économiques et revue financière de l’Ontario 2016 et pourraient changer.

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Graphique 2.23 : Retombées économiques du plan d’infrastructure du gouvernement de l’Ontario

Ce graphique illustre l’incidence sur le PIB réel de l’Ontario du plan d’infrastructure décennal du gouvernement (de 2016-2017 à 2025-2026). Les répercussions des dépenses sont mesurées à long terme, de 2016 à 2050. On présume que les entreprises sont en mesure de profiter de tous les avantages de productivité résultant du plan d’infrastructure.

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Graphique 2.24 : Taux de l'impôt sur le revenu des sociétés au Canada

Ce graphique à barres montre que l’Ontario se classe au deuxième rang parmi les taux de l’impôt sur le revenu des sociétés (IRS) les moins élevés, soit 11,5 %, quand on le compare au taux fédéral du Canada et au taux général des autres provinces. La Colombie-Britannique a le taux général d’IRS le plus faible à 11 %, et la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont le taux général d’IRS le plus élevé à 16 %. Le taux général fédéral de l’IRS est de 15 %.

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Graphique 2.25 : Le taux effectif marginal d’imposition de l’Ontario applicable aux nouveaux investissements des entreprises a été réduit considérablement depuis 2009

Le taux effectif marginal d’imposition (TEMI) est une mesure exhaustive du fardeau fiscal imposé sur les nouveaux investissements des entreprises. Il tient compte des taux fédéraux et provinciaux/d’État de l’impôt sur le revenu des sociétés, de l’impôt sur le capital et des taxes de vente. Les modifications des taux de l’impôt en Ontario et au palier fédéral ont réduit le taux du TEMI, qui est passé de 33 % en 2009 à 16,9 % en 2016. En comparaison, en 2016, la moyenne du TEMI était de 34 % aux États-Unis et de 19,2 % dans les pays membres de l’OCDE, excepté le Canada.

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Graphique 2.26 : L’Ontario exporte des marchandises vers de nouveaux marchés

Le graphique à barres montre les exportations de marchandises de l’Ontario vers des destinations internationales en pourcentage des exportations totales de marchandises en 2005 et en 2015. La part des exportations à destination des États-Unis a baissé (passant de 88,8 % en 2005 à 80,5 % en 2015), tandis que les exportations ont augmenté vers d’autres marchés comme la Chine (passant de 0,6 % en 2005 à 1,2 % en 2015), Hong Kong (de 0,3 % en 2005 à 1,3 % en 2015), le Mexique (de 0,9 % en 2005 à 1,4 % en 2015), l’Union européenne (de 2,4 % en 2005 à 3,1 % en 2015) et le Royaume-Uni (de 2,4 % en 2005 à 6,4 % en 2015).

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Graphique 2.27 : Émissions de gaz à effet de serre et cibles de réduction en Ontario

Ce graphique illustre les émissions de gaz à effet de serre en Ontario de 1990 à 2014. Il montre aussi les cibles de réduction des émissions en Ontario pour 2014, 2020 et 2030.

L’Ontario a fixé des cibles de réduction des émissions. Pour 2020, le niveau des émissions sera de 15 % inférieur à celui de 1990 et, pour 2030, le niveau sera de 37 % inférieur à celui de 1990. L’Ontario a atteint la cible de réduction prévue pour 2014, soit des émissions dont le niveau est de 6 % inférieur à celui de 1990.

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